Derniers sujets
DésinformationHier à 19:31Huayan SongBalade nocturneHier à 11:41KestiaLa négociatriceLun 16 Juil 2018 - 23:13Maître AquaLe Tour de ClopinLun 16 Juil 2018 - 17:41Arthur RainbowAbsenceLun 16 Juil 2018 - 13:28ShadowPromenons-nous dans les bois -Dim 15 Juil 2018 - 9:48Vesper EarlLa guerrière satyre AmbrosiaSam 14 Juil 2018 - 18:24AmbrosiaFace contre TerreSam 14 Juil 2018 - 0:36NarantuyaaPeins moi ça en noirVen 13 Juil 2018 - 3:49Jack InèrsseDemande graphique?Jeu 12 Juil 2018 - 18:40KairiAu fond du gouffreJeu 12 Juil 2018 - 13:57Cassandra PentaghastLa Chute de NottinghamJeu 12 Juil 2018 - 10:41Heinrich VentrecrocIl y a toujours un cheminMer 11 Juil 2018 - 23:39Fabrizio ValeriDans un souci logistiqueDim 8 Juil 2018 - 13:59Kurt BrownCe qu'on fait par AmourSam 7 Juil 2018 - 16:31Maître Aqua
Véritable Primarque

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
99/650  (99/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 7 Aoû 2017 - 22:03
Je me réveillai aux premières lueurs de l’aube, le corps complètement courbaturé de mes efforts de la veille. Difficilement, je me traînais hors du lit, et je me rendis à la fenêtre. Les incendies étaient éteints, la fumée avait disparu du ciel. Et je ne voyais pas un nuage à l’horizon. Nous allions avoir beau temps, à défaut d’avoir une bonne journée. Tant de morts, tant de blessés. Mais ça n’allait pas être pour rien. J’allais faire de cette douloureuse expérience, une chose positive pour le Sanctum. La Coalition se maudirait de nous avoir attaqué. De nous avoir laissé en vie.

Je passai dans ma salle d’eau, faire un brin de toilette avant de sortir de ma chambre. Je ne souriais pas comme j’en avais l’habitude. Mais mes vêtements étaient propre comme un sous neuf, sans un pli. Je réajustais ma cravate, et je parcouru rapidement les couloirs jusqu’à la chambre de Martin. À travers la porte, je lui sommai de se dépêcher de me rejoindre, puis je retournai à ma chambre. Aujourd’hui allait être une journée chargée. Malgré notre état de faiblesse, nous allions devoir agir et non nous reposer. Et ça commençait par une simple chose.

Avoir des informations. Connaître l’historique du Sanctum, de ses actions. La presse ne révélait pas tout, mais elle m’avait permis de déduire la raison de ce massacre. Death souhaitait venger Ariez. Était-ce réellement cette secte qui avait provoqué la mort de cette despote ? Qu'en était-il du massacre des gardes royaux ? Pour l’instant, je me fichais de maintenir cette image de Primarque élu, qui semblait connaître cette religion. J’allais agir en maire, et régler les ennuis les plus urgents.

Après une dizaine de minutes d’attente où je contemplais ce qu’il restait de la ville, la porte s’ouvrit derrière moi. Le Haut-prêtre était légèrement rougi de l’effort qu’il venait de faire, sa robe violette était coincée dans une chaussette et son ventre volumineux montait et descendait à un rythme impressionnant. Je lui indiquais de la main la chaise où je m’asseyais habituellement, et je retournais à ma contemplation.


-Les choses vont changer radicalement dans les jours à venir Martin. Mais avant de prendre la moindre décision… J’ai besoin de savoir les agissements du Sanctum. L’éclaireur est pratique de bien des manières, mais il ne livre pas tous les détails. Il ne livre pas le point de vue des dirigeants qui nous ont conduit à cette situation. Avec la mort d’Angeal… Je fis une pause. Avec la mort du chef des paladins, je n’ai plus personne vers qui me tourner pour savoir ce dont j’ai besoin. J’aimerai que vous alliez me chercher Cassandra Pentaghast. Et ne vous faîtes pas arrêter par son garde.

-Bien Monseigneur.

-Arrêt…

Il était parti. Je soupirais légèrement, et je commençai à rassembler des feuilles et de quoi écrire. Tant pour prendre des notes que pour mettre à plat des idées qui pourraient me venir suite à ces discussions. Cassie ne serait pas la dernière personne à venir me voir aujourd’hui, qu'elle le veuille ou non.


Dernière édition par Matthew March le Dim 4 Fév 2018 - 22:01, édité 1 fois
Lumière d'Étro

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
189/500  (189/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 8 Aoû 2017 - 23:00

Maintenant que les incendies étaient éteints et que le calme était revenue dans les rues du domaine, les habitants pouvaient quitter la forêt ou leurs refuges de fortune afin de rentrer chez eux. Du moins, ce qui en restait. Le paladin était toujours avec Cassandra, il l’avait évacué du château avant que le béhémoth ne soit abattu et ils avaient patienté dans les bois jusqu’au lendemain. Elle ignorait si elle devait le remercier de l’avoir écarté du danger, ou bien le haïr pour cette nuit qu’elle venait de subir. Elle avait mal au bas du ventre, sa plaie devait probablement s’être ouverte une nouvelle fois. Néanmoins, elle n’allait pas pouvoir demander l’assistance d’un médecin, ils avaient probablement mieux à faire que de s’occuper d’elle.

Non sans peine, elle monta les escaliers en se tenant à l’épaule de Maxwelle jusqu’à atteindre finalement sa chambre. La nuit était passée, pourtant, rien n’avait changé dans cette petite pièce. Il y avait toujours les restes des biscuits et la théière renversée sur le sol, la faisant soupirer un instant alors qu’elle s’assit sur son lit.

— Vous faut-il quelque chose ?
— Non, rien. Merci.

Elle leva les pieds et s’allongea dans son lit, cachant une grimace aux yeux du paladin avant de poser sa tête sur son oreiller. Mille questions se bousculaient dans sa tête, aucune réponse ne parvenait à ses oreilles et elle ignorait si elle voulait vraiment les entendre. Éreintée, elle ferma les yeux un instant avant de sombrer dans le sommeil.

Pour être réveillée l’instant d’après, le bruit de la porte de bois frottant le sol et le halètement bruyant d’un homme.

— Madame Pentaghast est appelée par le Primarque, elle doit tout de suite se rendre dans sa chambre et…
— Vous ne pensez pas en avoir fait assez ?! Déjà hier, avec votre comédie de…

Se relevant d’un geste, lui arrachant un gémissement, Cassandra dressa sa main en direction du paladin avant de parler entre deux respirations.

— Maxwelle, arrêter de prendre parole à ma place.
— Vous devez vous reposer, et arrêter de…
— C’est n’est pas un chaperon dont j’ai besoin, alors, faite moi le plaisir de quitter ma chambre et de me laisser avec le Haut-prêtre Martin.

Il se retourna un instant, fixant le regard de l’ancienne garde avant de baisser la tête et se diriger vers la porte. Claquant cette dernière, laissant le calme revenir dans la pièce alors que le prêtre terminait enfin de reprendre son souffle. N’ayant pas besoin d’écouter la demande de l’homme de foi de nouveau, elle prit sur elle-même afin de se lever et enfiler un gilet de cuir noir par-dessus sa chemise et prendre le pas de l’envoyé du Primarque.

D’un pas lent, elle parvint finalement devant la porte de la chambre de Matthew. Essuyant la sueur perlant sur son front du revers de la main, elle remercia le prêtre avant qu’il n’ouvre la voie à l’ancienne garde et qu’elle ne s’engouffre dans la pièce.

Il était là, derrière un bureau et dans une tenue impeccable. Elle eut presque du mal à le reconnaître, l’absence de sang sur ses vêtements, probablement. Cependant, il tentait de prendre un petit air derrière son bureau et elle priait à ce que l'odeur du thé ne fasse pas irruption dans la pièce, elle était déjà agacée à l’idée de se retrouver ici. Poliment, elle s’avança et baissa légèrement la tête.

— Vous m’avez fait demander, Primarque ?



_______________________________
 
 
 
Véritable Primarque

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
99/650  (99/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 9 Aoû 2017 - 22:37
-Oui.

J’observais Cassandra qui faisait de son mieux pour rester debout malgré sa blessure. Si j’avais pu éviter de la faire mander, je m’en serais passé. Mais la Coalition me forçait la main.

-Asseyez vous à ma place, ordonnai-je d’un ton ferme en me levant. L’attaque d’hier ne me laisse pas beaucoup de choix. J’ai besoin d’informations dans le but d’agir au mieux. Et ça commence par vous. Je contournai la table pour prendre la place qu’elle occupait précédemment, et la regardai droit dans les yeux. Pourquoi avez vous quitter votre poste de templier ? Martin m’a prévenu que cela fait déjà un moment, avant même que je vous rencontre. Est-ce à cause du carnage relaté par l’éclaireur ? Avez-vous quelque chose à voir avec ça ? Je fis une pause, profitant de ce silence pour faire les cent pas. Mis à part vous, qui d’autres pourraient me tenir au courant des derniers agissements du Sanctum. Dans les moindres détails ?

Martin revint à ce moment-là, et je lui demandai d’aller me chercher Aubrey, la volontaire pour demander l’aide du Consulat. Je le priai également d’apporter une autre chaise. Je n’allais pas rester debout toute la journée si des blessés continuaient d’arriver dans mon bureau.

-Oh, et pendant que j’y pense. Le Sanctum a-t-il tué Ariez ? Et également, pourquoi ne prenez vous pas le lait de pavot ? Je connais un médecin très contrarié par votre entêtement.

Je sortis la bouteille emprunté quelques jours plutôt, et je lui lançai doucement.

-Vous allez me faire le plaisir de prendre ça maintenant. Je ne tiens pas à perdre une personne de plus. Surtout maintenant.

Plus de chef des paladins. Aucun chef des templiers. Qu'est-ce qu'Angeal avait fait de son vivant?
Cette secte méritait d'être attaqué et détruite. Néanmoins, puisque j'en étais à la tête, il allait me falloir les remettre sur le droit chemin. Et endosser leurs erreurs. Je soupirai légèrement, attendant avec impatience les réponses dont j'avais besoin.

_______________________________
Lumière d'Étro

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
189/500  (189/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Jeu 10 Aoû 2017 - 12:36

Elle s’assit, obéissante et remerciant les cieux de pouvoir se reposer dans cette position. Cassandra posait sa main droite sur sa plaie, comme si cela était suffisant pour calmer la douleur. Néanmoins, elle gardait la tête droite et fixait le Primarque droit dans les yeux.

Elle avait beau être mal en point, elle n’en restait pas pour autant fière.

Et ce, même à l’instant où elle attrapa le flacon contenant la décoction de couleur blanche pour la fixer dans le creux de sa main. Décidément, elle ne pouvait réellement rien confier au médecin. Avec un peu de chance, il avait même été jusqu’à parler des conséquences de sa blessure. Cela l’enrageait intérieurement alors qu’elle déposa le flacon, dressé, sur le bureau de Matthew.

— Sauf le respect qui vous est dû, il est de mon choix de décider à prendre ou non du lait de pavot. J’agis selon mes convictions, et vous n’avez aucunement le droit de me forcer à les trahir.
Elle fixa de nouveau le regard de Matthew. Elle agissait comme une enfant capricieuse, elle le savait et cela ne l’atteignait pas outre mesure. Néanmoins, elle prit le temps de réfléchir pour ne rien omettre par rapport aux questions qu’il posait.

— Pour vous répondre dans l’ordre, j’ai quitté l’ordre des Templiers dans l’idée de ne pas incomber le Sanctum de mes crimes. Enfin, c’était ce que j’ai naïvement espérée. Personne n’agissait pour libérer Dame Lulu de sa geôle et je la savais en danger, la raison pour laquelle j’ai décidé d’agir seule afin d’organiser sa libération quelques jours avant que le « massacre » n’ait lieu dans le château. L’institutrice a réussi à s’enfuir, contrairement à moi qui ai été trainée dans les cachots et imputer de ce crime en mon nom et en celui du Sanctum.
Reprenant son souffle, Cassandra amena sa main au menton afin de se rappeler de cette nuit. En finalité, elle avait peu de souvenir de la bataille. Probablement due à la fatigue et à l’état dans lequel elle s’est retrouvé suite à son emprisonnement.

— De ce qui s’est passé durant cette nuit, j’en garde peu de souvenir, désolé. Le médecin, lors de mon traitement, m’a appris que mon exécution était prévue pour le lendemain aux yeux de tous, Swain souhaitait m’utiliser comme un outil pour sa propagande. Tout ce que je sais, c’est qu’Angeal a ordonné aux Paladins et aux Templiers d’abattre le moindre partisan de Swain alors que lui-même s’occupait du Stratège durant cette même nuit. Malheureusement, il est mort et a probablement emporté ce secret avec lui dans la tombe.
Elle fut attristée d’apprendre la mort du Paladin-en-Chef, c’était un homme bon et il ne méritait probablement pas de mourir exécuter comme un chien durant cette bataille. Il avait tout donné pour sa Déesse, le plus grand des sacrifie pour que d'autres puissent vivre.

— Oui, c’est par ma faute que le groupe entier a été contraint de commettre un tel massacre. Lulu pourrait probablement en parler mieux que moi, et j’ai entendu dire que Sir Valeri était à l’extérieur de la ville au moment des combats, affrontant une partie des hommes de Swain attiré dans un piège avec l’ancien Templier-en-Chef.
Durant cette nuit, elle n’avait été rien d’autre qu’un instrument et elle en payant aujourd’hui les crimes. Dorénavant qu’il y avait un nouveau Primarque, peut-être allait-il se charger de sa sentence, elle continuait de le fixer, ne dégageant aucune émotion et attendant de savoir s’il avait eu ce qu’il attendait.



_______________________________
 
 
 
Véritable Primarque

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
99/650  (99/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 11 Aoû 2017 - 20:56
Je ris. Je ris haut et fort. D’un rire sans joie. Martin me regarda légèrement interloqué, et je ne savais pas ce qu’il en était pour Cassie. Mais tout ça était stupide. Si j’avais eu le temps. Si nous étions dans une autre situation. J’aurai décidé d’agir différemment. Mais je n’en avais pas les moyens.

-Arrêtez de faire l’enfant gâté, dis-je d’une voix sèche. Pour qui vous prenez-vous au juste ?

Je secouai la tête, et fis un signe de main au religieux pour qu’il aille accomplir sa besogne. La porte se refermait sur lui lorsque je me tournais vers l’ex templière. Le regard dur. Mes yeux verts devaient probablement tirés sur le noir. Mes lèvres quant à elles étaient pincées, ne laissant qu’une mince ligne indiquant ma bouche.

-Vous pensez qu’à vous toute seule vous êtes responsable de dizaine de morts ? Vous pensez que vous méritez de souffrir pour expier votre faute ? De quel droit prenez vous de telles décisions ? J’inspirais et expirais pour reprendre mon calme. J’ai en bas des centaines de blessés. Probablement tout autant de morts. Et une ville détruite à l’extérieur. Je dois gérer un Sanctum considérablement affaibli, et qui a probablement perdu la confiance de tous ses croyants. Je dois gérer l’attaque de la Coalition et ce qu’elle implique comme conséquences. Vous voulez une sentence pour vous sentir mieux ? Très bien ! Je m’avançais vers elle, et posai les deux mains sur la table qui nous séparait, me penchant autant que je pus. Vous allez travailler chaque jour de votre vie à réparer cette soit-disant faute. Vous prendrez la tête des paladins, et vous protégerez chaque être vivant que vous croiserez, qui aurait besoin d’aide, contre les ténèbres et le mal. Je me redressais légèrement, et mis mes mains sur mes hanches. Et peut-être qu’enfin vous arrêterez de vous flageller pour avoir secouru quelqu’un. J’avais haussé la voix sur l’avant dernier mot. Maintenant prenez moi ce fichu analgésique. J’ai besoin de toutes les personnes valides pour relever cette institution. Valide et en bonne santé.

Je lui offris un mince sourire, seul réconfort que je pouvais me permettre dans pareils temps.

-Pour ce qui est du massacre en lui-même, je demanderai à une tierce personne pour plus de détails. Et si jamais quelqu’un s’avisait de vous ennuyer à ce propos, fusse-t-il le roi, je m’en chargerais. Vous n’êtes pas une mauvaise personne Cassie, finis-je plus doucement.

Je marchai jusqu’à la porte, et lui fis signe qu’elle pouvait se retirer. Pour se reposer, pour réfléchir. Ou pour s’épuiser à aider les autres. Le choix lui appartenait totalement. Et en attendant, je devais me concentrer sur la prochaine entrevue. La jeune templière qui avait ramené l’aide du Consulat. Enfin, elle pensait sûrement avoir bien fait. Lorsque Cassandra passa près de moi, je lui posais néanmoins une dernière question.


-Vous ne m’avez pas répondu pour Ariez. Qu'en est-il réellement ?


Dernière édition par Matthew March le Dim 4 Fév 2018 - 22:09, édité 2 fois

_______________________________
Lumière d'Étro

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
189/500  (189/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 11 Aoû 2017 - 23:46

Avant qu’elle ne se relève, Cassandra avait attrapé le flacon de sa main gauche et faisait sauter le bouchon à l’aide de son pouce. Observant le nouveau Primarque dans les yeux, elle sourit un instant avant d’ingurgiter la solution d’une traite et reposer le contenant, vide, sur son bureau. Il ne s’agissait pas d’un remède miracle, elle peinait tout de même à se redresser et à se diriger vers la porte de sortie.

Deuxième fois qu’elle avait à faire avec lui, et elle venait de comprendre quelque chose. Cet homme n’arrêtait pas de vous harceler tant qu’il n’aurait pas ce qu’il désire, peut-être qu’ils avaient tous besoin de cela.

Prête à sortir, elle stoppa tout de même sa marche à la dernière question posée par Matthew. Elle baissait légèrement la tête, fermant les yeux dans sa réflexion. La réponse qu’il attendait, elle l’ignorait complètement. Elle n’avait jamais entendu parler de ce genre de mesure durant son servir en tant que garde, et aucune langue n’avait parler de ce genre de méthode quand elle était alitée dans ce château.

— J’ignore tout d’un quelconque assassinat de la part d’homme du Sanctum, encore moins à l’encontre de l’ancienne dirigeante de la Coalition Noire.
Elle ouvrit de nouveau les yeux avant de tourner légèrement la tête par-dessus son épaule, observant Matthew du coin de l’oeil. Néanmoins, elle n’épiait pas une réaction, elle s’empressa de continuer le fond de sa pensée avant de reprendre sa marche.

— Noter simplement ceci, ce n’aurait jamais été la façon d’agir d’Angeal. L’histoire parle pour lui, il aurait préféré défier le mal dans les yeux plutôt que d’envoyer deux hommes avec pour mission de planter une dague dans le dos d’Ariez. Sa priorité était de retrouver Aurore, pas de se venger de son enlèvement.
L’ancienne garde s’avança alors dans le couloir, parcourant péniblement quelques mètres avant de reprendre, d’une voix plus forte, l’une des remarques de la part du Primarque.

— J’accepte ma sentence, même si j’ignore parfaitement comment gérer les hommes de l’ancien Paladin-en-Chef. J’espère ne pas vous décevoir.
Elle se mordit les lèvres suite à cette réplique, la douleur dans son bas-ventre refaisant vivement surface. Manquant de la faire chuter, elle se rattrapa de justesse au mur à l’aide de sa main droite. Finalement, elle ne recevait rien d’autre que le prix de son effronterie. Néanmoins, elle n’avait pas totalement tort.

Durant des années, elle avait juré d’être le bouclier des citoyens de ce monde. Elle avait échoué. Peut-être que prendre le rôle de l’épée lui irait mieux, qui pouvait le savoir. Cependant, une chose restait en suspens, comment les hommes de feu Angeal allaient prendre l’arrivée de cette femme à la tête de leur ordre. Elle qui n’avait jamais rien fait pour eux, et n’avait jamais agi pour eux. C’est sous les gravats de cette ville en ruine qu’un nouvel ordre allait être érigé, seul le futur pourra parler de ses bienfaits.

Ou au contraire, du mal qu’il pourrait apporter à l’univers. Ce que voulait apporter le nouveau Primarque était louable, néanmoins, cette question attendait une réponse.



_______________________________
 
 
 
Le Pardon Enchaîné

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
292/500  (292/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 5 Sep 2017 - 11:55


Le regard d'Aubrey allait et venait entre le prêtre et son collègue, ce dernier s'écartant légèrement, l'observant en retour. Il devait se demander ce qu'elle avait fait pour qu'un prêtre vienne la chercher jusque sous la muraille, où elle était postée depuis la veille. Elle aussi, elle se le demandait. Qu'avait-elle pu faire ? Il était évident qu'elle était bonne pour la cour martiale. Ou pire, le cachot. Ou encore pire, le fouet. Au pain sec et à l'eau pour des mois.

Surprise, elle avait lâché l'imposant rouleau de cordage qui lui avait été demandé d'amener pour dégager un bâtiment effondré et se tenait, droite comme un I, comme une affirmation face à cet homme qui venait de lui demander son nom. Oui, c'était elle, Aubrey Lockhart, et elle allait venir avec lui.

L'homme se retourna et elle eut juste le temps de hausser les épaules et de lancer un regard de surprise, mêlé de crainte au Templier qui avait été chargé de ramener les cordes avec elles. Aussi, elle espérait parvenir à lui faire comprendre qu'elle était désolée, parce que les cordes étaient lourdes comme de la fonte et qu'il devrait finir de les ramener tout seul.

Ce fut qu'une fois en chemin vers le château qu'Aub réalisa, avec une honte grandissante, que cet homme était bien plus qu'un prêtre. Elle le reconnaissait, bien évidemment, mais n'arrivait pas à poser un nom sur son visage. Sa respiration s'accéléra. Peut-être que les choses tournaient-elles au vinaigre ? Elle était revenue des Cités du Consulat tard la veille, avec un contingent de médecins, de mages. Elle avait rencontré Genesis Rhapsodos, lequel était bien humain contrairement à l'idée qu'elle s'en était faite. Rencontré était tout de même un terme quelque peu ampoulé pour dire qu'elle l'avait vu de loin. Mais l'idée de son voyage repoussait la crainte en elle. C'était qu'elle n'était pas restée sans rien faire, ni la veille ni aujourd'hui.

Il était encore tôt, mais les Templiers avaient, pour ceux indemnes et capables de travailler, accompli un énorme travail dans les rues. Le Consulat était reparti, ils en avaient reçu l'ordre. Perplexe, Aub n'avait pas discuté et s'était concentrée sur que faire, où aller. Chaque personne familière était l'assurance que ses proches étaient en vie. Chaque corps reconnu était une réalisation cruelle. Aussi, son cœur battait pour un millier de raisons alors qu'elle s'engouffrait dans les couloirs de la citadelle.

Menée par le haut-prêtre bedonnant, elle montait et montait encore plus haut dans les spires. Frottant ses mains ainsi que ses vêtements, elle tenait d'arranger son apparence quoiqu'elle pensait ne pouvoir faire mieux. De la boue plus ou moins séchée montait jusqu'à ses genoux, due à l'eau utilisée pour éteindre les incendies. Les nattes serrées de ses cheveux avaient depuis longtemps commencé à se décoiffer, car elle s'étaient coiffée la veille au matin et n'y avait pas retouché.

Elle avait retiré son armure et sa veste matelassée n'était plus attachée que par sa ceinture ; ses manches pendaient et bougeaient au rythme de sa marche. Des gouttes de sang étaient visibles sur le tissu. Elle ne portait plus en haut qu'une fine chemise qu'elle qualifiait d'antiquité, mais jolie quand même, brodée de motifs qu'elle appréciait.

« Pourquoi est- » non, non pas comme ça. « Pour quelle raison est-ce que vous avez besoin de moi, monseigneur ? »

Habituellement, ses supérieurs directs venaient la prévenir. Ou des amis, qui avaient eu vent de personnes la cherchant. Mais aucun commandant ni noble ni haut-ponte du clergé ne cherchait un Templier du rang. Une pensée folle lui traversa l'esprit. Faut que je raconte ça. Faut vraiment que je le raconte. Vite, elle fut noyée par une appréhension grandissante.

« Le Primarque vous mande, et vous serez priée de ne pas vous étendre sur le sujet de la rencontre avec vos petits camarades du rang avant toute officialisation. »

Un frisson lui parcourut l'échine. Elle aurait aimé savoir la venue de cet homme, car un thé aurait été parfait. Chez elle, il y avait toujours une bouilloire au dessus du feu.

Peut-être ne reverrait-elle jamais cette bouilloire. Ni sa mère, ni son père. Adieu les soirées passées au coin du feu. Elle donnerait sa solde pour retourner classer des papiers inutiles au fond d'une remise inutile ; autant avait-elle rêvé de l'urgence, de l'importance d'une grande mission qui lui échoirait. Autant elle redonnerait tout ce qu'elle avait vécu les deux derniers jours pour une journée banale.

« Bien monsieur. »

De couloir en couloir, ils arrivèrent en face d'une porte de bois massif, comme de milliers d'autres dans ce palais. Le Haut-Prêtre lui intima d'entrer avant qu'elle ne puisse s'attarder sur quoi que ce soit, ou qui que ce fut. Elle ne put avoir qu'un regard sur les personnes au dehos du bureau. Il la fit entrer la première, ce qu'elle fit alors qu'il fermait la porte derrière eux.

En face d'elle, derrière son bureau, se tenait un homme qu'elle ne connaissait pas.

« Vous avez requis ma présence, monseigneur ? »
demanda-t-elle en s'inclinant.

C'était un salut de soldat plus qu'une révérence de demoiselle. Sa veste ayant des allures de robe de fortune autour de sa taille. Elle resta ensuite immobile, mains jointes dans le dos, attendant.


Dernière édition par Fabrizio Valeri le Ven 20 Oct 2017 - 16:13, édité 1 fois
Véritable Primarque

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
99/650  (99/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Jeu 7 Sep 2017 - 18:41
Les minutes furent longues jusqu’à ce que ma porte s’ouvre de nouveau sur une jeune femme rousse et sur le bedonnant Martin. J’observais la templière Aubrey alors qu’elle me saluait. À la manière des soldats. Je me questionnais un instant sur le conditionnement que pouvaient subir les jeunes lorsqu’ils rejoignaient l’armée de cette secte. Il faudrait peut-être que je m’attelle à cette question. Mais plus tard.

-Martin, au sujet de la demande de Rhapsodos. J’y ai longuement réfléchi, et il est hors de question qu’Angeal soit enterré là-bas. Il a consacré sa vie au Sanctum. Il est mort pour le protéger. Il mérite d’être enseveli ici. Toutefois… sa famille est à prendre en compte également. Vous organiserez la cérémonie, et vous ferez venir ses proches, s’il le souhaite. Aucun mal ne leur sera fait.

-Bien Monseigneur.

-Dame Lockhart. Excusez moi de vous faire chercher comme ça de si bon matin, mais la situation l’exige. C'est également pour ça que je ne vous propose pas de thé, comme à mon habitude. Je lui indiquais la chaise en face de moi pour qu’elle s’assied. Martin vous aura très certainement prévenu, je suis le véritable Primarque du Sanctum. Je suis arrivé quelques jours avant l’attaque de la Coalition, et j’ai décidé de faire profil bas le temps d’obtenir tous les renseignements dont j’ai besoin pour aider comme il faut tout le monde. Vous êtes ici pour m’aider à accomplir cet objectif.

Je pris ma plume, que je trempais un instant dans l’encrier, puis me tins prêt à prendre en note toutes ses réponses.

-Tout d’abord, j’aimerai savoir qui, et avec quelle autorité, cette personne vous a demandé d’aller chercher l’aide du Consulat. Si personne ne l’a fait, pourquoi avoir cherché l’aide du Consulat plutôt que de la Lumière ? Que savez-vous du massacre qu’il y a eu lieu à l’encontre de Swain ? Du vaisseau que nous avons pu voir terrasser le dragon ? Enfin, savez-vous si le Sanctum a tué Ariez ? Et si oui, qui est ce héros ?

_______________________________
Le Pardon Enchaîné

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
292/500  (292/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 12 Sep 2017 - 23:19


« Vous voulez savoir... qui m'a demandé d'aller chercher d'l'aide ? »


Ses pensées étaient un labyrinthe. Observant la personne devant elle, quelque peu incrédule, elle cherchait les mots adéquats pour une réponse concise.

Aubrey s'était assise, à la demande du Primarque. Les mains désormais jointes sur ses genoux. Elle croisait et décroisait ses jambes à la recherche d'une position confortable. Mais elle était assise sur cette chaise comme sur des charbons ardents alors que la question, les questions, lui tournaient dans la tête. Les réponses étaient évidentes, mais elle ne savait pas pourquoi le Primarque voulait les entendre.

Elle avait toujours imaginé le Primarque comme un vieil homme, comme les prêtres les plus vieux. Cet homme était jeune, quel âge avait-il ? Peut-être était-il immortel ? Ou bien avait-il son âge, peut-être un peu plus, ou alors...

« C'est le commandant Valeri qui m'a demandé d'y aller. Enfin, ordonné. Il m'a dit 'va au Jardin Radieux, préviens le Consulat'. Je l'ai écouté parce que... à ce moment là, dans la situation dans laquelle on était, ça faisait sens. C'était un ordre d'un de mes supérieurs, c'était pas discutable. »


Bien qu'elle ne se rapellât pas des mots exacts, c'était comme ça qu'elle se souvenait des événements. A parler de tout ceci, les images lui revenaient en tête.

« Il m'a pas parlé de la Lumière. »


Elle ponctua sa phrase par un haussement d'épaules. Il n'y avait rien d'autre à dire. Pourquoi la le Consulat plutôt que la Lumière ? Elle n'en savait rien. Pourquoi pasla Shin-Ra ? Pourquoi pas les Mercenaires ? Sur l'instant, elle y avait été, les avait alertés, et était revenue plus tard, dans la soirée peut-être. Les évènements des derniers jours étaient un tourbillon de choses, de personnes, d'évènements au travers desquelles elle cherchait quoi faire.

Le Primarque continua ses questions. Aubrey resta muette un instant, de surprise puis de crainte. Elle fronça les sourcils, ne sachant par où commencer ni quoi répondre. Elle prit quelques longues secondes pour parvenir à formuler une phrase plaisante.

« On a tous reçu l'ordre de tuer les partisans de Swain... Ça venait du Primarque. C'est tout. On s'est pas posé de questions monsi... monseigneur. Pour le vaisseau, je sais vraiment rien je suis désolée. Pareil pour Ariez, je pense pas que je sois la bonne personne pour vos questions, vraiment. »

Elle sourit. Déçue de ne pas pouvoir l'aider, mais intriguée par ses questions. Il était le Primarque, mais ne savait rien de ce qui se passait ici. Elle n'avait jamais entendu parler de lui, ne l'avait jamais vu. Aussi le détaillait-elle.
Véritable Primarque

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
99/650  (99/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 20 Sep 2017 - 21:55
-Appelez moi Matthew.

Je regardais fixement cette toute jeune femme. Elle avait la posture d’un soldat, bien droite sur la chaise. Ca ne faisait aucun doute. Les récents événements allaient sûrement l’obligé à mûrir plus vite que prévu. Mais elle s’en sortirait. Quant bien même elle resterait une soldat. Je me levai de ma chaise, contournai le bureau et lui fit signe de me suivre. Je fis de même à Martin.

Ce dernier m’avait dit que l’insubordination était… très mal vu. Toutefois, en cas d’ordre, c’était le donneur et non l’exécutant qui était potentiellement puni. Avant de prendre une telle décision il me fallait tous les faits. Je demandai poliment à la rousse de nous conduire auprès de ce commandant Valeri dont on venait de me parler deux fois. S’il était si connu, il avait peut-être également des réponses à me fournir.


-Martin. Comme je vous l’ai dit les choses vont changer. Ca concerne également les prêtres.

-Que voulez-vous dire Monseigneur ?

-De ce que vous m’avez dit, ils se font escorter dès qu’ils quittent le château. En temps normal, je trouverai ça stupide. En ces temps de guerre, c’est inadmissible. Nous ne pouvons pas perdre de main d’œuvre. Alors qu’ils prennent exemple sur ce prêtre… Agy…

-Agon Wiley Monseigneur.

-Voilà ! À partir d’aujourd’hui, ils n’auront plus de protection. Ceux qui désirent garder leur fonction subiront le même entraînement que tous les autres. Ceux qui veulent partir…

Ceux qui veulent partir étaient problématique. J’avais pu observé que le clergé régnait en maître dans ces lieux, comme pour toute bonne secte qui se respectait. La religion dominait tout… y compris des informations qu’il serait fâcheux de voir sortir à l’extérieur.

-Ceux qui veulent sortir devront subir un entretien. Une sorte de… débriefing. Je vous en parlerai plus en détail après.

Leur petit groupe était arrivé devant la porte d’une chambre. Doucement, la jeune femme ouvrit et leur permit d’entrer aussitôt. Sur le lit, près d’une fenêtre était allongé sur le ventre un jeune homme aux cheveux bruns. Sur son dos, une immense toile de tissu humide avait été appliqué. Le feu… avait fait des ravages sur son corps. J’espérais qu’il se remettrait vite. J’espérais que ses blessures n’étaient pas aussi grave que celles de Cassie.

-Bonjour commandant Fabrizio. Je me nomme Matthew March. Je suis le prochain individu qui deviendra le primarque. Enchanté de faire votre connaissance.

Alors qu’Aubrey et Martin était bien droit, près de la porte, je pris la liberté de déplacer une chaise jusqu’à son lit. Cet homme avait risqué sa vie hier, je me devais d’aller aussi doucement que possible avec lui. Il serait toujours temps plus tard pour une poigne de fer dans un gant de fer.

-J’ai quelques questions à vous poser. Mais avant ça, j’ai besoin que vous soyez discret quant à ma condition. N’allez pas la révéler à tout le monde. Je me penchai un peu plus, jusqu’à pouvoir lui murmurer le reste. Je suis navré de vous déranger dans un moment de douleur intense. Vous comprendrez que la situation est urgente et ne me laisse pas l’occasion d’être tendre avec vous. Cassandra Pentaghast et Aubrey Lockhar ont toutes les deux mentionnés votre nom. J’imagine donc que vous êtes l’homme de la situation pour m’informer comme il se doit. Je lui pris la main. Toutefois, avant de vous assommer de question… je me dois de vous présenter mes condoléances. Vous êtes quelqu’un d’important, d’influent. Vous deviez mieux connaître Angeal que la plupart des autres membres. Il… nous a quitté hier. Il est mort en sauvant des vies. En protégeant le Sanctum. Je retirai ma main et me redressa sur ma chaise, lui laissant quelques minutes pour digérer la nouvelle. Je vais vous demander de faire votre deuil un peu plus tard. Il est temps de répondre à mes questions maintenant. Pourquoi avoir décidé d’envoyer mademoiselle Lockhart vers le Consulat ? Ne saviez-vous pas qu’il a trahi la Lumière ? Je tournai la tête en arrière un instant, pour voir la rousse, la regardant droit dans ses yeux marrons. J’ai également appris que vous aviez reçu l’ordre de tuer les gardes royales de la part de mon prédécesseur. En savez-vous un peu plus sur cette affaire ? Je reportai ma pleine attention sur mon interlocuteur. Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de le voir mais un immense vaisseau nous… appartenant volait dans le ciel hier. Savez-vous quelque chose à ce propos ? Et enfin, pour l’instant. Que savez-vous du meurtre d’Ariez qui a légitimé cette attaque ?

_______________________________
Le Pardon Enchaîné

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
292/500  (292/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 3 Oct 2017 - 21:12
« Sauf votre immense respect... vous m’assommez de questions. »

Il n'avait pas réfléchi. Sa propension à la réflexion se trouvait dans une incapacité des plus étranges. Des notions simples, comme savoir à qui il pouvait bien s'adresser, ne lui étaient pas des plus familières dans cet état de conscience relatif qui était le sien depuis que la situation avait regagné un semblant de calme. Tout, de la voix de cet homme à son attitude lui était inconnu. Après l'avoir regardé l'espace d'un instant, il comprit qu'il n'avait jamais vu cet homme. Fabrizio s'était attendu à voir n'importe qui ou bien personne, ce qui ne l'aurait pas dérangé le moins du monde. Cependant, ce type n'avait aucune envie de partir.

Ses paroles, celles qui suivirent, ne furent pas des plus plaisantes.

Comme une pierre lancée à la surface d'un lac gelé, les paroles de Matthew March emplissaient la pièce. L'un après l'autre, c'était un ensemble de faits et de questions, énoncés d'une voix placide.

Des questions dont il n'avait absolument plus rien à faire.

Angeal était donc mort ? Il ne l'avait pas revu depuis leur dernière discussion, qui lui revint en mémoire. Elle avait désormais un air de prémonition tordue, chaque parole était teintée d'une ironie qui venait le frapper comme un couteau, quelque part entre les côtes. Respirer était devenu un cauchemar, penser était devenu un semblant d'illusion.

Il n'avait pas de réponses à donner ; la formulation d'une quelconque réponse ne l'intéressait pas, et il avait déjà oublié les questions. Un instant se passa dans un silence des plus inconfortables, jusqu'à ce qu'un mouvement se fasse entendre vers la porte.

« Je vous ai donné toutes les réponses que vous vouliez. »

Ça c'était une voix qu'il connaissait.  

« Monseigneur, c'est hors de question que je vous regarde déballer une.... une interrogation de ce genre, dans ces conditions. »




Aubrey avait terminé sa phrase de manière abrupte. Se tenant droite, elle tentait d'attirer l'attention du Primarque en devenir.  

Elle avait envie de faire plus, de pouvoir lui donner les réponses qu'il voulait. Pour qu'il parte. Elle n'avait pas envie de regarder la situation devant elle continuer sans rien faire et essayait de réfléchir. Mais March semblait être borné, au point de soutirer ses petites informations une fois encore. Il dépassait les bornes, mais que pouvait-elle faire ?

Les mains dans le dos, elle était entrée dans la pièce quelques instants plus tôt ; elle ne connaissait pas l'état dans lequel son supérieur se trouvait, l'ayant vu pour la dernière fois alors qu'il lui donnait l'ordre de filer. Vers ce putain de Consulat, que March avait en obsession. Elle avait bien des choses à dire. Laisse-le tranquille, laisse-le donc tranquille, il y a d'autres personnes qui auraient les réponses à tes questions. Mais elle ne rajouta rien et s'inclina.

« Je vous prie d'attendre quelques... jours. » semaines, mois.

Elle risqua un regard vers Fabrizio, ne pouvant prévoir une quelconque réaction.

« Je m'en voudrais de donner des réponses... incomplètes, veuillez excuser Lockhart pour cet affront, je... »

L'angoisse de le regarder essayer d'aligner deux mots était sans pareille. Aubrey aurait préféré ne pas être là. Le voir dans cet état était déjà une horreur en soi, l'entendre, c'était autre chose. Quelque chose de bien pire. En son for intérieur, elle aurait vraiment voulu le voir mis au courant du décès du Primarque d'une autre manière. Même si cela aurait impliqué qu'elle soit la personne le lui disant.  

Elle aurait du se taire.
Véritable Primarque

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
99/650  (99/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 9 Oct 2017 - 15:04
-Je vous remercie pour votre quiétude mademoiselle Lockhart. Merci également de m’avoir conduit à la chambre de Sieur Valeri. Maintenant, je vous prierai d’aller chercher cette Dame Lulu, et de la conduire jusqu’à ma chambre. Ce sera tout.

Le Sanctum avait beau être une secte, ces fanatiques restaient humains après tout. Ils s’inquiétaient les uns des autres, ou du moins de certaines personnes dans le lot. Ca aurait été presque émouvant si je n’étais pas autant pressé par le temps. Moi comme eux d’ailleurs.

Fabrizio avait beau être un soldat, il n’en demeurait pas moins un jeune homme qui venait de subir un traumatisme, tant physique que mentale. La jeune rouquine avait surement raison. Lui laisser du temps était la meilleure chose à faire… quand on avait le choix. Ni lui, ni moi ne l’avions malheureusement.


-Ne vous en faites pas pour elle, je ne vais pas la punir pour s’être inquiéter. Pour s’être enquérir de votre santé. Toutefois… Je baissais de nouveau la voix. Ca me chagrine de devoir vous pousser autant mais j’ai besoin de ces réponses. Autant que vous pourrez m’en fournir. Souhaitez-vous que je répète mes questions ? Prenez le temps qu’il vous faudra.

Je m’enfonçais dans ma chaise, prêt à attendre une demie-heure s’il le fallait pour qu’il crache petit à petit les informations qu’il avait en sa possession. J’espérais cependant que ça ne prendrait pas autant de temps. Les journées de tous allaient être chargé à partir d’aujourd’hui. Plus qu’elles ne pouvaient l’être avant mon arrivée.

-Martin, à partir de ce jour, vous veillerez à compartimenter les informations. Je révoque le droit de regard des prêtres sur toutes les informations du Sanctum. Seuls Cassandra, le prochain chef des templiers et moi pourront y avoir accès. Pour le reste, seuls les membres d’une même caste pourront consulter les rapports de leurs homologues.

_______________________________
Le Pardon Enchaîné

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
292/500  (292/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 24 Oct 2017 - 6:04
Il était reparti. Les mêmes questions, et la rousse en moins.

Quelques minutes passèrent. Combien ? La précision n'avait jamais été son fort. De plus, la nouvelle du trépas d'Angeal se gravait dans la réalité. Il n'y avait pas de comparaison à faire. C'était simplement ce qui était arrivé.

Fabrizio songea d'abord à un mensonge. De la part de cet inconnu, qui se voulait Primarque. Il songea, incapable de déduire, incapable de penser, aux raisons qu'il avait de faire ça. Il devait y en avoir, non ? Pourquoi venir le lui dire à lui, plus que quiconque ? Les événements dataient de la veille, selon ce type. Pourquoi mentir sur une date ? C'était étrange, comme tout semblait être un odieux mensonge. Il  s'exprimait avec une manière décousue, comme s'il n'en avait rien à faire. C'était peut-être parce qu'effectivement, cela ne l'atteignait pas.

« Arrêtez les politesses. J'y crois pas une seconde. »

Il lui posait ses questions, et discutait avec le Haut-Prêtre. De ses réformes, ses petits plans. Il n'était pas Primarque, mais c'était tout comme ? Le Haut-Prêtre l'écoutait, mais là encore, quelle confiance était à lui donner ? Fabri n'avait jamais été proche du clergé. Sa foi était quelque chose de personnel, qu'il essayait de garder loin des dogmes, loin des esprits moralisateurs. Loin de tout. Jusque là, il l'avait gardée résolument séparée de tout ce qu'il avait bien pu faire au Sanctum. Il ne donnait sa confiance qu'en un nombre restreint de personnes, et ces deux là n'en faisaient résolument pas partie.

Mais ce Matthew était un cas des plus particuliers, car autant ce prêtre ne lui était pas inconnu, autant ce 'Primarque'...

Qui était-il ? D'où sortait-il ?

« Vous n'avez pas d'ordre à me donner. Vous voulez savoir pourquoi j'ai envoyé Lockhart au Consulat ? Accrochez-vous, je répéterais rien. C'était logique, rien de plus. Quand on a un lézard géant qui détruit tout autour de nous, on a pas vraiment le temps de se perdre en considérations. Le Consulat a trahi la Lumière, tiens donc, j'en ai strictement rien à foutre. J'ai pas vraiment pensé à ça sur l'instant. »

Sur l'instant, il avait pensé aux nombres d'hommes que chacun des groupes pourrait ramener. Il s'en souvenait clairement.

Pour son plus grand bonheur, la journée de la veille avait sa place dans son esprit, et ce dans le moindre détail. Où il était, ce qu'il avait fait, du moins jusqu'à ce que le dragon s'envole. Il avait gardé conscience depuis et chaque seconde, chaque instant avait été un enfer indescriptible. Aveuglé par la douleur, c'était par bribes qu'il avait gardé contact avec la réalité. Avec son état, faute de pouvoir faire autre chose qu'être prisonnier dans son propre corps. Son armure lui avait effectivement sauvé la vie. Là où les flammes du dragon l'auraient probablement tué, elles n'avaient que fait fondre le métal ainsi que sa cotte de mailles.

La destruction de quelques nerfs avait retardé sa réalisation et lui avait permis de continuer à se battre presque comme si de rien n'était.

Jusqu'à ce que la réalité le rattrape et que même les plus obscures plantes et potions ne parviennent à l’assommer suffisamment longtemps alors que son armure avait été arrachée de sa chair à vif. Son plan lui avait paru des plus géniaux sur l'instant, vraiment.

« Tout est probablement consigné quelque part, faites un effort. Vous avez pas besoin que je vous dise tout. On m'a juste demandé d'aller tuer des gardes... le Prim... Angeal a éliminé Swain, il voulait détruire le Sanctum, enfin... c'est plus compliqué que ça. »

Il ne connaissait pas tous les tenants et aboutissants de l'affaire. Ce qu'il lui racontait, il y avait plus ou moins tous les Templiers qui étaient au courant. Il savait encore additionner deux plus deux ; si ce type avait d'abord été voir Cassandra, et que Aubrey ne l'avait pas prévenu d'un quelconque mensonge, il pouvait au moins lui dire ça. Il fallait rester logique, personne ne pouvait déballer des mensonges aussi énormes devant Pentaghast, quand même. Elle et sa Lumière d'Etro, d'entre tous les soldats, elle savait déceler la vérité. Du moins il l'espérait.

« Pour le reste... je peux vraiment pas vous aider. »

Il n'avait pas vu ce vaisseau. Il en avait juste vu le rayon, il n'y avait que peu de doutes, ça avait été produit par ce vaisseau à la forme et à la facture étranges. De même pour le meurtre d'Ariez... cela ne faisait aucun sens.

Il n'avait pas envie de s'endormir, mais plutôt de se réveiller de ce putain de cauchemar.

« Je vous aurait fait une révérence, mais vous m'excuserez bien j'imagine. »
Véritable Primarque

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
99/650  (99/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Dim 4 Fév 2018 - 22:53
-Bien entendu. Reposez vous maintenant Sieur Valeri. Nous aurons besoin de vous sur pied au plus vite.

Sur ces paroles, je pris congé du blessé. Des récits qui m’étaient parvenu lorsque je soignais les blessés hier, cet homme avait combattu de front un dragon. Il en avait été rudement récompensé, comme en témoignait son dos. Malgré tout, s’il n’était pas encore mort, il y avait peu de chances que cela arrive dans les prochains jours. Il était jeune et héroïque. Populaire et influent. Maintenant que je mettais armé d’une épée à ma droite, pourrait-il devenir mon bouclier ?

-Voulez-vous voir quelqu’un d’autre après Dame Lulu, Monseigneur ?

-Pour l’instant non. Elle est importante non ?

-Elle n’appartient pas au Sanctum mais elle conseillait souvent Angeal. Il lui avait donné accès à nos archives.

-Je vois.

Cette secte… Plus je la côtoyais, et moins je comprenais comment ils avaient tenu aussi longtemps. Bien sur, ils étaient tenaces et hargneux. Ils avaient leur soit-disante foi qui les soutenait. Mais ils pouvaient également agir de manière tellement imprudente.

-Je verrai si elle pourra garder ce privilège. En attendant, toutes les informations qui ne pourront jamais être divulguées doivent être détruites. Toute information qui ne met pas en danger immédiat le Sanctum pourra être consulté par n’importe qui. Enfin, comme je vous l’ai dit, celles qui sont cruciales pour les opérations actuelles ne seront pas partagées entre les ordres. Et une fois qu’elles pourront être révélées, nous le ferons.

-Mais comment pourrions nous…

-Créer notre journal. Demander une rubrique à l’éclaireur.

-Ce n’est pas ce que je voulais dire. Nous ne pouvons pas détruire de telles informations !

-Si elles ne peuvent être connu de tous, à quoi bon les conserver ? La connaissance doit être partagé. Le Sanctum doit devenir le protecteur de tous. Il doit être honnête et limpide sur ses actes passés.

-Bien, me répondit-il entre ses dents. Il en sera fait selon votre désir.

Je n’allais certainement pas être populaire ici. Je le sentais. Non, je le savais. Mes décisions ne plairaient pas. Certains ne les comprendraient peut-être pas non plus, qu’en bien même je m’expliquerais. Comme pour ma déclaration de guerre de la veille. Toutefois, rien de cela ne comptait. Je n’étais pas ici pour me faire des amis. Je n’étais pas ici pour changer les couches de ces fanatiques. J’étais là pour créer un mouvement positif pour tous. Aussi dur que ce soit.

-Monseigneur, Dame Lulu vous attends.

-Merci mademoiselle Lockhart.

Lorsque j’entrai dans ma chambre, je vis une jeune femme. Et la première chose qui m’interloqua fut la peluche qu’elle tenait dans ses bras. Était-ce bien la bonne personne ? La conseillère d’Angeal ? La prisonnière pour laquelle Cassie avait tout risqué ? Probablement. Et ça me prouvait une fois de plus que tout le monde était cinglé dans ce culte.

-Mademoiselle Lulu, merci d’être venu aussi promptement. Installez-vous, je vous en prie. Je marchais rapidement pour m’asseoir moi-même. Je m’appelle Matthew March et je suis le nouveau Primarque. Mademoiselle Lockhart vous l’aura peut-être dit. J’espère qu’elle vous aura également prévenu que je tenais à ce que ça reste secret pour l’instant. Je repris ma plume et la trempa de nouveau dans l’encre. J’ai entendu parlé de vous ce matin. Cassandra a risqué sa vie pour vous. Mon prédécesseur vous tenait en haute estime. Mais je ne vous connais pas. Je ne sais pas ce que vous avez fait précédemment. Aussi j’aimerai que vous commenciez par me dire ce que vous savez du massacre de Swain, comme l’éclaireur l’appelle. J’égouttai le bout pour ne pas que l’encre bave sur les feuilles. Ensuite, j’aimerai entendre ce que vous savez sur la mort d’Ariez, et le vaisseau que nous avons pu observer hier.

_______________________________
La Sorcière

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Générale
XP:
437/650  (437/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 5 Fév 2018 - 23:44
La sorcière inclina légèrement la tête pour le saluer. Le Primarque, donc… C’était un bel homme qui venait d’ailleurs, de la cité du crépuscule peut-être. Son accoutrement composé d’un veston, d’une cravate, d’habits soignés, lui donnait un air élégant. Pour elle, c’était un soulagement. Quelques dizaines de minutes plus tôt, elle remettait en doute l’existence du nouveau Primarque et redoutait que celui-ci ait été créé de toutes pièces par le pouvoir religieux du Sanctum, pour calmer la ville, les fidèles. L’origine plus urbaine du nouveau chef spirituel affaiblissait cette hypothèse… Sa venue était semblable à un coup de destin. Et aussitôt arrivé, il la convoquait. Cela aurait pu la flatter.

Elle s’assit immédiatement, installant sa peluche sur ses cuisses et posa ses mains entrelacées devant celle-ci, pour l’empêcher de chuter. L’homme se présenta donc, confirmant son statut et s’apprêtant déjà à prendre des notes. Un sourire retenu, à peine perceptible, apparut sur les lèvres de la jeune femme en l’écoutant et en le regardant. Elle s’était déjà trouvée dans cette situation, rencontrant le Primarque et analysant son comportement. Angeal était un homme affectueux, au tempérament rassurant mais occupant dans une pièce une présence solaire. Celui-ci n’avait pas l’aura qu’elle avait imaginé ressentir en face du véritable Primarque, mais semblait efficace.


« Elle me l’a précisé, oui. »

Un léger mensonge comme première parole. Ce n’était pas l’acte le plus pieux qu’elle aurait pu choisir devant l’élu d’Etro, toutefois elle ne souhaitait pas accabler la jeune templière, ou paladine, avec ce petit oubli.

« Cassandra a risqué sa vie pour vous. Mon prédécesseur vous tenait en haute estime. Mais je ne vous connais pas. Je ne sais pas ce que vous avez fait précédemment. Aussi j’aimerai que vous commenciez par me dire ce que vous savez du massacre de Swain, comme l’éclaireur l’appelle. »

Ses sourcils se froncèrent doucement. Etrange, de nouveau. Il disait ne pas savoir qui elle était et ce qu’elle avait fait, mais ne l’interrogeait que sur ses actes. C’était peu rassurant. Si Lulu ne pouvait expliquer ce qui chez elle avait justifié certaines de ses décisions, il était peu probable que l’homme en face d’elle cautionne ses choix durant ces quelques derniers jours.
Ce qu’elle avait fait. Plus tôt qu’elle ne l’avait pensé, elle devait expliquer ce qu’elle savait. Or, concernant Swain, les choses étaient telles qu’elle en savait beaucoup puisqu’elle partageait avec quelques élus la responsabilité du massacre.
Mais dire toute la vérité à un inconnu, quelque religieux soit-il, était un trop grand risque. Elle refusait d’être jugée par après pour des crimes qu’elle avait nécessairement du se résoudre à commettre. Angeal était mort, c’était malheureux mais c’était sans doute une aubaine, si un Primarque devait enquêter. Si elle le voulait, son secret pouvait mourir avec lui dans la tombe.


« Monseigneur. » Elle baissa légèrement la tête une nouvelle fois, regardant sa peluche avant de relever les yeux vers la nouvelle sommité de ce monde. « Il y a beaucoup à dire, et pas seulement sur la nuit où Swain et ses hommes furent exécutés. Si vous me permettez, vous comprendrez mon implication et celle du Seigneur Angeal. » Elle attendit une réaction de la part de sa Sainteté et reprit. « Un apothicaire s’est vu voler une formule, il y a quelques mois. La formule d’un poison ayant tué des dizaines de brigands dans la forêt de Sherwood, dans la guerre entre la lumière et Kefka Palazzo. J’ai découvert que des hommes de Swain avaient volé cette formule. Ils m’ont attaquée. J’étais accompagnée de quelques paladins et nous avons été contraints de tuer ces hommes… mais avant d’être arrêtée, j’ai détruit la formule. Swain m’a enfermée pour cela. »

C’était un souvenir qui, depuis l’attaque du dragon sur la citadelle ayant eu lieu la veille, semblait revenir du siècle passé. Mais il était indispensable pour quelqu’un tentant de démêler le vrai du faux.

« Le seigneur Angeal m’a confié une mission à réaliser pendant ma captivité : enquêter sur les hommes de Swain. Etant une sorcière de ce monde, je suis parvenue à comprendre le pouvoir de Swain. Il était capable de voir à travers les yeux de l’entièreté de sa garde. Ce qui rendait celle-ci particulièrement ordonnée, synchronisée. Or, nous étions convaincus que Swain lancerait une attaque sur le Sanctum, aussi devions-nous agir. J’ai organisé avec la commandante Pentaghast mon évasion des cachots. » La suite ne plairait sans doute pas au nouveau Primarque. Lulu avait été attentive. Il l’avait appelée « mademoiselle Lulu » mais avait désigné Pentaghast par son prénom seul. Sans prendre trop de risques, Lulu pouvait en déduire certaines choses. « Je n’avais pas besoin de la commandante pour m’échapper. Je me suis enfuie avec elle mais je lui ai faussé compagnie. J’ai entraîné son arrestation et suis partie seule. » finit-elle de prononcer du bout des lèvres.

De cela, elle n’était pas fière, mais… que serait devenu le Sanctum si elle n’avait pas agi de la sorte ?


« Je savais que Swain la voudrait vivante. Et vu ce qu’elle venait de faire, contrairement à moi, elle n’avait aucune chance d’échapper à une condamnation à mort. Cela devait aussi pousser Swain à accélérer les choses contre le Sanctum. »

La seule chose qu’elle n’avait pas pu imaginer était que l’exécution de la commandante serait prévue quelques jours à peine après le crime. Compte tenu du fait que les choses avaient tant traîné pour elle, c’était objectivement difficile à deviner. Mais qu’importe. Tout avait été fait à temps. Et venait pour Lulu le moment de mentir ou de révéler la vérité. Jusqu’ici, ce n’était déjà pas évident et d’aucuns considéreraient ses actes monstrueux mais la suite…
La sorcière prit une inspiration.


« Je me suis cachée dans une maison abandonnée dans la forêt des étangs, à quelques jours d’ici. Et j’ai fait en sorte que Swain apprenne que j’avais demandé à un quidam d’amener la formule du poison de l’apothicaire jusqu’au domaine enchanté. Bien entendu, nous n’avions pas la formule. Le faux-messager a été attaqué par des hommes de Swain, prouvant l’acte de trahison du stratège. De là, un signal a été lancé dans le ciel. »

Elle avait raconté la vérité, en définitive. Celle-là même qu’elle s’était jurée de cacher à son propre roi, pour la survie du Sanctum au domaine enchanté.

« Le seigneur Angeal a vu le signal et a ordonné l’exécution de la garde de Swain. Il ne connaissait pas les détails. Lui faire parvenir aurait été un trop grand risque. »
Véritable Primarque

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
99/650  (99/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 20 Mar 2018 - 21:18
Aussitôt après qu’elle ait commencé son monologue, j’avais posé ma plume. Les mains croisées, posées sur le bureau, je l’écoutais avec la plus grande attention. Le massacre de Swain était un événement dont probablement tous les mondes avaient eu connaissance. Mais entendre les détails derrière celui-ci… ça dépassait tout ce que j’aurais pu imaginer. Et cette femme qui me faisait face était dangereuse.

Qu’est-ce qui avait poussé Angeal à lui faire confiance ? Qu’est-ce qui avait poussé Cassandra à risquer sa vie juste pour elle ? Elle ne dirigeait aucun corps armé, elle n’était pas la prétendue élue d’une prétendue déesse. Qu’elle vive ou qu’elle meure n’aurait eu aucune incidence sur le Sanctum. Et pourtant, elle avait fini dans une position où elle avait contrôlé le destin de cette secte. Comment s’y était-elle pris ?


-Sans avoir les autres acteurs majeurs de cette tragédie, je vais devoir vous croire sur parole. Je suis aussi forcer de croire que vous avez agi pour le plus grand bien. Cependant, j’aimerai quelques précisions. Qu’est-ce qui a poussé le Sanctum a soupçonné Swain en premier lieu ? Pourquoi vous a-t-on mise dans une position aussi incertaine ? Vous étiez certes la conseillère d’Angeal mais il y avait d’autres personnes plus à même d’aller au devant du danger… et de représenter le Sanctum. Je pris de rapides notes sur ce qu’elle m’avait raconté, et fronçais les sourcils. Vous venez de me dire que vous aviez détruit la formule, raison de votre emprisonnement, poursuivi-je en mettant le doigt sur mes notes, cependant Swain est tombé dans le piège de cette fausse formule. Des vagues échos que j’ai eu sur cet homme, c’était une sorte de stratège. Comment expliquez-vous la réussite de votre plan ?

Je la regardais dans les yeux, épiant le moindre de ces mouvements. Elle était dangereuse. C’était une fanatique. Et elle pouvait aisément trahir. Comment réagirait Cassie si elle lui faisait face ? Si elle entendait que son héroïque sacrifice pour libérer cette femme était vain… et qu’elle avait été délibérément abandonné par une personne qui aurait eu les capacités de la sauver ? De lui éviter une blessure qui aurait pu être mortelle, et qui l’handicaperait pendant des semaines, des mois, peut-être même des années ?

-Si je prends vos actions mademoiselle, Cassandra est certes allée à l’encontre de Swain en vous libérant, mais elle n’a pas détruit une information dont il avait le besoin. Que ce soit pour protéger le royaume, ou comme vous le pensiez très certainement en provoquant cet incident, pour des fins plus dévastatrices. Je me grattais le menton avant de retremper ma plume dans l’encrier. A l’époque, elle n’était qu’une guerrière parmi d’autres. Elle n’avait pas de hautes fonctions au sein du Sanctum, quand bien même elle était très respectée, ou connue. Pourquoi Swain tuerait-il Cassandra, mais vous garderait prisonnière ? Je pointais le bout de ma plume vers Lulu. Vous étiez proche d’Angeal, on vous a confié une mission sensible, et Swain devait se douter de vos capacités, qu’importe à quel point ce soit approximatif. Vous étiez une menace pour lui. Peut-être même pour ce royaume. Et pourtant…

Et pourtant un stratège tombait dans un piège banal et gardait son ennemie en vie. Quelle relation ces deux là avaient-ils eu ? Si elle avait eu une connexion intime avec ce soit-disant ennemi du Sanctum, cela pourrait expliquer bien des choses. Et ça ne me rassurait pas du tout. Car qui qu’elle put être, elle était capable de tuer, et faire tuer pour une simple information. Sans savoir comment cette information pourrait être utilisée. J’étais décidément convaincu, maintenant plus que jamais, de ma décision. Le Sanctum devait être bien plus transparent. Que ce soit envers ses membres, ou les autres mondes.

-Admettons qu’acquérir une information soit une trahison envers le Sanctum ou ce royaume. Et je pense que, pris dans cette situation, Angeal, Cassandra ou vous, ainsi que tous les autres participants, avez fait ce que vous pensiez juste. Cependant, cette crise est passée.
Je posai ma plume et lui accordai toute mon attention. Pensez-vous que vous auriez pu trouver une solution alternative ? Que vous auriez pu éviter le massacre de toute la partie adverse ?

Elle était dangereuse oui. Et en l’état actuel des choses, je n’avais aucune confiance en elle. Il me faudrait peut-être même prendre des mesures à son encontre. Toutefois… Si elle était capable de surpasser les réflexions des stratèges, et de massacrer complètement les ennemis du Sanctum, elle pourrait être utile. Cette femme pourrait nous aider à combattre la Coalition, le Consulat et tous ceux qui s’opposeraient à la justice et le bien-être des mondes.

-Votre présentation du massacre était suffisamment longue et détaillée. Je ne doute pas que vous voulez m’aider à en comprendre tous les tenants et aboutissants. Mais vous pouvez très certainement répondre à mes autres questions maintenant que nous avons quelque peu levé le voile là-dessus. J’aimerai entendre ce que vous savez sur la mort d’Ariez, et le vaisseau que nous avons pu observer hier.

_______________________________
La Sorcière

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Générale
XP:
437/650  (437/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 2 Avr 2018 - 2:21
Conseillère d’Angeal, donc… Elle hocha légèrement la tête à la mention de ce rôle. Le Primarque avait donc entendu certaines choses à son sujet et à quel point son prédécesseur lui faisait confiance, ce qui la rassurait, compte tenu des choses qu’elle venait d’avouer.

Lulu ne répondit pas immédiatement à son interlocuteur, le laissant poser toutes ses questions. La dernière chose qu’elle voulait faire était de l’interrompre ou de lui donner l’impression d’être trop impulsive. Elle mémorisa donc avec soin les différentes interrogations de Matthew, tout en tentant de comprendre son ton. Il posait de bonnes questions, mais hélas pour elle, elles étaient empreintes de certains soupçons. Sans doute avait-il raison d’agir ainsi, mais elle n’aurait jamais reçu ce traitement en face d’Angeal, et bien qu’elle fût tout à fait satisfaite de cette rigueur et minutie qu’avait au moins le nouveau ponte du Sanctum, elle déplorait en être la victime aussi tôt… peut-être même la première.

Comprenant que le jeune homme voulait parler des autres choses, elle décida de répondre de manière concise et directe aux questions inédites de Matthew March concernant le massacre de Swain.


« Votre excellence » , bien que ses mots soient doux, son visage lui était impassible, froid, même en face de cet homme dont elle avait intérêt à se faire aimer. « Angeal faisait parfois appel à mes conseils mais ma fonction initiale dans le Sanctum était de récolter des informations, d’analyser des sources. Ce n’est que pour cela que je me suis retrouvée chargée de l’enquête concernant le vol du poison. Et lors de cette enquête, alors que je n’avais aucun soupçon de quelque nature que ce soit sur Swain, j’ai retrouvé le voleur et ses commanditaires. Et il s’agissait d’hommes obéissant au stratège. Quant à représenter le Sanctum, monseigneur, j’étais accompagnée de paladins, comme je vous l’ai dit et j’ajouterai que je suis moi-même membre à part entière du Sanctum. » Elle daigna faire un léger sourire, quasiment imperceptible, tout en baissant légèrement la tête, pour ne pas avoir l’air arrogante. « Je ne vous ai pas expliqué, en effet, que l’apothicaire, créateur de la formule, a été emprisonné en même temps que moi et était mon voisin de cellule durant une semaine. Il m’a donc été facile de faire croire à Swain, plus tard, que l’apothicaire m’avait transmis oralement cette formule et que je l’avais mémorisée. Un autre facteur de la réussite de ce plan est que très tôt, une vieille amie, une fée, à vrai dire, m’a approché lorsque j’étais enfermée. J’ai compris qu’elle travaillait pour Swain, assez vite. Et je lui ai livré toutes les informations, vraies ou fausses, qui me permettraient plus tard de duper le conseiller du roi. »

L’inspiration qu’elle prit souleva légèrement sa poitrine, alors qu’elle détournait son regard, quelques secondes, de sa Sainteté. La sorcière était une femme très difficile à intimider, c’était certain. Elle avait supporté des mois d’emprisonnement, à subir des mauvais traitements, sans vraiment broncher, mais cet homme représentait une menace pour elle pire que n’importe quelle brute capable de la frapper. S’il le désirait, il pouvait détruire le peu qu’il lui restait, si tenté de croire qu’elle voulait le préserver… et cela, elle n’en était pas sûre. Et elle devait avouer avoir fréquenté beaucoup d’individus plus complaisants que lui depuis qu’elle était au Sanctum. Être l’alliée précieuse du Primarque l’avait toujours protégée de tous ceux que d’autres auraient pu craindre. Sans Angeal, elle devait se défendre seule.

Et à présent, elle devait expliquer au Primarque des informations contextuelles. C’était étonnant, somme toute. Il était le Primarque, certes depuis très peu, et ignorait des choses que d’autres auraient du lui renseigner. À cette idée, l’institutrice ne put retenir un jugement… Il n’était finalement pas étonnant qu’elle ait du mener les choses avec Swain quand on s’aperçoit qu’en son absence, plus personne ne réfléchit. Et les choses qu’elle allait dire lui semblaient, sans beaucoup d’humilité certes, évidentes.


« Je me permets, monseigneur, de vous rappeler que mon exécution relevait de la décision de sa Majesté, le roi Stéphane. Certes, Swain aurait pu me faire assassiner pour ce que j’avais fait, et c’est bien ce que ses hommes ont tenté de faire lors de la fin de mon enquête… Mais une fois en prison, j’étais le point de pression sur lequel Swain pouvait appuyer pour écarter le Sanctum du pouvoir. S’il convainquait le Roi de ma culpabilité, il le convainquait de celle du Sanctum. Mais mon cas était compliqué, c’est ce que m’a expliqué votre prédécesseur. Nos accusations concernant le poison et d’autres choses, telles que le témoignage de l’apothicaire, rendaient ma condamnation compliquée. J’étais une menace mais en me faisant tuer, Swain perdait ses chances de convaincre le Roi. La commandante Pentaghast est arrivée pour lui à point nommé : un haut-officier manifestement coupable d’aider une prisonnière à s’évader, du meurtre de nombreux soldats de la garde. Le jugement était prévisible. »

Car c’est ce que ne pouvait visiblement pas imaginer le nouveau Primarque. Swain était un stratège et voulait, sans doute, utiliser au mieux les erreurs de son adversaire non pas pour le vaincre, le terrasser, l’éliminer… mais pour convaincre le Roi du danger que cet adversaire, le Sanctum représentait. Pour s’en rendre compte, il n’y avait qu’une seule solution : vivre cette situation… Des années et des années de scission entre un pouvoir militaire d’une part et un pouvoir religieux et militaire de l’autre, au sein d’un même royaume. Le Sanctum avait connu une époque sombre, froide, au sein de laquelle il n’était plus certain d’être chez lui dans son château.

Le Primarque pouvait se permettre de ne pas se soucier du souverain du domaine enchanté, à présent, grâce aux efforts de Lulu, d’Angeal, de Cassandra et de tous les hommes et femmes qui avaient agi lors de cette récente nuit. Et cela, elle le déplorait, bien entendu. Sa volonté n’avait jamais été de taire, d’étouffer le pouvoir et l’influence du Roi. Elle aimait son souverain plus que son Primarque. Mais à présent, sans sa propre armée, il perdait de l’influence qu’il avait il y a quelques jours encore, sur le Sanctum notamment.


« Non, votre excellence, pour répondre à votre question. Je n’aurais pas pu faire autrement… Pas moi. Je n’ai pas ordonné l’exécution de la garde de Swain, ce soir-là, monseigneur. J’ai donné au Primarque le feu vert qu’il attendait pour mettre aux arrêts ou éliminer Swain et toute sa garde. Je suis désolée qu’il y ait eu autant de morts mais je ne suis pas responsable du massacre. »

Lulu se tut quelques secondes, d’un air grave. Elle se rendait bien sûr compte de la gravité de ses paroles. Elle détenait certainement une part de la responsabilité, bien sûr. Mais elle n’était pas une militaire ou une commandante. Elle avait tendu un piège aux ennemis du Sanctum, avait attendu qu’ils y tombent, et avait averti celui qui pouvait mettre fin aux agissements de Swain. Elle repensa, comme souvent il lui arrivait, à cette dispute qu’elle avait eue avec Angeal. Celui-ci lui avait reproché de ne pas accepter d’être dans cette situation qu’était la sienne, en prison pour avoir tué des hommes en voulant se défendre… et elle lui avait rétorqué qu’elle n’était pas un soldat et qu’on ne pouvait pas attendre d’elle qu’elle assumât les responsabilités d’un soldat. Encore aujourd’hui, elle se serait défendue de la sorte.

« Sur… » Elle prit encore quelques secondes pour continuer sa phrase, comme pour se libérer du poids qui écrasait ses épaules nues. « Sur le meurtre d’Ariez, je ne sais rien, votre Sainteté. Toutefois… si je ne sais rien, cela me laisse croire que l’acte n’a pas été commis par le Sanctum. Je pense que l’ancien Primarque m’aurait avertie. À vrai dire, j’en suis certaine et n’importe quel analyste en arrivera à la même conclusion. Assassiner Ariez dans une période aussi trouble, alors que nous étions en pleine crise, n’a aucun sens. Si le Sanctum avait du monter une opération aussi risquée, il ne fait aucun doute qu’elle aurait été toute entière réfléchie pour le sauvetage de la Princesse Aurore et non pour un meurtre. C’est précisément en faisant cela que le Sanctum aurait arrangé les choses, surtout avec Swain. »

Elle hocha la tête, comme pour se donner raison, guettant une réaction de la part du Primarque. Sur ce point, elle avait été contente de pouvoir s’exprimer. Elle espérait avoir rassuré son interlocuteur, au moins sur ce point.

« Finalement, sachez que c’est moi qui conduisais le vaisseau qui a abattu le dragon, hier. » S’il avait interrogé les bonnes personnes, il aurait au moins eu quelques informations sur l’engin, bien qu’elle fût de toutes, la mieux placée pour en parler. « Son nom est Menrva. C’est un vaisseau extrêmement perfectionné qui appartenait au Primarque Galenth Dysley. J’ai été chargée par Angeal de comprendre le fonctionnement de cette machine. »
Véritable Primarque

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
99/650  (99/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 4 Avr 2018 - 17:24
Ce qu’elle me racontait… Si c’était bien l’absolue vérité sur ce qu’elle savait de l’affaire, je commençais à avoir de sérieux doutes sur la renommée de stratège qu’on affublait à Swain. Ou ce dernier était très stupide, plus que cela même, ou cette histoire ne sentait pas bon du tout. Je ne tenais pas à cette secte, et si cette histoire pouvait la faire imploser, l’univers s’en porterait certainement mieux. Les fanatiques étaient un vrai fléau. Cependant, en l’état actuel des choses, si je redressais la barre, je pouvais l’utiliser pour apporter un vrai changement. Devais-je continuer de déterrer cette histoire ? Devais-je l’exposer purement et simplement au multivers pour obtenir son pardon et repartir sur des bases saines ?

Quoi que je décidais, les choses devaient changer. Drastiquement. Un des éléments qui avait permis tout ce bourbier était le manque de confiance, de clarté. Un autre était la force et la domination qu’exerçait le culte sur ce monde et son souverain. Si le Sanctum voulait perdurer, il lui fallait prendre ses distances, et son indépendance. Rétablir les relations de jadis aujourd’hui teintées par la haine, la rancoeur.

Je souris ironiquement lorsqu’elle se déclara innocente. Que Cassandra, ou qui que ce soit au bas de l’échelle, soit innocent, je voulais bien le croire. Ils avaient agi sous les ordres de leur supérieur, ils pensaient bien faire. Toutefois, cette femme était bien trop intelligente, trompeuse et impliquée pour se permettre d’être innocente. Qu’elle ait souhaité le massacre ou non, qu’elle en ait donné l’idée ou non, elle avait autant de sang sur les mains qu’Angeal. Ou moi pour ce que ça valait à ses yeux.


-Je ne vous pense pas plus innocente qu’Angeal. Tout comme moi, vous avez du sang sur les mains, que vous le vouliez ou non. Mais que cette culpabilité ne vous empêche pas de dormir. Après tout mademoiselle, comme vous me l’avez longuement expliqué, vous n’aviez que ce choix pour sauver le Sanctum, et potentiellement le monde entier, d’une guerre qui l’aurait anéanti bien mieux que ne l’aurait fait la Coalition ou le Consulat.

Je l’écoutais patiemment, les mains croisées sur le bureau, lorsqu’elle m’expliqua ce qu’elle savait du meurtre d’Ariez. Et des analyses qu’elle en faisait. Au vue de sa position, je ne doutais pas qu’elle avait raison sur ce point. Mais je comptais bien tirer avantage de l’excuse fournie par Death pour nous attaquer. Le Sanctum avait bien besoin d’un coup publicitaire pour éviter, peut-être à raison, d’être pris pour une secte de cinglés sanguinaires. Et quoi de mieux que la mort d’un des pires êtres de l’univers ?

-Martin m’a parlé d’Aurore en effet. Le Sanctum s’est engagé à la sauver il y a quelques années. C’est… dommage d’avoir échoué dans cette tâche. Néanmoins, il n’est jamais trop tard pour se rattraper.

Je pris soin de noter ces maigres et précieuses informations au sujet de l’arme de la veille. Un vaisseau aussi puissant était une grande opportunité… et menace à mes yeux. Surtout que la charge de l’étudier revenait à mon interlocutrice. Cette confiance aveugle qu’avait eu Angeal à son égard ne la rendait que plus dangereuse. Je ne pouvais me permettre d’ignorer ce fait. Jamais, surtout lorsqu’elle était présente à mes côtés. Je soupirai légèrement. Je ne voyais que trois solutions pour ce vaisseau.

-Je vous remercie pour ces informations mademoiselle Lulu. Si ça ne vous dérange pas, j’aimerai que vous formiez la remplaçante d’Angeal à son maniement, de même que le futur chef des templiers lorsque je l’aurai désigné. Mnerva a été un atout précieux contre la Coalition, et il serait regrettable de le perdre. Je levai la main pour lui signifier que je n’avais pas fini. Angeal vous faisait confiance. Ce n’est pas mon cas. Nous venons juste de nous rencontrer après tout. Je pris une brève inspiration. Je vous remercie d’avoir été honnête avec moi, alors je vais l’être avec vous. Je vous trouve dangereuse. Vous pourriez aisément détruire le Sanctum si vous le désiriez. C’est pourquoi, si vous refusez d’apprendre le maniement de la machine à Cassandra, je me verrai dans l’obligation de le détruire. Je ne peux permettre que cette arme tombe entre de mauvaises mains.

Oui, ces solutions étaient préférables. Pas idéales mais qu’est-ce qui l’était en ce bas monde ? Avec celles-ci au moins, Lulu garderait la tête sur les épaules. Pour le moment en tout cas.

_______________________________
La Sorcière

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Générale
XP:
437/650  (437/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 4 Avr 2018 - 21:28
« Pourquoi voudrais-je détruire le Sanctum ? » demanda-t-elle d’une voix froide, en fronçant les sourcils. Elle serra une de ses mains dans l’autre, nerveusement. Après avoir entendu distinctement ce qu’elle avait craint d’entendre, la jeune institutrice décida de se défendre, bien entendu. Elle avait suffisamment compté aux yeux d’Angeal pour ne pas accepter que le premier venu, dusse-t-il être l’incarnation d’Etro elle-même, l’accable ainsi. « C’était encore hier, monseigneur, » prononça-t-elle comme une injure « que j’ai sauvé le Sanctum d’un dragon en pilotant Mnerva. » Son ton était cassant bien que le moindre de ses mots était réfléchi pour ne pas pouvoir être retourné plus tard contre elle. « Si je n’avais pas été là, votre excellence, il n’y aurait plus de Sanctum à détruire donc je pense avoir largement mérité votre confiance. »

Lulu prit une nouvelle inspiration, calmant son esprit. Quelques mots avaient suffi pour salir ce qu’elle avait fait ces derniers mois. Entre la gratitude qu’il avait exprimée et la manière dont il la considérait après ce qu’elle lui avait révélé, c’était la seconde chose qu’elle retenait. Elle ne pouvait nier que n’importe quel homme de pouvoir devait conclure des derniers événements qu’elle était en effet dangereuse, et de cela elle ne se défendrait pas. La sorcière avait accepté de prendre des décisions, des sombres décisions que l’histoire retiendrait, en son nom ou pas. Mais elle avait agi pour le Sanctum, allant jusqu’à se damner pour lui. Elle méritait la confiance du moindre de ses membres si ce n’est peut-être de Pentaghast. D’elle seule, elle pouvait tolérer une méfiance, vu ce qu’elle lui avait fait subir.

C’était une nouvelle forme de justice du vainqueur. Une civilisation se méfiant de la seule personne encore vivante ayant été à l’origine d’une décision difficile.

Elle aurait dû se lever, faire volte-face et ne plus accorder un instant au Primarque mais il ne s’agissait pas que de lui. Il représentait le Sanctum. Pour elle, pour le royaume et pour tous ceux qu’elle pouvait aider. Si sa présence pouvait empêcher les choses de s’empirer, cela valait la peine d’insister.

Lulu ferma les yeux, baissa subrepticement la tête et soupira légèrement.
« Je comprends votre méfiance. » Admit-elle à contre-cœur. Elle continua d’une voix neutre, ne désirant pas paraître fragile mais au contraire forte et volontaire. « J’ai donné ma vie au Sanctum. J’ai supporté des semaines d’emprisonnement, ai tué des hommes, ai participé à cette manigance contre Swain. Ces actes ont noirci mon cœur aux yeux d’Etro mais prouvent que j’ai toujours obéi à la volonté de sa sainteté, le Primarque. » Elle fit une pause et conclut : « Il était donc évident que j’accepterais de former la commandante Pentaghast ou tous ceux que vous me désignerez au maniement de Mnerva. Sachez que vous n’auriez pas pu davantage m’insulter qu’en me menaçant de la détruire si je refusais. »

À y réfléchir, il s’agissait de la parole la plus révoltante qu’il s’était permis. Il s’agissait d’elle, bien sûr, mais aussi de la machine la plus perfectionnée vue à ce jour au sein des contrées du Sanctum, qui abritait des sources à l’importance monumentale, bien que terrifiantes, sur l’histoire de la religion et de ses dieux. Nul autre qu’elle n’aurait pu s’en choquer mais si un prêtre avait connaissance de tout ce qu’elle avait appris en quelques minutes à peine à bord de ce vaisseau, il ne fait nul doute qu’à la simple mention de sa destruction, il aurait révoqué l’ascension du Primarque.
La sorcière avait vécu plus de cinq ans au jardin radieux, sous domination consule, et non seulement se sentait proche de leur gouvernement mais était aussi habituée à leur idéologie. Pour le Consulat, la destruction était le pire des crimes. Jamais Angeal n’aurait proféré une telle menace, ne serait-ce que par égard pour ses alliés. Une vérité se profilait donc. Il n’y avait pas eu de changements entre la réalité de la veille et celle de ce matin… il s’agissait tout simplement de deux réalités différentes.


« J’ai une proposition, en retour. J’étais une des rares personnes, avec les archivistes, à avoir accès aux archives secrètes du Sanctum où sont consignés tous ses secrets, mais pas seulement... Des informations que notre institution n’a pas encore réussi à comprendre s’y trouvent. En ayant travaillé là-bas, je suis arrivée à quelques conclusions, monseigneur. Il existe actuellement trois entités au Sanctum : Le Clergé, l’ordre des Templiers et celui des Paladins… La mission du Clergé est de répandre les valeurs d’Etro dans l’univers, pas de récolter ou d’analyser des sources. Les archivistes, quant à eux, tels qu’ils sont actuellement, ont pour seule tâche de stocker les archives, sensibles ou non d’ailleurs. Aucune organisation n’est réellement mise en place pour comprendre notre religion et pour chercher les sources qui nous permettront de la comprendre. Voici donc ma proposition… » Elle marqua une légère pause. Qu’importait l’impression que lui avait donnée Matthew ou celle qu’il avait d’elle. Son seul souci, et la véritable raison qui la poussait à à ce point coopérer, était qu’il accepte cette mesure. « J’aimerais que l’ordre des Archivistes soit créé. Je les dirigerai comme n’importe quel chef au Sanctum, avec vous comme seule autorité. Notre rôle serait de récolter les sources, de les analyser, de les comprendre et finalement de traiter leur importance. Si cet ordre est créé, nous découvrirons de nombreuses choses concernant le Sanctum. Toutes ne pourront être connues du grand public. Aussi, comme c’est le cas actuellement, une partie des archives, réservée aux informations qui n’ont pas encore été étudiées ou qui sont potentiellement dangereuses, serait strictement interdite à toutes personnes exceptées vous-même et les archivistes. »
Véritable Primarque

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
99/650  (99/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 6 Avr 2018 - 21:33
-Et l’avant-veille vous mettiez le Sanctum en danger, répondis-je calmement. Devons-nous faire l’historique complet ? Demandai-je avec le sourire. Vous êtes une femme qui a grandement influencé le culte, en bien ou en mal. Oui, vous avez certes sauvé de nombreux habitants en abattant ce dragon, et nous vous en remercions tous bien entendu. Mais vous ne l’avez pas fait avec vos propres capacités, vous avez utilisé une arme dont vous êtes la seule à l’heure actuelle à pouvoir vous servir. Vous êtes en capacité de détruire ce groupe. Que vous ayez des raisons ou non est un tout autre sujet. Je m’avançai un peu vers elle, m’appuyant sur mes coudes. Je ne vous fais pas confiance parce que je ne vous connais pas. Et vos actes penchent des deux côtés de la balance. Cependant, je suis prêt à vous laisser le bénéfice du doute. Le temps dira si je peux effectivement compter sur vous ou non. Je reculai dans mon siège, un sourire moqueur aux lèvres. A moins bien sûr que vous ne préfériez un pantin aveugle à la tête du culte.

L’insulte. Évidemment, une fanatique ne pouvait voir que cela dans mes paroles. C’était malheureux, vraiment. J’avais beau joué un rôle, mentir à tous, je n’avais que le bien-être de tous en tête. Je voulais instaurer une paix durable que rien ne viendrait ébranler. Dussé-je détruire toutes les divinités qui pouvaient exister, connues ou fantasmées. Cela valait de même pour ce vaisseau. C’était un puissant atout à garder dans notre manche, mais je ne pouvais pas permettre qu’il puisse être utiliser avec de mauvaises intentions.

-Je ne tenais pas à vous offenser. Mais une arme, aussi utile ou précieuse soit-elle, reste dangereuse. Et elle ne vaut pas la vie d’un être humain. Si dans le futur, il y avait un risque quelconque qu’elle puisse être utilisée ainsi, j’ordonnerai sa destruction. Et j’utiliserai toutes mes forces pour appliquer cette décision, clamai-je calmement en la regardant dans les yeux.

J’écoutais avec la plus grande attention sa proposition. Puis je me m’y à y réfléchir. Si je n’avais aucun intérêt pour ce culte et la découverte d’une soi-disant vérité sur les mondes et les dieux, ce n’était pas le cas de tous les croyants qui nous soutenaient. Ils désireraient que nous poursuivions sur cette voie. Pour eux, je ne devais pas écarter immédiatement son projet. Avant d’entrer au Sanctum, avant même de discuter avec cette femme, je pensais que le travail des prêtres couvraient tout de la religion. De sa découverte, comme ma supposée révélation, à sa propagation. De ce point de vue là, ils ne faisaient pas un très bon travail. Et apprendre qu’une sous-division existait juste pour étudier… C’était juste aberrant. Ce n’était pas étonnant que le culte manque de sombrer à chaque tournant qu’il empruntait.


-Votre proposition ne pouvait pas mieux tomber, j’en parlais justement à Martin avant votre entrevue, dis-je en regardant le Haut-prêtre qui montrait un visage fermé. Cette politique du secret est mauvaise. C’est elle en partie qui a mené au massacre de Swain. Je vais donc redire ce que j’ai dit. Les archives vont être révélées au public. Toute information qu’elles contiennent. À peu de chose près. Si un élément ne peut être connu de l’existence du public, comme par exemple un manuel pour contrôler Mnerva, l’information sera détruite. Si nous ne pouvons pas la divulguer, ni maintenant, ni dans un futur proche, il ne sert à rien d’encombrer les archives. Je ne quittais pas des yeux mon interlocutrice, guettant toutes ses réactions, aussi minimes qu’elles puissent être. Dans le cas d’opérations que pourraient mener le Sanctum, comme une attaque secrète sur le Consulat, l’information sera divulguée dans ses moindres détails après que le danger pour nos troupes soit derrière nous. Cela inclut le rapport de mission, bien évidemment. Dans cette optique, j’ai révoqué le droit de vision absolu des prêtres. Chaque corps pourra consulter les dossiers qui lui sont propres, en interne, jusqu’à divulgation pour tous. Une exception sera faite pour Cassandra, moi-même et le futur dirigeant des templiers. Je fis une pause, le temps qu’elle assimile toutes ces informations. Pour l’instant, je refuse votre proposition. Si vous désirez continuer vos recherches, vous pourrez le faire en entrant au clergé, sous la supervision de Martin. La situation dans laquelle nous sommes ne nous permet pas de créer un nouvel ordre. Nous devons être plus soudés que jamais. Et nous avons besoin de personne pour soigner, et protéger. Je tapotais le bureau de mes doigts, l’un après l’autre. Vous aurez une certaine… position d’autorité. Nous vous laisserons en charge quelques aspirants prêtres que vous pourrez former à ce travail particulier. Si cela intéresse quelques prêtres qui ne peuvent aller sur le terrain, ils seront sous vos ordres également. Dans l’état actuel des choses, c’est le mieux que je puisse vous proposer. Si cela ne vous convient pas, nous pourrons en reparler dans quelques mois, si notre situation le permet.

_______________________________
La Sorcière

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Générale
XP:
437/650  (437/650)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 10 Avr 2018 - 22:33
« A moins bien sûr que vous ne préfériez un pantin aveugle à la tête du culte. »

Elle ferma les yeux et hocha la tête, répondant d’un non discret à cette option. Non. Elle préférait un Primarque, un Élu d’Etro, un être de compassion et pas seulement un Juge suprême. Un homme qui, à défaut d’avoir été là les cinq dernières années, ne se permettrait pas de condamner d’insultes tout ce qui avait été fait, parfois par désespoir, pendant son absence. Lulu aurait ressenti un certain plaisir à partager cette pensée avec le nouveau dirigeant mais une autre des questions du dirigeant lui restait en tête : Devaient-ils faire l’historique complet ? Si Angeal lui avait posé cette question, l’arrogance de son « oui » aurait sans doute fait trembler l’ordre entier des templiers. La sorcière n’avait jamais été effrayée à l’idée d’être la simple institutrice s’opposant aux décisions de son Primarque, qu’il ait une aile d’ange ou la langue du serpent.  Cependant, c’était précisément l’historique complet qui retenait son sarcasme et sa diatribe.

Elle venait d’une famille croyante, avait étudié huit ans la sorcellerie pour combattre Maléfique et libérer la Princesse Aurore. À la mort de sa mère, elle avait rejoint le Sanctum pour répondre à la dernière volonté de celle-ci. Lulu aimait son pays, sa famille, son roi, sa religion. Elle ne pouvait les sacrifier au nom de son orgueil.

La jeune femme s’était consacrée aux secrets, aux terres, aux textes du Sanctum. Elle avait donné de son temps et de sa vie pour ce groupe et pour un chef qu’elle avait respecté, voire apprécié. Elle l’avait vu mourir, après avoir reçu de lui sa dernière mission : utiliser Mnerva, mission qu’elle avait accomplie. Plus tôt, elle avait tué des hommes et brûler sa seule chance d’être libre, pour que la citadelle soit sauve. Finalement, elle s’était damnée et acceptait, devant le Primarque, d’assumer d’être la seule décisionnaire du massacre encore en vie. Lulu ne s’était jamais estimée altruiste. Mais pour le Sanctum, elle avait donné énormément. Et elle était orgueilleuse, mais ce jour-là peut-être fut-elle plus prudente que fière, pour accepter de ne pas initier la première dissension majeure de l’investiture du nouveau Primarque… précisément pour que tous ses efforts ne soient pas salis.

Elle l’écouta patiemment, le visage impassible, refuser sa proposition. Pour de bonnes raisons ? Oui. Du moins, un imbécile aurait pu les croire bonnes. Lulu était plus sceptique. Qu’il refusât parce que ce n’était pas le bon moment était une manière polie de dire que le Sanctum n’avait pas de temps à perdre avec des sottises de cette sorte. Si unifier le Sanctum était une priorité, il n’y avait qu’une manière judicieuse de s’y prendre : montrer au monde que l’institution est toujours vivante. Non pas en déclarant la guerre à des alliés de toujours, meilleure manière de diviser l’opinion. Mais en prenant des décisions que les fidèles pouvaient comprendre, en découvrant des merveilles que les fidèles pouvaient comprendre, en comprenant des éléments nouveaux dont les fidèles pourraient eux-mêmes comprendre l’importance. Des mauvaises décisions, des décisions belliqueuses, mettraient en évidence ce que l’univers entier croyait comprendre, le déclin du Sanctum.

Quant au secret, quant aux informations confidentielles, il parlait de détruire des sources, et pour cela, ne pouvait provoquer que le mépris de la sorcière.

Elle pourrait agir… à la tête d’un groupe de recherche constitués de membres du Clergé. C’était loin de l’ambition qu’elle avait pour le projet. Elle n’espérait pas en obtenir davantage, même dans le futur. Toutefois, elle ressentit ce qu’elle avait ressenti la veille et ce jour, dans les cachots, où elle avait décidé de prendre les choses en main. Elle n’était pas forte mais pouvait influencer. Lulu sut que le Sanctum avait besoin d’elle, ne serait-ce que pour sauver le peu d’intelligence, de décence, qui restait à son groupe. Puisque les Archivistes n’existeraient sans doute jamais, elle devait se résoudre à lutter seule avec ses valeurs pour l’institution.

Elle se leva.


« Merci monseigneur. Je ferai avec les ressources et les droits que vous me conférerez. J’espère vous faire changer d’avis à l’avenir, sur moi comme sur le projet des Archivistes. »

Lulu hocha la tête et fit volte-face, faisant tournoyer autour de sa nuque ses tresses, produisant un cliquètement des perles dans lesquelles ses cheveux étaient enfilés, avant d'ouvrir la porte et de s'en aller.
 

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Commandant
XP:
373/400  (373/400)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Sam 28 Avr 2018 - 18:46
Bonjour à tous ! Tout d’abord, félicitations ! Vous êtes arrivés au bout de ce RP de longue haleine (8-9 mois quand même). Ensuite, attendez un peu avant de respirer… navrée par avance pour ce commentaire qui risque d’être long. Je vais commencer par quelques remarques générales, puis aller entretien par entretien.

— REMARQUES GENERALES —

Afin d’introduire ce commentaire, je tiens à revenir sur le but de ce RP, qui était somme toute d’importance : faire le point. Permettre à Matthew d’obtenir des informations, tout comme permettre à certains personnages de se situer par rapport à ce Primarque et au Sanctum post-Bouc Emissaire. C’est un RP qui en tant que tel s’imposait, et permettait à Matthew de poser ses marques en tant que nouveau Boss du Sanctum.
Je trouve au demeurant que vous vous êtes tous beaucoup appliqués en termes d’ambiance et franchement je vous tire chapeau bas. Cela ajoute beaucoup à ce RP et je tiens à ce que vous gardiez en tête que malgré tout ce que je pourrai écrire, vos textes sont restés très agréables à lire.

Je dis cela en disclaimer, car je vais devoir revenir sur au moins un point qui, selon moi, nuit à ce RP (c’est un avis personnel) : contexte et timeline.

Comme je pense que tout le monde sait déjà où je me positionne, je ne vais pas forcément y passer quinze ans (enfin… selon mes standards de pavé). Mais voilà.
Placer ce RP le lendemain de Bouc Emissaire, c’est un pari risqué. D’un côté, ça permet de dire « Le Sanctum a fait ça, ça et ça rapidement. » et de l’autre… eh bien cela veut dire que la faction, les personnages, sont prisonniers de cette temporalité. Ils sont ou décalés avec tout leur développement RP, ou doivent attendre de savoir ce qu’il se passe.

Exemple : la décision de se débarrasser des archives (qui n’est pas anodine). Certains auraient peut-être pu vouloir y réagir (outre Lulu, en l’occurence — j’y viens dans un instant). Mais s’ils le font maintenant… ou bien cela les renvoie 3 ans en arrière, ou ils doivent justifier de ne l’avoir pas fait jusque là. Ce pourrait être un problème. Cela a été un problème, d’ailleurs. Lulu que je mentionnais plus tôt a décidé, suite à son entretien avec Matthew, de quitter le Domaine Enchanté. Certes, pas uniquement à cause de la question des Archives. Cependant, aurait-il été logique pour son personnage d’attendre 8-9 mois avant de partir après ledit entretien ? On peut en douter. Pourtant, en jouant son personnage « RP » il renvoie son action des mois dans le passé par rapport à la temporalité de certains personnages… qui du coup n’ont pu réagir sur le moment... et roule et roule boule de neige, maintenant cela fait IRP des semaines sinon des mois que Lulu a une prime sur la tête et nous ne l’apprenons HRP que maintenant.

Mais écartons les conséquences de la position chronologique de ce RP par rapport à ses RP futurs — je crois qu’il n’y a pas besoin de creuser plus l’idée. Il y a déjà des conséquences immédiates.

Typiquement. Matthew a dit vouloir apprendre à connaître le Sanctum avant de se mêler de sa politique. En plaçant ce RP le lendemain de Bouc Emissaire… tu (le joueur) le places à peine quelques jours après l’arrivée de ton personnage. Tu m’opposeras que Matthew cherche justement à obtenir des informations. Mais il ne fait pas que ça : il prend des décisions immensément importantes et surtout il s’expose à plusieurs figures de la faction et se balade dans la Citadelle sans que tu mentionnes de précautions particulières pour son anonymat.

Cassandra. Tu nous a écris tout un arc de remise en question post Bouc-Emissaire. Ici, tu prends le lait de pavot après un sourire et une certaine dose de résolution qui paraissent pour moi un peu dissonantes avec cette trame postérieure (en termes de chronologie de personnage).

Fabrizio. Tu m’as dit plusieurs fois que tu n’avais pas le sentiment que ton personnage aurait dû participer à ce RP. Etant attendu ses blessures de la veille, je dois dire qu’il aurait pu être logique qu’il soit tellement à la mort/drogué qu’il n’aurait su s’exprimer. C’est peut-être l’une des « incohérences » les moins flagrantes du RP, mais comme nous avons pu en parler, je la mentionne ici.

La personne la plus « épargnée » demeure Lulu. Pour cause. Tu as mis ton personnage en stase jusqu’à la résolution de ce RP. Pourtant, cela ne veut pas dire que cela n’a pas créé de « souci » : comme je l’écrivais plus tôt, tu as ensuite joué ton personnage tel quel… et ramené le Sanctum des mois en arrière sur une action qui pourtant était importante.

Je comprends ce qui a pu vous pousser à agir comme vous l’avez fait, chacun d’entre vous. Le point n’est pas de lancer la pierre à Paul ou Jacques. Simplement, je ne pouvais pas passer à côté de cet élément au commentaire.

Côté fautes et français, vous vous en sortez plus que bien. Parfois on peut avoir quelques étourderies, mais rien qui mérite que l’on s’y attarde trois ans.

J’en viens désormais aux entretiens. Encore une fois, je tiens à vous rappeler que malgré ce temps passé à parler de contexte et de timeline, le RP en lui-même est somme toute bien intéressant et vous vous êtes investis dans vos réponses. Ne perdez surtout pas cela de vue Smile

— MATTHEW V. CASSANDRA —

Oui, « versus. » Pourquoi ? Parce que. Dictature.

Petit point de contexte que je n’ai pas abordé plus haut parce que c’était presque le plus trivial : la situation initiale du RP. Matthew, tu es le Primarque. Même si tu n’as pas été révélé à tous, ta sécurité importe pour ceux qui sont au courant (du moins de mon point de vue) de ton existence. Selon moi, il en découle que tu aurais dû être évacué avec toute la diligence possible.
Beaucoup de civils, comme de prêtres et d’hommes d’armes du Sanctum, ont dû investir des hameaux voisins avant de revenir à une Citadelle dévastée. Tout ceci su, je suis moyennement convaincue par le fait que le personnage soit tranquillement posé dans sa chambre, avec un bonus odeur barbecue et vêtements tout nets, le lendemain même de l’attaque. Tu me dirais que c’est peut-être une pure volonté de ton personnage que de rester sur place. C’est possible, mais comme je ne le vois mentionné nulle part, je préfère faire ce petit encart.

Ce point de contexte passé, cela n’enlève rien au fait que, comme je l’écrivais, vous vous appliquez tout deux à poser une ambiance. La douleur de Cassandra, sa fierté, l’usure du lendemain de bataille, le rire décalé et sinistre de Matthew, par exemple.
Pour la note, je retrouve encore ces côtés conflictuels chez Matthew. Mais c’est un point récurrent dans mes commentaires donc je ne vais pas trop m’attarder dessus ^^ Là la petite chose qui m’a accroché le regard, c’est le « Je » de Matthew : « j’ai des blessés, je dois gérer le Sanctum affaibli, je dois gérer l’attaque de la Coalition. » Ceci étant écrit, j’ai déjà fait assez de pavés sur ce que je croyais discerner du caractère du personnage donc je m’arrête ici !

L’un comme l’autre, il me semble que vos réponses sont assez bien construites. Par là, j’entends que vous vous êtes tout deux appliqués à faire des réponses assez dynamiques au niveau de l’échange entre vos personnages. Y transparaissent leurs points de vue respectifs quant à la situation, mais sans se noyer. Le lecteur ne perd pas le fil de la discussion. C’est un équilibre difficile à trouver selon moi Smile

— MATTHEW V. AUBREY V. FABRIZIO —

Fabrizio, étant attendu que tu as incarné l’iconique Aubrey et ton personnage dans ce RP, je me permets de regrouper ces deux entretiens.

Le premier texte écrit du point de vue d’Aubrey apporte une petite coupure en termes de narration. Jusque là, Matthew et Cassandra avaient eu un échange assez homogène, avec une grosse fluidité de dialogues. Là, on accède bien plus à l’intimité (psychologique) d’Aubrey, et cette fluidité paraît se perdre un peu. Ce, d’autant qu’il me semble bien qu’à quelques reprises, vous usez cette technique du « il a dit ça, je répond ça puis après il dit ça » — ce qui, personnellement, a tendance à me sortir un peu du RP. C’est purement personnel encore une fois. Simplement, user de cette méthode force à retourner constamment en arrière pour voir où vous vous situez en termes d’échange. Après, voilà, je sais que certains s’accommodent plus que bien de cette façon de procéder donc vraiment ne le prenez pas comme quelque chose de dramatique.

Encore une fois, de belles réponses. Jolie ambiance, notamment et peut-être surtout dans l’entretien Fabrizio-Matthew. On ressent sans mal la désorientation de Fabrizio, tout comme la résolution un peu maladroite du Primarque. Je m’explique. Matthew exprime le désir, dans un premier temps, d’y aller doucement avec Fabrizio. Pourtant… les faits montrent plutôt qu’il y est allé de façon brusque. De mon avis encore une fois. Il n’a pas établi le rapport, et cela se retrouve dans la réponse de Fabrizio, qui ne veut pas poursuivre dans l’échange : Matthew, comme le Haut-Prêtre, n’ont en aucun cas sa confiance. Fabrizio, tu l'explores assez bien et je trouve que c'était une bonne chose. De ton côté Matthew, ton personnage assume l'acte en exprimant par la suite que la situation le presse.

Un échange intéressant donc, qui pourrait poser des bases à exploiter dans la relation entre ces deux personnages.

P.S. Agon (ouais on parle de lui et je maîtrise mon sujet donc bon):
Pour le coup comme je suis pas sûre que ce soit clair, je précise x’) Mon personnage n’apprécie pas forcément avoir une personne pour lui coller aux chaussures, mais pour ce qui est de ses missions hors-Citadelle… (1) avant que Matthew n’arrive elles n’étaient pas dangereuses et (2) pour celles qui l’étaient, c’est qu’on ne lui a pas assigné de protection. Pas un choix. Et encore. On lui en avait assigné une à Gloire au Primarque. Par contre « LE » Agon Wiley lui pouvait être un peu plus « vous dérangez pas côté escorte » mais… ça lui a coûté n.n Et ça commence à remonter.

— MATTHEW V. LULU —


Pour le coup, l’échange selon moi redevient plus équilibré en ce sens que l’on accède plus aux pensées de Matthew, alors que son dialogue dominait sévèrement dans l’échange précédent. Très honnêtement pour cet échange-ci, je dois dire que d’accéder bien plus à ces pensées était des plus intéressants. Le dialogue était important, mais de mon point de vue ces états intérieurs l’étaient autant sinon plus. Ils permettent de voir un peu plus « qui » est Matthew March, en tant que personne se positionnant en Boss de faction d’une part, et d’autre part ce qui amènera Lulu à quitter le Domaine avec Menrva, en catimini. Il y a quelque chose de fort dans cette partie du RP, et je vous tire une fois de plus le chapeau bas.

Pour ce qui est d’une note plus légère, je tiens pour autant à rappeler que Lulu était bien membre du Sanctum bien que n’appartenant pas explicitement à l’un des ordres. C’est une confusion que Matthew pourrait avoir, en tant que nouvel arrivant, mais je doute que le Haut-Prêtre Martin puisse la faire ;)

Pour le coup je suis désolée de n'avoir pas beaucoup de matière pour élaborer, sinon rappeler encore une fois que l'on sent votre application. Notamment Lulu, je sais que tu as beaucoup attendu ce RP et je crois que cela peut se sentir dans tes interactions. Plusieurs idées et décisions vis-à-vis du Sanctum ont été ou exposées ou prises dans ce RP (pas seulement cet échange). Cependant, je ne les aborderai pas plus en détail présentement. Encore une fois : j’estime que vous savez qui sont vos personnages. Ce n’est pas à moi de juger de la légitimité ou non de leurs idées ou de leur réceptivité à celle des autres Smile Enfin. Après si vraiment je comprends pas un truc, alors je vous dirai juste que j'ai pas compris avec les éléments que j'ai.

Ceci étant dit. J'ai sûrement manqué certaines choses. Je vous prie de m'en excuser. Le RP est assez dense et j'essaie de ne pas vous noyer au-delà de ces... déjà deux pages et demi. Si vous désirez parler de ce RP ou de ce que j'ai pu écrire avec moi je vous en prie.

— DU FLOUZ ET DES P.S. —

Matthew : Normale. 20 xp, 200 munnies. 3 PS — 1 en défense (quelle endurance !), 2 en symbiose (toutes ces discussions et ces connexions avec autrui..).

Cassandra : Facile. 10 xp, 100 munnies. 2 PS en défense. A force de douiller.

Fabrizio : Facile. 10 xp, 100 munnies. 2 PS en défense. A force de douiller, aussi.

Lulu : Facile. 10 xp, 100 munnies. 2 PS en vitesse. Parce qu’elle a sacrément couru pour venir ici.
messages
membres