Le Drapeau Blanc

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le Sam 25 Aoû 2018 - 20:18
La Générale resta immobile alors que la géante s’approchait des trois personnes. La tireuse, au contraire, se retira plus au niveau du joueur de pipeau. Tandis que la géante aux yeux à la fois vides et blancs allait frapper, elle courut vers elle, les armes dégainées, camouflée par la carrure de son alliée. Arrivée au niveau de ses talons, elle se propulsa dans les airs en concentrant sa force psychique sous ses pieds, vola quelques mètres en hauteur et passa au-dessus du mastodonte, l’épée brandie, prête à frapper la très jeune femme aux cheveux longs. Elle n’eut le temps de voir une silhouette s’approcher vivement.

« DEGAGEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE ! » hurla le jeune homme aux cheveux roses, en lui assénant un violent coup de pied embrasé à la joue. La Générale fut propulsée vers un des murs du château comme une gerbe de flammes, et se releva. Elle regarda l’homme aux pieds de feu et se débarrassa de sa propre cape d’un geste brusque. Elle serra plus fort son bouclier dans sa main, mit un pied en avant en le brandissant derrière elle, courut quelques mètres et lança de toutes ses forces son écu vers son adversaire. Ce dernier s’avança lui aussi pour s’éloigner de ses alliés et en hurlant de rage, attrapa le bouclier en plein vol, enveloppant ses propres mains d’un rideau de flammes. Du bouclier émana alors une onde de lumière, aveuglant une petite seconde la plupart des gens présents dans la salle, procurant une grande douleur aux plus ténébreux d’entre eux. Le maître de la keyblade se tordit de douleur et fut repoussé aussitôt. L’homme aux cheveux roses hurla bien mais ne ploya pas… avant que plusieurs coups de feu ne retentissent et le touchent au ventre. Elle courut dans sa direction, faisant revenir dans ses mains le bouclier qu’il tenait encore, s’apprêtant à l’achever d’un coup descendant. Le maître de la keyblade s’interposa à son tour, faisant virevolter sa keyblade devant lui. Plusieurs éclairs jaillirent et la touchèrent à la poitrine, sans la ralentir, la blessant juste un peu. Derrière eux, la géante tombée essayait de se relever. La générale s’arrêta devant l’élu de la keyblade et frappa violemment, échangea quelques coups, parant les siens. Il parvint à la toucher, faisant apparaître de sa main libre quelques traits qui la touchèrent à la jambe, au niveau de la blessure provoquée plus tôt dans la journée. Elle sembla légèrement sonnée par la douleur mais ne cria pas.

Sa botte vint s’écraser violemment sur le mollet du maître de la keyblade. Elle profita de sa douleur pour frapper du tranchant de son bouclier ses côtes à découvert. Sa keyblade était alors dirigée vers le sol, sa gorge sans la moindre protection. Elle abattit son épée.

Elle fut bloquée par la tête de Dragneel. Ce dernier s’était interposé pour prendre le coup à la place en pleine machoire. Quelques instants plus tard, elle vit le combattant grogner et lui arracher l’épée qu’elle tenait dans les mains par la force de ses crocs. Il tenait alors entre ses dents la lame bloquée, et d’une violente morsure dans l’acier, la brisa en hurlant à nouveau :


« HAAAAAANNNNNNNNNNNNNNNSSSSSS JE VAIS T’EX-PLO-SEEERRRRRRRRRRRRRRRRR. » Il hurla encore davantage sur la dernière syllabe. Comme la lumière s’était échappée du bouclier des valkyries, un torrent de flammes émana de son corps, alors que l’élu de la keyblade s’échappait. La Générale fit quelques pas en arrière, faisant apparaître dans sa main libre sa hallebarde qu’elle aurait du mal à manier convenablement d’une seule main. Il y eut une rafale de coups de feu de la part de la militaire, mais Dragneel ne sembla jamais les subir. Il fit quelques pas et frappa de son poing en feu. Elle para, le bouclier absorbant une grande partie du choc. Mais il frappa encore, et encore, multipliant les coups de poing. La générale réussit à en parer une grande partie, mais dut subir tous les autres de plein fouet, au visage, au ventre, aux côtes, sans broncher. Le bouclier, intact, tenait bon. Son bras, lui, commençait à faiblir. Le dragon attrapa alors l’écu de ses deux mains, hurlant de rage face à la douleur de ce contact magique, du à la différence entre son cœur et la pureté du bouclier… Il le fit tomber de force, avant de la frapper au visage de son propre front, la mettant au sol aussitôt, éclaboussant de son sang tapis, œuvres et dalles du hall du château.

Elle resta éveillée et vit du coin de l’œil, malgré le sang coulant sur ses paupières, le maître de la keyblade tenir tête à la géante, l’accabler de ses coups, alors que la jeune femme restait en retrait. Dragneel courait vers Hans pour le blesser. Sans bouger d’un cil, elle fit tout ce qu’elle pouvait. Natsu s’immobilisa dans sa course… Il essaya de se libérer de l’emprise psychique et réussit bien à bouger, à un peu avancer. La force mentale de la générale n’était pas assez forte. Mais elle se releva, prit sa hallebarde et l’attaqua, frappant une première fois le dragon du tranchant de sa hallebarde, avant d’enfoncer la pointe de la hache dans son dos.


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le Ven 7 Sep 2018 - 12:52
La splendeur du spectacle, l’odeur de la chair et du sang, la vue d’un corps malmené. Le joueur de pipeau était à un rien de sourire, porté par l’ivresse du spectacle jusqu’à ce que la teigne à la chevelure improbable s’approche de lui. La peur ? Pas un seul instant. Une pointe de colère naissant dans son torse.

Le pantin le ralentissait, pas suffisamment, il le sentait. Tout comme il sentait la chaleur lécher son visage à l’instant où naquit les flammes dans la poigne du mercenaire, il osait ?!

D’un geste précipité, le manipulateur se redressait et tendait son bras devant lui, mimant le geste de son vis-à-vis. Trois détonations se faisant entendre, le soldat cherchant vainement à attirer l’attention, son action perdue alors que les flammes s’apprêtaient à atteindre Hans. La déflagration s’arrêtait dans les airs, lobée autour d’une barrière invisible que tentait difficilement le joueur à maintenir. Les traits déformés par la rage, la sueur perlant sur son front, il projetait son geste afin de dévier la magie contre l’un des épais murs de la bâtisse.


Vous ne comprenez donc rien !

Il pestait de rage, les traits passant de la colère à l’amertume. Il dressait alors son autre main, la levant vers les cieux avant de l’abaisser avec violence, projetant son énergie sur le mercenaire afin de le maintenir à même le sol. Accompagnant le Capitaine des Gardes pour le mettre hors d’état de nuire.

Une douleur, une image dans son esprit, la violence d’un coup sur la tête.

Hans s’affaissait sur lui-même, amenant son bras à son front en conservant la persistance d’une masse fonçant sur lui. Il titubait, libérant ainsi son emprise sur le mercenaire, celui-ci tout aussi circonspect devant la situation que ne pouvait l’être l’idiot qui ne comprenait rien. Davy Jones n’était plus, ou du moins, n’était plus à lui. L’affreuse migraine envahissait son esprit, perturbant son être, brisant sa garde à l’instant où une keyblade volait dans sa direction et le frappait en plein torse.

Le souffle coupé, les yeux injectés de sang, un filet de sang glissant le long de sa joue. Il se redressait devant le spectacle de la géante au sol, inconsciente et hors de son contrôle, ainsi que de la tireuse tenant deux armes dans une course folle pour distraire le mercenaire. Il en avait assez. Inconsciemment, le joueur de pipeau s’élevait un bref instant dans les airs alors que que ses deux bras se croisaient devant son torse.

Il en avait assez de jouer. Il redoublait d’efforts, relâchant son emprise sur les êtres dans la pièce, prenant le risque de les libérer pour s’étendre et libérer la magie qui circulait dans son corps.

Une vague d’énergie envahissait l’entièreté du hall, un silence s’installait, un craquement interrompait celui-ci. Le mobilier, les draps, les fresques, le château semblait se mettre en branle entièrement alors que des objets plus incongrus les uns que les autres s’avançaient contre les aventuriers. Il retombait au sol, exténué par l’effort, un genou au sol alors qu’armure et armoire, blason et décoration volaient et virevoltaient dans l’immensité de la pièce. Il s’autorisait à sourire. Rien ne pouvait l’empêcher d’accomplir ses noirs desseins, il était le maître de ses lieux.
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