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Ven 19 Mai 2017 - 15:40
Dire qu'elle n'avait pas éprouvé d’appréhension en quittant le Château Disney aurait probablement été un mensonge. Cependant, c'était aussi le cas pour la peur. Elle n'avait pas eu peur, à proprement parler. Elle avait cherché un synonyme pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'elle trouve une autre occupation durant le voyage. L'aller jusqu'au Domaine Enchanté n'était pas des plus courts, et elle avait eu de la chance de ne pas tomber sur une navette bondée comme cela avait parfois été le cas. Le contact proche de la dizaine de personnes sur les bancs de la navette, et bien, elle ne savait pas qu'en penser. Ses écouteurs sur les oreilles,  elle avait fermé les yeux quelques instants. En effet, il y avait quelque chose qui n'allait pas dans le contact qu'elle avait avait de parfaits inconnus qu'elle ne reverrait peut-être pas. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas été en contact avec des individus de ce genre, probablement.

En y réfléchissant, cette impression devenait une certitude, et elle put ainsi la ranger au fond de son esprit en toute rationalité. Cela faisait en réalité des années qu'elle n'avait pas pris de navette en pleine journée, et cela faisait également des années qu'elle ne s'était pas rendue dans un monde qu'elle pouvait appeler « densément peuplé ».

Ce fut en débarquant qu'elle fut surprise. Elle cherchait des points communs entre ce qu'elle voyait et ce qu'elle connaissait, mais n'en trouva que peu. Il y avait quelque chose d'inquiétant dans ce monde, dans les hautes tours de cet énorme palais qui se perdaient dans la brume d'une matinée qui avait traîné en longueur. Une longueur morose, car tout autour d'elle n'était que gris. Le ciel, les murs, l'armure des soldats. C'était une couleur dominante bien sûr, et quelques notes venaient l'égayer ; ainsi venaient des dames en longues robes colorées, des oiseaux dans le ciel, des arbres d'un vert de printemps, des fleurs. Et partout, la rumeur d'une dizaine de conversations, chacune probablement d'un sujet différent.

Mais ce monde, aussi le nota-t-elle, se relevait encore de ce qui l'avait frappé quelque mois plus tôt, aussi chercha-t-elle immédiatement des preuves de ce que les informations de l’Éclaireur ainsi que des échos de ses propres soldats lui avaient illustré avec pléthore d'adjectifs. Affreux, désolant, subit, triste. Des mots descriptifs qu'elle approuvait en silence en marchant de la station Shin-Ra au cœur de la forteresse. Il y avait des mois que personne n'avait entendu de bonne nouvelle provenant du Domaine Enchanté, aussi découvrait-elle ce monde sans surprise. Il n'y avait dans l'air aucune nette différence avec les autres mondes qu'elle avait déjà visités.

Cissneï se trouvait au milieu de badauds, entre ceux qui sortaient, comme elle, et ceux qui entraient dans la station.  Sa tenue était sobre, elle flottait quelque-peu dans sa chemise blanche, sous son long manteau noir qui la protégeait de la bruine. Cela l'avait surprise, mais elle peinait à regagner les quelques kilos qu'elle avait perdus. Elle ne savait si c'était sa condition physique luttant pour revenir à une condition honorable, mais ce monde avait un climat qu'elle pouvait sans honte qualifier de merdique.

Elle avait besoin de tous ses sens, car il était évident qu'elle n'était plus dans son monde et n'avait aucune raison de se sentir en sécurité. Une alliance existait entre le Sanctum et la Lumière, bien entendu, mais elle n'était jamais à l'abri de rien. N'avait jamais été à l'abri de rien. Aussi abandonna-t-elle sa musique avant de quitter complètement la gare, il était inutile de paraître malpolie ou intéressée.  Elle ne chercha pas longtemps avant de trouver à qui parler ; n'appréciant pas être sans but, à la merci de quiconque dans un monde qu'elle visitait pour la première fois, elle avait prévu son petit itinéraire, assuré désormais par les quelques soldats auxquels elle venait de demander son chemin. Annonçant bien qui elle était, et ce pourquoi elle était ici.

Elle trouva la poste de garde le plus proche rapidement. Le soleil ne décidait pas de ce montrer, aussi, comme tous les autres bâtiments, il était résolument gris et peuplé de soldats, pour la plupart en armure. Une sorte d'agitation sous-jacente n'était pas sans lui rappeler la garde de la Lumière, même s'il était vrai que le Général Primus n'apprécierait pas vraiment la respectable pile de dossiers qui traînait sur un comptoir. Pile qui fit compatir Cissneï. Elle avait la même sur son bureau. L'endroit ressemblait fort à un centre administratif, jugea la jeune femme, plein de papiers, et de documents passant de main en main.

«  Mais puisque je vous dit que l'on m'a redirigée vers vous, c'est quand même pas pour que vous me disiez d'aller voir ailleurs tout de même ! »

Une femme d'un certain âge se tenait devant le comptoir. Portant une longue robe noire comme Cissneï n'aurait jamais cru voir autre part que dans un film, ses cheveux étaient également presque entièrement cachés par un châle de même couleur. Dans ses mains, là aussi, des lettres manuscrites.

« Je suis au regret de vous dire que ce n'est pas le bon endroit. Nous gérons les affaires relatives à la citadelle et aux corps armés qui travaillent dans son enceinte, nous ne gérons pas des problèmes aussi stup- enfin je veux dire, les Paladins ne sont p- »


« Mais on m'a assurée que vous gériez aussi les Paladins, ne me mentez pas, je refuse de partir tant que je n'aurais pas renvoyé mes documents ! »

La petite dame s'adressait à un soldat, derrière le comptoir. Ne portant pas d'armure, ce dernier portait néanmoins le blason du groupe religieux. Sa voix surprit Cissneï, car à ce moment elle s'aperçut que c'était également une femme. Elle ne devait pas être très âgée. Des cheveux clairs, coupés courts, des traits durs, des yeux clairs. A cet instant, l'ex-Turk se demanda ce que ça pouvait bien changer pour elle. En réalité, avec Cassandra Pentaghast, qu'elle avait rencontré un an peut-être auparavant, cela montait le total des femmes du Sanctum qu'elle avait rencontrées a deux. Deux fois plus que des hommes, même si le regretté Angeal ne comptait pas, vu qu'elle ne l'avait jamais vu que de très loin, et n'avait jamais échangé de correspondance avec lui en tant que leader de la Lumière s'adressant au leader du Sanctum. Deux fois plus que zéro, donc. A la bonne heure.

Documents en main, la petite dame continuait sa diatribe. Non, elle avait déjà été deux fois demander à un responsable – d'où, elle ne s'en souvenait déjà plus de toute évidence, et non, elle n'avait pas envie de partir le temps que tout soit réglé. Ceci laissait un temps respectable à Cissneï pour peaufiner son petit discours, même si ce qu'elle avait à dire changerait grandement en fonction de la réaction des intéressés. Elle restait calme alors que le petit vaudeville se déroulait devant elle, pourquoi une petite dame avait des documents concernant les Paladins ? Cela resterait probablement un mystère pour Cissneï, alors que, par un miraculeux « nous ne pouvons pas vous aider aujourd'hui, passez une bonne journée madame », la concernée s'en allait au maugréant de l'irresponsabilité des grattes-papiers. Aussi, plus rapidement qu'elle ne l'eut prévu, Cissneï s'avança vers le comptoir, où le soldat fronçait déjà les sourcils.

« Bonjour, je viens en ma qualité de Général de la Lumière pour vous entretenir d'un projet qui j'espère aura à même d'aider le Sanctum. On m'a redirigée ici en m'assurant que vous seriez à même de me répondre. »

Elle fixait le soldat, qui cligna des yeux. Cissneï n'était pas sortie des mondes de la Lumière depuis quelques années, déjà, à part pour un petit voyage surprise qui lui avait fort déplu. Aussi, la retrouver en face de soi pouvait avoir quelque chose de surprenant. Elle conclut sa phrase par un sourire qu'elle espérait aimable. Elle n'avait pas envie d'être aussi abrupte, mais elle n'avait pas non plus envie que la conversation s'éternise.

«  Et bien... je vous écoute, ma- Général. »


«  La Lumière est alliée au Sanctum, et nous tenions avant tout à vous proposer un soutien. Nous avons pris connaissance de votre situation très tard, et de ceci je vous prie de nous en excuser. Je suis venue ici pour proposer au Sanctum un endroit de refuge. La dernière année a été très difficile, et l'attaque de la Coalition Noire ne nous a pas laissés insensibles. Nous avons un ennemi commun. »

Le soldat hocha la tête.

«  Sans vous manquer de respect madame, le Sanctum se porte au mieux, et les travaux de reconstruction avancent, comme vous avez pu en juger en arrivant. »

Cissneï répondit par un sourire, puis un hochement de tête. « Je m'excuse, mes propos n'ont peut-être pas étés des plus clairs. Je ne cherche pas à vous forcer la main où à vous proposer une aide que vous ne voudriez pas, bien entendu. La Lumière propose au Sanctum un refuge, ceci n'est en rien une obligation, mais je ne veux pas que cela se fasse sans l'autorisation préalable des autorités compétentes. Nous sommes allés après-tout. »

« Oui, oui je comprends. Je ne vois pas en quoi il serait avantageux de refuser une telle offre. »

« J'ai avec moi une ébauche d'affiches que nous pourrions afficher en ville. Loin de moi l'idée de ne prévenir qu'une petite partie de la population. Nous avons de la place au Château de la Lumière, pour qui le voudrait, bien entendu. Le temps que votre situation s'arrange. »

«  Ça me semble être une bonne idée. Je ferai passer le mot et vous aurez le champ libre pour votre projet. » répondit le soldat.

Cissneï la remercia d'un franc sourire. Elle ne se ferait pas arrêter pour affichage non-autorisé, c'était parfait jusqu'ici.

Alors qu'elle sortait, la pluie avait commencé à tomber ; la brume s'était écartée, mais ce n'était pas vraiment mieux pour autant.

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Dim 21 Mai 2017 - 22:29
-Monseigneur, viendrez-vous en ville aujourd'hui ? Monseigneur ?

Je m’ébrouai aussitôt, les yeux clos, la bave au coin des lèvres. J’avais travaillé toute la nuit sur les différentes demandes d’aide, de reconstruction de maison ou de commerce. Sur la formation des nouvelles recrues. Je baillai tout en disant à Martin d’entrer. Si j’avais su que gérer un groupe était aussi dur, j’aurai profiter de ma jeunesse pour chercher un mentor. Cependant, ce travail me plaisait. Même si nous nous remettions tout juste de l’attaque terrible de la coalition, j’avais enfin le sentiment de faire avancer les choses. Aussi lentement que ce soit.

-Que veux-tu de si bon matin ?

-Il est plus de midi Monseigneur.


-Oh…

Je jetai un œil sur le ciel, mais ne put voir le soleil à cause des nuages et de la brume. Il fallait que j’organise mieux mon temps, ou j’allais finir par succomber de fatigue d’ici peu de temps. Et ça n’avait rien de glorieux.

-Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler monseigneur. Déjà je n’aime pas ça, mais en plus je ne suis pas encore Primarque. Et j’ai besoin que cette situation dure encore un peu.

-Bien Monseigneur, me répondit-il en s’inclinant. Je venais vous voir pour que nous nous promenions. Contemplez la reconstruction de la ville. Venez parler aux gens et aux membres du Sanctum. Ce n’est pas bon de rester toujours enfermé dans votre chambre.

Je me levai de mon bureau, et marchai jusqu’à la fenêtre. Il est vrai que depuis des semaines maintenant, je ne mettais pas dégourdi les jambes. Le travail m’avait appelé, mais ce n’était pas l’unique raison. J’avais encore été inutile lors d’un moment critique de ma vie, et cela m’énervait au plus au point. Les choses devaient changer, mais j’ignorai encore comment. Pour l’instant. Je me retournai vers le haut prêtre bedonnant, et mes yeux survolèrent mon bureau, et notamment, le croquis que j’avais déterré d’un vieux grimoire.

-Tu as raison, prendre l’air me fera le plus grand bien. Allons-y !

Nous marchâmes en silence pendant de longues minutes. Je contemplais les pauvres gens du Domaine Enchanté qui avaient un aspect misérables. Nombre de personnes avaient perdu la vie, autant parmi les soldats que les civils. Et peut-être plus encore avaient tout perdu. Mais grâce à la bienveillance, la gentillesse, et le courage du peuple, et de toutes les personnes de ce monde, la vie reprenait ses droits. J’avais constaté à plus d’une reprise des vagabonds, des orphelins œuvrer aux côtés de leurs amis, de leur nouvelle famille. Cela me faisait chaud au coeur.

-Que des imbéciles, des fainéants, des bons à rien ! Cria une vieille dame un peu plus long, de nombreux papiers sous les bras.

-Malheureusement, nous ne pouvons aider toutes les personnes touchées par ce conflit. Nos ressources et nos moyens sont limités et ils sont obligés d’attendre. Ces situations me crèvent le coeur.

-Allons bon ! Ce n’est que partie remise. Les gens n’ont qu’à se montrer patient. Et ça ne minimise en rien ce que nous accomplissons chaque jours. En attendant, je suis curieux de savoir le motif de sa plainte.

-Il y a un office un peu plus long Monseigneur. Nous devrions y aller.

-Arrête avec ce titre, murmurai-je entre mes dents. Ouvre la voix, repris-je plus haut.

Le prêtre me mena vers un bâtiment qui me semblait être identique à bon nombres que nous venions de dépasser. Néanmoins, comme il avançait d’un air sûr de lui, je lui emboîtai le pas. Je me désolais de connaître si mal cette ville dans laquelle j’habitais depuis maintenant plusieurs semaines. J’avais comme maigres consolations, et comme excuses, que je ne sortais pas souvent. Et que la cité avait subis des transformations forcées par le feu, et un immense dragon sans-coeur. Alors que je m’apprêtais à suivre le haut-prêtre qui venait juste d’entrer dans la bâtisse, je m’écartai poliment de la porte, laissant le passage à une jeune femme rousse aux yeux noisettes. Mon regard s’attarda sur elle tandis qu’elle s’éloignait. Mignonne.

Lorsque je fus à l’intérieur, la jeune femme derrière le comptoir en bois se raidit subitement alors que Martin la regardait avec un petit sourire. Trop satisfait à mon goût. Je savais que tout l’ordre religieux était au courant de mon existence. Et le trop zélé prêtre chauve m’avait fait comprendre que la rumeur s’était étendu à quelques templiers à cause de mon interrogatoire. Et du sermon qu’il faisait à certaines personnes qui ne se comportaient pas selon les honneurs qui étaient du à un élu. Bref, le comportement normal dans une secte ! Pour autant, je grinçais toujours autant des dents lorsqu’il me désobéissait.


-Bonjour votre Grandeur ! Que puis-je faire pour vous ?

-Commencez par m’appeler Matthew. Je n’ai rien de grand, ou d’héroïque pour mériter de tels égards. Nous étions dans la rue, dis-je en montrant Martin, et nous avons croisé une vieille dame apparemment insatisfaite de son accueil.

-Et bien vot… Matthew, répondit-elle dans un sourire forcé, elle souhaitait récupérer les biens de son défunt fils.

-Je ne vois pas où est le problème. À moins que ces biens n’aient été volé, ou détruit.

-Le problème de cette affaire c’est que ces objets sont supposés allés à sa bru, la veuve de son fils.

-Oh. Effectivement, c’est un peu gênant. Enfin elle ne me paraissait pas plus énervé que ça par les soucis que lui causes sa belle-mère.

-Euh… je ne comprends pas. De qui parlez vous ?

-Et bien de la jeune femme rousse qui vient de sortir !

-Oh ! Non cette personne était là pour une autre affaire. Elle tient à apporter son soutien au Sanctum. C’est la générale de la Lumière en personne.

-Pardon ?

-Oui, elle va vadrouiller en ville pour coller des affiches. Elle demandait l’autorisation pour cela.

-Et vous le lui avez donné ?!?

-Et bien… oui. C’était Cissneï après tout.

-Quand bien même ! Vous n’avez pas l’autorité pour faire une chose pareille. Il me semblait que toutes les affaires de cette importance, surtout en lien avec notre allié, devaient transiter par le Haut prêtre !

-Oh euh…

-Et ce n’est pas tout. Qu’est-ce qui vous a prit de donner pareille autorisation à une inconnue ?

-Ce n’est pas une inconnue, c’est la générale.

-Et avant ce jour, vous saviez qui elle était ?

-Oui !

-A quoi elle ressemblait ?

Je n’eus pas de réponses. Je fermais les yeux un instant et me massais les tempes. Puis je sortis en trombe du lieu, laissant à Martin les sermons, et courus dans la direction qu’avait prise cette inconnue. Je doutais qu’elle ait de mauvaises intentions, cependant nous n’étions jamais assez prudent. Et je n’allais pas laisser une nouvelle potentielle catastrophe explosée juste sous mon nez. Trois serait de trop !

Après plusieurs minutes de course sous une pluie qui s’était intensifiée, je rattrapais enfin cette fameuse générale. Elle semblait s'être abrité de la pluie sous un porche, les mains autours de ses bras pour tenter de se réchauffer. Du moins c'est ce que je croyais, je ne parvenais pas à voir à cause des gouttes d’eau qui me tombaient dessus. Et aussi, à cause de mes cheveux qui pendaient lamentablement devant mes yeux. Je devais avoir beaucoup moins de charme qu’à mon réveil avec mon pantalon crotté par la boue, et ma superbe coiffure… à l’eau.


-Excusez-moi mademoiselle, commençai-je en m’approchant d’elle. Je reviens juste de l’office où vous étiez. J’ai peur que la templière qui s’est occupée de vous n’ait été trop hâtive en vous donnant son autorisation. La pluie redoubla d’intensité, et un bruit de tonnerre se fit entendre au loin. Voudriez-vous bien m’accompagner jusqu’au château ? Le Haut-prêtre devrait revenir sous peu et vous pourrez lui exposer votre demande dans des meilleures conditions que sous la pluie. Qu’en dites-vous ?
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Ven 2 Juin 2017 - 17:12
La plus l'empêcherait de sortir de sous le porche sous lequel elle s'était abritée. Cissneï ne s'y connaissait pas dans l'architecture de ce monde précis, aussi ne saurait-elle vraiment dire quel genre de bâtiment c'était. Tout ce qu'elle savait, et appréciait, par la même, c'était que le porche était large, et que, alors qu'elle s'était retrouvée piégée sous la pluie qui avait recommencé  à tomber de plus belle après une courte interruption trompeuse, elle avait immédiatement porté son dévolu dessus et s'y était abritée pour ne plus en bouger. Le ciel s'assombrissait, et à vue de nez, la pluie battait de plus belle encore. C'était le printemps, elle ne pouvait pas réellement se dire surprise, en vérité Cissneï éprouvait plutôt une résolution, un léger ennui, mais rien d'énervant. La pluie n'était pas si désagréable à regarder que cela.

Le bruit de pas s'approchant d'elle la tira de ses pensées, aussi s'arracha-t-elle à la contemplation de la pluie pour voir ce qui arrivait. Lesdits pas se dirigeaient bien vers elle, et son regard ne fit que confirmer cette supposition.

C'était un homme, qui, comme elle, était désormais trempé par la pluie. Mais là où simplement ses cheveux ainsi que le haut de son long manteau étaient quelque peu détrempés, l'homme était véritablement un désastre. Poliment, elle lui fit un signe de tête, ne sachant que faire face à une situation aussi étrange. Ses intentions ne se clarifièrent que quelques instants plus tard, alors qu'elle réalisait qu'en effet il venait pour elle, pour lui parler.

«  Veuillez m'excuser mais - »
commença-t-elle en s'écartant quelque peu ; le porche semblait assez grand pour deux, et cet énergumène lui attirait une légère sympathie. Ses cheveux étaient clairs, très clairs, et tombaient sur son front ainsi que devant ses yeux, clairs également. Il ne portait pas de manteau à part pour un veston de tissu qui ne lui offrait aucune imperméabilité. « Qui dois-je accompagner voir le Haut-Prêtre ? »

Elle accompagna sa question d'un sourire courtois, essayant de se remémorer si elle avait déjà vu cet homme quelque part. Il était légèrement plus grand qu'elle, là où d'autres la dépassaient d'une bonne tête. Il paraissait étrangement décalé face à ce monde peuplé de soldats en armure et des femmes en robes et coiffes ornementées. Il lui rappelait quelque peu ces employés de la Shin-Ra, perdus dans les méandres de l'administration. Ce n'était pas un mal bien entendu.

Ses mots prouvaient bien qu'il revenait du même endroit qu'elle, nul doute qu'il fut d'une quelconque influence. Il ne semblait pas jouer un quelconque rôle ; toute personne étant où elle était pour une raison, il y avait peu de chances que ce ne soit qu'un quidam qui passait par là. Bien que Cissneï ne fasse pas entièrement partie du décor, elle n'était pas la seule présente dans ce monde en provenance d'un autre ; c'était statistiquement impossible. Le Domaine Enchanté ne refusait pas de visiteurs, pas qu'elle ne sache du moins.

« Venez sous le porche, vous allez attraper la mort. Comme ça vous aurez le temps de m'expliquez d'où vous pouvez bien sortir. »

Elle restait courtoise, il n'était pas méchant. Simplement étrange, comme déplacé, dans un environnement fait de pierres massives, de bâtiments probablement millénaires.

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Lun 12 Juin 2017 - 17:12
-Eh bien…

Je pensais avoir été clair dans ma demande, mais la jeune femme qui me faisait face, et qui s’écarta légèrement, ne semblait pas m’avoir compris. Aurais-je du être plus direct, au risque de paraître brusque ? Je regardai la frêle silhouette qui me faisait face, et je sus immédiatement que ça aurait été une erreur. Dans le meilleur des cas, elle aurait refusé, et serait partie sans poser de problème. Dans le pire… Mieux vaut éviter d’imaginer le pire qu’une femme puisse faire. Ce serait toujours en-deçà de la réalité.

-Je vous accompagnerai jusqu’au château, et vous tiendrai compagnie jusqu’à l’arrivée du Haut-Prêtre. Il est resté à l’office tandis que j’ai du vous courir après sous cette pluie battante.

Je lui rendis son sourire, et acceptai avec joie sa proposition de me mettre à l’abri. Il lui en avait fallu du temps ! Je n’étais peut-être pas tombée sur une lumière. Ou alors, tous les femmes des autres mondes manquaient de manière. Je me demandais ce que Cassandra aurait à me répondre si je lui en faisais la remarque. Peut-être m’enverrait-elle le plateau et l’assiette de biscuit à la figure cette fois ?

-Merci de me laisser une place. Je m’appelle Matthew, continuai-je en lui tendant la main.

J’avais pensé un instant lui faire la bise, comme j’en avais l’habitude au village. Toutefois, je doutais qu’une inconnue, surtout si elle était effectivement la cheffe de la lumière, accepte une telle attitude lors d’une première rencontre. Ou même jamais si elle ressemblait un temps soit peu à mon ancienne geôlière.


-Je suis entré depuis peu au Sanctum, et je travaille actuellement avec le Haut-Prêtre Martin. C’est lui qui chapeaute un peu tout dernièrement. Je ne sais pas si vous avez suiviez les actualités récemment, mais l’attaque de la Coalition noire il y a quelques semaines a laissé l’endroit terriblement démuni. La mort d’Angeal Hewley a été une terrible perte.

Je baissais la tête et essayai d’adopter la mine la plus triste que je pouvais. Je ne connaissais pas la personne, et vu le fantastique travail qu’il avait accompli dans le sauvetage des mondes, d’Aurore ou la protection de son groupe, je n’éprouvai aucun respect pour lui, pas plus que de la tristesse. Néanmoins, je devais offrir le change face aux gens qui m’entouraient, et qui étaient susceptible de connaître, et aimer la personne. Traiter avec une personne froissée ou en colère était tellement épuisant.

-Désolé pour ça, repris-je avec un timide sourire. Et si nous nous rendions au château ? Nous pourrons nous réchauffer devant un feu, et avec une bonne tasse de thé. Puis quand le Haut-Prêtre Martin arrivera, nous pourrons aborder la raison de votre visite.
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Dim 18 Juin 2017 - 22:22
«  Oui, la Lumière est parfaitement au courant de ce qui s'est passé, en vérité. » répondit la jeune femme, considérant le dénommé Matthew du regard. « Je suis au regret de ne pouvoir me rendre ici que maintenant. Le Primarque était un homme bon ainsi qu'un dirigeant en qui j'aurais placé toute confiance. »

Elle avait bien entendu pris connaissance du grand nombre de choses qui s'étaient déroulées en son absence, l'attaque de la Coalition sur les terres du Sanctum comprise. Mais elle n'avait été malheureusement qu'un détail dans un océan de préoccupations qu'elle s’efforçait alors de mettre en bon ordre. Venir ici en personne avait peut-être été une erreur ; elle ne s'était pas attendue à être retenue pour des trivialités et voulait dores et déjà continuer sur sa lancée en remerciant cet énergumène et rentrer au château Disney. Ceci dit, cette personne était tout sauf malpolie, bien que désespérément trempée et misérable à l'heure qu'il était.

La mort du Primarque avait également fait naître un sentiment étrange dans le cœur de Cissneï. Angeal Hewley avait été un allié silencieux ; elle n'avait pas menti en disait qu'il aurai eu toute sa confiance, eut-elle besoin de l'avoir placée entre les mains de quelqu'un. Cependant, elle avait longtemps douté. Avait-il été un allié ? Les deux groupes, Sanctum et Lumière, n'avaient qu'une longue histoire de paix, de non-agression plutôt, car plutôt que de mutuellement s'aider au plus près, ils prenaient pour acquis que l'un n'allait pas attaquer l'autre. C'était une manière cartésienne de voir les choses ; comme une personne n'ayant que ses poings vides derrière son dos plutôt qu'un couteau.

Enfin, tout ceci valait pour la Lumière, car Cissneï ne se présumait pas de penser à la place de feu le Primarque. Elle ne présumait plus de rien depuis que Genesis Rhapsodos avait, un beau jour, toqué à sa porte avec une proposition si sournoise qu'elle lui aurait profité eut Cissneï fait quoi que ce fut. Qu'avait-elle été ? Un de ses atouts le plus précieux ou la guerre. Elle avait choisi la guerre et peut-être les choses auraient été différentes si elle avait eu le temps de réfléchir un peu plus à ses actions. Elle offrait son aide aujourd'hui, une première démarche qu'elle aurait du faire depuis longtemps. Car elle ferait bénéficier les deux groupes, rehausser la confiance.

Elle s'efforçait de le croire de tout son cœur.

«  Je ne pense pas qu'il soit utile d'attendre que la pluie cesse, on attendrait ici toute la journée et peut-être une partie de la nuit aussi. »

La jeune femme haussait légèrement le ton car le son de la pluie toujours présent se liait désormais avec le vent dans un concert entre les piliers et les bâtiments, entre les dalles et les fontaines. Ce monde était un concert de bâtiments, certains en reconstruction, des hautes tours, de ponts et de merveilles dans un millier de nuances de gris qui était comme poinçonné par des notes de couleur. Un étendard, un écusson, les robes et les tenues des passants. Cissneï en éprouvait un attachement curieux pour une vie qu'elle n'avait jamais connu, qu'elle ne cherchait pas à connaître mais voulait uniquement contempler. Une admiration retenue.

« Je vous en prie Matthew, conduisez-moi vers cette tasse de thé et parlons ce Haut-Prêtre. »

Elle le laissa passer devant ; ne connaissant pas le chemin.

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