Matriarche Écarlate

Feuille de personnage
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le Jeu 15 Juin 2017 - 12:30
« Et c’est comme ça que j’ai rencontré ma femme Martine. » conclut Francis, fier de son histoire.

Nous étions dans son vaisseau sur les routes stellaires en direction du prochain lieu de notre mission. Francis avait décidé de me raconter l’incroyable rencontre de sa femme Martine, arrivée vingt ans plus tôt dans sa vie, pour passer le temps. Cela ne m’intéressait pas vraiment, mais au moins Francis n’a pas mis sa musique de sauvages pendant qu’il parlait. Entre les deux, j’ai choisis la moindre souffrance. A vrai dire, je me concentrais surtout sur les deux soldats que la Shin-Ra m’avait accordé pour cette mission. Il faut dire que nous étions un peu serrés à quatre dans le vaisseau de Francis.

« Etait-ce vraiment nécessaire de prendre de la bière Francis ?
- Je suis obligé, sinon je vais me déshydrater.
- Et l’eau ne suffit pas pour régler cela ?
- J’ai la langue qui pique quand je bois de l’eau.
- La langue qui pique… Vous avez de la chance que je n’ai pas l’autorité pour vous faire renvoyer sur-le-champ Francis. » finis-je par dire, légèrement irritée.

Je tourne un peu mon siège et j’avise les deux intellectuels des forces armées de la Shin-Ra. Je les regarde avec des yeux charmeurs. L’un n’est pas trop mal, l’autre est un cochon qui parle, comme le Contremaître Ribbs de la Forêt de Sherwood. Je ne cherche pas vraiment à les attirer dans ma couche pour une fois, je cherche à les mettre un peu à l’aise. Ils n’ont pas l’air d’avoir l’habitude de travailler ensemble et ils ne me connaissent pas. Dans ce genre de situations, soit on crée une relation de confiance et respectueuse des uns et des autres, soit on crée une relation autoritaire basée sur la peur. La deuxième solution marche pour Francis, mais ces deux-là sont armés, donc je vais tenter la première.

Un premier bon point pour eux, c’est qu’ils n’ont pas touché l’alcool de Francis. Ce ne sont pas des alcooliques. C’est bon à savoir. L’humain est originaire des Terres du Dragon, il a l’air plus jeune que moi. Il ne parle pas les langues et dialectes que je connais, mais il a un accent similaire à celui de Guangzhou –Canton- je crois. Il a les cheveux longs, moins longs que moi tout de même, attachés solidement. Il a une stature athlétique : corps fin mais pas dénué de muscles, visage impassible et un regard indescriptible. Il n’a pas peur de me regarder. Il a une armure traditionnelle chinoise remise aux goûts de la Shin-Ra. Je vois qu’il a plusieurs épées, similaires au style chinois mais en des matériaux différents.  L’ensemble est de couleur noir ou brun selon les différentes pièces. J’ai lu dans l’ordre de mission qu’il s’appelait Yijun.  

Le second soldat est un cochon, comme je l’ai dit plus tôt. Originaire de la Forêt de Sherwood, il est plus « fin » que ne l’était le Contremaître Ribbs, je peux lui accorder cela. Il a une armure plus contemporaine qu’Yijun, des armes à feu qu’il cache un peu comme il peut sous son long et gros impair noir. Il a des lunettes noires qui lui cachent les yeux, que j’imagine semblables à ceux d’un cochon. De ce que j’ai pu voir avant de partir du Vaisseau-Mère, il parle en prenant des poses, comme un artiste ou un mannequin. C’est assez étrange, on dirait qu’il fait tout comme s’il était un acteur. Il a la peau rose et semble assez jeune. Il s’appelle Gunther.

Et comme vous devez vous le demander, j’en suis sûre, je suis habillée en civile. Une tenue civile un peu élaborée. Ce n’est pas tous les jours que j’ai l’opportunité d’aller en mission dans un monde du Consulat. J’ai pris une qipao bleu marine avec des dorures en fils dorées, des bijoux pour mettre dans mes cheveux et sur mon cou ainsi que des chaussures à talons. J’ai également pris un manteau élégant en soie et fourrure. Je ne passerai pas pour une pauvre, je vous préviens.


« Vous êtes prêts pour la mission messieurs ? » lancé-je, tenant de créer une conversation et surtout pour éviter de retourner discuter de Martine, la femme de Francis.
Les deux compères gardent leurs airs sérieux, après un moment d’hésitation, ils décident à parler :


« Oui Madame Song. Nous sommes ravis de pouvoir vous escorter lors de votre mission.
- Oui, tout à fait. Même si nous aurions préféré avoir plus d’action pour notre première… » dit Gunther avant de s’arrêter à cause d’un coup de coude d’Yijun.
Ils m’ont interpelé. Qu’est-ce qui suit ce « première… » ?


« Votre première ?
- Euh… C’est notre première mission pour la Shin-Ra en fait. » me répondit Gunther.

Ah d’accord. Moi qui croyait que la direction me considérait enfin comme quelqu’un d’important à protéger, hé bien non ! On m’envoie la bleusaille et la chair à canon à entraîner sur le terrain. Comme si j’avais besoin de perdre du temps avec des amateurs. Je sors mon éventail pour m’éventer un instant. Donc, la Shin-Ra m’envoie donc négocier avec un marchand de titane dans un monde du Consulat avec la meilleure équipe qu’ils aient pu réunir : une chinoise qui ne peut pas vraiment se battre, Francis le pilote alcoolique, Gunther le cochon armé et Yijun le soldat vierge. Je sens que l’ambiance va être propice à l’efficacité et à la rapidité. De ce que je comprends, ils ont envie d’action en plus. Encore des fous de la gâchette qui auraient fait fureur chez les mercenaires ou les mafias d’Illusiopolis.

J’aurai dû me douter que ces deux jeunes n’étaient pas des professionnels accomplis. Il est trop tard pour faire demi-tour, je vais devoir faire avec ce que j’ai. Je décide de leur faire un petit résumé pour qu’ils ne soient pas complètement perdus en arrivant :


« Bien, messieurs. Je vais devoir vous demander de vous concentrez un moment. Notre mission est importante pour la Shin-Ra, nous n’avons pas le droit à l’erreur ici. Nous devons entrer en contact avec un marchand de titane. En effet, la Shin-Ra a besoin d’une grosse quantité de cette matière que ce commerçant semble détenir d’après nos sources au Jardin Radieux. Vous devez me protéger le temps pour moi de négocier le prix de la transaction avec ce marchand, chose qui ne sera pas facile car il ne veut vendre qu’au prix fort. Nous allons devoir nous montrer impitoyables mais professionnels. Pourquoi professionnels me direz-vous ? Nous allons au Jardin Radieux, le siège du Consulat. Comme vous le savez, la Shin-Ra n’a pas de problèmes majeurs avec cette organisation et cela doit continuer : nous ne devons pas laisser de traces négatives de notre passage. Ce pourquoi je vous demanderai de ne dire à personne que vous êtes de la Shin-Ra et ce que vous faîtes dans ce monde. Vous laisserez tout moyen de vous relier à notre entreprise dans le vaisseau de Francis qui se chargera de rester à la piste d’atterrissage jusqu’à la fin de la mission. Des questions ? » dis-je, sur un ton assez froid.

Les deux acolytes se regardèrent, ils semblent se dire que cela semble facile. Ils hochent négativement la tête. Yijun me fait un petit sourire que je remarque. Il a l’air de vouloir de tenter quelque chose lui. Il ne perd pas de temps. Je réponds par un léger rictus s’apparentant à un sourire. On va voir tes compétences sur le terrain jeune homme. Gunther semble un peu plus à l’aise maintenant qu’il semble clairement comprendre l’objectif de la mission. Francis me fait signe que nous allons bientôt atterrir. Les deux soldats retirent leurs insignes et les posent dans le vaisseau. Nous entrons dans le monde. Nous apercevons la cité au loin. La magnificence du lieu n’est plus à démontrer, le Consulat a fait un travail remarquable. Les neuf tours des fils et filles des Muses m’intriguent. Je me demande quels trésors et quels secrets elles contiennent. La cité est lumineuse, pleine de couleurs, nous la survolons les yeux perdus dans cet amas de beauté. Nous approchons de la zone d’atterrissage, Francis se concentre et nous arrivons en douceur. Alors que nous ouvrons la porte du vaisseau pour sortir, j’arrête les soldats du bras droit :

« N’oubliez pas messieurs. Le Jardin Radieux est comme une femme trop maquillée : si elle a trop de maquillage, c’est qu’elle cache quelque chose de moins beau. » dis-je, sérieuse et soucieuse que mes compères ne se fassent pas avoir par la prétendue innocence et beauté de l’endroit.

« Vous ne cachez rien de mauvais alors Madame… » murmure Yijun.

Gunther et Yijun me suivent de près. Il y a du monde ici. Beaucoup de voyageurs de nombreux mondes, j’aperçois des artistes, des animaux qui parlent, des marchandises exotiques. L’influence et la puissance du Consulat l’ont jusqu’à présent protégé de grosses attaques ou de guerres avec d’autres organisations suffisamment fortes pour s’opposer à eux. Leurs mondes étant protégés, cela a dû attirer des réfugiés ou les âmes libres et artistes cherchant un refuge pour exprimer leurs compétences. Le Jardin Radieux serait peut-être moins radieux s’il avait subi l’attaque d’un dragon de la Coalition Noire, pensai-je. Nous passons les portes de la ville, nous sommes en pleine journée, le soleil brille, les oiseaux chantent. Beaucoup d’oiseaux, cela devient presque oppressant tant ils sont partout. Gunther reste très sérieux derrière ses lunettes noires. D’ailleurs, son ensemble noir et son impair ont le mérite de trancher avec l’accoutrement des locaux qui le regardent parfois avec une certaine curiosité. Il faut tout de même s’imaginer la scène : moi, élégamment habillée, suivie par un cochon agissant comme un humain et un chinois en armure. Imaginez la tête des badauds des rues commerçantes ? C’est bon ? Voilà, vous avez le tableau. Nous nous rendons à une auberge, non loin de la boutique du commerçant.

J’en profite pour regarder l’architecture locale : c’est bien différent des Terres du Dragon. Le niveau de la technologie locale semble plus développé que celui de la Forêt de Sherwood, tout semble être artistique ici qui plus est. Je me demande à quoi cet endroit ressemblait avant que le Consulat arrive et s’installe. Alors que nous entrons dans l’auberge qui porte le fin nom de «  Poney pas Fringant » - on appréciera le sens de l’humour de l’administration de la Shin-Ra-, je remarque les élégantes tours des fils et filles des Muses du Consulat qui semblent dominer la ville. L’environnement de la ville est majestueux, n’en doutons pas, mais au fond de moi ces tours élancées m’inspirent une certaine crainte. Vous savez, une sorte de mauvais pressentiment instinctif. Je serai curieuse de savoir ce que ces tours cachent à l’intérieur. Curieuse aussi de rencontrer l’un de ses occupants. Je connais mon honorable Président-Directeur, mais je ne serai pas contre rencontrer un responsable du Consulat, pour voir à quoi ils ressemblent… Enfin, réflexion faite, ce n’est pas comme si j’étais très familière de Rufus. Gunther me tire de ma réflexion en me tirant le bras vers l’intérieur de l’auberge.

L’auberge est d’un style rustique, mais de très bonne qualité. Beaucoup de meubles en bois, parquet, beau comptoir élégamment sculpté dans le bois. Une véritable surprise moi qui avait été envoyée dans les sous-sols d’Illusiopolis lors de ma première mission. L’aubergiste nous accueille chaleureusement et nous conduit à nos chambres. Je me charge expressément de lui dire que nous sommes des touristes d’Illusiopolis, avant que mes deux autres acolytes ne sortent un ramassis de bêtises de leurs bouches. Nous avons une chambre, pour trois personnes. Un lit double et un lit simple. Nous commençons à nous installer et je vois bien qu’Yijun a un petit sourire lorsqu’il se rend compte comme moi que deux personnes devront dormir ensemble. Il doit certainement penser que je ne dormirai pas avec le cochon qui parle et que je ne prendrais pas le lit simple pour avoir l’opportunité de dormir dans les bras d’un jeune homme ! Ah ! Ah ! Ah ! Pauvre fou. Tu apprendras la leçon, le temps venu. La chambre est plutôt grande, rustique aussi mais toujours d’une grande qualité. Je demande à Gunther de fermer les rideaux et à Yijun de vérifier qu’aucun appareil ne nous enregistre dans la chambre. Pendant ce temps, je m’assois sur le lit double, réfléchissant à la stratégie à suivre.


« Qu’est-ce qu’on fait chef maintenant ? » demande Gunther, les pattes sur les hanches.

Je me redresse et je leur demande de s’asseoir. Je vais faire le point. Yijun ne m’ayant rien signalé, j’imagine qu’il n’y a pas d’appareils suspects.

« Messieurs, je vais rendre visite à la cible pour tâter le terrain avec lui. Je veux savoir à qui j’ai à faire avant de lancer les négociations. Vous, je veux que vous inspectiez tout le secteur autour de la boutique-cible. Nous ferons le compte-rendu ici au coucher du soleil. Et n’oubliez pas, vous êtes des touristes d’Illusiopolis, pas des agents de la Shin-Ra donc vos armes vous les laissez ici pour l’instant.
- Qu’est-ce qu’on fait si nous sommes attaqués ?
- Mais par qui veux-tu être attaqué Gunther ici ?
- Des ennemis, bien sûr !
- Pour l’instant, nous n’avons pas d’ennemis ici Gunther, donc va falloir te calmer. D’autres questions ?
- Non Madame Song… » finit Yijun. La jeunesse. Enfin, les jeunes hommes. Je suis encore jeune moi aussi tout de même. Manifestement, le petit est tombé amoureux. Qui pourrait lui dire que c’est mal ? C’est de notre âge après tout.

Je me lève en première, je leur fais comprendre que je pars avant eux. Il ne faut pas qu’ils oublient qui dirige cette opération, surtout qu’il est hors de question que nous ne réussissions cette mission : elle semble être à notre portée et nous ne sommes pas dans un environnement hostile ou une zone de guerre. Je sors de l’auberge, le soleil est assez fort l’après-midi apparemment. Heureusement que j’ai pris mon ombrelle que je déplie immédiatement. J’ai bien conscience que certains citoyens me regardent avec un regard plein de questions, et pourtant c’est ainsi : chez les chinois, si tu as la peau bronzée, cela veut dire que tu es un paysan. Et pour ma part, je ne suis pas une paysanne, donc l’ombrelle est ma meilleure amie pour cette après-midi ensoleillée. Je commence mon petit chemin dans les rues agréables de la cité. Je m’arrête de temps en temps quand je vois des plantes que je ne connais pas ou lorsque j’aperçois une belle statue ou une construction originale. Je finis par arriver à la boutique de la cible. En apparence, rien de bien extravagant. J’imagine que le marchand fait du négoce ou quelque chose de semblable. De toute façon, il a du titane, la Shin-Ra en a besoin, point.

Je rentre dans l’échoppe, je vois quelques fauteuils de velours, divers objets, des bibliothèques et un monsieur derrière un bureau. Il me voit entrer, il décide de se lever pour m’accueillir.


« Bonjour et bienvenue dans mon humble échoppe Mademoiselle !
- Madame.
- Ah excusez-moi Madame… Que puis-je faire pour vous ? » dit-il.

L’homme que j’ai en face de moi doit avoir une quarantaine d’années. Il est assez grand, aux environs du mètre quatre-vingt-dix, a le crâne rasé et a la peau noire. Il a la barbe taillée en bouc, a un gabarit plutôt imposant et a de grands yeux marrons. Il porte un costume vert foncé avec un gilet d’une couleur similaire avec des chaussures noires en cuir. Je reconnais la coupe de la veste, c’est un tailleur d’Illusiopolis, j’en suis presque sûre. Je me doute que des « commerçants » d’Illusiopolis soient disséminés dans les différents mondes pour mener leurs affaires au calme ou s’éloigner d’ennemis, mais je ne pensai pas en croiser un aussi rapidement. Je fais semblant de rien et je m’éloigne un peu du négociant, lorgnant sur les objets qu’il a dans son échoppe.

« J’ai entendu dire que vous aviez quelque chose qui me serait certainement utile. » dis-je, ne regardant même pas mon interlocuteur, je finis par m’asseoir sur l’un des fauteuils en velours. Je m’assois en talons sur les fauteuils, pour lui faire comprendre que je viens des Terres du Dragon. Ainsi, il ne pensera peut-être pas que j’ai un lien avec Illusiopolis. Il a les mains croisées dans le dos. Il sourit un instant et décroise les mains.

«  Mais certainement Madame. Que recherchez-vous exactement ?
- J’ai entendu dire que vous aviez du titane à vendre en assez grande quantité.
- C’est possible. Vous travaillez pour qui ?
- Pour moi-même. Je préfère venir en personne lorsque des quantités importantes sont en jeu.
- C’est noté. Le prix est…
- La moitié du prix.
- La moitié ? Vous êtes déraisonnable madame. Il va falloir monter un peu les enchères, sinon je devrais vendre à quelqu’un d’autre.
- Pour quelle raison le prix est si élevé ?
- C’est le propriétaire qui gère cela. » dit-il, sérieux.

Une information intéressante : soit il sous-entend qu’il est le propriétaire, soit il n’est qu’un intermédiaire au service d’une autre personne qui elle possède le titane. Je ne vais pas perdre beaucoup de temps pour la première rencontre. Je demande quel est le montant actuel des enchères.

« Le montant actuel est de dix milles munnies.
- Je monte à quinze milles munnies. 
- J’en suis ravi, mais je ne fonctionne pas comme ça. Demain, il y aura une réunion avec tous les principaux acheteurs, vous y êtes conviée. Votre intérêt pour ce titane semble être… Sérieux.
- En effet, je viendrai seule. J’imagine que c’est la convention pour tout homme d’affaires honnête de nos jours.
- Je ne vous apprends pas madame on dirait… Les enchères se dérouleront vers onze heures du soir, dans la porcherie voisine.
- Une porcherie ?
- C’est très peu surveillé comme coin, surtout à cause des odeurs. » me répondit-il avec un grand sourire.

Une réunion avec différents acheteurs. Une sorte d’enchères avec différents acheteurs pour un seul vendeur. Si nous sommes nombreux, les enchères risquent de monter trop haut. Il va falloir mettre en place un plan d’action pour éliminer la concurrence. La porcherie est un terrain intéressant, et j’ai justement une irrésistible idée à imposer à Gunther. Je salue le négociant et je m’en retourne vers l’auberge, déjà songeuse à ce qui se passera demain. Je déambule lentement dans les rues de la ville, observant le soleil disparaître peu à peu dans le ciel, toujours en direction de l’auberge. Je rejoins ma chambre, Gunther et Yijun sont déjà là en train de préparer leurs rapports. Je m’assois sur une chaise, jambes croisées, attendant qu’ils me remettent leurs conclusions.

« Alors chef, j’ai fait le tour du quartier, il y a beaucoup de ruelles entre les artères principales qui peuvent être utilisées de différentes façons : embuscades, fuites, déplacements discrets. La sécurité de la ville est relativement importante et le responsable de la garde du quartier est un certain Maurice Valaix, sinon rien de bien particulier.
- Merci Gunther. Quelqu’un a quelque chose sur une porcherie proche de la boutique de la cible ?
- Moi, madame. C’est assez étrange d’ailleurs de trouver cela ici d’ailleurs, mais en tout cas elle est là. Il n’y a pas beaucoup de porcs à l’intérieur, il y a trois entrées et sorties utilisables, notamment deux qui donnent sur des ruelles. Sinon autour du quartier, je n’ai rien repéré de particulier.
- Très bien. Voici donc le plan, messieurs. Le négociant m’a convié à une réunion d’acheteurs demain dans cette porcherie. Donc, nous pouvons partir du principe qu’une bonne partie du dossier est illégale. Le prix est trop élevé et nous ne sommes pas les plus riches du négoce de ce que je pense comprendre, nous allons donc devoir utiliser la force et la dissuasion. Yijun, je veux que tu cartographies les patrouilles des gardes entre vingt heures et deux heures du matin dans le quartier. Gunther, tu vas prévenir Francis qu’on décollera rapidement demain soir aux alentours de minuit. En revenant, tâche de nous planifier la voie la plus rapide pour le rejoindre depuis la porcherie.
- Oui chef.
- Ensuite, pour les enchères de demain soir. Je veux la garde du quartier sur le coup et vos armes. Calme toi Gunther, la chambre d’à côté va t’entendre. Yijun, à vingt-trois heures, tu iras « transmettre » un message à la garde pour la prévenir que des criminels recherchés se rassemblent dans la porcherie. Le temps qu’ils s’organisent, cela me laisse le champ libre jusqu’à vingt-trois heures et trente minutes. Yijun, une fois le message transmis, tu reviendras m’aider à m’échapper. Gunther, tu seras en infiltration dans la porcherie et lorsque les gardes interviendront, il faudra que tu me dégages une des trois sorties, la plus pertinente pour notre fuite. Je prendrai le négociant avec moi, vous me couvrez et nous fuyons immédiatement vers Francis. Le négociant sera alors forcé de nous accorder le contrat. Nous allons le sauver de la garde après tout.
- Votre plan est super chef, mais comment je m’infiltre dans la porcherie ?
- Cela me semble évident Gunther.
- Que … ? Non, je ne ferai pas ça, c’est humiliant ! Je suis la classe incarnée, je ne peux pas faire cela !
- Et pourtant tu n’as pas le choix Gunther.
- Mais… Non !
- Mais si. » conclu-je. Pas peu fière de moi sur ce coup-ci. On allait avoir un peu d’action.

Ainsi, pendant que je reste dans la chambre à préparer le message pour la garde, mes deux acolytes partent pour accomplir leurs tâches nocturnes, sous le regard bienfaisant de la lune de ce monde. J’en profite pour entraîner mes compétences psychiques, je vais en avoir besoin demain. Le temps passe vite et les deux acolytes reviennent dans la chambre vers deux heures et demie du matin. Ils ont l’air fatigués, mais ils ont accompli leurs missions.

« Je vais me changer messieurs. » dis-je, le sourire aux lèvres je me rends à la salle de bains pour mettre mes vêtements du soir. Rien de bien particulier, je veux juste émoustiller Yijun.

Depuis la salle de bains, je peux entendre Yijun et Gunther se disputer la place dans le lit double. Apparemment Gunther a besoin d’un matelas renforcé, ce que n’a pas le lit simple, Yijun insiste en disant qu’il doit me charmer. Il ne perd pas le nord le petit. J’enfile ma tenue de nuit et je sors de la salle de bains, toujours avec un léger sourire sur les lèvres. Les deux me regardent fixement, en silence.


« Hé bien messieurs ? Qu’y a-t-il ?
- Hé bien, …
- Gunther se propose de prendre le lit simple pour nous laisser le lit double, quelle générosité.
- Grmml… » grommèle Gunther.

Je m’approche d’Yijun le plus sensuellement possible, je peux sentir d’ici qu’il est tendu et nerveux, mais il garde la face. J’admire presque son tact.

« Je vais prendre le lit simple, je n’aimerais pas que Gunther ne soit pas en forme pour demain. » murmurai-je presque.

Je rejoins mon lit simple, toujours observée par les deux compères, bien qu’Yijun soit un peu déçu. Je claque des doigts et ils reprennent le chemin du lit immédiatement. Nous sommes en mission, un peu de sérieux, flûte ! La nuit se passe sans problèmes, j’attends que Gunther et Yijun s’endorment paisiblement, puis je m’endors. Un long sommeil réparateur. Je suis réveillée en fin de matinée par Yijun qui m’apporte mon petit-déjeuner au lit.

« Tenez chef, je suis allé le prendre aux cuisines de l’auberge. Mangez, cela vous fera du bien. » dit-il, amical.

Ce que les hommes ne feraient pas, je vous jure. Je le remercie silencieusement d’un signe de tête, n’oubliez pas qu’il m’a réveillé sans me demander la permission. C’est presque insolent comme acte. Je suis outrée, intérieurement. En même temps, il m’a apporté des pâtisseries, j’imagine que cet acte peut rester impuni… Pour cette fois ! Nous entamons les derniers préparatifs, Gunther et Yijun s’infiltrent dans la porcherie. Initialement, ils doivent cacher les armes de Gunther sous l’abreuvoir des porcs. Pendant ce temps, je repère un peu le quartier, histoire que je ne me perde pas en cas de fuite ou de mission avortée. J’essaye de suivre le dessin vaguement dessiné par Gunther sur un bout de papier. Ce n’est pas très clair, mais je pense que je m’y retrouverai.

Au crépuscule, je donne le message destiné aux gardes à Yijun qui va se positionner sur les toits et je rentre à l’auberge pour remettre mes vêtements de la veille. Gunther s’infiltre dans la porcherie également, comme convenu. Je patiente nerveusement dans ma chambre. J’ai certes l’habitude de mener des missions à bien, mais rarement avec un groupe entier. Comment improviser si l’un des membres de l’équipe faillit à sa tâche ? Comment expliquer la perte d’un des membres de l’équipe à l’administration ? Tant de questions pour peu de réponses : il allait falloir faire confiance à Gunther et Yijun. Pas de choix, il va falloir réussir. La nuit tombe, c’est le moment. Je sors de l’auberge, je me dirige très lentement vers la porcherie. Je vois des gens dans les rues, je ne sais pas si ce sont des acheteurs ou de simples passants. Je marche avec prudence, je n’ai pas d’armes sur moi pour une fois. Il va falloir redoubler de prudence.

J’arrive à l’entrée de la porcherie, comme toute la cité, elle est élégamment faite, avec des couleurs vives et bien entretenue. Même si c’est une porcherie, il n’y a pas de mauvaises surprises en termes d’hygiène. C’est presque trop propre. Alors que je passe la porte en bois, j’aperçois huit silhouettes au milieu des allées. Au vu de leurs habits, ce ne sont pas des éleveurs. Je m’avance, le pas décidé. Je tiens ma petite pochette dans la main.


« Ah ! Notre dernière acheteuse est arrivée. Nous pouvons commencer. » dit le négociant.

Nous nous regardons un peu tous. Je ne reconnais personne et personne ne semble me reconnaître. Formidable, au moins je suis anonyme ici. D’ailleurs, nous avons tous l’air de touristes, aucun des invités ne semblent être des habitants du Jardin Radieux. Il y en a notamment un qui est tout en noir et qui n’a pas l’air sympathique du tout. Il est grand, a une capuche dissimulant une partie de son visage. Je peux d’ici voir qu’il a une peau très pâle, comme la mienne. Il a une bouche avec des lèvres plutôt pulpeuses. Au vu de son gabarit, c’est certainement un homme. Il me fait froid dans le dos. Le négociant rappelle les règles : l’acheteur faisant l’offre la plus haute gagne le contrat. L’offre de départ étant de dix milles munnies. Il me reste trente minutes avant l’arrivée de la garde, il va falloir être convaincante. Les enchères commencent, elles montent peu à peu : les acheteurs semblent disposer de moyens limités pour ce titane. De longues minutes passent, je lance enfin mon offre d’hier qui consistait à proposer quinze milles munnies. Les acheteurs me regardent avec une certaine curiosité : ils doivent se demander d’où je sors pour leur prendre leurs marchandises.

« Attendez un instant… » dit l’homme complètement en noir.

Nous le regardons avec des airs interrogateurs, il s’approche d’un enclos à porcs. Et mince. Il a peut-être détecté Gunther. En effet, la mission pas très honorable d’infiltration de Gunther consistait à entrer dans la porcherie, se déshabiller et se cacher parmi les porcs pour faire diversion le moment venu… Je n’avais pas pensé au fait que certains acheteurs puissent avoir certaines capacités. L’homme en noir s’approche de l’enclos et scrute les porcs. Sur le moment, je perds la notion du temps et je ne me rends pas compte qu’il est presque l’heure.

« Qu’est-ce que vous faîtes à regarder ces porcs ?Vous êtes venu pour les enchères ou bien ?
- Quelque chose n’est pas normal. » répondit-il sèchement.

De là où je suis, j’aperçois de Gunther, il ne bouge pas et reste à quatre pattes près de l’abreuvoir, il a dû cacher ses armes en dessous.

« Attendez, l’un des porcs n’est pas un porc ! Il a des parties génitales ! » crie l’homme en noir à notre attention, tournant le dos à Gunther.

Sur le moment, personne ne réagit vraiment. C’était tout de même pas la chose la plus inquiétante en soi. Cependant, Gunther sort ses armes cachées dans la boue et sous l’abreuvoir, bondit sur ses pattes armes en main et beugle :

« Mais fermez vos gueules, bande de mécréants ! »

Il commence à tirer dans le tas, dégommant sur la passage l’homme en noir en lui figeant une balle dans l’épaule droite. Gunther fait exprès de viser très mal, c’est pour la diversion. A ce moment-ci, nous entendons deux portes se faire défoncer et des voix masculines criées :

« Halte là ! Que personne ne bouge au nom du Consulat ! ».

Je saisis le négociant avec moi et je lui dis avec un ton autoritaire :

« Vous venez avec moi !
- Pas question !
- Vous préférez rester avec les gardes peut-être ? » répondis-je. Il ne se débat pas et décide de me suivre.

Je cours vers la troisième entrée, là où je suis arrivée. Gunther continue de tirer comme un fou vers la foule tout en se déplaçant vers la sortie avec moi pour ne pas rester bloqué. Yijun envoie des fumigènes dans la ruelle de la troisième entrée pour nous permettre de sortir discrètement. Gunther est toujours nu, parties génitales au vent. Yijun nous couvre depuis les toits et saute de bâtiment en bâtiment, il reste à l’affût en cas de problèmes. Rapidement, je dirige le négociant vers le passage que nous avions choisir pour nous enfuir. Gunther reste légèrement derrière moi pour me couvrir, il continue un peu de tirer à travers les fumigènes, puis s’arrête pour courir avec nous. Nous nous dirigeons avec précipitation vers le vaisseau de Francis, le négociant semble paniqué et nous suit plus par instinct que par intérêt. Il ne tente même pas de s’enfuir, j’imagine qu’il doit avoir peur de Gunther, le cochon-armé-qui-parle, sans compter l’agent qui est sur les toits ! Encore un plan rondement mené ! Grâce aux repérages de mes deux acolytes, nous évitons les patrouilles des quartiers adjacents et nous finissons par atteindre le passage menant au vaisseau de Francis.

« Gunther, à quatre pattes.
- Ah non pas encore ! Je suis un individu libre de pouvoir conserver ma dignité !
- Vous êtes salarié de la Shin-Ra, par définition vous n'êtes pas libre. On doit passer la sécurité de la zone d’atterrissage. » dis-je, autoritaire.

En effet, l’accès est bien entendu contrôlé un minimum. Gunther donne ses armes à Yijun, qui les cachent dans sa veste. Nous passons le contrôle de sécurité. Les gardes prennent Gunther pour un cochon « normal ». Une fois le contrôle passé, Gunther se remet sur ses deux pattes et nous entrons dans le vaisseau de Francis, déjà aux commandes, près au décollage.

« Mais pourquoi le cochon est à poil ?
- C’est pas le moment Francis, on décolle ! Vite !
- La ferme Francis ! » lui dit Gunther, un peu humilié et énervé.

Le décollage s’amorce, le négociant est toujours avec nous, dans le feu de l’action, il ne se sent pas piégé. En partant, je remarque dans la zone d’atterrissage l’homme en noir qui nous regarde partir : je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu’il reviendra nous embêter lui. Nous prenons de l’altitude pendant que Gunther cherche des vêtements de rechanges pour cacher sa nudité. Je prends discrètement l’arme de poing de Francis qu’il avait laissé en évidence près de mon siège et je la glisse sous ma cuisse droite. Je tourne mon siège vers le négociant, le sourire aux lèvres.

« Hé bien, monsieur. Je crois que je suis la dernière acheteuse sérieuse ici.
- Non mais attendez, cela ne se passe pas comme…
- Oh mais si, ça va se passer comme ça ! Je me suis pas baladé à poils dans tout le Jardin Radieux pour rien, je vous préviens !
- Comme vous le signifie Gunther, vous n’avez pas ou plus le choix, selon le point de vue.
- Quelle bande d’escrocs êtes-vous ?
- La Shin-Ra pour vous servir, Ethique et Responsable est notre devise. Je pense que l’offre de quinze milles munnies est suffisamment pertinente. Sortez-moi le contrat de votre veste et signons cela rapidement je vous prie. » dis-je.

Résigné, le négociant sort le contrat déjà écrit de sa veste. Ne reste plus qu’à mettre le montant de la transaction et la signature des représentants, soit moi-même pour la Shin-Ra et le négociant pour le propriétaire du titane. Nous signons cela bon gré mal gré dans le vaisseau. La suite du voyage est étonnamment calme, le négociant n’étant pas très satisfait d’avoir dû se résoudre à signer pour une somme certes conséquente, mais il espérait plus haut. J’imagine qu’il est payé à la commission. Brave monsieur. Nous le déposons à Illusiopolis et nous rentrons immédiatement vers le Vaisseau-Mère. Nous n’avons pas de temps à perdre. Alors que nous approchons du Vaisseau-Mère, je me tourne vers mes acolytes de mission.

« Hé bien messieurs, je vous félicite pour votre première mission. Vous avez su allier infiltration, embuscade, finesse tout en évitant de tuer des gens. Enfin Gunther en a peut-être tué un ou deux dans le tas sans trop voir mais il n’y a pas de fumée sans feu ! Je vous ferai un rapport favorable et je souhaite que votre route continue dans de bonnes conditions. N’oubliez pas également de rappeler à tous que je suis la plus belle femme de la Shin-Ra. C’est important. » conclu-je avec un sourire amical. C’est une bonne conclusion je crois, non ?

Nous entrons dans le Vaisseau-Mère et alors que Francis commence à nettoyer son appareil, je regarde les deux porte-flingues s’éloigner, fiers d’avoir accompli leur première mission. Un peu jeunes, mais c’est ce qui fait leurs charmes après tout. Enfin en tout cas, encore une mission bien remplie pour l’entreprise ! Vivement une promotion !
Playboy Milliardaire

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Missions effectuées:
Grade: Boss
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le Ven 16 Juin 2017 - 14:50
ETHIQUE ET RESPONSABLE !

A nouveau, bonne mission ! J'ai bien aimé la lire, c'était sympa ! L'élaboration du plan est cohérente, même si j'avoue que c'est un peu facile d'avoir un cochon dans l'équipe et de faire se dérouler le truc dans une porcherie. Mais ça restait rigolo d'imaginer un homme-cochon se balader à poil en pleine ville Very Happy

J'ai bien aimé tes PNJ, d'ailleurs. En soi, ils ont vraiment rien d'exceptionnel mais je les ai trouvés sympathiques. En plus, j'aurai jamais pensé à mettre des gens de Sherwood comme PNJ potentiels. Ça me donne des idées, c'est cool. Après... on va pas se mentir, le cochon à pris cher dans cette histoire. Obligé de se balader à poil, il s'appelle Gunther... Ouais, t'avais prévu de bien le mettre mal ! Pauvre cochon ! En comparaison, Yijun m'a semblé plus plat, moins développé. Mais c'est souvent comme ça de toutes façons quand plusieurs PNJ débarquent en même temps. On sait qu'il veut pécho Huayan mais c'est tout. Un peu comme le négociant en fait, il sert l'intrigue mais voilà, il sert qu'à ça ^^ Il est pas spécialement très très intéressant. Après, si on revoit Yujin plus tard peut-être que... Je sais pas ^^

Non, j'aime bien ta façon d'élaborer des plans. Tu construis ça bien, c'est cohérent et y'a le petit truc qui fait que t'es là, t'as lu le plan et t'as envie de voir comment ça va se dérouler juste après. C'est évident que va y'avoir un truc qui va foirer, mais c'est chaud de savoir quoi à l'avance ^^ Ça tu le rends bien, j'aime bien.

J'suis en train de chercher un passage qui m'aurait moins plu qu'un autre histoire d'avoir des choses à dire, mais je trouve pas. Le RP est bien dans sa globalité, y'a pas de passages plus lents ou plus lourds que d'autres. Il reste uniforme, genre tu t'es pas essoufflée à un moment donné. Ça aussi c'est bien.

Oh et puis, la pièce maîtresse du RP : Francis ! Francis il est trop cool ! Le coup de la langue qui pique était rigolo, et puis j'imaginais parfaitement la scène du gars qui te raconte comment il a rencontré sa femme. T'es là "ouais non t'inquiète je m'en fous", et le mec est tellement dans son délire et persuadé que c'est une histoire de dingue qu'il te la raconte quand même.

Enfin... Tu ne trompes personne... Si tu t'en fous de l'histoire de Françis... C'est parce que Huayan l'aime en fait ! BAH OUI. OBVIOUS.

Bref !
Mission vraiment cool à lire.
Pour la difficulté ce sera, normal.

22xp, 220 munnies, 3 PS. Je vais t'en mettre deux en psy pour la réflexion, et un en défense pour l'endurance pendant la course.

Voilà voilà !

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