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 Rex tremendae
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Lun 7 Aoû 2017 - 22:03
Je me réveillai aux premières lueurs de l’aube, le corps complètement courbaturé de mes efforts de la veille. Difficilement, je me traînais hors du lit, et je me rendis à la fenêtre. Les incendies étaient éteints, la fumée avait disparu du ciel. Et je ne voyais pas un nuage à l’horizon. Nous allions avoir beau temps, à défaut d’avoir une bonne journée. Tant de morts, tant de blessés. Mais ça n’allait pas être pour rien. J’allais faire de cette douloureuse expérience, une chose positive pour le Sanctum. La Coalition se maudirait de nous avoir attaqué. De nous avoir laissé en vie.

Je passai dans ma salle d’eau, faire un brin de toilette avant de sortir de ma chambre. Je ne souriais pas comme j’en avais l’habitude. Mais mes vêtements étaient propre comme un sous neuf, sans un pli. Je réajustais ma cravate, et je parcouru rapidement les couloirs jusqu’à la chambre de Martin. À travers la porte, je lui sommai de se dépêcher de me rejoindre, puis je retournai à ma chambre. Aujourd’hui allait être une journée chargée. Malgré notre état de faiblesse, nous allions devoir agir et non nous reposer. Et ça commençait par une simple chose.

Avoir des informations. Connaître l’historique du Sanctum, de ses actions. La presse ne révélait pas tout, mais elle m’avait permis de déduire la raison de ce massacre. Death souhaitait venger Ariez. Était-ce réellement cette secte qui avait perdu la mort de cette despote ? Quant était-il du massacre des gardes royaux ? Pour l’instant, je me fichais de maintenir cette image de Primarque élu, qui semblait connaître cette religion. J’allais agir en maire, et régler les ennuis les plus urgents.

Après une dizaine de minutes d’attente où je contemplais ce qu’il restait de la ville, la porte s’ouvrit derrière moi. Le Haut-prêtre était légèrement rougi de l’effort qu’il venait de faire, sa robe violette était coincée dans une chaussette et son ventre volumineux montait et descendait à un rythme impressionnant. Je lui indiquais de la main la chaise où je m’asseyais habituellement, et je retournais à ma contemplation.


-Les choses vont changer radicalement dans les jours à venir Martin. Mais avant de prendre la moindre décision… J’ai besoin de savoir les agissements du Sanctum. L’éclaireur est pratique de bien des manières, mais il ne livre pas tous les détails. Il ne livre pas le point de vue des dirigeants qui nous ont conduit à cette situation. Avec la mort d’Angeal… Je fis une pause. Avec la mort du chef des paladins, je n’ai plus personne vers qui me tourner pour savoir ce dont j’ai besoin. J’aimerai que vous alliez me chercher Cassandra Pentaghast. Et ne vous faîtes pas arrêter par son garde.

-Bien Monseigneur.

-Arrêt…

Il était parti. Je soupirais légèrement, et je commençai à rassembler des feuilles et de quoi écrire. Tant pour prendre des notes que pour mettre à plat des idées qui pourraient me venir suite à ces discussions. Cassie ne serait pas la dernière personne à venir me voir aujourd’hui, qu'elle le veuille ou non.
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Mar 8 Aoû 2017 - 23:00

Maintenant que les incendies étaient éteints et que le calme était revenue dans les rues du domaine, les habitants pouvaient quitter la forêt ou leurs refuges de fortune afin de rentrer chez eux. Du moins, ce qui en restait. Le paladin était toujours avec Cassandra, il l’avait évacué du château avant que le béhémoth ne soit abattu et ils avaient patienté dans les bois jusqu’au lendemain. Elle ignorait si elle devait le remercier de l’avoir écarté du danger, ou bien le haïr pour cette nuit qu’elle venait de subir. Elle avait mal au bas du ventre, sa plaie devait probablement s’être ouverte une nouvelle fois. Néanmoins, elle n’allait pas pouvoir demander l’assistance d’un médecin, ils avaient probablement mieux à faire que de s’occuper d’elle.

Non sans peine, elle monta les escaliers en se tenant à l’épaule de Maxwelle jusqu’à atteindre finalement sa chambre. La nuit était passée, pourtant, rien n’avait changé dans cette petite pièce. Il y avait toujours les restes des biscuits et la théière renversée sur le sol, la faisant soupirer un instant alors qu’elle s’assit sur son lit.

— Vous faut-il quelque chose ?
— Non, rien. Merci.

Elle leva les pieds et s’allongea dans son lit, cachant une grimace aux yeux du paladin avant de poser sa tête sur son oreiller. Mille questions se bousculaient dans sa tête, aucune réponse ne parvenait à ses oreilles et elle ignorait si elle voulait vraiment les entendre. Éreintée, elle ferma les yeux un instant avant de sombrer dans le sommeil.

Pour être réveillée l’instant d’après, le bruit de la porte de bois frottant le sol et le halètement bruyant d’un homme.

— Madame Pentaghast est appelée par le Primarque, elle doit tout de suite se rendre dans sa chambre et…
— Vous ne pensez pas en avoir fait assez ?! Déjà hier, avec votre comédie de…

Se relevant d’un geste, lui arrachant un gémissement, Cassandra dressa sa main en direction du paladin avant de parler entre deux respirations.

— Maxwelle, arrêter de prendre parole à ma place.
— Vous devez vous reposer, et arrêter de…
— C’est n’est pas un chaperon dont j’ai besoin, alors, faite moi le plaisir de quitter ma chambre et de me laisser avec le Haut-prêtre Martin.

Il se retourna un instant, fixant le regard de l’ancienne garde avant de baisser la tête et se diriger vers la porte. Claquant cette dernière, laissant le calme revenir dans la pièce alors que le prêtre terminait enfin de reprendre son souffle. N’ayant pas besoin d’écouter la demande de l’homme de foi de nouveau, elle prit sur elle-même afin de se lever et enfiler un gilet de cuir noir par-dessus sa chemise et prendre le pas de l’envoyé du Primarque.

D’un pas lent, elle parvint finalement devant la porte de la chambre de Matthew. Essuyant la sueur perlant sur son front du revers de la main, elle remercia le prêtre avant qu’il n’ouvre la voie à l’ancienne garde et qu’elle ne s’engouffre dans la pièce.

Il était là, derrière un bureau et dans une tenue impeccable. Elle eut presque du mal à le reconnaître, l’absence de sang sur ses vêtements, probablement. Cependant, il tentait de prendre un petit air derrière son bureau et elle priait à ce que l'odeur du thé ne fasse pas irruption dans la pièce, elle était déjà agacée à l’idée de se retrouver ici. Poliment, elle s’avança et baissa légèrement la tête.

— Vous m’avez fait demander, Primarque ?



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Mer 9 Aoû 2017 - 22:37
-Oui.

J’observais Cassandra qui faisait de son mieux pour rester debout malgré sa blessure. Si j’avais pu éviter de la faire mander, je m’en serais passé. Mais la Coalition me forçait la main.

-Asseyez vous à ma place, ordonnai-je d’un ton ferme en me levant. L’attaque d’hier ne me laisse pas beaucoup de choix. J’ai besoin d’informations dans le but d’agir au mieux. Et ça commence par vous. Je contournai la table pour prendre la place qu’elle occupait précédemment, et la regardai droit dans les yeux. Pourquoi avez vous quitter votre poste de templier ? Martin m’a prévenu que cela fait déjà un moment, avant même que je vous rencontre. Est-ce à cause du carnage relaté par l’éclaireur ? Avez-vous quelque chose à voir avec ça ? Je fis une pause, profitant de ce silence pour faire les cent pas. Mis à part vous, qui d’autres pourraient me tenir au courant des derniers agissements du Sanctum. Dans les moindres détails ?

Martin revint à ce moment-là, et je lui demandai d’aller me chercher Aubrey, la volontaire pour demander l’aide du Consulat. Je le priai également d’apporter une autre chaise. Je n’allais pas rester debout toute la journée si des blessés continuaient d’arriver dans mon bureau.

-Oh, et pendant que j’y pense. Le Sanctum a-t-il tué Ariez ? Et également, pourquoi ne prenez vous pas le lait de pavot ? Je connais un médecin très contrarié par votre entêtement.

Je sortis la bouteille emprunté quelques jours plutôt, et je lui lançai doucement.

-Vous allez me faire le plaisir de prendre ça maintenant. Je ne tiens pas à perdre une personne de plus. Surtout maintenant.

Plus de chef des paladins. Aucun chef des templiers. Qu'est-ce qu'Angeal avait fait de son vivant?
Cette secte méritait d'être attaqué et détruite. Néanmoins, puisque j'en étais à la tête, il allait me falloir les remettre sur le droit chemin. Et endosser leurs erreurs. Je soupirai légèrement, attendant avec impatience les réponses dont j'avais besoin.

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Jeu 10 Aoû 2017 - 12:36

Elle s’assit, obéissante et remerciant les cieux de pouvoir se reposer dans cette position. Cassandra posait sa main droite sur sa plaie, comme si cela était suffisant pour calmer la douleur. Néanmoins, elle gardait la tête droite et fixait le Primarque droit dans les yeux.

Elle avait beau être mal en point, elle n’en restait pas pour autant fière.

Et ce, même à l’instant où elle attrapa le flacon contenant la décoction de couleur blanche pour la fixer dans le creux de sa main. Décidément, elle ne pouvait réellement rien confier au médecin. Avec un peu de chance, il avait même été jusqu’à parler des conséquences de sa blessure. Cela l’enrageait intérieurement alors qu’elle déposa le flacon, dressé, sur le bureau de Matthew.

— Sauf le respect qui vous est dû, il est de mon choix de décider à prendre ou non du lait de pavot. J’agis selon mes convictions, et vous n’avez aucunement le droit de me forcer à les trahir.
Elle fixa de nouveau le regard de Matthew. Elle agissait comme une enfant capricieuse, elle le savait et cela ne l’atteignait pas outre mesure. Néanmoins, elle prit le temps de réfléchir pour ne rien omettre par rapport aux questions qu’il posait.

— Pour vous répondre dans l’ordre, j’ai quitté l’ordre des Templiers dans l’idée de ne pas incomber le Sanctum de mes crimes. Enfin, c’était ce que j’ai naïvement espérée. Personne n’agissait pour libérer Dame Lulu de sa geôle et je la savais en danger, la raison pour laquelle j’ai décidé d’agir seule afin d’organiser sa libération quelques jours avant que le « massacre » n’ait lieu dans le château. L’institutrice a réussi à s’enfuir, contrairement à moi qui ai été trainée dans les cachots et imputer de ce crime en mon nom et en celui du Sanctum.
Reprenant son souffle, Cassandra amena sa main au menton afin de se rappeler de cette nuit. En finalité, elle avait peu de souvenir de la bataille. Probablement due à la fatigue et à l’état dans lequel elle s’est retrouvé suite à son emprisonnement.

— De ce qui s’est passé durant cette nuit, j’en garde peu de souvenir, désolé. Le médecin, lors de mon traitement, m’a appris que mon exécution était prévue pour le lendemain aux yeux de tous, Swain souhaitait m’utiliser comme un outil pour sa propagande. Tout ce que je sais, c’est qu’Angeal a ordonné aux Paladins et aux Templiers d’abattre le moindre partisan de Swain alors que lui-même s’occupait du Stratège durant cette même nuit. Malheureusement, il est mort et a probablement emporté ce secret avec lui dans la tombe.
Elle fut attristée d’apprendre la mort du Paladin-en-Chef, c’était un homme bon et il ne méritait probablement pas de mourir exécuter comme un chien durant cette bataille. Il avait tout donné pour sa Déesse, le plus grand des sacrifie pour que d'autres puissent vivre.

— Oui, c’est par ma faute que le groupe entier a été contraint de commettre un tel massacre. Lulu pourrait probablement en parler mieux que moi, et j’ai entendu dire que Sir Valeri était à l’extérieur de la ville au moment des combats, affrontant une partie des hommes de Swain attiré dans un piège avec l’ancien Templier-en-Chef.
Durant cette nuit, elle n’avait été rien d’autre qu’un instrument et elle en payant aujourd’hui les crimes. Dorénavant qu’il y avait un nouveau Primarque, peut-être allait-il se charger de sa sentence, elle continuait de le fixer, ne dégageant aucune émotion et attendant de savoir s’il avait eu ce qu’il attendait.



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Ven 11 Aoû 2017 - 20:56
Je ris. Je ris haut et fort. D’un rire sans joie. Martin me regarda légèrement interloqué, et je ne savais pas ce qu’il en était pour Cassie. Mais tout ça était stupide. Si j’avais eu le temps. Si nous étions dans une autre situation. J’aurai décidé d’agir différemment. Mais je n’en avais pas les moyens.

-Arrêtez de faire l’enfant gâté, dis-je d’une voix sèche. Pour qui vous prenez-vous au juste ?

Je secouai la tête, et fis un signe de main au religieux pour qu’il aille accomplir sa besogne. La porte se refermait sur lui lorsque je me tournais vers l’ex templière. Le regard dur. Mes yeux verts devaient probablement tirés sur le noir. Mes lèvres quant à elles étaient pincées, ne laissant qu’une mince ligne indiquant ma bouche.

-Vous pensez qu’à vous toute seule vous êtes responsable de dizaine de morts ? Vous pensez que vous méritez de souffrir pour expier votre faute ? De quel droit prenez vous de telles décisions ? J’inspirais et expirais pour reprendre mon calme. J’ai en bas des centaines de blessés. Probablement tout autant de morts. Et une ville détruite à l’extérieur. Je dois gérer un Sanctum considérablement affaibli, et qui a probablement perdu la confiance de tous ses croyants. Je dois gérer l’attaque de la Coalition et ce qu’elle implique comme conséquences. Vous voulez une sentence pour vous sentir mieux ? Très bien ! Je m’avançais vers elle, et posai les deux mains sur la table qui nous séparait, me penchant autant que je pus. Vous allez travailler chaque jour de votre vie à réparer cette soit-disant faute. Vous prendrez la tête des paladins, et vous protégerez chaque être vivant que vous croiserez, qui aurait besoin d’aide, contre les ténèbres et le mal. Je me redressais légèrement, et mis mes mains sur mes hanches. Et peut-être qu’enfin vous arrêterez de vous flageller pour avoir secouru quelqu’un. J’avais haussé la voix sur l’avant dernier mot. Maintenant prenez moi ce fichu analgésique. J’ai besoin de toutes les personnes valides pour relever cette institution. Valide et en bonne santé.

Je lui offris un mince sourire, seul réconfort que je pouvais me permettre dans pareils temps.

-Pour ce qui est du massacre en lui-même, je demanderai à une tierce personne pour plus de détails. Et si jamais quelqu’un s’avisait de vous ennuyer à ce propos, fusse-t-il le roi, je m’en chargerais. Vous n’êtes pas une mauvaise personne Cassie, finis-je plus doucement.

Je marchai jusqu’à la porte, et lui fis signe qu’elle pouvait se retirer. Pour se reposer, pour réfléchir. Ou pour s’épuiser à aider les autres. Le choix lui appartenait totalement. Et en attendant, je devais me concentrer sur la prochaine entrevue. La jeune templière qui avait ramené l’aide du Consulat. Enfin, elle pensait sûrement avoir bien fait. Lorsque Cassandra passa près de moi, je lui posais néanmoins une dernière question.


-Vous ne m’avez pas répondu pour Ariez. Quand est-il réellement ?

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Dernière édition par Matthew March le Jeu 7 Sep 2017 - 18:22, édité 1 fois
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Ven 11 Aoû 2017 - 23:46

Avant qu’elle ne se relève, Cassandra avait attrapé le flacon de sa main gauche et faisait sauter le bouchon à l’aide de son pouce. Observant le nouveau Primarque dans les yeux, elle sourit un instant avant d’ingurgiter la solution d’une traite et reposer le contenant, vide, sur son bureau. Il ne s’agissait pas d’un remède miracle, elle peinait tout de même à se redresser et à se diriger vers la porte de sortie.

Deuxième fois qu’elle avait à faire avec lui, et elle venait de comprendre quelque chose. Cet homme n’arrêtait pas de vous harceler tant qu’il n’aurait pas ce qu’il désire, peut-être qu’ils avaient tous besoin de cela.

Prête à sortir, elle stoppa tout de même sa marche à la dernière question posée par Matthew. Elle baissait légèrement la tête, fermant les yeux dans sa réflexion. La réponse qu’il attendait, elle l’ignorait complètement. Elle n’avait jamais entendu parler de ce genre de mesure durant son servir en tant que garde, et aucune langue n’avait parler de ce genre de méthode quand elle était alitée dans ce château.

— J’ignore tout d’un quelconque assassinat de la part d’homme du Sanctum, encore moins à l’encontre de l’ancienne dirigeante de la Coalition Noire.
Elle ouvrit de nouveau les yeux avant de tourner légèrement la tête par-dessus son épaule, observant Matthew du coin de l’oeil. Néanmoins, elle n’épiait pas une réaction, elle s’empressa de continuer le fond de sa pensée avant de reprendre sa marche.

— Noter simplement ceci, ce n’aurait jamais été la façon d’agir d’Angeal. L’histoire parle pour lui, il aurait préféré défier le mal dans les yeux plutôt que d’envoyer deux hommes avec pour mission de planter une dague dans le dos d’Ariez. Sa priorité était de retrouver Aurore, pas de se venger de son enlèvement.
L’ancienne garde s’avança alors dans le couloir, parcourant péniblement quelques mètres avant de reprendre, d’une voix plus forte, l’une des remarques de la part du Primarque.

— J’accepte ma sentence, même si j’ignore parfaitement comment gérer les hommes de l’ancien Paladin-en-Chef. J’espère ne pas vous décevoir.
Elle se mordit les lèvres suite à cette réplique, la douleur dans son bas-ventre refaisant vivement surface. Manquant de la faire chuter, elle se rattrapa de justesse au mur à l’aide de sa main droite. Finalement, elle ne recevait rien d’autre que le prix de son effronterie. Néanmoins, elle n’avait pas totalement tort.

Durant des années, elle avait juré d’être le bouclier des citoyens de ce monde. Elle avait échoué. Peut-être que prendre le rôle de l’épée lui irait mieux, qui pouvait le savoir. Cependant, une chose restait en suspens, comment les hommes de feu Angeal allaient prendre l’arrivée de cette femme à la tête de leur ordre. Elle qui n’avait jamais rien fait pour eux, et n’avait jamais agi pour eux. C’est sous les gravats de cette ville en ruine qu’un nouvel ordre allait être érigé, seul le futur pourra parler de ses bienfaits.

Ou au contraire, du mal qu’il pourrait apporter à l’univers. Ce que voulait apporter le nouveau Primarque était louable, néanmoins, cette question attendait une réponse.



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Le Pardon Enchaîné
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Mar 5 Sep 2017 - 11:55


Le regard d'Aubrey allait et venait entre le prêtre et son collègue, ce dernier s'écartant légèrement, l'observant en retour. Il devait se demander ce qu'elle avait fait pour qu'un prêtre vienne la chercher jusque sous la muraille, où elle était postée depuis la veille. Elle aussi, elle se le demandait. Qu'avait-elle pu faire ? Il était évident qu'elle était bonne pour la cour martiale. Ou pire, le cachot. Ou encore pire, le fouet. Au pain sec et à l'eau pour des mois.

Surprise, elle avait lâché l'imposant rouleau de cordage qui lui avait été demandé d'amener pour dégager un bâtiment effondré et se tenait, droite comme un I, comme une affirmation face à cet homme qui venait de lui demander son nom. Oui, c'était elle, Aubrey Lockhart, et elle allait venir avec lui.

L'homme se retourna et elle eut juste le temps de hausser les épaules et de lancer un regard de surprise, mêlé de crainte au Templier qui avait été chargé de ramener les cordes avec elles. Aussi, elle espérait parvenir à lui faire comprendre qu'elle était désolée, parce que les cordes étaient lourdes comme de la fonte et qu'il devrait finir de les ramener tout seul.

Ce fut qu'une fois en chemin vers le château qu'Aub réalisa, avec une honte grandissante, que cet homme était bien plus qu'un prêtre. Elle le reconnaissait, bien évidemment, mais n'arrivait pas à poser un nom sur son visage. Sa respiration s'accéléra. Peut-être que les choses tournaient-elles au vinaigre ? Elle était revenue des Cités du Consulat tard la veille, avec un contingent de médecins, de mages. Elle avait rencontré Genesis Rhapsodos, lequel était bien humain contrairement à l'idée qu'elle s'en était faite. Rencontré était tout de même un terme quelque peu ampoulé pour dire qu'elle l'avait vu de loin. Mais l'idée de son voyage repoussait la crainte en elle. C'était qu'elle n'était pas restée sans rien faire, ni la veille ni aujourd'hui.

Il était encore tôt, mais les Templiers avaient, pour ceux indemnes et capables de travailler, accompli un énorme travail dans les rues. Le Consulat était reparti, ils en avaient reçu l'ordre. Perplexe, Aub n'avait pas discuté et s'était concentrée sur que faire, où aller. Chaque personne familière était l'assurance que ses proches étaient en vie. Chaque corps reconnu était une réalisation cruelle. Aussi, son cœur battait pour un millier de raisons alors qu'elle s'engouffrait dans les couloirs de la citadelle.

Menée par le haut-prêtre bedonnant, elle montait et montait encore plus haut dans les spires. Frottant ses mains ainsi que ses vêtements, elle tenait d'arranger son apparence quoiqu'elle pensait ne pouvoir faire mieux. De la boue plus ou moins séchée montait jusqu'à ses genoux, due à l'eau utilisée pour éteindre les incendies. Les nattes serrées de ses cheveux avaient depuis longtemps commencé à se décoiffer, car elle s'étaient coiffée la veille au matin et n'y avait pas retouché.

Elle avait retiré son armure et sa veste matelassée n'était plus attachée que par sa ceinture ; ses manches pendaient et bougeaient au rythme de sa marche. Des gouttes de sang étaient visibles sur le tissu. Elle ne portait plus en haut qu'une fine chemise qu'elle qualifiait d'antiquité, mais jolie quand même, brodée de motifs qu'elle appréciait.

« Pourquoi est- » non, non pas comme ça. « Pour quelle raison est-ce que vous avez besoin de moi, monseigneur ? »

Habituellement, ses supérieurs directs venaient la prévenir. Ou des amis, qui avaient eu vent de personnes la cherchant. Mais aucun commandant ni noble ni haut-ponte du clergé ne cherchait un Templier du rang. Une pensée folle lui traversa l'esprit. Faut que je raconte ça. Faut vraiment que je le raconte. Vite, elle fut noyée par une appréhension grandissante.

« Le Primarque vous mande, et vous serez priée de ne pas vous étendre sur le sujet de la rencontre avec vos petits camarades du rang avant toute officialisation. »

Un frisson lui parcourut l'échine. Elle aurait aimé savoir la venue de cet homme, car un thé aurait été parfait. Chez elle, il y avait toujours une bouilloire au dessus du feu.

Peut-être ne reverrait-elle jamais cette bouilloire. Ni sa mère, ni son père. Adieu les soirées passées au coin du feu. Elle donnerait sa solde pour retourner classer des papiers inutiles au fond d'une remise inutile ; autant avait-elle rêvé de l'urgence, de l'importance d'une grande mission qui lui échoirait. Autant elle redonnerait tout ce qu'elle avait vécu les deux derniers jours pour une journée banale.

« Bien monsieur. »

De couloir en couloir, ils arrivèrent en face d'une porte de bois massif, comme de milliers d'autres dans ce palais. Le Haut-Prêtre lui intima d'entrer avant qu'elle ne puisse s'attarder sur quoi que ce soit, ou qui que ce fut. Elle ne put avoir qu'un regard sur les personnes au dehos du bureau. Il la fit entrer la première, ce qu'elle fit alors qu'il fermait la porte derrière eux.

En face d'elle, derrière son bureau, se tenait un homme qu'elle ne connaissait pas.

« Vous avez requis ma présence, monseigneur ? »
demanda-t-elle en s'inclinant.

C'était un salut de soldat plus qu'une révérence de demoiselle. Sa veste ayant des allures de robe de fortune autour de sa taille. Elle resta ensuite immobile, mains jointes dans le dos, attendant.


Dernière édition par Fabrizio Valeri le Ven 20 Oct 2017 - 16:13, édité 1 fois
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Jeu 7 Sep 2017 - 18:41
Les minutes furent longues jusqu’à ce que ma porte s’ouvre de nouveau sur une jeune femme rousse et sur le bedonnant Martin. J’observais la templière Aubrey alors qu’elle me saluait. À la manière des soldats. Je me questionnais un instant sur le conditionnement que pouvaient subir les jeunes lorsqu’ils rejoignaient l’armée de cette secte. Il faudrait peut-être que je m’attelle à cette question. Mais plus tard.

-Martin, au sujet de la demande de Rhapsodos. J’y ai longuement réfléchi, et il est hors de question qu’Angeal soit enterré là-bas. Il a consacré sa vie au Sanctum. Il est mort pour le protéger. Il mérite d’être enseveli ici. Toutefois… sa famille est à prendre en compte également. Vous organiserez la cérémonie, et vous ferez venir ses proches, s’il le souhaite. Aucun mal ne leur sera fait.

-Bien Monseigneur.

-Dame Lockhart. Excusez moi de vous faire chercher comme ça de si bon matin, mais la situation l’exige. C'est également pour ça que je ne vous propose pas de thé, comme à mon habitude. Je lui indiquais la chaise en face de moi pour qu’elle s’assied. Martin vous aura très certainement prévenu, je suis le véritable Primarque du Sanctum. Je suis arrivé quelques jours avant l’attaque de la Coalition, et j’ai décidé de faire profil bas le temps d’obtenir tous les renseignements dont j’ai besoin pour aider comme il faut tout le monde. Vous êtes ici pour m’aider à accomplir cet objectif.

Je pris ma plume, que je trempais un instant dans l’encrier, puis me tins prêt à prendre en note toutes ses réponses.

-Tout d’abord, j’aimerai savoir qui, et avec quelle autorité, cette personne vous a demandé d’aller chercher l’aide du Consulat. Si personne ne l’a fait, pourquoi avoir cherché l’aide du Consulat plutôt que de la Lumière ? Que savez-vous du massacre qu’il y a eu lieu à l’encontre de Swain ? Du vaisseau que nous avons pu voir terrasser le dragon ? Enfin, savez-vous si le Sanctum a tué Ariez ? Et si oui, qui est ce héros ?

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Mar 12 Sep 2017 - 23:19


« Vous voulez savoir... qui m'a demandé d'aller chercher d'l'aide ? »


Ses pensées étaient un labyrinthe. Observant la personne devant elle, quelque peu incrédule, elle cherchait les mots adéquats pour une réponse concise.

Aubrey s'était assise, à la demande du Primarque. Les mains désormais jointes sur ses genoux. Elle croisait et décroisait ses jambes à la recherche d'une position confortable. Mais elle était assise sur cette chaise comme sur des charbons ardents alors que la question, les questions, lui tournaient dans la tête. Les réponses étaient évidentes, mais elle ne savait pas pourquoi le Primarque voulait les entendre.

Elle avait toujours imaginé le Primarque comme un vieil homme, comme les prêtres les plus vieux. Cet homme était jeune, quel âge avait-il ? Peut-être était-il immortel ? Ou bien avait-il son âge, peut-être un peu plus, ou alors...

« C'est le commandant Valeri qui m'a demandé d'y aller. Enfin, ordonné. Il m'a dit 'va au Jardin Radieux, préviens le Consulat'. Je l'ai écouté parce que... à ce moment là, dans la situation dans laquelle on était, ça faisait sens. C'était un ordre d'un de mes supérieurs, c'était pas discutable. »


Bien qu'elle ne se rapellât pas des mots exacts, c'était comme ça qu'elle se souvenait des événements. A parler de tout ceci, les images lui revenaient en tête.

« Il m'a pas parlé de la Lumière. »


Elle ponctua sa phrase par un haussement d'épaules. Il n'y avait rien d'autre à dire. Pourquoi la le Consulat plutôt que la Lumière ? Elle n'en savait rien. Pourquoi pasla Shin-Ra ? Pourquoi pas les Mercenaires ? Sur l'instant, elle y avait été, les avait alertés, et était revenue plus tard, dans la soirée peut-être. Les évènements des derniers jours étaient un tourbillon de choses, de personnes, d'évènements au travers desquelles elle cherchait quoi faire.

Le Primarque continua ses questions. Aubrey resta muette un instant, de surprise puis de crainte. Elle fronça les sourcils, ne sachant par où commencer ni quoi répondre. Elle prit quelques longues secondes pour parvenir à formuler une phrase plaisante.

« On a tous reçu l'ordre de tuer les partisans de Swain... Ça venait du Primarque. C'est tout. On s'est pas posé de questions monsi... monseigneur. Pour le vaisseau, je sais vraiment rien je suis désolée. Pareil pour Ariez, je pense pas que je sois la bonne personne pour vos questions, vraiment. »

Elle sourit. Déçue de ne pas pouvoir l'aider, mais intriguée par ses questions. Il était le Primarque, mais ne savait rien de ce qui se passait ici. Elle n'avait jamais entendu parler de lui, ne l'avait jamais vu. Aussi le détaillait-elle.
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Mer 20 Sep 2017 - 21:55
-Appelez moi Matthew.

Je regardais fixement cette toute jeune femme. Elle avait la posture d’un soldat, bien droite sur la chaise. Ca ne faisait aucun doute. Les récents événements allaient sûrement l’obligé à mûrir plus vite que prévu. Mais elle s’en sortirait. Quant bien même elle resterait une soldat. Je me levai de ma chaise, contournai le bureau et lui fit signe de me suivre. Je fis de même à Martin.

Ce dernier m’avait dit que l’insubordination était… très mal vu. Toutefois, en cas d’ordre, c’était le donneur et non l’exécutant qui était potentiellement puni. Avant de prendre une telle décision il me fallait tous les faits. Je demandai poliment à la rousse de nous conduire auprès de ce commandant Valeri dont on venait de me parler deux fois. S’il était si connu, il avait peut-être également des réponses à me fournir.


-Martin. Comme je vous l’ai dit les choses vont changer. Ca concerne également les prêtres.

-Que voulez-vous dire Monseigneur ?

-De ce que vous m’avez dit, ils se font escorter dès qu’ils quittent le château. En temps normal, je trouverai ça stupide. En ces temps de guerre, c’est inadmissible. Nous ne pouvons pas perdre de main d’œuvre. Alors qu’ils prennent exemple sur ce prêtre… Agy…

-Agon Wiley Monseigneur.

-Voilà ! À partir d’aujourd’hui, ils n’auront plus de protection. Ceux qui désirent garder leur fonction subiront le même entraînement que tous les autres. Ceux qui veulent partir…

Ceux qui veulent partir étaient problématique. J’avais pu observé que le clergé régnait en maître dans ces lieux, comme pour toute bonne secte qui se respectait. La religion dominait tout… y compris des informations qu’il serait fâcheux de voir sortir à l’extérieur.

-Ceux qui veulent sortir devront subir un entretien. Une sorte de… débriefing. Je vous en parlerai plus en détail après.

Leur petit groupe était arrivé devant la porte d’une chambre. Doucement, la jeune femme ouvrit et leur permit d’entrer aussitôt. Sur le lit, près d’une fenêtre était allongé sur le ventre un jeune homme aux cheveux bruns. Sur son dos, une immense toile de tissu humide avait été appliqué. Le feu… avait fait des ravages sur son corps. J’espérais qu’il se remettrait vite. J’espérais que ses blessures n’étaient pas aussi grave que celles de Cassie.

-Bonjour commandant Fabrizio. Je me nomme Matthew March. Je suis le prochain individu qui deviendra le primarque. Enchanté de faire votre connaissance.

Alors qu’Aubrey et Martin était bien droit, près de la porte, je pris la liberté de déplacer une chaise jusqu’à son lit. Cet homme avait risqué sa vie hier, je me devais d’aller aussi doucement que possible avec lui. Il serait toujours temps plus tard pour une poigne de fer dans un gant de fer.

-J’ai quelques questions à vous poser. Mais avant ça, j’ai besoin que vous soyez discret quant à ma condition. N’allez pas la révéler à tout le monde. Je me penchai un peu plus, jusqu’à pouvoir lui murmurer le reste. Je suis navré de vous déranger dans un moment de douleur intense. Vous comprendrez que la situation est urgente et ne me laisse pas l’occasion d’être tendre avec vous. Cassandra Pentaghast et Aubrey Lockhar ont toutes les deux mentionnés votre nom. J’imagine donc que vous êtes l’homme de la situation pour m’informer comme il se doit. Je lui pris la main. Toutefois, avant de vous assommer de question… je me dois de vous présenter mes condoléances. Vous êtes quelqu’un d’important, d’influent. Vous deviez mieux connaître Angeal que la plupart des autres membres. Il… nous a quitté hier. Il est mort en sauvant des vies. En protégeant le Sanctum. Je retirai ma main et me redressa sur ma chaise, lui laissant quelques minutes pour digérer la nouvelle. Je vais vous demander de faire votre deuil un peu plus tard. Il est temps de répondre à mes questions maintenant. Pourquoi avoir décidé d’envoyer mademoiselle Lockhart vers le Consulat ? Ne saviez-vous pas qu’il a trahi la Lumière ? Je tournai la tête en arrière un instant, pour voir la rousse, la regardant droit dans ses yeux marrons. J’ai également appris que vous aviez reçu l’ordre de tuer les gardes royales de la part de mon prédécesseur. En savez-vous un peu plus sur cette affaire ? Je reportai ma pleine attention sur mon interlocuteur. Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de le voir mais un immense vaisseau nous… appartenant volait dans le ciel hier. Savez-vous quelque chose à ce propos ? Et enfin, pour l’instant. Que savez-vous du meurtre d’Ariez qui a légitimé cette attaque ?

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Mar 3 Oct 2017 - 21:12
« Sauf votre immense respect... vous m’assommez de questions. »

Il n'avait pas réfléchi. Sa propension à la réflexion se trouvait dans une incapacité des plus étranges. Des notions simples, comme savoir à qui il pouvait bien s'adresser, ne lui étaient pas des plus familières dans cet état de conscience relatif qui était le sien depuis que la situation avait regagné un semblant de calme. Tout, de la voix de cet homme à son attitude lui était inconnu. Après l'avoir regardé l'espace d'un instant, il comprit qu'il n'avait jamais vu cet homme. Fabrizio s'était attendu à voir n'importe qui ou bien personne, ce qui ne l'aurait pas dérangé le moins du monde. Cependant, ce type n'avait aucune envie de partir.

Ses paroles, celles qui suivirent, ne furent pas des plus plaisantes.

Comme une pierre lancée à la surface d'un lac gelé, les paroles de Matthew March emplissaient la pièce. L'un après l'autre, c'était un ensemble de faits et de questions, énoncés d'une voix placide.

Des questions dont il n'avait absolument plus rien à faire.

Angeal était donc mort ? Il ne l'avait pas revu depuis leur dernière discussion, qui lui revint en mémoire. Elle avait désormais un air de prémonition tordue, chaque parole était teintée d'une ironie qui venait le frapper comme un couteau, quelque part entre les côtes. Respirer était devenu un cauchemar, penser était devenu un semblant d'illusion.

Il n'avait pas de réponses à donner ; la formulation d'une quelconque réponse ne l'intéressait pas, et il avait déjà oublié les questions. Un instant se passa dans un silence des plus inconfortables, jusqu'à ce qu'un mouvement se fasse entendre vers la porte.

« Je vous ai donné toutes les réponses que vous vouliez. »

Ça c'était une voix qu'il connaissait.  

« Monseigneur, c'est hors de question que je vous regarde déballer une.... une interrogation de ce genre, dans ces conditions. »




Aubrey avait terminé sa phrase de manière abrupte. Se tenant droite, elle tentait d'attirer l'attention du Primarque en devenir.  

Elle avait envie de faire plus, de pouvoir lui donner les réponses qu'il voulait. Pour qu'il parte. Elle n'avait pas envie de regarder la situation devant elle continuer sans rien faire et essayait de réfléchir. Mais March semblait être borné, au point de soutirer ses petites informations une fois encore. Il dépassait les bornes, mais que pouvait-elle faire ?

Les mains dans le dos, elle était entrée dans la pièce quelques instants plus tôt ; elle ne connaissait pas l'état dans lequel son supérieur se trouvait, l'ayant vu pour la dernière fois alors qu'il lui donnait l'ordre de filer. Vers ce putain de Consulat, que March avait en obsession. Elle avait bien des choses à dire. Laisse-le tranquille, laisse-le donc tranquille, il y a d'autres personnes qui auraient les réponses à tes questions. Mais elle ne rajouta rien et s'inclina.

« Je vous prie d'attendre quelques... jours. » semaines, mois.

Elle risqua un regard vers Fabrizio, ne pouvant prévoir une quelconque réaction.

« Je m'en voudrais de donner des réponses... incomplètes, veuillez excuser Lockhart pour cet affront, je... »

L'angoisse de le regarder essayer d'aligner deux mots était sans pareille. Aubrey aurait préféré ne pas être là. Le voir dans cet état était déjà une horreur en soi, l'entendre, c'était autre chose. Quelque chose de bien pire. En son for intérieur, elle aurait vraiment voulu le voir mis au courant du décès du Primarque d'une autre manière. Même si cela aurait impliqué qu'elle soit la personne le lui disant.  

Elle aurait du se taire.
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Lun 9 Oct 2017 - 15:04
-Je vous remercie pour votre quiétude mademoiselle Lockhart. Merci également de m’avoir conduit à la chambre de Sieur Valeri. Maintenant, je vous prierai d’aller chercher cette Dame Lulu, et de la conduire jusqu’à ma chambre. Ce sera tout.

Le Sanctum avait beau être une secte, ces fanatiques restaient humains après tout. Ils s’inquiétaient les uns des autres, ou du moins de certaines personnes dans le lot. Ca aurait été presque émouvant si je n’étais pas autant pressé par le temps. Moi comme eux d’ailleurs.

Fabrizio avait beau être un soldat, il n’en demeurait pas moins un jeune homme qui venait de subir un traumatisme, tant physique que mentale. La jeune rouquine avait surement raison. Lui laisser du temps était la meilleure chose à faire… quand on avait le choix. Ni lui, ni moi ne l’avions malheureusement.


-Ne vous en faites pas pour elle, je ne vais pas la punir pour s’être inquiéter. Pour s’être enquérir de votre santé. Toutefois… Je baissais de nouveau la voix. Ca me chagrine de devoir vous pousser autant mais j’ai besoin de ces réponses. Autant que vous pourrez m’en fournir. Souhaitez-vous que je répète mes questions ? Prenez le temps qu’il vous faudra.

Je m’enfonçais dans ma chaise, prêt à attendre une demie-heure s’il le fallait pour qu’il crache petit à petit les informations qu’il avait en sa possession. J’espérais cependant que ça ne prendrait pas autant de temps. Les journées de tous allaient être chargé à partir d’aujourd’hui. Plus qu’elles ne pouvaient l’être avant mon arrivée.

-Martin, à partir de ce jour, vous veillerez à compartimenter les informations. Je révoque le droit de regard des prêtres sur toutes les informations du Sanctum. Seuls Cassandra, le prochain chef des templiers et moi pourront y avoir accès. Pour le reste, seuls les membres d’une même caste pourront consulter les rapports de leurs homologues.

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Mar 24 Oct 2017 - 6:04
Il était reparti. Les mêmes questions, et la rousse en moins.

Quelques minutes passèrent. Combien ? La précision n'avait jamais été son fort. De plus, la nouvelle du trépas d'Angeal se gravait dans la réalité. Il n'y avait pas de comparaison à faire. C'était simplement ce qui était arrivé.

Fabrizio songea d'abord à un mensonge. De la part de cet inconnu, qui se voulait Primarque. Il songea, incapable de déduire, incapable de penser, aux raisons qu'il avait de faire ça. Il devait y en avoir, non ? Pourquoi venir le lui dire à lui, plus que quiconque ? Les événements dataient de la veille, selon ce type. Pourquoi mentir sur une date ? C'était étrange, comme tout semblait être un odieux mensonge. Il  s'exprimait avec une manière décousue, comme s'il n'en avait rien à faire. C'était peut-être parce qu'effectivement, cela ne l'atteignait pas.

« Arrêtez les politesses. J'y crois pas une seconde. »

Il lui posait ses questions, et discutait avec le Haut-Prêtre. De ses réformes, ses petits plans. Il n'était pas Primarque, mais c'était tout comme ? Le Haut-Prêtre l'écoutait, mais là encore, quelle confiance était à lui donner ? Fabri n'avait jamais été proche du clergé. Sa foi était quelque chose de personnel, qu'il essayait de garder loin des dogmes, loin des esprits moralisateurs. Loin de tout. Jusque là, il l'avait gardée résolument séparée de tout ce qu'il avait bien pu faire au Sanctum. Il ne donnait sa confiance qu'en un nombre restreint de personnes, et ces deux là n'en faisaient résolument pas partie.

Mais ce Matthew était un cas des plus particuliers, car autant ce prêtre ne lui était pas inconnu, autant ce 'Primarque'...

Qui était-il ? D'où sortait-il ?

« Vous n'avez pas d'ordre à me donner. Vous voulez savoir pourquoi j'ai envoyé Lockhart au Consulat ? Accrochez-vous, je répéterais rien. C'était logique, rien de plus. Quand on a un lézard géant qui détruit tout autour de nous, on a pas vraiment le temps de se perdre en considérations. Le Consulat a trahi la Lumière, tiens donc, j'en ai strictement rien à foutre. J'ai pas vraiment pensé à ça sur l'instant. »

Sur l'instant, il avait pensé aux nombres d'hommes que chacun des groupes pourrait ramener. Il s'en souvenait clairement.

Pour son plus grand bonheur, la journée de la veille avait sa place dans son esprit, et ce dans le moindre détail. Où il était, ce qu'il avait fait, du moins jusqu'à ce que le dragon s'envole. Il avait gardé conscience depuis et chaque seconde, chaque instant avait été un enfer indescriptible. Aveuglé par la douleur, c'était par bribes qu'il avait gardé contact avec la réalité. Avec son état, faute de pouvoir faire autre chose qu'être prisonnier dans son propre corps. Son armure lui avait effectivement sauvé la vie. Là où les flammes du dragon l'auraient probablement tué, elles n'avaient que fait fondre le métal ainsi que sa cotte de mailles.

La destruction de quelques nerfs avait retardé sa réalisation et lui avait permis de continuer à se battre presque comme si de rien n'était.

Jusqu'à ce que la réalité le rattrape et que même les plus obscures plantes et potions ne parviennent à l’assommer suffisamment longtemps alors que son armure avait été arrachée de sa chair à vif. Son plan lui avait paru des plus géniaux sur l'instant, vraiment.

« Tout est probablement consigné quelque part, faites un effort. Vous avez pas besoin que je vous dise tout. On m'a juste demandé d'aller tuer des gardes... le Prim... Angeal a éliminé Swain, il voulait détruire le Sanctum, enfin... c'est plus compliqué que ça. »

Il ne connaissait pas tous les tenants et aboutissants de l'affaire. Ce qu'il lui racontait, il y avait plus ou moins tous les Templiers qui étaient au courant. Il savait encore additionner deux plus deux ; si ce type avait d'abord été voir Cassandra, et que Aubrey ne l'avait pas prévenu d'un quelconque mensonge, il pouvait au moins lui dire ça. Il fallait rester logique, personne ne pouvait déballer des mensonges aussi énormes devant Pentaghast, quand même. Elle et sa Lumière d'Etro, d'entre tous les soldats, elle savait déceler la vérité. Du moins il l'espérait.

« Pour le reste... je peux vraiment pas vous aider. »

Il n'avait pas vu ce vaisseau. Il en avait juste vu le rayon, il n'y avait que peu de doutes, ça avait été produit par ce vaisseau à la forme et à la facture étranges. De même pour le meurtre d'Ariez... cela ne faisait aucun sens.

Il n'avait pas envie de s'endormir, mais plutôt de se réveiller de ce putain de cauchemar.

« Je vous aurait fait une révérence, mais vous m'excuserez bien j'imagine. »
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