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Jeu 10 Aoû 2017 - 13:14
« Et un thé à la fleur de cerisier de la Terre des Dragons pour vous, Miss. » dit l’élégant barman de derrière son comptoir en bois massif.

Je répondais avec un modeste signe de tête, montrant ainsi que j’avais bien noté que c’était à moi qu’il s’adressait. Une fois de plus, je me retrouvais dans un bien élégant endroit d’Illusiopolis. Le Blue Dragon. Une sorte de « speak-easy » pour gens malhonnêtes et suffisamment riches pour pouvoir se permettre de rentrer ici. Une sorte de havre de paix pour mafieux, ici, aucune agression n’ait toléré par la direction. Jusqu’à présent, peu de gens avaient dérogé à la règle, un peu de calme dans cette ville de fou ne fait pas de mal. Instinctivement, je porte ma tasse de thé au niveau de mes narines, en quête d’une odeur d’amandes. Pas que je n’aime pas les amandes, mais le cyanure a pour particularité d’avoir une odeur proche de ces dernières. On est jamais trop prudentes face aux petits malins qui jouent avec les poisons. Je reste au comptoir, contemplant les quelques personnes déjà présentes dans l’établissement. Ce n’est pas très fréquenté en début de soirée, il y a même encore un grand monsieur passant la serpillère sur le sol. Ce qui n’est pas très intelligent, vu que le sol est du parquet. Le bois n’aime pas l’eau. Je me tourne légèrement vers l’entrée du bar, si quelqu’un rentre, je peux le voir en premier. Petit avantage tactique proche de l’inexistant. Je ne suis pas encore assez puissante pour être vraiment efficace à cette distance. Dans quel bazar m’étais-je encore mis pour le compte de la Shin-Ra ? Pas que je commence à en avoir assez, mais je vais finir par demander une augmentation de salaires, ou une prime de risques mensuelle. Après tout, j’élimine des gens pour eux pour un salaire qui reste relativement modeste. Surtout que ça me prend du temps toutes leurs histoires. Sans parler du dernier coup que m’a fait Francis. Même si j’espère qu’il s’en sortira sans trop de soucis, il reste une de mes plus grandes frayeurs. Pourtant, j’en ai vu dans ma courte vie. Je ressasse mon début de mission, rassemblant les pièces du puzzle ensemble pour pouvoir ensuite prévoir la suite de mon action.

Je débarque du transporteur de la Shin-Ra. Francis ne m’accompagne pas cette fois-ci. Un pilote, plus professionnel et consciencieux que lui me conduit jusqu’à Illusiopolis. Nous ne parlons pas dans la cabine. Il est jeune, malgré son uniforme de pilote, on peut voir qu’il n’est pas là depuis longtemps dans l’entreprise. Contrairement à Francis, le silence doit le rassurer. Je n’ai pas envie de parler non plus. Je dors mal ces jours-ci, le Vaisseau-Mère a une mauvaise influence sur ma psyché. Je lui indique qu’il pourra me joindre à cette adresse en cas de problèmes et qu’il devra certainement patienter plusieurs jours avant de pouvoir bouger ses fesses de l’astroport. Il incline la tête tout en me spécifiant qu’il sera fait selon mes ordres. Décidément, cela me change de Francis qui se précipite lors de mes absences pour acheter de la bière. Je sors de l’astroport.

Illusiopolis ne change jamais vraiment. Oui et non à vrai dire. Illusiopolis ne change pas dans la mesure où la ville est une sorte de métropole anarchique où l’urbanisme n’existe pas. Une tour s’élève aujourd’hui à un emplacement et quelques mois plus tard, elle aura triplé de taille. Sinon, bien entendu, elle change. Tout est toujours en travaux. Tout n’est que vacarme, tout n’est que saleté, tout n’est que poussière. Nous n’avons qu’une valeur marchande et un potentiel de violence ici. Je m’amuse à utiliser mes pouvoirs en symbiose pour colorer mes cheveux en blond. Le tout avec un équipement assez discret, j’évite qu’on me suive. Après tout, qui se douterait qu’une fille en provenance de la Terre des Dragons soit blonde ? J’ajoute une paire de lunettes de soleil et le tour est joué. Ah ! Ah ! Ah ! Naïfs qu’ils sont. Ce n’est pas au vieux singe à qui l’on apprend à manger la banane.

Ma mission est trop dangereuse pour stationnée dans un hôtel classique, donc il faut nécessairement que je me rende dans un endroit avec une bonne couverture et qui a le « matériel » dont j’aurai potentiellement besoin. Le « Lupanar Joyeux » de ma chère Toma semble être fait pour moi. Après tout, je lui ai rendu un sacré service en réglant son petit contentieux avec son ancien mari lors de ma dernière mission dans cette ville. Nous étions en début d’après-midi. Je pourrai rentrer discrètement par l’entrée des artistes du Lupanar Joyeux. Je prends un taxi, je ne vais pas perdre du temps à marcher jusque là-bas. Je regarde avec mépris par la fenêtre du véhicule. Les habitants de cet endroit sont comme de petits insectes vivants ensemble dans une grande fourmilière. Sans compter qu’il au minimum un tiers de la population qui s’adonne à des activités criminelles. Des voyous, des délinquants, des criminels. La crasse de tous les mondes est ici. Et dire que quelque part, je fais partie de ces gens, me révulse moi-même. Je n’ai pas le choix, il faut bien survivre le temps que je retrouve mon mari.

J’arrive à l’entrée d’une ruelle, non loin du Lupanar Joyeux. Je paie le taxi et j’attends qu’il parte. Je m’enfonce dans la ruelle déserte. Quelques bennes à ordures qui débordent, quelques conduits qui crachent de petites bouffées de fumées blanches, une odeur insupportable. Quelle joie d’être ici. Je tourne une première fois sur la droite. Tiens, ils ont installé un grillage. On va régler ça vite fait. Je me concentre un instant. Je tente d’écraser le grillage grâce à la force de l’esprit. Cela marche, mais pas suffisamment. Il faut vraiment que je gagne en puissance. C’est pas en me faisant arrêter par un grillage de deux mètres que je retrouverai mon mari. J’utilise mes pouvoirs pour former une arme éthérique, avant de me rappeler que cela ne marchera pas sur un grillage. Décidément, ce n’est pas mon jour. On va devoir se servir de notre imagination. J’utilise mes pouvoirs pour former un gros parpaing. Puis, j’utilise mes pouvoirs psychiques pour projeter lourdement l’objet sur le haut grillage. Le parpaing atterrit sur le haut du grillage, qui s’affaisse sous son poids. Je ne peux toujours pas passer. Je recommence l’opération quatre fois. Au bout de la quatrième, je peux passer au-dessus en levant un peu les jambes. Dure journée. Je continue mon petit chemin dans la ruelle, puis je tourne à gauche. Mauvaise pioche.

Un homme est à terre, il ne bouge pas. La marre de sang à côté de lui m’indique qu’il est probablement mort. Deux hommes sont agenouillés à côté de lui, ils le fouillent. Un troisième homme fait le guet et me remarque aisément. Il lance un mot à ses camarades, je n’arrive pas à les entendre mais ils viennent vers moi. Ils ont des armes blanches dans les mains, ils n’ont pas l’air sympathiques. Très bien. Je vais tenter la manière pacifique.


« Laissez-moi passer. Je ne m’intéresse pas à vos affaires. Je ne vous ferai aucun mal. »

Ils s’arrêtent à quelques mètres de moi. Ils se regardent et soudainement éclatent de rire. Celui du milieu, reprenant ses émotions, me lance avec un air bien trop présomptueux à mon goût :

« Et qu’est-ce que tu pourrais nous faire toi ? Ah ! Ah ! Allez, facilite-nous la tâche et enlève tes vêtements poupée. »

Regrettable. Dire que je n’aime pas la violence, théoriquement.

« Pardonnez-moi alors, messieurs.
- Te pardonner pourquoi ?
- Pour ça. »

Je fais glisser un couteau de ma manche gauche et se faisant je le propulse par l’esprit vers mon interlocuteur. Avant d’avoir pu dire quoique ce soit, il se retrouve avec la lame dans la gorge. Il tombe au sol, ses amis étant quelque peu interpelés par le phénomène tardent à réagir. Mon interlocuteur n’était pas mort encore. Il tenait le coup. Je n’ai pas visé correctement apparemment. Il a les deux mains sur sa gorge, tentant de freiner son funeste destin. Cela me laisse le temps de former mon fouet éthérique et d’attaquer l’un de ses camarades. Après avoir ostensiblement agité mon fouet en l’air pour les effrayer, je l’abats sur l’une de mes victimes. Il s’effondre en tremblant sur le sol. Parcouru de spasmes violents et bavant comme un cochon. Celui-là n’avait pas grand chose de base… J’ai dû détruire ce qu’il restait. Je suis tartignolle des fois, huhu. Le dernier ne prend pas peur et bondit sur moi armé d’un grand couteau. Il m’écrase de son poids sur le sol, et me plaque le couteau sous la gorge.

« Tu vas payer connasse ! »

« Ridicule. »

Il me regarde l’air incrédule, les sourcils froncés. Il doit me prendre pour une folle. Je me concentre sur mes cheveux qui encerclent sa gorge et qui le serrent de plus en plus au fur et à mesure que les secondes passent. J’en profite pour changer la forme de mon fouet éthérique en une dague éthérique que je plante dans son flanc droit. Les deux attaques combinées le bloquent. Il lâche son couteau qui glisse sur le côté, je reprends l’avantage. Je continue de serrer. Je regarde ses yeux, j’attends que ses pupilles se relâchent. Une fois finie je pousse le corps sur le côté. Quel bazar. Je traîne les corps près de quelques sacs poubelles posés contre le mur. Je récupère ma lame de la gorge du monsieur au passage. Que fais-je de celui qui n’est pas mort ? Manifestement, mon fouet éthérique l’a assommé. Je me plais à le contempler, inspirée par un sentiment de toute puissance. Apparemment, ils n’appartiennent pas à un gang. Sinon ils auraient des signes distinctifs, et ils se battraient beaucoup mieux. Je n’ai pas de temps à perdre. Il m’a vu, c’est déjà de trop pour rester en vie pour cette mission. Je prends une de leurs armes et je finis le travail. Heureusement que la visibilité sur la scène était réduite. Sinon, je n’aurai rien pu faire. Je reprends mon chemin.

« Que me vaut l’honneur de la visite de Mademoiselle Song en cette bel après-midi dans notre si charmante ville ? »

Toma n’avait pas changé, et son accent très étrange non plus. Nous étions dans son bureau, toutes les deux cachées derrière nos éventails. Moi dans une tenue propre à une mission de terrain, elle dans un corset bien trop petit pour elle.

« Madame Song. Je suis mariée, je te rappelle.
- Ton mari a disparu. Et depuis le temps, il est certainement mort.
- Je n’en sais toujours rien. Tant que je n’ai pas une preuve tangible de sa mort, je continuerai à chercher.
- Et tu as beaucoup chercher ces derniers temps, hum ? »

Elle marque un point. Avec les missions de la Shin-Ra, je n’ai pas eu vraiment le temps d’accentuer mes recherches.

« C’est toujours en cours.
- Après, ce ne sont pas mes affaires après tout. Ce que je trouve dommage, c’est que tu perds de précieuses années… Tu ne seras pas toujours aussi fraîche. Je parle en connaissance de cause.
- Nous n’avons pas les mêmes produits de beauté ma chère. Puis tu as un visage plus expressif, ça marque plus les rides.
- Plus sérieusement, j’imagine que tu n’es pas venue ici pour me dire que j’avais des rides. Il te faut quoi cette fois-ci ?
- J’ai besoin que tu me caches ici, à l’abri des regards indiscrets. J’aurai probablement besoin de quelques armes aussi.
- J’ai la tête d’une trafiquante d’armes ?
- Garde tes fausses excuses aux mafieux du coin Toma, je te connais suffisamment pour être sûre que tu as quelques armes en réserve en cas de problèmes.
- Soit. Parcontre, j’ai le droit de savoir ce que tu viens faire à Illusiopolis. »

Toma et moi, nous avons une certaine confiance en l’une et l’autre. Forgée par le temps et les adversités, je pourrai presque parler d’amitié. De plus, je sais qu’elle ne revendra pas d’informations dans mon dos. Elle sait que je suis plus maline qu’elle et elle ne voudrait pas me mettre en colère, en aucune façon.

« Bien, vieille branche. Je dois faire en sorte que le chef du Gang des Songes soit abattu sur le territoire d’un autre gang. L’objectif est de créer un conflit entre ce gang et un autre. Histoire que la Shin-Ra puisse continuer ses opérations dans le calme et la sérénité.
- De ce que je sais, le Gang des Songes n’est pas constitué de gars très intelligents. Mais, j’ai entendu des rumeurs.
- Quel genre de rumeurs ?
- Ce ne sont que des rumeurs, mais il paraît qu’il y a des gens au-dessus des « chefs » du gang. Des gens qui eux, seraient largement au-dessus du pécore moyen qu’on croise en ville.
- A la limite, il ne faut qu’un conflit entre ce gang et un autre. Je ferai ma petite enquête. Je trouverai bien une cible suffisamment gradée et pas trop difficile à supprimer.
- Fait gaffe. Moi, je ne me mêle plus des affaires des gangs comme tu le sais, mais fait attention : je le sens moyen ton gang des Songes. Rien que le nom est bizarre.
- Si on devait paniquer dès qu’un nom est bizarre, tu n’aurais aucun client dans ton établissement Toma.
- Arrête, je suis l’un des meilleurs lupanars de la ville.
- Si tu le dis. »

La discussion terminée, Toma me conduisit directement dans une chambre dont l’entrée est camouflée par un miroir. La pièce est petite, sans fenêtres. C’est propre, un petit lit et une coiffeuse. Cela devrait suffire. Pour se laver, il faudra aller aux douches des filles. Toma me donne les horaires où les filles doivent se doucher, me laissant ainsi la possibilité d’éviter d’être trop en contact avec des personnes de l’établissement. Là où Toma était discrète et muette comme une tombe, je n’avais aucune garantie pour ses filles. Après avoir posé mes affaires. Je me rafraichis un peu. Je sors du Lupanar Joyeux par derrière. Je décide d’aller en exploration. Je change certains de mes traits caractéristiques, je n’ai pas envie qu’on me reconnaisse. Notamment la forme de mes yeux et ma couleur de cheveux. Je ressemble à Toma plus jeune, tiens. Je marche à travers les ruelles sales et franchement dégueulasses pour rejoindre l’artère principale la plus proche. Il me faut rejoindre le territoire du Gang des Songes, mais avant je vais me rencarder auprès d’autres gangs. Il doit bien y en avoir un qui a du ressentiment pour eux ou qui ont envie de prendre leur territoire. De mémoire, il y a un gang pas très loin des quartiers du Gang des Songes. Je vais aller voir s’ils sont toujours sur place.

Je fais arrêter un taxi et je lui donne une adresse dans le fameux quartier :


« Ah non désolé ma petite dame ! Moi je vais pas là-bas ! »

Sur ces mots, il s’en va rapidement. Bien, donc si les taxis ne veulent pas aller dans ce quartier, c’est que cela ne sent pas bon. C’est parfait. Je décide de m’y rendre à pied. En traversant la ville, je vois des regards se poser sur moi. La plupart viennent d’hommes, parfois de femmes même si c’est plus rare. A croire que les blondes ont vraiment la cote ces temps-ci. J’ai même parfois des gredins qui me sifflent sans honte. C’est dommage que je ne puisse pas m’en charger, à cause de potentiels témoins. Sinon, je leur écraserai les parties avec une certaine joie. Sadique, moi ? Non. Vindicative, peut-être. Personne n’est parfait, et cette ville a tendance à faire ressortir nos pires aspects.

Je suis proche du quartier où je me rends. De mémoire, c’est le Bloodfist Gang qui fait sa loi sur ces blocs. J’espère que c’est toujours le cas, ils ont une sale réputation et c’est pas des enfants de bonnes familles. Je vois qu’il y a des guetteurs. Ils ne sont pas très discrets, mais au moins ils savent quand quelqu’un vient les visiter. Je me dirige vers celui qui m’effraie le plus. Un espèce d’homme géant, il doit bien faire plus d’1m90, pour au moins cent-vingt kilos. Il est bien gras, comme un cochon. Il a l’air étonné que je vienne lui parler.

« Vous êtes du Bloodfist Gang ?
- Ça dépend. Qui le demande ?
- Votre mère.
- Fait gaffe connasse.
- J’aimerais parler à quelqu’un de responsable si c’est possible.
- Qu’est-ce tu veux ?
- Je ne partage pas mes informations avec des sous-fifres.
- Bah tu passes pas. »

Je me concentre un instant et j’offre à mon interlocuteur une belle frayeur. Il se plaque contre le mur en me regardant avec horreur.

« Ouais, ouais tu peux passer… Va voir Freddy ! Putain je me suis chié dessus les gars ! »

Je remarque que les autres guetteurs ont vu la scène. Armés de leurs moyens de communications, j’imagine que tout le quartier est déjà au courant qu’une blondasse a terrorisé le gros guetteur en ne faisant techniquement rien. Enfin, je reste une femme élégante et raffinée après tout, huhuhu : parfois il suffit de peu pour effrayer un gueux. J’avance donc dans la rue qui se présente devant moi. Les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes, rien d’anormal pour l’instant. Je remarque cependant qu’à certaines fenêtres des immeubles, on m’observe. Je n’ai pas intérêt à lâcher ma transformation, sinon ils vont tous rappliquer pour me brûler sur un bucher. Je redouble d’efforts pour la maintenir tout en me dirigeant droit devant moi espérant qu’un des membres du gang viennent me voir. Après plusieurs minutes à marcher lentement, personne. Bon. Cela prend trop de temps. Je m’arrête, je croise les bras et je regarde les personnes qui m’observent depuis les fenêtres. Ils peuvent voir que j’attende avec impatience. Cela les fera peut-être bouger. Au bout de quelques minutes, un jeune homme s’avance vers moi. Habillé pauvrement, mais avec une grosse chaîne en or, avec un gros poing en or attaché. Il a un bandana rouge autour de la tête et n’a pas l’air très heureux de devoir bouger ses fesses pour venir me chercher.

« Suis-moi toi ! »

Je m’exécute. Nous nous avançons vers un immeuble, après avoir rejoint le hall, toujours gardé par des hommes peu recommandables, nous descendons dans ce qui s’apparente à un ensemble de caves. En bas des marches, une porte blindée. Il y a un digicode.

« Tourne la tête. »

J’aurai bien souhaité voir le code, mais je n’ai pas le choix. Je me tourne. J’en profite pour regarder la caméra braquée sur la porte. Je fais un geste de la main, pour saluer mes observateurs. Politesse et courtoisie avant tout. La porte se débloque, je suis mon hôte. Ce qui devait être autrefois des caves individuelles n’est plus. Les murs ont été abattus, reliant chaque cave avec une autre, créant une sorte de vaste complexe souterrain. Je sens de l’alcool et d’autres produits. Ce n’est pas un endroit pour gens honnêtes, c’est certain. On m’emmène devant une autre porte. Mon escorte tape trois fois d’une manière très distincte. La porte blindée s’ouvre. Il me fait un signe de tête pour que je rentre. La porte se referme derrière moi.

Je découvre une pièce qui semble être bien protégée, plongée dans l’obscurité. Je remarque un espace où plusieurs écrans de surveillance sont posés. Apparemment, tout le quartier est quadrillé par des caméras plus moins discrètes. Cela semble être une bonne chose, pour eux, tout du moins. Un amas de fumée se dégage de la pénombre. Un homme se redresse, un pétard entre les lèvres. On dirait une petite racaille du quartier. Je remarque qu’il a plus de chaînes en or que ceux qui j’ai pu apercevoir. J’espère que ce n’est pas leur méthode pour dissocier els gradés des autres, parce que c’est d’un ridicule affligeant. Enfin, vous me direz, ce ne sont pas nécessairement des intellectuels notoires qui se planquent dans des caves.


« Yo ! Je suis Freddy ! J’ai vu que t’as effrayé Gustav à l’entrée du quartier ! Sacré exploit mdr ! Qu’est-ce tu veux ma jolie ? »

Manifestement, ce n’est pas le chef du gang. Peut-être son bras droit, ou quelque chose de similaire. Le chétif Freddy me regarde avec intérêt. Il regarde un peu trop mes seins d’ailleurs, on voit que c’est un homme. Pour achever l’exercice de charme, je me tourne un instant pour bien observer la pièce. Freddy doit en profiter pour regarder mes fesses. Elégance, où es-tu ?
Je me retourne vers lui.


« Il y a des caméras dans cette pièce ? »

Il me regarde un instant avec un air fort interrogateur. Puis un sourire apparaît sur ses lèvres et il se frotte les mains.

« Ah tu veux qu’on … ?
- Non, sale porc. Seulement, j’ai des informations et je n’ai pas envie que tout le monde l’entende.
- Ah ok. »

Il a l’air déçu. Pas que Freddy soit moche, mais un peu quand même.

« Ici, c’est la seule pièce où il n’y a pas de caméras. Tout le reste est équipé. Tu peux parler librement. »

Je reste dubitative. Il n’y a pas de caméras, mais il y a peut-être des micros. Je prends le risque, il n’a pas l’air armé de toute façon. Je reprends ma forme originale. Cela me permet de faire une pause. Freddy me voyant changer se recule dans la pénombre, vraisemblablement en train de chercher un pistolet ou quelque chose de similaire.

« Pas de panique, je ne suis pas armée Freddy. Comme je l’ai dit, j’ai des informations pour ton gang. »

Freddy me regarde avec de grands yeux. Il s’avance un peu vers moi.

« C’est… t’es quoi en fait ?
- Une femme plein de ressources.
- Ah t’es une femme, ça me va toujours…
- Même pas en rêve.
- Mais, ça veut dire que tu peux changer la taille de tes… ?
- Oui. Mais je ne pense pas que ce soit urgent comme type de questions.
- Bah…
- Non.
- Ok, tu veux quoi ?
- Tu connais le Gang des Songes ?
- Ouais, c’est des malades les mecs.
- Des malades ?
- Leur chef est con comme un balai. Ils ont ouvert un strip club, je crois. Mais c’est difficile d’y aller, ils ont armé tout le quartier il y a quelques mois.
- Armé le quartier, c’est-à-dire ?
- Bah ils ont donné des armes aux habitants du quartier. Du coup, c’est le gros bordel. Genre t’as une grand-mère, elle a flingué son voisin car il faisait trop de bruits pendant qu’elle faisait un scrabble avec ses copines. Quel enculé ce mec mais bon. Ils ont un total contrôle sur le quartier, personne peut les challenger à cause de ça. Trop de gens indépendants, armés, qui tirent pour que dalle. Genre même la Shin-Ra leur cherche pas trop la merde. »

Ah, là ça m’intéresse. On va jouer sur cette corde.

« Je crois savoir que le territoire du Gang des Songes n’est pas très loin. J’imagine que vous avez des conflits avec eux.
- Cela arrive. Ils sont très cons, ça aide pour se foutre sur la gueule. Mais on y touche moyen car ils ont des gars au-dessus du chef qui sont dangereux. Mais genre très dangereux à ce qu’on dit.
- J’en ai entendu parler. Ils vont vous attaquer.
- QUOI ? ! »

Voici mon plan. Je vais m’amuser. Je préviens les Bloodfist d’une attaque du Gang des Songes, ils seront donc sur la défensive. Quant à moi, je vais aller convaincre le chef du Gang des Songes d’attaquer les Bloodfist. J’accompagnerai la cible à éliminer, et dans le chaos de l’affrontement je l’éliminerai. Ce plan machiavélique, je m’étonne moi-même ! Ah ! Ah ! Ah !

« Regarde bien mon visage Freddy. Voilà ce que nous allons faire. J’ai un compte à régler avec le Gang des Songes. Je vais me joindre à leur attaque. Toi et les autres, vous tiendrez le quartier du mieux que vous le pouvez. De toute façon, ils ne pourront pas vous déloger, vous êtes trop nombreux pour ça. Moi, je serai avec eux et au moment que je jugerai opportun, je tuerai l’un de leurs chefs. Cela devrait décomposer leur assaut et cela vous permettra de contre-attaquer.
- Et qu’est-ce qu’on gagne à se battre contre eux ?
- S’ils n’ont plus de chef, ils perdent du territoire et vous en gagner.
- Ça se tient. Pourquoi je dois retenir ton visage ?
- Parce que je veux que tes gars évitent de me tirer dessus volontairement. Si je meurs, je ne peux pas tuer leur chef.
- Ok. Je vais prévenir le boss et on se tiendra prêt.
- Ravie de t’avoir rencontré Freddy. »

Je reprends ma forme de jeune blondasse et je toque à la porte. On m’ouvre et je sors de l’immeuble, puis du quartier. Personne ne m’en a empêché. J’ai pu en profiter pour bien vérifier qu’ils étaient armés. En tout cas, ils sont bien organisés. Assez étrange pour un gang d’ailleurs. Cela devrait faire l’affaire pour ma mission. Je m’avance dans une rue. Une voiture démarre rapidement derrière moi, elle s’approche furieusement de moi. Je m’écarte rapidement du bord de la route. La porte de la voiture s’ouvre. Un homme avec un pistolet me vise.

« Monte dans la voiture ! »

Je m’exécute, je n’ai pas le choix. Un homme conduit la voiture vers une destination inconnue. Le gars qui me pointe du pistolet me regarde.

« Tu foutais quoi chez les Bloodfist toi ?
- En quoi ça vous regarde ?
- Le Gang des Songes fait ce qu’il lui plaît connasse ! T’as intérêt à parler, on est pas des rigolos nous !
- Soit. Je me sens faiblir face à votre autorité… Déconcertante. »

Manifestement, ces gars étaient en planque pour surveiller le quartier du gang rival. Ils ont dû être interpelé par ma présence. Je n’ai pas l’air d’un de leurs membres. Lançons le jeu de la manipulation.

« Je faisais du repérage.
- Pour qui ?
- Pour moi. J’ai un compte à régler avec les Bloodfist. En quoi ça vous regarde ?
- La ferme ! Tu vas répondre à mes questions. Comment est gardé le quartier ?
- Ils ont des caméras partout et des guetteurs. Il y a des guetteurs dans les rues mais également dans les appartements, ils regardent depuis leurs fenêtres.
- Combien ils sont ?
- Je ne sais pas. Je n’ai pas compté.
- Ils sont bien armés ?
- Plutôt oui, j’ai même repéré des armes à feu assez récentes. Plus récent en tout cas que votre pistolet. Vous êtes sûr qu’il est pas rouillé ?
- Fait pas la maline avec moi ! Bruce, arrête toi là ! Tu as vu le fameux Freddy ?
- Peut-être, pourquoi ? Il est fameux ?
- Il paraît que c’est lui qui gère la surveillance du quartier. Tu sais ce qu’on va faire ?
- Non, mais je sens que vous allez me le dire.
- Tu vas aller au Blue Dragon. Tu connais ?
- Oui.
- On t’enverra quelqu’un. Tu lui diras tout ce que tu sais.
- Et si je ne fais rien ?
- On te retrouve et on te bute. Ou pire.
- Soit.
- Bruce, dépose-la ici. Rendez-vous dans quatre heures là-bas. »

La voiture s’arrête, à peine je descends du véhicule qu’il repart à la vitesse de l’éclair. C’est vrai qu’ils n’ont pas l’air très intelligents. Je me glisse dans une ruelle et je reprends ma forme originelle. Je rentre en vitesse au Lupanar Joyeux. Discrètement, je rentre dans ma petite chambre. Je me prépare. Je mets ma tenue de mission habituelle, combinaison de cuir élégante. Bottes hautes. Des armes de jet placées soigneusement dans des parties non-visibles. Toma m’a déposé un petit cadeau sur ma table de nuit. Un petit mot est écrit de sa main à côté :

« Toujours être prête. »

Je sais ce que c’est. Je déballe le petit cadeau. Une grosse fiole soigneusement empaquetée. Un liquide verdâtre est à l’intérieur. Elle le distille toujours donc. Toma fabriquait autrefois une sorte de poison, qu’elle appelle « Morphée ». Mettez ça sur votre arme, et un contact avec le sang de votre adversaire devrait lui créer une réaction en chaînes menant à un arrêt du cœur. Une autre utilité est de partir dignement, en maître de soi-même. Si j’ingère ce produit, je pourrai mourir, sans douleur en quelques minutes. Comme si je m’endormais. D’où le nom. J’en place quelques gouttes sur deux de mes lames, que je cache dans mes manches. Le reste, je le glisse dans mon manteau noir. Ce sera pour moi si les choses tournent mal pour moi. Je finis de me faire belle. Puis je pars le plus discrètement possible du Lupanar Joyeux. Je me dirige vers le Blue Dragon. Je rentre facilement, je connais le code.

Nous sommes en début de soirée. Pas beaucoup de gens encore. Je me dirige vers le comptoir. Le barman me regarde.

« Ce sera quoi pour vous Miss ?
- Un thé à la fleur de cerisier, je vous prie.
- Dure journée ?
- Oui, vous connaissez la chanson. »

J'attends de voir qui on va m'envoyer. A ce stade, je ne peux qu'espérer quelqu'un qui n'a pas le quotient intellectuel d'une huître. Quoique c'est bon, les huîtres. Après tout, le Gang des Songes ne se pointerait peut-être pas... Bon, je profite un peu de mon thé et je verrai bien qui mord à mon hameçon. Une soirée divertissante en perspective...


Dernière édition par Huayan Song le Dim 15 Oct 2017 - 15:33, édité 1 fois
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Jeu 10 Aoû 2017 - 22:25
« Et voilà ta bière, connard. »

Hum… Non. J’aurais pas du la commander celle-là. J’me tape le front contre le bar et reste comme ça, les yeux qui visent mes pieds qu’j’voyais même pas. C’était dur… Dur, dur, dur, dur…
Dur.


« J’ai plus d’fric. »

La serveuse a rien répondu. C’tait pas… LA serveuse, t’sais. On était dans l’pire boui-boui du quartier mais va chercher la logique, j’allais toujours là-bas. En fait, c’tait p’têt’ justement pour la serveuse. Loin d’être bonne, putain… mais j’aimais bien comme elle me parlait. Ca m’rapp’lait l’port royal, quand j’y avais pas encore foutu la merde. Nan clairement… Les mercenaires c’tait fini. J’voyais pas comment j’allais y r’mettre un pied.
Mais elle avait c’truc, cette serveuse, d’la vieille dégueu qui t’sert et qui crach’rait dans ton verre qu’ça t’étonn’rait pas. Et ouais… c’est une denrée rare qu’j’trouvais certainement pas chez les consuls.
Les mecs étaient trop sophistiqués… Ils te matent une meuf qui raconte des histoires donc écoute, y z’ont pas les mêmes goûts qu’tout l’monde.

J’me suis rapp’lé qu’j’devais jamais payer.


« Ah ouais c’est vrai… J’dois rien payer. »

Ouais…

« Ouais... »

J’pense qu’c’est pour ça qu’elle m’engueulait toujours, cette serveuse.

« J’pense c’est pour ça qu’tu m’engwueule tuju. »

Woah… j’avais pas compris c’que j’voulais dire. La pâteuse, mec, la pâteuse.
J’ai rôté ma vie puis j’ai essayé d’regarder ma bière dans les yeux mais elle était trop haut, ça m’donnait trop mal au cou.


« Mais qu’est-ce que tu fous ici ?… Tu vois pas qu’tu fais pitié ? »

Putain mais j’ai trop raison. C’est vrai qu’j’fais pi… Ah nan j’confonds, c’tait pas moi ça. Mais j’savais pas plus qu’elle c’que j’foutais là. Y avait une bonne raison, à la base mais j’me souv’nais juste qu’c’était un prétexte pour m’bourrer la gueule à l’oeil et mater des stripteaseuse.
Un r’gard victorieux et un sourire… bah victorieux s’sont dessinés sur mon visage et j’me suis tourné sur moi-même en m’redressant ! Deux s’condes plus tard j’dégringole sur le côté, f’sant tomber mon tabouret. J’me relève malgré l’appel de la mort pour pas oublier d’regarder les stripteaseuses mais…


« C’est dans l’autre bar. »

« ‘Ain ! »

« Quoi ?! »

J’crois qu’j’voulais dire putain mais qu’j’avais trop bu pour l’dire et surtout qu’j’voulais pas qu’la serveuse m’entende.
Mais putain, frère… J’avais l’impression d’avoir rien bu et j’étais dans un état horrible. J’allais mourir après vingt bières max ?! Mais ouais… Première cuite en un an. Et genre j’rev’nais d’un pays où on buvait pas donc v’la l’niveau. J’avais perdu tout c’que j’avais, à commencer par mon taux d’cholestérol.

Quand j’me suis r’tourné, deux ans ou deux minutes plus tard, y avait trois gars d’bout d’vant moi.


« On te demande. »

J’ai posé une main sur l’mec… genre que’qu’part entre son nez et son épaule et j’lui ai dit dans l’oreille, qui s’situait entre sa bouche et son front :

« Je suis là ! »

Il a eu l’air dégoûté par mon haleine et alors que j’m’arrêtais d’réfléchir pour roter, ils m’ont tiré avec eux vers le paradis.
Pasque cinq minutes plus tard à marcher dans les rues du gang des songes, avec plein de personnes et tout… j’entrais là, dans le… paradis !


« Attends j’r’prends mon souffle. »

J’ai essayé d’être discret en matant les seins d’une stripteaseuse qui se stripteasait…

« D’accord mais on parle là ! »

J’ai pointé un fauteuil pas loin de la stripteaseuse, où on pourrait tous s’asseoir.

« Je vous attends. »

J’ai dégagé les gens qu’étaient sur l’fauteuil en m’faufilant entre eux et en m’étalant, avant d’me coucher d’tout mon long sur le canapé, le bras en oreiller et les seins bondissant de Cristal comme veilleuse.
Et j’ai rêvé une trentaine de minutes avant qu’y m’réveillent. Ca allait pas vraiment mieux. Nan c’était pire… Cristal ou en tous cas la fille qu’j’avais baptisée Cristal avait été remplacée par une noire et… bah j’voyais flou donc ça d’venait compliqué d’distinguer la femme sexy du bras dégueu d’un connard qu’était pas moi, foutant des billets sous la corde de son string.
J’ai r’gardé les patrons. A priori c’était moi donc j’avais vite grimpé l’échelle de la rue. Alors qu’j’avais rien fait. C’tait Roxas et Ukiyo qui bossaient ici. Moi j’venais pas. Ou alors pour faire c’que j’faisais ici.


« On a besoin de toi, Jecht. » qu’il a dit, le mec en costard avec des ch’veux colorés blonds. J’avais oublié son nom donc… mais j’ai pas oublié d’le décaler pour essayer d’me concentrer sur la danseuse la plus proche.

« Hm ? »

« On a croisé une pouf et on l’a bloodfist. »

« Quoi ?! » qu’j’ai hurlé, m’rattachant à la réalité brusqu’ment ! C’est qui ces cinglés ?! « Vous avez fait quoi ?!! »

« J’ai dit… On a croisé une pouf qui sortait d’chez les bloodfist. »

« J’me disais bien. » J’savais pas qui étaient les bloodfist mais si ça concernait une pouf, j’pouvais écouter l’équation.

« Visiblement, elle cherche à les atteindre… Nos mecs l’ont laissée partir et lui ont donné un rendez-vous au Blue Dragon. »

« …Le bar gay ? »

« Non, c’est… Tu sais où c’est ? »

« … C’est au bar gay ? »

« On te conduira. »

« Mais je... »

« On a besoin que l’un de tes potes ou toi s’en occupe… Ils l’ont laissée filer très vite. Elle est peut-être des leurs ou peut-être pas donc. »

« … Ouais. Ukiyo et Roxas... » merde j’d’vais p’têt’ pas dire leur nom. J’étais plus sûr. « Euh… et Barnabé. » j’allais les embrouiller. « … ils sont... » Gros gros doute. J’ai fait une méga bourde ou… ? « moins efficaces qu’moi dans c’genre d’affaire. » J’ai essayé d’regarder Louis dans les yeux. « J’suis un expert en pouf. »

La mauvaise nouvelle c’est qu’c’était dans deux heures. La mauvaise, c’est qu’il allait falloir parler.  
Et just’ment, deux heures plus tard, j’étais largué d’vant l’blue lagoon. J’ai entré… J’suis…
J’ai r’fusé qu’on prenne ma veste pasque j’avais pas de veste. Un autr’mec m’a attrapé l’bras. Il était costaud mais j’l’ai r’gardé et…


« Oula, c’est la fin de soirée pour toi. »

« Mais il est super tôt ! » qu’j’ai protesté. Mais j’avais une autre réponse plus maligne. J’ai montré d’un geste très technique qu’j’avais encore pas mal d’sous et ça m’a ouvert les portes du paradis. Pas d’stripteaseuse mais pas moins pire…
Au bar, une blanche, brune avec des lunettes. Un genre tellement p’tite riche. Ouf. J’me suis approché pasqu’elle r’gardait dans ma direction. ``È' répondait pas vraiment à c'qu'on m'avait décrit mais c'était la seule meuf bonne du bar et... è'r'gardait vers moi j'vous dis ! J’évite le sol mouillé, titube ma mère et… arrive à son niveau. J’la r’garde de bas en haut à moins de cinquante centimètres d’elle.


« J’ai pas am’né mon costard, tu pourrais... » J’ai approché ma main droite du bas d’son dos. Un peu au-d’ssus des fesses « m’prêter l’tien ? » mais ai r’noncé  à l’idée d’toucher. Ca m’avait jamais porté chance. J’ai juste essayé d’dessiner les courbes d’son dos avec ma main, à quelques centimètres d’sa combi.
J’ai tourné la tête pour roter. Gentleman. Puis j’l’ai r’gardée dans les yeux, essayant d’voir à travers ses lunettes. J’ai gratté ma barbe, me suis accoudé au bar juste à côté d’elle en la matant bien flagramment, mec…


« Si t’es v’nue, c’est qu’tu voulais m’raconter… » J’ai saisi le verre qu’était juste d’vant elle et l’ai am’né à mes narines. « Euh… m’rencontrer. » Merde… ma réplique. J’ai r’posé l’verre, pas trop convaincu. Cette meuf… j’l’emballais tant qu’j’me sentais un peu bourré ou j’crevais ici.

« J’s’rai pas difficile, j’t’écout’rai pour une belle vue. »

Putain… J’avais déjà été bourré moins connard que ça, d’souv’nir.

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Mer 23 Aoû 2017 - 14:24
« Je vois que j’ai à faire à l’élite du Gang des Songes. »

Je détaille de haut en bas l’espèce de goret qui vient de s’asseoir à côté de moi. Mes oreilles ne se remettent toujours pas de l’extraordinaire rot qui raisonne encore dans toute la salle. L’individu, si on peut appeler ça ainsi, était doté d’une musculature relativement prononcée. Cela m'a marqué immédiatement. Cependant, le code vestimentaire utilisé est très loin de celui d’Illusiopolis. C’était donc vraisemblablement quelqu’un originaire d’un autre monde. La forme de son visage me demeure intrigante, ou c’est peut-être ses yeux d’homme ivre qui créent une sensation étrange. Je me demande presque si c’est bien la personne que je dois bien voir ici.

« Il est peut-être un peu tôt pour boire autant, vous ne pensez pas ? »

Ses paroles n’étaient pas adroites, et l’exploit d’arriver sans tomber au bar était déjà une prouesse en soi pour cet homme. Certes, il est impressionnant. Je suis clairement plus petite que lui, et sa musculature ne semble pas fausse. J’enlève mes lunettes, histoire qu’il voit mes jolis yeux. De ce que je vois, il semble assez intéressé par ma plastique, c’est flatteur c’est vrai. Disons que j’aurai préféré un homme sobre et charmant me trouve attractive plutôt qu’un ivrogne. Disons qu’il y a un classement dans les flatteurs que l’on peut avoir. J’aurai bien fait gonflé ma poitrine pour renforcer mes arguments, mais vu comment il me regarde, il remarquerait immédiatement si je modifiai quelque chose. Je décroise les jambes pour les croiser en changeant de côté. Je bois une gorgée de thé.

« Si vous voulez commander quelque chose, ne vous gênez pas. Vous allez finir par attraper froid vêtu ainsi. »

On reste sobre et polie, le but n’est pas de l’énerver après tout. C’est potentiellement l’homme qui me permettra d’achever ma mission sans trop de problèmes. Le temps de reposer ma tasse, je réfléchis à comment présenter la chose pour rester dans la course.

« Nous sommes entre professionnels, mais je devine que vous n’aimez pas tellement les formalités. Appelez-moi Mademoiselle Song. Je serai d’ailleurs curieuse de connaître votre appellation au sein de votre « gang ». »

Je marque une pause, je me redresse un peu pour faire ressortir mes formes avantageuses. Je ne clame aucune fierté à faire cela, mais malheureusement avec ce genre d’individus, il faut parfois forcer un peu les traits qui nous caractérisent pour obtenir ce que l’on veut. Je me penche un peu plus vers lui, laissant une belle vue, j’en profite pour parler à voix basse.

«  Voilà ce que je propose à vous et vos « amis ». J’ai un certain contentieux à régler avec les Blood Fist. Notamment avec un fameux Freddy. Que vous devez connaître, au moins de réputation. J’ai cru comprendre que votre organisme n’aime pas beaucoup les Blood Fist. Pourquoi ne pas profiter de la situation pour créer une alliance de circonstances ? Je n’ai pas le temps de m’en débarrasser seule, trop dangereux et je n’ai pas suffisamment de moyens à ma disposition. »

En soi, même si ma mission précisait de tuer un responsable du gang des Songes sur un territoire ennemi pour créer un conflit, un assaut comme celui que j’ai en tête devrait créer une situation de conflits assez fort en définitive. Avec ou sans l’assassinat ciblé. Même si mon objectif reste le même pour l’instant, si la mission tourne mal, au moins j’aurai atteint une partie du but.

« Vous avez l’air de forte constitution et plus fort que vos larbins. Vous avez tout de l’homme courageux et suffisamment culotté pour m’aider. Attaquons le territoire des Blood Fist ensemble. Je sais que Freddy se cache dans un complexe souterrain, autrefois un ensemble de caves, aujourd’hui réaménagées. Je vous donne l’adresse avec plaisir. Vous n’aurez plus qu’à mener la charge et à porter votre courroux sur ces imbéciles. Ils sont bien armés, mais j’ai une excellente idée. Prenez une partie de vos effectifs pour une attaque frontale. Je ne suis pas une bête de combat comme vous pouvez l’imaginer… Cependant, je sais faire deux ou trois choses. Attachez-moi à la protection d’un de vos bras droits, responsables, ou quelque chose de similaire d’Illusiopolis et nous attaquerons le quartier par l’autre entrée. Ainsi, nous les prendrons à revers et les Blood Fist seront supprimés rapidement tout en limitant la casse. Vous gagnez une bataille de territoires et si Freddy meurt, j’ai ma vengeance. »

Je marque une pause. Je n’ai pas envie de le noyer dans mes paroles, il faut être bonne stratège. Je dois focaliser sur les éléments importants de notre accord. Je finis de boire mon thé, ainsi il a le temps de réfléchir à ce que je viens de dire… En espérant que son cerveau soit encore capable d’assimiler des informations malgré la quantité d’alcool ingérée. Je me conditionne un instant et je prends mon regard lubrique, très utile en de telles circonstances.

« Et bien sûr si tout se passe bien, mon cher monsieur… Je ne suis pas contre vous offrir un petit bonus en récompense. Si vous m’aider, je saurai me montrer très… Très reconnaissante de votre générosité. »

Avec ça, s’il ne m’offre pas l’univers, je serai presque déçue. Je maintiens le regard avec lui, j’essaye de créer un regard sérieux, mais à la fois le plus sexy et charmeur possible. Sans lui, ma mission serait incroyablement plus compliquée. Sans compter qu’avec un peu de chance, l’un des chefs du Gang des Songes pourrait se prendre une balle perdue ou très précise, accomplissant ma mission immédiatement. Si mon invité accepte, un bain de sang suffisamment conséquent et une couverture médiatique importante feraient une excellente preuve de la réussite de ma mission. Sans jamais menacer les intérêts, ni la réputation de la Shin-Ra. Le Président a intérêt à être généreux avec moi après cela, je n’organise pas des guerres de gang tous les jours après tout. Peut-être devrais-je me reconvertir en bookmaker ? Qui parie sur quel gang ?

« Maintenant, vous avez le droit de refuser. Mais tâchez de répondre rapidement, je ne vous attendrai pas éternellement beau gosse… »

Un petit jeu de sourcils pour achever le tout. En espérant que cela fonctionne…
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Dim 3 Sep 2017 - 22:47
« J'ai survécu à une avalanche... J'devrais pouvoir gérer l'été torse nu... »

J'ai arrêté d'la mater pour quand même faire c'qu'elle m'disait et commander à boire. J'ai d'mandé un soda et j'me suis assis sur le siège à côté d'elle en la r'gardant... t'sais... moins. Après une offensive, c'est t'jours bien de t'reculer un peu, d'te poser pour qu'ta cible ait l'temps de... 'Fin voilà.
Et j'ai écouté son truc.
Hey la meuf... l'air de rien. Asiat'. T'vois c'est quand même le truc qu'on grille à quatre cent mètres mais là, bah... c'était p'têt' le fait qu'j'm'attendais à voir une blonde bombasse et tout et que du coup, j'ai pas pu m'dire qu'elle était chin'tok.
P'têt' qu'j'ai pas r'marqué juste pasqu'j'déssaoulais à peine. Et vraiment... à peine. L'alcool commençait à r'tomber et j'pouvais parler plus ou moins normalement mais t'sais, j'avais plus d'limite. D'jà qu'de base, j'en ai pas beaucoup.
Et les Chinoises, bah ça m'excitait pas masse pour être sincère. Genre... à peine. Mais celle-là, c'tait une bombe, elle avait une attitude trop chic, trop « j's'rais jamais avec un mec comme toi », ce qu'est forcément l'truc le plus sexy d'la terre.


«  Voilà ce que je propose à vous et vos « amis »

Ah oui merde... Fallait qu'j'reste attentif.
Mais alors le rêve. Chic mais pas du tout pudique. N'importe quelle meuf un peu snob m'aurait giflé, aurait fait un numéro à la... euh... bah j'sais pas. Elle genre, pas du tout. J'lui avais dit qu'j'la matais genre comme on dit bonjour et elle s'penchait masse. Y a des mecs qui ont la classe et qui r'gardent pas, genre pour faire un peu ténébreux. Moi j'ai pas b'soin d'faire semblant, j'suis l'roi d'mon royaume et j'regard'rai toujours comme je veux les meufs qui m'plaisent. Même pas b'soin d'une énorme poitrine, tout peut être hyper canon. Et elle, elle savait porter ses formes.


« Pourquoi ne pas profiter de la situation pour créer une alliance de circonstances ? »

« Carrément. »

J'arrivais plus ou moins à faire des liens entre les phrases qu'j'comprenais, ou plutôt qu'j'écoutais. En gros, la meuf elle avait chaud. Et pas genre... 'fin voilà. Non c'tait genre elle voulait marrave des gars, plein de gars du Blood Fist qu'étaient peut-être... j'dis bien peut-être... des ennemis des Songes. En vrai j'en savais rien. Les mecs l'avaient dit plus tôt et elle aussi, mais après, j'd'vais les croire sur parole.
Donc en gros... Plein de qualités. Elle voulait qu'on s'cogne, elle était bonne mais alors putain, qu'est-ce qu'elle parlait, jamais vu ça. J'pense j'allais lui dire d'se calmer un coup, d'écrire un bouquin et d'revenir quand elle aurait plus d'inspi parce que là c'tait pas possible. La meuf, incroyable... J'la drague hardcore et elle commence à m'causer de religion, de gang, de guerre, etc. 'Fin elle a p'têt' pas parlé de religion mais bon, c'qu'elle a dit avait pas beaucoup plus de rapport avec mon numéro d'beau gosse.


 « Et bien sûr si tout se passe bien, mon cher monsieur… Je ne suis pas contre vous offrir un petit bonus en récompense.

« P... » j'ai toussé en buvant, aspergeant ma barbe, avant d'me r'prendre. « C'est vachement fort ce... coca. » J'ai détourné les yeux en r'posant mon verre, histoire d'avoir l'air d'réfléchir à sa proposition. En vérité, y avait deux choses. D'une, j'd'vais pas avoir l'air d'être surpris par sa proposition hyper méga super excitante. De deux, elle était super bonne et j'allais bien sûr accepter d'suite. Genre, p'têt' qu'elle avait parlé d'renverser la Shinra dans son discours d'entrée, mais si c'était pour le bonus, j'démontais qui elle voulait.

« T'aurais du commencer par l'coup du bonus, j'aurais écouté beaucoup mieux qu'ça la suite mais ouais... Ouais carrément qu'ça m'intéresse. »

J'ai passé ma main dans ma barbe pour l'essuyer.

« Bon et... attends par contre. » Ouais pasque chuis quand même un peu songe. Ou j'f'sais semblant mais dans tous les cas, j'étais entraîné à dire certaines choses. « Mes amis et moi, qu'on dirige les songes et tout... On a pas mal de... » Comment j'allais dire ça. « secteurs d'activité différents. Alors ton contentieux, machin... avec Freddy ou l'autre nom à la con, c'est oui mais non. L'est pas question qu'on détruise totalement les Blood Fist. Ca peut avoir un effet d'merde sur les affaires, ma jolie. Tu détruis la concurrence, et y a plein de nos filons, genre... drogue, arme, sexe, qui vont d'venir un peu pantouflards à cause d'ça. » Ouais gros mensonge, ou plutôt vérité déguisée mais enfin, j'espérais pas en dire trop non plus. « Alors on fait la diversion, ça ouais. Toi, tu entres avec mes gars, tu fais un carnage et tout et puis... tu tues Freddy, pas d'souci, puis c'est fini, on rappelle les troupes, la suite à l'hôtel. »

La mort du chef d'en face et la victoire, c'tait largement suffisant pour qu'tous les autres songes flippent et commencent à réagir.
J'ai mis mes mains derrière ma tête, me suis étiré, en essayant pas d'basculer par l'arrière.


« J'suis Jecht, mad'moiselle Song. Et j'suis plus ou moins l'truc l'plus balèze que tu verras d'toute ta vie. »

Et franchement c'tait vrai.

« Par contre, t'es sexy en Catwoman et tout mais tes compétences particulières, j'sais pas trop. Qui t'a entraînée ? »

Super question piège, gros. La plupart des gens costauds d'ce monde ont été entraînés par personne. La vérité ? Les meilleurs ont appris sur le tas. Mais ceux qui y connaissent rien pensent qu'on sort d'école de kung fu ou d'un apprentissage jedi ou j'sais pas quoi. Si j'la voyais hésiter et m'raconter une histoire qui sentait trop l'impro, c'est qu'elle m'racontait un putain d'bobard, et là j'pouvais direct réagir à la Jecht.

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Lun 11 Sep 2017 - 9:55
La situation devient enfin intéressante. Ce cher individu, portant le nom fort étrange de « Jecht », a mordu à mon hameçon. Malgré ses tendances affichées pour l’alcool et l’exhibitionnisme, il demeure un homme comme les autres : il suffit de jouer à la gourgandine pour obtenir n’importe quoi. Cela en devient presque trop facile. Alors que je m’apprête à passer à la suite de l’offensive de charme, Jecht s’étire sur sa chaise et me pose une question :

« Par contre, t'es sexy en Catwoman et tout mais tes compétences particulières, j'sais pas trop. Qui t'a entraînée ? »

Hum. C’est suspect comme question ça. Il a l’air d’avoir été très réceptif à mes avances et pourtant le voilà entrain de me poser une question sur mon « entraînement ». Sauf si c’est une phrase à connotation coquine que je ne comprends pas, il a vraiment l’air de vouloir savoir ce que je sais faire lors d’un combat. D’un côté, je peux comprendre : c’est pas dans son intérêt de me laisser me faire massacrer sans qu’il ait pu en profiter un peu. Sauf s’il est du genre à aimer les cadavres ou les amputées, mais je reste dubitative sur cette option. Je fronce légèrement les sourcils et dessine un léger sourire sur mon visage. Je tente ainsi de re-capter son attention pour donner plus de profondeur à ma réponse.

Je décroise mes jambes pour les recroiser dans l’autre sens. Puis, je le regarde dans les yeux, tout en commençant ma réponse :


« Si vous insistez Monsieur Jecht. Je suis née dans le monde que l’on appelle « Terre des Dragons ». Vous ne le savez peut-être pas, mais dans la société chinoise les femmes n’apprennent pas la voie des armes auprès des maîtres ou de l’armée. Notre fonction est autre. Il y a quelques années, je suis arrivée à Illusiopolis, pour le travail. A votre avis, comment une jeune demoiselle comme moi est toujours indépendante, vivante et n’étant forcée d’agir pour personne ici ? Oui, j’ai souffert au début, je l’admets. Heureusement pour moi, Illusiopolis offre de nombreuses occasions d’apprendre à se défendre par soi-même. Je ne dois rien à personne, ce que j’ai appris, je l’ai gagné. Je ne suis pas une experte en démolition, mais je sais largement me défendre. »

Et toc ! Avec ça, il devrait se calmer un peu. Peut-être que quand il est sobre, il est plus lucide et donc plus sensible au fait que je ne suis potentiellement pas d’une honnêteté digne du Sanctum. En tout cas, plus nous parlons, plus nous perdons du temps sur la mission. Je ne souhaite pas rester nécessairement plus longtemps que cela à Illusiopolis. Ce qui m’intéresse en ce moment, c’est bien le salaire des missions. Quoique maigre en comparaison de ce que je fais pour la Shin-Ra je trouve. Enfin, j’imagine que les gars du service comptabilité sont de vraies pingres quand on arrive aux questions de salaire. Sans compter que le Président doit en détourner une grosse partie pour lui, le vilain garçon. Je lui mettrai bien une fessée tiens, pour lui apprendre les bonnes manières.

« Cependant, Monsieur Jecht, l’heure tourne et je suis quelque peu pressée de passer à l’action. Je n’aimerais pas que notre attaque surprise sur les Blood Fists devienne une attaque tout court. Ils ne sont peut-être pas d’une intelligence remarquable mais ils doivent bien se douter que votre gang souhaite les attaquer. Bien qu’ils ne sont pas nécessairement une menace économique pour vous, je l’entends bien, ils grignotent votre territoire. »

Une petite pause, histoire de le laisser digérer ce ramassis de fausses phrases. Il faut maintenir le flot de paroles inutiles et y disséminer quelques vraies informations pour que la conversation soit intéressante. Sinon, c’est ennuyant. Cependant, l’heure tourne vraiment et je n’ai pas envie de trop tarder. Lâchons notre dernière phrase ! Je vais achever mon numéro de charme sur ces quelques mots :

« En parlant de grignoter, j’ai une faim de loup Monsieur Jecht. Alors, je vais partir maintenant pour le quartier des Blood Fists. Je vous attends au nord du quartier des Blood Fists, au croisement de quatre blocs qui n’appartiennent encore à personne. Rassemblez vos hommes là-bas et ensuite je vous propose de nous séparer en deux groupes : vous prenez un gros groupe pour faire la diversion côté ouest et je prends un plus petit groupe avec votre responsable local, que je protègerai personnellement, pour attaquer du côté est. Ainsi, nous les prendrons par surprise et Freddy ne s’attendra pas à une attaque aussi rusée venant de votre gang. Nous attendrons un signal de votre part pour lancer l’attaque de notre côté. »

Je me lève de ma chaise. Ainsi, je suis légèrement en contrebas par rapport à Jecht qui a une vue plongeante sur ma poitrine. Je lui souris encore une fois. Je mets ma main gauche sur sa cuisse droite et je glisse un dernier mot, d’une voix délicatement douce pour l’occasion :

« Et… Soyez prudent Monsieur Jecht. Je n’aimerais pas que vous soyez blessé, je devrais vous trouver un autre présent pour vous remercier comme il se doit… A tout à l’heure, je vous attends. »

Je retire ma main de sa cuisse. Il ne faut pas abuser non plus, il n’a encore rien fait Monsieur Muscles. Je me dirige vers la sortie du bar, je remercie le garde en faction qui m’ouvre et me tient la porte, tel un gentilhomme. Je sors dans la rue, pas le temps de voir si on m’observe ou pas. Je me dirige directement vers le point de rendez-vous que j’ai donné à mon fameux « Jecht », une sorte de croisement entre quatre grands blocs où les voitures sont rares. Les rues sont désertes à cette heure-ci, entre la fin de journée et le début de soirée. Tard dans la nuit, c’est un repaire de clochards ou de petits vendeurs de produits plus ou moins louches. Je m’adosse à un mur, prenant une pause de femme fatale comme j’en avais déjà vu au « Macumba Night », une boîte de nuit relativement classe, réservée à une clientèle de luxe. Il n’est pas loin du casino de la Shin-Ra en ville.

Les minutes passent, j’attends. Pendant cette attente, je me prépare pour la mission. Les Blood Fists savent qu’on va venir les attaquer, ils ont donc probablement prévu des défenses sérieuses. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que je n’arrive pas à rentrer dans le mini-bunker de Freddy. Peut-être qu’avec le sous-chef du gang des Songes, on pourra trouver un moyen de rentrer sur le moment.

Cependant, la question qui demeure dans mon esprit est la suivante : si j’accomplis ma véritable mission, est-ce que je donne à Jecht sa récompense ou est-ce que je file comme une petite souris ? Grande question que je pense résoudre durant la soirée en fonction de comment se déroulent les évènements.

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Mar 10 Oct 2017 - 21:47
J'l'ai laissée partir, la meuf, en la r'gardant s'éloigner. Ouais. Elle était très très bonne. Et... eh beh voilà, y a pas d'autres réflexions qui m'venaient. J'me suis l'vé, finalement, en réveillant un putain de mal de tête. Avec tout ça, l'alcool, j'le sentais plus trop dans mes veines donc c'tait ok. J'allais boire masse d'eau avant d'aller faire cette opé. Franchement, j'aurais tellement laissé les Songes y aller sans moi si y avait pas eu la meuf. Qu'on gagne ou qu'on perde, je m'en foutais dans la m'sure où mon seul but, c'tait qu'les songes continuent leurs affaires. Mais c'était bien cette attaque. On les avait créés, Ukiyo et moi, pour faire monter la pègre dans la ville, pour qu'y ait un quartier un peu effrayant. Sauf que la pègre avait monté à côté d'ça partout, et que... bah les Songes y s'sont un peu perdus là-dedans. Ca reste sûrement un des gangs les plus balèzes de la ville mais voilà. Personne s'en prenait à eux, jamais. La Shinra les laissait tranquilles et les autres gangs, bah... Je sais pas. Mais bref. Là, ça allait taper dans la fourmilière.

Bon... J'allais devoir casser quelques gueules, là. Et j'parle pas des Bloodfist. J'me suis dirigé vers not'quartier, beaucoup plus réveillé et conscient qu'avant. Franchement c'tait quand même un peu la galère qu'c'était moi et pas Roxas qu'était dans l'coin quand la meuf avait fait son apparition, là. Bon d'un aut'côté, Roxas qu'est casé et tout, il aurait pas su profiter de sa chance et récolter la seule p'tain d'récompense dans tout ça, le joli cul de l'Asiatique. Mais franchement, organiser une attaque de gangs, c'tait... trop subtil pour moi. J'savais pas tirer avec un flingue et j'allais pas m'jeter dans la mêlée.
Puis j'avais jamais organisé de fusillade, moi. L'seul truc qu'j'avais organisé, c'tait l'attaque des gitans sur l'église des pédés. Et ça leur a fait plus de bien que d'mal, à ces cons.

J'suis arrivé dans l'bar à strip-tease, avec un bruit ouf, j'entendais rien. Allez, cette fois... J'ai une idée ! J'ai r'gardé un peu les scènes et tout et j'ai vu où y avait tous les cables et tout. J'me suis dirigé là-bas, j'suis monté sur la scène entre que'ques meufs, j'ai été jusqu'aux prises électriques et j'ai tout enl'vé.


« Ok c'est fini maint'nant ! »

L'son s'est coupé, les lumières superflues aussi. Des gens ont commencé à huer puis ont r'gardé vers la scène, m'ont vu et... bah y'z'hurlaient plus.

« Un flingue. Qu'on m'passe un flingue. Vous pouvez rester près d'moi, les filles. » qu'j'ai dit aux stripteaseuses, histoire d'avoir l'air d'un vrai caïd et histoire de... bah d'avoir des filles nues à côté d'moi.
Et tout l'monde fermait sa gueule. Un mec m'a tendu du public une arme de poing, qu'j'ai pris et qu'j'ai braqué vers l'plafond.


« Qu'est-ce qu'on m'raconte ?! J'reviens du Blue Dragon, espèce de p'tites merdes ! »

« Le bar gay ? » qu'a dit un mec dans la foule.

« Non ! Non c'est pas un bar gay ! Qui a dit ça ?! »

Personne a répondu.

« Bon ! Euh ! Ouais ! Les BloodFist nous provoquent ?! Y'disent qu'on doit laisser la place aux jeunes ?! Que nos filles sont pas fraîches ?! Si ! »

J'ai pointé une des danseuses avec mon flingue, c'qui fait qu'elle a crié.

« Oh pardon... Si ! Si elles sont fraiches ! »

Putain, j'tenais mon public, là... ils étaient scotchés.

« Vous glandez rien d'vos journées, vous faites les durs mais vous savez quoi ?! Vous avez armé tout l'quartier, les mamys, les papas, les... Tout l'monde ! Mais vous savez c'que j'vois ?! J'vois dans les rues d'not'quartier plus de personnes qui m'foutent les j'tons qu'dans c'bar de merde ! Vous laissez votre putain de réputation vous dépasser et bientôt, vous s'rez plus personne dans c'quartier ! Et les BloodFist, y's'foutent de nous non stop ! On va les défoncer ?! »

« Ouais ! » qu'ils ont plus ou moins dit en choeur.

« Nos filles, elles sont fraiches ?! »

« Ouais ! » Ah c'était mieux ! C'était presque harmonieux !

« On va les buter ?! »

« Ouais !! » Carrément ensemble, c'était magnifique. Un mec s'est l'vé d'son fauteuil et a crié :

« On doit faire ça maintenant ? Alors qu'on a tous bu et qu'on s'est pas préparés ?! »

« On s'est pas préparés ? » qu'j'hurle à son intention. « J'vais t'en montrer d'la préparation ! » J'ai visé l'gars avec mon flingue et j'ai appuyé sur la détente.

...


« Mais ça marche pas, ce truc... » J'ai r'gardé l'canon d'mon pistolet qui tirait vachement pas, là... « C'est du plastique qu'on m'a filé ? C'est la crise ? »

« Non. »[/color] Une des filles à côté d'moi, à moitié nue, est v'nue vers moi, m'a pris mon flingue des mains. « Tu dois désactiver la sécurité. »[/color] Elle appuie sur un truc alors qu'j'la mate genre flagrant... Puis elle m'r'donne l'flingue. J'vise le mec et j'tire. Ah un coup d'feu ! J'vois qu'l'mec tombe pas et... il s'barre en courant. J'ai entendu que'ques mecs prétendre qu'j'l'avais manqué mais j'ai décidé qu'j'allais être magnanime.

« On y va maint'nant !! »

Tous les gars ont commencé à s'activer, à partir dans une salle annexe et en sortir avec des flingues bien vénères genre pistolet mitrailleur, fusil d'assaut et tout ça. J'suis sorti directement, et quelques mecs m'ont suivi. Dont justement l'mec avec des mèches blondes qui dirigeait la barraque pour nous. Putain dire qu'au début on pensait l'avoir confiée à une terreur.

« T'appelles comment toi déjà ? »

« Euh... sérieux ? Joggo. »

Y avait deux mecs à côté d'lui, genre... à ses côtés, tu vois, en face de moi. C'est con, j'suis pas un mentaliste ou quoi mais moi j'sentais bien qu'ça voulait dire qu'ils étaient d'son côté et pas du mien. Et j'sais pas, j'appréciais pas trop.

« Tu sais comment on t'avait décrit à moi ? Un mec... sombre... qu'tout l'monde appelait Le Patron. Et c'est c'gars-là qu't'es ? »

« J'ai changé de blaz', ouais. »

« J'pense que ouais. » J'ai r'gardé ses ch'veux. J'déteste les mecs qui se teignent les ch'veux en blond. « Bon. C'est qui ton second ? »

« C'est moi. Crible. » dit un des deux gars. Petit et chauve, avec une veste en cuir et les yeux un peu bridés. Bon. Au moins ça avait pas l'air d'un rigolo.

« Ok. Crible, tu vas rester avec 70% des gars et moi. Toi l'patron, tu vas aller avec notre contact t'infiltrer par un autre côté. On va r'trouver la meuf, c'est celle qu'tu m'as dit d'aller chercher. Alors... j'ai bien réfléchi et elle m'a dit qu'elle protégerait ta gueule. Mec. Elle protégera que dalle. C'est toi et tes hommes qu'allez faire en sorte qu'elle ait pas une égratignure. »

« Putain t'es sérieux ? J'dois prendre les risques ? Roxas s'rait pas d'accord ! »

« ... 30% d'nos hommes avec toi pour faire un massacre à l'intérieur, j'pense qu'tu devrais pouvoir gérer. On est combien à partir ? »

« 70. Y a quasi tous nos gars. »

« Bon bah... euh... 30% de 70... Bah plus ou moins 25. Non t'as raison c'est trop. 20. »

On s'est cassé quinze minutes plus tard. 70 mecs, avec des flingues et fusils à la main, sans bagnoles, marchant dans l'quartier vers ç'ui des Bloodfist. C'était pas loin et aucune patrouille allait nous faire chier alors qu'on était autant... Et franchement, là, si la Shinra se décidait à nous emmerder, j'allais les démonter. On a rejoint Huayan au point d'rendez-vous, un truc tout paumé qui r'présentait aucun intérêt et qui d'vait être à personne.
Moi en avant, avec Joggo et Crible et un autre, on a trouvé Huayan.


« Voilà mam'zelle... C'est lui... » J'pointe Joggo d'un pouce. « l'chef des songes qui va v'nir avec toi. 20 gars, ça suffit ou t'faut plus ? Bon et j'récapitule... On commence direct à attaquer et vous, vous... vous faufilez pour buter leur chef ? Dès qu'c'est fait, vous dégagez, on r'part, c'est ça ? J'préviens, mam'zelle Song, ça va être une fusillade, on va transformer leur quartier en passoire donc... même là-d'dans, reste bien tête baissée. »

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Dim 15 Oct 2017 - 15:42
Le peu de lumière qu’il restait s’est enfin cachée derrière les hautes tours d’Illusiopolis. Cela ne me déplait pas, j’ai horreur d’avoir de la lumière dans les yeux. C’est sur cette pensée que je vois débarquer le gang de Jecht. Ils sont plus nombreux que ce que je pensai, la soirée va être intéressante. Ce n’est pas une armée que j’ai en face de moi, c’est une sorte de horde, informe, sans discipline, sans entraînement. Des animaux sauvages lâchés sur la civilisation. Cela résume bien Illusiopolis, une jungle urbaine. Cette meute, armée jusqu’aux dents s’arrête lorsque Jecht se dirige vers moi, suivis de quelques personnes.

« Je suis ravie de vous voir ici, messieurs. » dis-je, avec un soupçon de plaisir dans ma voix. Il faut bien rester convaincante.

Il m’introduit directement au responsable local du Gang des Songes : il ne me fait pas aussi forte impression que Jecht. En même temps, c’est compliqué de faire plus impressionnant, physiquement parlant bien sûr. Intellectuellement, un écolier peut faire mieux, j’imagine. Je remarque par ailleurs que le chef local a les cheveux teints en jaune. C’est étrange, je ne vois pas très bien l’intérêt. Les humains des autres mondes sont parfois étranges. Je vois, enfin j’entends plutôt, que Jecht a terriblement bien mordu à mon hameçon : une faveur en nature de ma part contre sa participation dans cet assaut. Il ne semble pas souhaité que je sois abîmée pendant le combat. Je l’en suis presque reconnaissante. Après tout, les Bloodfists doivent être sur le pied de guerre à l’heure qu’il est. Ils savent qu’une tempête approche, et qu’elle va faire mal. Très mal. Tout n’est qu’une question d’organisation désormais. Les hommes du Gang de Jecht se séparent, j’en dénombre vingt qui viennent avec le « chef » et les autres qui restent avec mon Monsieur Muscles. Je décide de m’avancer vers Jecht et lui glisser quelques mots avant que je ne parte avec ma cible.

« Vous connaissez le plan. Foncez, faites du bruit et retenez-les suffisamment longtemps pour que nous puissions accéder à notre cible. Une fois que notre cible sera éliminée, je vous enverrai un signal. Un signal suffisamment visible pour vous pour que vous sonniez la retraite. Faites attention à vous, Jecht. Quand tout sera fini, retrouvez-moi au Blue Dragon. » dis-je, lui susurrant la dernière phrase pour le réchauffer un peu. Malgré le fait que je ne sois toujours pas sûre de l’utilité de le remercier en nature après la mission.

Cela va dépendre de mon humeur, j’imagine. Peut-être qu’il sera utile pour une autre mission, plus tard ? L’univers est si étrange qu’après tout, ce ne serait pas une surprise que je recroise sa route. Mieux vaut recroiser un homme satisfait de notre dernière rencontre, qu’un mâle en chaleur qui n’a pas pu avoir ce qu’il voulait.


Je m’éloigne de lui pour m’avancer vers le responsable local. Je regarde Jecht et son groupe partir, avec un regard bienveillant. Travaillez bien, bande de voyous. Je me tourne vers le jeune homme qui fait office de chef du gang. Il n’a pas l’air d’être très motivé. Il va falloir remédier à cela, je l’écarte un peu de son groupe et je commence à discuter avec lui : On ne refuse rien à une jeune demoiselle bien foutue.

« Vous êtes le chef local du Gang des Songes ? Je n’ai pas le plaisir de connaître votre nom.
- Je m’appelle Joggo, tu peux m’appeler « Le Patron ». »

Fantastique, encore un qui a un fantasme sur les positions hiérarchiques. Je peux l’appeler « Patron » ? Et pourquoi pas « Amiral », ou « Guide Suprême » pendant qu’on y est ? Ces puceaux sont d’une arrogance de nos jours. Je suis sûr que mon cher allié de circonstance, soit Jecht, doit se retenir pour ne pas lui fendre le crâne ou arracher ses cheveux peroxydés. Enfin bref. Je dois continuer de sourire, sinon ce n’est pas professionnel. Je me dois d’être éthique et responsable, je travaille pour la Shin-Ra après tout.

« Fort bien, « Patron ». Vous pouvez m’appeler Mademoiselle Song.
- Alors, comment ça se passe ce merdier ?
- C’est votre jour de chance, c’est le moment de briller, Patron.
- Comment ça ?
- Je vous offre le chef du gang des Bloodfists sur un plateau. Vous n’avez qu’à le tuer, et tout l’honneur est pour vous.
- Et toi dans tout ça ?
- J’obtiens ma vengeance bien sûr. Imaginez après ça : tous les gangs de la ville vous craindront comme la peste. Tous connaîtront Joggo, le porteur de mort.
- Porteur de mort ? Trop has been.
- Hé bien… Joggo le Patron alors ?
- Ouais, c’est cool ça. J'aime ce blaz'.
- Soit. Voilà le plan : Jecht fait du grabuge pour faire diversion, nous, on attend que les Bloodfist soient concentrés sur Jecht et on attaque par derrière pour rejoindre la cave du chef du gang ennemi. Tu tues le chef, la gloire est à toi, la vengeance est à moi.
- C’cool ! » répond-il, avec une lueur d’excitation dans les yeux.

Et voilà, mission accomplie. Du moins en partie, maintenant, la partie la plus dure : la bataille. Je ne suis pas une adepte des combats d’Illusiopolis : ils utilisent des armes que nous n’avons pas en Chine, et par conséquent, les stratégies peuvent variées. J’avoue cependant que les pistolets sont utiles : même une femme faible comme moi peut tuer quelqu’un en une fraction de secondes. Je n’aime pas ces armes à feu, je trouve qu’elles sont dénuées d’honneur. Je répugne d’utiliser ces armes, mais à Illusiopolis c’est différent : ici, personne n’a d’honneur. Arrêtons donc de tergiverser, il est temps d’agir maintenant. Allons répandre un peu plus de sang dans cette ville des vices.

Je marche à hauteur de Joggo le Patron, même si en réalité il me suit. Je connais mieux le secteur que lui manifestement. Je me dirige à l’opposé de là où Jecht va attaquer. Ainsi, tous les hommes des Bloodfists se dirigeront à l’opposer de là où nous arrivons. La luminosité est très basse désormais, l’obscurité va nous aider lors de l’attaque : il est plus difficile de tirer sur des cibles dans le noir qu’en plein jour. Je regarde les hommes derrière moi : des jeunes, en majorité. Beaucoup de gamins des rues, devenus voyous pour survivre dans ce monde sombre et sans avenir. Ce n’est en plus certainement pas avec l’arrivée de la Shin-Ra que les choses vont changer. Quelque part je plains ces hommes, leurs vies n’a pas de valeur ici. Juste des marionnettes dont les fils sont très fins et fragiles. Beaucoup vont certainement mourir dans les caniveaux aujourd’hui. Triste époque.

Nous rejoignons une petite ruelle. Je fais signe à la meute de rester là, je vais aller regarder ce qui se passe pour l’instant. De la petite ruelle, je débouche sur l’axe principal où des véhicules circulent normalement. Je suis entrée par là l’autre fois, je remarque trois guetteurs. Jecht n’a pas dû encore attaquer. Qu’est-ce qu’ils font ? Je rejoins mon groupe, je fais part de la situation à Joggo. Nous attendons là. Non sans apeurer les quelques passants qui passent par là : la ville commence à s’animer. Alors que je commence à m’impatienter, je sursaute à cause du bruit d’une explosion, qui semble n’être pas très éloignée. Des coups de feu commencent à retentir ! Vite, c’est le moment ! Les hommes de Jecht ont lancé la diversion ! Joggo me tend un pistolet chargé.

« Ça te servira ma grande. » dit-il, magnanime. Je le prends, de toute façon il n’a pas tout à fait tord.

« Maintenant messieurs ! Dirigez vous vers le sixième immeuble sur la gauche ! » crié-je pour que tous m’entendent.

Ils foncent, menés par Joggo vers l’entrée de la rue, je les suis. Comme prévu, les trois guetteurs se sont dirigés vers les coups de feu, de l’autre côté de la rue. On les attaque par les deux côtés, ils sont faits comme des rats : mais ils ont une puissance de feu supérieure. Ils savaient qu’on venait. Je me demande qui a bien pu les prévenir ! J’avance, le sourire aux lèvres.

L’entrée de la rue est facile pour nous, leurs regards sont fixés sur l’équipe de Jecht. Les tirs ont l’air d’être fournis. J’entends d’ici des cris et des bruits de combat. Les pauvres Bloodfists doivent passer un mauvais quart d’heure entre les mains de Jecht. Enfin j’espère, sinon je vais avoir du souci à me faire. Quoique non en fait, je joue double jeux ici donc au pire… Alors que nous sommes arrivés au niveau du quatrième immeuble, les choses se compliquent : nous sommes pris pour cibles à notre tour. Il y a des tireurs aux fenêtres. Je me mets à couvert avec Joggo derrière un véhicule garé dans la rue.


« Les gars, tirez sur les gars aux fenêtres ! » crie Joggo, ne manquant pas de répéter le même mot dans la même phrase.

Les tirs fusent vers les immeubles : des vitres sont brisées, des cris retentissent, civils ou Bloodfists, je ne sais pas vraiment : je ne vois rien depuis là où je suis. J’avoue ne pas être très à l’aise, nous sommes très exposés au tir ici, je vois l’un des jeunes hommes des Songes s’écrouler au sol à côté de moi. Pauvre petit, il a pris deux balles dans le torse. Au moins il est mort rapidement. Pour faire bonne figure, je me redresse et tire quelques balles vers l’immeuble d’en face. Je ne touche rien du tout, mais ça motive les troupes. Je remarque un tireur embusqué qui ouvre une fenêtre donnant directement sur nous : non c’est trop tôt pour ça. Je sors une lame de mon manteau, je me concentre sur ma cible et alors que cette dernière se met en position de tir je projette ma lame. Dans le bruit assourdissant des échanges de tirs, ma lame se faufile jusqu’à ma cible qui ne l’a pas vu arrivée. J’imagine que je l’ai touché : ma cible est tombée à l’intérieur de l’appartement où elle se trouve et manifestement, elle ne revient pas. Pourquoi faire cela me direz-vous ? Pourquoi ne pas laisser Joggo mourir maintenant ? Après tout, la mission est accomplie si Joggo meurt sur le territoire d’un gang rival. C’est très simple : Je suis chargée de créer une animosité, une haine entre ces groupes. La Shin-Ra sera bien plus efficace en ville si toutes ces hordes de bandits s’entretuent pour le contrôle de pauvres ruelles sans importance. Et puis, j’aime bien faire les choses. Je veux voir Joggo tuer le bras droit des Bloodfists qui se terrent dans sa cave pour ensuite m’en débarrasser. Ce sera plus théâtral comme trahison.

Dans ce chaos qui m’entoure, je ne peux m’empêcher de penser à la réaction de Jecht par rapport à la future mort de Joggo. Est-ce qu’il va se douter que je l’ai fait volontairement d’attirer Joggo dans un piège ? Est-ce qu’il va m’en vouloir ? Est-ce qu’il est suffisamment en manque pour passer outre ? Nous verrons. En attendant, les hommes de Joggo nous font signe que nous pouvons avancer jusqu’à l’entrée de la cave. Alors que nous nous redressons, je m’adresse à l’homme qui nous appelé :

« Comment vous comptez ouvrir la porte de la cave ? Elle est … » dis-je, parlant un peu fort pour passer outre le bruit des tirs et des combats avant d’être interrompue brusquement par une explosion.

« Ah ! Je crois que Johnny a fait sauté la porte ! »

En effet, Johnny vient de faire sauter la porte : cependant il a réussi à tirer si près de lui qu’il est projeté dans les airs pour atterrir sur le toit d’une voiture garée dans la rue. Il se prend deux ou trois balles au passage, ce qui me fait dire qu’on aura pas l’occasion de le remercier.

Les hommes du Gang des Songes se rapprochent stratégiquement de l’entrée de la cave, de l’autre côté, les Bloodfists protègent leur bras droit avec une certaine férocité. Ils ont l’avantage de la défense qui plus est. Pour ma part, je me cache dans l’entrée de l’immeuble, cela me permet d’être à l’abri de la plupart des tirs. Même si parfois un tir perdu s’échoue non loin de moi. Ces hommes du Gang des Songes ne sont pas d’une très grande présence d’esprit : ils tentent bien de rentrer, mais les tirs adverses sont fournis. Je décide d’intervenir pour débloquer la situation.


« Utilisez vos grenades pour les dégager bande d’incapables ! » crié-je, de derrière ma protection.

Je vois que mon idée fait son petit effet et les quelques individus possédant des grenades commencent à balancer tout ce qu’ils ont à l’intérieur. Plusieurs explosions se font ressentir sous mes pieds. Les tirs semblent moins violents, Joggo fait signe à ses hommes de rentrer à l’intérieur au plus vite. J’en profite pour les suivre et coller Joggo.

« Allez les gars ! Donnez tout ce que vous avez ! » crie t-il pour motiver ses troupes.

Le problème, c’est que nous sommes de moins en moins nombreux à attaquer : au départ nous étions vingt, là nous devons être à peu près douze. Dont quatre qui sont restés dehors pour couvrir nos arrières. La progression est lente, les balles fusent mais enfin, je peux entendre et reconnaître la voix de Freddy, au bout du couloir.

« Dégommez-les ! Tuez-les tous ! TUEZ-LES TOUS ! » crie t-il aux quelques hommes qui lui restent.

Je décide d’intervenir encore une fois, alors que nous venons encore de perdre deux hommes –bêtement en plus, ils ont essayé de traverser à découvert- mais pas de manière très éthique et responsable. Je me concentre sur l’un des derniers hommes de Freddy : je vais tenter de lui donner le vertige, ça devrait perturber ses tirs, voir le faire tomber si j’ai de la chance. Je me concentre quelques instants, difficilement vu l’amplitude des échanges de tirs. Je lance enfin mon attaque, ma cible est déstabilisée : ses tirs visent le plafond ou des directions un peu étranges. Il finit par dépasser légèrement sur le côté de son mur, laissant l’opportunité à Joggo de le finir. Joggo demande à ses hommes d’arrêter de tirer. Il attend quelques instants, que les autres arrêtent aussi.


« Bon les gars, on va pas se fumer comme des lapins ! Laissez-nous Freddy et on vous laisse sortir en vie ! »

De l’autre côté de la salle, le silence est total. Cependant, il est vite interrompu par les cris de Freddy. Ils le jettent dans le bureau et les quatre derniers hommes s’avancent vers nous, les mains en l’air. Joggo et ses hommes se relèvent et fouillent les hommes rapidement. Je fouille aussi les gars, je ne trouve rien.

« Quel est le code pour le bureau de Freddy ?
- 521. » répond l’homme de main vaincu.

Après quelques instants et à ma grande surprise, Joggo se met à faire feu sur les quatre hommes de mains des Bloodfists. Les quatre hommes tombent, sans défenses.

« Ils n’emmerderont plus le Gang des Songes maintenant ! ZBRAH ! » dit-il, tel un puceau fier de lui d'avoir abattu des personnes sans défenses. Je ne vais pas pleurer quand il va mourir, d’ici quelques instants.

« Wesh les gars, attendez dehors, je vais me faire Freddy avec la… » dit-il, et alors qu’il allait certainement dire une grosse bêtise, il voit mon regard dur posé sur lui.

« Avec la Mademoiselle. »

Les hommes sortent, toujours avec leur dégaine très particulière. Joggo recharge son arme. Il a l’air plus stressé qu’il n’en a l’air. Pourtant Freddy est là et attend. Le petit complexe souterrain de Freddy ressemble à une véritable passoire : entre les impacts de balles, les petites explosions dues aux grenades, tout ceci ne ressemble gère qu’à une vieille ruine de guerre. La poussière est omniprésente et voltige dans les airs.

Nous nous approchons de la porte du fond, là où Freddy se cache. Je rentre le code, et Joggo tel un bourrin stupide et sans cervelle, fonce tête baissée à l’intérieur. J’entends deux coups de feu et des gémissements. Je rentre à mon tour, je ferme la porte. Pistolet rangé. Les deux se sont pris une balle et gémissent. Freddy est debout, adossé à l’une des tables où les écrans ne brillent plus maintenant. Il a été touché au ventre, il pose sa main dessus pour tenter de stopper l’hémorragie. Joggo est au sol, une balle dans l’épaule. Il peut survivre, il est juste faible. Il est comme toutes ses petites frappes : un moins que rien, feignant et faible. Les deux se pointent de leurs armes, le premier à appuyer sonne la fin de l’autre, qui répondra également en retour. Un combat à mort entre ces deux minables. Le problème pour moi ici, est que les deux pensent que je suis de leur côté. Tout leurs espoirs reposent sur moi, leurs survies aussi. Cette sensation de puissance est formidable. Il est temps de sonner le glas de ces deux petits hommes. Ils m’ont déjà suffisamment pris de temps.


« Tu vas crever…
- Toi aussi, abruti… » s’échangent-ils. On dirait un vieux couple.

Sans plus de cérémonie, je sors mon pistolet. Je regarde s’il est chargé. Les deux me regardent, attendant que j’achève l’autre. Je ressens de la peur dans leurs regards. Une urgence. Une urgence de survie. Je décide d’abattre Freddy en premier, ce n’est qu’une victime collatérale après tout. Je m’avance vers Freddy. Sans dire un mot, les deux hommes me regardent. Je pointe mon arme en direction de Freddy. Il n’a pas le temps de prononcer quoique ce soit : je lui tire une balle dans la tête. Tes secrets meurent avec toi Freddy. J’espère qu’il ne regrette pas trop d’avoir croisé mon chemin.


« Vient m’aider meuf ! Je vais crever d’une maladie avec toutes ces merdes par terre. » dit Joggo, en pleurnichant comme une petite fille.

Je vais devoir m’occuper de lui maintenant. Il a lâché son arme, il est toujours au sol. Comme s’il avait besoin de moi pour se relever. Je vais lui apprendre le respect, comment ose t-il m’appeler « meuf » ? Je m’approche de lui, je fais glisser l’une de mes lames de ma manche et je la garde discrètement dans ma main droite. Je m’agenouille à côté de son arme, que j’éloigne discrètement tout en faisant semblant de regarder sa blessure.

« C’est grave ou pas ? Dit quelque chose p’tain ! » crie t-il.

Je ne continue de ne rien dire. Je ne fais que le regarder. J’attends encore un peu. Je le pousse à bout.


« Tu vas me répondre connasse ?! » crie t-il encore.

« Tu vas mourir, Joggo. » dis-je, calme.

Il me regarde avec de grands yeux, qui expriment un sentiment entre la surprise, la peur et la colère. Je ne lui laisse pas le temps de parler davantage, je lui tranche la gorge sans grande difficulté. Je m’éloigne un peu pour éviter de tâcher mes vêtements. Ses yeux et son s’agitent encore un peu, tandis que le sang s’échappe peu à peu. Au bout de quelques instants, il meurt. Ainsi s’achève l’histoire glorieuse de Joggo dit « Le Patron ». Dommage. Je nettoie rapidement ma lame et je cherche un bout de papier et de quoi écrire dans ce taudis. Je finis par trouver quelque chose et j’écris très distinctement dans un langage extrêmement grossier propre aux petites frappes de la ville :

« Le Gang des Songes domine cette ville ! Fermez vos gueules ou crever comme Freddy ! »

Je laisse le papier à côté du corps de Freddy et je sors de la pièce. J’avance vers la sortie, entre les corps et à travers la poussière qui imprègne l’air. La mission est accomplie. Avant de sortir, je prends un air choqué et apeuré. Je sors de la cave pour retrouver deux hommes sur les quatre que nous avions laissé. Les autres se sont répartis dans la rue.

« Joggo et les Bloodfists sont morts ! Tirez le signal et courrez ! » crié-je tout en m’éloignant du champ de tirs urbain. Je me mets à courir en direction de là où nous étions arrivés dans la rue. Alors que j’atteins enfin ma porte de sortie, je regarde derrière moi. Les hommes de Joggo tirent plusieurs fusées de détresse dans les airs, illuminant l’obscurité d’un rouge écarlate. La retraite est sonnée. Maintenant, sauve qui peut !

Je cours, je vois aussi d’autres hommes courir. Tous tentent de sauver leur peau dans ce carnage. De nombreux corps gisent sur la route et les trottoirs. Une triste fin si vous voulez mon avis, mais au moins ma mission est accomplie. Dans l’obscurité, je ne retourne pas directement au Blue Dragon. Ce serait trop dangereux, et je risquerai de me retrouver avec les hommes du Gang des Songes. Non, je vais dans la direction opposée : je retourne au Lupanar Joyeux, en vitesse.

Plus je m’éloigne et plus les tirs paraissent lointains, je retrouve l’Illusiopolis que je connais : sombre, peu accueillant et froid. L’anarchie des rues est contrastée par les grandes avenues menant aux lieux importants de la cité. Je rejoins le Lupanar Joyeux vers vingt heures. Pile au moment où il se met à pleuvoir, j’ai bien de la chance. Je rentre par derrière en changeant les traits de mon visage. Je me glisse discrètement dans le bâtiment par les couloirs des prostituées et je rejoins ma petite enclave où rien n’a bougé depuis que je suis partie. J’enlève mes vêtements et je tente avec une simple bassine d’eau de nettoyer le sang qui tâche la manche de mon manteau. Le sang est déjà sec, c’est trop tard pour le nettoyer, il faudra utiliser des produits spéciaux que je n’ai pas à ma disposition. Je me change, pour mettre une tenue de soirée plus légère et surtout laissant moins suggérer que je viens de participer à une bataille entre gangs. Je me prépare et me fait belle pour mon départ. Je rassemble toutes mes affaires dans un sac. Je l’emmène vers le bureau de Toma et je laisse un petit mot dessus :

« Peux-tu faire parvenir ce sac à mon transporteur à l’astroport de la Shin-Ra ? Dit que c’est de la part de Madame Song. Merci Toma, je te revaudrai ça. »

Je quitte le Lupanar Joyeux, toujours par la porte de derrière et je me dirige vers l’une des grandes avenues. J’ai pris un petit impair noir, pour camoufler ma robe verte fendue. J’ai mis quelques bijoux, des faux. Le risque de se les faire voler est trop élevé en ville. Je marche sur l’avenue pendant un long moment, j’hésite et je n’arrive pas à me décider. Toma a déjà du envoyé le sac à l’astroport à l’heure qu’il est, elle ne souhaite certainement pas se retrouver au milieu d’une querelle entre gangs. Autant enlever toutes les preuves. Je marche encore un peu et puis finalement, je prends ma décision.

Je me tourne vers la route et je fais signe à un véhicule qui s’arrête. Il est temps d’y aller.
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Ven 3 Nov 2017 - 9:01
« Voilà leur quartier. »

Cinquante gars planqués dans la rue derrière moi, j’regarde au tournant d’celle-ci un bloc de barraques. Bon. Les nôtres étaient pas encore visibles, tu vois. Juste moi qui jetait un oeil dans la rue ‘stoire de voir ce que ça donnait. Et Crible près d’moi.

« J’en vois… »

« Quatre. »

« Et… ouais. Du coup ? On a de l’artillerie lourde, style bazooka et tout ? »

« Fusils d’assaut, des trucs comme ça. Deux fusils de précision. »

« Ouais donc… euh. » J’ai montré la rue qui entrait dans leur quartier, à vingt, trente mètres d’nous. « On déboule sur l’boul’vard, d’vant leur quartier, on défonce tous ceux qu’on voit. On… »

« Je propose… On laisse quinze gars ici pour surveiller les f’nêtres et les rues qui mènent au bloc. Et oui. Le reste entre. On se déploie. »

« Pas trop loin par contre. Faut pas commencer à attirer l’attention derrière, y a mad’moiselle Song qui f’ra son truc. »

« Ouais… »

« Bon bah ça va. Y a une rue qui divise leur quartier en deux ou un truc comme ça ? »

« Ouais une rue. »

« Ok bah on va pas plus loin qu’ça. »

Il a acquiescé. Putain… J’soupire et… J’fais un signe et on commence à marcher, et genre un peu courir pour certains, pour aller d’vant l’quartier, en s’déployant d’vant comme des dingues. Et ça commence. Et comme début, j’entends « Vous avez l’bonjour des Songes !! »

On commence à canarder les quatre qui sont apparents et putain, j’dis on mais j’ai rien glandé. J’ai un flingue en main mais j’ai super peur d’faire n’imp avec. J’sais… pas du tout utiliser cette connerie. Les gars commencent à avancer vers la rue pour s’faufiler dans l’quartier.

Et là, bag dad… Ca a commencé à tirer d’partout. J’ai vu bien quatre gars tomber sous une rafale de tirs de dingue. Les tirs, mais… mec c’tait une sulfateuse, j’sais pas quoi !


« Planquez-vous !! » qu’a hurlé Crible. Et tout l’monde a essayé d’se planquer en répliquant, genre tir approximatif mais mec, quand j’te dis qu’on s’faisait canarder… On était cinquante et la rue toute entière d’vant leur bloc s’faisait arroser. J’me suis planqué près d’l’entrée d’un immeuble, derrière l’enfonc’ment d’la porte, complètement paumé. Et j’les vois, les Songes, à courir un peu partout.

« Putain Crible ! C’est quoi c’délire ?!! » J’le vois chercher les tirs en l’air, genre. Putain j’suis trop con. J’ai r’gardé les toits des immeubles du quartier. Foutue ville super haute.

« Mais c’est n’importe quoi, Jecht !! Putain mais ils nous attendaient, c’est… » Une balle frôle Crible. Oh putain non mais… c’est une blague ? Le chaos, j’avais dit. J’voulais qu’ça s’cogne, j’voulais réveiller les tensions mais là ? On va juste perdre les Songes !!
Putain j’les vois. Y a bien dix gars au… seizième étage d’un batiment, donc super haut, à des f’netres différentes. Ils ont une putain d’vue, les connards.
« Là ! En haut ! » qu’y dit, Crible, comme il les a remarqués aussi ! Et là… putain de Marrakesh, ça commence à tirer vers là. Les mecs s’planquent mais continuent d’tirer, et comme… putain mais bien cinq minutes qu’on reste comme ça, c’est insout’nable!

Putain! J’sors de là ! Un truc à balancer, un truc à balancer !! Et j’ai vu une putain de benne à ordure. J’l’ai prise par un d’ses bords… j’ai tiré l’truc vers moi, l’ai fait décoller du sol et l’ai lancé juste au-dessus d’moi, à huit mètres de haut.
J’ai sauté, j’ai putain… de sauté sur mon saut… j’ai atteint l’truc qui chutait déjà et merde, je leur ai fait un foutu


« Jecht Shoot ! »

L’truc a foncé comme une fusée quand j’ai shooté dedans comme un fou, droit sur les fenêtres d’où ça tire. Et putain, droit dedans. Ca a fait un bordel pas possible, ça a tout cassé, fenêtres, murs, berceaux. Ca a arrêté de tirer pendant… chais pas !

« Foncez ! »

Et ils sont partis dans la rue qui entrait dans leur quartier. Ces enfoirés savaient carrément qu’on v’nait, ou alors ils postaient toujours dix gars au-d’ssus d’un immeuble mais j’y crois pas. On aurait fui, franchement, si y avaient pas vingt Songes à l’intérieur, avec la p’tite. Non, j’ai l’air d’m’en foutre d’eux mais… non si. C’est vrai. Mais j’m’en fous pas d’perdre les Songes.
Putain et moi j’reste là… à attendre qu’les mecs dans les batiments s’réveillent. Ouais, j’dois couvrir. N’imp… Enfin bon, j’aurais servi à rien à l’intérieur, sauf à péter des trucs. Et… j’peux l’faire ici. J’attends plus qu’des mecs s’relèvent du seizième. J’prends un lampadaire et mec. Comme un javelot, j’le lance. Et j’commence à balancer des trucs comme ça. Au début, dans l’immeuble qu’attaquait. Puis un moment ?

J’ai commencé à lancer un peu au hasard dans les immeubles de leur quartier qui pouvaient nous menacer. Putain mec, ça c’est un tir de couverture, de barrage et de suppr…ession ?

Quinze minutes plus tard, sans vraiment avoir été emmerdé plus que ça… des mecs ont commencé à rev’nir en tirant en l’air, c’genre de truc, style… t’es un cowboy ? Mes gars les ont couverts et moi j’me suis grave touché. Putain… Ca a l’air de rien mais j’ai bossé; J’ai vite fait compté les morts, juste dans c’boul’vard et mec, j’te mens pas. Rien qu’ici, d’vant moi. Quinze types raides. Quinze. D’accord notre quartier est surtout chaud pasque chaque putain de gamin de cinq ans a son flingue… c’est Port Royal dans un quartier. Mais quinze gars c’est énorme dans un gang. Après, ils auront perdu plus, les Gang Gang Blood… sauf qu’y a pas qu’eux. Quelle connerie.
On rentre et…


« Freddy est mort, Jecht. » que me dit Cribble, une fois qu’on est r’tourné au club.

« Ah c’est au moins ça… »

« Mouais écoute. »

« Putain mec… déjà attends. Joggo, il pue… Toi, j’te kiffe. »

« Joggo est dead, justement. »

« Félicitations, alors ! Mais j’adore comment tu m’parles, style on fait des affaires sérieuses et tout. J’ai l’impression d’être plus street grâce à toi. »

« On en a buté… masse, là-dedans mais… »

J’me r’trouve trente minutes plus tard au… truc. J’suis entré, j’ai d’jà oublié l’nom. Pour retrouver la mignonne.

On en a buté masse, ouais génial. Et putain je suis sûr qu’on s’est imposé, notamment en lançant une benne à ordure à soixante mètres de hauteur. Mais Freddy, c’était pas l’chef, qu’il m’a dit, Cribble. Freddy, c’t’un débile. Un autre Joggo, en gros… Et… J’sais pas. J’sais qu’elle m’a jamais dit qu’c’était l’chef mais comment dire. Son plan, c’était d’la merde. On s’est fait cueillir. 26 gars, qu’on a perdus. La meuf… a complètement déconné.

Et j’l’ai r’joint. Dans sa chambre, direct, qu’m’a renseigné l’gars au bar. J’étais d’bout dans sa chambre, content qu’elle se soit pas cassée, comme j’pensais qu’elle allait l’faire. La meuf, elle f’sait ses trucs, l’air comme si c’qu’on avait fait, c’tait rien.
J’l’ai r’gardée longtemps sans dire un mot, t’sais.


« Putain… » J’ai rigolé, genre jaune, en m’grattant la barbe. « Chais pas pourquoi j’m’attendais à un truc de fou. » Je me suis assis sur le lit en lui tournant l’dos. J’rigolais plus. « J’ai perdu trente gars pour que tu puisses tuer un connard. Donc là, franch’ment… » J’l’a r’gardais pas, j’te dis. J’avais les mains jointes, j’étais penché en avant, les bras sur mes g’noux. « Je m’demande comment ça s’passe quand tu t’plantes. Parce que vu l’désastre d’aujourd’hui, t’as… excuse-moi. Aucun putain de talent. »

J’ai fait une pause… J’avais lancé une putain de benne à ordures, j’le répète. Elle avait intérêt à flipper un peu et respecter mon silence.

« Ou alors tu nous as vendus. Pasque j’vois aucun putain d’songe pour être assez gogole pour filer des infos aussi dang’reuses à un gang qu’on aurait démonté en temps normal, sans ta gueule. »

Donc putain elle allait m’dire c’qu’elle était. Une poucave ou une naze.

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Ven 3 Nov 2017 - 9:44
Je rejoins le Blue Dragon et je demande une chambre pour deux. Le bar commence à se remplir à cette heure et l’on voit des personnalités du monde des affaires d’Illusiopolis commencer à arriver. Histoire d’être tranquille, je décide de rejoindre le niveau supérieur. Je monte les petites marches de l’escalier en bois pour rejoindre l’étage. Je traverse les couloirs menant aux chambres louées pour une nuit et je rentre dans la pièce où cette mission va se finir. La pièce a un certain charme, de jolis tableaux, un grand lit pour deux personnes, un vase avec des fleurs. Il y a même une salle de bain avec des toilettes. C’est incroyable, n’est-ce pas ? J’appréhende quelque peu la réaction de Jecht. Mon plan a fonctionné mais les Blood Fists ont été plus tenaces que je ne l’aurai pensé. J’espère qu’il ne tient pas trop à ses hommes. Je m’allonge sur le lit, habillée je précise et j’attends qu’il arrive. Je ne cache pas d’armes sur moi, de toute manière je n’ai pas la force pour me défendre physiquement face à lui. Lorsque je l’entends arriver, je me redresse. Il rentre en silence et me regarde un moment sans rien dire. Je ne sais pas si c’est un bon ou un mauvais signe. Jecht éprouve une certaine réserve sur la valeur de mon plan d’attaque. Il a parfaitement raison, ce plan n’a pas une véritable valeur stratégique, mais c’était nécessaire pour ma mission. Maintenant, il va falloir que je fasse amende honorable auprès de lui. Mine de rien, il m’a beaucoup aidé et il a beaucoup perdu se faisant : j’ai l’âme généreuse pour une fois. Cependant, je ne vais pas lui dire que je les ai vendues, sinon c’est ma vie qui va être écourtée. Je m’assoie à côté de lui, mais je ne le touche pas encore, je ne veux pas qu’il me repousse.

« J’ai été moi-même très surprise de ces hommes. Mon plan devait normalement fonctionner. Mon plan aurait dû marcher, mais manifestement les Blood Fists savaient que quelqu’un allait venir, et cela a perturbé le plan. Je suis réellement désolée pour vos hommes, Jecht, mais je ne suis pas la responsable de cette fuite. Les Blood Fists avaient peut-être des éclaireurs dans les quartiers voisins qui ont donné l’alerte avant que nous atteignons leurs rues. Ce… Massacre, n’était pas mon plan. » dis-je, tentant d’être la plus sincère possible.

Bien entendu, le nombre de morts conséquent est un bon point pour ma mission, même si je rentre dans la catégorie de l’excès de zèle avec. D’un côté, je suis contente pour ma mission, mais de l’autre, j’ai un peu de peine pour ce Jecht. Certes, c’est un rustique avec une certaine tendance pour la boisson, mais il a un aspect… Attachant ? Je laisse planer un silence quelques instants et je reprends mon argumentaire.


« Pour Joggo… J’ai fait ce que j’ai pu. Il a eu un coup de sang quand il a vu notre cible et il a voulu le tuer lui-même. J’ai essayé de le retenir mais c’était déjà trop tard. Je l’ai vengé du mieux que j’ai pu… Je suis vraiment désolée que ma vengeance a été si coûteuse pour votre groupe… » dis-je, tentant de susciter une réaction chez Jecht.

J’attends de nouveau quelques instants. Il reste dans sa position au bord du lit. Je ne sais pas quoi faire d’autre. Il n’a pas l’air content, je ne vais pas lui sauter pour l’embrasser si c’est pour me faire projeter sur vingt mètres derrière. Je tente une dernière chose avant de le laisser faire son choix. Je vais toucher son avant-bras gauche et lui dire un mot sensé et un mot doux.


« Au moins Jecht, maintenant, les gangs du secteur vont respecter les Songes et leur incroyable capacité de combat. Je sais que cela ne sert à rien pour ceux qui sont morts, mais au moins ils ne sont pas morts pour rien. Ils sont morts pour les Songes et Illusiopolis toute entière va désormais respecter ce nom… » dis-je, le ton le plus doux et moelleux possible.

C’est le mot sensé, maintenant le mot doux pour tenter de le détendre un peu.

« Je ne peux rien dire vraiment de plus Jecht. Vous m’avez vengé, vous et votre gang et je vous en suis très reconnaissante… Maintenant au vu des circonstances, je comprendrai que vous n’ayez pas envie de passer un moment avec moi… Je tiens cependant à vous offrir ceci avant que vous ne partiez. »

Je me mets à genoux devant lui, il a la tête baissée, ainsi je peux voir son regard. Je m’avance doucement vers sa tête et je lui offre un baiser sur son front. Je fais en sorte d’être la plus délicate possible, pour qu’il ne me repousse pas déjà et ensuite pour qu’il sente mon honnêteté – faussée, certes mais l’intention est là – et mes excuses sincères. C’est vrai que j’ai un peu abusé sur le nombre de morts côté Songes… Mais au moins les Blood Fists sont au bord de l’anéantissement. Une fois le baiser fait, je fais un petit sourire gêné à Jecht et je lui offre une option de sortie s’il le souhaite.

« Je vous laisse décider Jecht. Je vais aller dans cette salle de bain. Je suis encore une fois, sincèrement, désolée pour vos pertes. Maintenant… » dis-je tout en regardant la porte de la salle de bain.

« Si vous voulez partir, je vous comprendrai. Si vous voulez rester avec moi ce soir, toquer sur la porte de la salle de bain et nous essaierons d’oublier toute cette histoire. »

Je m’éloigne de lui et je m’enferme dans la salle de bain. J’en profite pour remettre à jour mon maquillage et vérifier que ma petite tenue est toujours en place en-dessous de mes habits. Sait-on jamais. Lorsque j’ai fini, je m’assoie sur les bords de la baignoire et j’attends.

Patiemment.
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Ven 3 Nov 2017 - 10:23
… Pff… Putain elle savait y faire, cette connasse. Elle m’touche, elle m’embrasse sur le front, elle me parle de bain, elle me rassure, elle me parle de bain. Va pas croire que j’m’en foutais de c’qu’y s’était passé pour autant. J’vais t’expliquer un truc. Un genre d’histoire possible, t’sais. Style… t’es le gang des Bloodfist, imagine. Et t’as un éclaireur rue des lilas qui voit arriver plus de cinquante gars armés jusqu’aux dents, ouais ? L’éclaireur… il se grouille de venir te le dire, ouais ? Alors tu prépares tes gars, t’envoies des mecs se poster au seizième étage. Jusque-là, pas de souci. Alors quoi ? Son histoire était putain de cohérente ! Ca d’vait être un éclaireur !

Mais y a un truc qui marche pas. Non deux.

De une, les éclaireurs, ça existe que dans les films. Dans toutes les vraies situations du monde, au mieux t’as un mec qui fait le guet. Et c’est genre quand… tu fais un truc. Là, les Bloodfist y f’saient rien. Y braquaient pas une banque j’veux dire. Puis si t’as des balances, des indics… a ton avis. Non… plutôt, mets-toi à la place de l’indic. 70 gars vont défoncer tes potes dans leur quartier. T’y vas pour gagner cinquante boules ou tu t’dis « hep ! j’vais m’chercher d’autres potes ! ». Moi j’ai une préférence pour la deuxième, t’vois.

Mais de deux, putain de merde… Je sais reconnaître des gars qui se sont apprêtés à m’recevoir… et des gars qui me piègent. Et des types qui attendent qu’on tire comme des fous pour faire feu, c’est du sang-froid à l’état pur. Et Bloodfist, ça fait un peu techno comme nom. Tu peux pas être de sang-froid dans ces conditions, frère.

Mais c’tait pas forcément d’sa faute. Mais la meuf est trop bonne pour le quartier, trop bonne pour Jecht et… trop classe pour vouloir se venger d’un cassos. C’est surtout ça. Mais putain elle avait l’air sincère, j’avoue. Et le bain.

Ouais… J’ai rien dit. J’l’ai… j’ai r’gardé son âme. Mec. Ouais. J’pense qu’elle était sincère au moins pour ses r’grets et tout. C’est pas forcément une balance ou une piégeuse mais elle a p’têtre fait une connerie, t’vois. Genre trébucher et s’retrouver à dire accidentellement des trucs qui faut pas à des gars qui faut pas. Mais j’te jure, c’était la peine d’avoir l’air si sûre de soi, pour c’prix-là. Joggo j’m’en foutais. J’avais déjà presque oublié son nom avant qu’elle l’dise. Non j’tais content. Cribble f’rait mieux l’boulot. Puis il m’avait vu soul’ver une benne et ça marque les esprits peut-être autant qu’une Asiat’ dans un bain. Putain d’ailleurs j’savais même pas si elle m’invitait à la r’joindre pour s’laver ou si c’était genre « Toque et… j’arriverai après m’être séchée et on mangera des pâtes et on le fera dans l’noir ». Non moi, l’eau ça m’excite.

Putain, j’peux quand même être une bite, parfois. Fallait qu’j’prenne ma décision… pas concernant le bain ou la soirée pasque ça c’était tout vu mais… concernant les Songes, frère. On a été négligents. Ici, on a perdu masse mais on a peut-être l’occasion d’améliorer un peu l’standing du bouge. Les autres gangs vont forcément nous craindre, c’est pas faux. Faut p’têtre réinjecter du fric, réarmer pour être sûr qu’ils puissent rebondir et tout défoncer. Mais putain cette connerie a débloqué la situation où y s’passe rien, donc c’est pas plus mal. Là, tout l’monde va flipper. Mais faut pas que ça r’ssemble à une tyrannie où les autres osent rien parce que là ce s’ra la merde…

Bref… J’me suis l’vé. J’ai r’gardé la porte de cette salle de bain. Rien à faire, hein ? L’alcool, j’le sens plus du tout et du coup. J’ai grave envie mais mec. J’ai envie d’quoi ? Putain, on pourra pas dire encore une fois que Jecht est un crétin. Jecht est hyper malin, plus malin qu’tout l’monde, et suffisamment pour écouter cette putain d’conscience qui a la voix de Belle.

J’suis marié.

J’lui aurais bien laissé un mot mais franchement. Euh… bah j’suis viril. J’vais pas commencer à écrire des trucs. Alors j’me suis cassé. Et… et voilà.

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Ven 3 Nov 2017 - 10:46
Cela fait maintenant bien trente minutes que j’attends dans la salle de bain. Je n’entends rien dans la pièce à côté. Je ne sais pas si c’est bon signe ou pas. J’attends encore un peu, j’attends. Je décide de prendre un bain, le temps qu’il se décide. Je joue un peu avec la mousse. Je me prépare psychologiquement à devoir satisfaire un homme. Un autre, le suivant dans une petite liste qui commence à être assez grande avec le temps. Vous me voyez comme une vilaine coureuse de remparts c’est ça ? Non. Je n’ai pas eu le choix la plupart du temps. Ne me jugez pas pour ça, on fait ce qu’on peut pour survivre. Pour éviter un nouveau mariage arrangé, j’ai fait ce que j’avais à faire auprès des autorités compétences. N’empêche, il commence à prendre son temps Jecht. Je me demande s’il est toujours là, ça fait un moment pour réfléchir quand même.

Jecht n’est pas le genre de personnes que j’imagine hésiter quand on arrive à la partie « relations intimes, très intimes ». Et pourtant, j’ai faux sur toute la ligne. Je sors de mon bain et je remets quelques vêtements. Je sors de la salle de bain et je trouve une chambre vide. Il est parti. Sans laisser un mot, sans laisser une trace. Je suis surprise et en même temps je suis contente de ne pas devoir sacrifier un peu plus mon honneur pour le remercier. J’apprends une nouvelle leçon : les choses qui paraissent évidentes ne le sont pas toujours. J’en ai la preuve. Un homme que je pensai simple d’esprit, se révèle bien plus complexe que ça. C’est étrange, mais je souris. Je suis satisfaite de l’avoir rencontré finalement cet homme un peu rustique, nous n’avons peut-être pas les mêmes objectifs mais il a attiré ma curiosité. Nous nous reverrons un jour, si le Destin le veut.

Je ne perds pas plus de temps, je prends mes affaires, je me rhabille correctement et je sors de la pièce. Je rejoins la grande salle du Blue Dragon, maintenant très bien remplie. Je vois que quelques hommes tournent leurs têtes vers moi, on sent les prédateurs en mal de proies comestibles. Je me dirige vers le bar et je prends un dernier verre avant de partir.


« Un thé à la fleur de cerisier, Madame ?
- Comme d’habitude. »

Je patiente un peu. Quelques hommes tentent de flirter, je les rejette rapidement. Quelle aventure toute cette histoire tout de même. J’espère que le Président sera satisfait du résultat de la mission. J’ai fait plus que nécessaire je dirai. Cela fut difficile, et je ne vous cache pas que je ne le referai pas tous les jours. Au moins, j’ai la sensation d’avoir bien accompli ma tâche. Je bois mon thé avec un petit sourire en coin, repensant à la grande bataille de rues que j’ai réussi à organiser. Je parie que l’on va en entendre parler pendant très longtemps de toute cette affaire. Mine de rien, il y a eu beaucoup de morts, des deux côtés. Je finis mon thé et je me dirige vers la sortie.

Je traverse la ville d’Illusiopolis dans un taxi et je finis par rejoindre l’astroport de la Shin-Ra. Je rejoins mon pilote attitré, il m’attend avec les affaires envoyées par Toma. Je regarde mon pilote.


« Vous avez vérifié le sac ?
- Oui, Madame. Il n’y a que vos affaires.
- Parfait. Décollons vite. »

Il m’aide à monter dans le petit vaisseau et nous voilà de nouveau en route pour le Vaisseau-Mère. Le voyage se fait en silence et nous rejoignons notre point d’arrivée sans problèmes. Au final, même si ce fut difficile, j’ai réussi. Je suis un peu fière de moi tout de même. Je ne dis pas que j’ai hâte, mais j’aimerais revoir Jecht un jour. C’est un homme que je souhaite mieux connaître, il ne m’a laissé paraître qu’un homme dur et un peu macho, mais il doit y avoir quelque chose d’autre en-dessous de cette protection.

Un jour, peut-être.
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Ven 3 Nov 2017 - 23:05
Bon ! Je vais être honnête 5 minutes. Lisez jamais un RP au fur et a mesure si vous devez le noter. C'est chiant, faut tout relire, et pour le coup, vos posts font trois bornes, c'est... une charge de taff de bâtard. J'pensais pas faire ça aujourd'hui, j'vais quand même le faire. J'suis quand même chaud et le RP est bon cela dit. C'est juste long ^^

C'est parti.

Bon j'vais pas faire post par post, mais mec par mec, avec une synthèse globale. Cependant, j'pense faire un truc spécial premier post de Huayan. C'est... logique selon moi. Ca sera p'tete pas long mais voilà.

Donc ton premier post, femme au nom imprononçable... j'ai bien aimé, déjà. L'ambiance d'Illusiopolis est bonne, c'est sympa. Je retrouve ce que j'en pense, quoi que c'est p'tête en version light, mais ça va ! Ta description de combat est bonne aussi, mais j'ai l'impression que tu prends pas souvent des coups dans la gueule c'est dommage ^^ M'est d'avis qu'un pain dans ta bouche te ferait pas de mal ! P'tite... Bref ! Non en vrai, hésite pas à te prendre des coups, ça rend le perso plus... réaliste et moins OP. J'suis en fin de RP, donc j'me rappelle plus trop trop mais il me semble pas que y'ait eu beaucoup de ça. Pourtant c'est quand même un délire de guerre de gang, donc bon.

Toma, j'aime bien. J'ai du mal à la cerner, mais j'aime bien. Elle me semble cohérente du moins. La relation qu'elle a avec ton personnage est cool. C'est... difficilement qualifiable, un peu bizarre, mais ça sonne Illusiopolis quand même. Non, j'aime bien, vraiment.

Autant... la rencontre avec les bloodfists, j'suis moins convaincu. Ca se passe un peu trop facilement à mon goût. Ici, j'aurai vu plus de difficulté, ne serait-ce que pour s'approcher du truc. Qu'ils acceptent de t'écouter, truc machin. Un peu plus de résistance de leur part aurait été cool j'pense ^^ Et leur interprétation... J'sais pas. J'dirais que ça peut passer, mais ils ont l'air quand même vachement cons et... faibles ? Pourtant tu nous les présentes comme un gang assez sexy, mais non... Le mec se ièch dessus et tu passes. Putain, j'aurai été garde je t'aurai mis un pain dans la gueule et j't'aurai envoyée voir Freddy avec un flingue sur la tempe j'pense. Enfin soit ! J'dis que j'suis pas convaincu hein... pas que c'est d'la merde. Ca se lit quand même bien !

Les Songes eux... sont plus proches de ce que je pense d'un gang effectivement. A nouveau, j'pense que tu t'en tires facilement, mais c'est moins gênant. Parce que l'ambiance est dure, et là, on imagine pas une bande de branleurs mais un vrai gang. C'est violent, c'est direct, c'est... bah merde quoi, un gang ^^ Et donc tu fais ce qu'ils te disent... Le fameux songe arrive, et le RP... J'vais pas dire commence, mais... nouveau point de départ.

Et donc, histoire de faire ça chelou, j'vais pas rester sur Huayan, mais sur Jecht. J'reviendrai à Huayan après.

Bah, mec... C'était cool. J'ai franchement bien aimé. C'est... bah c'est drôle, et on s'imagine bien le truc. T'as une façon très à toi de décrire les choses. Et tu utilises aussi de superbes expressions telles que « J'ai rôté ma vie ». C'est.... stylé. Le choix des mots est bon, c'est harmonieux. C'est... Non mais t'es crado, j'imagine bien le rot méga guttural qui bon le mort. Le mec bourré... tu le joues bien. Tout vient vraiment des petites expressions en fait. C'est le secret du truc j'imagine.

Puis merde. Ce gars à l'air méga cool. « Ukiyo, Roxas et Barnabé ». Ca défonce. J'veux voir le film.

Et puis la suite est... Bah j'pourrai en dire exactement la même chose que l'paragraphe du d'ssus. C'est stable en fait. Y'a pas un moment moins bon qu'un autre.
Ah oui, et évidemment, sourire banane tout l'long hein. Sinon c'est pas drôle.

Ouais non, j'vais faire au fur et à m'sure en fait. Donc on repasse à Huayan.

Le début de ta réponse. Entre le cynisme et « l'espère de goret »... Ca va dans la continuité de Jecht c'est rigolo.T'es plutôt hautain, en restant drôle. J'aime bien ouais ! Bon tu fais toujours ta pute à tout l'temps parler d'tes nichons, mais ça c'est dans le personnage hein Very Happy Par contre quand tu parles de pas l'noyer dans tes paroles... C'est raté. Tu parles troooop ! J'dirais pas que c'est un mal, mais... p'tete que réduire la quantité de paroles pourrait t'être profitable. Là, ok... T'exposes ton plan donc c'est normal quelque part... Mais fais attention à ça. C'est pas erreur fatale, mais ça peut p'tete être bien. Pour autant t'as une sacrée paire de couilles. Tu connais les mecs ni d'Eve ni d'Adam... Tu te fais griller chez eux... Et tu proposes de venir à l'assaut ? C'est chaud ^^ C'est couillu surtout.

Et te revoilà que t'es en train de proposer ton cul ! Ben voyons ! C'est bien la peine de pleurer dans les bras de Cypher en disant « Mais j'ai du faire ça pour la compagnie quand même »... Ouais en attendant, c'est toi qui proposes cocotte !

Ouais bon, ça va j't'embête.

Et Jecht ? Beau gosse. Ouais ok, il est bien conservée... Mais là il est surtout méga torché ! Je sais que c'est la strat' hein. Mais il est torché, quand même. Connaissait le bestiau, lui proposer ça, c'est à tes risques et périls.

Et justement, en parlant de Jecht... On arrive à son post. Transition de ouf guedin, je sais.

Donc Jecht... Putain j'ai rien à dire de plus que c'que j'ai déjà dit. Y'a rien qui cloche. Tu fais le taff, tu dis c'qu'il faut ET pour ton perso, ET pour ta condition... particulière. Non, ça me va, ça passe, ça reste drôle... Y'a de l'égo trip, ce qui sied à ton perso... Ouais il peut s'le permettre... Putain, ça m'gave, j'sais pas quoi te dire.


Pour autant, ton truc d'école de kung fu machin. J'trouve pas ça con. C'est un raisonnement qui reste dans le perso, et qui est vrai. C'est même plutôt malin à vrai dire. J'suis content ! Mais j'sais toujours pas trop quoi dire.

Ah Huayan, c'est dommage. C'est un truc qui t'arrive quelquefois j'ai remarqué. Tu réponds... à la perfection à la question de Jecht. T'en avais su un peu trop sur les Turks aussi dans ton RP avec Cypher, en le qualifiant de « fantôme » dans ta lettre. C'est bien... parce que ça montre que tu lis les trucs, mais faut pas t'en servir en RP si ton personnage n'était pas là et/ou ne peut pas le savoir. Ici, Jecht est bourré et tu réponds par la vérité j'crois. Mais voilà, tu vois c'que j'veux dire.

Ah oui non ok... le flot de paroles est voulu, tu le dis en RP. Pour c'coup ci, ça va, c'est par intérêt. Mais je maintiens ma p'tite remarque ^^

Putain, j'dis quasiment rien sur les posts... J'essaie de m'arrêter sur les trucs que j'aime pas, histoire de dire des choses mais c'est chaud. Pour l'instant ça va bien.

Jecht... « l'attaque des gitans sur l'église des pédés ». Parfait. C'est... Non allez, franchement c'est pas bien, mais j'ai souri.

Bah ouais voilà. J'ai l'impression de pas t'noter. Mais tout est bon. C'est maîtrisé. Le coup de Jecht et des songes pantouflards est bon, le flingue... Jecht avec le flingue, c'est marrant, ça nique toute la scène. Non. J'ai... rien à dire à nouveau.

Ah Huayan ! La lumière machin truc derrière les tours d'Illusiopolis. Ouais non. Illusiopolis, c'est nuit le jour, et nuit la nuit. Point barre. Cherche pas, c'est comme ça ^^ C'est chaud d'le savoir, c'est marqué nulle part, donc... impossible à savoir sans KH quoi. Mais voilà, j'te l'dis !

Putain, Joggo est un putain de cassos. Il m'énerve ^^ On dirait un vieux gamin et ouais... vous avez raison, se teindre les cheveux en jaune ça fait con. Qu'il crève ce connard ! T'as vu comment j'commence à galérer pour toi aussi ? On arrive au moment où on est en plein dans le RP. Toi aussi ça y'est, le moteur est en marche, j'vois pas spécialement de conneries. Le style continue d'être bon, tu reste toi en fait. J'pense que là ouais, la machine est lancée. J'peux rien de dire plus, merde.

Parce que ouais, l'opé est bonne. Ca me semble logique. C'est directement inspiré de films d'action. J'veux dire... J'vois le film. Tu m'aurais rajouté Statham dans le tas ça m'aurait pas fait bizarre. Ça tire dans tout les sens, ça chie des bulles... Et la description est bonne. Voilà ! J'peux pas dire mieux.

Puis voilà... Shinra oblige, tu niques les deux. Freddy et Joggo. La scène est bonne. Freddy se fait fumer, et t'as le coup du « Bien joué, Jim ! … Jim ?... JIM FAIS PAS L'CON » et boum, le mec bute son « pote ». J'sais pas si tu vois, mais voilà. Ca passe bien. Là, j'dirais que t'as bien choppé l'occase. Bien amené, bien décrit. J'en profite pour le dire ici, parce que je suis pas sur de l'avoir dit encore.

Et là, dernire ligne droite ! Le machin dure depuis Août, j'sais pas pourquoi, vous avez décrété que ça se terminerait aujourd'hui. Bah... cool ? Ouais cool. Tant mieux !

Donc Jecht/Cribble. C'est cool. Jecht est complètement paumé. Tout ces trucs de gangs, il le dit lui même, c'est pas son délire. Il sait pas faire et... tu le fais bien ressentir. T'es décalé (cf les bazooka) avec la réalité, t'es pas foutu de balancer un plan, et... t'es toujours en galère avec ton flingue. C'pas ton truc... Toi c'est les bennes hein. La finesse c'est important. Donc voilà, ça finit en tir aux pigeons a coup de bennes à ordures c'est cool. C'est marrant aussi d'se dire que merde... Au milieu de tout ça, tu sais juste pas quoi foutre ^^

Nan ouais, Cribble est bon.

Ah prise de conscience, c'était un plan de merde ! Bizarre, je m'y attendais pas. J'sais pas, moi j'suis comme toi, j'vois que mes potes ont capturé un type chelou, qui ressort de chez les ennemis, et qui demande à me parler au bar pour me proposer une opé. Le gars j'le connais pas, mais j'y fais confiance, j'sais que ça sent pas le piège de merde. Gogol ! Ok t'étais bourré, mais... merde ^^

Enfin ça va, là t'es vénère. Tu lui en mets plein la gueule, c'est bien. C'est plus réel, moins bourré. On sait qu'elle va s'en battre les couilles mais ouais. Un peu rigolo d'y gueuler dessus alors que... c'est carrément de te faute ? ^^

Huayan.
« Je suis désolé mais j'ai pas poucave ». Chaud. T'as été repérée à côté d'chez les connards, c'est toi qui demande cette opé, et tu t'attends à c'que ça passe ? T'as confiance en ta poitrine dis moi.

Et... Voilà. Tu mens, tu tournes ça bien, tu proposes ton boule... Ouais, du Huayan quoi. J'vais pas répéter 50 fois. C'est bien.

Jecht... Tu relativises, t'essaies de savoir où ça merde... mais j'sais pas. D'après ta reflexion, tout porte à croire qu'effectivement Huayan a fait d'la merde, et pourtant non. Pirouette pour pas la défoncer, on dirait. C'est étrange. On dirait que tu t'es forcé ^^

Et t'es qu'un putain de connard ! Tu fonce dans c't'opé de merde juste pour le boule de Song... Tu te fais niquer, et tu choppes pas ta récompense ? T'as bien fait de te barrer des mercenaires, mec. Parce que si tu faisais ça sur tout tes contrats, tu t'es fait enfler de ouf. Putain j'y crois pas. Tu fous la merde, et tu prends pas ce pouruqoi t'as foutu la merde ?

Et Huayan t'es une vraie pute.

Mais ton ending est sympa. Bon... mois classe que celui de Jecht, mais il est cool. J'peux... rien en dire. J'y vois pas de mal, et le bien que j'en pense à déjà été dit maintes et maintes fois.

Bon... bah c'était pas facile pour moi !
Et si c'est pas facile pour moi... ça le sera pas non plus vous :

Huayan :
Difficile : 43 xp, 430 munnies, 4+1 PS. Full dex.

Jecht :
Difficile : 43 xp, 430 munnies, 4+1 PS. Full vitesse.

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