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 Présentation d'Aloïs Sheifa
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Lun 17 Avr 2017 - 0:32

Aloïs Sheifa



Identité

  • Nom  : Sheifa

  • Prénom : Aloïs

  • Titre  :  On en reparlera [Non, ne me fout pas ça !]

  • Âge :  19 ans

  • Camp :  La Lumière

  • Monde d'Origine : La Cité des Rêves

  • Race  : Humain.

  • Grade désiré : Entre Lieutenant et Commandant.




Histoire


Mon histoire…
Elle commence le soir d’un énième massacre du Juge Claude Frollo. Lorsque ses soldats armés brisent une vulgaire porte en bois, lorsque le Général Sheifa entre et m’attrape par le col, avant d’ordonner aux gardes présents de se débarrasser de la plèbe.

Je ne dois la vie sauve qu’à mon sang, son sang… Sans ça, il m’aurait depuis longtemps égorgé comme il aime le raconter à sa fille.

Il n’y a que du dégoût dans son regard quand il le baisse sur moi.
Je pleure, oui. Je suis faible, oui. Je suis une honte pour ta si noble famille. Le Général n’a pas besoin de me frapper, pour blesser l’enfant que j’étais. A chacune de ses paroles, je me demande, pourquoi. Pourquoi est-ce que cet homme me haie tant ? Qu’ai-je fait de si mal pour lui déplaire ?

La vie est injuste. J’aurais tant aimé qu’il me prenne dans ses bras, et qu’il laisse mes amis, une sous-race à ses yeux, partir. J’aurais aimé rentrer chez moi, dans des bras aimant, et non pas jeté sur le sol.
Je ne lève pas les yeux. Je sais que ma mère pleure, et je sais que si je la regarde, j’éclaterais en sanglot.

Ses phrases coulent sur moi comme du venin.
Et je ne peux que penser que cette existence n’aurait jamais dû voir le jour. Que je n’aurai jamais dû voir le jour… Que je ne cause que de la peine à ma mère et qu’au final, je suis le seul responsable de l’état de mon grand-père.

Ce soir-là, si j’avais été un enfant désiré par cette grande, fière et si noble famille, ce soldat m’aurait entraîné à devenir comme lui : un tueur.

Et cette histoire commence lorsque, dans sa litanie de haine, prononce un mot que peu importe le temps, je ne pourrai jamais l’oublier : « Batard » et dont j’ai vite appris la signification.
Puis, il s’en va. Ma mère se précipite sur moi, me serrant dans ses bras, me disant que tous ce qu’il dit est faux : que je suis aimé, désiré. Que je ne suis pas une erreur de jeunesse.
Et pourtant, mon corps n’arrivent plus qu’à ressentir ses larmes qui coulent dans mon cou, ainsi que ses cheveux.

Je me revoie, enfant, m’y accrochant désespérément et pleurant, encore, ne sachant faire que cela. Cependant, quelque part, les phrases de cet homme raisonne et je me dis, encore, que mon existence est un péché.

Cette nuit-là, je venais d’avoir quatre ans.



Il n’y a rien de plus triste que de grandir en sachant que votre existence est une source de problème pour les personnes que vous aimaient, surtout quand la personne qui compte le plus à vos yeux se fait rabaisser, humilier à cause de vous, mais continue de vous sourire et de vous dire toutes ses choses, ses mots si doux qui vous font espérer, juste un peu, juste ce qu’il faut…
Si j’ai survécu à voir une partie de mes amis se faire disputer par leur parent, avant de me rejeter, alors que d’autres se faisaient simplement tabasser par l’homme qui était mon grand-père à cause de leur naissance, c’est grâce à cette femme, parce que dans cet océan de reproche, elle était là, et elle m’aimait.



Je n’ai jamais haï Frollo. J’aurai pu. J’aurai dû.
A mes yeux d’enfants, ce n’était pas Frollo le responsable, mais les gardes et plus particulièrement, mon propre sang : mon grand-père.
N’était-ce pas normal ? J’avais été mainte fois témoins des horreurs qu’ils étaient capables d’infliger aux bohémiens pour une folle justice et je n’ai jamais aperçu Frollo lors de ces moments.
Mais les gardes… Je me souviens de chacun de leurs visages… Ils sont à jamais graver dans ma tête… Et pourtant, je n’ai jamais réellement détesté ces gardes, j’en étais juste effrayé.

La seule et unique personne que je détestais, c’était moi… J’étais trop jeune pour comprendre, réellement comprendre, ce qui se tramait autour de moi, mais je savais une chose : sans moi, de nombreux bohémiens auraient pu échapper à mon grand-père. Sans moi, ma mère serait heureuse…

Et plus que tout, je me méprisais pour avoir ces pensées.

Le jour où j’ai quitté la Cité des Rêves fut un cauchemar pour tous ceux qui y vivaient. Ce jour-là, rien n’aurait pu me préparer à ce que j’allais voir : la guerre, une bataille d’une violence inouïe entre le Consulat et les bohémiens. Je ne veux plus m’en souvenir… Trop de personnes que j’ai connu, que j’ai appris à aimer et qui m’ont soutenu sont mort ce jour-là…

Je n’ai pas supporté de rester dans ce monde.
J’ai été lâche, une dernière fois. Je n’ai pas dit au revoir et je suis parti.

Ce jour-là, j’ai quitté la Cité des Rêves et j’y ai laissé la personne que j’étais.
Ce jour-là, Aloïs Sheifa est mort et il avait 14 ans.



J’étais jeune, mais je connaissais suffisamment le monde qui m’entourait pour savoir que seul, je ne passerai pas la nuit.
Je ne voulais plus assister à ce que j’avais vu. Je ne voulais pas de ça…
Il n’y avait que la Lumière pour m’accepter, et m’aider, mais j’étais fier… Et j’ai demandé à aider, à protéger cette paix même si l’idée de me battre, et de finir par tuer, me rendait malade.
L’un des généraux de l’époque me demanda mon nom.

C’est ainsi que je devins la bleusaille Gabriel, avec l’idée folle que ce nom, me porterait chance et m’apporterait de bonnes nouvelles.

Le lendemain, en me voyant porter l’uniforme des gardes, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que la vie était drôlement ironique.
Si mon sang avait été plus pur aux yeux de mon grand-père, j’aurai fini par devenir un soldat, comme lui et après avoir rejeté mon ancienne vie, me voilà, soldat de la lumière. Garde avec comme mission de protéger le château.
L’image que me renvoyait le miroir, mes cheveux trop foncés, mes yeux trop marrons, comme ceux du Général Sheifa était la seule chose qui me dérangeait. Pour résoudre ce problème, je me suis teint les cheveux et pour les yeux… Je ne me sentais pas encore capable de mettre des lentilles, mais le changement fut suffisant pour que je n’y pense plus.

La première semaine dans mon nouveau monde fut merveilleuse. Loin de tout ce que j’avais pu connaître. Les gardes m’ont rapidement accueillis comme l’un des leurs, certains ont commencé à m’apprendre le maniement des armes et des combats à mains nues, d’autres me racontaient leur histoire.

C’est sans-doute horrible à dire, mais je n’ai pas pensé une seule fois à ma mère. Je me sentais, juste, libéré de ce monde si… étouffant…

Comme j’ai haï le Capitaine Primus quand je l’ai vue…
Ce fut comme revoir ce passé que j’avais réussi, pendant quelques secondes, à oublier et je l’ai haï pour avoir brisé ma bulle. Elle était là, envoyée en mission par le Général Rokudo, pour remettre les gardes en forme.

Quand je l’ai vue, je me suis souvenu de ces trop nombreux moments où mon grand-père m’attrapait à jouer avec quelques enfants bohémiens. Je me suis rappelé les rares fois où il m’a forcé à regarder ses gardes s’occuper de la vermine, comme il disait… Je me suis souvenu de la sensation de froid qui m’enveloppait quand il me chuchotait que tout ça était, uniquement, de ma faute.

Mes sentiments devaient-être trop lisibles sur mon visage pour qu’un des gardes qui restaient décide de me secouer et de m’emmener à l’infirmerie. La Capitaine était sortie un moment avant, avec une poignée de soldat.

J’ai haï cette femme, non pas pour ces actes, mais pour m’avoir sorti de ce monde si différent de ce que je connaissais…

Je n’ai jamais autant regretté ses sentiments quand, au lieu d’aller à l’infirmerie, mes pas me conduire au bureau de la personne qui m’avait accepté dans la Lumière.
Il n’était pas arrivé depuis très longtemps, lui aussi, mais les gardes en avaient déjà un avis particulièrement tranché : sadique, malade, psychopathe, tordu et la liste était encore longue. Mais à cet instant, il n’était pas celui qu’on m’avait décrit, mais l’homme qui m’avait ouvert la porte d’un autre monde et je n’avais personne d’autre en tête à qui en parlait.

‘’Tout le monde a le droit à une seconde chance, même les lâches, kufufu...’’

Lui aussi, je l’ai haï à cet instant.
Je n’avais rien à ajouter et je suis sorti assister avec les autres gardes à l’entraînement de la Capitaine.

Au fil des jours, ma colère envers cette femme n’a fait que décroître.
Au point qu’elle est devenue un exemple. Je l’ai admirée.
Et si le Général était un être particulièrement tordu, je le remercie de n’avoir rien dit au Capitaine. C’était sans-doute la preuve, pour moi, qu’il avait du bon en lui…

Ma vie chez la Lumière a été courte, mais riche. J’ai appris beaucoup de choses, comme me battre, oui, mais surtout, à sourire à la vie et à regarder vers l’avant. J’ai fini par officiellement mettre mon passé de côté pour me concentrer vers l’avenir, et la paix que je désirais tant.  

Tout à une fin.
Et cette fin vint d’une triste nouvelle qui plongea le Château Disney dans une ambiance malsaine. La chouette du général Rokudo hululait comme pour signifier sa tristesse, pendant que tout le monde apprenait que le Général Mukuro Rokudo, Boss de la Lumière, venait de mourir.

Je ne l’aimais pas. Je le respectais, tout au plus.
Et pourtant, je ne pouvais pas justifier le poids qui s’était ancré dans mon cœur à cette nouvelle. Il était sadique et vicieux. Ce n’était pas un bon chef, mais c’était le notre et c’était un coup envers notre groupe.
La Lumière est forte, un nouveau chef fut élu. Certaines personnes s’en remirent rapidement, d’autres prévoyaient de venger cet affront.

Pour moi, ce fut un réveil brutal : nous étions en guerre, et notre chef venait de périr.
Cette paix que j’avais perçue entre les murs du bastion lumineux n’était qu’illusoire. J’avais le besoin de voir le monde, de voir la réalité, de grandir, peut-être…
Je n’étais plus le faible enfant qui était venu prendre refuge ici quelques mois auparavant. Je savais me battre, je connaissais des sorts de bases et j’étais persuadé de pouvoir survivre seul.

Et… Au fond… Je m’inquiétais pour ma mère qui vivait près des quartiers touchés.

Cette nuit-là, je fis mes bagages, pris mes maigres économies et partis en direction de la Cité des Rêves.



J’avais besoin de revoir ma mère après la mort de notre dernier chef.
Quelle ironie que sa mort ait pris place, là où elle vivait.

Je me souviendrais toujours du doux sentiment que j’avais eu ce jour-là, en survolant la ville et ses quartiers.
Même si je n’en avais pas que des bons souvenirs, revoir la Notre-Dame de Paris raviva quelque chose en moi. Mon cœur se mit à battre plus fort, plus rapidement et un sentiment de nostalgie envie mon être. C’était mon monde et je n’avais pas conscience d’à quel point ses couleurs, ses tintements, ses jeux et son humeur avaient pu me manquer.

Puis ce fut la douche froide.
Voir ces quartiers autrefois si plein de vie, complètement détruis et presque rasé par la puissante bataille qui avait eu lieu ici, fut comme si on enfonçait une aiguille dans mon être. Il n’y avait pas de haine ou de colère, juste une immense peine en voyant ce monde qui avait été le mien et qui m’avait tant affecté, en bien comme en mal.
Voir ces… ruines, me ramena au soir de mon départ.
La bataille entre les Consuls et les bohémiens.

Le vaisseau Shin-Ra s’arrêta trop rapidement.
La sortie de la gare se fit tout aussi vite.
Et mon cœur qui tambourinait à mes oreilles, à chaque pas que je faisais, je prenais conscience de tout ce qui avait changé ses derniers mois… Rien ne serait plus comme avant.

Les gardes du Consulat travaillaient avec le peuple de la Cité des Rêves, sans distinction.
Et à chaque pas que je faisais, il y avait les songes que je m’efforçais de repousser le plus loin possible, mais qui revenait me hanter chaque nuit.
J’avais abandonné ma famille. Mon grand-père devait s’être remis à sourire devant la disparition de l’ennui que j’étais. Aloïs, ce prénom que je redoutais de voir apparaître à la Lumière. La honte, le rejet et peut-être même le dégoût de mes amis s’il venait à apprendre que je n’étais qu’un lâche et un menteur…
Finalement, Mukuro avait emporté mon secret dans la tombe.

Chaque pas me ramenait à l’ironie de la situation. J’avais fuis mon monde natal parce que voir ses massacres et ses regards de haines, avait été trop lourd à porter. J’avais fui pour rejoindre la Lumière en espérant vivre, enfin, en paix. J’avais fini par devenir un membre de ce groupe, et je m’étais battu pour ce qui était juste à mes yeux.
Au final ? Ce monde, mon monde, avait trouvé la paix sans moi. Je n’avais servi à rien.
J’entends encore cette petite voix me dire d’un ton doucereux que tout ce qui manquait à mon monde pour trouver la paix, c’était la mort d’Aloïs Sheifa.
Pourtant… S’il était mort… Pourquoi est-ce que cette simple idée me fais tant souffrir ?

J’ai cherché ma mère, ce jour-là.
Je me suis tenu devant la porte de notre ancienne maison. Je voulais tant la revoir, la serrer encore une fois dans ses bras. Me sentir comme un enfant qu’on console, mais j’avais cette… Cette boule, cette culpabilité tout au fond et… Et je ne pouvais pas. Je ne pouvais tout simplement pas toquer.
Qu’est-ce que j’aurai pu lui dire ?
Je ne méritais pas qu’elle me console. Je l’avais abandonnée, sans regarder derrière moi. Je m’étais montré égoïste.
J’eus envie d’entrer dans Notre-Dame, et de me confesser. De sentir que Dieu, quelque part, me pardonner mon égoïsme et m’autorisait à la revoir.
C’était encore une fois un souhait égoïste. Je ne fis rien.
Je pris le chemin le plus long possible, faisant des détours inutiles, pour rejoindre la gare.
J’espérais la voir, sans-doute…

Mais ce n’était pas prévu.
Et j’ai fini par fuir. Encore.
Et je ne pouvais pas rentrer dans la Lumière. Pas encore.

Quel idiot j’étais. Si j’avais su qu’il ne me fallait que quelques semaines pour me culpabiliser d’abandonner mes camarades, je serai rentré.
Ce jour-là fut le début d’un voyage bien trop long à mes yeux.
Et le premier but de ce voyage, fut en réalité de me dédouaner d’avoir quitté ce groupe que j’avais appris à aimer.



J’ai passé quelques temps au Jardin Radieux avant de ne plus avoir d’argent.
J’avais profité d’un monde d’art. Assistant à des spectacles plus beaux les uns que les autres. Certaines musiques que j’ai découvert durant ce court séjour emplissent encore mes rêves. Ce fut un des meilleurs moments de ma vie.
Ce petit moment dans la ville du Consulat me rassura sur le traitement qu’allait subir mon monde.

Puis vint la réalité. Je n’avais pas de travail et je n’étais plus capable de retourner avec la Lumière. J’avais le sentiment de les avoir abandonnés, comme avec ma mère, pendant un moment où j’aurai dû être avec eux.
J’aurai peut-être pu devenir un garde au service du Consulat, mais je ne me sentais pas de faire partie de ce groupe après ce qu’il s’était passé avec les bohémiens. Je n’étais pas prêt, et je n’aurai fait que trahir un peu plus les gardes du château Disney.

Je finis par quitter la vie pour Port Royal.
La première semaine… L’atmosphère du Jardin Radieux me manqua horriblement.
La seconde semaine, après avoir commencé à travailler sous les ordres d’un marin, ce fut la Lumière et les gardes.
Il y avait cette… harmonie entre les membres de l’équipage. Ces gestes, ces phrases, ces rires qui montraient qu’ils se connaissaient depuis tellement longtemps. Je ne me sentais pas à ma place avec eux, j’avais même le sentiment de gêner, même s’il essayait de m’introduire à leur délire.
Plus je les voyais, et plus les soirées que je passais avec mes anciens camarades me manquaient.

Cela aurait pu durer longtemps, mais heureusement, ce ne fut pas le cas. Je fis bientôt la rencontre d’un autre groupe, lors d’un chargement au port, le Sanctum.
Je n’éprouve que de la pitié pour ce groupe, parce qu’à mes yeux, ils se sont faits embobinés par de faux-dieux. A leurs côtés, j’appris à cacher la croix qui pendait autour de mon cou. Pas par honte, mais parce qu’en les entendant, j’appris qu’il y allait avoir une réunion avec les Boss de tous les groupes.

Et s’il y avait une personne pour accompagner le chef de la Lumière, ça ne pouvait être que le Capitaine Primus.
J’eus alors l’idée folle que si j’arrivais à approcher mon ancien Capitaine le jour de cette fameuse réunion, il était peut-être possible qu’elle accepte de me reprendre à ses côtés.
C’était fou. Peut-être irréalisable.
Je devais être un peu désespéré pour tenter d’intégrer ce groupe en vue d’être un des gardes postés par le Sanctum pour défendre cette fameuse réunion. J’espérais que Dieu ne m’en voudrait pas de me faire passer pour ce que je n’étais pas. J’espérais même avoir son soutien dans cette affaire, parce que je risquais d’avoir besoin d’un miracle pour obtenir un de ses postes.

Ce fut long. Je dus écouter leurs histoires, leurs mythes et leur faire croire que ça me touchait réellement, tout en dissimulant ce que j’avais sur le cœur.
J’appris à mentir et à sourire quand il le fallait.
Et je mentirais si je disais que je n’avais pas rencontrer certaines personnes tout aussi bonne et juste que le Capitaine. Je mentirais si je disais que je ne m’étais pas, au moins un peu, attacher à eux. Je n’étais pas comme leur divinité du Mensonge, j’étais humain et sans le vouloir, ou l’avoir prévu, je me suis retrouvé attacher à eux.

Ma courte période au Sanctum fut une erreur.
J’aurai dû être courageux et me présenter au Capitaine ou à Cissneï, en m’excusant pour mon comportement, au lieu de chercher une méthode plus… lâche.
Mais je ne regretterais jamais d’avoir fait ce que j’ai fait. Parce que si je n’avais pas assisté à la réunion, je ne t’aurai jamais rencontré.



Je n’ai jamais haï quelqu’un comme j’ai haï Ariez.
Que Dieu me pardonne mes mots. S’il m’était donné de la voir, je ne pense pas que je me comporterais comme un être humain. Je n’ai jamais voulu autant voir quelqu’un souffrir qu’elle et rien que de penser à cette sale gamine, j’ai la furieuse envie de frapper.

Ariez m’a mis dans une position que personne, pas même mon grand-père dans ses moments les plus sombres.
Parce qu’Ariez m’a tué, ce jour-là.
Ou plutôt, parce que j’ai prié Dieu de m’achever chaque jour un peu plus après la réunion.
Ariez m’a retiré la seule chose que j’avais fait d’à peu près bien dans ma vie.

Cette journée est floue dans ma mémoire, mais elle me hante.
Quand je ferme les yeux, je revois cet énorme dragon fracasser le mur et s’envoler.
Quand je me bouche les oreilles, j’entends le rugissement de Bahamut.
Et quand je m’endors, je revois le bas de ma jambe, sanguinolente, complètement déchiré par un corps étranger.  Je ressens alors chaque coupure qui parsème mon corps et je me réveille, au moment où je sens cette souffrance dans ma jambe.

J’ai prié la mort.
Quand à mon réveil, le médecin m’a informé que je ne pourrai plus jamais courir, ou me battre comme je le faisais avant, je ne l’ai pas cru et, quelques mois après, j’ai souhaité être mort ce jour-là.
Je n’avais plus de raison de rentrer chez la Lumière ou le Sanctum. Je n’étais plus soldat. Je n’étais plus rien. Et ce fut la seule fois de ma vie où cette phrase me paraissait si douloureusement vraie.

Ariez a tué le jeune homme que j’étais ce soir-là. Elle a brisé mes espoirs et m’a plongé dans le désespoir. Sans la morsure du métal sur ma poitrine pour me rappeler Dieu, j’aurai sombré dans les ténèbres.
Et pour ça, je haïrai Ariez jusqu’à ma mort.

Ce jour-là, Gabriel a rejoint Aloïs.
A mes yeux, je n’étais même plus digne d’avoir un nom.

Même si je ne m’en étais pas encore rendu compte...



Celui qui a dit que les êtres-humains ne prenaient réellement consciences de l’importance des choses qu’une fois perdus ne pouvait pas avoir plus raison à cet instant.
Je ne voyais tout simplement pas mon existence futur sans mon poste de garde.
Sans mon armure, je n’étais plus rien.
Sans mes armes, je n’avais plus de but.
Le fait que j’ai survécu jusqu’ici, que j’étais prêt à me battre pour ce que je trouvais juste, tout cela… n’aura finalement servi à rien.

Je me contrefichais des détails sur ma blessure.
Je me contrefichais de voir ses entailles sur mon corps.
Rien n’avait plus d’importance.

J’ai fini par reprendre espoir, quelques heures après. J’avais une idée qui pourrait bien me sauver.
Elle me vint en pensant à mon monde natal et ma mère que j’avais lâchement fuis, elle était toute simple : le consulat possédait les meilleurs médecins. Les médecins du Sanctum devaient s’être trompé.

Le déni est la première phase.
Et tant que je vivais dedans, tant que j’avais ce maigre espoir, les lendemains ne me paraissaient plus si… vides.

Il a fallu des semaines de rééducation avant qu’on m’autorise à quitter l’infirmerie.
Je maudissais cette béquille, mais je devais la supporter. Pour le moment, pensais-je…

Arriver au Jardin Radieux, il ne fallut pas longtemps avant qu’on me redise la même chose.
Bien sûr… Avec du recul, j’aurai vu que je n’étais que dans la phase du déni.
Vint la colère, ensuite. Qui pourrait m’en vouloir ? Je venais de perdre tout espoir de guérir.
Les médecins du Consulat furent suffisamment gentil pour me recevoir, et pour tenter de me calmer. J’ai honte d’avoir laissé mes émotions éclater à ce point.

Mais le pire… Le pire fut cette pitié que je pouvais lire dans leurs yeux… Celle que les gens offrent aux autres, les abîmés par la vie…
C’est ce que j’étais désormais… Un estropié…
Je n’étais pas prêt à l’être. Qui peut se targuer de l’être ?

Un homme du Consulat m’introduit à un ingénieur. Je n’avais aucun espoir de guérison. Je n’étais plus en colère. Je n’étais plus… Je ne ressentais rien… Il n’y avait que le poids de ma croix, pour me tenir rattacher encore un peu à ce monde. Parce que sinon… J’aurai pu vendre mon âme au diable.

A mes yeux, être dépendant d’une béquille, d’une canne ou d’une machine était exactement la même chose : une faiblesse qu’un soldat ne pouvait se permettre et quand mon regard finissait par descendre, comme inévitablement attiré par ma jambe, je ne pouvais que me dire… C’est là… Sous un pantalon, à l’abri des regards. Une tare qui restera à jamais gravé dans ma vie. Et peu importe ce qui se passerait maintenant, elle serait toujours là.

Je suis resté quelques jours au Consulat, avec cet homme. Je ne devais pas être d’un grand intérêt, pour lui, à rester terrer dans mon silence alors qu’il essayait de faire la conversation.
Cet homme était bon.
Il a fini par me faire un prototype pour stabiliser ma jambe et me permettre de garder un peu d’équilibre.
C’était hideux…
Ces tiges métalliques furent rapidement caché derrière le tissu de mon pantalon et ce n’était pas réellement utile. Le poids rajouté ne faisait que me déséquilibrer d’une autre façon, sans parler de ma perte de vitesse et de dextérité.

Je suis parti ce soir-là du Jardin Radieux. Un vaisseau de la Shin-Ra allait à la Terre des Dragons et j’avais toujours voulu voir les monts enneigés, au moins une fois dans ma vie…
Je suis parti en prenant ma béquille et ce prototype, en le dissimulant sous mes vêtements.
Ce n’était pas censé être un au revoir. Et je n’avais pas envie qu’on puisse se souvenir de moi.
C’était un voyage vers la mort.
J’étais fatigué.
Une vie aussi vide que celle que je commençais à expérimenter ne méritais pas d’exister.

La main sur la chaîne qui ornait mon cou, je me dis que seule la mort pouvait réellement me guérir maintenant…

...

Le cœur est un organe extrêmement curieux.
Qui n’a jamais ressenti un serrement dans sa poitrine quand il était triste ?
Qui n’a jamais entendu parler de la sensation d’avoir son cœur brisé lorsqu’on perd quelque chose qui est très important pour nous ?
Quand j’ai compris que tout ce que je pouvais faire été vain, que je ne remarcherai jamais sans aide, que je ne pourrai plus jamais courir ou me battre aisément… J’en ai eu le cœur brisé. Littéralement.
La douleur n’aide pas à se sentir vivant, ou en tout cas, cette douleur ne m’a jamais aidé.

Le désespoir m’a aidé à choisir la mort, certes.
Toutefois, ce n’était pas la seule raison, car j’ai alors compris que mon cœur était faible et que je finirai par succomber aux ténèbres… A mes yeux, la mort était beaucoup plus noble que finir par devenir un monstre.

Mon cœur est faible, et sentir cette douleur dans ma poitrine qui se propageait le long de mon bras gauche m’était insoutenable. A chaque battement, je sentais que je me rapprochais le plus de la limite.
Le désespoir est une lame impitoyable…
A chaque rafale glacée, c’était comme une nuée de poignard qui s’enfonçait dans mon visage…
Et la seule chose à laquelle je pouvais me raccrocher pour avancer, pour oublier la douleur dans ma jambe, dans mon cœur, dans mon corps… C’était ma foi.
La foi est une formidable armure.

Le chemin fut long, mais je finis par y arriver, au sommet d’une de ces montagnes enneigés, le corps dans un piteux état, mais quelle importance pour un cadavre encore en vie ?

Pourtant… Ce jour-là, ce ne fut pas la mort qui me trouva… Ce ne fut pas la faucheuse telle que je l’avais espéré qui vint, drapée de son long manteau noir…
Ce fut les ténèbres.
Les ombres qui se mouvaient autour de moi. Les sans-cœurs…
Le destin savait se montrer ironique parfois…

Il aurait été plus simple de me planter une lame dans le cœur, quand j’étais encore au chaud, au Jardin Radieux.
Il aurait été tout aussi simple de me trancher la gorge, même avec mes doigts gelé, en faisant apparaître un poignard…
Mourir était un acte simple, au final.
Et je n’étais au final qu’un lâche qui préférais mourir de froid plutôt que de se suicider.

J’avais peur de mourir, moi qui ne voyais rien de bon dans le futur…
C’est la seule explication que j’ai au fait que j’ai laissé tomber ma béquille pour faire apparaître une épée et un bouclier avant de combattre, une toute dernière fois.
J’avais peur de mourir, oui… Et plus encore, j’avais peur d’un jour voir mon regard se teinter d’or comme ceux qui me faisaient face…

Le combat était inégal. Le froid me rendait lent, ma jambe me retirait toute mon agilité et pour un sans-cœur que j’arrivais à toucher de mon épée, un autre m’attaquait dans le dos.
Je n’ai pas vu la mort quand j’ai relevé les yeux après un énième coup.
J’ai vu ce que les ténèbres feraient de moi, quand je laisserai tomber ma lame.

Heureusement, c’est à ce moment que tu es apparu, mon ami.
Tu les as suffisamment retardé pour que les gardes nous trouvent, alarmé par la petite lumière qui clignotait au-dessus de ta tête.
Ce fut la dernière chose que je vis avant de sombrer dans l’inconscience.



Je n’ai jamais compris ce que tu avais pu me trouver à ce moment-là, mais ce que je sais c’est que jamais je ne pourrai te faire comprendre à quel point je te suis redevable.
Je n’étais qu’un estropié, un pauvre type qui avait perdu le goût de vivre… Tu n’avais pas vraiment besoin de moi, et pourtant, tu m’as offert un nouveau but.

Au début, tu n’étais qu’une dette que je devais rendre. Tu m’avais sauvé des sans-cœurs et ça valait bien que je te rende service.
Tu as seulement vu le prototype qui entourait ma jambe au moment où les soldats m’ont soigné, et tu t’ais dit que je pourrai t’être utile pour réparer ton vaisseau.
Tu me tapais sur le système.
Kupo par ci, kupo par là, c’était intenable et j’ai bien failli m’en aller plusieurs fois. Je l’aurai sans-doute fait si je n’avais pas fini par m’attacher à toi, et à ce que tu m’apprenais sur l’ingénierie.

Tu avais eu l’idée folle de créer une intelligence artificielle pour ton vaisseau, et Dieu merci, elle ne fonctionnait que très rarement et avait même fini par endommager ton vaisseau.
Si tu étais chiant avec tes kupos, Gladys était pire avec son incessant besoin de mal-interpréter tout ce que j’avais le malheur de dire…

Je ne m’en suis pas rendu compte, mais t’aider avec ton vaisseau m’avait remonté le moral. J’avais même fini par apprécier ce que je faisais.
Tu voulais devenir marchand et je n’avais rien à faire. Je n’avais pas envie de vous quitter, alors je t’ai demandé si je pouvais devenir ton garde personnel.
Bien sûr, c’est à ce moment-là que Gladys (pourquoi ne pas l’avoir débranchée ?…) s’est rappelée à nous en insistant bien sur le fait que je n’étais qu’un handicapé…
Tu as rigolé…
J’ai râlé, bien sûr. Pour la forme, mais j’avais fini par retrouver le sourire. J’avais fini par retrouver un chez moi. Après les mois que je venais de passer, c’était sans-doute l’un des plus beaux moments de mon existence.

Nono le mog, Gladys la ratée et Al l’handicapé. Quel groupe.

Tu avais une seule condition. M’entraîner avec les maîtres de la Terre des Dragons pour pouvoir passer outre ma jambe.
C’est ce que je fis, bien sûr et en attendant, tu étais parti pour aller chercher des matériaux.

J’appris à utiliser ma béquille, vite remplacé par une véritable arme, pour me battre. La voir comme une troisième jambe, une extension de mon corps.

Avant que je n’ais pu voir les mois défilaient, tu étais revenu avec une excellente surprise : une version améliorée du prototype, une paire de botte.
Elles étaient ridicules…
Mais j’étais ému de voir que tu avais pensé à ça.
Le principe était simple : stabiliser ma jambe, et compenser le manque de force que j’avais d’un côté par la force mécanique. C’était loin d’être parfait, elle n’avait aucune autonomie et j’avais fini par m’attacher à ce nouveau style de combat que m’avait enseigné les maîtres. Je n’avais pas pu dire non, pourtant et j’avais fini par les mettre chaque jour.

La vie a continué de façon très simple après ça : Gladys commençait à fonctionner de façon a peu près correctement, même si, malheureusement, elle n’avait rien perdu de son caractère… Tu prévoyais nos trajets pour aller récupérer des matériaux pour créer des objets à vendre et je prenais soin du vaisseau, en te protégeant lors de nos escapade.

Jusqu’à hier…

Hier, j’ai échoué à te protéger… Hier, tu as pris une balle alors que nous étions en train de récupérer de l’or dans les mines du Nouveau Monde.
Hier, pour la première fois, j’ai utilisé ton cadeau pour pouvoir courir normalement et rejoindre rapidement notre vaisseau avant de partir.
Hier, j’ai goûté, encore une fois, au désespoir parce que je ne connais rien au corps des mogs, et que je ne voyais pas comment te soigner, ni à qui t’amener…

Alors hier, j’ai choisi de vendre mon âme à la seule personne qui devait avoir le pouvoir, et l’argent, pour trouver un moyen de te sauver.
Pour une fois dans ma vie, je pensais réellement avoir fait le bon choix…
Après tout, n’était-ce pas normal de vouloir sauver un ami, peu importe le prix à payer ? Si c’était vrai, pourquoi est-ce que je me sentais tellement malade quand je pense à ce qui m’attend ?

Peu importe au final. Après tout ce que tu as fait pour moi, peu importe que je finisse par en perdre mon âme, tu le mérites.
Je vais prier pour que tu t’en sortes.
Demain, je partirai en direction de la Lumière.
Demain, je rejoindrai mon ancien groupe, et je devrais leur mentir à tous.

J’ai peur Nono…
J’ai peur de ce que Rufus me demandera de faire…


Physique&Caractère


S’il y avait bien une chose qu’Aloïs n’aimait pas, c’était la nuit.
Ce n’était pas à cause de l’ambiance sombre, presque envoûtante que peut avoir le noir sur l’esprit humain, ni à cause des formes qui se dessinaient dans l’air alors qu’il essayait de trouver le sommeil. Ce n’était pas à cause de vide, de ce calme, dangereux et si oppressant qui le faisait se concentrer sur le plus infime bruit que l’extérieur pouvait apporter. Son enfance n’avait rien à voir avec ce léger sentiment de peur qui s’insinuait en lui à mesure que le soleil disparaissait derrière l’horizon, emportant son énergie avec.

Dans une autre vie, il avait aimé la nuit. Il la voyait telle une jolie femme qui vous emporte loin de tous vos tracas quotidiens, qui vous fait voir un monde enchanteur et merveilleux et qui, de la douceur de son étreinte, vous offre sa protection.
Mais ça, c’était dans une autre vie…

Maintenant, ce n’était plus qu’une sorcière qui l’attrapait avec ses tentacules et l’emmenait se perdre dans les abîmes de son être.
Il savait, à mesure que le jour diminuait, et que son cœur se serrait, ce qui se passerait cette nuit quand il fermerait les yeux.

Oh, le début serait merveilleux. Il serait semblable au plus doux des rêves : le jeune homme serait de retour dans la Lumière, avec sa jambe intacte et aucun souvenir de cette nuit-là, Primus lui offrirait un doux sourire avant de le féliciter pour une mission brillamment réussite, et puis il continuerait son travail de garde, avant de s’en aller plaisanter avec les autres.

Ce n’était pas grave qu’il fasse tâche au milieu de ces grands soldats, lui qui était tout aussi grand que Ravness, avec ses cheveux blonds. Il avançait toujours avec eux, sa famille, le sourire aux lèvres et le rire dans ses yeux verts sur son visage trop blanc et ses traits trop innocents, trop fins. Il continuait avec eux, vivant le moment où il se trouvait à sa place. Parfois, la lumière qui passait par les fenêtres du château, rougissait légèrement sa peau, mais il n’y avait jamais vraiment fait attention, appréciant la chaleur de cette douce caresse autant que la présence rassurante de ses amis.

Et puis… Venait le réveil…
La Capitaine Primus ne lui avait jamais souris. Avait-elle seulement prêter attention à ce jeune soldat  à l’aspect bien trop androgyne pour qu’on le prenne un jour au sérieux en tant que garde ?
Il l’espérait, mais il pouvait sentir, au fond de lui, que ce n’était pas le cas.

Le rêve commençait à se briser. Les autres gardes n’étaient plus à ses côtés, et il ne marchait plus à ses côtés.
Puis un hurlement sinistre réveillait les membres de la Lumière et semblait résonner dans les ténèbres du Château Disney.

En quelques minutes, Al avait enfilé sa tenue de garde : un fin plastron lui recouvrait le torse, dissimulant un vêtement belge qui se terminait, au niveau de ses bras, par deux bracelets métalliques qu’il utilisait comme bouclier quand il devait se déplacer rapidement. Son bas, quant à lui, n’était recouvert d’aucun métal et ne se composait que d’un vulgaire pantalon de la même couleur que son pull.

L’un des gardes qui l’avait entraîné, le Lieutenant Pierre, lui avait fait rapidement comprendre qu’il devait se servir de sa petite taille et de sa finesse, et ne pas se baser sur sa force physique, mais bien sur sa vitesse et son agilité.
C’était l’une des raisons pour lesquelles il ne se baladait jamais dans une armure complète. Il avait pris exemple sur la tenue de Primus.
C’était la raison pour laquelle il n’avait pas été capable de voir un avenir en tant que garde quand il avait été blessé à la jambe.

Il n’avait aucun intérêt pour sa tenue vestimentaire. En dehors de sa tenue de garde, il n’avait que des vêtements clairs, tous les mêmes. Ce n’était pas avec ses vêtements qu’on pouvait le reconnaître, mais plus par son apparence et sa façon de marcher noble, le port presque altier, qu’il avait copié chez sa mère. Toutefois, dès qu’on le voyait avec son grand sourire enfantin, on oubliait rapidement la façon qu’il avait de se tenir.

Ses bottes à ses pieds, son casque vissé sur son crane, il était prêt à partir.

Dans ses songes, il n’avait aucune blessure et pouvait se déplacer aussi aisément qu’il le voulait.
Et il courait… Oh, ça oui… Il courait toujours. Toujours seul dans les longs couloirs blafards du château, le jeune homme se voyait souvent avançait vers la source du bruit qui devenait de plus en plus fort.

A cet instant, Aloïs était un garde, et sur son visage habituellement trop doux se formait un regard de glace, et une moue tout aussi froide.
Peut-être était-ce le véritable lui, et non pas ce personnage trop souriant, le cœur sur la main et toujours prêt à aider ses amis, que les gardes avaient appris à connaître au fil du temps. Parce qu’au fond, s’il était toujours prêt à rendre service, c’était parce qu’il avait peur qu’on l’abandonne, qu’il craignait d’être inutile et de se faire traiter comme son grand-père l’avait traité.
Son sourire, son caractère joyeux, ce besoin d’aider… Tout ça, ce n’était que pour ne pas être abandonné. Al ne le faisait jamais exprès, il avait été façonné de cette façon.

L’épée à la main, ses cheveux dorés qui se balançait autour de son visage à chaque pas qu’il faisait, Aloïs était prêt à faire face à n’importe quelle menace.

Et quand le bruit était suffisamment prêt pour faire vibrer son squelette et faire trembler sa détermination, Al se rendait compte qu’il n’était pas le chasseur, mais la proie.

La source du hurlement se trouvait derrière-lui, perdu dans les ténèbres.

Dans le meilleur des cas, il se réveillait à ce moment-là, grâce à Nono qui le secouait. Nono qui était inquiet pour lui…
Al détestait ça. Plus que la nuit et ses peurs, il détestait que Nono le regarde avec cet air de pitié qu’on lui avait servi quand on s’était rendu compte de son handicap. Cependant, ce qu’il haïssait par dessus tout, c’était de laisser paraître sur son visage une expression plus froide et morte, brisant définitivement ses traits d’enfants.
A cause de son rêve, à cause de l’inquiétude de son ami, et peut-être, parce qu’il avait peur d’avoir été cassé par la vie…
Mais c’était toujours mieux que de continuer de rêver.

Malheureusement, cette nuit-là, Nono n’était pas là.
Et tout aussi malheureusement, il venait de marchander avec le diable.

La scène disparaissait au moment où Al commençait à se retourner pour voir ce qui lui faisait face. Quelqu’un de loin aurait pu croire à du courage, mais c’était surtout de la peur. Son corps était trop tétanisé pour pouvoir bouger et sa curiosité était telle, qu’il avait le besoin de voir ce qui allait le tuer.
Puis tout s’effacer et il se retrouvait au sommet d’une des tours du Château Disney avec Pierre. La quiétude pouvait se lire sur les traits de son ami, mais lui… Lui, il sentait de plus en plus que quelque chose n’allait pas.
Et il était incapable de se souvenir de ce qui s’était passé juste avant, il ne lui restait que ce sentiment de terreur.

Ses cheveux blonds étaient loin d’être à l’ordinaire : calme, et lisse, encadrant son visage et ne laissant qu’une fine mèche couler entre ses yeux. Non… Pierre ne le voyait pas, ou son esprit faisait en sorte qu’il ne s’en rende pas compte, mais ses cheveux étaient désordonnés, en bataille, presque semblable à la tignasse que la gorgone Méduse possède.
Il n’y avait pas que ça : son regard émeraude, normalement rieur et brillant d’un éclat d’innocence, se faisait plus écarquillé, plus sombre… Comme si les lentilles qu’il mettait pour changer la couleur de ses yeux normalement marrons ne dissimulaient plus son regard, mais au contraire, montrer les tourments de son cœur.

Après tout… Ne dit-on pas que le regard est le miroir de l’âme ?

Ce n’était pas logique qu’Aloïs s’en rende compte : il n’y avait aucun moyen pour lui de savoir à quoi il ressemblait et peut-être que s’il s’en avait compris ce qu’il se passait réellement ici, il aurait pu se dire que ce n’était qu’un rêve…

Le temps avait passé durant la première partie de son rêve.
Ses traits s’étaient un peu plus éloigné de l’enfant : son visage était plus anguleux, son corps était plus musclé, mais restait trop fin à son goût, surtout en face des autres soldats et surtout : à ses oreilles, il y avait deux machines qui les recouvraient, lui donnant un air presque elfique.
Ce n’est que quand une voix accompagnée d’une légère odeur de souffre se fit entendre qu’à lui, et seulement à lui, qu’il se rendit compte de ses étranges appareils.

Le jeune homme ne savait pas qui venait de lui parler, ni ce qu’il voulait réellement, ce n’avait été qu’un bruit vaguement humain, mais le fait que la croix qu’il portait autour du cou, cacher derrière ses vêtements se mettent à lui brûler lui donna un début de réponse.
Al n’avait jamais aimé montrer ses émotions aux autres et pour ne pas les inquiéter, il s’était construi un masque souriant et heureux. Sa mère ne pleurait pas quand il souriait, ça devait lui venir de son enfance, et c’était resté… C’était loin d’avoir des côtés négatifs, puisque c’était, en partie, grâce à ça qu’il avait rapidement été à l’aise avec les membres de la Lumière, se faisant rapidement des amis.

Mais là… Ce n’était pas facile d’essayer de sourire avec ce sentiment de terreur qui venait d’on-ne savait-où, avec ce poids qui lui écrasait le cœur au son de la voix, puis à l’odeur de souffre et surtout, à la chaleur de sa croix. Et pourtant, il était bon comédien…

Sans qu’il ne s’en rende compte, la lumière du soleil disparu pour laisser apparaître la lueur blafarde de l’astre lunaire.

Il avait essayé d’être bon, de faire croire aux autres et à lui-même, surtout, qu’il était quelqu’un de bien et qu’il méritait d’être heureux. Dès qu’un de ses camarades avait besoin d’un service, il se désignait volontaire pour l’aider.
Quelque part, il avait espéré se montrer digne du prénom Gabriel.

Mais quand les ténèbres furent totales et qu’il comprit ce que la voix robotique voulait, il sut qu’il n’était plus digne d’un tel prénom.

Parce qu’il devait tuer son ami…

Le pire dans ce rêve, ce n’était pas la peur ou les mauvais sentiments, c’était qu’il se voyait, qu’il sentait son corps se lever, faire apparaître une épée et la planter dans le corps de son ami qui souriait…
Qui lui souriait…
Le pire n’était pas de sentir les lames lui couler le long de ses joues trop blanches pour se perdre dans son cou, mais de s’entendre rigoler…

Le sentiment de peur qu’il ressentait auparavant se mua en quelque chose de plus sombre, plus angoissant et qui commençait à lui dévorer le cœur.

La voix du Mal se mit à rire.
Et son monde s’écroula. Littéralement.
Le crie de Bahamut résonna au-dessus de lui, le vent qui le frappait au visage…

Tout se mélangeait.
Il courait. Il pleurait. Il fuyait.
L’invocation était là, toujours là, elle le suivait.
Puis, le jeune homme chuta : sa jambe venait de disparaître, ne lui laissant que la souffrance à la place.
Son regard se dirigea automatiquement sur le dragon.
Il n’y avait pas Ariez sur Bahamut.
C’était lui.
Lui qui rigolait.
Lui qui retirait ses lentilles pour apercevoir ses yeux devenus dorées.

Et il se réveillait alors.
En sueur, et en sursaut, une épée apparaissant naturellement dans sa main et pointé vers un ennemi imaginaire.

Nono savait pour sa peur de succomber aux ténèbres, de devenir aussi mauvais que son grand-père.
Le mog l’avait consolé comme seul un ami pouvait le faire, en lui disant qu’il était une bonne personne, que ce n’était pas possible.
Après tout, il avait toujours trouvé monstrueux les actes de son parent. A partir du moment où il avait pris les armes, il n’avait jamais dégainé sur un innocent. Nono le disait droit, parce qu’il avait vu Al se mettre en colère, et c’était extrêmement rare, quand une sorcière leur avait demandé des larmes de sirènes.
Ça avait été naturel.
Tellement naturel que ses cauchemars s’étaient calmés pour un temps.

Mais maintenant qu’il avait fait son marché avec Rufus Shinra… Al avait peur…

Son arme disparue, et une béquille apparue à sa place. Le jeune homme se leva, ignorant la douleur habituelle qui irradiait dans le bas de sa jambe. Il se dirigea vers la salle de bain du vaisseau de la Shin-Ra, jetant un regard de pur dégoût aux oreilles métalliques que Rufus lui avait donné pour pouvoir lui donner des ordres discrètement. Il ouvrit la porte de la salle de bain d’une main franche, avant d’y pénétrer.

Al s’était levé comme un automate pour se passer de l’eau sur le visage. Ces cauchemars étaient devenus tellement habituelles que son corps savait quoi faire naturellement.
Toutefois, quand il se vit dans le miroir, il sentit la colère s’emparer de son être. En se voyant aussi cerné, le teint blafard, les cheveux plus blancs que blond, il n’avait pas résisté et avait brisé le miroir d’un coup de poing.
Ce n’était pas son apparence le problème, ce n’était pas de se voir fatigué qui le dérangeait. C’était un tout. C’était lui…
Quand il se voyait dans le miroir, quand il croisait les yeux marron de son vis-à-vis, il craignait toujours de les voir se changer de couleur.

Savoir qu’il allait devoir trahir la Lumière, qu’il allait transmettre des informations à un homme comme Rufus Shinra… Et le plus important, qu’il lui avait promis d’obéir à n’importe lequel de ses ordres tant que le milliardaire sauvait son ami…

Cela le rendait purement et simplement malade. Il avait envie de vomir tellement cette situation lui paraissait répugnante.
Al frappa le lavabo de ses poings.
Il se foutait des coupures, du sang, et des marques que ça lui laisserait. De toutes façons, il avait pris l’habitude de porter des gants depuis sa visite dans les monts enneigées de la Terre des Dragons.

Pour quelques minutes, il préférait souffrir physiquement, que sentir son cœur se tendre.

Ses jambes le lâchèrent, sa béquille disparue, et il tomba au sol.
Le jeune homme était partagé… Entre son ami qui lui avait sauvé la vie, et le groupe qui l’avait recueilli et qui lui avait tout appris pour survivre…
Il se rassurait comme il le pouvait en se disant que c’était une dette de vie, mais, au fond de lui, Al savait bien que ce n’était qu’une excuse.

Au fond, Al savait ce qu’il était réellement : un lâche. Il ne se voyait pas vivre sans Nono, parce que son travail, c’était de protéger Nono… Il ne voulait pas que ses anciens compagnons le regardent avec pitié en découvrant ce qu’il était devenu… Al avait peur, exactement comme le premier jour où il avait atterri chez la Lumière ou comme quand son grand-père le forçait à regarder les soldats attrapaient les bohémiens…

Il aurait aimé dire à Primus ce qu’il en retournait, elle l’aurait peut-être aidé. Peut-être que Cissneï l’aurait consolé.
Ce n’était pas possible.

Pour Nono, il ne pouvait pas faiblir. Il n’était plus l’enfant qui avait frappé à la porte du Général quelques années auparavant.
Al se releva, effaça les larmes qui commençaient à se forcer, avant d’attraper la teinture qui se tenait à sa droite et de remplacer le blond de ses cheveux par du vert.

Vert pour l’instabilité qui secouait son âme.
Vert pour le vain espoir de se faire arrêter avant que le mal ne lui vole son cœur.

C’était tout ce qu’il pouvait faire sans risquer la santé de Nono.
Pour son ami, il irait jusqu’au bout.

Il ferait ce que son devoir lui intimait de faire.
Pour Nono.

Quelques heures plus tard, il se tenait dans un vaisseau en direction de la Lumière, l’apparence froide, le cœur battant la chamade.
Il avait remplacé les anciennes lentilles vertes pour des nouvelles, mauves.

Après tout, les yeux verts c’était avant, quand il se faisait appeler Gabriel…
Désormais…
Désormais, il reprendrait son nom. Il ne mentirait plus à ses anciens amis pour des détails.

Sa main serra la croix dissimulait derrière ses vêtements, priant Dieu de l’empêcher de sombrer.







Questions diverses



1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ? Oui
2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ? Une libellule.
3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ? Lisez mon histoire.
4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales. J’ai bien envie de te dire « Mais t’as lu mon histoire ou quoi ?! » mais je ne vais pas le faire. Je vais être gentil et te dire : Nono. Ouais. Je sais.
5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.
Euh…
6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points forts et points faibles?
Tu me connais.
7) Pourquoi incarner ce personnage ?
Y’a plusieurs raisons. Alors, je vais te les expliquer, viens, assis toi !

Al, était prévu depuis un moment. Au début, c’était pas du tout cet Al. J’avais prévu de le faire après Est et de foutre une raclée à Minaï comme Capitaine de vaisseau.

Cet Al… J’en ai eu l’idée y’a une semaine. (quand j'ai écris ça, c'est à dire... Y'a un mois xD) J’étais emballé, jusqu’à ce que je vois que t’avais durci les grades. Je me suis dit « Et merde… Al, je le vois bien Commandant, ou Général ! Et vu comme je suis rouillé, je me vois mal obtenir un grade comme ça... » surtout que j’avais pas envie de passer une éternité sur ma fiche, parce que je me connais, au bout d’une semaine, j’aurai envie de la supprimer en disant que c’est de la merde. (Je dis une semaine, parce que ça fait une semaine que j’ai vraiment commencé ma fiche et que je commence à le sentir…)

Et là… Y’a eu un truc magique.
J’ai écris la fiche d’Al et son grade diminuait dans ma tête, petit à petit. Jusqu’à ce que je m’en foute. Alors je me suis dit que c’était un signe divin et qu’il fallait que je fasse Al, que même si j’avais pas un bon grade, ce serait un bon personnage pour un retour et que ça me permettrait de reprendre du poil de la bête !
Et puis, je trouve ça très marrant que Al revienne à la Lumière et que je revienne sur Kanak. Avoue que c'est fun comme coïncidence !


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Mer 19 Avr 2017 - 2:15
Salut.

Alors, première chose, j'ai du lire un dixième de ta fiche et en commençant, je me suis dit que d'une c'était bien écrit, et que de deux, y avait peu de fautes. Malheureusement... ça n'a pas duré. C'est toujours aussi bien écrit mais je suis à... je ne sais pas, trois pages word et je compte une bonne dizaine de fautes.

J'en parle parce que ce sont des fautes vraiment bêtes qui auraient pu être éliminées par la relecture.
Prenons ce très beau paragraphe sur l'amour d'une mère rabaissée par son mari, très beau thème en passant.

"Il n’y a rien de plus triste que de grandir en sachant que votre existence est une source de problèmes pour les personnes que vous aimaient, surtout quand la personne qui compte le plus à vos yeux se fait rabaisser, humilier à cause de vous, mais continue de vous sourire et de vous dire toutes ses choses, ses mots si doux qui vous font espérer, juste un peu, juste ce qu’il faut…"

Source de problème... faut un s. C'est comme une bande de canards, un groupe de chevaux, etc.

les personnes que vous aimaient, ça c'est vraiment moche.

Toutes ses choses, ses mots si doux... Non, ici, le "ses" est un déterminant démonstratif. C'est vrai que quand tu parles de "ses mots" on peut se dire que ce sont les mots de la mère mais "toutes ces choses" clairement, ça doit s'écrire "ces".

Ouais y a pas mal de fautes. Je me permets de te faire remarquer qu'il n'y a aucune faute d'usage. Tu as une bonne orthographe, c'est la grammaire qui ne va pas. Donc je te suggère, dès que tu vois un participe passé, un pronom, etc... de bien prendre le temps d'identifier sa nature et sa fonction dans la phrase. "Trop de personnes que j'ai connu". Est-ce qu'à ton avis il fallait accorder "connu" ?

D'ailleurs "trop de personnes sont mort" ? Si tu emploies un adjectif attribut détaché, tu dois absolument te souvenir du sujet.

Alors pour l'instant je souligne ce qui vient me gêner.

Et clairement, le moment focus sur Mukuro m'a gêné. Comme je le dis souvent, je vous encourage vraiment à ne pas créer de liens entre vos personnages, à ne pas faire de références à vos anciens personnages dans vos fiches. Evidemment, je ne dis absolument pas que vous ne devez jamais parler de vos autres personnages. Par exemple, si le prochain personnage de Chen est un habitant de la cité du crépuscule, il va bien sûr parler de Death et dire qu'il le déteste dans sa fiche. Donc ici j'ai pas de problèmes à ce que tu en parles et que tu dises qu'il t'a accueilli, je suis juste blasé par le dialogue, même si ce n'est qu'une seule phrase.

Je ne referai pas cette critique, du moins il y a un point qui m'intrigue. Je me demande si tu vas dans la suite de la fiche décrire l'histoire de la lumière.

Tiens d'ailleurs, à propos de la mort de Mukuro :

"La Lumière est forte, un nouveau chef fut élu. Certaines personnes s’en remirent rapidement, d’autres prévoyaient de venger cet affront."

Alors là c'est une erreur. Autant il est évident que je ne peux pas te dire que personne n'a regrette Mukuro mais par contre, je ne peux pas te laisser dire que certaines personnes ont prévu de venger l'affront puisque la mort de Mukuro n'a provoqué aucune réponse officielle de la lumière. Pas même une recherche, une enquête ou quoi.

Pour le coup, je t'avoue qu'en lisant, je me demande si tout cela est très cohérent. Attention, j'adore l'histoire, les événements, etc. Le seul truc c'est que Aloïs et Ravness ont quitté la cité des rêves exactement le même jour pour rejoindre la garde de la lumière. Je sais pas, je trouve ça étrange que ça n'ait pas d'incidence dans ton histoire.

On avance et on a une petite référence à Bernkastel... ^^

Alors voilà, j'ai fini.

Je me suis "forcé" à lire ton histoire d'une traite, en ne m'arrêtant que pour écrire quelques lignes de commentaires. Je dois dire que je l'ai beaucoup aimée. C'est sûr que si on me demandait le plus gros défaut de ta fiche, ce serait bel et bien la forme. Sincèrement, je suis étonné que ça fasse une semaine que tu travailles dessus. C'est très travaillé, je le sens bien. Ce n'est pas une fiche faite en un soir mais... purée, j'ai l'impression que tu t'es à peine relu ^^. C'est pas horrible mais y a minimum une faute par paragraphe, sans exagérer.

Déjà je tiens à dire que j'étais en joie quand j'ai vu que Aloïs était un garde de la lumière. Je ne sais pas si là il va postuler pour le redevenir mais je me suis vraiment dit que c'était chouette. Je suis content que ça arrive enfin, même si ça ne devait plus être le cas.

J'ai adoré toute la relation avec sa mère et je dois dire que je regrette que tu n'aies pas encore davantage insisté là-dessus. C'était à ça de m'émouvoir et je crois qu'avec une scène de plus, t'y serais arrivé.

Par contre, le grand-père, je dois reconnaître que je n'ai pas tout compris. Enfin bref.

Petit défaut : La toute première partie, alors qu'il a quatre ans. Autant oui, il raconte au passé (même si c'est du présent) mais woah... quelle mémoire. En lisait j'ai genre pas du tout eu l'impression qu'il avait quatre ans, j'aurais dit entre 9 et 18. Je veux dire... un gamin de quatre ans dans une situation comme ça ? C'est trop bizarre.

Au début j'ai bien aimé cette espèce de voyage initiatique entre les différents groupes. Mais plus ça allait, plus je me disais que c'était quand même spécial pour un gars à ce point malheureux, qui a autant de regrets. Autant je comprends la fuite en avant, autant à un moment, c'est juste exagéré ^^. J'étais étonné qu'au lieu de partir dans des aventures comme ça, il se soit pas dit "Ok bon. Palais des rêves, je m'achète une ferme et je finis mes jours tranquille".

Tu imbriques ton histoire dans celle du forum de manière vraiment géniale. Tu expliques superbement sa présence à la réunion des boss, et j'ai adoré le problème de la blessure. Vraiment c'est peut-être ce que j'ai préféré. Toute cette colère, ce désespoir par rapport à ses jambes.

Le mog, la shinra, bref...

Je dois dire que j'ai aimé l'originalité de ton histoire comme rarement. J'ai tendance à dire que l'important est qu'une histoire soit intéressante, pas forcément originale... mais ici, c'est vraiment original et c'est super intéressant. J'ai vraiment hâte de découvrir tout ça. On sent que ça a mûri.

Les descriptions sont vraiment très bien.

Oui quand même une réflexion. J'ai l'air de le dire pour déconner mais il y a quand même un fond de sérieux. Primus n'accepte pas de se faire appeler Primus ou Ravness. D'ailleurs, y a de grandes chances pour que ton perso n'ait jamais connu son prénom. C'est grade + Primus. Donc... Je dis évidemment pas que vos personnages ne peuvent pas l'appeler comme ça. Mais ici, on a un personnage qui semble beaucoup la respecter. Donc je ne sais pas si c'est vraiment cohérent qu'il la dénomme aussi familièrement.

Les descriptions sont super, très... symboliques. J'aime le fait qu'elles se déroulent en scène, ça donne vraiment bien. Ce que je te reprocherais, c'est que c'est parfois pas mal flou.

Alors, le grade. C'est vraiment compliqué.

Je voulais vraiment te donner commandant. J'allais le faire parce que je me dis qu'honnêtement, les qualités de ta fiche lui assurent un commandant. Mais les fautes... me font dire que non. C'est quand même important de bien se relire, de vérifier ses phrases, etc. Donc je te donne capitaine.

Fiche validée et toutes conneries du style.

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