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 Des morceaux de Fred dans les cheveux
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Jeu 20 Juil 2017 - 1:43
J’ai ouvert la porte super doucement… ‘f’sait nuit noire, tu t’imagines bien, elles dormaient… Les gardes m’ont laissé passé sans dire un mot mais tu sais, en me regardant l’air de dire « Mec. Sérieux ? » et bon ouais… c’est vrai qu’il était tard.
Mais j’étais pas bourré. D’vant les soldats, j’ai fait semblant de l’être en titubant un peu, en m’appuyant contre la porte d’entrée comme si j’allais dormir là mais… ‘fin c’était du flan. Et heureusement qu’y f’sait nuit.
Quand j’ai fermé la porte derrière moi, j’ai pas fermé la lumière… ‘chuis allé dans l’salon puis j’ai été dans la salle de bains juste à côté. J’ai enlevé le manteau de pluie qui m’recouvrait, j’ai viré le pantalon… pour découvrir mon corps entier saucissonné d’bandages, et genre… mal faits d’chez mal faits. Y en a qui tombaient déjà et j’étais… putain de dégueulasse, du sang qui coulait partout, couvert de terre, j’puais l’alcool… alors qu’j’avais rien bu, ouais. En quinze secondes j’avais masse salopé la salle de bains, j’allais m’faire ouvrir le crane putain.

J’étais dégoûté. J’ai viré quelques bandages et j’les ai jetés dans les chiottes avec ma putain de dignité. Qué soirée d’merde. J’avais l’impression d’avoir trompé ma femme… Ouais t’sais. Sur le moment, j’me sentais invincible et super beau gosse puis je reviens chez moi et j’me sens sale. ‘Fin c’est comme ça que j’imaginais d’tromper ma femme. Pareil, la même sensation. J’me suis assis sur mes chiottes, j’ai mis ma tête dans mes mains et j’ai fermé les yeux. Mais la réalité elle m’rattrapait. Rien que d’entendre les gouttes de sang tomber sur le sol, j’me souvenais de tout. J’avais déjà tué plein d’fois… Là c’était comme si j’avais r’touché à la clope après avoir dit qu’j’arrêtais. ‘Fin c’est ce qu’j’imagine. J’me sentais comme trahi par moi-même, j’avais envie d’me tabasser. J’avais dit qu’j’voulais arranger les choses… Pas qu’j’allais dev’nir gentil mais… influencer et laisser les choses se faire et puis à la fin, prendre le pactole et m’tirer avec la gonzesse. Là tu parles… Et putain. Roxas, il avait pas besoin d’moi, c’tait évident. C’qu’on avait fait, il l’aurait fait tout seul tout aussi bien. J’étais un vieux, j’avais fait mon temps, j’avais accompli ma part et j’pouvais laisser l’jeune faire le reste et profiter de tout. Mais non, putain… J’avais voulu participer. Sur l’moment c’était cool. Et putain j’ai adoré défoncer sa gueule mais…

J’ai r’levé la tête en entendant des pas dans l’escalier, juste au-dessus d’la pièce où j’étais. J’ai r’tenu ma respiration, genre t’sais, comme si la meuf allait brusquement croire qu’j’étais plus là parce qu’elle m’entendait plus respirer. Mais voilà, j’voulais m’convaincre de pas avoir besoin d’ça en plus.


« Jecht ? » qu’j’ai entendu murmurer, à peine audible à travers la porte de la salle de bains. « Ca ne va pas ? ». J’me suis r’gardé, ai essayé d’comprendre c’que j’foutais là, tu vois. Au fond ouais, pourquoi ici. Ouais c’était ma piaule, maintenant mais j’en avais jamais eu et j’m’étais démerdé. Tu r’tournes pas chez ta femme juste après avoir braqué une banque et pourtant c’est c’qu’j’avais fait. J’étais con… J’étais hyper con. J’avais même tenté d’faire croire qu’j’étais malin avec ces bandages, suffisants pour pas saigner sur l’chemin qui m’nait à not’ maison, histoire que les consuls s’posent pas de questions.
Mais c’était con. J’rev’nais en sang dans la maison où j’vivais avec Belle et Alice, alors qu’on pouvait m’tomber d’ssus et interpréter mon état… au lieu de soigner tout ça dans un trou avant d’rev’nir.

J’ai grommelé un truc. Belle est entrée. La lumière était allumée donc elle m’a vu assis sur les chiottes en train de rien foutre. J’l’ai regardée en l’vant ma tête vers elle, comme si c’était un ange. Un ange qui descendait sur moi assis sur des chiottes.
Et moi j’étais là à ma place parce qu’à ses yeux, j’avais l’impression d’être une merde.


« Désolé. J’ai tout salopé. »

Elle a l’vé les yeux, a fait une moue un peu songeuse, un peu boudeuse, méga sexy. Puis elle s’est penchée vers moi, a pris ma main et m’a tiré pour qu’j’me lève. Première fois d’la soirée qu’j’me rendais compte qu’j’avais vraiment mal. Mon dos m’f’sait souffrir et v’la les crampes qu’j’me tapais aux bras. J’avais l’impression qu’on m’les arrachait. Les blessures ouvertes, c’était l’plus rien.

J’ai laissé tomber mes épaules en la r’gardant dans les yeux. Putain j’étais con… J’avais beau m’être pris une méga veste, comme ça, là… proches l’un de l’autre, les yeux dans les yeux et en chuchotant, j’en arrivais encore à croire qu’y s’pass’rait un truc. Mais allez… au moins cette fois j’ai pas déprimé à l’idée qu’ça arrive pas.


« Tu saignes encore ? » qu’elle m’a dit tout bas. « Non. Juste au front. » J’m’étais pris une poutre. Ca aurait pu être pire, Roxas avait géré ça. « Sinon ça saigne plus... ». Elle a hoché la tête. J’sentais qu’elle allait m’la poser cette question : qu’est-ce que j’avais foutu ? Mais… j’ai limite vu sa question s’faire ravaler dans la gorge de la jolie brune et elle a juste dit. « Allez, prends une douche. Je soignerai ta tête après. »

Et j’ai suivi ses ordres, baissant la tête comme un débile de chien. L’sang coulait avec l’eau, la terre aussi. J’avais pas envie mais j’ai quand même lavé mes ch’veux pasqu’y z’étaient dégueux et que Belle allait faire l’effort d’s’occuper d’moi. Trois heures avant ça j’étais une meuf super bonne qui foutait des roustes à des dizaines de gars. Là j’étais un débile dans sa douche qui frotte ses yeux pasqu’il a mis du shampoing dedans. Putain le plan était parfait et… on l’avait parfaitement exécuté même si ouais, tout s’est pas passé dans l’bon ordre. Et pourtant j’avais l’impression de tout rater.
J’me suis r’trouvé un peu plus tard assis sur le divan du salon, éclairé par une petite lampe mais quand même plongé dans l’obscurité, à côté de la personne que j’aimais le plus au monde… et qu’je méritais pas. J’devais changer les choses.


« Je vais suturer ça. » qu’elle m’a dit super doucement. Comme si j’étais tombé de vélo. Elle avait l’habitude avec les blessures. Ca f’sait bizarre de me dire qu’c’était même avant d’me connaître, avec la Bête, qu’elle avait appris tout ça.
Tu t’dis qu’elle me suturait et qu’ça d’vait m’faire mal. En vérité, le contact de ses doigts contre ma peau était plus douloureux qu’la plupart des coups qu’j’m’étais ramassés ce soir. Mais j’aimais ça, qu’elle me touche, et genre… rien d’sexuel, pour une fois. Si lumineuse qu’elle faisait du mal à mon corps pourri par les ténèbres. Elle pensait qu’mon cœur était voué à la lumière. J’voulais la croire, et j’voulais qu’ça marche. Alors j’profitais de tout ce qu’elle avait à m’donner. Ses doigts contre ma peau, sa présence à côté d’moi et son souffle chaud contre mon cou. Elle m’avait dit qu’c’était pas d’l’amour et j’commençais à croire qu’elle avait raison alors qu’au fond, j’me disais que j’aurais adoré l’aimer.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? »

J’ai arrêté de respirer, à nouveau. Honnêtement, j’avais fini par me persuader qu’elle me le demanderait pas, que tout s’f’rait comme dans un film où tout l’monde se tait et se comprend. Mais mon silence d’vait pas être suffisamment causant.

« J’ai tué un gars. » J’ai préféré m’arrêter là… mais elle pas trop. « Pourquoi ? ».

« Je l’détestais… puis on avait besoin qu’il crève. »

Elle a arrêté d’me charcuter l’crane et j’ai senti son r’gard rivé sur ma sale gueule défraîchie. Elle me laisserait jamais tomber, c’est elle qui me l’avait dit, alors j’avais pas peur qu’elle me rejette. Mais c’pas pour autant qu’elle pouvait comprendre tout ça. En c’moment j’avais envie qu’elle parle à Cissneï. Elle au moins elle avait compris et c’était une meuf sage, une meuf… super. Alors elle convaincrait Belle que tout ça c’était bien. 

« C’était un homme bien ? » qu’elle m’a d’mandé. C’était presque surprenant. Franch’ment j’la croyais pas du genre à accorder d’importance à c’genre de truc mais au point où elle en était, elle cherchait sûrement des moyens d’se rassurer.

« Non. » J’avais réfléchi avant de répondre… mûrement. J’le détestais pour plein de raisons mais la vérité bah… « Les gens s’rendaient pas compte mais c’tait une personne horrible, j’pense. Pire que moi. »

« Pourquoi te sens-tu mal ? » J’ai senti une crainte dans sa voix. J’l’inventais… peut-être mais j’avais l’impression qu’elle espérait encore quelque chose d’moi. J’aimais lui plaire mais j’aimais pas lui mentir alors j’ai réfléchi. « C’est juste que je voudrais être heureux et que… bah ça foire. »

« Et Alice et moi ? Tu n’es pas revenu pour ça justement ? »

J’ai tourné ma tête vers elle et je lui ai souri du coin des lèvres. Là j’allais lui mentir, ouais. Ou t’sais, en tous cas j’allais pas tout lui dire. J’voulais pas être un con et la rendre triste mais la vérité, c’est qu’c’était toujours la même chose. J’pouvais avoir tout, être pété de thunes, être le mec le plus fort d’la galaxie et être r’connu dans la rue, au final, ma femme et mon fils étaient morts tous les deux et moi j’étais plus qu’un fantôme.

« C’est la seule chose qu’je gâcherai pas. »

« Et tu culpabilises pour l’homme que tu as tué ? »

J’me suis gratté la barbe en r’gardant l’obscurité d’l’aut’ côté du salon.

« Non. Mais j’ai pas envie d’être un mauvais gars. »

Elle a rien dit et elle a continué son truc. J’croyais l’entendre penser… Qu’est-ce j’vais faire de lui ? Est-ce que c’était pas une connerie ? Est-ce qu’il va pas nous entraîner dans ses galères ? Ce genre de pensées, t’sais. On n’a plus rien dit pendant cinq bonnes minutes, et quand elle a eu fini son truc, elle a déposé tout sur la table basse, a ramené ses jambes près d’sa poitrine, les enlaçant d’ses deux bras. La princesse était dans une robe de nuit surmontée d’un peignoir. Elle savait qu’j’étais un mec un peu chelou et qu’j’aimais bien la regarder mais ça l’empêchait pas d’accepter une certaine proximité avec moi, tu vois. Nan, après… Belle était toujours classe et pudique comme une vraie dame de la haute. Mais pour un peu, on dormirait dans le même lit qu’ça la gên’rait plus, j’pense. ‘Fin j’espère.

J’me suis laissé glisser dans l’fond du fauteuil, sans trop la r’looker. Et j’ai réfléchi.


« J’pourrais faire un truc vraiment génial. » qu’j’ai dit, calmement, l’air concentré.

« Quoi ? »

« Non… Non j’veux dire, pour contre-balancer, tu vois ? J’pourrais faire un truc super cool et super sympa, style… sauver des habitants d’un immeuble en flammes ou tuer un monstre qui menace une ville, non ? C’est toujours c’qu’y fait Roxas, au fond… On l’envoie faire des trucs cools partout, j’suis sûr qu’ça l’aide à s’sentir pas trop mal. »

« Oui. C’est une bonne idée. »

J’l’ai regardée. Elle avait sa joue appuyée contre son bras enlaçant toujours ses jambes et elle souriait gentiment.

« Cool ! T’as une idée ?! »

« Tu devrais passer un peu de temps avec Alice, je pense. »

Euh…

« Ouais attends… T’as pas compris ce que j’voulais dire. J’te parle de

« Tu parles de faire quelque chose de gentil pour te sentir mieux. » qu’elle m’a coupé en s’redressant. Son visage était assez sévère mais sa voix était douce, j’savais pas comment j’d’vais la prendre. « Tu aimes bien Alice et ce serait gentil de passer du temps avec elle. »

« Bah je… j’suis souvent là maintenant. »

Sa moue sévère s’est changée en un p’tit sourire ironique. C’est vrai que… Non j’l’adorais. Et j’l’adore toujours. Mais c’est difficile d’être juste avec elle et d’faire un truc avec elle, tu vois. C’t’ait plus facile quand elle était une gamine, là… bah tu sais. Sa différence était facile, pasque c’était une gosse. Maint’nant j’savais juste plus trop. Mais j’m’en f’sais pas, j’me disais qu’ça allait r’venir ! Au fond c’t’ait une première pour moi, d’être un peu comme un daron avec une jeune adulte.

« D’accord. » J’ai fait une pause, j’ai r’gardé Belle et je lui ai souri tout convaincu et fier ! « J’vais la d’mander en mariage demain matin. »

J’l’ai r’gardée rire, assez content d’moi et d’ma blague. Ouais.

« J’vais faire un truc méga cool avec elle et… pour être sûr, j’vais aussi sauver plein d’gens, comme ça j’s’rai bien r’monté à bloc ! »

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