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Le Drapeau Blanc
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Mer 21 Juin 2017 - 19:09
Sentant tout autour d’elle le coucou de plusieurs tonnes vrombir, se secouer en entrant dans l’atmosphère et dans les zones de turbulence du monde où avait lieu l’attaque… La générale Primus aurait eu raison de craindre tout ce qui l’occuperait durant cette journée. Voler dans une zone ennemie, le largage de l’équipage entier, des milliers de mères manipulées par Hans et convaincues de devoir la tuer elle ainsi que tous les autres… Hans, lui-même. Il avait bien réussi à la contrôler elle, malgré la discipline qui régnait dans son esprit. Finalement… ses alliés. Elle se retrouvait à nouveau avec des personnes qui étaient toutes des ennemis. Roxas, lui dirait-on, n’est pas ton ennemi. Il est dans ton camp et se battra pour les mêmes raisons. Mais rien n’empêchait des années de méfiance de soupçonner un mauvais coup de sa part. Jamais elle n’avait fait une mission à ses côtés… Finalement, ce fut peut-être une erreur. Elle l’avait combattu et savait donc de quoi il était capable, il y a longtemps de cela… mais elle ne savait pas à quoi s’attendre, si ce n’est aux erreurs nombreuses qu’elle avait pu lire dans ses rapports, ou que ses gardes lui avaient rapportées.

Mais tout cela, elle le craignait beaucoup, infiniment moins, que les événements qui se passaient dans un autre monde, sur lesquels elle n’aurait aucune incidence… et pour lesquels quelques soldats moins compétents qu’elle avaient été affectés : Le légendaire – selon la rumeur, du moins – capitaine Davy Jones menait les mères décédées dans les plus profondes entrailles des Enfers. Elle laissa sa religion, oublia qu’elle était convaincue que sa mère était au Paradis et non ailleurs pour seulement craindre. Que sa mère défunte rejoigne une éternité de souffrances dans ce monde ou dans un autre était la pire chose qu’elle pouvait imaginer.

Elle n’y était pas allée. Elle en avait la possibilité mais l’avait déclinée. La lumière désormais connaissait sa responsabilité dans la perte du Chapeau de Maître Yen Sid. Elle savait que Ravness le lui avait amené, bien que la jeune femme n’en ait pas le moindre souvenir. C’était… précisément sa responsabilité. Elle avait une mission, un peu différente de celle de Natsu, de Roxas, de la très jeune consule et de Septimus. Non seulement elle devait tuer Hans mais elle avait l’obligation de ramener le chapeau du magicien avec elle. Sans lui, elle fuirait son camp et la lumière et mettrait tout en œuvre pour le récupérer. Ensuite, elle accepterait d’être jugée.

Oui, Septimus était de nouveau là. Après cette crise ridicule qu’il avait faite, elle en était bien surprise… Sans doute, une nouvelle fois, quitterait-il les lieux pour aller pleurer auprès des civils et se convaincre qu’il a fait du bon boulot.
Quant à Natsu, elle s’en faisait moins. Ce dernier mettait au moins du cœur à l’ouvrage, bien que pour tout le reste, elle gardait sa haine et son mépris envers lui et sa profession. Paralysé comme il était, verdâtre et miséreux, difficile de vraiment lui vouer une méfiance sans borne. La vérité était simple… S’il osait voler le chapeau, elle le suivrait dans l’espace où elle était sûre de pouvoir le vaincre.

Les cinq « soldats » entendirent le pilote frapper tout contre sa cabine. Ils se levèrent, elle en première, s’éloignant de Natsu, se refusant à être celle qui le traînerait jusqu’aux étagères contenant les sacs-parachutes. Elle en prit un et l’enfila par-dessus sa cape grise qui camouflait son armure toute entière. Elle n’avait jamais fait ça mais… comme je l’ai dit, elle n’avait plus la moindre place pour la crainte, toute occupée par le destin de sa mère. Elle ouvrit le sas, laissant l’air les assourdir. Le mont des lanternes, leur cible, était visible. Elle regarda ses quatre compagnons et hocha la tête avant de se laisser tomber en avant.
Ravness ne connaissait aucune technique dans cette discipline, véritable lacune militaire, toutefois… elle avait confiance en son corps, capable de résister à une mauvaise chute.

L’air fouettant son visage, comprimant sa poitrine et soulevant ses bras malgré elle. Sa seule manœuvre fut de diriger son corps vers la ville en-dessous d’eux. Ils seraient sûrement séparés les uns des autres mais ils connaissaient leur objectif : le château où se trouvait Hans. Un garde lui avait conseillé d’ouvrir le parachute à une cinquantaine de mètres environ du sol… Et rien n’y fit, elle put contrôler légèrement sa trajectoire mais sans réussir à rester à proximité des quatre autres combattants.

Sa main tira fermement la poignée de son sac, libérant la toile derrière elle. Assez violemment, sa chute sembla s’arrêter complètement, lui coupant le souffle quelques petites secondes, avant de se poursuivre plus lentement en survolant la cité.

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L'Aquilon
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Dim 25 Juin 2017 - 23:07
Septimus grogna en voyant Primus sauter du vaisseau. La malchance le poursuivait donc bien puisqu’il avait le malheur de se retrouver de nouveau en compagnie de la bécasse de service. Il s’approcha des parachutes, et en prit un qui lui permettrait d’aider son ancien camarade mercenaire. Il s’approcha du malade, et difficilement – le vieux membre du Centurio pesait quand même son poids – il arriva à attacher l’homme aux cheveux roses sur sa poitrine. S’aidant des parois, il les traîna tant bien que mal vers l’ouverture, puis fit un signe de tête en direction des autres - il n'était pas certains qu'ils puissent entendre ses paroles. Ensuite, il sauta avec son bagage humain.

Le jeune homme avait été effaré lorsque la guerrière de la lumière leur avait exposé son idée, alors qu’ils s’étaient réunis au Colisée de l’Olympe. Et maintenant qu’il était en pleine exécution de ce plan… sa peur ne s’en trouvait que renforcer. Néanmoins, petit à petit, le vent balayait ses cheveux et le bas de son long manteau rouge, l’adrénaline parcourut son système et remplaça la peur par de l’excitation, de la joie. Pendant quelques secondes, il se sentit bien. Enfin presque. Le corps de Natsu attaché au sien gâchait un peu l’expérience.

Bien avant d’avoir atteint les cinquante mètres recommandés par le pilote, l’étudiant tira sur la corde, déployant son parachute. Il prit en main les deux poignées pour tenter de se diriger, et surtout éviter de s’écraser sur le toit du palais. Il eut tout loisir de voir les deux autres sauter à leur tour, ainsi que Primus atterrir. Puis vint enfin leur tour.

Les deux anciens camarades s’écrasèrent sur le pont de la ville, à l’entrée. Le maître de la keyblade sentit le mercenaire ouvrir la sangle du sac, et ils se dégagèrent tous les deux de l’énorme toile blanche qui les avait recouvert. Il regarda le palais qui surplombait la ville, et tenta d’estimer combien de temps ils allaient leur falloir pour l’atteindre. Et plus important encore, pour rejoindre les autres. Malheureusement, leur petit groupe était séparé. Heureusement, il ne se retrouvait pas avec la mégère.


-Bon, et maintenant ? On tente de retrouver les autres, ou on s’infiltre dans le palais en espérant que les autres nous rejoindront vite ?


Dernière édition par Septimus le Lun 17 Juil 2017 - 11:01, édité 1 fois
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Lun 17 Juil 2017 - 7:44
Ils s’en allèrent sans mot dire, comme si aucun mot n’était de circonstance. Elle n’en connaissait aucun, pas même celui qui était de son groupe, ou alors de vue. Et elle avait déjà pu sentir une certaine tension entre tous ceux-là. Etait-elle donc la seule à débarquer de nulle part ? Durant le voyage, elle avait eu plusieurs occasions de se convaincre que c’était finalement une très mauvaise idée d’être venue. A l’évidence, elle ne faisait pas le poids face aux autres avec ses bras  maigres et son assurance défectible.

Puis, elle avait vu « Grimm » — tel qu’ils l’appelaient —, ou plutôt, elle l’avait revu. Longtemps déjà qu’elle avait quitté ce pays qui l’avait vue naître. Et en ce jour, sa mère avait besoin d’elle plus que jamais ; besoin que sa fille prenne ses responsabilités de jeune adulte et ne la laisse pas tomber une fois encore, une fois de trop. « J’arrive, mère » se disait-elle souvent, comme un dicton. Cette femme, qui s’était toujours montrée forte et indépendante n’avait certainement pas été capable de résister là où les autres avaient été contrôlées elles aussi.

Elle se tourna vers celui qui restait. Elle savait qui il était, elle avait entendu dire les autres. Quelques temps plus tôt, elle avait sommé les autres consuls de ne pas entrer en guerre contre la Lumière pour cet homme, sans même savoir si ce qu’avait Genesis à son propos était vrai. Car il était certain qu’aucune guerre n’était méritée pour l’acte d’un seul homme, même s’il était médiocre, cruel, dangereux.

Lui, elle ne savait pas trop qu’en dire, il n’avait pas l’air dangereux, il n’avait l’air d’être que ce qu’il était : un jeune homme à la motivation quelque peu émoussée. Alors pour toute phrase elle dit cette chose qu’elle regretta aussitôt après l’avoir dite :


-Je me demande si mes cheveux ne suffiront pas comme parachute. Aha.


C’était stupide. Alors elle sauta dans le vide. Et aussitôt, elle cria, aspirée et à la fois choquée par cette quantité d’air qui la retenait. Elle cria aussi longtemps qu’elle le put, pour vaincre la peur, pour décharger ce trop plein d’énergie et d’émotion. Et quand elle eut finir de crier, elle sentit les larmes sortir de ses yeux tant l’air était fort et sec. Elle voyait le monde se dessiner devant elle, beau et immense.

Alors elle se rappela le parachute mais sans pouvoir dire ce qu’était cinquante mètres de distance. Etait-ce déjà maintenant ? Non, elle ne pouvait pas encore distinguer de silhouette Elle chercha les autres du regard tournant la tête de tout côté, ils étaient déjà plus bas. Elle essayerait de se calquer sur eux, sur le moment pour tirer sur le dispositif. Bientôt, ils furent hors de portée, emportés par le vent sur d’autres points d’atterrissage.

Après quelques secondes, elle décida qu’il était temps et tira sur la poignée.

Cette force, celle qui vous tire en arrière comme pour vous empêcher de commettre le pire, une telle force qui lui donna momentanément d’avoir le thorax enfoncé.

Puis il y eut un nouveau choc, celui de l’atterrissage, où, totalement déséquilibrée et encore emportée par cette force, elle piétina quelques instants les pierres qui bordaient la mer et alla s’échouer à quelques dizaines de centimètre de profondeur d’eau. Puis, le parachute fut quelques instants emporté par l’air marin ; elle fut alors emportée en arrière. Nerveusement, elle chercha à se détacher de tous ces fils qui s’étaient emmêlés inévitablement dans ses cheveux.

Quand elle en fut sortie, titubant, elle rattrapa la terre et se laissa tomber à genoux pour reprendre son souffle. Tout était trempé chez elle, corps et cheveux, elle se sentait d’autant plus lourde et fatiguée et pourtant stimulée d’avoir vécu un tel instant. Incroyable.

Elle se releva, grand sourire, ayant oublié quelques instants la raison de sa visite. Et en regardant tout autour, elle s’en rappela. Car il y en avait déjà là, partout. Certaines assises, d’autres laissant les pieds se perdre dans la marée.
Des dizaines et des dizaines de femmes, en vie certes, mais au regard éteint.
Elle s’était cependant préparée à cela et on lui en avait parlé, alors malgré cette perturbation, elle marcha dans le sable et dans la pierre, et rejoignit un escalier qui menait directement vers la citadelle. Où étaient passés les autres ?

Elle arriva dans une rue et rencontra à nouveau un grand nombre de silhouettes étrangement calmes. Personne ne l’empêcha de progresser, personne ne semblait préoccupé par sa présence. Alors elle leva les yeux vers le sommet de cette ville. Elle avait peut-être l’avantage de connaître ce monde, contrairement aux autres. Elle n’avait passé qu’une seule et unique journée dans la capitale, tout au plus, mais elle en connaissait quelques rues et elle savait lesquelles la mèneraient au château.

Le point de rendez-vous était certainement là. Elle n’en était plus certaine, elle n’avait pas trop pensé au fait qu’ils pourraient être séparés, bien que cela pût paraître évident.

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La Clé du Destin
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Lun 17 Juil 2017 - 13:13
Si tu savais à quel point ça me faisait chier que l'autre cruche soit là... La Super Générale de la Lumière en personne ! Trop d'honneur ! Je te parie qu'arrivés au sol on recevra des ordres plus que discutables et qu'elle jouera les petits chefs comme d'hab. Bah... j'annonce la couleur dès maintenant, j'en aurai rien à branler. Si son plan s'avère être bien merdique, je ferai ce qu'il y a à faire. On est là pour défoncer un connard, considère qu'il est déjà à moitié crevé.

Ah bah tiens, Super Ravness 2000 saute la première. C'est pas un mal, tout de suite l'air devient plus respirable. Je jette un œil à ceux qui restent. Y'a mon vieux pote Natsu et deux consuls. Va savoir, j'ai peut-être moyen d'en buter un des deux avant qu'on se rassemble. Ça me laisse une toute petite fenêtre je pense, mais ça devrait passer. Le petit gars se met avec Natsu et son mal de transports, puis ils sautent ce qui me laisse seul avec l'autre consule des cheveux. Je la vois enfiler son parachute et après m'avoir dit un truc que j'ai pas compris, elle saute à son tour. Me voilà désormais seul dans le vaisseau. Parfait.

Je me lève, et me dirige vers le cockpit où se trouve le pilote. Je m'installe à côté de lui et entâme la discussion.

Yo... je regarde son badge, … Capitaine Thierry !

Que faites-vous ici ? Vous ne rejoignez pas les autres ?

Si, si, t'inquiètes. J'suis venu te dire que je te laissais un parachute. J'ai pas confiance en ces trucs là.

Comment ça ?

Bah, imagine ça s'ouvre pas, ce genre de trucs.

Ouais je te comprends, c'est déjà arrivé quelques fois. C'est assez rare mais...

Ouais... Sale histoire... C'est toi qui nous sort de ce merdier quand on en aura fini ?

Oui. J'ai pour ordre de continuer à survoler le secteur jusqu'à ce que votre mission soit terminée. Ensuite, je me pose, vous montez et on se tire d'ici.

Ok, cool ! Bon, écoute, j'te pose le parachute là, puis j'rejoins les autres. A toute !

Mais attends, comment tu-

Pas le temps pour lui de finir sa phrase que je suis déjà dans le vide. Je joins mes bras le long de mon corps, profite de la chute et essaye de voir si je peux trouver la consule de tout à l'heure. J'use et abuse de vol plané jusqu'à la trouver, puis j'amorce mon attérrissage en douceur en adoptant un vol plané plus lent.

Une fois au sol, à quelques mètres derrière elle, je commence à essayer de la rattraper. J'hésite une poignée de secondes sans toutefois interrompre ma course. J'suis pas foutu de me rappeler de son nom, c'est elle la consule ? Hm... On va essayer de voir pour quelques informations d'abord. J'pourrais peut-être même me servir de la trève pour... enfin tu sais.


Attends-moiiiiii, criai-je en courant lentement, adoptant un air naïf, du moins inoffensif. Je stoppai ma course arrivé à sa hauteur, me penchai en avant et posai mes mains sur mes genoux pour reprendre un souffle que je n'avais pas perdu. Ro...xas. Maréchal de... de la Lumière. T'as l'air de savoir... où tu vas, et... moi... j'suis paumé.

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Le Chasseur Ardent
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Mer 19 Juil 2017 - 21:43


Le fouettement du vent sur le visage du Mercenaire aux cheveux rose le réveilla de sa torpeur maladive durant sa chute assisté avec son ancien compagnon Mercenaire. L’adrénaline qui le submergea lorsqu’il ouvrit les yeux a mis chemin de la zone d’atterrissage finit de le remettre d’aplomb et l’excita plus que de raison.
Il s’agita durant les premières secondes en moulinant des bras et des jambes avant de se faire réprimander par Septimus qui peinait à garder le contrôle de leur parachute commun, les faisant alors dévier de leur destination initiales pour atterrir péniblement au milieu du grand pont, celui qui menait à l'imposante entrée de pierre de la ville où on pouvait y apercevoir l'imposante herse désormais fermée et plus lourdement gardée qu’auparavant....Entrée que le Chasseur Ardent se remémorait, malheureusement, trop bien.

Alors qu’il se débarrassait de l’imposante toile qui lui avait permis de ne pas finir écraser comme une crêpe, Natsu fixait avec amertume l’imposante Arche en pierre encore noircie à quelques endroits de son dernier passage…moment où tout ce fiasco avait commencé. C’était ici qu’il avait fini par totalement perdre le contrôle de ses émotions avant de foncer tête baissée dans les filets de ce manipulateur d’esprit tordue du nom de Hanz ! Rien que d’y repenser, son sang bouillonnait à nouveau.
L’ultimatum de cette ordure galactique brulait son cœur au fer rouge, Sally et Madame Cadavre risquaient à n’importe quel moment de passer de Non-vie à Trépas. Le moindre faux mouvement et il pouvait dire adieux à ses proches. Il enrageait tellement de ne rien pouvoir faire…ses pouvoirs destructeurs ne parviendrait pas à atteindre son adversaire…il lui était bien supérieur dans le domaine magique, et tactique.

Les paroles du Maître de la Keyblade le ramenèrent temporairement à un état d’esprit plus calme, lui rappelant la raison de sa présence en ces lieux. Bien sûr qu’il ne pourrait pas réussir à mettre hors d’état de nuire cet enfoiré de Hanz tout seul. Toutes les Factions avaient fait une grève exprès pour résoudre toute cette affaire de Mère disparue, mais à aucun moment le Mercenaire n’y avait vraiment fait attention. Il a toujours eu l’habitude de travailler avec n’importe quel Groupe contre rémunération, cela ne changeait presque rien pour sa petite tête de piaf.
Mais maintenant, il comprenait bien mieux la gravité de la situation…il se sentait si impuissant de ne pas pouvoir agir par lui-même, mais en même temps…il sentait que sans cette… « Equipe », il ne parviendrait pas à sauver celle qu’il a toujours aimée comme une Mère sans jamais s’en rendre compte.

La Générale Primus était….pire qu’un bloc de Glace pour Natsu….mais elle avait le mérite de toujours garder la tête sur les épaules, et son autorité était à même de réguler un tant soit peu la férocité du Chasseur Ardent. Il ne l’appréciait pas à cause de son trop grand stoïcisme….mais il devait faire avec et tirer avantage de son esprit tactique et militaire. Une grande partie de cette opération avait été mis en place grâce à elle après tout. Roxas et Septimus était deux bons compagnons du Mercenaire. Ils les connaissaient très bien, savait de quoi ils étaient capable, et avait une grande confiance en eux autant qu’ils pouvaient en avoir de lui. Cela leur permettra d’agir plus efficacement ensemble. Quant à la fille aux cheveux suuuuuuuuper long……elle avait une odeur d’après shampoing assez agréable à renifler par moment. Et vue la quantité de poils crânien qu’elle avait en sa possession, il ne sera pas difficile de la retrouver dans toute cette ville……Ha et elle est aussi du coin il parait ! Ça sera plus qu’utile pour se promener dans la ville en évitant le plus de soucis.

Natsu se mit alors à renifler l’air ambiant, fermant les yeux pour garder une plus grande concentration dans son sens olfactif. Une multitude d’odeur vinrent se mélanger dans ses narines….Il y en avait beaucoup ! Toutes les Mères des Mondes étaient ici après tout….Mais la chance semblait avoir prit rendez-vous avec le Mercenaire pour cette fois-ci. Ce fut fugace, mais il parvint à distinguer temporairement la lotion capillaire de la camarade de Septimus. Elle semblait toute fraiche, probablement parce qu'elle les avait lavé peu de temps avant cette mission, mais aussi relativement proche....peut être aux alentours de la grille d'entrée. Il savait maintenant quelle direction prendre pour espérer la retrouver le plus rapidement possible.

- On fait comme convenue, finit-il par prononcer en hochant la tête en direction de la ville-montagne. Faut qu’on rejoigne les autres et qu’on se faufile à l’intérieur de cet endroit bordélique sans nous faire repérer ! J’ai reniflé ta copine Question ! on va la rejoindre en priorité pour qu'elle nous aide à nous balader sans trop de soucie ! Mais va falloir d'abord qu'on s'occupe des gardes à l'entrée....on à pas due être les plus discret du monde....désolés...

Le Mercenaire attendait l'avis de son compagnon avant de se mettre à trotter à la rencontre de leur équipe.

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Le Drapeau Blanc
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Mar 1 Aoû 2017 - 1:27
Ses jambes tremblèrent quelques secondes après son atterrissage qui fut loin d’être doux. Elle tenta de se tenir droite, regardant tout autour d’elle, alors que son corps se réhabituait à la terre ferme. Nonobstant l’importance qu’avait cette mission à ses yeux, elle se recoiffa brièvement, refixa sa barrette dans ses cheveux pour les maintenir sous contrôle, alors que des dizaines de femmes la regardaient faire, les yeux vides, l’air absent. Elle avait atterri directement dans la ville, comme l’ordonnait le plan, mais c’était la première fois qu’elle venait, aussi pouvait-elle difficilement se repérer par rapport à une localisation possible de ses alliés. Non, le seul point de repère qu’elle avait remarqué était évidemment le château qui couronnait cette colline à bord de mer. Et c’était leur objectif…
Ravness laissa tomber son sac derrière elle négligemment, sans avancer d’un pas. Elle songea à ses alliés quelques secondes, pensant à ce qu’ils feraient peut-être, à présent qu’elle ne les surveillait plus. Mais concernant à Hans, il n’y avait pas grand-chose à craindre de ses compagnons. La jeune femme était déjà haut dans la ville et… devait être la plus lourde de cette compagnie, avec la consule aux très longs cheveux, aussi ne craignait-elle pas qu’un autre n’aille exécuter Hans avant qu’elle n’arrive au château. Sans doute était-elle la première à avoir atterri et serait-elle la première sur place.

La garde de la lumière, enfin sûre de pouvoir marcher, regarda les chemins quittant cette petite place où elle avait posé les pieds, où se trouvait d’ailleurs le stand d’un maraîcher, complètement vide. Une ruelle semblait monter et derrière elle, une autre semblait descendre. Elle ne fit pas cas de la deuxième possibilité, ignorant même la perspective de se tromper, et fit un premier pas vers la ruelle montant timidement vers le château.

La générale sursauta lorsqu’elle vit les nombreuses femmes sur cette petite place s’agiter en même temps qu’elle et se diriger, par ailleurs, vers la même rue. Elle s’immobilisa quelques secondes et décida finalement d’avancer avant de remarquer, bien sûr, que les mères de famille devant elle formaient un rempart humain entre elle et sa route. Une nouvelle fois elle s’arrêta, cherchant une brèche, un endroit que Hans n’aurait pas gardé dans son entreprise de forcer les mères à l’empêcher de les sauver… en vain. Quand elle approchait d’une faille, d’un passage de moins d’un mètre entre deux femmes, ces dernières bougeaient toutes ensembles.

Et Ravness n’était pas connue pour sa rapidité.

Nul ne servait de leur parler ou de les raisonner. Quand bien même lui répondraient-elles, jamais ce ne serait pour l’arranger. La jeune femme soupira, un air énervé au visage, et avança malgré tout. Après tout… elle craignait bien plus que quelques bonnes femmes. Elle se fit donc violence, écarta sèchement deux mères de sa route, courant le risque de les renverser. Si elles ne pouvaient résister et si la jeune garde avança de deux bons mètres sans plus de problèmes, elle fut toutefois capturée aussitôt par d’innombrables mains et de bras venant d’autant de femmes qui s’étaient trouvées sur sa route. Des centaines de doigts agrippèrent ses mains, ses bras, ses épaules et finalement, elle ressentit même deux longues menottes maigres la saisir par la taille.

Et Ravness n’était pas connue pour sa patience.

D’un coup d’épaule vers l’avant, elle dégagea une partie de son corps de l’emprise des femmes possédées et en profita pour saisir le poignet de celle qui la retenait de tout son corps, les bras autour de son abdomen, et le briser, sans contrôler vraiment sa force. Elle réussit à se retourner, non sans commencer à ressentir une certaine crainte, voire une angoisse… Tout cela, c’était…

Ravness n’eut pas le temps de réaliser. Son corps agit avant son esprit et… sa mission avant son corps. Elle flanqua un violent coup de talon dans le ventre d’une quadragénaire, la propulsant à terre aux côtés de son ancienne victime, criant de douleur. Mais la peur ne retint aucune femme… Et la générale n’avait pas plus de foi envers la douleur, qui les clouerait sur place une dizaine de secondes seulement, sans doute.

De sa main libre, elle dégagea une après une chacune des femmes l’emprisonnant, flanquant à chacune une violente claque au visage ou au niveau du sternum pour les repousser. Quand c’eut l’effet escompté, elle recommença jusqu’à ce que chacune des femmes soit à un mètre ou plus d’elle. Et marchant à reculons, montant la ruelle à pas terriblement lents, elle s’éloigna, encore suivie… Toujours.

Elle se résigna à courir, car c’est ce qu’elle aurait fait avec ou sans poursuivantes. Cela ne fit néanmoins qu’augmenter son angoisse car au fil de sa course, les ruelles adjacentes rugissaient leur ignoble vérité : Il en arrivait de partout.
Peut-être fit-elle cent mètres, entendant partout aux alentours ces… La générale Primus les compara un instant à des louves assoiffées de sang mais en émit immédiatement le regret sincère. Non, elle savait ce qu’elles enduraient et pour rien au monde elle ne pouvait leur en vouloir. Et elle devait se persuader qu’elle agissait pour leur bien, que toutes les blessures qu’elle leur infligerait était pour les sauver en définitive.

Et toujours, toujours elle éloignait de son esprit sa pensée la plus insidieuse. Cependant, lorsque, choisissant entre deux ruelles celle qui semblait monter à travers la ville, elle arriva devant une place débordant de femmes perdues, aux pieds sales, aux cheveux emmêlés et au regard vide… cette pensée la frappa : Elle devait sacrifier des innocents pour la survie d’autres innocents.

Les femmes la regardèrent. Elle crut être un renard… coincé entre son crime et une porte fermée, devant des villageois furieux. C’est ce qui lui vint à l’esprit, et davantage encore lorsque cette centaine de femmes avancèrent vers elle, poings serrés ou tenant parfois des armes.

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L'Aquilon
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Mer 2 Aoû 2017 - 20:15
Les deux compagnons ne purent faire que quelques pas avant de voir arriver une troupe de soldats, décidés à en découdre, et fonçant à toute berzingue. Le flûtiste avait fait un sacré numéro pour avoir conquis une ville à lui tout seul. Leur petit groupe serait-il de taille à lutter ? Roxas, Primus et Natsu étaient puissants, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. Mais leur force brute pouvait-elle vraiment surpassée celle affinée et rusée d’Hans ? Septimus secoua la tête et cessa de s’encombrer l’esprit. Pour le moment, il y avait plus urgent.

Il laissa son puissant camarade s’occuper des gardes seul, de la manière qui lui chantait. Il avait pu constater de ses propres yeux la force et le courage du mercenaire lorsqu’ils étaient partis tous deux affronter le mage noir. Et c’était il y a quelques années de ça ! Alors maintenant, l’étudiant n’osait même pas imaginer à quel point il avait pu se renforcer. Puisqu’il avait décidé de ne pas combattre les gardes, il observa la ville pour la première fois. Les habitations étaient construites sur une colline, le chemin serpentait jusqu’au sommet. Et là-bas trônait le palais royal. Leur destination. Seulement, pour l’atteindre, ils allaient devoir traverser toute la ville, se frayer un chemin entre les habitants, les mères et les gardes. Il devait y avoir un meilleur moyen.


-Eh Nat, tu penses pouvoir me faire la courte échelle ? En passant par les toits, on devrait pouvoir éviter bien des problèmes.

L’homme aux cheveux roses lui sourit alors qu’il assommait le dernier des gardes. Il avait fait un vrai carnage – minus le sang et les morts – leur équipement était en miette. Tous deux s’approchèrent tranquillement du mur d’une bâtisse, et Natsu se mit en position. Le keybladeur posa son pied sur les mains jointes de son allié et… il se retrouva subitement haut dans les airs. Si haut qu’il put se poser directement sur le toit, sans avoir besoin de se hisser. L’instant d’après, son compagnon le rejoignit, et ensemble ils commencèrent à courir.

Le mercenaire ouvrait la marche, le nez en l’air, débordant d’énergie, l’écharpe au vent. Le jeune homme se retint de rire en imaginant qu’il promenait véritablement un chien. A vrai dire, la course à haute vitesse l’aidait bien à garder son sérieux, même s’il ne parvenait pas à conserver son souffle. Brusquement, son guide tourna à droite, et sauta sur le bâtiment en face, comme si de rien n’était. Déglutissant, il recula légèrement pour prendre de l’élan, puis il fit la même chose. Ou tenta. La force de sa course et de son saut n’était pas suffisant pour atteindre le toit suivant. Il dégringola dans la rue… jusqu’à ce que le bras de Natsu surgisse pour éviter qu’il ne s’écrase au sol. Il cogna cependant durement le mur de pierre de la maison, et fut quelque peu sonné alors que son compagnon le remontait.


-Me… merci, balbutia-t-il à bout de souffle. Je crois… qu’il va nous falloir ralentir un peu. J’ai besoin de reprendre mes esprits, grimaça-t-il dans un sourire.

Le blond se dit qu'il n'avait probablement pas sa place parmi leur petit groupe. A vrai dire, c'était certain. Il était faible, lâche, et irréfléchi. Ses capacités au combat et à la magie atteignaient des niveaux ridicules pour un soi-disant maître. Il aurait mieux fait de rester à l'académie, et de laisser de vrais héros sauver les mères. Néanmoins... il avait fait une promesse. Et qu'importe ce qui pouvait lui arriver, il se devait de la tenir. Coûte que coûte.
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Mer 13 Sep 2017 - 11:42
Elle savait qui il était. Il n’avait pas eu besoin de se présenter. Pourtant, à nouveau, elle ne pouvait qu’avoir envie de douter de tout ce qui lui avait été raconté jusque là. En premier lieu, ce jeune homme semblait tout à fait normal, pas inoffensif mais pas dangereux non plus. Il lui était presque étrange de croire à présent que c’était de lui qu’on parlait comme un homme invincible par delà tous les mondes. En l’état actuel, il ressemblait plus à un jeune ingénu qu’à un dangereux guerrier machinateur. Pourtant, il le disait lui-même, il était « maréchal ». Elle se souvenait de tous ces livres où on parlait des grands chefs de guerre qu’étaient les maréchaux, de hauts dignitaires militaires. Et elle ne pensait pas avoir entendu dire quelque part qu’il existait un tel gradé au Consulat. Elle posa ses yeux sur sa silhouette repliée, alors qu’il tentait de reprendre sa respiration. Elle lui répondit de sa voix chantonnante et amicale.

-Oui, j’ai entendu parler de toi ! Je m’appelle Raiponce, je suis… eh bien… une « simple » consule.


Et même si elle en avait entendu en mal et d’une moindre façon en bien, elle ne le fit pas sentir dans sa façon de s’adresser à lui. Elle voulait se montrer à la hauteur de ce qu’elle avait toujours voulu être : une personne qui ne se fiait qu’à son bon sens et à l’impression que lui laissaient les gens, sans se fier aux « on-dit » de quelques jaloux.

-Je connais un petit peu cet endroit, mais je ne garantis rien ! Essayons de trouver les autres, tu es d’accord ?


Et alors qu’elle tournait à nouveau ses yeux vers la rue, il lui sembla qu’il y avait plus de femmes qu’un peu plus tôt. Comme si elles s’étaient rassemblées en plus grand nombre pour une raison particulière. Peut-être avaient-elles remarqué leur arrivée.
Raiponce lança un signe de main à Roxas, en signe d’invitation.

Et alors qu’elle s’avançait vers les habitantes temporaires de la citadelle, celles-ci firent de même, en avançant d’un pas vers leur direction. Raiponce s’arrêta brusquement. Elles s’arrêtèrent de même. Elle refit un pas vers l’amont de la rue, et fut imitée la seconde d’après. Cela aurait presque pu sembler amusant si seulement tous ces visages n’étaient pas vides d’expression. Cela rendait cette situation d’autant plus inquiétante. Elle adressa un regard interrogateur à son associé de l’instant.

-Tu crois qu’on devrait y aller quand même ?


Quelle question idiote. C’était évident. Elle ne pouvait pas fuir dès qu’elle verrait quelque chose d’anormal. Tout était anormal ici, alors pourquoi pas ?
Elle refit un pas en avant et les troupes devant eux se resserrèrent, comme pour créer un mur infranchissable, comme pour les empêcher, eux, de passer.  Mais elle voulait retrouver sa mère, et sauver si possible toutes les personnes qui avaient été ciblées par ce cruel maléfice. On ne pouvait pas les abandonner.

Elle continua sa marche et tenta de contourner le groupe en passant contre les murs, mais elle fut bloquée aussitôt. Doucement, elle tenta de se frayer un chemin sans y parvenir, tantôt repoussée, tantôt attirée parmi la foule. Elle s’extirpa rapidement de cette emprise et s’écarta des femmes.

Elle s’approcha de Roxas à nouveau, qui ne semblait pas outre-mesure perturbé par cette situation. Elle se fit la réflexion que c’était tant mieux si lui au moins savait garder son sang froid.

-Elles semblent… possédées.


L’attention de toutes ces personnes était restée focalisée sur les deux intrus qu’ils étaient. Il fallait agir, et si possible, de façon imprévisible. Elle ne vit aucune impasse à proximité, sinon celle qui menait à la plage et d’où ils venaient. Alors elle eut une idée. Levant les yeux, elle aperçut sur les colombages une poutre qui ressortait un peu plus du mur. Elle lança sa chevelure dessus et se hissa, comme elle avait tant eu l’habitude de le faire durant son enfance. Avant que les femmes les aient rejoints pour les empêcher, elle était déjà hors de portée de leur bras.


-Tu penses pouvoir grimper ?



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Mer 13 Sep 2017 - 14:40

...je suis… eh bien… une « simple » consule.

Bah ouais.

Ah merde. Bon, ben... du coup... euh... c'est moi que tes potes veulent cramer, dis-je, esquissant un sourire gêné et joignant mes mains derrière ma tête. D'un autre côté, j'étais sur le cul. « J'ai entendu parler de toi » qu'elle disait. Bon c'est pas c'qui m'étonnait l'plus, non. C'était le ton sur lequel elle le disait. On aurait dit qu'elle s'en foutait pas mal que je sois l'ennemi du consulat. Alors, partant d'ça... deux hypothèses. Soit, c'était pas une connasse comme tout les autres et du coup j'me plantais depuis l'début... soit c'était la trève qui voulait ça. D'un autre côté, elle avait l'air d'être à des années lumières de Genesis. J'sais pas si tu vois c'que j'veux dire. Enfin... du coup, ça me servait à rien de jouer les tout gentils tout nul, j'allais pas la backstab... 'fin j'pense pas.

Bref ! Apparemment elle connaissait un peu le bled, mais pas trop non plus. J'allais devoir m'attendre à improviser en cas de pépin. Je répondis pas l'affirmative à son idée de retrouver les autres parce que c'était l'plan, mais en vrai, retrouver Ravness ça me cassait plus les couilles qu'autre chose, faut qu'on s'le dise. A tout les coups, tellement dans l'optique « mission, mission, mission » elle allait arriver trois ans et demi avant nous, elle allait tenter de se le solo et... bah soit elle se faisait crever et du coup, la journée allait pas être si dégueu que ça... soit ça allait être tout un bordel d'hosto et tout ça. Ouais non, fallait que le flûtiste gère un petit peu.

Tu crois qu’on devrait y aller quand même ?

Bon, là j'avais envie de lui dire « ouais attends un peu, histoire que Ravness prennent de l'avance » mais... c'était pas très classe quoi. Alors j'me suis contenté de répondre « Ouais » et on a continué de marcher. Il était rigolo le joueur de flûte... parce que ouais clairement, le comité de mamans vénères juste devant nous, ça venait de lui. Il pensait quoi ? Nous faire peur ? Avec des mamans possédées ? Mais mec, les seules fois où ça peut faire peur c'est quand ça te gueule dessus ! Alors inactives... ouais, ça ressemblait plus à une attraction qu'autre chose. Il est con lui.

Mais ça c'était avant que Raiponce tente de se faufiler et qu'elle se fasse agripper de tout les côtés. Elle a réussi à se dégager, mais sur le coup j'ai cru que j'allais devoir intervenir, histoire de. Reste que du coup, le Mur de Mamans Possédées était vachement pète burnes. En vrai, ça se sautait facilement, ou tu pouvais passer à travers en distribuant deux ou trois calottes à l'occasion mais bon... J'étais pas méga sûr que l'idée plaise de ouf à la consule. Donc... plan B !

… sauf qu'à ce moment là, je la vois faire un truc méga chelou. Elle balance ses cheveux sur une poutre ; en gros sa tête c'est comme un grappin. Et elle monte, dans l'plus grand des calmes en me demandant si j'allais réussir à grimper. Bah évidemment que j'vais y arriver, une flexion de jambes, une poussée et c'est bon j'suis là haut... mais... Mais ouais... on sait jamais, si j'peux passer pour une brêle devant le Consulat c'est pas plus mal.

OUAIS T'INQUIÈTE, J'AI UN SUPER TRUC AVEC LA KEYBLADE, que j'me mets à gueuler depuis le bas du rempart. J'invoque donc mes armes, et j'commence à appeler mon planeur. J'fais la manip, et j'me foire une fois, deux fois... j'ramasse mes armes au sol, j'recommence, je manque de m'en mettre un coup dans la gueule... Pendant c'temps là, t'as les mamans zombie qui s'approchent de plus en plus. Vu qu'elles sont quand même pas mal casse burnes, une d'elles se prend un coup de keyblade dans la gueule. Je lève la tête et regarde Raiponce en adoptant l'expression du « Oops, bétise », et je finis par arriver à invoquer mon planeur et à la rejoindre en haut du rempart. Je saute hors du bidule qui disparaît immédiatement, et j'fais une vieille roulade de merde en arrivant au sol. J'me relève et crie « TADAAAAA », quelque part assez fier de ma connerie.

Bon ! En route, Consule de... euh... Merde, j'voulais dire un truc stylé et encourageant mais... t'es consule de quoi ? Y'a pas un délire genre faut être consul de quelque cho... ouais, nan... laisse tomber, on perd trop de temps !

Et hop... Facile cinq minutes de gagnées.

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Dim 17 Sep 2017 - 16:53
Devant elle, une centaine de femmes la séparaient de la rue qui la rapprocherait du château. Sur une place qu'autant de civiles masquaient des pans de leur robe, mais qui devait être jolie avant, Ravness s'arrêta quelques secondes, avant de courir vers cette foule. La garde expulsa d'un violent coup psychique la première ligne des personnes possédées tout autour d'elle, avant de faire apparaître dans sa main droite son long étendard. Elle tourna sur elle-même, en frappa horizontalement de la hampe de son arme, recula de quelques pas avant de fléchir ses jambes, laissant durant quelques secondes d'autres personnes accourir vers elle.  

Brusquement, la générale se propulsa elle-même en avant, de sa télékinésie, se projetant comme une flèche filant d'un arc vers la rue suivante. Elle emporta dans sa précipitation de nombreuses femmes, les bousculant et les renversant dans sa charge... Déjà, à vue d'oeil, quelques dizaines de femmes étaient à terre et elle n'était plus qu'à une vingtaine de mètres de son nouvel objectif. Nul besoin de se débarrasser de ses poursuivantes, elle pouvait fuir et les épargner de son impitoyable volonté.

Mais quelque chose de plus redoutable s'approchait déjà, une mère qu'elle aurait difficilement pu imaginer mère dans un autre contexte – tout comme elle ne s'imaginait pas elle-même maman - , une femme incroyablement costaude, de près d'1 m 90, tenant dans sa main couverte de cloches une massue. Elle avait l'air à peine civilisée. Le monstre de muscle brandit au-dessus de sa tête son gourdin, forçant Ravness à faire apparaître bien vite son bouclier, éblouissant tout autour d'elle les nombreuses femmes...
Un son incroyable la fit sursauter et lui arracha un cri de surprise, qui s'acheva aussi soudainement quand une éclaboussure de sang toucha son visage, ses paupières. La femme devant elle tomba en avant, un trou dans la tête. Ravness s'immobilisa, pas les mères de famille qui l'entravaient, qui s'approchaient déjà, ignorant ce qu'elle savait être « un coup de feu ». Un instant avant que ces dernières ne l'encerclent et ne bouchent son horizon, elle aperçut une ombre sur le toit d'une auberge en face... Une ombre dont elle n'aperçut que les cheveux, longs et roux.

Les coups de feu retentirent derechef et autour d'elle, de nombreuses femmes furent touchées, chutèrent. Aucun de ses alliés n'aurait exécuté des innocents... Elle en fut sûre quand des balles touchèrent son bouclier ainsi que ses bottes recouvertes de plaques d'acier. Et, les ennemies occultant la suite du chemin tombant comme la pluie, elle vit mieux durant quelques secondes cette silhouette au-dessus de l'auberge, fusillant sans distinction la foule. Une femme de grande taille aux cheveux roux sur des bottes à haut talon, un tailleur bordeaux dont la jupe était particulièrement courte, et des formes que Ravness ou quiconque aurait reconnues entre mille.

« O... »

Elle sentit des mains agripper ses épaules, retenir ses bras, tenter de l'immobiliser... celles des mères  encore en vie dans cette foule. La générale regarda, interdite, la tireuse... Si elle restait immobile quelques secondes de plus, c'en était fini d'elle. Cependant, en s'extirpant de cette entrave, elle condamnait toutes celles qui étaient dans son dos. Elle ne pouvait supporter leur douleur de son psychisme, car autant de douleur qui auraient été fatales à d'autres femmes, finiraient par la rendre incapable de mener la suite de la bataille.
La tireuse, à une quinzaine de mètres, sembla se concentrer. La générale se dégagea le plus violemment possible, espérant faire chuter certaines personnes pour qu'elles évitent les balles, et se jeta sur la droite, le bouclier collé à ses côtes dans la direction de la tireuse. Elle se crispa une nouvelle fois quand elle entendit les coups de feu retentir, quand les membres des femmes derrière elle furent pulvérisés par autant d'impact de balles, produisant un son qui ne pouvait signifier, à son sens, la fin d'une vie.  

Et la fusillade ne s'arrêta pas là. La générale de la lumière se releva de sa jetée, voulut courir mais trébucha aussitôt quand deux balles transpercèrent sa cuisse. Elle hurla de douleur mais parvint à se retourner sur elle-même pour voir son amie s'apprêter à causer encore plus de dégâts dans la foule. La rage la guida, lui fit tendre la main vers cette dernière pour l'expulser en arrière de la simple volonté de son esprit. Et pour quelques secondes, elle était invisible à ses yeux. Ravness courut vers une maison, traversa la porte dans sa ruée, comme si elle avait été en papier, et se cacha sous le buffet de la cuisine.

Elle pesta, se rendant compte que son étendard était derrière elle... et observa ses blessures : deux trous dans sa jambe dégoulinant de sang. La douleur lui devenait supportable mais elle ne pouvait laisser cela ainsi. Essayant d'être la plus discrète possible, la jeune femme blessée déchira un pan de sa cape recouvrant son corps, et l'enroula plusieurs fois autour de sa cuisse avant de faire un noeud, jetant régulièrement des regards vers la porte de la maison qu'elle avait fracassée. Combien de dizaines de mères l'avaient vu entrer... Pour lui répondre, d'innombrables coups de feu percèrent ses tympans. Mais la maison dans laquelle elle se trouvait ne fut percé d'aucun trait, non. Seul le bruit sourd de la chute des femmes au dehors se faisait entendre. C'était une boucherie. Avec effroi, elle remarqua que l'une d'elles avait réussi à atteindre la porte mais la vit aussitôt chuter, comme la première des victimes, suite à un tir précis d'Oakley.

Oui. C'était Oakley, la seule personne qu'elle avait jamais aimée, hormis sa propre mère. Et elle exécutait l'une après l'une toutes celles qui se trouvaient entre elle et Ravness. C'était un combat que longtemps elle avait imaginé... mais jamais dans ses conditions, pas... dans ces conditions. Comment pouvait-on tomber si bas ? La générale elle-même avait été contrôlée par Hans... mais jamais elle n'aurait pu tuer des innocents.
Et quand bien même...

Des balles traversèrent sa cachette, faisant éclater le bois du mur sur lequel elle était adossée. Oakley tira quelques rafales ainsi avant de cesser. Comme toute réponse, la garde mit son bouclier derrière son dos, pour se protéger.

Oakley n'était pas une mère. C'était impossible. Elle n'aimait que les femmes et n'aurait jamais pu être forcée.

Immobile, elle attendit encore. Mais le conflit, la rencontre avec Hans ne l'attendrait pas. Et d'autres femmes viendraient ici remplacer les anciennes, sans crainte de mourir... Et la cowgirl n'hésiterait pas à les abattre l'une après l'autre pour qu'au final, cette mission ne serve plus à rien
.

« Cowgirl... » murmura-t-elle pour elle-même. C'était toujours ainsi que son amie était habillée, jadis, et dans un style autrement plus provocant qu'un tailleur un peu court. Ravness avait du la confondre... Et elle imaginait très bien avec qui. Cette catastrophe ne concernait directement que les mères de famille.
Elle resserra le noeud autour de sa jambe et se leva, saisissant son bouclier dans sa main gauche et faisant apparaître son épée dans sa main droite. Elle se rua à l'extérieur et tourna sur elle-même, son bouclier proche de son corps, cherchant la mère Curtis sur les toits. Rien. Sans doute était-elle...

Un coup de feu retentit, Ravness agit avant même d'y penser, arrêta le tir de son bouclier d'un revers de la main et aperçut l'espace d'un instant comme un éclair, un flash, provenir du sommet d'un toit, plus haut dans la ville, à plus de deux cent mètres de là. Elle courut. La mère d'Oakley, une grande militaire de la Shinra... Oakley lui avait dit qu'elle était morte et c'était un événement à l'origine de beaucoup d'autres.

Plusieurs tirs l'escortèrent lors de son ascension dans la ville. Elle fut touchée à deux reprises mais ne s'arrêta pas, ne lâchant pas des yeux cette maison sur laquelle elle se postait. Au bout d'un moment, plus qu'une dizaine de mètres et une rue sans couverture, parfaitement à découvert. Ravness l'aperçut plus distinctement, sans doute couchée sur le toit, tenant son fusil comme une arbalète. La cadence des tirs changea pour quelque chose de beaucoup plus soutenu mais moins précis. Mais elle ne voulait plus jouer. Elle tendit son bras gauche, tourna sur elle-même quelques fois et lança finalement le bouclier des valkyries sur la tireuse.

Elle s'immobilisa, sentant la nouvelle douleur de quelques balles supplémentaires l'ayant touchée... Une principalement. Elle porta sa main à son cou et la découvrit couverte de sang. Heureusement, la jeune femme pouvait encore respirer normalement mais le sang coulait plus abondamment que tout à l'heure.

Ravness courut malgré tout vers le bâtiment et se propulsa dans les airs de sa force psychique pour arriver sur le toit de la maison où l'attendait celle qu'elle avait prise pour Oakley, debout, tenant deux pistolets dans ses mains. Belle comme sa fille, mais avec une large balafre sur le visage, et avec le poids des années en plus. Son adversaire commença à tirer mais Ravness tendit aussitôt ses mains devant elle, faisant apparaître une barrière translucide qui arrêta les tirs. Elle avança alors que son adversaire continuait de tirer, fragilisant de plus en plus la barrière. Les mètres qui les séparaient diminuèrent et... Elena Curtis – si elle se souvenait bien de son nom – ne fuyait toujours pas, tout comme les autres mères n'avaient pas fui juste avant d'être exécutées.
La barrière disparut, Ravness attrapa la militaire par le col, la souleva et la frappa contre le sol avant de lui asséner un violent direct qui l'assomma.

Elle devait lui parler... Ses yeux cherchèrent le château au sommet de la ville. Il lui restait du chemin et sans doute peu de temps avant que alliés, tout autant ses ennemis, n'atteignent la place du fort.


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L'Aquilon
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Mar 19 Sep 2017 - 19:06
Des détonations retentirent. Nombreuses. Puissantes. Septimus serra les dents alors que le mercenaire et lui regardaient dans la direction d’où elles provenaient. Bien plus loin dans la vie. Bien plus haut aussi. Et absolument pas dans la direction vers laquelle Natsu était en train de les emmener quelques minutes plus tôt.

-Qu’est-ce qui s’passe ?

-Primus, répondit-il en serrant les dents.

Elle avait eu raison de l’accuser de n’avoir rien faire pour Sherwood. Le jeune homme se blâmait pour ça suffisamment souvent pour ne pas l’oublier jusqu’à sa mort. Mais contrairement à elle, il n’était pas fort. Il n’était pas un génie de la guerre capable de diriger des troupes. Contrairement à elle, il n’était pas en train de mettre des femmes en danger en se battant en plein milieu des rues avec un tireur.


-Faut qu’on s’grouille, dit-il précipitamment.

L’instant d’après, le maître de la keyblade se retrouva tête à l’envers sur l’épaule de son ancien camarade, avec vue imprenable sur ses fesses, et les rues en contrebas. Sa nouvelle monture sautait aisément les rues, et atteignait en un éclair le bord des toits. S’ils ne parvenaient pas à rejoindre Raiponce, c’est qu’elle se déplaçait plus vite que la lumière.


-Tu sais c’est pas très confortable, hurla-t-il pour couvrir le bruit du vent.

Après avoir rejoint la consule, leur trio devrait-il partir à la recherche de Roxas et cette idiote de générale ? Ou avaient-ils plus de chances de s’infiltrer discrètement ensemble, pour attaquer au plus vite, et au plus près le flutiste ? Certes, Natsu était loin d’être un modèle en terme de furtivité. Mais son précédent échec, et l’enjeu colossale actuelle pourrait le réfréner dans sa conduite téméraire. Il l’espérait en tout cas.


-On est presque arrivé !

-Quand on l’aura, on ira directement à Hans ! On le surprend et tu lui fais la tête au carré !

-J’m’enflamme ! Cria-t-il.
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Aujourd'hui à 16:50
Elle hochait la tête avec conviction à chaque proposition, à chaque virgule, cinq-six fois de suite, sans trop savoir finalement à quoi elle disait oui.
Oui, c’était cela, elle n’était consule de rien. Là où les autres –peut-être pas tous mais les plus reconnus– brillaient dans une forme d’art bien précise, créaient de grande chose, elle ne faisait que s’intéresser à tout. Et elle le faisait avec beaucoup de passion mais cela restait le plus souvent de l’amateurisme. Et pour l’instant, c’était tout ce dont elle se sentait capable.

Elle regardait l’arme précédemment utilisée par Roxas comme moyen de transport. Elle n’avait pas eu l’occasion d’en voir une pareille avant ce jour dans sa jeune vie. C’était une forme de magie rare, et il en avait manifestement été désigné comme élu. A n’en pas douter, sa vie devait être tout à fait extraordinaire. Et malgré tout, il se comportait devant elle de façon juvénile, ostentatoire, mais amusante.

Elle regarda tout autour d’eux. D’ici, on aurait pu croire que tout était normal, Mais si elle levait les yeux vers le château au sommet de la montagne, elle pouvait apercevoir toutes les femmes regroupées dans les rues.

-Ce serait pratique si ton astuce pouvait nous mener là-haut, directement où nous …


Elle fut interrompue par quelques détonations lointaines, rien de bien violent à ses oreilles, mais il ne lui était désormais plus difficile de reconnaître le bruit d’une arme à feu. Et à n’en pas douter, c’en était une.
Instinctivement, elle se recroquevilla une seconde, prête à se mettre les mains sur la tête. Puis, réfléchissant l’instant d’après, elle se surprit à penser qu’il était étonnant de n’entendre aucun cri d’horreur ou d’effroi,  même en ces circonstances. En imaginant que l’une de ces mères avait été prise pour cible par un ennemi, ne serait-elle pas capable de prendre fuite pour sa propre survie ? Ne pourrait-elle pas vaincre cet état contrôlé grâce à une adrénaline nourrie par l’instinct de survie ?

Resterait-elle devant le canon s’il était pointé sur elle ?

Une sensation glaciale lui traversa le dos et la nuque, imaginant sa pauvre mère, déjà abandonnée par le passé, incapable de bouger, restant de marbre devant le fusil qui la prend en joue.

Quelle ne fut pas sa surprise en se retournant de trouver deux nouveaux arrivants qui les avaient quittés quelques minutes plus tôt dans le vaisseau.

-Ah ! Vous êtes là ? Qu’est-ce qui se passe ? Vous croyez que… ?


Elle montrait du doigt le sommet de la ville. Les détonations venaient en tout cas de plus haute altitude.

-Il manque quelqu’un, non ? Il lui est peut-être arrivé quelque chose.


Elle revoyait ce général de la lumière, cette femme forte qui avait pris les devants dès le départ. Il était impensable de la voir vaincue si rapidement. Pourtant… Il  aurait été intolérable pour Raiponce de négliger quelqu’un.

-On continue par les toits ?

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