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Ven 19 Mai 2017 - 15:40
Dire qu'elle n'avait pas éprouvé d’appréhension en quittant le Château Disney aurait probablement été un mensonge. Cependant, c'était aussi le cas pour la peur. Elle n'avait pas eu peur, à proprement parler. Elle avait cherché un synonyme pendant quelques minutes, jusqu'à ce qu'elle trouve une autre occupation durant le voyage. L'aller jusqu'au Domaine Enchanté n'était pas des plus courts, et elle avait eu de la chance de ne pas tomber sur une navette bondée comme cela avait parfois été le cas. Le contact proche de la dizaine de personnes sur les bancs de la navette, et bien, elle ne savait pas qu'en penser. Ses écouteurs sur les oreilles,  elle avait fermé les yeux quelques instants. En effet, il y avait quelque chose qui n'allait pas dans le contact qu'elle avait avait de parfaits inconnus qu'elle ne reverrait peut-être pas. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas été en contact avec des individus de ce genre, probablement.

En y réfléchissant, cette impression devenait une certitude, et elle put ainsi la ranger au fond de son esprit en toute rationalité. Cela faisait en réalité des années qu'elle n'avait pas pris de navette en pleine journée, et cela faisait également des années qu'elle ne s'était pas rendue dans un monde qu'elle pouvait appeler « densément peuplé ».

Ce fut en débarquant qu'elle fut surprise. Elle cherchait des points communs entre ce qu'elle voyait et ce qu'elle connaissait, mais n'en trouva que peu. Il y avait quelque chose d'inquiétant dans ce monde, dans les hautes tours de cet énorme palais qui se perdaient dans la brume d'une matinée qui avait traîné en longueur. Une longueur morose, car tout autour d'elle n'était que gris. Le ciel, les murs, l'armure des soldats. C'était une couleur dominante bien sûr, et quelques notes venaient l'égayer ; ainsi venaient des dames en longues robes colorées, des oiseaux dans le ciel, des arbres d'un vert de printemps, des fleurs. Et partout, la rumeur d'une dizaine de conversations, chacune probablement d'un sujet différent.

Mais ce monde, aussi le nota-t-elle, se relevait encore de ce qui l'avait frappé quelque mois plus tôt, aussi chercha-t-elle immédiatement des preuves de ce que les informations de l’Éclaireur ainsi que des échos de ses propres soldats lui avaient illustré avec pléthore d'adjectifs. Affreux, désolant, subit, triste. Des mots descriptifs qu'elle approuvait en silence en marchant de la station Shin-Ra au cœur de la forteresse. Il y avait des mois que personne n'avait entendu de bonne nouvelle provenant du Domaine Enchanté, aussi découvrait-elle ce monde sans surprise. Il n'y avait dans l'air aucune nette différence avec les autres mondes qu'elle avait déjà visités.

Cissneï se trouvait au milieu de badauds, entre ceux qui sortaient, comme elle, et ceux qui entraient dans la station.  Sa tenue était sobre, elle flottait quelque-peu dans sa chemise blanche, sous son long manteau noir qui la protégeait de la bruine. Cela l'avait surprise, mais elle peinait à regagner les quelques kilos qu'elle avait perdus. Elle ne savait si c'était sa condition physique luttant pour revenir à une condition honorable, mais ce monde avait un climat qu'elle pouvait sans honte qualifier de merdique.

Elle avait besoin de tous ses sens, car il était évident qu'elle n'était plus dans son monde et n'avait aucune raison de se sentir en sécurité. Une alliance existait entre le Sanctum et la Lumière, bien entendu, mais elle n'était jamais à l'abri de rien. N'avait jamais été à l'abri de rien. Aussi abandonna-t-elle sa musique avant de quitter complètement la gare, il était inutile de paraître malpolie ou intéressée.  Elle ne chercha pas longtemps avant de trouver à qui parler ; n'appréciant pas être sans but, à la merci de quiconque dans un monde qu'elle visitait pour la première fois, elle avait prévu son petit itinéraire, assuré désormais par les quelques soldats auxquels elle venait de demander son chemin. Annonçant bien qui elle était, et ce pourquoi elle était ici.

Elle trouva la poste de garde le plus proche rapidement. Le soleil ne décidait pas de ce montrer, aussi, comme tous les autres bâtiments, il était résolument gris et peuplé de soldats, pour la plupart en armure. Une sorte d'agitation sous-jacente n'était pas sans lui rappeler la garde de la Lumière, même s'il était vrai que le Général Primus n'apprécierait pas vraiment la respectable pile de dossiers qui traînait sur un comptoir. Pile qui fit compatir Cissneï. Elle avait la même sur son bureau. L'endroit ressemblait fort à un centre administratif, jugea la jeune femme, plein de papiers, et de documents passant de main en main.

«  Mais puisque je vous dit que l'on m'a redirigée vers vous, c'est quand même pas pour que vous me disiez d'aller voir ailleurs tout de même ! »

Une femme d'un certain âge se tenait devant le comptoir. Portant une longue robe noire comme Cissneï n'aurait jamais cru voir autre part que dans un film, ses cheveux étaient également presque entièrement cachés par un châle de même couleur. Dans ses mains, là aussi, des lettres manuscrites.

« Je suis au regret de vous dire que ce n'est pas le bon endroit. Nous gérons les affaires relatives à la citadelle et aux corps armés qui travaillent dans son enceinte, nous ne gérons pas des problèmes aussi stup- enfin je veux dire, les Paladins ne sont p- »


« Mais on m'a assurée que vous gériez aussi les Paladins, ne me mentez pas, je refuse de partir tant que je n'aurais pas renvoyé mes documents ! »

La petite dame s'adressait à un soldat, derrière le comptoir. Ne portant pas d'armure, ce dernier portait néanmoins le blason du groupe religieux. Sa voix surprit Cissneï, car à ce moment elle s'aperçut que c'était également une femme. Elle ne devait pas être très âgée. Des cheveux clairs, coupés courts, des traits durs, des yeux clairs. A cet instant, l'ex-Turk se demanda ce que ça pouvait bien changer pour elle. En réalité, avec Cassandra Pentaghast, qu'elle avait rencontré un an peut-être auparavant, cela montait le total des femmes du Sanctum qu'elle avait rencontrées a deux. Deux fois plus que des hommes, même si le regretté Angeal ne comptait pas, vu qu'elle ne l'avait jamais vu que de très loin, et n'avait jamais échangé de correspondance avec lui en tant que leader de la Lumière s'adressant au leader du Sanctum. Deux fois plus que zéro, donc. A la bonne heure.

Documents en main, la petite dame continuait sa diatribe. Non, elle avait déjà été deux fois demander à un responsable – d'où, elle ne s'en souvenait déjà plus de toute évidence, et non, elle n'avait pas envie de partir le temps que tout soit réglé. Ceci laissait un temps respectable à Cissneï pour peaufiner son petit discours, même si ce qu'elle avait à dire changerait grandement en fonction de la réaction des intéressés. Elle restait calme alors que le petit vaudeville se déroulait devant elle, pourquoi une petite dame avait des documents concernant les Paladins ? Cela resterait probablement un mystère pour Cissneï, alors que, par un miraculeux « nous ne pouvons pas vous aider aujourd'hui, passez une bonne journée madame », la concernée s'en allait au maugréant de l'irresponsabilité des grattes-papiers. Aussi, plus rapidement qu'elle ne l'eut prévu, Cissneï s'avança vers le comptoir, où le soldat fronçait déjà les sourcils.

« Bonjour, je viens en ma qualité de Général de la Lumière pour vous entretenir d'un projet qui j'espère aura à même d'aider le Sanctum. On m'a redirigée ici en m'assurant que vous seriez à même de me répondre. »

Elle fixait le soldat, qui cligna des yeux. Cissneï n'était pas sortie des mondes de la Lumière depuis quelques années, déjà, à part pour un petit voyage surprise qui lui avait fort déplu. Aussi, la retrouver en face de soi pouvait avoir quelque chose de surprenant. Elle conclut sa phrase par un sourire qu'elle espérait aimable. Elle n'avait pas envie d'être aussi abrupte, mais elle n'avait pas non plus envie que la conversation s'éternise.

«  Et bien... je vous écoute, ma- Général. »


«  La Lumière est alliée au Sanctum, et nous tenions avant tout à vous proposer un soutien. Nous avons pris connaissance de votre situation très tard, et de ceci je vous prie de nous en excuser. Je suis venue ici pour proposer au Sanctum un endroit de refuge. La dernière année a été très difficile, et l'attaque de la Coalition Noire ne nous a pas laissés insensibles. Nous avons un ennemi commun. »

Le soldat hocha la tête.

«  Sans vous manquer de respect madame, le Sanctum se porte au mieux, et les travaux de reconstruction avancent, comme vous avez pu en juger en arrivant. »

Cissneï répondit par un sourire, puis un hochement de tête. « Je m'excuse, mes propos n'ont peut-être pas étés des plus clairs. Je ne cherche pas à vous forcer la main où à vous proposer une aide que vous ne voudriez pas, bien entendu. La Lumière propose au Sanctum un refuge, ceci n'est en rien une obligation, mais je ne veux pas que cela se fasse sans l'autorisation préalable des autorités compétentes. Nous sommes allés après-tout. »

« Oui, oui je comprends. Je ne vois pas en quoi il serait avantageux de refuser une telle offre. »

« J'ai avec moi une ébauche d'affiches que nous pourrions afficher en ville. Loin de moi l'idée de ne prévenir qu'une petite partie de la population. Nous avons de la place au Château de la Lumière, pour qui le voudrait, bien entendu. Le temps que votre situation s'arrange. »

«  Ça me semble être une bonne idée. Je ferai passer le mot et vous aurez le champ libre pour votre projet. » répondit le soldat.

Cissneï la remercia d'un franc sourire. Elle ne se ferait pas arrêter pour affichage non-autorisé, c'était parfait jusqu'ici.

Alors qu'elle sortait, la pluie avait commencé à tomber ; la brume s'était écartée, mais ce n'était pas vraiment mieux pour autant.

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Dim 21 Mai 2017 - 22:29
-Monseigneur, viendrez-vous en ville aujourd'hui ? Monseigneur ?

Je m’ébrouai aussitôt, les yeux clos, la bave au coin des lèvres. J’avais travaillé toute la nuit sur les différentes demandes d’aide, de reconstruction de maison ou de commerce. Sur la formation des nouvelles recrues. Je baillai tout en disant à Martin d’entrer. Si j’avais su que gérer un groupe était aussi dur, j’aurai profiter de ma jeunesse pour chercher un mentor. Cependant, ce travail me plaisait. Même si nous nous remettions tout juste de l’attaque terrible de la coalition, j’avais enfin le sentiment de faire avancer les choses. Aussi lentement que ce soit.

-Que veux-tu de si bon matin ?

-Il est plus de midi Monseigneur.


-Oh…

Je jetai un œil sur le ciel, mais ne put voir le soleil à cause des nuages et de la brume. Il fallait que j’organise mieux mon temps, ou j’allais finir par succomber de fatigue d’ici peu de temps. Et ça n’avait rien de glorieux.

-Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler monseigneur. Déjà je n’aime pas ça, mais en plus je ne suis pas encore Primarque. Et j’ai besoin que cette situation dure encore un peu.

-Bien Monseigneur, me répondit-il en s’inclinant. Je venais vous voir pour que nous nous promenions. Contemplez la reconstruction de la ville. Venez parler aux gens et aux membres du Sanctum. Ce n’est pas bon de rester toujours enfermé dans votre chambre.

Je me levai de mon bureau, et marchai jusqu’à la fenêtre. Il est vrai que depuis des semaines maintenant, je ne mettais pas dégourdi les jambes. Le travail m’avait appelé, mais ce n’était pas l’unique raison. J’avais encore été inutile lors d’un moment critique de ma vie, et cela m’énervait au plus au point. Les choses devaient changer, mais j’ignorai encore comment. Pour l’instant. Je me retournai vers le haut prêtre bedonnant, et mes yeux survolèrent mon bureau, et notamment, le croquis que j’avais déterré d’un vieux grimoire.

-Tu as raison, prendre l’air me fera le plus grand bien. Allons-y !

Nous marchâmes en silence pendant de longues minutes. Je contemplais les pauvres gens du Domaine Enchanté qui avaient un aspect misérables. Nombre de personnes avaient perdu la vie, autant parmi les soldats que les civils. Et peut-être plus encore avaient tout perdu. Mais grâce à la bienveillance, la gentillesse, et le courage du peuple, et de toutes les personnes de ce monde, la vie reprenait ses droits. J’avais constaté à plus d’une reprise des vagabonds, des orphelins œuvrer aux côtés de leurs amis, de leur nouvelle famille. Cela me faisait chaud au coeur.

-Que des imbéciles, des fainéants, des bons à rien ! Cria une vieille dame un peu plus long, de nombreux papiers sous les bras.

-Malheureusement, nous ne pouvons aider toutes les personnes touchées par ce conflit. Nos ressources et nos moyens sont limités et ils sont obligés d’attendre. Ces situations me crèvent le coeur.

-Allons bon ! Ce n’est que partie remise. Les gens n’ont qu’à se montrer patient. Et ça ne minimise en rien ce que nous accomplissons chaque jours. En attendant, je suis curieux de savoir le motif de sa plainte.

-Il y a un office un peu plus long Monseigneur. Nous devrions y aller.

-Arrête avec ce titre, murmurai-je entre mes dents. Ouvre la voix, repris-je plus haut.

Le prêtre me mena vers un bâtiment qui me semblait être identique à bon nombres que nous venions de dépasser. Néanmoins, comme il avançait d’un air sûr de lui, je lui emboîtai le pas. Je me désolais de connaître si mal cette ville dans laquelle j’habitais depuis maintenant plusieurs semaines. J’avais comme maigres consolations, et comme excuses, que je ne sortais pas souvent. Et que la cité avait subis des transformations forcées par le feu, et un immense dragon sans-coeur. Alors que je m’apprêtais à suivre le haut-prêtre qui venait juste d’entrer dans la bâtisse, je m’écartai poliment de la porte, laissant le passage à une jeune femme rousse aux yeux noisettes. Mon regard s’attarda sur elle tandis qu’elle s’éloignait. Mignonne.

Lorsque je fus à l’intérieur, la jeune femme derrière le comptoir en bois se raidit subitement alors que Martin la regardait avec un petit sourire. Trop satisfait à mon goût. Je savais que tout l’ordre religieux était au courant de mon existence. Et le trop zélé prêtre chauve m’avait fait comprendre que la rumeur s’était étendu à quelques templiers à cause de mon interrogatoire. Et du sermon qu’il faisait à certaines personnes qui ne se comportaient pas selon les honneurs qui étaient du à un élu. Bref, le comportement normal dans une secte ! Pour autant, je grinçais toujours autant des dents lorsqu’il me désobéissait.


-Bonjour votre Grandeur ! Que puis-je faire pour vous ?

-Commencez par m’appeler Matthew. Je n’ai rien de grand, ou d’héroïque pour mériter de tels égards. Nous étions dans la rue, dis-je en montrant Martin, et nous avons croisé une vieille dame apparemment insatisfaite de son accueil.

-Et bien vot… Matthew, répondit-elle dans un sourire forcé, elle souhaitait récupérer les biens de son défunt fils.

-Je ne vois pas où est le problème. À moins que ces biens n’aient été volé, ou détruit.

-Le problème de cette affaire c’est que ces objets sont supposés allés à sa bru, la veuve de son fils.

-Oh. Effectivement, c’est un peu gênant. Enfin elle ne me paraissait pas plus énervé que ça par les soucis que lui causes sa belle-mère.

-Euh… je ne comprends pas. De qui parlez vous ?

-Et bien de la jeune femme rousse qui vient de sortir !

-Oh ! Non cette personne était là pour une autre affaire. Elle tient à apporter son soutien au Sanctum. C’est la générale de la Lumière en personne.

-Pardon ?

-Oui, elle va vadrouiller en ville pour coller des affiches. Elle demandait l’autorisation pour cela.

-Et vous le lui avez donné ?!?

-Et bien… oui. C’était Cissneï après tout.

-Quand bien même ! Vous n’avez pas l’autorité pour faire une chose pareille. Il me semblait que toutes les affaires de cette importance, surtout en lien avec notre allié, devaient transiter par le Haut prêtre !

-Oh euh…

-Et ce n’est pas tout. Qu’est-ce qui vous a prit de donner pareille autorisation à une inconnue ?

-Ce n’est pas une inconnue, c’est la générale.

-Et avant ce jour, vous saviez qui elle était ?

-Oui !

-A quoi elle ressemblait ?

Je n’eus pas de réponses. Je fermais les yeux un instant et me massais les tempes. Puis je sortis en trombe du lieu, laissant à Martin les sermons, et courus dans la direction qu’avait prise cette inconnue. Je doutais qu’elle ait de mauvaises intentions, cependant nous n’étions jamais assez prudent. Et je n’allais pas laisser une nouvelle potentielle catastrophe explosée juste sous mon nez. Trois serait de trop !

Après plusieurs minutes de course sous une pluie qui s’était intensifiée, je rattrapais enfin cette fameuse générale. Elle semblait s'être abrité de la pluie sous un porche, les mains autours de ses bras pour tenter de se réchauffer. Du moins c'est ce que je croyais, je ne parvenais pas à voir à cause des gouttes d’eau qui me tombaient dessus. Et aussi, à cause de mes cheveux qui pendaient lamentablement devant mes yeux. Je devais avoir beaucoup moins de charme qu’à mon réveil avec mon pantalon crotté par la boue, et ma superbe coiffure… à l’eau.


-Excusez-moi mademoiselle, commençai-je en m’approchant d’elle. Je reviens juste de l’office où vous étiez. J’ai peur que la templière qui s’est occupée de vous n’ait été trop hâtive en vous donnant son autorisation. La pluie redoubla d’intensité, et un bruit de tonnerre se fit entendre au loin. Voudriez-vous bien m’accompagner jusqu’au château ? Le Haut-prêtre devrait revenir sous peu et vous pourrez lui exposer votre demande dans des meilleures conditions que sous la pluie. Qu’en dites-vous ?
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Ven 2 Juin 2017 - 17:12
La plus l'empêcherait de sortir de sous le porche sous lequel elle s'était abritée. Cissneï ne s'y connaissait pas dans l'architecture de ce monde précis, aussi ne saurait-elle vraiment dire quel genre de bâtiment c'était. Tout ce qu'elle savait, et appréciait, par la même, c'était que le porche était large, et que, alors qu'elle s'était retrouvée piégée sous la pluie qui avait recommencé  à tomber de plus belle après une courte interruption trompeuse, elle avait immédiatement porté son dévolu dessus et s'y était abritée pour ne plus en bouger. Le ciel s'assombrissait, et à vue de nez, la pluie battait de plus belle encore. C'était le printemps, elle ne pouvait pas réellement se dire surprise, en vérité Cissneï éprouvait plutôt une résolution, un léger ennui, mais rien d'énervant. La pluie n'était pas si désagréable à regarder que cela.

Le bruit de pas s'approchant d'elle la tira de ses pensées, aussi s'arracha-t-elle à la contemplation de la pluie pour voir ce qui arrivait. Lesdits pas se dirigeaient bien vers elle, et son regard ne fit que confirmer cette supposition.

C'était un homme, qui, comme elle, était désormais trempé par la pluie. Mais là où simplement ses cheveux ainsi que le haut de son long manteau étaient quelque peu détrempés, l'homme était véritablement un désastre. Poliment, elle lui fit un signe de tête, ne sachant que faire face à une situation aussi étrange. Ses intentions ne se clarifièrent que quelques instants plus tard, alors qu'elle réalisait qu'en effet il venait pour elle, pour lui parler.

«  Veuillez m'excuser mais - »
commença-t-elle en s'écartant quelque peu ; le porche semblait assez grand pour deux, et cet énergumène lui attirait une légère sympathie. Ses cheveux étaient clairs, très clairs, et tombaient sur son front ainsi que devant ses yeux, clairs également. Il ne portait pas de manteau à part pour un veston de tissu qui ne lui offrait aucune imperméabilité. « Qui dois-je accompagner voir le Haut-Prêtre ? »

Elle accompagna sa question d'un sourire courtois, essayant de se remémorer si elle avait déjà vu cet homme quelque part. Il était légèrement plus grand qu'elle, là où d'autres la dépassaient d'une bonne tête. Il paraissait étrangement décalé face à ce monde peuplé de soldats en armure et des femmes en robes et coiffes ornementées. Il lui rappelait quelque peu ces employés de la Shin-Ra, perdus dans les méandres de l'administration. Ce n'était pas un mal bien entendu.

Ses mots prouvaient bien qu'il revenait du même endroit qu'elle, nul doute qu'il fut d'une quelconque influence. Il ne semblait pas jouer un quelconque rôle ; toute personne étant où elle était pour une raison, il y avait peu de chances que ce ne soit qu'un quidam qui passait par là. Bien que Cissneï ne fasse pas entièrement partie du décor, elle n'était pas la seule présente dans ce monde en provenance d'un autre ; c'était statistiquement impossible. Le Domaine Enchanté ne refusait pas de visiteurs, pas qu'elle ne sache du moins.

« Venez sous le porche, vous allez attraper la mort. Comme ça vous aurez le temps de m'expliquez d'où vous pouvez bien sortir. »

Elle restait courtoise, il n'était pas méchant. Simplement étrange, comme déplacé, dans un environnement fait de pierres massives, de bâtiments probablement millénaires.

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Lun 12 Juin 2017 - 17:12
-Eh bien…

Je pensais avoir été clair dans ma demande, mais la jeune femme qui me faisait face, et qui s’écarta légèrement, ne semblait pas m’avoir compris. Aurais-je du être plus direct, au risque de paraître brusque ? Je regardai la frêle silhouette qui me faisait face, et je sus immédiatement que ça aurait été une erreur. Dans le meilleur des cas, elle aurait refusé, et serait partie sans poser de problème. Dans le pire… Mieux vaut éviter d’imaginer le pire qu’une femme puisse faire. Ce serait toujours en-deçà de la réalité.

-Je vous accompagnerai jusqu’au château, et vous tiendrai compagnie jusqu’à l’arrivée du Haut-Prêtre. Il est resté à l’office tandis que j’ai du vous courir après sous cette pluie battante.

Je lui rendis son sourire, et acceptai avec joie sa proposition de me mettre à l’abri. Il lui en avait fallu du temps ! Je n’étais peut-être pas tombée sur une lumière. Ou alors, tous les femmes des autres mondes manquaient de manière. Je me demandais ce que Cassandra aurait à me répondre si je lui en faisais la remarque. Peut-être m’enverrait-elle le plateau et l’assiette de biscuit à la figure cette fois ?

-Merci de me laisser une place. Je m’appelle Matthew, continuai-je en lui tendant la main.

J’avais pensé un instant lui faire la bise, comme j’en avais l’habitude au village. Toutefois, je doutais qu’une inconnue, surtout si elle était effectivement la cheffe de la lumière, accepte une telle attitude lors d’une première rencontre. Ou même jamais si elle ressemblait un temps soit peu à mon ancienne geôlière.


-Je suis entré depuis peu au Sanctum, et je travaille actuellement avec le Haut-Prêtre Martin. C’est lui qui chapeaute un peu tout dernièrement. Je ne sais pas si vous avez suiviez les actualités récemment, mais l’attaque de la Coalition noire il y a quelques semaines a laissé l’endroit terriblement démuni. La mort d’Angeal Hewley a été une terrible perte.

Je baissais la tête et essayai d’adopter la mine la plus triste que je pouvais. Je ne connaissais pas la personne, et vu le fantastique travail qu’il avait accompli dans le sauvetage des mondes, d’Aurore ou la protection de son groupe, je n’éprouvai aucun respect pour lui, pas plus que de la tristesse. Néanmoins, je devais offrir le change face aux gens qui m’entouraient, et qui étaient susceptible de connaître, et aimer la personne. Traiter avec une personne froissée ou en colère était tellement épuisant.

-Désolé pour ça, repris-je avec un timide sourire. Et si nous nous rendions au château ? Nous pourrons nous réchauffer devant un feu, et avec une bonne tasse de thé. Puis quand le Haut-Prêtre Martin arrivera, nous pourrons aborder la raison de votre visite.
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Dim 18 Juin 2017 - 22:22
«  Oui, la Lumière est parfaitement au courant de ce qui s'est passé, en vérité. » répondit la jeune femme, considérant le dénommé Matthew du regard. « Je suis au regret de ne pouvoir me rendre ici que maintenant. Le Primarque était un homme bon ainsi qu'un dirigeant en qui j'aurais placé toute confiance. »

Elle avait bien entendu pris connaissance du grand nombre de choses qui s'étaient déroulées en son absence, l'attaque de la Coalition sur les terres du Sanctum comprise. Mais elle n'avait été malheureusement qu'un détail dans un océan de préoccupations qu'elle s’efforçait alors de mettre en bon ordre. Venir ici en personne avait peut-être été une erreur ; elle ne s'était pas attendue à être retenue pour des trivialités et voulait dores et déjà continuer sur sa lancée en remerciant cet énergumène et rentrer au château Disney. Ceci dit, cette personne était tout sauf malpolie, bien que désespérément trempée et misérable à l'heure qu'il était.

La mort du Primarque avait également fait naître un sentiment étrange dans le cœur de Cissneï. Angeal Hewley avait été un allié silencieux ; elle n'avait pas menti en disait qu'il aurai eu toute sa confiance, eut-elle besoin de l'avoir placée entre les mains de quelqu'un. Cependant, elle avait longtemps douté. Avait-il été un allié ? Les deux groupes, Sanctum et Lumière, n'avaient qu'une longue histoire de paix, de non-agression plutôt, car plutôt que de mutuellement s'aider au plus près, ils prenaient pour acquis que l'un n'allait pas attaquer l'autre. C'était une manière cartésienne de voir les choses ; comme une personne n'ayant que ses poings vides derrière son dos plutôt qu'un couteau.

Enfin, tout ceci valait pour la Lumière, car Cissneï ne se présumait pas de penser à la place de feu le Primarque. Elle ne présumait plus de rien depuis que Genesis Rhapsodos avait, un beau jour, toqué à sa porte avec une proposition si sournoise qu'elle lui aurait profité eut Cissneï fait quoi que ce fut. Qu'avait-elle été ? Un de ses atouts le plus précieux ou la guerre. Elle avait choisi la guerre et peut-être les choses auraient été différentes si elle avait eu le temps de réfléchir un peu plus à ses actions. Elle offrait son aide aujourd'hui, une première démarche qu'elle aurait du faire depuis longtemps. Car elle ferait bénéficier les deux groupes, rehausser la confiance.

Elle s'efforçait de le croire de tout son cœur.

«  Je ne pense pas qu'il soit utile d'attendre que la pluie cesse, on attendrait ici toute la journée et peut-être une partie de la nuit aussi. »

La jeune femme haussait légèrement le ton car le son de la pluie toujours présent se liait désormais avec le vent dans un concert entre les piliers et les bâtiments, entre les dalles et les fontaines. Ce monde était un concert de bâtiments, certains en reconstruction, des hautes tours, de ponts et de merveilles dans un millier de nuances de gris qui était comme poinçonné par des notes de couleur. Un étendard, un écusson, les robes et les tenues des passants. Cissneï en éprouvait un attachement curieux pour une vie qu'elle n'avait jamais connu, qu'elle ne cherchait pas à connaître mais voulait uniquement contempler. Une admiration retenue.

« Je vous en prie Matthew, conduisez-moi vers cette tasse de thé et parlons à ce Haut-Prêtre. »

Elle le laissa passer devant ; ne connaissant pas le chemin.

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Dernière édition par Cissneï le Lun 17 Juil 2017 - 20:02, édité 1 fois
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Jeu 13 Juil 2017 - 16:13
Je souris lorsqu’elle accepta enfin ma proposition. J’aimais beaucoup la pluie, mais le contact des vêtements humides contre ma peau, et l’idée d’être enrhumé et cloué au lit pendant plusieurs jours ne me séduisaient pas énormément. Je partis donc d’un bon pas vers le château, heureux de retrouver sa chaleur et son confort. La supposée Cissneï me suivait de près.

Tout le long du chemin, je ne cherchai pas à lui parler. La pluie et le vent ayant redoublé, j’aurais du crier pour espérer me faire entendre. Ce n’est pas ce que je cherchais. Et puis je n’avais rien de spécial à lui dire sur le moment alors le silence restait la meilleure solution. Nous avançâmes rapidement à travers la ville, la tête légèrement courbée dans le fol espoir de nous protéger de ce déluge. Lorsque nous arrivâmes aux portes du mur du château, les quatre gardes à l’entrée me firent un signe de tête, et nous laissèrent passer. Depuis le temps que je traînais au château, et surtout avec le Haut-Prêtre, les gardes me connaissaient bien. J’espérais toutefois que ce n’était que sur ce point qu’ils me connaissaient. Martin était bien trop bavard.

Après avoir traversé la cour, nous passâmes la porte, et je la conduisis immédiatement aux cuisines. Martin saurait me retrouver par ses propres moyens. Et en attendant que son identité ne soit clairement confirmé, je ne pouvais pas la laisser vadrouiller en toute liberté dans le château. Ni l’introduire plus avant dans son sein. Avec un sourire d’excuse, je lui indiquai un tabouret haut, et je pris son manteau que j’accrochai près du feu.


-Malgré l’attaque nous avons encore des pièces plus… convenables au vu de votre rang. Toutefois, la prudence est de mise. Aussi, tant que votre identité ne sera pas confirmé par le Haut-Prêtre, je vous pris d’accepter mes excuses de vous recevoir avec si peu d’attention à votre égard.

Je me dirigeai vers un des placards, et en sortis une théière. Je la remplis rapidement d’eau, et la déposai sur une plaque chauffante. Il ne nous restait plus qu’à attendre que l’eau soit bouillante.

-Quel genre de thé souhaitez vous ? Nous en avons toutes sortes, du vert au jaune, en passant par le noir et le blanc. À vous de me dire votre préférence.

Je repartis vers un placard, et en sortis deux tasses, et deux soucoupes que je déposai devant elle, et sur le tabouret en face où j’allais m’asseoir.

-En attendant que l’autorité supérieur arrive, vous permettez que je vous pose une question ? Qu’est-ce qui vous a poussé à venir vous même ici pour installer des affiches ? Vous êtes la dirigeante de la lumière, je suis sûr que vous avez bien mieux à faire de votre temps.

Je l’avais déjà constaté lorsque je dirigeais mon village, et cette information s’était confirmée en accédant à la tête de cette secte. Dirigé, surtout dans l’ombre, n’était pas la chose la plus reposante du monde. Nous étions à disposition de ceux que nous dirigions vingt-quatre heures par jour, trois cent soixante cinq par an. S’il y avait un problème, c’était à nous de le régler. Il est vrai que nous pouvions déléguer quelques menues responsabilités, mais à la fin, c’était nos décisions qui importaient. Et qui étaient jugées. Si j’avais dû m’occuper d’une tâche telle que la sienne, je doutais fort de m’en acquitter en personne. Du moins, en tant que chef du Sanctum, et non maire de mon petit hameau.
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Lun 17 Juil 2017 - 21:27
« Je vous en prie, faisons fi des convenances. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de tapis rouge que je repartirai, furieuse en déclarant une quelconque guerre. » répondit-elle, sans trop y réfléchir.

Elle avait suivi le dénommé Matthew dans les entrailles des constructions en pierre qui formaient cette forteresse. Curieuse, elle avait observé le dédale des couloirs, de tailles et de formes différentes. Composés de pierre, de pierre, d'encore un peu de pierre et de bois ainsi que de dalles pour le sol, le tout formait une atmosphère qu'elle pouvait volontiers qualifier de charmante, presque pittoresque. C'était un endroit dont elle aurait voulu explorer chaque recoin. Elle regretta de ne l'avoir fait plus tôt, alors qu'elle n'avait eu de comptes à rendre à personne dans cet endroit.

Elle y trouvait un point commun avec son monde de naissance, alors qu'il portait  encore le nom de Forteresse Oubliée. Comme un vieux souvenir enfoui en elle, qu'elle ne chercha ni à enterrer ni à apprivoiser, à connaître. C'était un sentiment qu'elle acceptait avec une curiosité nouvelle. Ce sentiment, ainsi que toutes les impressions, les sensations, les pensées qui pouvait faire irruption dans son esprit. Elle était ici de son propre chef, se disait-elle. Elle aurait pu être partout ailleurs, mais elle était ici. Aussi, nulle raison de paniquer, ou de rester d'un froid de marbre.

Matthew la conduisit dans une salle, de même facture que les autres. Plus sombre, la lumière provenait d'une large âtre. L'odeur caractéristique ne donnait à ce lieu qu'un nom, c'était une cuisine. Voyant que son hôte n'avait pas l'intention de la conduire ailleurs, elle alla s'asseoir sur le tabouret qui lui avait été désigné. « Donnez-moi ce que vous avez, je vous en prie. S'il y en a un que vous souhaiteriez boire également, ne vous privez pas. »

Elle choisit la manière courtoise, en le voyant sortir non pas une mais deux tasses. Cela solutionnait ses craintes ; il aurait pu lui sortir le grand jeu de l'interrogation. Ne rien prendre, la laisser boire alors qu'il l'observait. Ou alors boire sans l'y inviter. Cela en disait plus long qu'il ne pouvait penser, probablement, sur son caractère. Cet homme semblait étrange en ces lieux, sa manière de se mouvoir, de parler ; il ne partageait pas l'agitation des Templiers qu'elle a avait rencontrés plus tôt.

Elle eut tout loisir de l'observer plus longtemps alors qu'il préparait le nécessaire pour le thé. Dans cette pénombre, elle distinguait pourtant clairement ses gestes. Ses cheveux, encore ruisselants, tombaient devant son front. Il gardait un air aimable en posant ses questions, alors qu'il revenait vers elle et s'asseyait également.

« Je suis quelqu'un de pragmatique, aussi je n'avais ni le loisir ni l'envie d'attendre que quelqu'un fasse un travail aussi simple à ma place. » répondit-elle.

Elle gardait un ton ainsi qu'un air courtois, se tenant droite, sans toucher la tasse encore vide devant elle.

« Comme vous l'avez souligné tout à l'heure, le groupe pour lequel vous travaillez se trouve fort démuni suite aux tragiques événements qui se sont déroulés en ces lieux. »


Nul n'était besoin de narrer tout ce qu'elle savait sur les événements, leurs traces encore bien visibles un peu partout dans ce monde, et plus particulièrement dans cette forteresse. Les cœurs gardaient en mémoire les tragédies du passé, et imprégnaient les lieux d'un sentiment dont elle avait fort conscience, sans pour autant pouvoir lui donner un nom. C'était plutôt, en lieu et place d'un réel ressenti, une série d'impressions fugaces, mélange de ce qu'elle savait et de ce qu'elle voyait. Peu habituée à statuer de l'évident, elle liait les deux et allait plus avant, sans chercher à ressasser chaque sursaut de sa conscience.

«  La Lumière possède de la place, un endroit libre de culte et sûr afin d’accueillir qui le souhaite, ceci sans obligation ni de service ni de dû quelconque. Je ne cherche pas à cacher mon but en venant ici, et c'est exactement ceci que je compte exposer au Haut-Prêtre, si vous tenez à le lui annoncer vous-même. Envoyer un émissaire ralentirait la chose, et je pense en tout honnêteté avoir assez attendu, n'êtes vous pas d'accord ? »

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Lun 31 Juil 2017 - 17:41
Le rouge et la guerre. N’était-ce pas ainsi que le porte-parole avait poignardé la lumière ? Je ne connaissais pas tous les détails de l’affaire, mais elle avait fait du bruit lorsque ses échos nous étaient parvenu au village. Qui aurait cru que ce serait les artistes qui fauteraient le plus ? Si la question m’avait été posé avant, j’aurai répondu sans hésiter cette secte. Les sectes ne présagent jamais rien de bons. Enfin, jusqu’à présent. Nous avions du travail à faire avant de pouvoir nous sentir les protecteurs des petites gens. Mais nous y parviendrons. Et la femme devant moi était peut-être une solution comme une autre.

Je n’avais aucun intérêt à déclarer la guerre à la lumière. Elle n’était pas parfaite, loin de là, mais elle s’efforçait contre vents et marées de faire les bonnes choses. Quant bien même elle n’ait pas été très active ces derniers temps. Si Martin confirmait l’identité de cette jeune femme rousse, je pourrai lui parler plus en détail de ma vision des choses. Et elle pourrait en retour m’épauler, comme un véritable allié le ferait.


-C’est du thé blanc, précisai-je alors que je portais la tasse à mes lèvres. C’est particulièrement désaltérant. Et ça aide à garder un bon poids. N’étant pas très sportif, j’adore particulièrement cet effet, finis-je dans un sourire.

Le feu craqua derrière moi, mais je ne me détournais pas de ma contemplation. Que cette femme soit ou non Cissneï, elle était très belle. Et potentiellement importante. J’avais été étonné d’apprendre sa capture. Comment était-ce possible ? Martin me laissait tout juste aller au toilette seul. Et la lumière laissait sa tête se faire couper ? Ce n’était pas étonnant que ce groupe connaissait un décroît certain ces dernières années. Ils étaient bien trop imprudent. Néanmoins… Néanmoins, ils avaient bon fond. Et n’hésitaient pas à s’impliquer dans la plus futile des tâches, qu’importe leur importance actuelle. Et puis elle leur était enfin revenue. Après des mois d’attentes, d’inquiétudes. L’enfant prodigue était de retour.


-Je dois vous avouer que je vous admire. Je fais de mon mieux pour aider le Haut-prêtre dans ses tâches, et j’ai déjà l’impression d’être submergé. Je ne me verrai pas faire une tâche aussi simple que coller des affiches, tout simplement parce que je n’en ai pas le temps. Ou le désir. N’est-ce pas l’intérêt de diriger que de pouvoir reléguer ? Un petit avantage face à tous les inconvénients ? Demandai-je en reprenant une gorgée.

Je me tus poliment lorsqu’elle m’exposa une nouvelle fois son objectif. L’idée… était intéressante c’était certain. Mais quelle image donnerait le culte s’il s’affaissait à la moindre attaque ? S’il montrait qu’il ne pouvait pas protéger et subvenir aux besoins de ses fidèles, et de la population en générale ? Oui, nous étions affaiblis. Mais peut-être pas encore au point de devoir dépendre de la Lumière. À vrai dire, si je désirais bâtir une alliance solide avec eux… il fallait que nous montrions à tous que nous étions prêt à faire face. Eux-mêmes devraient panser leurs blessures et revenir en force face à la Coalition, le Consulat et tout autre individu néfaste.


-Je suis…

Martin entra pile à ce moment-là. Je soupirai un instant de soulagement. Il pourrait me certifier si elle était bien qui elle prétendait être. Après avoir soufflé un instant, trempant le sol à ses pieds, il observa longuement mon interlocutrice. Je vis ses yeux parcourir tout son corps, comme s’il essayait de la graver dans son esprit et de comparer cette image à ses souvenirs. Ou aux descriptions qu’il avait entendu. Puis, après que le silence soit devenu pesant, il s’inclina légèrement.

-Ma dame. C’est un plaisir de vous recevoir parmi nous.

-Et votre requête est accordée, répliquai-je dans un sourire. Toutefois, j’espère que personne ici n’y songera. Sans vous manquez de respect, je ne veux pas que le Sanctum apparaisse faible aux yeux des autres. Et surtout pas aux vôtres. Nous prenons soin de notre population, et nous vengerons nos morts.

Je me levai et me dirigeai vers levier pour poser ma tasse vide. Le Haut-prêtre prit ma place en face de la dirigeante de la Lumière. Je me retournai, et fis à mon tour la référence.

-Pardonnez-moi de ne pas m’être complètement présenté. Je suis Matthew March, chef du village de la Contrée du Départ. Et prochain Primarque du Sanctum.
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Mar 1 Aoû 2017 - 0:42
Elle accorda un regard, puis un geste entendu au Haut Prêtre, alors que ce dernier la détaillait. Une acceptation silencieuse. Dans son pragmatisme, elle autorisait cet homme à la juger sans rechigner. Sans même que ceci porte une quelconque atteinte à une dignité qu'elle eut possédée. Tasse de thé à la main, elle profitait de ce petit temps de battement pour réfléchir.

« C'est un plaisir d'enfin nouer contact avec le Sanctum, j'admet que les correspondances ne sont pas le fort de la Lumière. Aussi, même si je pensais effectuer ma mission sans chercher à déranger plus que quelques gardes, je dois avouer que l'opportunité de révéler mes... plans, aussi pauvres soient-ils, reste plaisante. » répondit-elle avec un sourire non feint.

Elle garda la tasse dans ses mains, la tournant entre ses doigts, entre ses paumes, afin de ne pas se brûler. L'odeur était plus délicate que le thé auquel elle était accoutumée. Elle appréciait plutôt le thé noir ou le oolong. Ses réserves s'amenuisant ainsi que le cruel manque de cultures de thé au Château Disney la privaient bien souvent de ce petit plaisir, aussi profitait-elle d'une saveur légèrement familière comprenant un arrière-goût d'inconnu. Qu'il était bon de sortir de chez soi, pensait-elle.

Ce fut avec le goût de ce thé sur son palais que la petit surprise du désormais nommé Matthew March se dévoila au grand jour. Elle arqua un sourcil, de surprise tout d'abord, et se permit alors d'observer l'homme sans aucune retenue. De sa posture à son regard, de ses manières à la prosodie de ses mots et du contenu de ses phrases. Le tout prenait un angle différent, une profondeur, comme le goût de ce thé qui, une fois avalé, laissait une saveur particulière sur sa langue. Une saveur qui se refusait à l'amertume contrairement aux breuvages forts qu'elle appréciait. Elle trouvait cette saveur agréable bien entendu, mais curieuse avant tout.

« Je vous en prie. » lui répondit-elle, sans se départir de son sourire. « Vous venez de me manquer de respect, mais il n'y a aucune raison de s'en formaliser. Je ne pense pas qu'il n'y ait une quelconque malignité dans vos intentions. »

Il ne lui avait pas fait confiance en cherchant à s'assurer de son identité. Puis lui avait caché la sienne. Il était évident que cet homme se méfiait, et elle devait montrer patte blanche face à lui pour qu'il trouve ses marques. Elle n'allait pas en rester là, en toute amitié, certes, puisqu'elle n'allait tout de même pas le forcer à signer une alliance dans le sang et les larmes. Ce serait tout à fait ridicule. Aussi, elle ravalait toute aigreur avec une nouvelle gorgée de thé, qui, égal à la clarté de son cru, n'avait aucun goût désagréable.

Il succédait à Angeal, qui pour elle n'avait été qu'un nom sur un papier, une présence qu'elle avait failli connaître. Elle avait eu, en ces quelques minutes de discussion, plus de contact avec cet inconnu qu'avec feu le Primarque. Ancien. Ancien Primarque, désormais, vu que cet homme allait prendre sa place. Il avait l'air aussi religieux qu'elle ; ou alors s'était-elle fait une fausse idée des croyants, les pensant à tort comme des hommes qui n'avaient que le nom de leur divinité à la bouche ? Son erreur, là encore, que de croire des préconçus. Peut-être cet homme pouvait-il être quelqu'un de confiance. Peut-être pouvait-elle sortir d'ici avec une promesse d'une paix tangible. En soit, c'était une espérance à laquelle elle n'avait même pas songé.

Aussi, que n'avait-elle tiqué alors qu'il prenait tout en main sans nom ni titre. Elle avait eu un doute, mais était fautive de n'en avoir rien fait. Il aurait pu être n'importe qui, et elle s'en voulait de ne pas avoir été plus méfiante. Là encore, il pouvait prétendre être qui il pouvait être, mais mentir en tous points.

« Je tiens tout de même à dire que c'est un plaisir de faire votre connaissance, Matthew March. Je puis vous assurer que cette aide que je vous propose n’entachera pas la réputation de votre Sanctum. Le monde en entendra parler si vous le souhaitez, ce qui peut ne jamais arriver, selon votre désir. Nous vous offrons de l'aide, pas un contrat rempli de petits conditions en bas de page. »

Avec un signe au Haut-Prêtre, elle se rapprocha de Matthew, premièrement parce qu'il était proche de l'évier où elle alla elle-même poser sa tasse désormais vide, puis pour aller lui tendre sa main, dans une offrande de paix. Elle ne connaissait pas vraiment ses origines, aussi lançait-elle une pièce en supposant qu'il connaissait la décence d'une poignée de main. Elle ne voulait tout de même pas le froisser.

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Mer 2 Aoû 2017 - 22:18
Décidément, elle était jolie. Surtout lorsqu’elle souriait. Toutes ses peines, tous ses soucis, toutes ses souffrances s’effaçaient pour laisser place à un magnifique visage, promesse de quiétude à venir. Est-ce que mon visage reflétait la même chose ? Est-ce que les gens étaient happés par mon aura ? Est-ce que j’en avais une déjà ? Quelle question ! Évidemment !

Lorsque l’information de mon… importance parvint à son cerveau, je pus presque entendre des rouages se mettre en place alors que son regard se fit plus intense, plus observateur, plus perçant même. Je n’avais pas grand-chose à cacher, si ce n’est rien. Mais je ne pus m’empêcher d’être légèrement mal à l’aise. Cette femme n’était pas commune. Elle avait régné sur les mondes comme toutes les figures importantes qui régissaient la vie de petites gens comme moi. Du moins, comme l’ancien moi. Maintenant, j’étais entré sur l’échiquier politique. J’allais très certainement rencontrer de nombreuses personnes comme elle. Il allait me falloir m’adapter très rapidement à cette situation, et aux problèmes qu’elle apporterait sans aucun doute.

Mais pour le moment, je pouvais profiter d’une simple conversation avec l’allié officiel du Sanctum, et peut-être le mien. Je répondis avec empressement à sa poignée de main, restant peut-être une ou deux secondes de plus qu’il ne le fallait, qui en disait long sur son propriétaire. Ses mains étaient particulièrement douces, et très peu rugueuses. Même si elle faisait des tâches subalternes, elle devait passer la plupart de son temps comme moi à gérer son groupe derrière un bureau. Toutefois, sa poigne solide et forte indiquait qu’elle savait se défendre. Ce qui m’inquiétait tout autant que ça me rassurait.


-Il n’était pas de mon intention de vous manquer de respect, bien au contraire. Avec les pertes que nous avons subi, et l’importance que je possède aux yeux du Sanctum, il me faut jouer la carte de la prudence. Je la regardai droit dans les yeux, intensément. Beaucoup ignorent encore que je suis le Primarque y compris ici. Ma cérémonie a été repoussé pour me laisser davantage dans l’ombre, à l’abri de nos ennemis communs. Je vous fais entièrement confiance pour garder cette information.

Je m’écartais légèrement d’elle, captant au passage son parfum que la pluie avait précédemment masqué. Une odeur de musc, mandarine et… etlingera elatior, la rose de porcelaine ou torche rousse. Des odeurs intéressantes et peut-être aussi révélatrices que ses mains. Je secouai la tête, et revins dans l’instant présent. Je devais avoir les idées claires pour lui présenter certains éléments, tant dans la manière, que dans la forme.

-Je n’ai aucun doute sur votre offre mademoiselle. Je sais que vous ne tentez pas de nuire au Domaine, ou à nous. Mais si la population acceptait votre offre, ce serait nous prouver qu’ils ne nous font plus confiance. Ce qui serait une véritable catastrophe.

Je fis un signe de tête au Haut-prêtre, lui indiquant la porte. Il comprit aussi rapidement qu’il put, que je voulais être seule avec elle. Il se leva, refit une révérence, et sortit sans un mot. Bien, les choses sérieuses pouvaient commencer.

-Pour tout vous dire… Je suis encore très inexpérimenté pour la gestion d’un groupe aussi large. Ou pour converser avec les puissants de ce monde. Mais j’ai une conviction, un désir profond d’aider mes proches. Et le Sanctum peut me permettre d’accomplir cela. Je tournai la tête vers elle, puis me rapprochai rapidement jusqu’à être presque collé à elle. Ils pensent que je suis leur élu, leur primarque, murmurai-je à son oreille. Mais je ne suis qu’une personne ordinaire qui veut bien faire. Comme vous. Je me reculai de nouveau, la laissant apprécier de nouveau sa zone d’espace personnelle. J’ai été choqué d’apprendre la trahison du Consulat à votre égard. Je retournai m’asseoir. Et je puis vous assurer qu’il n’en sera pas de même pour nous. Tant que vous continuerez à être ce que vous êtes. Les défenseurs des faibles. Les protecteurs des mondes. Je lui souris de toutes mes dents, joyeusement. Je suis très heureux d’avoir fait votre connaissance aujourd’hui générale Cissneï. Il y a tant que nous allons pouvoir accomplir ensemble. Main dans la main.

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Mer 16 Aoû 2017 - 23:20
« Je me suis retrouvée dans cette situation, il y a quelques années. » lui répondit-elle, sur le ton de la conversation. « La situation était bien différente, et j'ai eu le temps de mûrir mon choix, je n'ai pas été catapultée à la tête de la Lumière. »

Elle avait encore aujourd'hui du mal à croire en la croyance. Que Matthew March lui semble si cartésien, un athée pur et dur comme il venait de l'avouer en se séparant de ses ouailles alors qu'il lui dévoila avoir été choisi comme « leur » élu en dit bien plus long sur lui qu'autre chose. Aussi, peut-être avait-il souhaité lui dire ceci de son plein gré, laissant ainsi la jeune femme apercevoir une des facettes de plus de cet homme qui, jusqu'alors, lui avait été inconnu. Curieux sort qui semblait s'être posé sur cet homme, justement. Il souhaitait faire le bien, ce qui était très louable. Mais, le Sanctum n'ayant que trop peu fait parler de lui dernièrement, elle jurerait que le groupe religieux suivait fidèlement les traces de la Lumière dans un marasme lié à un dirigeant peu expérimenté. A ça, elle pouvait essayer de remédier. Pas par bonté de cœur, mais parce qu'un allié lui serait utile.

Mais un allié dont elle doutait toujours ; aussi agréable que lui était la compagnie de March, aussi aiguisée la lame qu'il lui planterait entre les côtes pouvait être. Elle ne devait se fier qu'à elle, et était venue ici avec un but, telle une passagère qui accomplissait sa mission. Aussi s'efforçait-elle de le croire.

« Nous sommes plus semblables qu'il n'y paraît, alors. Jusqu'à notre but, qui semble être le même. Mais je vais vous donner ce conseil, de la part de quelqu'un qui a eu l'indécence de se croire en sécurité il y a longtemps. »

Son sourire disparut, elle regarda le Primarque dans les yeux.

« Je pourrais révéler votre existence à tout le monde, organiser une conférence de presse, que sais-je. Vous marquer d'une jolie croix à qui voudrait un nouveau Primarque sur son tableau de chasse. »

Elle se raidit . Défendre les faibles était un idéal louable, mais ce n'était pas quelque chose qui était simple. Simple à imaginer, probablement. Mais dans la pratique, c'était placer l'idéal dans l'état des choses actuel, dans le ridicule ballet des alliances, des groupes qui ne voulaient que se protéger eux-mêmes.

« Je n'ai pas été choquée de la réaction du Consulat. C'était un événement de plus. Et si vous en êtes choqué, je vous conseille de vite trouver quelqu'un en qui votre Déesse pourra placer ses espoirs. Si vous chercher une main à tenir, attendez-vous à un col à relever de la boue, et attendez-vous également à plus de problèmes qu'il ne vous en faut. Vous semblez être un homme capable, Matthew, ne faites pas l'erreur de sous-estimer vos buts. »

Elle lui parlait de l'alliance en elle-même. Elle espérait, peut-être follement, qu'une alliance entre le Sanctum et la Lumière pourrait faire quelque chose. Et si oui, elle tenait à la commencer en lui annonçait clairement les conditions. Sang pour sang. « Je ne vous propose pas une ballade main dans la main dans un champ. Je crois que vous avez pu avoir un aperçu de dont notre ennemi commun est capable. Gardez ceci à l'esprit à chacune de vos décisions. »

Ils étaient seuls, aussi se permit-elle tout ce qu'elle voulait, verbalement du moins. Ce fut tout en retenue qu'elle campa sur ses positions, proche de ce Primarque flambant neuf de ce Sanctum mis à mal. Elle représentait soudainement la Lumière, beaucoup plus officiellement qu'elle n'avait pensé en se levant ce matin là. Dans une atmosphère étrange, de vieilles pierres, d'une odeur de thé et de feu de bois.

« Ne tenez jamais la fidélité de vos troupes pour acquise. C'est une affaire de vigilance constante. »
continua-t-elle en mettant un emphase particulier sur deux derniers mots, comme si elle pointait le jeune homme du doigt en ne bougeant pas d'un pouce.

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Dim 20 Aoû 2017 - 16:28
Je gardais mon sourire alors qu’elle me menaçait. Oui, elle pouvait faire tout ce qu’elle me disait, et même plus. Mais je ne l’en croyais pas capable. Elle s’était battue pour la justice, pour les faibles depuis trop longtemps pour devenir aussi pourri que l’était le Consulat et ses compromissions. Oui je lui faisais confiance. Car elle était la seule qui trouvait grâce à mes yeux. Tous les autres méritaient de disparaître de ce monde pour laisser enfin vivre le petit peuple.

-Je sais que mes buts vont être difficile à atteindre. Et je ne crains pas de me salir les mains. Je pense l’avoir démontré en refusant l’aide du Consulat, et en leur déclarant la guerre non ? Je tapotais la table des doigts. J’ai un certain honneur, une morale, un code de vie. Je ne pouvais pas les tolérer, tolérer leur aide alors qu’ils ne pensaient qu’à eux. Qu’importe que le Sanctum en ait eu besoin dans l’instant. Lorsque nous nous retrouverons sur le champ de bataille, nous n’aurons pas à rougir, nous n’aurons pas à regretter de les affronter. Et nous n’aurons pas à craindre l’indécision des troupes face à d’anciens sauveurs.

Les temps que le Sanctum vivait actuellement étaient loin d’être faciles. La ville était en pleine reconstruction, nous nous débattions pour nourrir correctement la population et nous devions faire avec les conséquences du massacre des gardes royaux. Et ce que je promettais à tous dans un avenir proche s’annonçait encore plus sombre. Une guerre contre le Consulat et la Coalition noire. Toutefois, lorsque nous aurions survécu à tout cela, l’avenir serait plus radieux qu’il ne l’avait jamais été. Et ce culte plus fort encore qu’il ne l’aurait imaginé.

-Nous combattons les mêmes ennemis. Même si nous n’en avons pas la force actuellement, et individuellement. Mon sourire se fana et j’arborai un visage plus sérieux. Toutefois, ensemble, nous avons une chance de l’emporter. Nous ne nous baladerons pas main dans la main, mais nous pouvons combattre ensemble main dans la main. Dans cette optique, j’aimerai vous proposer deux choses. La première, pour renforcer nos liens d’amitiés, est de vous offrir l’épée d’Angeal. Je… ne l’ai pas connu. Mais il était votre allié, tout comme je le suis aujourd’hui. J’espère que cette épée reflétera ce lien. J’appelais Martin un instant pour lui demander d’aller chercher ce cadeau, ce gage d’amitié, il partit sur le champ. La seconde, est de faire front commun. Pas seulement lorsque la guerre sera à nos portes, mais également pour protéger quotidiennement les mondes. J’aimerai qu’une garnison de la lumière s’établisse dans notre futur quartier général, la Contrée du Départ. Une garnison de paladin s’établirait, quant à elle, au Château Disney. Nos troupes seront plus à même de coopérer et de s’entraider si cet effort leur est familier. Qu’en dîtes vous ?

Nous devions nous renforcer rapidement, et apprendre à nous faire confiance. Je pense que cette étape serait la plus dure à cause du Consulat qui avait brisé ces liens du jour au lendemain. La Lumière, mais surtout Cissneï, aurait peut-être du mal à nous accepter dans un premier temps. Peut-être penserait-il que tout ceci était un piège organisé par leur ennemi pour réduire leur nombre, et les attaquer de l’intérieur. Il était de mon devoir de lui prouver le contraire. Coûte que coûte. J’attrapais un long couteau de cuisine posé sur le plan de travail, et m’approchais d’elle vivement avec cette lame de vingt centimètres. Arrivé à moins d’un pas, je me stoppais, et lui fourrais de force l’ustensile dans la main. Que je guidais jusqu’à mon cœur.

-Si jamais vous doutez de moi, soufflais-je, vous pouvez me tuer. Vous en avez le pouvoir, et le droit. Comme vous me l’avez dit. Je lui souris avec bienveillance. Si jamais il vous semble que j’emprunte la voie du Consulat, ou celle de la Coalition, vous pourrez me tuer. Je ne me défendrai pas. Car j’ai confiance en votre jugement. Vous vous battez depuis longtemps contre les ténèbres de ces mondes. Si votre jugement tombe un jour sur ma personne, je comprendrais. Je l’accepte dès aujourd’hui. Dès cet instant.

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Jeu 31 Aoû 2017 - 23:25
Elle fronça les sourcils en réponse. Le geste de Matthew était des plus... théâtraux ? C'était peut-être le mot. Un sourire naquit sur ses lèvres, une fois de plus. Il n'était pas sans lui rappeler Sora, avec une volonté pareille.

« Il ne vous reste qu'à citer un quelconque auteur mort depuis des lustres et vous serez une parfaite imitation d'un dramaturge du Consulat, en pleine envolée lyrique. »

Ses propositions étaient attirantes ; elle pourrait en effet utiliser une garnison supplémentaire au Château Disney. En fait, toute aide était bonne à prendre alors que ce dernier était constamment pris à parti par les sans-cœur. Les vues de March sur la Contrée du Départ était étrange ; peut-être avait-il ses raisons. Mais elle ne voyait aucun intérêt en ce monde. Peut-être y avait-il de la valeur, ou peut-être avait-il de la valeur pour le Primarque.

Son regard se durcit.

« Je vous en prie, ne vous étalez pas en flatteries et en cadeaux. Vos promesses sont suffisantes, en sachant que je ne puisse y répondre dans l'immédiat. Mes troupes sont mobilisées, la Lumière est en guerre. La menace de la Coalition est constante, March, sans même commencer à parler du Consulat. Je n'ai pas l'intention de vagir en recevant des présents. »

Elle alla couvrir de sa main libre celles de Matthew, qui lui faisaient tenir le manche du couteau contre sa poitrine. Lentement, elle serra son poing, abaissant la lame, la faisant tourner. Elle pressa ensuite le couteau à plat sur la poitrine du Primarque. Le contact de ses phalanges avec la poitrine de l'homme en face d'elle la surprit par sa chaleur. Elle ne songeait à rien, ou peut-être à l'étrangeté du contact auquel elle ne s'était pas attendue. Il était humain, son cœur battait, sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration.

Elle avait appris à craindre les êtres de chair et de sang bien plus tôt que les sans-cœur. Et une grande partie de sa vie avait été faite de combats et de missions contre des hommes, pas des bêtes ou des esprits. Cela ne retirait rien de sa méfiance, mais y ajoutait quelque chose. Comme un émerveillement succinct, une surprise bienvenue. Ce singulier personnage avait refusé l'aide du Consulat, qui pourtant semblait tout puissant ; elle avait souri de plus belle en l'entendant de ses mots.

« Je ne vous blâme pas pour votre confiance. En toute bonne foi, je vous en remercie. Je... j'ai l'impression qu'il est de mon devoir de vous mettre en garde. Faites attention en partant la fleur au fusil.  »

Il était le miroir de sa propre confiance, aussi pensait-elle. Elle le voyait, prêt à tout lui donner. Et d'un côté, elle pouvait aussi tout prendre en son bon droit. Il ne lui en voudrait pas. Mais au fond d'elle, elle avait envie de se laisser aller à la confiance. Cet homme était à la fois elle et à la fois le genre de choses qu'elle tenait à ne pas voir se reproduire. Ses propres erreurs, ses choix d'antan. Elle avait une envie forte de ne pas les lui laisser faire.

Elle était partagée. Se laisser aller ; c'était une solution de facilité. Un choix qu'elle emprunterait avec plaisir, mais auquel elle se refusait à regret.

Elle en oubliait presque sa mission ; c'était retourner sur terre que de penser aux papiers et aux affiches, à tout le travail qu'il lui restait à accomplir dans sa petite journée qui s'était annoncée si banale. Elle soupira.

«  Et si vous avez besoin d'aide, sachez que je serais là, dans la mesure du possible. Ne vous attendez pas à un miracle ; vous êtes le faiseur de miracles ici, selon toutes évidences.  » continua-t-elle dans un sourire. «  Je suis désolée de ne pas pouvoir vous donner plus que ce que je possède, je le ferais sans hésiter si je le pouvais. »

Elle lâcha le manche du couteau, puis avec un sourire, le lui laissa.

« Du travail m'attend. Je crois que le temps est venu pour moi de partir. »

C'était avec regret qu'elle parlait. L'atmosphère de cette petite pièce, un cœur de chaleur dans un palais de pierres grises avait capturé son esprit. Elle était venue ici en espérant rien ; entamer sa mission, la terminer. Peut-être éviter la pluie, avec un peu de chance. Elle avait trouvé un abri contre cette pluie, de quoi se réchauffer. Du thé, ce qui n'avait jamais été pour lui déplaire. Et Matthew March, duquel elle avait beaucoup à dire.

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Lun 4 Sep 2017 - 15:37
La mention du Consulat me fit légèrement grimacer mais je revins bien vite à mon sourire. Il est vrai que je m’étais quelque peu emporté. Mais les mots ne voulaient plus dire grand-chose avec les actes du Consulat. Il me fallait prouver ma loyauté grâce aux actes, seule chose au monde auquel une personne soupçonneuse pouvait se fier. Alors oui, j’avais peut-être emprunté les manières de ces artistes fourbes. Néanmoins je ne leur ressemblais d’aucune façon que ce soit.

-Je n’ai rien à voir avec eux. Mes décisions sont basées sur la justice, le devoir, la loyauté, les promesses que je fais. Je sais que beaucoup de mes décisions sont contestées. Beaucoup d’autres le seront. J’attends que la reconstruction de ce monde soit suffisamment avancé pour annoncer à tous notre départ pour la Contrée du Départ, et le manoir des maîtres de la keyblade. Nous avons une image de faibles aux yeux des gens. J’espère que ce lieu de pouvoir, loin des populations qui pourraient subir le contre-coup d’une attaque, rétablira les choses comme elles auraient du l’être depuis longtemps.

Alors que le regard de ma compagne se durcissait face aux horreurs auxquelles elle pensait, le mien se fit plus doux. Son expérience était précieuse tant pour la Lumière que le Sanctum. Mais l’espoir, l’innocence, la confiance étaient absents de ses prunelles. Les actes des puissants de ce monde, la vie qu’elle avait mené l’avait aigrie. Il me fallait changer cela. Pour le bien de tous. Nous devions être fort, mais aussi confiant dans le futur que nous promettions à tout un chacun.

-Il ne s’agit aucunement de flatteries. Je pense ce que je dis. Quant au cadeau… il est là pour vous prouver que je ne plaisante pas, que je ne mens pas. Je ne vous tournerai pas le dos. Je ne vous poignarderai pas comme l’a fait Genesis. Les mots ne sont pas suffisants à mes yeux pour vous prouver nos bonnes intentions. Je ne tiens qu’à faire parler les actes pour changer votre vision du monde. Je me tus alors qu’elle posait la lame sur ma poitrine. Que sa main recouvrait la mienne avec douceur. Que sa chaleur, sa vie, se transmettait au travers de ce simple contact. Je baissais d’un ton, pour être plus chaleureux. La guerre sera toujours à nos portes tant que des gens comme Genesis et Death existeront. Nous les combattrons ensemble. Nous les vaincrons ensemble. Main dans la main. Mais en attendant que ce jour vienne, il nous faut nous préparer. Je fis une pause avant de souffler les dernières paroles. Et continuer à vivre.

Son sourire fit mourir ma voie. Lorsqu’elle était ainsi, elle était belle, pleine de vie, confiante. Mais la réalité rattrapait toujours ceux qui la fuyaient. Son sourire ne pouvait rester éternellement. Surtout pas en ces temps sombres où le désespoir touchait chaque être vivant. Je ne croyais pas en Etro. Je ne croyais pas en toutes ces foutaises sur la religion. Toutefois, le poste qu’on m’avait confié me permettait d’être une lueur d’espoir. Une lumière dans le noir. Mes croyances importaient peu. Seuls mes actes comptaient. Je serai le sauveur qu’ils attendaient. Pour mon village. Pour ces inconnues. Pour cette femme et son sourire.

-Rassurez vous, j’ai toujours la tête sur les épaules. Je ne suis pas un combattant, loin s’en faut. Et même s’il me faudra trouver le temps de palier à cette faiblesse, je pèse chaque décision. Je ne combattrais pas pour une cause perdue d’avance.

Pas même s’il s’agissait d’une petite fille qui tombait, et se faisait déchiqueter par un épouvantail. Je connaissais mes limites, et c’est bien pour ça que je pouvais toujours diriger le Sanctum. C’est bien pour ça que je n’étais pas encore dans la tombe, même si beaucoup de mes connaissances l’étaient.

Je souris face à sa plaisanterie. Oui, j’étais le faiseur de miracle aux yeux de ces fanatiques. Et j’espérais le devenir à ses yeux en changeant son environnement. En changeant sa vision du monde et du futur. Ne jamais perdre espoir. C’était aussi simple que cela. Je jetais le couteau qu’elle me laissait sur le plan de travail, et lui attrapait la main avant qu’elle ne parte. Pour toujours il me semblait.


-Vous avez bon coeur Cissneï, et je ne tiens pas à alourdir plus que nécessaire votre journée de travail. Je me rends bien compte que j’ai suffisamment empiété sur votre temps, et je m’en excuse sincèrement. Je fis une pause, et pour une fois, je ne la regardais plus dans les yeux. J’ai apprécié cet échange inespéré. J’espère qu’il en va de même pour vous. Ma voix baissa encore d’un ton, jusqu’à être presque un murmure. J’aurai une dernière proposition à vous faire. Dans l’immédiat. Comme je vous l’ai dit, nos deux factions peuvent éprouver de la méfiance. Le porte-parole a fait beaucoup de mal sur ce point-là. Et je sais qu’une épée n’est qu’un petit geste pour essayer de rétablir les voies de communication et de confiance. Aussi… j’aimerai vous demander votre main. Ne soyons pas juste alliés, devenons mari et femme. Cette confiance ne pourra jamais être corrompu par les agissements du Consulat. Qu’en pensez-vous ? Demandai-je en la regardant de nouveau dans les yeux.

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Mar 5 Sep 2017 - 2:24
Il se revendiquait ne rien avoir en commun avec le Consulat, pourtant ; il lui déclammait ses plans ainsi que ses idées. Lui contait ses rêves, et elle l'écoutait, presque comme portée vers les étoiles le temps d'un instant. Sa voix, elle était comme bien des autres, il l'utilisait de manière unique cependant. Des paroles simples mais qui, de par son exaltation, résonnaient dans le cœur de Cissneï. Elle aurait voulu que cela ne l'atteigne pas, pourtant, tout comme cet étrange personnage avait éveillé son sourire et son intérêt, il éveillait son envie de paradis.

Elle rêvait d'un univers juste, rêvait de choses disparues. Elle avait toujours eu une certaine réserve, crée après des années à vivre dans une réalité où l'argent, la mort et les journées passées à n'attendre que l'heure du coucher dirigeaient ses sens et ses pensées. Elle essayait, tant bien que mal, de garder contenance, de songer à ses idées et ce pourquoi elle était venue ici. Que ces affiches lui semblaient lointaine. Pendant un instant, elle était ailleurs.

«  J’aurai une dernière proposition à vous faire. Dans l’immédiat. Comme je vous l’ai dit, nos deux factions peuvent éprouver de la méfiance. Le porte-parole a fait beaucoup de mal sur ce point-là. Et je sais qu’une épée n’est qu’un petit geste pour essayer de rétablir les voies de communication et de confiance. Aussi… j’aimerai vous demander votre main. Ne soyons pas juste alliés, devenons mari et femme. Cette confiance ne pourra jamais être corrompu par les agissements du Consulat. Qu’en pensez-vous ? »

Elle fut ramenée sur la terre ferme, son esprit comme luttant pour comprendre les paroles du Primarque. Surprise, incompréhension, un peu de honte également de par sa réaction immédiate. En effet, sa réponse au regard appuyé de Matthew March fut un haussement de sourcil maladroit, que des années de formation à la Shin-Ra n'aurait pu couvrir. Les manuels n'expliquaient pas comment répondre à une sincère demande en mariage. Bouche entrouverte, épaules tombantes, elle regarda l'homme en face d'elle alors qu'un instant plus tôt, elle boguait au dessus des nuages.

La convenance la retint au dernier instant de lui demander de répéter ce qu'il venait de dire. Le convenance ? Elle ne disait rien quant à ça. Un demande en mariage surprise, c'était bien la dernière chose à laquelle elle aurait pu penser !

« Je... je dois admettre que vous me prenez de court. » dit-elle.

Se rattrapant, elle prit plaisir à recouvrer ses sens en parlant. Les mots lui venaient toujours, c'était bon signe.

« Je ne pense pas que ce genre de proposition soit très... orthodoxe- la religion mise de côté bien évidemment. A moins que vous ne pensiez à un mariage de convenance, arrangé, auquel cas... »

Auquel cas ? Elle se voyait, le temps d'un instant, vivre la petite vie de la femme au foyer comme elle avait eu le déplaisir d'en éliminer une. Détenant trop d'informations, cette femme d'entre-deux âges représentait un problème conséquent pour la Compagnie, aussi avait-elle été envoyée mettre un terme à son existence. Une fuite de gaz eut raison de la pauvre femme, et en cet instant, Cissneï s'imaginait à sa place. Pensant à son mari, ses enfants ? Pour une fois, elle ne s'imaginait pas à sa propre place, éteignant les alarmes et calfeutrant les fenêtres et les ouvertures avant de disparaître et laissant cette femme mourir. Elle s'imaginait être cette femme. Un mari, des enfants. Cette idée était si étrange qu'elle semblait grotesque.

Rationelle, elle songeait à l'attirance qu'elle avait pour cette idée. L'envie dictait sa conduite.

« Les dangers d'une telle union seraient plus grands que le profit, Matthew. En toute honnêteté, le risque est grand. »

Elle ne souriait plus.

Elle se voyait, sortant de la maison de cette femme. Les dessins de ses enfants affichés sur le frigo, une cafetière sur le bar, des coussins qui n'allaient pas ensemble posés sur le canapé. Elle tentait de rester de marbre, à songer à un but plus grand encore. Pour la Lumière ? Elle s'y accrochait comme à un rêve fou.

Elle espérait la route de Matthew March des plus longues. Avec ses rêves, ses idées, ses espoirs.

Elle ne savait que dire quant à son refus, c'était une situation délicate à laquelle elle n'avait jamais été confrontée, elle devait l'avouer. Aussi guettait-elle chacune des réactions de l'homme en face d'elle. Comment pouvait-il réagir ? Que devait-elle dire ?

« Je me dois de partir, je.... peut-être devrions-nous remettre cette discussion à plus tard, si vous le voulez bien ? Laissez-moi le temps de réfléchir. »

Le temps de le connaître, peut-être ? Ou, comme elle le songeait au fond d'elle, le temps de réfléchir à une solution qui ne blesse personne, un compromis en demi-teinte comme la Lumière savait le faire sous sa direction. Elle s'était rêvée en commandante, en héraut de la Lumière en en prenant la tête. Et la voilà, reculant face à un homme qui ne voulait que lui proposer son aide. [/color][/color]

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Jeu 7 Sep 2017 - 18:14
Le temps me parut suspendu. Je voyais au ralenti l’expression de surprise totale s’afficher sur le visage de la rouquine. J’entendais mon coeur battre la chamade dans l’attente d’une réponse. Positive je l’espérais, sans trop y croire. Mon sang pulsait dans mes veines à toute allure. Mes tempes s’amusaient à tenter de battre la rapidité de pulsation de mon palpitant. Puis la réponse vint.

Ce n’était pas un non. Je me retins de soupirer de soulagement. Cette femme me plaisait beaucoup, et j’avais bonne espoir qu’ensemble nous puissions être heureux. Mais cette demande n’était pas qu’un élan du coeur. Comme je le lui avais dit, les liens de mariage entre deux chefs de groupe seraient plus solide aux yeux de tous, comme aux nôtres. Jamais le Sanctum ou la Lumière ne seraient parti en guerre l’un contre l’autre. Ou sans l’autre. Je souris faiblement face à cette réponse quelque peu décontenancé de la célèbre guerrière.


-Je ne m’attendais pas réellement à avoir une réponse positive sur le champ. Peut-être une négative cela dit. Je sais qu’il est… prématuré de vous demander cela. Vous avez beaucoup à faire, tout comme moi. Cependant, c’est parce que les temps sont durs, que la guerre nous attend au bout du chemin que nous devons profiter de la vie tant que nous en avons une. J’ose espérer…

Je ne finis pas ma phrase. Elle savait ce que j’espérais. Elle savait ce que je voulais construire. Il ne lui restait qu’à prendre une décision. La meilleure si possible. Tout dépendait d’elle maintenant.

-Le risque… La vie est un jeu de risques. Que vous souhaitiez en prendre ou non. Nous marier n’est pas plus risqué que de vous lever chaque matin. Ça l’est encore moins que de s’être opposé aux folles demandes du Consulat, ou d’empêcher la Coalition de faire régner ses lois. Je fis une pause. J’attendrai votre réponse avec impatience. Mais que cela ne vous empêche pas de prendre votre temps. Et en attendant, tâchez de profiter un peu plus des petites joies que nous offre l’existence. Ici, alors même que nous avons attaqué, les enfants trouvent toujours le moyen de sourire.

Je lui souris alors qu’elle passait le pas de la porte, Martin l’attendant pour la raccompagner. Ou pour tenter de savoir de quoi nous parlions. Cette rencontre était une pure coïncidence. Combien en avait-il fallu pour que nous nous croisions aujourd’hui ? Des dizaines, des centaines, des milliers. Mais seulement une main tendue dans l’espoir d’aider son prochain.

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Mar 12 Sep 2017 - 13:29
Bien ! Il est temps de commenter ce rp Sanctum / Lumière, depuis le temps que nous attendions de voir cela arriver, c’est là !

Néanmoins, avant de parler de votre rp dans sa globalité, j’aimerais faire un parallèle sur une chose qui me semble primordiale dans ce genre de situation : le contexte ! Pourquoi faire une parenthèse sur ça ?! J’vous vois bien arriver pour me dire que vous avez respecté tout, que ça se passe après Bouc émissaire, que les gens savent que ci et que blabla. Sauf que, parfois, le contexte ne s’arrête pas seulement à décrire correctement les lieux.

Prenez une chaise, je vais vous expliquer.

Pendant toute la durée du rp de Bouc émissaire, j'me souviens avoir souligné un point important. Arrêter d’avoir un besoin inconditionnel de vouloir situer certain rp à d’autres, d’autant plus quand ceux-ci ne sont pas encore terminés ! Pour rappel, la première réponse de ce rp se situe au moment ou la Coalition Noire décide de s’enfuir. Death / Abigail / Red sont dans un vaisseau qui n’a pas encore décollé et Vesper est dans les rues et potentiellement une captive du Sanctum. Aussi ? Le vaisseau contrôlé par Lulu pouvait très bien partir à la chasse de Death et le détruire.

Vous voyez c’que j’veux dire ? Imaginons, vous auriez fait votre rp parlant de la vilaine attaque de la Coalition Noire alors que, deux mois plus tard, nous apprenions qu’à la fin de Bouc émissaire, le Sanctum avait vaincu la Coalition Noire. Rien qu’avec ça, il y aurait eu une incohérence dans votre rp parce que vous aviez situé votre rp par rapport à Bouc émissaire.

« Ouais, mais Bouc émissaire laisse des traces dans le Domaine Enchanté et nous en pouvons faire autrement que de parler de cela ! »

C’est vrai, entièrement d’accord avec vous. Néanmoins, cette question n’a pas sa place dans ce débat. Ici, je parle de situer par rapport à un évènement, non du fait de parler des répercussions de celui-ci. Et par un brillant « Ctrl+f », je remarque que la durée passée entre ce rp et celui de Bouc émissaire est estimé entre « Quelques semaines » et « plusieurs semaines ». Et ici, il s’agit à mon sens une autre maladresse de contexte !

« Pourquoi donc, Chen ? J’me voyais pas dire que… »

Tout à fait ! Sauf que, ici, tu reproduis une erreur dont tu te plaignais. En ayant précisé le temps passé depuis Bouc émissaire, Matthew est emprisonné dans une timeline, exactement comme celle de Bouc émissaire. Dans ce rp qui se déroule avant la fin de Bouc émissaire, tu te sens obliger d’indiquer un laps de temps pour te donner une marche de manœuvre. Et avec ça, qu’est-ce qui en découle ?

Ça veut dire que, pendant « quelques/plusieurs semaines » à la suite de Bouc émissaire, Matthew n’est toujours pas révéler comme Primarque. Et que tu le veuilles ou non, cela à un impact sur le contexte du Sanctum. Attention, j’suis pas en train de dire que c’est la plus grosse connerie de ta vie. Néanmoins, tu dois te rendre compte avec cela que chaque action à une répercussion sur le contexte d’un monde. Je vais faire un schéma pour dire où j’veux en venir.

La nuit de Swain est le point de départ.
=> le peuple s’inquiète par rapport au Sanctum, il veut comprendre pourquoi il y a eu un massacre dans le château ! Il faut informer le peuple, pour le rassurer dans son esprit et dans sa foi ! Étro est vendue comme une déesse de bien, massacrer la garde du roi ainsi que le général de ses armées, c’est pas bien !
=> À la place d’explication, attaque de la Coalition Noire par le biais de Bouc émissaire
=> Le moral du peuple est au plus bas, pour deux raisons. La première étant que la religion (le Sanctum est majoritaire au Domaine Enchanté) à commis un acte infâme sans qu’il sache pourquoi et de plus, la ville paye les répercussions d’un autre acte du Sanctum ! Rappel, sur le papier, la Coalition Noire attaque le Sanctum parce que celui-ci aurait tué Ariez.
=> Donc, théoriquement, le contexte du Sanctum est le suivant : la peuple se pose énormément de question sur le Sanctum, ils sont ébranlés dans leur foi envers Étro parce qu’il se retrouve couvert de merde avec deux évènements. Toi et moi savons que la mort d’Ariez est un prétexte, seulement, cette connaissance est hrp. Et cela doit questionner le peuple et celui-ci doit être rassurer, autant mentalement que physiquement !

D’après moi, et j’pense que d’autres pensent pareil, la révélation du Primarque juste après Bouc émissaire était le meilleur moment pour toi. Durant des années, les habitants du Domaine Enchanté attendaient l’arrivé de ce guide spirituel ! Et là, après autant d’emmerde, qu’il arrive et qu’il donne la preuve qu’Étro est à leur côté…

Tu ne pouvais pas rêver meilleur moment pour avoir le peuple de ton côté Il ne faut pas oublier une chose, le Sanctum est avant tout une religion et sa force dépend de son nombre de croyants et pas à la taille de son armée ou de la taille de son territoire.

Pourquoi donc ?

Plus il y aura de croyant, plus tu auras de personne engagé sous la bannière de la religion et par ce biais-là, plus de pnj dans les rangs des Templier / Paladin / Clergé. C’est exactement comme dans le jeu « Civilisation » avec la victoire religieuse. Ton peuple ne sera peut-être pas le plus puissant militairement ou scientifiquement, mais ta religion englobant le monde fait que tu possèdes une trace éternel dans l’histoire. Cela peut sembler idiot, mais c’est la réalité des choses. Notre exemple dans la vie réelle ? Le christianisme.

Cependant, retiens une chose. Ici, j’suis pas en train de critiquer tes choix avec Matthew, j’pointe juste du doigt un élément sur le contexte du monde que tu diriges. Depuis un temps certain, le Sanctum s’occupe avec brio de réconforter le physique de ses fidèles au Domaine Enchanté et tu as bien fait. Maintenant, il faut que ce soit la foi qui soit raviver.

Donc, tout ça pour dire. Mec, arrête de jouer avec les timeline des trucs et des machines. Parce qu'à la longue, c'est plus mauvais qu'autre chose et tu créer des erreurs à gauche et à droite. Là, c'est un avertissement. La prochaine fois, il y avoir des sanctions.

D’ailleurs, Cissneï, t’es aussi fautive dans cette maladresse de contexte. Oui, je ne t’ai pas oublié.

Et j’vais aussi insister sur le contexte pour toi, et pour une seule et unique raison. Dans ton premier rp, tu t’excuses par rapport au temps que cela a pris pour que la Lumière intervienne pour la raison que je cite de ton propre rp :

« La Lumière est alliée au Sanctum, et nous tenions avant tout à vous proposer un soutien. Nous avons pris connaissance de votre situation très tard, et de ceci je vous prie de nous en excuser. »

Pourquoi est-ce que j’ai insisté sur deux mots en le mettant en gras et italique ? Parce que c’est une erreur ou un mensonge éhonté. Pour deux raisons. La première raison, soulignant une fois de plus le pourquoi d’attendre qu’un rp se finisse pour faire ce genre de chose, est que Roxanne Ritchi à fait un bulletin en direct à la fin de Bouc émissaire ! Et de plus, Roxanne est intervenue durant Bouc émissaire parce qu’elle était présente dans les lieux au moment de l’attaque.

L’Éclaireur, l’instant où Bouc émissaire à éclater, à diffuser des images de l’attaque. Il était présent et il y a de grande chance que le journal se retrouve à diffuser par tous les moyens possible cette attaque. Par la répétition des quelques images de Roxanne prise sur le fait ou même par la radio ou un tirage express.C’est un journal et sa priorité absolue est de transmettre l’information.

Donc, à moins d’avoir fermé tous les moyens de communication durant cette journée et la semaine qui suivait, la Lumière ne pouvait pas omettre l’attaque de la Coalition Noire sur le Sanctum et prendre « quelques/plusieurs semaines » pour intervenir.

Et d’après moi, c’est ici la seconde maladresse liée au contexte dans ce rp : la Lumière savait, et par cet emprisonnement dans la timeline, se retrouve à agir mille ans après tout le monde. J’pense deviner les raisons pour lesquelles le Sanctum refuse l’aide du Consulat, néanmoins, voir la Lumière arriver aussi tard, il mériterait d’être balancé dans les cachots à coup de pied au cul.

Là, j’parle avec la vision de Cassandra. Question de logique. C’est pas moi, Simon Leyder, qui parle.

Voilà, pour moi, il s’agit là des maladresses découlant sur le contexte du monde que j’me sentais obligé de signaler. Pourquoi est-ce que je fais ça ici ? Parce que je sais que mon commentaire va être lu et répéter et que ce n’est pas un mal que cette logique soit ancrée dans la tête des gens. Malheureusement, c’est tombé sur vous et votre rp est un cas d’école.

Bien, maintenant, cette énorme parenthèse est terminée et j’suis bon pour vous causer de votre rp en soit ! Soyez content, ça veux dire que j’vais cesser d’être chiant.

— — —

J’avais l’inspiration pour faire un commentaire en deux parties, parlant d’abord à l’un puis à l’autre. Sauf que, après avoir écrit tout cela, j’ai une flemme incommensurable. Du coup, vous allez avoir un commentaire général ! La vie est parfois cruelle.

En soit, en oubliant c’que j’ai dit plus haut, j’ai apprécié le rp dans sa globalité. Certes, c’est une discussion politique, mais ça reste le genre de discussion que j’aime lire. Il y a deux parties dans cette rencontrer, et de voir tout cela se dérouler devant mes yeux, j’apprécie. Pour moi, même si le statut « d’allier » entre Sanctum et Lumière était limité à un simple échange d’idéaux, il fallait que cette discussion arrive pour renforcer ou annuler ce pacte.

D’abord, parlons du rp d’entrée de Cissnei ! En soit, j’vais rien dire dessus parce que Matthew souligne les incohérences dans sa réponse. Néanmoins, je trouve cela marrant que ce soit le boss de la Lumière qui se retrouve à faire la corvée de coller des affiches dans les rues. Bon point pour toi, Ciss, j’adore toujours te voir décrire l’environnement proche de ton personnage avec ce compte, c’est une vision que j’apprécie particulièrement. Un relent de peine, de déjà-vu, j’ai vraiment l’impression que Cissneï est blasée par tout ce qu’elle fait.

L’arrivée de Matthew ! La réponse, en soit, est bonne parce que tu montres que ton personnage s’investit dans ses affaires. D’ailleurs, c’est assez marrant de voir ce point commun que tu développes avec Cissneï. Ce que j’entends, c’est cette façon de gérer les affaires derrière un bureau. Jusqu’ici, Matthew a géré le gros des problèmes de cette manière comme le fait Cissneï à la Lumière. Tu m’dirais, tout le monde fait ça ! Sauf que non, chaque groupe à ça petite signature pour la gestion. Genre, Death sort beaucoup et s’occupe pas mal des choses importantes à domicile plutôt qu’à passer son temps à reléguer.

Parenthèse finie pour dire que j’aime bien cette vision, de voir Matthew faire ça. Ce qui change, aussi de Cissneï, c’est de te voir sortir pour contempler de tes propres yeux.

Projecteur sur Ciss ! Ici, ta description de Matthew, j’ai imaginé l’épisode de Doctor Who. Celui ou il attend Rose sous une pluie diluvienne dans son costume détrempée. J’ai bien rien ! Cependant, on voit que tu ne savais pas quoi trop répondre et que tu ne voulais pas directement suivre cet inconnu jusqu’au bout du monde. Voir cette méthode, c’est intéressant pour bien montrer que les choses doivent se faire naturellement.

J’passe quelques réponses sans rien dire, dite vous que c’est bon et que j’ai aucune reproche !

« Je vous en prie, faisons fi des convenances. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de tapis rouge que je repartirai, furieuse en déclarant une quelconque guerre. Répondit-elle, sans trop y réfléchir. »

En fait, cette phrase, elle est rigolote parce qu’un mois plus tard, Matthew, il déclare la guerre au Consulat sans tapis rouge. Voilà. C’est tellement hors-méta que j’ai rigolé. Bref…

Il y a, au fil de mon avancée dans le rp, une chose que j’ai envie de dire qui a été dite lors de la notation du rp « Une arrivée Originale ». Dans les deux parties, nous avons souvent (pas systématiquement) un rappel au premier dialogue du rp qui donne une réponse et repose une question à celui-ci qui rend la chose se faisant… Donc, vous m’avez compris ! Cela est parfois compliqué à suivre. Avec pour l’exemple, le moment ou Cissneï explique les raisons de sa venue et ses convictions et la réponse d’après… BAM… Matthew revient sur le thé ! Ça m’a coupé dans mon élan.

Le geste, pas l’animal.

Tout ça pour dire, j’suis pas fou au point de dire qu’il faut impérativement oublier de répondre à certaines choses pour directement suivre le dialogue de l’autre. Non. J’pense simplement que, à certains moments, répondre à une question du rp plus tôt n’est pas un mal quand celle-ci ne casse pas un rythme. Pour l’exemple que je cite, Matthew aurait pu directement scier une partie de son rp pour directement répondre à Cissneï, nous tenir en haleine ! Matthew, j’cible cet exemple-là, mais c’est aussi le cas de Cissneï sous l’une de tes annonces. Juste après, avec l’annonce comme quoi t’es le Primarque.

Ici, les quatre rp qui se suivent avait un rythme de dingue s’il y avait la réaction direct ! Genre… Bam, bim, boum… ZBRAH ! Vous voyez l’idée.

Le coup du couteau, très théâtral. À chaque fois que j’vois ça au cinéma ou que j’me retrouve devant cette situation à l’écrit, j’imagine la personne répondre « Ok » et planter le couteau dans le coeur en mode battage de couille.

Pour moi, le coup-de-poing (et de surprise) de cet rp est la demande en mariage. Honnêtement, j’ai lu ça et dans ma tête, j’étais abasourdi. Pas un seul moment, je ne m’attendais à ce que Matthew face cela à Cissneï. Même si le terrain préparait cette pensée, les attentions que Matthew portait à son vis-à-vis. Bref, j’ai trouvé que c’était une super bonne idée et j’ai presque envie de la voir se concrétiser dans le futur. Comme tu le dis, le lien du mariage est bien plus fort qu’un simple pacte signé entre deux parties, c’est plus qu’une simple signature aux yeux du reste du monde.

La réponse, suite à ça, de Cissnei me fait beaucoup rire. En tête, j’ai vu sa tête virer au rouge et chercher de courir à la porte la plus proche. Une fois de plus, j’ai rigolé.

Bref, j’ai fini ma seconde lecture du rp et j’redis c’que disais plus haut, le rp est plaisant à lire. Il est plus dirigé sur le Sanctum, pas seulement par rapport au lieu mais à son contenue, et j’trouve ça intéressant de poser par rp les plans du groupe. Néanmoins, j’pense que balancer autant à la Lumière peut être potentiellement dangereux. Dans le sens ou, certes un pacte taciturne à été trouvé pour vous, mais il n’y a rien d’officiel entre les deux groupes. Elle pourrait tellement faire le cul de Matthew, comme révéler sa nature avant l’heure ou ce genre de truc que ça en devient dangereux. Après, ce sont les risques du métier ! Comme j’aime dire.

Donc voilà, chouette rp dans le fond.! Cissneï, comme tu ne précises pas à la Lumière que tu te charges des affiches, c’est à toi de payer le trajet à la Shin’ra. Merci de penser à retirer 250munnies de ton compte personnel. Matthew, t’es à domicile, pas de prix à payer.

Exploit accompli !


Facile : 13 points d'expérience + 120 munnies + 2 PS en Dextérité pour vous deux !

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