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Le Dynaste de Rubis
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Mar 8 Aoû 2017 - 15:47
Le Sommet des Arts était sans nul doute l'un des plus beaux endroits dans lequel il avait eu le plaisir de résider. De ses hautes tours à ses halls noyés de lumière, de ses larges salles d'étude à ses agréables appartements, Sauron s'y retrouvait parfaitement. Il n'était presque pas nécessaire d'ajouter que ses derniers lieux de vie prenaient en compte un palais en proie aux révoltes, une forteresse perdue en plein blizzard et, aussi, les catacombes dans lequel il avait eu le déplaisir certain d'échouer. Ceci après son trépas, orchestré d'une main brouillonne par une princesse dotée d'un caractère probablement mieux trempé que sa lame. Il se devait rajouter à cela qu'il n'y avait plus lieu de s'inquiéter ; il avait eu mûrement le temps de réfléchir à ses actes passés, ne les regrettant que très peu.

Sauron avait la nette impression que le voyage en vaisseau jusqu'à la Conquête de l'Ouest prenait à peu près trois fois plus de temps que son sommeil ténébreux, qui avait probablement duré quelques centaines d'années. Il n'avait jamais compté. Y repenser lui aurait probablement fait mal s'il était capable d'éprouver autre chose qu'un ennui feint, cachant le vide de son ressenti sur le monde, probablement.

Il allait de désillusion en désillusion. Alors qu'il débarqua, comme les quelques autres voyageurs ayant partagé son infortune, ce fut dans un monde nimbé de poussière. Le soleil était caché par d'épais volutes de cette terre sèche et claire qui s'étendaient à perte de vu en formant d'imposantes mesas à l'horizon. Ce monde entier semblait composé d'une palette de tons semblables et fort peu esthétiques, aussi jugeait-il.

La ville, elle, était déjà plus vivante, fourmillant d'activité, d'hommes et de femmes vaquant à leurs occupations en ce début d'après-midi. Il n'était pas là pour les observer, aussi ne s'arrêta-t-il pas. Il ne tenait pas à passer plus de temps dans ce monde que le strict nécessaire requis pour sa mission. Même en pressant quelque peu le pas, le vent balayant ses vêtements noirs ainsi que ses cheveux, il ne pouvait s'empêcher de détailler quelque peu ce monde dont peu d'informations n'étaient encore connues.

Bien entendu, beaucoup de choses avaient probablement pu se passer entre l'instant où il avait reçu l'ordre de mission de la part de Genesis et le moment où, enfin, il accomplissait cette dernière. Le monde venait alors d'être découvert et tout restait inconnu à son propos. Aussi, il y avait alors beaucoup plus à faire que maintenant. La chose la plus notable était sans doute de vérifier si l'air était respirable, s'il y avait de la vie... Désormais, tout était on-ne-pouvait plus clair ; ce monde était tout à fait civilisé, un peu rustre, mais plus plaisant qu'il ne l'eut cru. Le Dynaste n'y resterait pas plus de quelques heures, aussi espérait-il, l'hospitalité de ce monde lui paraîtrait très vite horripilante.

En apprendre plus sur ce monde était, aussi tard depuis sa découverte, tout à fait inutile d'un point de vue logique, mais Sauron s'attardait tout de même sur les détails. La manière dont les bâtiments étaient construits, les commerces, l'armement des personnes présentes. Le Consulat possédait un meilleur armement, à première vue ; Sauron haussa un sourcil puis s'en désintéressa bien rapidement. Les bâtisses en bois étaient sommaires, mais charmantes, mal construites mais tenant malgré le vent et le soleil. Le bois déteignait et accentuait cette impression de pâleur qu'avait ce monde. Pâleur rehaussée par les robes de ces dames, aux formes aussi extravagantes que leur coloris. Du violet, du vert. Et que dire des chapeaux ? Perchés sur des chignons de cheveux bouclés, ces couvres-chef étaient d'étranges amas de mousseline aux couleurs chamarrées. Un choix fort... intéressant, se disait le sans-cœur.

Le Mog que Sauron cherchait dans cette ville tenait un saloon. Un saloon, et bien c'était un endroit communautaire où les hommes se réunissaient principalement pour boire, échanger, jouer aux cartes, profiter de musique dissonante jouée au piano, et fumer. Sauron eut le loisir d'en juger lors de son exploration approfondie – ainsi appela-t-il l’inspection méticuleuse et silencieuse de tous les bars que comptait la ville. Il y en avait un qui était bien plus grand que les autres ; nommé le Double Colt, il était sis d'un côté de la rue principale, à pleine vue de la mairie.  A l'intérieur, une décoration particulière, des hommes se retournant face à l'énergumène roux qui les observait de ses yeux perçants, peut-être un ou deux mots envers un étranger fort étrange, mais pas de Mog.

Sauron savait ce qu'était un mog, et ne s'attendait pas du tout à en voir un en ces lieux. Mais comme il l'avait appris, ces petites créatures étaient éparpillées au sein de l'univers et s'acquittaient de tâches de confection, d'artisanat. Et elles le faisaient admirablement bien, ce qui avait probablement poussé le Consulat à en rechercher, aussi songeait le sans-cœur. La créature à pompon qu'il cherchait ce jour était toute particulière et d'un grand intérêt, puisqu'elle servirait de contremaître aux autres petites bêtes. Il dut se rendre à l'évidence au deuxième saloon qu'il visita ; un peu plus loin dans la rue principale, que la tâche serait plus ardue que prévu.

Avec une sensation se rapprochant fortement de la détermination, mais qui était probablement plutôt une forte envie d'en finir avec la recherche de rongeurs volants, il continua ses recherches, ignorant d'autres regards, passant royalement dans la plus grande des deux rues de la ville – Hill Valley, aussi en découvrit-il le nom, cape flottant au vent dans le plus grand désintérêt des autochtones. Ils finiraient bien par se lasser de sa présence ; en réalité, si aucun ne lui avait encore adressé la parole, ne serais-ce que pour lui demander ce qu'il cherchait, c'était probablement pour une certaine raison. Il y en avait autant que de raisons pour lesquelles il voulait que quelqu'un lui adresse la parole, précisément.

Quelqu'un pourrait lui parler pour lui demander ce qu'il cherchait. Alors il répondrait qu'il cherchait un Mog, tout le monde sachant ce qu'était un mog, il aurait l'adresse où était sise la petite créature. Mais personne ne lui parlait. Avaient-ils peur ? Probablement. C'était un des désavantages d'être lui-même.

Il avait assez de présence d'esprit pour, bien entendu, continuer ses recherches pendant ses élucubrations mentales, d'ordres moral et social. Cette petite ville était peuplée et comprenait tout ce dont une ville semblait avoir besoin pour fonctionner, dans l'espace réduit des deux rues perpendiculaires qui la composaient. Des saloons, certes ; mais une mairie, une scierie, un magasin général. Il n'y avait, tristement, aucune place pour un quelconque monument, aussi Sauron l'eut remarqué très vite. Bien que les montagnes et les espaces environnant parussent immémoriaux, la ville, elle, était très récente. Bâtiments de bois, rues remplies et peu d'espace pour autre chose que ce qui était nécessaire. Elle lui rappelait les villes des travailleurs qui bâtissaient les palais et les temples. Hill Valley, petite ville qui avait une vingtaine d'années, tout au plus ? A l'entrée du quatrième saloon, son idée était toute faite.

Il allait repartir ; ce saloon n'en était pas un, il tenait plus d'un salon de thé. Ce ne fut qu'en voyant un pompon derrière le bar que Sauron, perplexe, fixa la scène un moment.

C'était bien un mog ; un gros mog. Vêtu d'un tablier. Il voletait d'un côté à l'autre du bar, apportant des tasses, préparant les boissons, ses petites ailes battant rapidement dans son dos. Sauron, n'attendit pas de se faire inviter pour entrer. Il fut surpris de l'étrangeté du lieu, où les tables recouvertes de nappes de velours vert étaient éclairées par de nombreuses lampes à huile. Des clients buvant à ces tables, peu nombreux, encore moins levèrent les yeux, occupés à leurs conversations. Quelques serveuses en tenues vertes et noires allaient et venaient entre les tables, souriantes.  

Sauron s'approcha du bar.

Il attendit quelques instants, observant silencieusement la petite créature alors qu'elle s'affairait à la préparation de différents thés, voletant entre une demi-douzaine de bouilloires de différentes formes et factures qui laissaient échapper des petites nuées de vapeur.

« Bonjour, kupo ! Que, désirez vous ? »

Le consul leva quelque peu les yeux, et regarda le mog. De près, il était en effet plus gros que les autres, ceux qu'il avait aperçus au Sommet des Arts, du moins.

« Oh et bien, j'ai dans l'idée que vous pourriez m'aider. »


Le mog était ainsi fait que Sauron ne voyait que peu ses yeux ; la petite créature était dotée de fourrure blanche, d'un gros nez, de petits membres charnus, de son fameux pompon ainsi que ses petites ailes, semblables à celles d'une chauve-souris. De près, il semblait encore plus étrange que vu depuis l'entrée du bar. Sa surprise s'exprima gestuellement, au travers de ses petits bras, mais aussi de tout son corps qui, en l'air, flottait, comme gonflé à l'hélium.  

« Kupopo ? »

« Je me nomme Sauron et je travaille pour le Consulat. J'ignore si vous avez déjà eu le plaisir de rencontrer quelques de ses envoyés, nous n'avons que peu voyagé vers votre monde. »

Le mog s'approcha de Sauron. « Ce n'est pas mon monde, mais il est très agréable, kupo ! J'ai pu y ouvrir ce petit commerce, qui l'aurait cru ! »

Surpris, Sauron arqua un sourcil. C'était donc la raison pour laquelle ce salon de thé semblait si déplacé dans un monde qui semblait beaucoup plus porté sur les alcools forts.

« Je dois avouer que votre salon de thé est des plus agréables dans un environnement plutôt hostile. Je présume qu'il est assez populaire ? »

« Ça dépend, ça dépend, kupo ! Le thé n'est pas des plus prisés ici, il l'était bien plus de là où je viens, mais le monde a disparu. Et on ne boit pas de thé si les tables et les chaises volent dans le vide, kupo ! »

« Je vous prie d'accepter mes excuses, je ne savais pas, pour votre monde. »

Le petit mog – qui était tout de même plus large que les autres mogs, repoussa ses excuses d'un petit geste de patte, lui signifiant de ne pas s'inquiéter. Il était de nature fort joviale.

Sauron fut intrigué par son monde d'origine, probablement morcelé dans le néant. Il y songea un instant, comme rêveur.

« Je suppose que vous n'êtes pas ici pour du thé, kupopo. Quoique je suis sûr qu'un thé myrtille-aneth conviendrait aux personnes d'essence ténébreuse ! »

Il s'en fallut de peu ; la surprise de Sauron faillit marquer son visage. Il ne savait pas comment la petite bête poilue réagirait face à ceci. Mais il semblait que ce dernier n'avait pas vraiment de mal à vivre avec un sans-cœur dans son salon de thé. Sauron oubliait presque qu'il était plutôt remarquable, vêtu de noir, ses yeux et ses cheveux flamboyants. Cela ne changerait rien, selon lui, si les ténèbres le suivaient en nuage vaporeux à chacun de ses pas.

« Je vous en prie. A vrai dire, je ne serais pas contre un thé à l'heure actuelle. » avoua le sans-coeur.

Sa condition ne lui interdisait pas de se nourrir, il n'avait encore aucune idée de sa résistance aux breuvages alcoolisés, de fait de son peu d'intérêt concernant ces derniers, mais il avait déjà fait l'expérience du thé, et cela ne l'avait pas renvoyé au fin fond des ténèbres.

« Bien ! Je vous apporte ça de suite ! »

Le petit mog alla aussitôt remettre de l'eau dans une bouilloire et la plaça au dessus d'un réchaud à charbon.

« Le Consulat emploie quelques mogs. Et je ne vous cacherai pas que tout ce petit monde a grand besoin d'un dirigeant. Il s'agirait d'un mog qui aie de l'expérience ; j'en juge par vos employées ainsi que par la manière dont vous dirigez cet établissement, que votre talent ne fasse aucun doute. »


« Hmm... c'est une offre très intéressante, kupo. Mais je me vois dans l'obligation de la refuser ! Je ne peux pas laisser mon commerce, j'ai bataillé ferme pour l'avoir et je ne pense pas que le laisser encore une fois soit profitable, kupo ! »

Genesis n'avait pas parlé de l'emploi du mog comme une obligation à la réussite de la mission. Mais à ce point, Sauron en faisait une affaire des plus personnelles.

Le mog lui donna une tasse, qu'il précisa venir d'un service en porcelaine de Chine. La petite créature adorait voyager, et gardait des souvenirs de ses aventures sous formes de ses tasses et théières toutes aussi originales les unes que les autres. Il lui servit l'eau et déposa une petite boule de métal ouvragée remplie de feuilles qu'il avait étés piochées dans les différentes étagères se tenant derrière son bar. Le mélange, une fois placé dans l'eau, diffusait un arôme des plus étranges qui intéressa Sauron au plus haut point. Il sentait bien évidemment la myrtille, comme un doux souvenir d'étés frais, après une pluie exceptionnellement forte. Mais aussi tout l'arôme de l'aneth, plante qui n'avait rien à faire dans un thé selon son esprit cartésien, mais qui se mariait de manière divine avec la baie qui lui tenait compagnie.

« Je dois dire que je comprends tout à fait. Il m'est arrivé de devoir relocaliser plusieurs fois, et ceci n'avait rien d'une partie de plaisir. Perdre ses clients, ses petites habitudes, les endroits auxquels on peut être habitué... il n'y a rien de plus dur. »

Perdre ses esclaves d'Angband avait été une affreuse mésaventure qu'il avait tout sauf envie de voir arriver de nouveau. Il en rêvait encore la nuit, au heures les plus sombres.

Le mog hochait sa petite tête, écoutant ce que Sauron disait. Ce dernier, s'en rendant bien compte, s'étala sur la tristesse de perdre sa vie, ce que l'on aimait, et la courage qu'il fallait pour tout reconstruire. Accentuant le fait qu'il dut faire ceci trois fois ; taisant totalement le fait qu'il avait bâti sa petite vie sur le dos d'esclaves, de créatures mutilées et de magie noire.

« Je vois, kupo ! Nous n'avons pas eu de chance tous les deux ! »

« Il semblerait en effet. » conclut Sauron avec un hochement de tête.

Il enleva la cuillère de sa tasse et porte cette dernière à ses lèvres. « Je vais tout de même me permettre de vous proposer un travail qui serait plus aménagé et qui serait susceptible de vous plaire. A vrai dire, le Consulat possède un grand nombre de personnes de talent, mais aucune ne prépare un thé comme le vôtre. »

Son thé était, en toute franchise, des plus délicieux.

« C'est un compliment très aimable que vous me faites là, kupo ! Je vous remercie ! »


« Je suis quelqu'un qui ne cherche pas à m'étaler, cher mog, autant en flagorneries qu'en fausses paroles. Le Consulat vous aidera à conserver tout votre mobilier, vos bouilloires, vos thés ; ses alliances vous procureront les plus belles feuilles et plantes. Ce serait un crime, entendez-moi bien, de chercher çà vous faire travailler entièrement à diriger d'autres mobs. C'est un devoir que je vous propose, qui sera bien entendu rémunéré, mais vous avez aussi le choix de travailler contre salaire au Jardin Radieux, ou tout domaine des Cités Dorées qui vous semblera parfait, dans votre domaine de prédilection. »

Il sous-entendait bien entendu que son domaine de prédilection était la confection de ce thé qui donnait envie à Sauron de partir conquérir l'entièreté d'Agrabah. Égoïstement, il aimerait garder ce petit mog pour lui ; peut-être dans l'avenir, qui pouvait bien savoir ?

« Je dois vous avouer que ce n'est pas une proposition que je pourrais refuser, cette fois ! » dit le mog. « C'est une très belle offre, kupo ! Et je crois bien qu'elle est fort à mon avantage ! »

Sauron avouait qu'il avait peut-être été fort loin dans ses avances. Il espérait que le Consulat, et surtout Genesis, comprendraient.

« Je vous prierai de me donner un jour selon vos disponibilités, où nous aurons tout loisir de discuter au calme des termes de votre contrat. »


« Avec plaisir, kupo ! Je vous en prie, finissez donc votre thé avant qu'il ne refroidisse ! »


Sauron n'aurait pas eu besoin qu'on le lui rappelle, tant l'idée de gâcher une si précieuse boisson le contrarierait.

_______________________________


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Le Tragédien
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Mar 15 Aoû 2017 - 8:54
Mission accomplie (?)

Alors... Je ne sais pas. Peut-être qu'aujourd'hui, je suis un peu différent des autres jours, que ma lecture est plus difficile mais j'ai eu assez de mal à lire ta mission et la comprendre.

Donc il est très possible que ce soit moi. Je dirais même que c'est quasiment certain, en commençant à écrire ce commentaire. Néanmoins, avec tous mes efforts, j'ai quand même réussi à en venir à bout. Je l'ai trouvée intéressante.

Pour tout te dire, je l'ai aussi trouvée un peu bizarre. Pour commencer, l'introduction. Tu décris le jardin radieux et tu dis que c'est un endroit quand même sympa. Et voilà. La ligne d'après se situe dans le vaisseau qui l'emmène jusqu'à la conquête de l'ouest. Et je n'ai pas trop compris le rapport, qu'il soit chronologique ou sémantique entre ton introduction et le début de la mission, si je puis dire.

Peu après, on voit que finalement, le rp tourne pas mal autour du confort de vie. De tout ce que Sauron a perdu, de ce que le mog a. Donc je vois clairement davantage un rapport mais il n'est pas non plus évident. Il l'aurait été s'il y avait eu une conclusion en rapport avec l'introduction ET le corps du texte.

La mission en elle-même, donc le corps du texte... Au début j'étais surpris. Sauron a un regard vraiment très particulier sur la ville. A aucun moment tu ne causes vraiment du fait que tu as en face de toi des cow boys, et je ne me souviens pas non plus de la description des femmes. Les chevaux, les flingues (à part une phrase sur l'armement), les kilomètres d'étendue sauvage autour de cette toute petite ville... tous les éléments très cowboys sont à peine évoqués dans ce texte, si bien que j'ai cru que tu n'avais pas la même idée que nous autres, mortels, du far west.

Mais petit à petit, je vois autre chose, quelque chose qui peut manquer chez toi mais qui ici était particulièrement présent, un regard sur des détails un peu cachés qui sont (je pense) clairement liés au fait que Sauron est un stratège. Par exemple, le fait que beaucoup de l'intérêt de Sauron se porte sur l'âge de la ville, la disposition des bâtiments, l'aménagement... relève de tout ce que ça laisse supposer. Le simple fait qu'il n'y ait pas de monument, par exemple, est un indice quant au nombre d'années qui se sont écoulées depuis la fondation de cette ville.

"Oui mais c'est évident pour n'importe qui, ce sont des petites villes créées très rapidement." Sauf que quand on se met à la place d'un personnage qui n'a finalement jamais connu de villes similaires et qui n'en a peut-être jamais entendu parler, le comprendre n'est pas évident.

Donc c'est un très bon point.

Trois saloons, toutefois. C'est vraiment minuscule comme ville et je pense que sur les cinquante bâtiments qu'il doit y avoir (Lenore pourra te le dire mieux que moi), il n'y a pas trois saloons. Enfin je ne suis pas un expert, je t'avoue. Tu as peut-être raison.

Le quatrième, un salon de thé, ça me choque beaucoup moins. C'est très différent et ça témoigne de l'atout lucratif que ça peut avoir pour un touriste comme le mog.

Passons à la rencontre avec le mog. Je t'avoue que là j'ai été à la fois étonné et déçu.

Déçu parce que... bah il est pas grand. Ce mog devait avoir la particularité d'être "monarque" donc, comme je te l'avais décrit, de grande taille. Je t'ai donné cette mission aussi parce que tu es une joueuse de Final Fantasy XIV, je t'ai expliqué que certains peuples de mogs étaient profondément monarchistes et... rien de tout cela ne se retrouve dans ton rp.

Un mog de grande taille : Tu le décris comme étant plus gros que les autres "de près". Pas de chance, quand même. Tu m'excuseras mais d'ici, j'ai juste l'impression que tu me décris un gros chat et pas un tigre.

Celui-ci n'a même pas le caractère d'un mog qui se sait/croit supérieur aux autres mogs.

Le dialogue est bon. Sur la qualité de celui-ci, il n'y a qu'une chose qui m'a dérangé.

Très souvent, quand je vous envoie recruter quelqu'un, la première réponse est : "Non je refuse, ma vie est ici, j'ai ma famille/mon commerce/mes habitudes."

Alors... autant je comprends tout à fait. Autant, mesurez l'idiotie du refus immédiat une minute. Quelqu'un vient de loin pour te recruter, te faire déménager. Tu dois te douter qu'ils ont vraiment besoin que tu viennes. Alors pourquoi refuser sans même essayer de voir ce qu'on te propose ?

Malheureusement dans le rp, les consuls font souvent face à un refus très vite dans leur rp... Et suite à cela, ils parviennent à convaincre la personne ou pas.

C'est un peu ce que je disais à Chen concernant un médecin qui refuse de le suivre parce que en gros, ça le saoule.

Tout le monde n'est pas cupide mais moi si un mec vient d'Amérique expressément pour me demander d'emménager là-bas parce qu'ils ont besoin d'un mec comme moi, je veille à réfléchir au moins.

C'est un petit truc. C'est pas bien grave mais après des dizaines de cas similaires, je trouve ça de plus en plus discutable.

Toutefois le dialogue est dans l'ensemble très bon. Bien que très court et très bizarrement mené par Sauron (j'y reviendrai) . Il y a une discussion autour d'autre chose que la raison de la venue du consul et l'interprétation du mog est réussie.

Pourquoi est-ce que je suis toutefois très surpris par lui...

Parce que Sauron propose le poste au mog, celui-ci refuse directement et "Je comprends. Par contre..."

Et ce qui suit le par contre est très surprenant. Sauron n'essaie pas de le convaincre d'accepter, il lui propose autre chose : Quand même être consul mais non pas pour diriger les autres mogs mais pour avoir un salon de thé dans une des cités dorées.

Donc il n'insiste pas du tout. Mais insister sur quoi ? Bah même ça, ce n'est pas très clair. Je reviens un peu dans le passé mais Sauron ne lui explique même pas dans quel secteur il va devoir travailler. C'est quand même assez étonnant, non ?

Au final, je me suis demandé si la vraie proposition de Sauron n'était pas "Ce que je te propose, c'est d'avoir ton salon de thé au jardin radieux et d'avoir tous les privilèges de consul avec ton petit salon... Mais à côté, tu travailles avec les autres mogs dans la forge". Et je me suis dit que c'était peut-être ça et que c'était malin, sauf que Sauron lui dit "Tu peux t'installer n'importe où dans les cités dorées", ce qui forcément, veut dire qu'il ne travaillera pas avec les autres mogs. Il peut pas avoir son job principal au jardin radieux et en plus habiter à la cité des rêves.

Une autre petite chose, c'est que tu ne donnes pas le nom du mog.

Bref, qu'est-ce que je pense de tout ça ? Plusieurs éléments me laissent croire qu'à la fin, il y a eu un relâchement; Le dialogue a beau être bon, moi j'y vois que le mog n'a pas été présenté, qu'il est anormalement court (Je vous invite à lire à voix haute tout dialogue et de minuter si nécessaire. Un dialogue professionnel, ça ne dure pas moins d'une minute) et que Sauron n'a pas du tout insisté et qu'il na pas présenté son bordel.

Je pense que tu avais une bonne idée, appuyer le fait que le gros mog n'était pas conforme à l'idée que le Consulat s'en faisait... et je pense que tu voulais amener à Sauron quelques habitudes, comme une visite régulière dans une maison de thé.

Donc ! Mission normale.

20 xp, 200 munnies et 3 PS. 2 en psychisme et 1 en magie.
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