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Mer 12 Juil 2017 - 19:06

Si déception il y a, elle ne viendra pas de moi. J’aime faire les choses convenablement.

Dans la rue, habillée comme une simple civile, parmi les quelques corps se perdant dans cette rue d’Illusiopolis. J’appuie une épaule nonchalamment sur le fourgon noir. Quelques gouttes d’eau glissent sur ses parois. Du coin de l’oeil, j’observe la sortie du building. En apparence, je ne suis qu’une fille qui attend son mec devant la voiture.

Le Président souhaite me mettre à l’épreuve. Ou plus précisément, c’est lui qu’il souhaite mettre à l’épreuve. Nous verrons. Ce sera dans des circonstances inhabituelles mais cela ne m’effraie pas. Cela ou quelque chose d’autre, qu’importe pourvu que cela me rende visible à ses yeux. Il semble avoir compris que ce genre de pratique ne me révulsait pas.

Ca y est. Il sort.

Une silhouette —que j’ai déjà longuement étudiée les derniers jours pour être certaine de la reconnaître— sort par la porte principale. Hey Doc Brown. Il parait qu’on vous appelle comme ça, alors je me permets.

Très naturellement, je frappe lourdement à trois reprises sur les parois du véhicule.

-Sortez-de là, il est arrivé.


En quelques secondes, alors que le Docteur a à peine entamé sa marche, plusieurs hommes imposants et encagoulés sortent et vont dans la direction indiquée par mon indexe, celle de ma cible.

-Attrapez-le.


Je sais déjà que cet homme est puissant, bien plus résistant que je ne le suis. Mais les hommes sont bien plus nombreux, ils l’emporteront, et je suis couverte par la Shin-ra.

Ils s’en prennent à lui par derrière. Un tente de le prendre par le cou et l’immobilise. L’autre par le bras. Bien que surpris, il est agile et évite plusieurs coups.

Les quelques gens qui étaient dans la rue s’en sont déjà allés, effrayés par la rixe.

-Allez, faites plus vite et enfermez-moi ce fabuleux Docteur.


Je reste là à les observer, sans bouger le petit doigt, sans m’abîmer un seul ongle. Je ne jubile pas mais je ne les plains pas non plus. Après quelques instants, ils parviennent enfin à le maîtriser, ou plutôt à l’assommer si l’on s’en tient à son air vaseux.

-Dans la camionnette et en route.


****************************************

Le Docteur a trouvé ses appartements tout à fait agréables. Depuis qu’il est là, il n’a de cesse de nous féliciter de la charité et de l’hospitalité dont nous faisons preuve. De bonne humeur, il l’est, à n’en pas douter. Il mange beaucoup, est très discret.

Je passe devant sa porte après une longue journée de labeur standard au centre-ville. Ironiquement, je m’adresse à notre invité.

-Salut !


Il est couché — plutôt recroquevillé en fait — dans sa cellule. Cette petite chose, cette petite pièce, où l’on n’a pas assez de place pour s’éloigner de toute son long. Cette petite pièce où il fait humide et sombre et où peu d’air entre, faute d’aération suffisante. Cette petite pièce où il n’y a aucune lumière, que celle du couloir lorsque j’ouvre le petit volet sur la porte.

Un coup retentit, c’est celui de son pied sur la porte en métal. Il n’a rien bu ou mangé depuis trois jours, il n’a pas vu la lumière, il dort à même le sol — mal.

Je passe de temps en temps, voir comment il évolue, quel est son moral car il faut qu’il soit bien entamé si je dois passer à l’étape suivante. Je n’attends pas plus longtemps et quitte les lieux une fois de plus. Je reviendrai plus tard.

En somme, j’ai enlevé Docteur Brown.
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Ven 14 Juil 2017 - 10:45
- Mmmh. Maugréait le médecin, cherchant inlassablement après une position moins inconfortable dans cette simulation de l’enfer.

Une heure ? Un jour ? Une semaine ? Kurt ignorait depuis combien de temps il se trouvait dans cette pièce, ce cagibi ou quoi que cela puisse être. Difficile à croire que ce genre d’endroit est construit pour autre chose que pour ce qu’il était en train de subir, pour cet interrogatoire ou cette mise à l’épreuve. Dire qu’il n’avait pas regretté son choix aurait été un pur mensonge, il n’avait qu’une seule envie et c’était de hurler à son tortionnaire qu’il lâchait tout pour retrouver le confort d’un lit ou même celui d’une chaise dans les couloirs du vaisseau-mère.

Il avait mal et c’était bien peu de le dire, il chiait de douleur. Il suffisait qu’il reste immobile une minute pour qu’une crampe décide à s’installer dans sa cuisse et qu’il se retrouve à sautiller sur place comme le dernier des abrutis.

Qu’il reste assis ou debout, c’était du pareil au même. Le médecin ne sentait plus ses talons, tant il avait eu à supporter son propre poids. Ensuite, il avait mal au cul à force de rester assis et pas la peine de parler de son dos, en se recroquevillant, il avait frôlé le tour de reins et était incapable de faire quoi que ce soit pour faire passer la douleur. Il n’était pas au point de réclamer la mort, seulement, il commençait en avoir sérieusement marre.

- Et avec cela, qu’est-ce que vous voudrez boire ? Récita le médecin en dirigeant la paume de sa main gauche vers le plafond. Un Bordeaux, ou bien un Chardonnay ?

Il ferma ses yeux et se concentra un instant, parvenant finalement à matérialiser un sort d’eau et à ramasser un peu de liquide qu’il amena aussitôt à sa bouche. Il soupira de joie à la simple idée de boire, malheureusement, ce sort n’avait pas le même effet qu’un véritable verre d’eau. Après, il n’avait droit à rien d’autre, fallait bien faire avec les moyens du bord.

Et puis, il avait de plus en plus de difficulté à lancer le moindre sort, la fatigue n’aidait pas. Il aurait fallu d’une simple nuit de sommeil, ou d’un morceau de viande lancé de la part de cette connasse de l’autre côté de la porte. Tiens, s’il lui venait l’idée de ramasser la merde rangée dans un coin de sa cellule pour la balancer au travers du soupirail ? Cela ne ferait qu’allonger la durée de son séjour, néanmoins, cela lui procurera un bonheur sans nom et il s’accommoderait plus facilement aux mélanges d’odeurs de ses propres déjections. Est-ce qu’elle allait venir aujourd’hui ?

Diable, pourquoi n’avaient-ils pas choisi une formule plus simple. Le SOLDAT se ressassait cette même question depuis l’apparition des trois bruts à Illusiopolis, ça aurait été tellement plus simple. Ficelé sur une chaise, un kit de chirurgien sur une table basse et juste un type prêt à me faire cracher l’information à la force de ses poings. Merde quoi, ils n’ont jamais regardé la télévision…?

- Écoutez, j’ai une bien meilleure idée… Commença à jouer le détenu. Nous allons le foutre dans une boite, et attendre qu’il crache lui-même les informations pour avoir un verre d’eau !

Voilà la seule explication convenable, ou bien, le tortionnaire faisait juste un brin d’excès de zèle. Et à cet instant, ce n’était pas ce qui intéressait le plus le médecin. Après un long moment, il avait enfin trouvé une position convenable : le cul sur le sol et les genoux repliés, les bras posés sur ceux-ci et la tête dans le trou. Enfin, il allait pouvoir dormir un peu, quelques minutes.

Bien entendu, il fallut que le raclement du volet le sorte de ce moment de quiétude. Péniblement, le médecin plissa les yeux en direction de ce faisceau de lumière, la brulure se rajoutait à la liste. Aucune voix ne parvenait à ses oreilles, et c’était presque dérangeant. Raclant sa gorge, le médecin passa sa main sur la nuque douloureuse avant de prendre parole sur un ton faiblard, un peu comme s’il recommençait à muer.

- Vous avez une clope, ce serait bien aimable de votre part.
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Lun 17 Juil 2017 - 6:58

Le jour, je ne reste pas. Je me promène en ville, telle une touriste ingénue. De temps à autre, je fais un tour du côté de la succursale de la Shin-ra. Je passe par quelques bureaux pour saluer l’une ou l’autre personne que je fais semblant d’apprécier. De temps à autre, ils savent des choses que seuls les fonctionnaires savent. Je fais semblant de rien, on ne me demande jamais rien concernant mes occupations présentes.

Sans oublier ma stratégie globale et si j’obtiens une permission, il m’arrive d’aller faire un tour au vaisseau-mère.

Régulièrement, j’arpente les quartiers généraux, là où j’ai le plus de chance de rencontrer « accidentellement » le Président. Parfois, je le vois de loin, et je deviens cette créature totalement désintéressée, sculpturale et occupée à quelques factices occupations

Puis je redescends sur terre et je rejoins mon beau et fort docteur là où je l’ai laissé. Pour l’instant, je n’ai pas besoin de bras musclé alors j’ai congédié mes aides, je me contente de le laisser crever, qu’il pense qu’on l’a oublié. Puis je lui insuffle un peu d’espoir en ouvrant ce petit volet, et ensuite je disparais.

Un homme normal serait déjà anéanti, lui est plus résistant, il lui faut plus que ça pour arriver à bout. Apparemment, il parvient même à s’hydrater un minimum, je ne sais comment, sans doute un énième talent. Il n’est pas encore suffisamment amoché.

Alors je réfléchis, je sais qu’il faut que j’accélère les choses mais sans en arriver à l’étape finale, sans en arriver aux bras.

Qu’est ce qui réduit un homme plus bas que je l’ai laissé en ces lieux ? Qu’est-ce qui le mettra vraiment à terre ? Qu’est-ce qui le laissera à portée de la mort ?

Je l’ai privé de nourriture, d’eau, de confort. Mais il peut encore respirer.

Mal, mais il peut.

J’accède au petit soupirail par un trou et je l’obstrue en grosse partie. Ce n’était déjà pas fantastique, à présent ce sera un calvaire.

J’apporte aussi devant sa porte métallique un radiateur sous forme de groupe électrogène, une machine odorante et manifestement dangereuse. Il me faut un temps pour comprendre le fonctionnement de l’engin mais j’y parviens au bout de quelques manipulations.

Alors je sens que rapidement — même pour moi qui ne suis pas incarcérée — la situation devient insupportable. En deux minutes, la tête me tourne un peu. Je quitte rapidement les sous-sols et reste dans le coin, des fois que ça prendrait feu. Je me rappelle alors qu’on m’a demandé de ne pas le tuer, même accidentellement.

J’hésite quelques instants à descendre puis me rappelle qu’il est costaud, il tiendra c'est sûr. Ouais.

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Mar 18 Juil 2017 - 9:14
Le regard perdu, fixant inlassablement la porte, Kurt avait cru l’espace d’un instant que ce calvaire était enfin terminé lorsqu’il avait entendu du bruit de l’autre côté. Sauf que non. L’odeur de l’essence lui avait bien fait comprendre que les choses ne faisaient que commencer, d’autant que lentement, ses paupières se faisaient de plus en plus lourde.

La tête basse et la bouche légèrement entrouverte, sa vue commençait à se troubler.

Il sentit la température grimper, progressivement, alors qu’il avait de plus en plus de mal à respirer. Le médecin venait de s’écrouler sur le sol, il ne parvenait plus à se tenir debout et sa tête tombait mollement sur son épaule. Une inspiration rauque fut rapidement la seule action qu’il parvint à faire. Ses yeux roulaient péniblement alors que son rythme cardiaque s’accélérait en réponse à la chaleur qui devint rapidement insupportable.

- Il tenta de bouger les lèvres, prononcer quelque chose ! Seulement, il en était tout bonnement incapable.

Il commençait à délirer, son cerveau bouillonnait dans sa boite crânienne alors qu’il cherchait après un moyen de rendre cela plus tolérable. L’air, précédemment humide, commençait à devenir aussi sec que dans un désert. Péniblement, le médecin releva sa main pour toucher ses lèvres du bout de ses doigts, il allait crever déshydrater dans l’heure s’il ne faisait rien. Il tomba dans une semi-inconscience alors qu’il tentât de concentrer un nouveau sort d’eau, il n’y arriverait pas. Pas dans cet état.

Kurt reprit conscience dans un soubresaut, ouvrant sa bouche dans un appel d’air qui ne parvint pas à remplir ses poumons. Il roula sa tête, la faisant tomber sur son autre épaule. Non, il ne voulait pas crever ici, pas dans un mètre carré et oublié de tous.

Toujours délirant, il releva sa main et la posa brutalement sur son torse, cherchant à attraper l’un des boutons de sa chemise qu’il arracha sans cérémonie pour l’amener à sa bouche. Respirant maintenant par le nez, il s’efforça à sucer le bouton en plastique, activant ses glandes salivaires et lui apportant un brin de fraîcheur dans cette fournaise. Il avait déjà perdu beaucoup d’eau, et même si l’idée le répugnait, il était prêt à racler sa sueur pour une goutte de plus.

Il laissa passer quelques minutes, profitant de sa salive pour tenter de se redresser. Une fois, deux fois, trois fois… Quatre fois… Kurt parvint finalement à avancer son torse afin d’ôter sa chemise et de nouer celle-ci autour de sa tête. Il était brûlant, l’accumulation allait peut-être l’aider à gagner un peu de temps.

Il allait venir, il n’allait pas le laisser mourir ici, pas pour une simple épreuve. Même s’il avait reçu une combinaison, elle était probablement fausse et cela n’amènerait à rien de la révéler. Un examen, un concours, un entretien. Voilà ce qu’il était en train d’endurer, et il avait déjà passé assez de temps dans cette boite pour se refuser de cracher le morceau ! Il n’avait pas envie de crever dans cette boite, toutefois, il n’avait pas envie d’abandonner après autant de temps ici.

Au moins, il voulait survivre assez longtemps pour cracher le bouton de chemise dans la gueule de la première personne qui ouvrira la porte. Ce sera déjà une forme de soulagement.
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Mar 18 Juil 2017 - 17:59

-J’ai besoin de vous à la caserne… maintenant.


Je raccroche le téléphone.

Quelques minutes plus tard, trois hommes débarquent. Je me surprends à espérer que cela suffira pour gérer le docteur. Ce ne sont pas des petits bras et lui était déjà dans un sale état il y a quelques minutes mais j’ai des doutes.

-Bon. Ca ira, allez me le chercher en bas.


Pour être sûre que tout se passe bien, je descends et reste en retrait.

-Hey, mais il fait chaud ici, qu’est-ce qui s’est passé, M’dame ?

-J’ai fait du bricolage, ça ne se voit pas ?


Je tousse un coup, l’air est tellement sec qu’il me brûle la gorge.

-Faites vite.


Ils enlèvent le verrou et tirent la lourde porte métallique.

-Aie ! Mais ça brûle.


Pas vraiment étonnant, j’ai braqué le chauffage sur cette porte. Quelle bonne idée de les avoir laissés faire, et dire que je n’y avais même pas pensé.

-Bon, arrêtez de faire les idiots et ouvrez-moi cette porte.


Ils ouvrent, on trouve le docteur dans un piteux état mais…

-Ca va, il … Mais aie ! Mon oeil ! Qu’est-ce que…. qu’est-ce que ce connard m’a jeté dans l’oeil !?


Oui, il est encore conscient et de suffisamment bonne constitution pour faire une blague aux subalternes. Ai-je vraiment mérité de me farcir autant de…

-Baltringue. Si tu continues, je fais un mauvais rapport te concernant et on en reparle quand tu seras à l’entretien des toilettes.


Les trois hommes s’y mettent à trois pour l’extirper de la cellule. C’est d’autant plus dur que l’homme est costaud et qu’on l’a encastré dans une pièce d’à peine plus d’un mètre carré. Je prends les devants et leur montre le chemin après avoir arrêté le chauffage d’appoint. Je remonte calmement les escaliers et me balade dans ce grand lieu désaffecté, à la recherche de la pièce que j’avais repérée et « aménagée » un peu plus tôt dans la journée.

C’est une pièce sombre où les sources de lumière se font rare. Pour cause, on y a condamné toutes les fenêtres. Ne filtrent à présent entre les fentes que quelques rayons issus des lumières artificielles de la rue. Dedans, on y a installé tout le nécessaire pour l’interrogatoire. Il y a une table, deux chaises, un grand spot braqué sur la chaise de l’interrogé. Sur la table, une petite valise en cuir fermée. Dans le coin de la pièce, une grande bassine d’eau trouble.

Je m’assieds et indique le siège devant moi pour la victime du jour. Ils posent son corps un peu prostré sur la chaise. Je ne peux pas voir son expression pour le moment. Puis les trois hommes restent dans la pièce à proximité, en partie pour ma sécurité, en partie pour m’aider si le besoin s’en fait sentir.

-Bonjour Docteur Brown. Je…

Malheureux oubli, ou comment passer pour une excentrique. Il m’arrive d’oublier mes noms d’emprunt. Celui-ci est encore loin d’être encré dans ma tête. Quelques secondes finissent par avoir raison de cet oubli, j’essaie tant bien que mal de convaincre quiconque présent dans cette pièce que j’ai volontairement laissé un instant de suspens.

-Je suis Nina Arad. Je ne sais pas si vous avez entendu parler de moi.
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Mer 19 Juil 2017 - 16:44
S’il avait été croyant, le médecin aurait probablement entonné une prière à l’intention d’un dieu quelconque à l’instant même où ses fesses étaient rentrées en contact avec le siège de cette chaise. La plupart de ses muscles étaient encore noués et le simple fait de bouger lui promettait une crampe mémorable, seulement, cette touche délicate de confort lui faisait du baume au coeur.

Après avoir craché ce bouton de chemise à la gueule de l’autre tête de con, Kurt avait presque envie de dire que c’était une bonne journée.

D’un geste lent, ignorant presque son interlocutrice, le médecin leva ses bras et enleva la chemise qu’il avait enroulée autour de sa tête. Maintenant qu’il pouvait respirer calmement, il profitait de la moindre bouffé d’air.  Les cheveux plaquant, retombant mollement sur son front, il se permit finalement d’adresser un regard à cette femme, dessinant péniblement un sourire sur son visage. Elle était spéciale, elle avait un truc et il l’avait directement repéré en posant ses yeux sur elle. Même si cette connasse était la source de son malheur, il n’avait presque pas envie de lui en coller une en tant que dédommagement pour son séjour.

Les traits fins, les cheveux noirs de jais et un nez à vous faire tomber. Pourquoi il n’était pas tombé sur elle dans d’autre circonstances, ils auraient pu discuter autour d’un verre.

- Nina. Commença-t-il, la voix basse. C’est mignon comme prénom, presque enfantin. Il termina sa phrase en tentant de se redresser, faisant craquer bruyamment son dos et le faisant grimacer. Difficile à croire qu’une femme comme vous puisse être l’investigatrice de tout cela, enfin, jamais entendu. Le dos vouté, le médecin posa ses coudes sur ses jambes afin de tenir en équilibre. C’est que vous êtes douée, ou insignifiante.

Il avait l’impression de tout faire au ralenti, il était complètement crevé et il avait l’intime conviction de pouvoir s’endormir dans cette position. Les trois gardes n’avaient pas pris la peine de lui passer les menottes, ils devaient penser que le prisonnier serait incapable de faire quoi que ce soit après l’emprisonnement. Ce qui, n’était pas nécessairement faux. Il tourna bêtement sa tête, vérifiant les ceintures et les chevilles, ils n’étaient pas armés et elle… Il était à moins d’un mètre de sa gorge.

Il ferma ses paupières. Non, il n’allait pas se jeter sur elle. Les ordres étaient de garder les informations dans sa petite tête et de ne rien dire, pas de sortir de cet endroit après avoir brisé trois crânes.

D’autant qu’elle devait avoir pour mission d’extraire lesdites informations par tous les moyens possibles, la raison de ce petit manège et de cette vision de l’enfer. Intérieurement, il rigolait déjà en imaginant son visage quand elle annoncera que le médecin a bien fermé sa gueule durant cette pièce de théâtre. Elle allait échouer, et lui . Il continuera bien sagement la suite des épreuves et trouvera un moyen de la retrouver après tout cela. Pour la remercier.

- Si vous voulez un conseil, ne grillez par votre meilleure carte dès le début. Kurt se releva et posa, non sans douleur, son corps contre le dossier de la chaise. Après ce que vous venez de me faire subir, je pense pas que vous puissiez faire pire, j'suis anesthésié par la douleur. Cela lui avait manqué de n’avoir personne à qui parler durant son isolement, il n’allait pas la fermer de toute la journée.
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Mer 19 Juil 2017 - 18:28

Plus il parle, plus je me rends compte qu’en dépit de son état d’il y a quelques minutes, il semble évident qu’il n’en a pas encore assez eu pour son compte. C’est presque comme s’il se pavanait à présent, assis sur sa chaise. Abimé certes, mais pas assez que pour en avoir perdu l’humour.

Alors oui, je l’écoute, déblatérer, donner son avis sur mon nom d’emprunt. La belle aubaine, quand bien même ce serait le mien que ça ne changerait rien. Et quand le mot « insignifiante » sort de sa bouche, comme une belle provocation, je joue les offusquées, les vexées. Comment ça Docteur ? Vous ne prenez pas au sérieux cette jeune femme d’environ vingt ans alors qu’elle s’apprête à vous torturer ? Êtes-vous vraiment en position de faire le malin et de chercher à l’énerver ?
Je fronce légèrement les sourcils, soupire à peine et me pince les lèvres.

-Anesthésié par la douleur ? Hein ? Moi je vous parie que…


Affichant nouvelle confiance sur mon visage, je promène mes doigts sur la table. Index, majeur, index, majeur, font une marche rythmée sur le métal de la table. Il temps qu’il se rappelle qu’il n’est pas en position de jouer et moi oui.

-Je pense que c’est des conneries. Je pense que vous êtes suffisamment crevé pour ne pas tenir bien longtemps lorsque je vous aurai mis à l’épreuve. Anesthésié hein ? Les courbatures, les crampes, ce n’est rien face à une douleur vive, le genre qu’on arrête pas en se redressant sur une chaise.


Je montre son corps amoindri sur la chaise. Il fait le beau et le fort sur sa chaise.

-Peut-être que vous tomberez dans les pommes à cause de la douleur après un moment. C’est vrai que vous n’avez plus trop d’énergie. Mais quand vous vous réveillerez la douleur sera encore là. Moi aussi, et ces gorilles aussi.


Qu’ils se vexent, je n’en ai cure. Je me relève subitement et commence à voyager dans la pièce, tournant autour de la bassine d’eau, des gros bras, pour m’arrêter juste devant le docteur. Je m’assieds ensuite sur la table juste à côté de lui, prenant soin d’être la plus élégante possible.

-Vous savez ce que je veux non ? Alors donnez moi le code.


Naïve ? Non. Je sais très bien qu’il ne me le donnera pas avant que la situation évolue réellement. Je souris malgré tout. C’est pour la forme, histoire de dire que « je l’avais prévenu dès le départ », qu’il n’aille pas se plaindre par la suite quand il aura lamentablement échoué et que je l’aurai bien écorché.


Dernière édition par Le Cygne le Jeu 20 Juil 2017 - 17:03, édité 1 fois
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Le médecin tressaillait presque sous l’intimidation, elle jouait son rôle à la perfection et il était presque prêt à croire que ce n’était pas son épreuve. L’idée lui traversait l’esprit l’espace d’une seconde. S’il avait vraiment été enlevé par des ennemis de la Shinra, que cette Nina cherchait réellement à découvrir des informations sur la compagnie et avait choisie un SOLDAT de première classe en priant pour qu’il détienne de véritables informations.

Intérieurement, il cherchait à se convaincre du contraire. Ce serait une étrange coïncidence que cela tombe au moment de ses épreuves, et Kurt ne voulait pas penser que cela puisse réellement se produire ici même.

Et puis, elle s’était mise juste devant lui avec l’une de ses jambes légèrement relevées et laissait juste ce qui fallait pour que l’imagination s’active. Elle allait se contenter de me planter un poignard dans le ventre pour que je crache l’information, ou est-ce qu’elle irait plus loin ? Pour la seconde fois en moins de dix secondes, il se concentra pour chasser de telles idées de sa cervelle et fixer de nouveau la jeune femme, dans les yeux.

- Deux choses. Dit le médecin, hochant légèrement la tête sur la droite. L’une, n’oubliez pas que je suis SOLDAT et que je sais déjà à quoi m’attendre quand vous parlez de “douleur vive”. Il avait envie de lever les bras afin de mimer les guillemets, seulement, les courbatures n’aideraient pas. Que vos gorilles me tabassent ou que vous plantiez un tourne-vis dans ma cuisse, j’serais encore là pour votre plus grand bonheur. Et ravis de recommencer quand je reprendrais conscience.

Il faisait le fanfaron, et c’est plus ou moins la seule chose qui pouvait faire comme elle lui avait fait comprendre. Kurt espérait tout de même ne pas tomber dans les pommes dans les prochaines minutes, son discours en serait irrémédiablement entaché.

- Et la seconde. Le médecin reprit son souffle et passa sa main droite derrière son dos. Vous pensez réellement que j’vais donner la moindre information maintenant, avant même d’avoir commencé. Il ricana bruyamment, pour la provocation. En attendant, j’peux vous donner le numéro de mon PHS ou de mon casier… À vous de choisir, Nina.

Plus vite cela commencera, plus vite cela terminera. Voilà ce à quoi pensait Kurt et il n’avait d’autre choix que de provoquer pour que cela démarre enfin. Quoique, elle avait bien voulue le garder enfermé dans une boite pendant des jours, elle pourrait être capable de rallonger sa permission d’une semaine supplémentaire.

Maintenant, il leva le regard pour croiser les yeux de sa tortionnaire, dessinant un sourire sur son visage alors qu’il fermait et ouvrait son poing droit avant de se concentrer.

Il n’allait pas avoir beaucoup de temps, et il avait un moyen pour que cela ne soit pas trop pénible à l’avenir pour lui. Fermant alors les yeux, il ferma son poing et se concentra afin de matérialiser un sort de lenteur qu’il lança sur l’un des gorilles. Il répéta alors l’opération sur le second et concentrait une dernière fois son arcane dans son poing dans l’espoir que les trois gars se retrouvent sous le même sort. Avec ça, il aura de quoi reprendre son souffle entre les coups qu’il risque de se prendre.
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