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 Du Sang sur les Glaçons
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Missions effectuées:
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XP:
171/350  (171/350)
Mar 6 Juin 2017 - 13:54
Sur les routes stellaires…

J’avais quitté Illusiopolis il y a quelques jours pour rejoindre le Vaisseau-Mère de la Shin-Ra, une mission m’avait été attribuée tout particulièrement. Satisfaite ? En partie, oui. Mon travail n’avait pas été ignoré des hauts placés de la Shin-Ra et ils estimaient qu’il était temps que je joue un plus grand rôle que celui de larbin qui hante les rues d’Illusiopolis pour faire respecter leur autorité. Cependant, la mission ne m’avait pas paru comme simple, oh non. A vrai dire, le Président est un petit farceur : j’étais sensée retrouver un individu recherché par la Shin-Ra, sans aucune description physique disponible dans un environnement rempli de personnes de basse extraction. Je sentais déjà mon visage se tendre au nombre de blagues misogynes et perverses que j’allais devoir subir avec un petit sourire en coin pour éviter les problèmes inutiles.

J’avais pris une tenue complète en cuir avec quelques bijoux et une tenue plus légère de rechange au cas où. Je ne savais pas dans quels milieux j’allais atterrir, dans le doute, je devais être prudente. J’avais embarqué dans le transporteur de la Shin-Ra en direction d’Illusiopolis. Dès mon arrivée, je devrais me faire petite comme une souris. Cette ville est infestée de criminels, d’espions et de gens malfaisants, n’importe qui peut entendre n’importe quoi sur n’importe quel individu. Même si j’avais passé un certain temps dans cet antre de la criminalité, je n’avais pas une réputation notable auprès de tous et j’espérai bien que cela puisse jouer en ma faveur…

« Hé ma petite dame, il paraît que c’est chaud Illusiopolis… Si vous avez besoin d’un peu de compagnie masculine, n’hésitez pas à m’appeler, hé hé …» dit la voix masculine du pilote, Francis, me tirant de mes pensées. Ce pilote était l’exemple parfait pour définir un bon quart de la population d’Illusiopolis : une bande de mâles pas très doués de leurs esprits. Mais la situation présentait un avantage : en se concentrant sur son physique, ces hommes rataient souvent le reste. Et cela finissait habituellement assez mal pour eux.

« Au lieu de baver comme un goret, concentrez-vous sur l’atterrissage. Sinon vous aurez des problèmes, je vous le garantis. » dis-je avec un ton plus autoritaire qu’à l’accoutumé. Après tout, je n’allais pas me faire balader par un subordonné au physique peu avantageux qui plus est. Je ne suis pas n’importe qui, moi ! On approchait désormais de la ville et Francis commençait à se poser. Bien, on aura au moins survécu à ça.

« A plus tard ma belle, au plaisir ! » dit Francis, le pilote dans une dernière tentative de défi au moment de la fermeture de son vaisseau. Me laissant le plaisir de le maudire, mais loin de lui.

Francis. Quelle idée futile de croire que tu peux m’échapper aussi facilement. Après tout, tu ne seras pas le premier, ni le dernier à faire cette erreur. Je m’avance désormais sur la piste, seule. Cette mission était trop risquée pour se balader avec une équipe complète de la Shin-Ra. La cible était plutôt discrète, et de ce que disait le rapport, je ne devais pas l’interpeller. Pas de description physique détaillée, pas de description psychologique disponible, pas de récentes traces de vie. Je n’avais qu’un nom et un surnom. Cependant, le surnom constituait une bonne piste dans la mesure où manifestement, je devais retrouver une sorte de savant. J’allais devoir tapoter quelques portes et parler à beaucoup de monde pour pouvoir infiltrer l’environnement-cible : les combats « underground » d’Illusiopolis. Comme si on pouvait entrer comme dans un moulin dans ces lieux glauques et remplis d’hormones masculines. Pire qu’une bande de Huns. D’ailleurs, je commençai à me préparer psychologiquement à devoir vraiment donner de ma personne pour pouvoir appâter la cible. Ce n’est pas comme si moi, j’allais me mettre à faire des combats à main nue dans des sous-sols puants. Quoique dans le cas présent, je ne sais pas ce qui pue le plus entre le sous-sol et les hommes qui sont dedans. Grande question. Je décidai d’immédiatement me rendre à un hôtel moyen de gamme, aux frais de la mission, pour poser mes affaires et préparer un plan d’action.

Les rues de la Dark City d’Illusiopolis ne sont pas un endroit propre à l’épanouissement des citoyens lambdas, dealers, drogués, criminels, assassins, fugitifs, réfugiés, violeurs et voleurs, tous semblent former une forme de société basée sur le crime. Une forme de société extrême, violente, mais laissant tout individu la possibilité de réussir, tant qu’il est prêt à se mettre un peu de sang sur les mains. D’ailleurs, je devrais aller voir à l’occasion le nouveau casino de la ville. Histoire de savoir si le Président est un grand farceur, un grand mafieux ou un utopiste désespéré. Arrivée à l’hôtel, je m’avance avec prudence dans les couloirs des lieux. Même si je n’ai pas pris l’hôtel le plus bas de gamme, cela ne veut pas dire que personne ne vous attend dans un angle de couloir un peu trop sombre.

Je m’apprête à rentrer dans la chambre. Je stoppe mon geste un instant. Je me concentre et je cherche à savoir s’il y a quelqu’un. Personne, a priori. Je reprends l’ouverture de la porte et je rentre dans la chambre. Après une étape de vérification des lieux, je me pose un instant sur le lit. Moquette rouge, rideaux noirs, couverture standard, salle de bains correcte, un petit bureau. Une vue sur la rue principale depuis la fenêtre. Pas mal. J’ai déjà vu pire comme hôtel milieu de gamme. Je ferme les rideaux et je procède à ma toilette dans la salle de bains, en réfléchissant comment je pourrai me faire introduire dans ce milieu de combats clandestins. Je remets ma tenue en cuir, pas trop moulante pour éviter les couacs lors des transformations, je ne fais qu’un simple chignon, pas de décorations dorées pour l’instant. Je mets un rouge à lèvres écarlate, tranchant avec la pâleur de ma peau. Autant jouer le jeu au maximum si je croise la cible. Je glisse six petits couteaux de lancer dans ma combinaison de cuir : deux au niveau des chevilles, deux dans mes manches et les deux derniers au niveau juste en dessous de ma poitrine. Je préfère être prudente, nous ne sommes jamais assez bien armés dans une ville comme celle-ci, et malgré ma faible force physique, l’effet de surprise est toujours une bonne chose. J’enfile mon impair et je sors.

Je quitte ma chambre d’hôtel d’un pas décidé. Talons hauts et bottes de cuir. Je sais ce que vous pensez et non je ne suis pas dominatrice. Je suis en mission pour le Président, nuance. Je décide de sortir par la rue principale, là où j’étais rentré. Je remarque que quelques hommes me regardent déjà plus ou moins discrètement. Occupez-vous de vos femmes, pauvres types… Je décide en premier lieu d’aller dans une maison close haut de gamme, non loin du nouveau casino de la Shin-Ra. La propriétaire me doit un service de longue date. Avant de rentrer dans l’établissement, je me rends dans une petite ruelle, loin des éclairages de la rue pour changer de forme. Je prends l’apparence d’un homme, même gabarit que le mien, d’origine chinoise en apparence – comme ça je n’ai pas à transformer l’accent-, teint en blond. Au stade où j’en suis, je me fiche de savoir si quelqu’un me suit ou non, mais parfois il vaut mieux brouiller les pistes. Pour plus tard.

« Bienvenu au Lupanar Joyeux, jeune homme ! » dit une jeune demoiselle en petite tenue. Cependant, au vu de ma tenue, qui ne transpirait pas le luxe, elle enchaîna : « Hum… Tu as de quoi payer au moins ? ». J’incline la tête, de manière affirmative, en guise de réponse. Je passe cette fille sans échanger un nouveau regard et je me mets à chercher la directrice de l’établissement, normalement au bar. Et effectivement, elle y était bien. Elle n’était plus d’une très grande fraîcheur et désormais, elle passait ses soirées à errer entre le bar et les chambres. Attendant désespérément qu’un jour, un client veuille de nouveau d’elle. Ce qui n’arriverait certainement jamais, entre vous et moi. C’était une femme qui venait d’un monde qui m’était inconnu. Elle était plus grande que moi, blonde aux yeux bleus, avait un accent étrange et buvait des litres d’alcool, un vrai puits sans fond. Elle n’était pas une mauvaise personne, juste une pauvre fille qui avait réussi à s’en sortir dans cette ville lugubre. Elle apportait une certaine joie avec son « Lupanar Joyeux » aux pauvres arrivants qui décidaient d’investir leurs maigres économies pour trente minutes « inoubliables » comme la propriétaire aimait le rappeler à tous ses clients.
Je me décide à l’accoster au bar.
« Bonsoir Toma. » dis-je, avec un ton plutôt neutre. La directrice se redressa un peu, remettant un peu sa poitrine en place, heureuse qu’un jeune client vienne lui parler au bar.
« Bonsoir jeune homme, on se connaît ?[/color]
- Je crois que oui, sinon je ne vous aurai pas appelé par votre prénom, vieille branche. » répondis-je avec un soupçon de mauvaise foi.
Toma eut un moment de doute. Je voyais bien qu’elle fronçait les sourcils, se demandant qui était le petit con qui osait lui parler comme ça. Après un instant, elle reprit son sourire agacé.
« Mademoiselle Song. Cela faisait longtemps. Moi qui croyais qu’un jeune homme allait enfin briser ma solitude, je suis affreusement déçue.
- Ne m’appelez pas comme ça ici, je suis en mission.
- Bah tiens. En mission pour qui cette fois-ci ?
- Cela ne vous regarde en rien.
- Aimable.
- Comme toujours. » soupirai-je. Toma marqua une pause, sortant un éventail pour dissimuler ses lèvres lorsqu’elle parle : «  Tu veux qu’on aille dans mon bureau ?
- Ce ne sera pas la peine. Le fait que vous partiez avec un client en privé ne fera que faire remarquer une présence étrange aux badauds du lieu. Ce n’est pas comme si vous en aviez souvent dans vos draps.
- Je te hais ma chère. Qu’est-ce que tu veux ? »
Je souris un instant.
« Vous vous rappelez de votre ancien mari ? » demandai-je. Toma perdit son sourire et répondit directement :
« Comment oublier cet enfoiré ? Bien sûr que je m’en rappelle. Il m’a trompé avec cette catin de Ekaterina.
- J’aimerais que vous me disiez où le trouver.
- Et pourquoi je ferai ça pour toi ?
- Vous me devez un service.
- Hum… Il habite à l’autre bout de la ville. Dans un vieil immeuble pourri… Pourri comme sa sale pouffe de Ekaterina. Quand je pense que j’ai tout donné à cet homme…
- Vous pouvez m’écrire l’adresse sur ce papier. » dis-je en lui tendant le petit bout où écrire.
Toma remplit le papier de l’adresse, non sans grommeler contre son ancien mari. Cependant, elle gardait le papier dans la main. Je sentais que j’allais devoir rendre un nouveau service.


« En échange de cette information, je veux que tu fasses encore quelque chose pour moi. ».

Toma avait l’air sérieuse cette fois-ci.

« Un des hommes de mon ancien mari a violé une de mes filles. Je veux que tu le retrouves et le tues pour moi. Il s’appelle Ivan Lorianov. Il doit faire un mètre quatre-vingts, chauve comme un moine, gabarit normal pour un homme de cette taille. Si tu le croises, promets-toi de lui régler son compte. » dit-elle, le papier toujours en main.

Son ancien mari s’appelle Gregor Karkov, il est une sorte de bookmaker et « sponsor » de combats clandestins. Un monsieur qui tient plein de paris pour tout et n’importe quoi, tant que c’était illégal dans la ville. J’espérai pouvoir obtenir de lui quelques adresses pour les prochains combats illégaux d’Illusiopolis pour retrouver ma cible. Toma avait la clef qui me permettrait de le joindre, je n’avais pas le choix.

« D’accord, si je le vois, je m’en chargerai. »

Toma ne fit mot et me tendit le bout de papier avec l’adresse, étage et numéro de porte. Je la remerciai d’un signe de tête et partis par la porte de derrière, reprenant ma forme normale. Il allait falloir que je prenne un véhicule pour traverser la ville rapidement. Je rejoins la rue principale et je n’ai pas eu à attendre longtemps pour qu’un taxi s’arrête devant moi : l’avantage de la combinaison de cuir j’imagine.

« Où je t’emmène beauté ? Si c’est au Septième Ciel, je peux peut-être t’…
- Emmenez-moi à cette adresse. Merci. » répondis-je avant d’aller plus loin dans les blagues salaces.
De la fenêtre du véhicule, on pouvait voir les grands bâtiments sombres de la ville, des hommes en costumes laissant deviner que leurs revenus n’étaient pas tous déclarés, des prostituées et quelques lieux « brillants » qui tranchent avec la pénombre ambiante, comme le nouveau casino de la Shin-Ra ou bien encore les hôtels luxueux. Et quand je dis la pénombre ambiante, ce n’est pas forcément au sujet de la luminosité, c’est aussi au sujet de la mentalité des habitants. Ici, il ne faut pas espérer des jours meilleurs ou l’arrivée de la Lumière.
Mon transporteur me dépose au pied de l’immeuble de Gregor. Effectivement, c’est plutôt glauque comme quartier. Je ferai bien de rentrer rapidement. Des gardes en faction ?


« Salut poupée on peut t’aider ?
- Cela dépend. Gregor est là ?
- Qui le demande ?
- Une amie d’une amie.
- Reste là ma belle. »

Le gros malabar me quitte un instant et utilise son talkie pour signifier la présence d’un invité à son boss. Pendant ce temps-là, j’observe le second garde. Il doit être nouveau, il n’a pas l’air d’être à l’aise. Quand je le regarde, il baisse les yeux. On dirait même qu’il va rougir. Pauvre petit, comment il a pu finir là ? Je suis tirée de ma rêverie par le gros malabar qui m’invite à rentrer dans l’immeuble. Il m’indique le chemin pour aller voir Gregor. Par sécurité, j’appelle l’ascenseur. J’attends. J’appuie sur le bouton du troisième étage, je ressors en vitesse et prends les escaliers. Au moins j’évite le comité d’accueil potentiel. En entrant dans la cage d’escaliers, je change de forme, je prends une apparence féminine mais blanche. Je conserve mon chignon en place et je me prépare mentalement à ne pas utiliser d’accent. Je gravis les trois étages et j’arrive devant ladite porte. Pas de comité d’accueil massé devant la porte, de ce que je peux sentir. Par contre, ils sont nombreux dans l’appartement. Je me décide à toquer trois fois.

Un grand homme que j’identifie comme Ivan vient m’ouvrir. C’est donc lui, ma cible secondaire du jour. Ils sont douze dans le grand appartement.

« C’est toi la fille.
- Oui, c’est moi.  J’ai l’air d’un homme selon vous ? » répondis-je.
« Laisse-la entrer Ivan ! C’est pas tous les jours qu’on a de la visite. Et surtout… Quelle visite ! » dit une voix derrière Ivan.

Ivan se pousse, j’entre dans l’appartement. Cela pue l’alcool et la sueur. On sent que personne n’a fait le ménage depuis un moment. J’identifie immédiatement Gregor qui semble être le monsieur en costume blanc derrière son bureau, un gros cigare entre les doigts. Je ne l’avais jamais vu, mais je ne comprends pas pourquoi Toma s’était mariée avec un homme aussi… Moche. Gros, gras, chauve, petit. J’imagine que l’argent avait dû la séduire. Les autres hommes étaient aussi en costume, à part Ivan, ils étaient tous immenses et très costauds. Je n’avais pas intérêt à faire n’importe quoi ici. Sans perdre trop de temps, je m’avance vers Gregor, les mains bien en évidence pour éviter les accrocs inutiles. Je m’assois sur un fauteuil à côté de lui, j’ai autre chose à faire que de perdre du temps en cérémonie avec des criminels de bas étage. Ces derniers semblent d’ailleurs très affolés par ma tenue, je les entends d’ici baver comme des cochons.

« J’ai besoin de vous pour quelque chose.
- Tiens donc ? , Gregor me dévisageait de son œil de cochon. Je sentais bien qu’il regardait autre chose que mon visage.
« Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? 
- J’ai besoin de savoir où auront lieu les prochains grands combats clandestins en ville. C’est pour mon patron. », dis-je en sachant pertinemment qu’il allait me demander l’identité de mon patron.
« Et qui c’est ton… Patron ?,  dit-il, tout en continuant à regarder mes bottes.
- Quelqu’un de très dangereux et qui n’a pas de temps à perdre.
- Tu m’as trouvé par Toma, c’est ça ?
- Peut-être.
- Cette bonne femme est complètement tarée. Je le fais, mais c’est pas pour avoir de problèmes avec cette furie. Ivan va te donner les adresses. Tire-toi avant que je change d’avis. »

Je me lève, décidé de faire d’une pierre deux coups. C’est formidable le hasard, dites-moi. Ivan m’invite à sortir de l’appartement, j’essaye de regarder un maximum de visages dont je peux me souvenir pour plus tard. On prend l’ascenseur. Un grand blanc s’installe. En même temps, on n’est pas là pour discuter éternellement. Surtout que j’allais probablement devoir m’en débarrasser après. Et qu’il regardait mes seins, aussi. On sort de l’immeuble, par une autre entrée. Je devine qu’on sort par l’arrière, mais pour aller où ? Le violeur va essayer de récidiver. Toma avait donc raison sur son propos. Je défais mon chignon pour faire une queue-de-cheval, laissant mes longs cheveux atteindre mes genoux. Je commence à me concentrer. Je sens que la partie sombre de la cour est à propos pour son acte. Il me demande de passer devant lui et de manière –absolument pas- prévue, il m’agrippe par-derrière et me plaque contre le mur. Quel enfoiré. Je me débats faiblement, histoire de le laisser croire qu’il a une chance. Je demeure concentrée sur mes cheveux, et l’obscurité joue désormais à mon avantage. Lorsque je sens que je suis prête, je lance enfin l’assaut. Mes cheveux se jettent sur sa gorge dans une poussée vicieuse dont Ivan se rappellera. Je me focalise complètement sur sa gorge. Il me lâche pour saisir mes cheveux, je sers trop fort. Trop tard. Il ploie le genou et s’accroupit. Je garde la prise en place et je continue de serrer. Je demeure concentrée, il faut faire vite. Ah mince, les adresses. Je relâche ma poigne sur sa gorge et mes cheveux se remettent en place.

« Ivan, les adresses. »

Il me regarde, reprenant sa respiration. Il sort un carnet de sa poche et écrit lentement, toussotant et prenant de grandes bouffées d’oxygène. Je profite de sa faiblesse pour me concentrer sur mon attaque suivante. Mes cheveux sont formidables, parce que je le vaux bien. Lorsque je le vois ranger son stylo, je lance mes cheveux dans une nouvelle poussée vicieuse. Cette fois-ci, j’ai l’effet de surprise en ma faveur et il est déjà à terre. Il m’agrippe les cheveux et tente de se libérer. Je profite qu’il se concentre sur mes cheveux pour sortir un des couteaux de lancer et je décide de l’achever. Il est à terre, seul et englué dans une masse de cheveux meurtriers. Je me baisse vers lui, j’ouvre son blouson et je lui plante le couteau dans le cœur. Je laisse le couteau là, et je prends le papier avec les adresses. Je remets mes cheveux, et je vérifie qu’Ivan ne bouge vraiment plus. Il est mort semble t-il. Parfait, une mission accomplie. J’en profite pour fouiller son pantalon et son blouson, une vingtaine de Munnies. Cela peut toujours servir, je les glisse dans la poche de mon impair et je m’éloigne rapidement en reprenant ma forme normale et en remettant mon super chignon.

Bon. J’ai quatre adresses et quatre jours différents. L’un des combats a lieu cette nuit. J’ai trois heures devant moi pour être prête. C’est pas loin de mon hôtel en plus, cette chance. Je rentre en vitesse en prenant un taxi, toujours en payant avec l’argent de la mission, jamais de ma poche. Faut bien que le service notes de frais de la Shin-Ra fonctionne. Je rentre en vitesse dans ma chambre d’hôtel et je prépare un peu plus de maquillage. Agent de la Shin-Ra mais féminine, c’est important. Alors que je commence à sortir quelques bagues et des boucles d’oreille, je me rends compte que je n’ai aucun moyen d’entrer. Oui, je connais les lieux, mais je n’ai pas de contact pour rentrer. Ivan étant mort, la situation se complique en partie. Ou peut-être pas. Les criminels et les bookmakers, ils aiment l’argent. Je l’aime aussi. Pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour se dédommager des affres de la mission ?  Après tout, le Président ne m’a pas interdit de faire quelques profits pour l’occasion. Puis, ce n’est pas comme si j’étais quelqu’un de malhonnête après tout : je fais ma mission mais avec quelques bonus.

Je regarde le pendule de ma chambre, il me reste deux heures avant l’heure de rendez-vous. Cela me laisse le temps d’aller à la banque. Je reprends mon impair et je sors en vitesse de l’hôtel pour rejoindre la banque où mon mari disparu avait caché une certaine somme de munnies. Je n’y avais quasiment jamais touché, par manque d’occasions, mais là je n’ai pas tellement d’autres choix après tout. Je gravis les marches de la banque, sur le point de fermer.
Je m’avance devant l’une des personnes de l’accueil, une vieille dame qui au vu de l’état de sa peau manque d’antirides ou qui sera bientôt à la retraite.


« J’aimerais accéder à mon compte, en urgence je vous prie.
- Votre nom et prénom, ainsi que le monde d’origine, je vous prie Madame.
- Huayan Song, Terres du Dragon. 
- Veuillez me suivre. »
Nous accédons aux coffres privés, pas de caméras, pas de témoins. La dame du personnel me laisse accéder au coffre d’Haojun. Je retire cinq cents Munnies. Cela devrait suffire pour entrer.

Je ressors de la banque en vitesse et je me dirige directement au lieu de rendez-vous. On dirait un vieil immeuble désaffecté. Je fais le tour et je vois un homme en costumes, plutôt inquiétant garder une porte faiblement éclairée. J’imagine que j’ai trouvé l’endroit. Après avoir charmé un peu le garde et le convaincre que j’étais une riche parieuse, je me glisse dans le sous-sol. Chose aisée avec mes talons hauts, vous devez l’imaginer. J’espère que j’aurai une prime de risques de la Shin-Ra pour ma dévotion professionnelle à notre Président et son compte bancaire.

J’arrive devant une seconde porte. Le garde m’ouvre, il ne doit pas penser que je suis une menace. Sauf pour les femmes faiblement gâtées par la nature. La salle est déjà presque pleine. Beaucoup d’hommes sont présents, la plupart en costumes ou dans des combinaisons de cuir. Certains sont masqués, d’autres non. Quelques rares femmes sont présentes, beaucoup semblent être des prostituées vu leurs tenues plutôt évocatrices. Je me fonds un peu dans la foule, je ne connais ou ne reconnais aucun visage. Je décide de rejoindre le bar, l’ambiance des lieux rappelle des « boîtes de nuit » comme ils disent, des lieux où les gens boivent, se droguent et tentent de ramener des demoiselles chez eux ensuite. Ou dans les toilettes, c’est selon. Des néons bleu et blanc éclairent la salle. Au milieu, un cercle de fortune est dressé. Quelques tables renversées, des blocs de béton et autres objets de récupération forment un cercle qui j’imagine doit être le lieu du combat. Mon regard inspecte la foule. Je remarque que quelques hommes me regardent. Je reste souriante. Je me demande si ma cible est là. Il doit y avoir au moins une cinquantaine de personnes. Alors que je commence à m’ennuyer, j’entends la voix de Gregor Karkov raisonnée au centre de la salle.


« Ahahah ! Mes amis ! Merci d’être venus nombreux aux combats du Cercle de mon cousin Vlad ! Sacrée canaille va ! Avant que les gars commencent à se massacrer entre eux, je vous annonce que les paris sont ouverts ! Venez voir mes gars au bar pour déposer vos paris ! » cria t-il à la foule, enthousiaste.

Ah, donc je me tiens à côté des gens qui prennent les paris, enfin une bonne nouvelle. Les deux premiers combattants s’avancent. Gregor les présente à la foule comme des bêtes de foire. L’un est un chinois originaire des Terres du Dragon, l’autre est un ancien garde d’Agrabah apparemment. Je ne connais pas cette ville personnellement, mais j’ai déjà entendu le nom circulé. Je me prends au jeu et je décide de faire un scan sur les deux participants. L’ancien garde d’Agrabah est une vraie bête de muscles et doit baser son jeu sur sa force, là où le chinois va certainement utiliser sa vitesse et sa défense. Les murmures de la foule me laissent penser qu’ils portent leurs paris sur l’ancien garde, très imposant. Je sens que je vais me faire un joli paquet, moi.

Je vais faire la queue pour les paris. Les gens sont assez disciplinés dites donc, chacun son tour, pour poser leurs argents et leurs paris. On ressemblerait presque à des gens honnêtes, un moment de pur surréalisme.


« Combien et sur qui ma petite dame ?
- Deux cent cinquante Munnies pour la victoire du chinois.
- Vous êtes optimiste vous ! D’accord, c’est noté ! Vous êtes ?
- Madame Song.
- Très bien ! Revenez à la fin du match pour votre mise… Si vous gagnez ! »
Après cet échange bref, je reste vers le bar, légèrement en hauteur, ce qui permet d’avoir une assez bonne vue du cercle des combats et de la foule. Les deux combattants s’échauffent, se préparent. Les deux combattants ont juste des pantalons et le combat sera à main nue manifestement. Cette escalade d’hormones en prévision.

Mon regard se porte sur la foule, attentive, dans l’espoir de trouver un scientifique perdu au milieu du tas. Sans le Scan, cela va être dur. J’attends donc calmement, espérant repérer un détail qui trahirait la présence de ma cible. Sans compter que les individus masqués ou à demi-masqués n’aident pas vraiment à repérer des détails. Qu’est-ce que je ne ferai pas pour la Shin-Ra, vraiment ?

Le combat commence. Comme prévu le combattant d’Agrabah est un bourrin fini qui ne semble comprendre que la force brute. Il n’arrive pas à comprendre comment son adversaire le fait tourner en bourrique. C’est presque ennuyant comme combat. D’ailleurs, la foule n’est pas en délire. J’imagine que la perspective de me donner leur argent ne les enchante guère. Comme prévu, mon poulain gagne. Et voilà comment Madame Song fait du business les filles. Dès la fin du combat, je me précipite un peu vers les bookmakers, je récupère mon argent. 250 munnies devenues 523 munnies, c’est formidable. Comme quoi, les missions ont un côté positif aussi. Les invités continuent de rester un peu, pour discuter. Certains quittent déjà les lieux. Ne tenant pas à croiser Gregor, je préfère m’esquiver également. Le prochain combat est demain, j’espère que je serai plus chanceuse.

Le lendemain, je profite de ma journée pour errer un peu en ville. Fière d’avoir gagné de l’argent hier soir. A la tombée de la nuit, je remets mes habits d’ombre et je rejoins le point de rendez-vous. Le quartier a l’air plus luxueux que celui de la veille. C’est déjà plus probable de trouver des gens d’un peu plus haut standing ici. Un peu moins de pauvres, quoi. Le garde me reconnaît.

« Madame Song c’est ça ?
- En effet.
- Entrez je vous en prie. » me dit-il, neutre.

Les lieux semblent être une sorte de boîte de nuit reconvertie pour l’occasion. La piste de danse centrale est illuminée mais des tables ont été placées pour symboliser l’arène. L’ambiance est presque festive et je me laisse à consommer quelques verres. Toujours en gardant la main dessus pour éviter qu’un mauvais bougre ne tente de profiter de moi gratuitement. La musique est étrange, enfin, pour quelqu’un comme moi qui vient des Terres du Dragon en tout cas. Les autres semblent apprécier. Ils dansent, les bras en l’air. Et notre fameux Gregor qui revient, toujours dans son costume blanc impeccable. Je me demande s’il se change de temps en temps.

« Bienvenu au club et merci d’être venus nombreux ce soir ! Des combats exceptionnels vous attendent ! N’oubliez pas vos paris et amusez-vous ! » cria t-il.

Tiens, c’est plus court qu’hier, pensai-je. A court d’idées, peut-être ? Je reste au bar encore un moment, scrutant la foule avant d’aller poser mes paris.

« Vous venez souvent ici mademoiselle ? » dit une voix masculine, jeune. Hé bah tiens, il fallait que ça arrive. Je fis l’effort de faire mon plus large sourire et je répondis à mon interlocuteur :

«  Cela m’arrive, et vous ?
- Je viens régulièrement assister aux combats… Vous êtes seule ? » dit-il. Non, non. Je viens souvent avec des amies voir des combats clandestins avec des mafieux, des criminels et des individus recherchés. Pas vous ? Je me décide de répondre naïvement tout de même, il n’est pas horrible ce jeune homme.
« Je suis seule ce soir… Tu t’appelles comment ?
- Jason Oxmor, et toi ?
- Appelle moi Song. Tu m’offres un verre Jason ?
- Avec plaisir ! » me répondit-il.
« Jason », qu’est-ce que c’est que ce prénom ? Encore un qui aurait fait une grande carrière en tant qu’eunuque. Voilà qu’il part chercher le barman pour moi en plus. Les hommes, prêt à tout pour tirer un coup. Même dans le contexte, j’arrive à faire des rimes, je vais finir vieille fille à rire de mes propres blagues. Jason revient et m’indique au passage que les paris sont ouverts. Ah ! Pas si inutile que ça finalement. Je vais déposer mon argent. Jason semble s’y connaître, il me conseille différents combattants sur lesquels parier. Je vais lui faire confiance, je place au total cinq cents munnies. Espérons que ma bonne étoile soit là ce soir. Chers Ancêtres, c’est le moment de vous manifester.

Les combats commencent et s’enchaînent. Je me ris de penser que je vais me faire une sacrée fortune ce soir sur le dos d’une mission de la Shin-Ra. Mais bon, ma conscience me rappelle que je dois rester attentive, malgré le flot incessant de paroles de Jason qui m’alourdit l’esprit. A ce stade-là, il a dû décider que je rentrerai avec lui ce soir. Il peut toujours rêver le bougre. La foule est presque en délire, cela devient difficile de voir quelque chose. La musique, couplée aux combats, semble attiser les esprits. L’ambiance est véritablement électrique. Je suis presque obligée de secouer un peu mon corps pour éviter de paraître étrange au milieu de tous ces gens. Jason en profite même pour me coller, il a le feu entre les jambes lui dites donc. Je le refroidirai en fin de soirée s’il continue comme ça. Mais en attendant, il me fait une bonne couverture. C’est dans ce moment de « festivités » que je remarque un homme « étrange ». Au milieu des fêtards et des mafieux accompagnés de leurs poules qui dansent et qui encouragent les combats, un homme se tient, presque immobile, regardant avec intérêt les combats. Il a l’air plutôt grand, longs cheveux de couleur claire et il n’a pas l’air d’être là pour s’amuser. Tiens, tiens… Ma cible, potentiellement ? Alors que je commence à me concentrer pour lancer un Scan sur l’homme en question, Jason me met une main aux fesses. Alors là…
Je me retourne et je lui mets une gifle qui vient du cœur. Sans un mot, je m’éloigne de lui, cherchant à retrouver ma cible. Et merde, je l’ai perdu. Tout ça à cause d’un jeune étalon en manque.

J’attends la fin des combats pour récupérer ma mise. Jason était un petit vicieux mais il s’y connaissait en combat. Avec mes 500 munnies, j’ai gagné 766 munnies au total, soit 266 de bénéfices. En route pour la gloire pensai-je.


Je quitte les lieux, déçue et énervée contre Jason qui m’a fait perdre ma cible. Si je le retrouve ce petit con… Je rentre à l’hôtel. Je regarde l’adresse pour le lendemain. Un restaurant, correct, sans mauvaise réputation. Ils doivent faire leurs combats dans la cave ou dans l’arrière-salle. Cela semble être un petit comité, plus facile de retrouver ma cible si elle s’y rend. Je me laisse tomber sur le lit et je m’endors directement, crevée par ma soirée. Cependant, je devais déjà réfléchir à retrouver la seule piste que j’avais à la soirée de demain, s’il est là. De plus, il fallait penser à une stratégie pour tenter de dévoiler son identité sans l’alarmer plus que nécessaire sur le fait que je sois au service de la Shin-Ra. Je verrai demain…

Je me réveille vers quatre-heures du matin. Il fait nuit noire et il pleut. J’ouvre les rideaux à distance, en restant dans mon lit. J’aime bien la pluie et le son qu’elle produit en s’écrasant sur le sol. Par curiosité, je me lève et je regarde par la fenêtre. Même à cette heure, il y a encore des gens dans les rues, certains ont des parapluies, d’autres courant pour s’abriter. A chaque fois que j’entends la pluie, je me rappelle d’une vieille histoire. Cette vieille histoire raconte que la pluie serait un cadeau du Ciel pour laver les péchés des hommes et ainsi leur donner une seconde chance. C’est niais comme histoire, mais j’aime l’idée que l’eau purifie les hommes est intéressante, malgré le fait que nous tous, les mortels, nous continuons à l’éviter et à détester la pluie. Je regarde l’heure, je peux encore dormir je pense. Je retourne au lit. Je réfléchis sur ma future stratégie pour identifier ma cible.

Je n’ai qu’un nom. Malgré l’homme que j’ai pu apercevoir, je ne peux être complètement sûre que c’est bien la personne que je recherche. Peut-être qu’en lui faisant du charme ? Non. Il doit être trop méfiant, ce n’est pas normal qu’une femme comme moi aille démarcher les autres hommes, ce serait illogique vu le contexte. « Le Savant Glacial ». Un scientifique donc. Cependant, le milieu des combats clandestins n’a rien d’un environnement habituellement fréquenté par des hommes de science. Le Président a certainement dû omettre certains détails sur l’individu. Si seulement quelqu’un pourrait lui en vouloir suffisamment pour le traquer à ma place… C’est alors que je dessinai lentement un nouveau sourire sur mon visage. Je sais. Ivan et Gregor. Ils doivent déjà avoir retrouvé le corps d’Ivan et Gregor ne doit pas savoir vers qui se tourner pour retrouver l’assassin de son homme de main. Il serait tellement fâcheux que « quelqu’un » décide d’accuser le « Savant Glacial » et dire qu’il sera probablement au combat de demain soir à Gregor Karkov… Cependant, c’est jouer avec le feu. Je ne sais pas quel sera le niveau de réaction de Gregor et je ne sais pas jusqu’où il ira pour retrouver ma cible parmi ses invités. Les combats les plus importants finissent bientôt, je risque de le perdre sans avoir la certitude que c’est bien lui ou non. Autant jouer avec le feu, quitte à se brûler un peu. Si j’échoue dès ma première mission, je risque d’être mise de côté par la Shin-Ra et ce n’est pas mon projet. Je retourne dormir quelques heures et après j’irai voir les lieux du prochain combat.


Dans la matinée, j’enfile une combinaison plus « classique » pour passer incognito dans la foule. En sortant de l’hôtel par la cour, je profite de quelques instants pour prendre la forme du jeune homme, la même que lors de ma visite chez Toma. Plus facile à imiter au niveau du poids, taille et musculature. Je me rends à l’adresse du prochain combat, c’est un restaurant. Il a l’air plus haut de gamme que je ne le pensai et n’est pas encore ouvert. Je m’approche un peu. Un petit mot plaqué sur la porte indique que l’établissement sera privatisé ce soir pour un dîner d’entreprise. « Un dîner d’entreprise », Gregor ne manque pas d’air. En jetant un coup d’œil par les fenêtres, la salle de restauration a l’air plutôt grande. Bon signe s’il y a violence, avec différents endroits où s’échapper. Après ce passage éclair au restaurant, je me rends à la banque. Je dépose la somme que j’avais initialement empruntée au compte. Désormais j’ai assez pour mener à bien ma mission sans utiliser l’argent de mon mari. Je ressors de la banque et je retourne à l’hôtel préparer ma robe de soirée et me préparer pour ce soir.

Vous devez vous dire que cela paraît facile pour moi de faire tout ça. Ce n’est pas vrai. Derrière mes grands airs et mes remarques acerbes, je suis presque effrayée de tous ces hommes et femmes malsains gravitant autour des autres comme des charognards en quête d’un morceau de viande à becqueter. Je le fais car cela doit être fait. Mais ne vous méprenez pas, je ne ressens pas de satisfaction à faire ce que je fais. Sauf pour l’argent, j’aime en avoir. C’est un fait, je l’avoue. Mais heureusement que je ne suis pas définissable uniquement que par ma cupidité apparente. N’oublions pas que la vie est un jeu.


Le soir est venu. Je rentre dans le restaurant en robe de soirée avec mon impair noir. J’ai mis une qipao, tenue traditionnelle shanghaïenne de couleur verte. Autant jouer le tout pour le tout. C’est élégant sans être chère. J’ai mis quelques accessoires et des boucles d’oreille en toc. Je ne vais prendre aucun risque, au cas où il y a de l’action. Alors que je commence à m’impatienter toute seule à l’entrée, un homme en costume blanc s’approche de moi un peu brusquement. Ce n’est pas Gregor, cet homme-là n’est pas gros. Au contraire il est très élancé. L’air un peu incrédule, je le regarde en haussant les sourcils. Il fait des mouvements un peu étranges et finit par dire, d’une voix très aigüe : « Est-ce que ça va Anny ? ». Mais qui est cet hurluberlu ?

« Je ne suis pas Anny, monsieur… » répondis-je. Non mais il va faire foirer mon entrée ce bougre ! Tire-toi avant que je te donne un coup de talon aux fesses ! Un serveur finit par arriver, me voyant un peu incrédule face à ce monsieur. Lorsqu’il approche je dessine avec mes lèvres le mot « sécurité ». Le serveur acquiesce.

« Monsieur, venez avec moi s’il vous plaît…
- Est-ce que ça va Anny ?
- Anny elle est trois blocs plus loin, la sortie est par là monsieur. » dit le serveur, ayant l’air habitué au personnage, il le pousse un peu vers la sortie et revient vers moi.

« Désolée madame. Il n’est pas méchant, juste un peu embêtant. Est-ce que je peux vous aidez ?
- Je viens pour… Le dîner d’entreprise ?
- Oui bien sûr, veuillez me suivre. »

Je remarque à l’occasion que beaucoup d’hommes de main sont présents un peu partout dans le restaurant. Ils s’attendent à quoi ? Il y en a presque plus qu’aux deux derniers combats. C’est louche et je n’aime pas cela. Trop tard pour reculer. Je rejoins l’arrière-salle, plus grande que la salle de restauration. C’est une salle rectangulaire, le sol est un parquet. Quelques fenêtres, plutôt petites par rapport à la hauteur de la salle : la hauteur sous plafond doit bien faire trois ou quatre mètres. Je remarque immédiatement Gregor au milieu de la piste en pleine conversation avec différents hommes de main. Immédiatement, je rejoins le bar au fond de la salle. Près de la sortie de secours. Je commence tout de suite à regarder les différents invités : des femmes en robe de soirée, des hommes en costume, toujours quelques individus masqués. Si je me souviens bien de l’autre soir, ma cible avait un air assez élancé, grand et avait les cheveux longs, plutôt clairs accompagnés d’un visage pas très sympathique. Je patiente un peu. Je discute avec quelques autres invités pour passer le temps. Une heure plus tard, la salle est plutôt bien remplie. Une cinquantaine d’invités encore, en y comprenant les combattants. Ils sont six ce soir-là et les armes blanches sont autorisées. Cette escalade dans la violence : entrée gratuite mais paris obligatoires pour voir des gens s’entretuer. Ô joie.
Je me dirige vers le bookmaker de Gregor à qui j’avais donné mon nom la dernière fois. Autant éviter que trop de gens sachent que j’étais là :
« Deux cents munnies sur l’homme très musclé et très grand. Pour Madame Song toujours. Oui, vous notez la majuscule à Madame. ».

Je retourne au bar lentement, regardant du coi de l’œil la salle. Ils lancent la musique et Gregor fait son œuvre de chauffeur de salle. La luminosité baisse, une ambiance de boîte de nuit encore ? Pitié ! Pourquoi mettre des bruits aussi assourdissants ? Peut-être une technique pour exciter les gens et les combattants ? Aucune idée. Ces laowai sont étranges de toute façon. En revenant vers le bar, je prends un cocktail sans alcool et je regarde les premiers combats. Une main tranchée, cela aurait pu être pire. Quelques entailles et un parquet à bien nettoyer après en prime pour le second combat. Malgré ma malfaisance, je reconnais que les combattants se débrouillent bien. Leurs compétences martiales sont assez impressionnantes, je me demande où les organisateurs vont les trouver. Quand je pense qu’il y a suffisamment de désespérés pour aller combattre pour le plaisir d’autres criminels dans le maigre espoir de gagner de quoi survivre à une situation périlleuse de leur vie. C’est effrayant et divertissant à la fois. Je deviens macabre maintenant. Hum. Je m’arrête un instant, je crois avoir repéré mon mystérieux inconnu dans la foule. Il est en costume, mais on sent qu’il n’est pas à l’aise dedans. Je décide de faire un petit tour pour me placer derrière lui. Avec la pénombre et la musique, ce n’est pas très difficile pour moi. Tout le monde pousse pour s’approcher et voir les combattants.

Je me concentre longuement et je lance un scan sur lui. Je ne sais pas s’il est scientifique mais en tout cas, il a de la magie en lui. En même temps, s’il s’appelle le Savant Glacial, j’imagine qu’il doit avoir quelque chose qui légitime ce titre. On va voir cela, tiens. Je retourne au bar rapidement. Je commande un verre, un mojito avec beaucoup de glaçons. Je demande un petit papier au barman et un stylo. Je me dis que pour avoir un tel surnom, faut avoir un super ego. On va donc le flatter. J’écris le mot suivant : « Je croyais qu’il n’y avait pas de dieux à Illusiopolis. Je crois bien que je me suis trompée… ». Oui, je sais ce que vous pensez. Mais je n’ai pas le temps d’en faire plus, il pourrait quitter la ville à tous moment. Je demande à un serveur de l’apporter à ma cible, qui ne semble pas beaucoup bouger dans cette foule criante, hurlante et se remuant le bassin au milieu des combats. Je vois le serveur lui parler, mon inconnu prend le verre et me regarde. Il a le regard perçant, pas trop mal. Je joue mon rôle d’aguicheuse jusqu’au bout et je lui fais un grand sourire avec un petit geste de la main pour le saluer accompagné de mon meilleur regard de feu possible. Hé bien, après m’avoir regardé un instant, il me fait un maigre sourire et détourne la tête pour revenir au combat. Même le barman pouffe de rire derrière son bar. Je suis outrée. Alors là mon mignon, tu vas voir ce que tu vas prendre. Mon honneur est en cause, je vais le défendre : « Barman ! Redonne-moi un autre papier… Et arrête de rire, je te vois même dans la pénombre ! ». Enervée, j’écris sur le petit bout de papier que l’assassin d’Ivan est ici et qu’il répond au nom du « Savant Glacial ». Je lui fais une description rapide en indiquant les traits reconnaissables du personnage. Je trouve un serveur et je demande à ce qu’il porte ce message à Gregor. Je ne donne pas mon nom. Enervée mais pas folle. Maintenant, je n’ai plus qu’à attendre la tempête.

Je trouve que le temps est long. Ma cible est toujours là et je ne vois personne venir l’embêter. Au moment où j’allais me lever, je vois des hommes de main se déplacer dans la foule. Ah ! Enfin !  Défendez mon honneur ! Je sens que ma cible les voit venir. Faut dire que les malabars de deux mètres de Gregor sont assez identifiables dans la foule. Le Savant commence à se déplacer, il va vers l’entrée de la salle, en contournant le milieu par la gauche où il y a les combats. Je ne peux pas risquer de le perdre. Je le suis. Près de l’entrée, il est interpelé par un homme de main de Gregor. Je me rapproche, j’ai du mal à entendre avec la musique. Je crois qu’il demande si c’est bien lui, le « Savant Glacial ». Ma cible semble tenter de se dérober, l’autre semble s’imposer un peu, lui bloquant la marche. Il a l’air d’insister et la cible ne semble pas vouloir lui répondre. Ma cible semble hausser le ton. Oh ! Il ne veut pas se laisser faire ce goujat ! Tiens donc ! Cependant, je trouve bizarre qu’il n’y ait pas plus d’hommes de main. Alors je comptai m’approcher un peu plus de la cible pour vraiment savoir ce qu’elle disait, je vis une explosion faire voler en éclats l’entrée.

Un instant qui parut long. Très long. La lumière et le feu. Les éclats de mur qui volent dans la salle. Les invités s’envolant, emportés par le souffle ou plaqués à terre. Des cris, de la musique, du sang.  Moi-même, je me sens voler dans les airs, projetée plus loin. Je perds connaissance pendant quelques instants une fois à terre. Je ne sens plus mon corps et ma vision se voile. Je me sens sombrer. Après quelques minutes je crois, j’ouvre les yeux. Je vois beaucoup de corps à terre. Des hurlements. Des gens sont blessés. Il y a aussi des échanges de coups de feu. C’est un véritable chaos. Je vois des hommes de Gregor tirés en direction de l’entrée contre d’autres personnes armées. Rapidement, je regarde mon cœur. Quelques éraflures, un peu de sang sur les jambes, mais je peux bouger. C’est déjà ça. Je rampe jusqu’au mur. Je vois des invités courir. Certains se prennent des balles perdues des deux camps. Je cherche à reprendre mes esprits et je cherche ma cible. Je vois l’homme que j’avais accusé se redresser plus loin de moi. Il n’a pas l’air blessé lui non plus. Je vois qu’il rampe et se déplace entre les débris pour éviter les balles. Il vient dans ma direction. Allez, je vais tenter quelque chose. Je pose une main sur mon ventre et je tends mon autre main vers lui, comme si je lui demandais de l’aide. Il m’a bien vu, je le sais. J’ai bien senti son regard sur moi. Il s’approche encore de moi… Pour enfin me dépasser et se diriger vers le bar et donc la sortie de secours. Cet enfoiré ! Goujat !

Je décide de longer le mur de la salle, il ne va pas s’en sortir comme ça lui. Je vois qu’il n’avance plus, les balles fusent trop. Je le rejoins en rampant. Centimètre après centimètre. Il faut que je sache. Alors qu’il ne me restait que cinq mètres à parcourir pour rejoindre ma cible, cachée derrière une table renversée, je vois le bookmaker à qui j’avais confié mon argent. Il s’est pris deux balles je crois, en tout cas il est au sol et au vu du sang qui sort de sa bouche, il n’est pas en bon état pour survivre. Il a une petite mallette dans la main. Il me regarde, suppliant. Je le regarde, je regarde la table renversée. Puis merde. Je me concentre et j’envoie un flash apaisant à l’homme mourant, ce qui permet de desserrer son emprise sur la mallette. Et cela, c’est ce qu’on appelle le bonus de mission. C’est pour qui la Costa del Sol ? C’est pour moi.

« Connasse… » dit la voix agonisante. Ah, le sort n’a pas bien marché on dirait. Dommage. Pas le temps de niaiser. Je rampe sur le sol en direction de la table renversée. La cible est bien derrière, il a l’air de réfléchir à une solution. Je l’interpelle : « Hé vous ! Oui, vous ! Vous connaissez le concept des alliances de circonstances ? ». Il me regarde, semblant me jauger, puis incline légèrement la tête à l’affirmative. Il me tend une arme à feu :

« Vous savez vous en servir ?
- Non, mais je peux tirer dans le tas si vous voulez.
- Faites donc ça. Moi je vais essayer d’en avoir le plus possible, il y a trop de tirs ici. On va se faire faucher par les balles. » me dit-il, d’un ton neutre et affreusement sérieux. Presque trop sérieux, vu la situation.

A son signal, je sors un peu ma tête sur le côté gauche de la table et je tire quelques balles en direction des assaillants. Je pense n’en toucher aucun. Je ne vois rien et je n’ai pas l’habitude d’utiliser ce genre d’objets. Mais au moins, cela fait diversion. Je vois que ma cible se met à faire des mouvements avec ses bras. Il sort par-dessus la table et envoie de ses mains deux javelots de glace vers nos assaillants ! Je ne vois pas s’il a touché quelqu’un, mais en tout cas il sait lancer des sorts de glace. Pas de temps à perdre, on nous tire dessus. Je suis un peu paniqué et je me mets à trembler… Mais qu’est-ce qui me prend ? Faut se ressaisir ! Je regarde le bar, non loin de là. Je me concentre sur les bouteilles de verre pendant un moment. Mon voisin de table – c’est le cas de le dire- me regarde avec arrogance. Il doit se demander ce que je fais. Je crois y arriver, les bouteilles commencent à bouger. Je fais un effort supplémentaire et je projette les bouteilles des tireurs, le tir est hasardeux mais dans le tas j’arrive à en atteindre quelques-uns. Cela ne va pas les tuer, mais ça peut en assommer ou en perturber certains. Mon voisin s’accroupit et continue à faire des gestes, cette fois-ci en direction de la porte de secours.

Je vais lui faire une belle diversion pour l’occasion. Je prépare mes projectiles magiques. Je fais des mouvements de mes mains, je me redresse vigoureusement et je lance mes bras vers l’avant pour diriger l’énergie vers le bon sens. Mes projectiles s’élancent vers les tireurs assaillants, je pense en avoir touché un. Cela a laissé le temps à mon allié de tirer un gros bloc de glace pour défoncer la sortie de secours. Bon, il a défoncé une partie du mur qui allait avec, mais au moins on peut sortir maintenant. Il va s’enfuir sans moi je pense, et je ne sais toujours pas qui il est ! Je me cache derrière la table, c’est son tour de tirer dans le tas. Autour de nous, il y a des morts, mais également des invités qui font les morts, en espérant ne pas prendre une balle perdue.

Encore un échange de tirs. La mort est possible à chaque tir. Mon adrénaline est très forte, j’ai dû mal à rester concentrée et ne pas paniquer comme une cruche. J’avale ma salive. Je tire le vêtement de mon voisin et je lui indique la porte. Il ne semble pas opposer à la fuite. Nous attendons une petite pause dans les échanges de tirs et nous nous précipitons vers la sortie, suivis d’autres invités assez courageux pour tenter une fuite. Je le regarde un instant, essoufflée. Je vois qu’il est déjà en train de voir comment partir au plus vite. Je tente une dernière feinte pour manipuler les évènements de ce soir et les tourner en ma faveur. Je me dirige vers lui, je lui agrippe le bras :


« C’est quoi ce cirque ?
- Cela m’a tout l’air d’un règlement de comptes entre le bookmaker et un gang rival.
- C’est vous le fameux Savant Glacial que Gregor cherchait ? Il paraît que vous avez tué son homme de main Ivan ? De ce que je viens de voir, vous avez l’air d’être un sacré combattant pour un scientifique… » dis-je, le regardant droit dans les yeux. Il fut pris d’un très léger sourire du coin des lèvres. Flattez l’ego, il n’y a que ça de vrai. Cependant il ne répondit pas vraiment à ma question. Il me repoussa un peu pour que je lâche son bras et il disparut dans la foule des invités s’enfuyant. Me voilà toute seule, sale et avec une mallette. Je n’ai pas de certitude, il peut être Vexen comme il peut être quelqu'un d'autre.

Je rentre à l’hôtel, de manière précipitée. Je rassemble mes affaires, met l’argent dans mes affaires ; je remets ma tenue de cuir et je vais au plus vite vers la piste réservée aux vaisseaux de la Shin-Ra. Je prends le premier venu en direction du Vaisseau-Mère et je quitte le trouble d’Illusiopolis. Cette mission n’avait pas été de tout repos. Alors j’étais dans le vaisseau de la Shin-Ra, je trouve de quoi écrire mon rapport et je commence à le rédiger. Je précise bien entendu toute la situation, à l’exception de mes gains aux paris. Il ne faut pas rigoler avec ça. Un bilan plutôt positif : j’ai gagné de l’argent, j’ai aidé une maquerelle et j’ai aidé à la localisation du Savant Glacial. Cependant, je suis forcée de préciser dans le rapport que l’identification n’est pas sûre à 100% et que je ne peux que fournir une description partielle de l’individu en précisant qu’il peut lancer des projectiles de glaces de tailles assez impressionnantes. Cependant, au vu du grabuge de ce soir, il y a beaucoup de chances qu’il quitte la ville pour un certain temps… La prochaine fois, je t’attraperai Vexen. En tout bien, tout honneur bien sûr…
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Mer 7 Juin 2017 - 11:53
La première notation de Huayan Song !

Alors, habituellement je procède assez simplement. J'énumère les points négatifs, et ensuite je passe aux positifs. J'espère que ça t'ira !

Commençons.

Le seul point négatif dans ton RP est une chose un peu bête et que tu je pouvais pas vraiment savoir. Pour cette raison, cette boulette (si on peut parler de boulette) que tu as fait inconsciemment n'impactera pas sur ta récompense de fin de mission. Il s'agit simplement des munnies ^^ Le fait de voler un cadavre, ça peut passer une fois de temps en temps, il ne s'agit pas de grosses sommes (ici, 20 munnies). Ça passe, mais faut pas non plus le faire tout le temps, question de système en fait. J'y reviendrai. À côté de ça, y'a toute l'histoire de bookmakers. Là où je suis moins fan pour le coup, (toujours au sujet des munnies hein) c'est que ce sont de grosses sommes d'argent qui transitent. Je qualifierai ça "d'argent facile" dans le sens où c'est toi qui décide de tes gains et de si tu gagnes ou non. Tu vois ce que je veux dire ? C'est comme si moi, je me levai un matin, j'me disais "J'mangerai bien un kebab, ça me fait envie" et que pouf dans ma main apparaissait un billet de 5.

C'que j'veux dire, plus concrétement, c'est que le système économique (?) sur le forum est assez contrôlé. Une mission facile ne donnera pas beaucoup de sous, et une mission dure en donnera beaucoup. Mais ce sont des quotas définis par la difficulté. Si tout le monde commençait à se rajouter des bonus, ça tuerait l'économie et permettrait des progressions fulgurantes ! Donc à partir de ça, deux choses :

La première, c'est que t'es excusée évidemment ^^ C'pas une faute grave et tu ne le savais pas.
La seconde, c'est que dans tes RP... Tu peux faire ce genre de choses hein. C'est sympa, ça donne un petit plus à ton perso etc. Le seul truc, c'est que ces gains "forcés", j'vais pas pouvoir te les accorder. Pour tout ce qui va être achat dans la boutique, que ça aille de potions à la con, de compétences jusqu'au vaisseau, ce sera tes gains reçus en fin de notation. Ça peut paraître injuste, mais c'est surtout pour réguler le truc, j'espère que tu comprends.

Passons à quelque chose de plus cool !

J'ai bien aimé ta mission, et j'ai bien aimé ton personnage aussi. J'avoue cependant avoir quelques difficultés à le cerner. Il dégage quelque chose de très... précieux ? Ouais, on va dire ça ! Mais d'un autre côté, des mots plutôt familiers sont employés ce qui contraste vraiment. Attention, c'est pas un mal, c'est rigolo.

Autre point positif :
J'hésite à le décrire comme point positif, j'ai peur que ça te mette la pression alors que pas du tout. Bon, j'te l'dis mais c'est pas pour autant qu'il faudra te forcer par la suite hein !
La longueur. Ton RP est quand même super long et sans dire que c'est rare pour un nouvel arrivant, c'est pas non plus super courant. En plus, tu l'as écris quand même relativement vite, du coup j'suis plutôt impressionné. Y'a la qualité, la quantité et la rapidité. C'est plutôt pas mal pour un début !

J'ai bien aimé aussi que ta mission se déroule en plusieurs étapes, avec la petite side-quest sur le côté qui était de buter le mec que Toma t'avait demandé de buter. Ça prend pas trop de place, ça s'incorpore facilement à la "trame principale"... C'est plutôt bien réfléchi, quoique peut-être un peu facile mais en tout cas pas dérangeant.

Donc les plusieurs étapes, c'est cool que tu prennes le temps de te poser dans le monde. Préparer l'opération, savoir où aller, qui voir. Faire ça sur plusieurs soirées, ne pas trouver Vexen tout de suite...  On a vraiment le sentiment de "je connais bien Illusiopolis" qui s'en dégage. RP parlant, je pense que j'ai bien fait de t'envoyer toi sur ce point. Et là où c'est bien joué à toi, c'est que malgré le fait que tu retardes beaucoup la grosse action, le RP ne devient pas chiant. On reste pris par le récit et ça c'est cool.

L'atmosphère aussi. L'atmosphère que tu décris est bonne. J'ai fait le compliment à Roméo il y'a deux jours je crois, on se sent à Illusiopolis. C'est crade, malsain, malfamé et tu le dis toi-même, on est pas à l'abri de se faire attendre à un coin de rue pour se faire agresser. Bon, l'environnement des bookmakers aide énormément aussi c'est vrai, mais il est en tout cas bien reproduit. Pour quelques moments, j'me serais cru dans Snatch de Guy Ritchie.

A la limite, pour Vexen en lui même... Je sais pas trop. Pour quelqu'un qui ne connaît pas le personnage, c'est cohérent. Peut-être qu'il manquerait quelques trucs et tout ça, mais... Ne le connaissant pas et ayant probablement omis quelques explications supplémentaires, ça va. Tu t'en es bien sortie ! J'suis vraiment content de ce premier RP. Ton style est agréable à lire,  moi j'aime bien !

Si ! Heureusement que je vérifie Very Happy Dernier point négatif, et après c'est fini :
A plusieurs reprises, tu utilises des compétences de symbiose pour changer de forme. Je pars du principe que dans ce cas-ci, c'est toujours la plus haute compétence de la série qui est sollicitée. Tu possèdes donc celle de rang 3 si je ne me trompe pas en HS. Elle nécessite 47 en symbiose, et je vois malheureusement que tu n'en as aucun. Je vais t'expliquer vite fait ce que ça veut dire.

En gros, la somme de tes PS en symbiose désigne à la fois ta compétence dans ce domaine, et on va dire ta "barre de symbiose". Plus tu en as, plus tu peux en utiliser. Avec 0, tu te doutes bien que ta barre est vraiment, vraiment minuscule ^^ A nouveau, tu pouvais difficilement le savoir, mais autant de transformations dans un laps de temps aussi court me semble un peu trop. Même si le RP se passe sur plusieurs jours et que ton esprit peut se reposer entre deux, les transformations successives, et surtout leur durée, sont pour moi un peu trop gourmandes en symbiose. Voilà, voilà !

Après, j'te le redis quand même : ton RP était quand même super cool. J'ai bien aimé le lire comme j'ai bien aimé le noter. Tes seuls "erreurs" sont des erreurs dues au système finalement. Je n'en tiendrai pas compte pour ta première mission, mais attention à ne pas les renouveler ^^

Je noterai cette mission en Périlleux.

37 points d’expérience + 320 munnies + 3 PS, tous en symbiose !

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