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 Huayan Song - 宋华严
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Jeu 1 Juin 2017 - 18:03

Huayan Song



Identité

  • Nom  : Song 宋

  • Prénom : Huayan 华严

  • Titre  : Aucun, pour le moment 

  • Âge : 21 ans

  • Camp : La Shin-Ra

  • Monde d'Origine : Terre des Dragons

  • Race  : Humaine

  • Grade désiré : Ce qui vous semblera correct.




Physionomie


C’est le Printemps. Les marchés des villages fleurissent et s’épanouissent dans un brouhaha chaleureux invitant les passants à venir faire leurs achats et se tenir au courant des derniers arrivages. Je suis un fils de marchand de légumes, adolescent et libre comme l’air ! J’aide mon père sur le marché du village à monter le stand et parfois à vendre. Mais je ne suis pas fort en affaires, je me fais souvent avoir par des matrones trop expérimentées dans le négoce…

Mon père venait de me disputer une nouvelle fois quand je l’ai vu, au loin. C’était comme une apparition. A travers les dédales du marché, les cris des vendeurs, les rires des dames, je l’aperçus. Un instant qui parut comme une éternité. Je plongeai mon regard dans ses yeux noirs et je vis une beauté qui m’était inconnue. Ses yeux de prune me regardaient accompagnés d’un léger sourire de ses lèvres fines. Son visage faiblement maquillé trahissait une peau naturellement blanche, pâle. Ses vêtements soyeux laissaient à penser qu’elle avait un corps fin, élégant et entretenu. Je revins à la réalité lorsqu’elle détourna son regard et reprit son chemin.

Je me décidai à la suivre, pour pouvoir l’apercevoir de plus près. Plein de fougue, je courrai entre les étales pour l’atteindre de nouveau, où était-elle ? Je cherchai désespérément cette femme si hypnotisante, lorsque je reconnu à quelques mètres, derrière l’étale du poissonnier, ses habits rouges et noirs. Je décidai d’abandonner ma fougue et d’approcher lentement, caché derrière une pile de petites cages pour poules. Elle ne me voyait pas, je crois. Dans ma précipitation, je n’avais pas vu qu’elle avait une ombrelle dans ses mains fines, l’espace d’un instant, alors qu’elle discutait avec le poisonnier, elle remit en place son chignon qui retenait ses longs cheveux noirs. Elle avait un charisme incroyable, une élégance naturelle dans la manière de se mouvoir. Elle avait un accent local assez prononcé, peut-être un peu trop ? Elle reprit sa marche, n’ayant rien acheté au poissonnier. Je remarquai qu’elle était plutôt grande en la suivant, elle devait presque faire ma taille. A un moment donné, je la vis s’approcher du stand de mon père. Soudainement, je sautai sur l’occasion pour l’aborder. Je ne sais pas pourquoi je faisais cela, qu’est-ce que j’espérai ? Un regard, un mot, un geste ? D’un air affirmé, je lui vantai la qualité de nos produits. Elle ne disait mot, préférant m’écouter, le regard posé sur les légumes. Elle jeta son dévolu sur notre gingembre en le pointant de son index gauche, elle avait une excellente manucure et je regardai plus l’aspirante femme que j’avais devant les yeux plutôt que mon étale. Elle inclina la tête dans ma direction, les rayons du soleil se reflétant dans ses bijoux, comme demandant une réaction. Je repris vite mes esprits et je me saisissai du gingembre pour lui tendre avec mes deux mains. Elle accepta mon geste, en faisant un grand sourire. Elle sortit d’un pan de sa tenue quelques pièces de monnaie, qu’elle me confit de ses doigts fins. Du haut de mon mètre soixante-dix-sept, cette dame était assez impressionnante, elle faisait vraiment ma taille mais cela ajouté au chignon, elle me dépassait largement. Elle me sourie encore une fois et après quelques secondes qui parurent très longues, elle me tendit de nouveau le gingembre.


L’air incrédule, je ne su que répondre. Elle finit par me le poser dans la main et déclara, cette fois-ci dans un mandarin sans accent : « Tenez c’est pour vous. Je vous conseille de vous faire une petite soupe de gingembre, vous devez être fatigué de m’avoir couru après. A bientôt, peut-être. ».
Sans la connaître, je me serai battu pour elle jusqu’aux étoiles et au-delà.

             

Question vis-à-vis du Physique :

Huayan n’est pas une combattante « physique ». C’est une femme avec une musculature peu développée, peu habituée à porter des charges lourdes et n’a pas été formée à l’usage des armes. Malgré la confiance qu’elle peut s’accorder, elle ne tentera jamais un affrontement direct et frontal de prime abord. Si elle est attaquée, elle préférera la fuite ou de rejoindre un environnement beaucoup plus favorable à ses compétences.

Elle aura tendance à user de vitesse et dextérité pour esquiver les attaques, puis à user de son Psychisme / sa Magie pour éliminer son adversaire ou s’enfuir définitivement.
Huayan aura des compétences en lien avec des illusions ou la manipulation, elle s’en servira. Ses penchants de manipulatrice sadique prennent le dessus en cas de menaces et elle fera tout pour faire tourner en bourrique ses ennemis, les effrayer, les torturer pour ensuite leur offrir un coup de grâce bien réel. Là où d’autres préfèrent se dévoiler rapidement et lutter directement, Huayan préfère rester cachée, dissimulée le plus longtemps possible pour affaiblir son ennemi. Une fois assez faible, elle pourrait se dévoiler : histoire que la personne adverse sache que c’est bien Huayan qui va l’achever.

 




Psychologie


Encore une nuit froide dans la capitale du nord de la Chine, l’hiver est rude cette année. Tel un fantôme, j’erre dans les rues gelées, enneigées et plongées dans la pénombre. Je ne me reconnais plus, la haine guide mes pas. Cette nuit, la terre sera souillée par le sang infâme de cette catin de Song Huayan ! Puissent les dieux et mes ancêtres m’apporter la force d’apporter à cette créature de vice une fin rapide ! Moi qui croyais avoir rangé les armes pour toujours, je m’étais trompée. Pas le temps de trop réfléchir, les patrouilles sont nombreuses dans ce quartier de la capitale, cette femme sait où se cacher. Je glisse dans la pénombre entre deux maisons et je me faufile un peu plus loin le long d’un canal gelé de la ville. Je crois que j’approche. A l’aide d’un chariot accolé à une demeure, je monte sur un toit voisin, inspectant la cour intérieure de la maison-cible. Je vois un jardin particulièrement bien arrangé, presque trop. Chaque détail est parfait, parfaitement bien rangé, taillé, placé. Un jardin traditionnel. Je remarque notamment la présence de nombreux lotus sur le bassin central, ne me dites pas qu’elle est bouddhiste cette… Je m’égare.

Je glisse sur le toit et j’arrive dans les jardins. Personne semble t-il. Le ciel est nuageux, la lune ne trahit pas ma présence de ses doux rayons d’argent. J’avance à pas feutrés, discrète. Je décide de rentrer dans une pièce qui n’est pas fermée à clefs. Je ne sais pas qui s’est chargé de l’éducation de cette femme, mais sa demeure est celle d’une maniaque compulsive de l’ordre et des apparences. Rien ne semble traîner, tout est rangé, classé dans ce petit salon. Je passe à la salle suivante.

J’atterris dans une pièce remplie de textes, certains écrits sur des bambous, d’autres sur du papier. De ce que je vois, elle a l’air de lire beaucoup. Certains documents sont écrits dans une langue que je ne comprends pas, sur des supports inconnus. Peut-être l’une des langues des gens venant d’autres mondes ? Cette femme est studieuse, entre les différents ouvrages, livres, scripts et sa calligraphie, son mari a dû être fier quand il l’a épousé. Dommage qu’il n’ait jamais connu son vrai visage.
Je sors de la pièce, j’avance dans un long couloir. Quelques grincements se font entendre sous certains de mes pas. Créant une certaine inquiétude. J’ouvre une nouvelle porte. Sa salle de vêtements.


Je me mets à fouiller en quête d'un je-ne-sais-quoi, une petite chose qui pourrait changer la donne. Je m’approche d’une de ses tenues récemment pliée, et quelque chose me frappe. Sa broche. Pas n’importe laquelle qui plus est… Quelle garce ! Il y a quelques années, mon propre mari avait invité cette manipulatrice chez nous. J’ignorais qui elle était pour mon mari à ce moment-là. Cette broche était un cadeau de mon époux à cette femme qui était devenue sa maîtresse. C’était un homme de l’armée, avec une certaine influence sur la garde de la capitale. Malgré cela, je décidais d’entretenir une forme d’alliance de circonstances avec elle, et durant de longs mois, nous travaillâmes ensemble pour faire avancer nos positions respectives dans les cercles d’influences de la ville. Au fil des mois, je découvrais une femme courtoise, respectueuse des traditions mais terriblement cupide. Là où je souhaitais pouvoir progresser dans la société pour une meilleure place future pour ma progéniture, elle ne pensait qu’à son influence propre et les gains qu’elle engrangeait. Je sentais qu’elle n’avait pas toujours été ainsi. Outre ses torts, elle avait une tendresse, non-sexuée, pour l’eunuque qui l’avait élevée. Ainsi, malgré sa maîtrise des relations et sa cupidité, Huayan était capable d’avoir de l’affection pour ceux qui la servaient loyalement et sans aucun intérêt personnel. La disparition mystérieuse de son mari l’avait affecté au fil des ans, elle était restée fidèle et ne s’était pas remariée, et ne le voulait pas. Tant que son mari n’était pas rentré, elle l’attendrait. Mais ce n’était pas son genre de rester inactive. Vers la fin de notre association prolifique, je me pris à croire que pour Huayan, tout ceci n’était qu’un jeu, une sorte de distraction le temps que son mari rentre. Cependant, je sentais qu’elle se rapprochait au fur et à mesure de mon mari, son emprise sur lui était grande.
J’avais compris son petit jeu. Elle allait se retourner contre moi. J’ai commencé une enquête qui dura plus d’une année, l’espionnant, la traquant. Mon mari mourut. Assassiné une nuit similaire à celle-ci. Abattue par le désespoir, je me repliais sur mes devoirs de mère de famille. Puis après la tristesse, vînt la colère. Je découvris un autre visage de cette femme. Je savais qu’elle jouait avec les hommes pour servir ses intérêts, je savais qu’elle était capable d’user de ses charmes pour accomplir ses desseins mais je ne savais pas qu’elle pouvait tuer.  Froidement et sans états d’âme, comme un serpent, Huayan dispense ses proies de son venin pour les dévorer ensuite. Ne restent que des corps sans vie ou des âmes brisées. Je serre la broche dans ma main fermement. Cette nuit, elle paiera.


J’avance dans la demeure, encore. Je pense enfin l’avoir trouvé. Mon cœur s’emballe, mes palpitations augmentent, ma main sortant ma dague tremble. Elle est dans sa chambre, je le sais. Elle est là. Le sang va laver mon honneur. Je me faufile à l’intérieur, elle est couchée. Je vois ses cheveux. J’inspire silencieusement un grand coup en fermant une fraction de secondes mes yeux. Il est temps. J’abats ma lame sur sa gorge, c’est la fin de ma souffrance ! J’attaque plusieurs fois, elle ne bouge pas et après quelques secondes, je me rends compte que ce n’est pas elle. Je tire le drap et je découvre des linges pliés et un traversin en guise de faux corps. Comment a-t-elle su ?

Les nuages du ciel s’écartent enfin pour libérer la pâle lueur de la lune. Ses maigres rayons d’argent suffisent à éclairer la pièce auparavant complètement plongée dans l’obscurité nocturne. Je relève lentement la tête, et je vois Huayan, souriante. J’entends une porte s’ouvrir avec fracas et je vois un homme tenir une arbalète à répétitions dans ma direction. Qu’est-ce que ?

« Je vous croyais plus intelligente ma chère. Je suis déçue. » dit-elle, d’un ton ironique à souhait.

Je reste à genoux à côté de son lit, surprise, confuse et inquiète. « Je… Comment avez-vous pu … ?
- Savoir que vous arriviez ? », dit-elle en dévoilant son éventail et commençant à s’éventer.
Elle se lève et tourne autour de moi.


« J’avoue que votre détermination est remarquable. Mais piège après piège, vous continuez à me suivre, à enquêter sur mes agissements… Tout ça pour votre mari ? Ayez pitié de moi, ce n’était qu’un commandant de l’armée ! » finit-elle par lâcher en pouffant de rire.

« Je savais que vous viendriez car mon cher eunuque vous a suivi et a vu que vous aviez acheté une arme. Au vu de la météo de ce soir, un ciel très nuageux, c’était fort probable que vous tenteriez votre chance. » déclare t-elle, d’un ton sérieux tranchant avec son précédent pouffement de rires.

Ce n’est pas un sourire aimable qu’elle porte ce soir-là, c’est un sourire sadique. Son vrai visage. Comment une femme aussi belle peut-elle être une telle garce ? Je suis tellement concentrée sur son sourire que je ne vois pas son signe de la main à son eunuque qui tire un carreau d’arbalète dans mon flanc droit. Je m’effondre sur le sol. Elle se penche vers moi, j’agonise. J’ai lâché mon arme et je perds mes forces peu à peu.

« Une dernière volonté ? » lâche t-elle finalement avec un ton plutôt froid.
Ce ton, je l’ai déjà entendu. Je sais que c’est la fin pour moi. Cette femme est une beauté froide, sans âme. Je me demande comment… Comment quelqu’un aurait pu aimer cette personne, la vraie Huayan ?


« Je suppose que je mourrai un autre jour. » finit-elle par dire devant mon silence. Elle fait un autre signe à son eunuque. Je meurs.
     
     




Histoire


Le Printemps, la saison des fleurs.

C’est dans la petite ville de Chengdu, au Sichuan, que Huayan vit le jour d’un père de la région et d’une mère de Beijing. C’est une famille de marchands et d’artisans. Ming Song, le père, tenait un comptoir commercial où il vendait étoffes, vêtements, bijoux et orfèvreries. Junhao Wang, la mère, était tisserand et tailleur : elle vendait le fruit de son labeur au comptoir de son époux. Ils avaient déjà eu un fils, dont ils sont toujours fiers : Gao Song. Trois ans après la naissance de leur fils, en un mois de février froid et rude, ils eurent Huayan. On dit que la famille festoya pendant quatre jours et trois nuits pour fêter la prospérité de la lignée de la famille et de l’honneur que ces enfants apporteraient à leurs parents. Les deux enfants avaient des traits très semblables à ceux de leur père. Un père aimant, très protecteur.

Gao Song, dès son plus jeune âge, eut une prédisposition aux arts martiaux qui agaça ses parents : ils ne voulaient pas voir leur fils se mettre en danger en allant rejoindre les rangs de l’armée qui combattait les Huns. Cette inquiétude et l’attention des parents pour leur fils éclipsèrent un temps la jeunesse de Huayan de la présence pesante de sa famille. À l’âge de cinq ans, elle commença à étudier avec l’eunuque de la famille, alors que son frère commençait les leçons d’escrime. Huayan était passionnée par les tissus de son père, et il n’était pas rare que ce dernier retrouve sa fille en train de se débattre dans un amas de soie et de rubans.  Ah ! Une jeunesse joyeuse, au cœur des montagnes, loin des tracas de nombreux mortels.

L’eunuque de la famille, Xupeng Liu, était un homme d’une trentaine d’années. Il avait été chassé d’un palais seigneurial de Guangzhou, et avait été recueilli par la famille Song qui était aisée et pouvait subvenir à ses besoins ainsi que profiter de ses services. C’était un homme d’une grande culture qui apprit beaucoup de choses à Huayan, les usages de la Cour, la manière de s’habiller, de se tenir, de s’exprimer. La petite Huayan demeurait turbulente et fit de nombreuses fois de la peine à ce pauvre bougre d’eunuque qui faisait tout pour contenter ses nouveaux maîtres.


À l’âge de neuf ans, Ming Song décida de déménager. Il voulait rejoindre la capitale chinoise pour être au plus près des clients, des marchands : la Route de la Soie est bonne pour les affaires. La famille Song, accompagnée par son eunuque, se séparèrent de leur demeure à Chengdu pour prendre la route. Au lieu d’aller directement à la capitale, la famille faisait des haltes, de ville en ville, village en village. Une véritable aventure pour les enfants qui découvraient le monde à travers des yeux émerveillés par la diversité des paysages et des gens qu’ils croisaient. Huayan, comme beaucoup d’autres enfants, se chamaillaient régulièrement avec son frère. Ce dernier, protecteur, ne souhaitait pas que d’autres garçons que lui viennent embêter sa petite sœur. C’est ainsi que Gao apprit à sa sœur quelques mouvements d’esquives et quelques positions basiques de combat. Xupeng, quant à lui, continua d’enseigner aux enfants différents dialectes de la Chine, les mathématiques et la calligraphie, souvent dans la charrette de la famille pendant qu’ils vagabondaient sur les routes impériales. Pour se moquer un peu de lui et de son âge – bien qu’il ne fût pas vieux-, Huayan et Gao le surnommaient 孔子 -Kongzi-, ce qui avait le mérite de faire sortir de ses gonds leur professeur.

Après une année passée sur les routes à commercer, marchander et jouer aux voyageurs venus du sud, la famille Song s’installa à la capitale dans une demeure de taille plus que respectable, dans un quartier de bonne réputation. Huayan avait dix ans, Gao en avait treize. Malgré l’insistance de ses parents, Gao Song souhaitait par-dessus tout devenir un soldat et servir la Chine. Il était agile, fort et disposait de bonnes capacités cognitives. De plus, il savait lire, un atout non-négligeable. Ses parents et sa sœur l’accompagnèrent alors au centre de recrutement de l’armée où ils confièrent leur fils Gao à l’Etat. Huayan se retrouvait pour la première fois seule, sans son frère. Mais au fond d’elle, elle savait que son frère serait heureux là-bas et qu’il réussirait. Elle le savait.

Les parents de Huayan reprirent leurs activités commerciales et la proximité de la Route de la Soie se faisaient sentir. Huayan vit sa famille s’enrichir de manière considérable, au point qu’ils achetèrent une nouvelle maison, plus vaste et avec un jardin plus grand ! La jeune Huayan fut donc ravie de s’épanouir en tant que « petite princesse » : avec tous ses beaux vêtements et ses magnifiques atours, elle jouait souvent à ce petit jeu de savoir qui serait digne de marier une dame comme elle. Elle ne croyait pas si bien dire.


À onze ans, Huayan fut introduit à un jeune garçon du même âge, dénommé Zhanming Zhuoyan. Ils passèrent quelques journées ensemble, ses parents étaient des officiels, ils travaillaient pour l’Etat ! Des gens très respectables. Mais également assez riches et avec une influence certaine dans la cité. Par une belle journée d’avril, Ming convoqua sa fille.

« Tu aimes bien jouer avec le fils Zhuoyan ? » demanda t-il à sa fille.
Huayan, quelque peu surprise de la question de son père répondit :
« Oui ! Il est très gentil ! 他可爱! ».
Son père sourit un instant. Puis, dit à sa fille d’un ton enjoué :
« Hé bien, j’ai parlé avec ses parents Huayan. Lorsque tu seras en âge de te marier, tu te marieras avec Zhanming ! ».
Huayan accueillit la nouvelle favorablement à l’époque, elle ne se rendait pas compte des conséquences, elle n’avait que onze ans après tout.  

Les mois passèrent. En grandissant, la jeune fleur qu’était devenue Huayan s’épanouissait dans l’art de la calligraphie et aimait voir les jeunes garçons de son âge lui tourner autour, trop timides pour s’adresser à elle. Elle restait proche de Zhanming, comme une amie. Ils se baladaient en ville ensemble, fréquemment. Une belle jeunesse à flâner et envisager l’avenir sereinement sous des jours heureux.

À ses quinze ans, deux évènements marquèrent la fin de cette jeunesse dorée et un retour à la réalité. Alors que Huayan rêvassait au bord du bassin de son jardin, lors d’une nuit de pleine lune où elle n’arrivait pas à trouver le sommeil, elle se surprit à entrer dans une méditation profonde, aux frontières de son esprit. Elle fermait les lieux, et sous les rayons de la lune, se concentrait sur cette introspection. C’est cette nuit-là, qu’elle prit conscience de son potentiel psychique et de ce qu’elle pourrait faire avec de l’entraînement. Là où son frère se battait de ses poings, elle se battrait avec son esprit. Sa transe fut interrompue par Xupeng, surpris de la voir au bord du bassin à cette heure-ci.

Le second événement décisif fut une remise en question du mariage avec Zhanming. En effet, l’accord entre le père Song et le père Zhuoyan avait été annulé pour des raisons obscures. Ming annonça le nouveau futur mari de Huayan : Haojun Zhang. Un fils d’officiels, mais mieux placés dans l’échiquier politique municipal. L’amitié entre Huayan et Zhanming perdura jusqu’à nos jours, mais l’amour débuta pour elle et Haojun.


C’est ainsi que s’achève le Printemps.


L’Eté, la saison du Soleil.

À dix-sept ans, Huayan était en fin d’adolescence. Elle était devenue une jeune femme magnifique. Les parents des deux familles tombèrent d’accord pour les marier en juin, en pleine chaleur estivale. Un mariage luxueux et traditionnel. Haojun n’était pas un mari exceptionnellement beau, mais il avait un certain charme propre aux « gens du nord » comme on les appelle au Sichuan. Huayan était fière le jour de son mariage, elle avait ses plus belles tenues, ses magnifiques bijoux et une toilette impeccable. Elle aimait être au centre de l’attention, elle était belle et elle se savait. Elle aurait rendu fou un Mandchou. L’honneur d’une famille s’apprécie quand la fille se marie, trouvant un bon parti, elle gagne la partie.

Dans les rues, les citadins observaient le cortège nuptial avec envie et joie : le couple était beau et leurs familles en sortiraient avec beaucoup d’honneur. Les deux familles organisèrent un vaste festin, on ne compta pas moins de deux cents invités sur trois jours et deux nuits ! On raconte des histoires folles sur des ministres qui seraient venus participer au mariage déguisés en simples habitants pour ne pas se faire reconnaître !

À cette époque, Huayan, bien que jeune femme, demeurait innocente et relativement naïve. La période suivant le mariage fut joyeuse et la jeune mariée fut heureuse de se rendre compte que plus le temps passait, plus elle aimait son époux. Elle remerciait régulièrement ses ancêtres et ses parents d’avoir choisi un homme aimant et dont l’avenir semblait lui aussi assuré. En effet, elle apprit de son père pourquoi il avait bousculé son précédent projet de mariage avec Zhanming : Haojun travaillait pour une entreprise appelée «  La Shin-Ra ». Il était une sorte d’intermédiaire local pour cette compagnie qui reliait les autres mondes, plus étranges les uns que les autres. Huayan ne prenait pas vraiment conscience de la valeur de la Shin-Ra à l’époque, ce qu’elle savait cependant, c’est que son mari était bien payé et qu’avec l’argent, il pourrait l’entretenir correctement.


Soucieux de voir sa femme découvrir un autre milieu que celui de la Chine, Haojun invita sa femme à un voyage d’affaires à Illusiopolis. Huayan rejoignit le vaisseau de la compagnie avec son époux, d’un pas peu rassuré, elle s’engouffra à l’intérieur et regardait chaque personne, chaque objet en détails. Tout était curiosité pour elle. Ils décollèrent. La fin du zénith.

Illusiopolis fut un choc.

À peine arrivée, Huayan découvrit un autre monde bruyant, sombre et pollué. Elle qui imaginait quelque chose de plus « beau », se rendit compte que sa demeure en Chine était de meilleur goût que cet amas de bâtiments dont les formes lui inspiraient des « squelettes de montagnes ». Son mari lui fit découvrir les quartiers les moins dangereux, sous escorte. Il lui avait bien dit de ne pas mettre de choses trop brillantes sur elle pendant le voyage, question de sécurité. Malgré cela, le mari était agacé par les regards des passants sur sa femme, qui attirait tout de même l’attention. Loin de chez elle, elle se mit à penser à son eunuque Xupeng, qu’elle aurait bien voulu près d’elle. Ne serait-ce que pour s’en servir de bouclier, au cas où quelqu’un lui ferait du mal. Après tout, son poids le protégeait un peu pensa la svelte Huayan. Elle suivait son mari partout, pendant plusieurs jours. Elle apprit de lui : comment parler à ces gens étranges, quels sont les leviers pour faire agir ces personnes en notre sens, qui paye pour quoi ? Pour toutes ces questions, elle eut des réponses grâce à Haojun.

À la fin de leur séjour, ils rentrèrent en Chine. Huayan était contente de rentrer. Ses parents l’attendaient, un peu inquiet de la voir partir plusieurs jours dans cet endroit inconnu et fort lointain. Ils furent rassurés que le couple se porte bien et ils attendaient avec impatience leurs futurs petits-enfants, des garçons de préférence bien sûr. Ming et Junhao, pour laisser le couple voler de ses propres ailes, décidèrent de retourner à Chengdu. Ming regrettait un peu sa ville natale qu’il n’avait pas vue depuis plusieurs années maintenant. Avec Huayan mariée avec un excellent parti, il ne voyait pas l’intérêt de rester au plus près de sa fille. C’est ainsi que le mois suivant, Huayan dit au revoir à ses parents, qui repartaient paisiblement en province, dans les montagnes, loin du bourdonnement de la capitale. Ming laissa la maison à Huayan et son mari pour leur éviter un achat inutile.  

La fin de cette période fut brutale, comme une lame qui s’abat sur le condamné. Quelques mois après ses dix-huit ans, un événement allait bouleverser sa vie.
 
C’était une nuit d’été, chaude. On entendait les petits insectes chanter dans le jardin intérieur. Huayan se réveilla en sursaut, en sueurs. Les cheveux collés sur le front et la nuque. Elle se tourna sur son duvet, cherchant la présence de son mari, mais il ne trouva rien. Où était-il ? Surprise, elle se leva. Cherchant son mari dans les pièces avoisinantes, elle continuait de ne trouver rien, si ce n’est le chant des insectes. Son inquiétude monta, elle avait un mauvais pressentiment. Elle rejoignit la chambre de son eunuque Xupeng, resté au service de Huayan et résidant toujours non loin d’elle.


« Xupeng ! Je crois qu’un malheur vient d’arriver ! Aide-moi à trouver Haojun ! » dit-elle à voix basse.

Elle n’attendit pas ce dernier et continua à fouiller la maison. En vain, l'été s'achève.


L’Automne, la saison des feuilles mortes.

Dévastée par la disparition aussi soudaine que mystérieuse de son mari, Huayan resta prostrée chez elle durant plusieurs jours. Refusant de se nourrir, de se laver ou de se coiffer. Elle se sentait seule. Les mois qui suivirent, elle perdit beaucoup de poids, devenant presque un squelette et errant parfois dans la maison en quête d’une réponse. Sa chevelure, peu brossée, prenait des allures impressionnantes, descendant presque à ses genoux. Les yeux livides, Xupeng assistait à ce sombre spectacle sans trouver une solution sur le long terme. Son odeur devenait infâme, même pour lui. Sa chambre avait l’allure d’un atelier artisanal en friche. Huayan était désespérée et elle savait ce qui l’attendait. Encore quelques mois, et elle devrait se remarier, elle est encore jeune, sans enfant. Son amour pour Haojun bien que bref, était trop fort pour être altéré et par conséquent, elle ne voulait pas changer de mari.

Un jour d’automne, Xupeng força sa maîtresse à s’asseoir et le regarder nettoyer le jardin intérieur de toutes les feuilles mortes. De manière inattendue, cette action, pourtant simple, fut une révélation pour la jeune femme qu’elle était. Elle fit une métaphore entre son état actuel et ces feuilles mortes : autrefois belles, elles étaient devenues fanées et maintenant, elles allaient disparaître pour toujours. Elle ne voulait pas disparaître, elle ne voulait pas mourir, elle ne voulait que son mari. Elle serra les poings, se leva et pour la première fois depuis longtemps, elle fit sa toilette. Longuement, lentement, sûrement, elle se nettoyait et se faisait de nouveau belle. Xupeng était ravi de ce changement – ne serait-ce que pour l’odeur- et il serait prêt à tout faire pour ne plus voir sa maîtresse, qu’il avait élevé, souffrir. Elle arrangeait de nouveau ses cheveux, ressortit ses belles tenues et ses bijoux. Un ajustement du maquillage et elle sortit prend un bol d’air frais. Xupeng se rendit compte après que le regard de Huayan avait changé, une lueur étrange brillait maintenant dans ses yeux. Huayan avait choisi d’être actrice de son destin, et de retrouver son mari.

Quoiqu’il en coûte.

Le premier obstacle était d’influencer suffisamment ses parents et les marieuses de la capitale pour éviter un nouveau mariage. Elle envoya pour se faire une correspondance fournie à ses parents à Chengdu. Quant aux vieilles marieuses acariâtres, quelques cadeaux et bons mots bien placés, la situation fut réglée, au moins pour quelque temps. Huayan se pencha alors dans les comptes de son mari, découvrant qu’il avait acquis en assez peu de temps un certain montant de pièces chinoises. De plus, un compte ouvert au nom des deux époux aurait été effectué il y a quelques mois à Illusiopolis et qui contiendrait une somme conséquente de munnies. Huayan fut surprise, en partie. Certes, son mari était un homme d’affaires et elle savait qu’il gagnait beaucoup d’argent. Cependant, il n’avait jamais parlé de ce compte commun sur un autre monde et de sommes si importantes.

Dans un souci de nécessité, elle se mit à apprendre la langue commune utilisée sur les autres mondes. Elle savait que cela lui serait utile, certainement.

En fin d’année, elle contacta la Shin-Ra, désormais capable de maîtriser une conversation normale. Huayan proposa de remplacer son mari dans sa tâche locale. La Shin-Ra accepta. C’est ainsi que Huayan appris que son mari était un influent personnage de la ville, une sorte d’homme de l’ombre. Ses débuts furent difficiles. Son dix-neuvième anniversaire passa, seule avec Xupeng. Elle assista avec joie à la fête donnée en l’honneur de Zhanming pour son adhésion au gouvernement de la cité. Les mois qui suivirent virent une ascension fulgurante pour la jeune femme. Méprisée, traitée comme une arriviste de la pire espèce, parfois même soupçonnée de la disparition de son mari, Huayan devint une figure irrésistible des sphères d’influence. Cependant, elle fit une concession : pour manipuler les hommes, le sexe serait parfois nécessaire. C’était un affront envers son mari, oui. Elle était prête à se battre pour le retrouver, et se battre, c'est aussi parfois devoir sacrifier des choses.

Utilisant des informations en provenance de son ami Zhanming et de son frère à l’armée, Huayan et Xupeng tissaient leurs plans pour demeurer en position de force dans de nombreux cercles d’influences locaux. Toutes les bassesses étaient permises. Huayan voyait cela comme un jeu, une distraction, mais elle n’oubliait jamais Haojun, son époux. L’argent, les belles choses et les jeux de pouvoir étaient un bon moyen d’être vivante pour elle, en attendant des jours meilleurs.

La ligne rouge fut franchie lorsqu’elle fit le choix d’éliminer un amant, un commandant, devenu trop gênant. Et c’est ainsi que dans le sang, l'automne finit et l’hiver commence.



L’Hiver, la saison du froid.

« S’il y a un prix pour manque de jugement, je crois que j’ai le ticket gagnant. » dit-elle, soupirant, à l’homme qui était en face d’elle dans cette ruelle sombre d’Illusiopolis.
« Non, c’est un malentendu ! Vous ne comprenez pas… » dit-il, le ton désespéré. Deux hommes se saisirent de lui et l’emmenèrent dans une ruelle voisine, son destin ayant été fixé par Huayan.

En une année et demie, il s’en était passé des choses. Huayan travaillait toujours à la Shin-Ra et après quelques menus succès à la capitale chinoise, elle avait parfois été envoyée à Illusiopolis pour régler certains problèmes pour la compagnie. Souvent, elle profitait de ces voyages d’affaires pour régler ses propres soucis. Après tout, la Shin-Ra n’était qu’un prétexte. La compagnie lui permettait de vivre aisément, de rencontrer des gens pouvant lui être utiles et des opportunités de sortir de sa vie passée, qu’elle considérait comme niaise désormais.

La jeune femme joyeuse qu’elle était avait laissé place à une sournoise personne, sans scrupules, prête à tout pour ses intérêts. Froide, calculatrice, apathique, elle voyait les autres comme une échelle à gravir pour atteindre ses buts. A présent, elle visait la richesse, les beaux ornements et les beaux atours. Pour honorer sa famille et les faire patienter dans l’attente d’un héritier, elle envoyait régulièrement des cadeaux coûteux à Chengdu et à sa belle-famille. Xupeng avait vu la jeune fille devenir une autre femme. Il était à la fois fier et terrifié de ce que Huayan était devenue, une femme forte et subtile, mais dénuée d’innocence. Il la suivait pour la servir, ou restait à la capitale chinoise pour entretenir ses affaires, car au fond de lui-même, il savait que ce n’était qu’un cycle. Huayan était comme un hiver froid et sans vie qui laisserait place un jour à un nouveau printemps, plus luxuriant et vivant qu’auparavant. Le problème étant : quand est-ce que le printemps arrivera ?

Du haut de ses vingt-un ans, la jeune femme en a déjà vu des vertes et des pas mûres. Avec la Shin-Ra, elle a déjà eu à faire avec des agents peu scrupuleux. Heureusement, elle n’a pas à se battre personnellement, la plupart du temps. Beaucoup de contentieux se réglant par la pression ou la peur des représailles.

Du haut de la fenêtre de sa chambre d’hôtel à Illusiopolis, elle contemple la racaille et la vermine se battre pour survivre. La destruction du Kingdom Heart au-dessus de la ville avait rendu le paysage de la ville encore plus sombre. Ces petits êtres insignifiants ! Huayan est au-dessus de ces gens sans valeur, elle mérite beaucoup mieux que cela, que cette chambre d’hôtel, que ce monde lugubre ! Rien ne pourra l’arrêter, et elle fera tout pour rendre fiers ses ancêtres et retrouver Haojun ! Qu’importe le sacrifice, qu’importe le temps, qu’importent les morts !

Hier, Huayan a reçu un message en provenance de la forteresse de la Shin-Ra. Apparemment, son organisation a besoin d’elle pour quelques affaires. Peut-être une promotion ?  Elle sourit en lisant le message. Que le spectacle commence !

Puisse l'hiver ne peut pas être trop rude pour vous...


 

Questions diverses



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Sam 3 Juin 2017 - 4:52
Huayan Song ? Huayan Song ? A la shinra ? Asiat, en plus ?

Autant dire que tu es fan de Hana Song, alias moi.

Alors cette fiche !

Et bien le physique… Très bon point de vue, Huayan Song. J’ai aimé le narrateur témoin. Tu écris bien, ton style est bon. Dans le physique, j’ai du voir sept fautes, donc c’est très correct.
Le point fort de cette description est non seulement la précision mais aussi et surtout… le fait que tu prennes bien ton temps. Tu décris très bien chaque geste, tu fais des zooms sur les parties du visage d’Hyana que le narrateur fixe. C’est bien, très vivant et immersif.

Finalement, j’étais embarqué dans la description quand j’ai lu la réponse à la question vis-à-vis du physique. Je ne la prends pas en compte, contrairement à ceux qui commentent mes fiches ! Mais ! Je t’avoue que mon esprit et mon cœur se mettent d’accord pour craindre un peu la suite lorsque je lis le mot qui sonne le plus mal à mes oreilles : « sadique ».

« Puissent les dieux et mes ancêtres m’apporter la force d’apporter à cette créature de vice une fin rapide ! »

M’apporter la force d’apporter, c’est un peu moche.

« Le ciel est nuageux, la lune ne trahit pas ma présence de ses doux rayons d’argent « 

Il me vient une pensée lorsque je lis cette phrase. Ici, le narrateur semble être une femme (c’est ce que me dit un participe passé) et il se faufile, escalade des toits pour vraisemblablement assassiner ma fangirl. Et je ne sais pas, quand je lis une scène de… d’infiltration. Je trouve que certaines choses doivent être évitées. Imagine l’angoisse, le stress… et imagine quelqu’un penser :

« Ouf… la lune ne trahit pas ma présence de ses doux rayons d’argent »

Le style dépend du personnage, comme tu l’as montré en changeant de style d’un personnage à l’autre. Mais il dépend aussi de la situation ^^.

Alors, j’ai fini le caractère et dans ma lancée, j’ai aussitôt lu l’histoire.

Le caractère, pour commencer. Intéressant… risqué aussi ^^. Heureusement que l’histoire est là car franchement, décrire le caractère de ton personnage du point de vue d’une personne qui ne la connaît pas parfaitement, c’est spécial. Elle peut se tromper, par exemple. Mais clairement, si je vais piocher en plus tous les éléments de caractère dans ton histoire, je peux dire que la description de celui-ci est vraiment très riche. Ton personnage est vraiment super intéressant et je pense que tu l’as super bien décrit.

Un point tout de même : le sadisme. Comme je le pensais, le mot ne valait pas la peine d’être employé. A aucun moment je n’ai eu l’impression que Huayan ressentait vraiment du plaisir à faire souffrir quelqu’un. Mais c’est une mégalo, ça c’est clair. Et je suis convaincu qu’en effet, elle considère la plèbe insignifiante.

Le caractère est bien.

L’histoire, là où tu reviens à quelque chose de plus classique, est tout aussi intéressant. Le changement de narrateur met une plus grande distance entre le locuteur et l’histoire, donc ça… rend le texte un peu plus froid. C’est pas un mal pour autant mais enfin.

C’est plutôt original. On a une femme qui ne se choque pas d’être promise à un homme sans qu’on lui demande son avis, ce qui est plus original que… le contraire. J’ai vraiment aimé l’évolution du personnage.

Et en effet, je ne pense pas qu’elle soit si méchante. Et finalement, c’est peut-être un petit défaut de ta fiche : On passe d’une Huayan normale avant la mort de son mari… à une Huayan, Le Caïd, au sommet de son empire, qui regarde de son appartement la misère du monde, très rapidement et… sans comprendre comment.

Quel est le problème ? Tu as choisi de faire une ellipse d’un an et demi. Soit. J’aurais pas choisi ce moment-là. C’est simple, c’est durant cette année et demi que, je pense, il y a eu une telle évolution dans son caractère.

C’est comme la résolution d’un problème mathématique. Ce qui est intéressant, ce n’est pas le résultat, c’est la démarche.

Deux défauts dans ton histoire.

Premièrement, aucune mention au Consulat, qui « dirige » la terre des dragons depuis quelques années. Ca, à la rigueur, je le pardonne, parce que c’est l’histoire du forum et que tu ne peux pas déjà bien la connaître. (Par contre, encore un membre de la shinra qui serait parfait au Consulat!)

Deuxièmement, et là c’est plus embêtant, strictement aucune référence à la guerre contre les Huns. C’est arrivé quand elle avait dix ans et… rien. Oui si, son frère se bat, on imagine. Tu parles quand même de militaires. Mais pas une fois, le regard de Song ne se tourne vers l’invasion des Huns.

Alors… un petit problème : les pouvoirs. C’est dommage… tu en fais une mention une fois, l’air de dire « Voilà euh… si vous vous demandez, elle peut un peu se battre, c’est d’ailleurs expliqué dans mon histoire », et… si t’en parles une fois de plus dans la suite de l’histoire, c’est beaucoup ^^.

Sinon. Et bien c’est une fiche que j’ai appréciée.

Je te donne le grade de lieutenant.

Tu dois maintenant faire ta fiche de personnage et c’est de nouveau moi qui vais superviser tout ça. Si tu as la moindre question, contacte-moi sur le compte Général Primus.

Voilà !

Bisou !
D.Va.
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