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 Une histoire d'argent
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Le Pardon Enchaîné
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Sam 1 Avr 2017 - 23:38
Le bruit des flambeaux et des criquets faisaient vivre la nuit, une nuit comme Fabri n'en avait jamais vue. Au Domaine Enchanté, même en avril, il ne fallait pas attendre une nuit à la température décente, et il y avait même des jours où il gelait. En avril. Ce monde, comparé à Port Royal en tous cas, avait un climat de merde. Cependant, il y avait quelque chose qui faisait légèrement baisser la qualité de ce monde tout de même. Ce n'était pas le magnifique ciel étoilé. Ce n'était pas les navires, d'absolues merveilles architecturales, ce n'était pas non plus l'ambiance en général, fort appréciable.

« Donne-moi une bonne raison de te laisser en vie ! »

« Pendez-le ! Fusillez-le ! »

C'était les gens. Les gens étaient un peu cons, quand même.

Fabrizio soupira, quelque peu décontenancé par la lame d'un sabre collée à son cou. Il devait trouver quelque chose, une excuse, de quoi gagner du temps ; ce type peu commode en face de lui n'avait pas vraiment l'air de quelqu'un qui avait envie de laisser partir sa proie. Aussi, il devait aviser ; la nuit était belle, mais il n'avait pas vraiment envie de finir les ta trachée à l'air comme un braconnier en novembre.



« Alors. Ça, c'est moi. Vous vous demandez probablement ce que j'ai fait pour arriver ici. Alors figurez-vous que je ne suis pas vraiment habitué à raconter des histoires de ce genre. Je suis pas vraiment doué, et aussi, ça m'arrive pas souvent. Mais j'y tiens.

Par où commencer.

Ce matin là, pour une fois, il n'y avait pas beaucoup à faire. Je dis bien pour une fois, parce qu'il y a toujours moyen de trouver à s'occuper, et qu'en fait, je dis une énorme connerie parce que si je n'avais pas grand chose à faire, c'était parce que j'étais en train de me la couler douce en lisant un bouquin, planqué dans une annexe remplie de vieux registres. Personne ne va là bas, sauf la personne qui range les registres. Et vu la couche de poussière, j'allais pas être dérangé de si tôt. C'est là que m'est venu une idée, en fait, parce que je lisais pas vraiment le bouquin.

Il m'en faut pas beaucoup pour me déconcentrer, honnêtement. Et j'étais pas arrivé à la moitié du premier chapitre de mon bouquin - en ayant sauté la préface parce que personne ne lit la préface, celui qui dit lit une préface vous prend pour une oie, que je ne pouvais plus ne pas voir ce bout de papier, à hauteur de mes yeux, sur l'étagère faisant face à la chaise dans laquelle j'étais vautré.

On est samedi, j'ai travaillé toute la semaine, excusez-moi, hein.

Donc je disais, bout de papier, étagère. Je pose le bouquin que je lisais, et je prend ce truc qui dépasse, et qui est en train de me rendre dingue sans rien faire. C'est un bout de papier, qui, complètement blanc, tranche avec la vétusté centenniale de la pièce. J'ai perdu cinq ans de ma vie à respirer la poussière de cette pièce, c'est dire. Haussant un sourcil, je m'y prit à deux fois avant de comprendre le texte.

« Mon premier est un animal ainsi qu’un être qui ne sait pas manger correctement.
Mon deuxième est celui qui gouverne sur des terres.
Mon troisième est droit comme un « … ».
Mon quatrième est un lieu où se tient un marché.

Ils aiment tout l'argent, il s’agit de leur passion dans la vie. À cet endroit, ils se réunissent dans un même lieu et seront la proie de votre humour. Avec vos économies, titillez donc leur manie et qu’il se couvre de ridicule pour une poignée de munnie. »


Tout compte fait, je m'y reprend à trois fois pour tout comprendre, et il me faut encore quelques minutes pour comprendre l'utilité du texte. Comprenez, ce bout de papier n'a pas sa place ici, il ne ressemble pas aux autres, et l'écriture est étrange ; manuscrite, évidemment, mais va savoir par qui.

Un être qui ne sait pas manger correctement, un animal. Un porc, bon là on est bons.
Celui qui gouverne les terres. Un roi. Facile.
Droit comme un...

Droit comme un... Primarque ? March, va te faire voir.
Droit comme un I, putain je suis con.

Mon quatrième est le lieu ou se tiend un marché... une place ? Rungis ? Je sais pas.
Port. Roi... Port Royal.

Ah.

« Ah merde, d'accord ! »

J'ai enfin compris, un peu tard à ma grande honte. Port Royal, ça allait directement de pair avec la suite de la phrase. En vrai, je dois avouer que jusqu'à tard dans la matinée, j'ai pensé aux pirates. L'idée de leur monter un coup de pute m'est venue immédiatement, et je suis sorti en trombe de l'annexe, déjà pour aller prendre un café, et pour réfléchir.

C'est quasiment impossible d'organiser ses idées en restant cloîtré dans une pièce pendant plus d'une heure. Cette année, j'ai un peu failli devenir fou, mais je vous en reparlerai. J'ai réfléchi à un plan foireux à faire aux pirates de Port Royal pendant une partie de la matinée, en faisant le tour de la Citadelle en long, en large et en travers. Je travaillais pas, mais ça m'interdisait pas d'aller payer un bonjour à Aub qui devait mourir d'ennui en déblayant le bâtiment qu'elle déblayait depuis trois semaines.

J'aurais bien été dire bonjour à Pentaghast mais elle m'aurait forcément trouvé un truc à faire et ça, non.

Pour un premier our d'avril, le temps est magnifique. J'avais pas remarqué jusqu'à maintenant, mais les arbres commençent à fleurir, et ça donne une impression de vie dans une ville qui est, quand même à la base, une place forte faire de pierres et de métal. En buvant mon café, y'a toute une allégorie sur la pierre et la nature, et le combat acharné des éléments qui m'échappe. Digne du Consulat, ça en ferait pleurer une Muse.

Pleurer d'horreur, probablement.

C'est à ce moment là que tout s'accélère, et que je finis mon café en 5-7 pour prendre un peu d'argent chez moi et filer vers la station Shin-Ra pour acheter un billet aller-retour.

On est le 1er avril, et il m'aurait fallu une heure déjà pour comprendre. Une heure perdue.

Faire une connerie ici, c'est foutu d'avance, ce serait bizarre. Je sais que je considère ces gens comme ma famille, justemet, c'est là le problème. J'ai pas envie de me taper une mavaise presse ici, où je vis tous les jours. Le bout de papier dans ma poche, mais le texteen tête, je finis par prendre le premier vaisseau pour Port Royal. J'aurais pas du prendre de café, je vais finir malade.

Heureusement, le vaisseau est propre, le trajet est calme. Personne ne gerbe, moi inclus. On est sur de la journée de qualité, j'ai envie de dire.

Pendant le trajet, je repense au texte, et c'est le « se réunir dans un même lieu » qui me fait tiquer. Les pirates sont réunis en équipages oui, mais à part ça, tous les équipages se réunissent pas vraiment tous les jours. Non, le texte parle d'un autre genre de rapiats.

Les Mercenaires.

Tout devient plus simple, et j'ai déjà une base de plan dans ma tête, qui s'est déjà étoffé le temps que le vaisseau se pose.

Port Royal est drastiquement différent du Domaine Enchanté. En tellement de points que je ne sais pas par où commencer. Les couleurs, déjà. La terre est noire, et ressemble plutôt à du sable. Peut-être parce que c'est du sable vu qu'on est en bord de mer ? Je me souviens déjà être venu, y'a des années, quand Angeal m'avait demandé d'engager un navire sans aucun moyen financier. Si je devais faire la liste de tous les trucs étranges qu'on m'a demandés de faire, ça ferait une sacré longue liste.

Pour en revenir à Port Royal, la ville était animée, et il était aux alentours de midi. Il y avait tellement d'odeursde poisson, d'épices, d'océan et d'animaux que je ne pouvais vraiment y donner qu'un nom ; c'était l'odeur de Port Royal. Et même si ce monde est assez pittoresque je dois l'admettre, il daube quand même un peu.

Sans transitions, je me mets à chercher le quartier général des mercenaires. Alors, je sais ce que vous pensez, qu'on est des clodos dans éléctricité, et qu'on ne sait rien à propos des autres mondes. A ceci, je vous répond... Premièrement je vous dit d'aller vous faire foutre, hein. Mais deuxièmement, je vous explique de manière civilisée que non, on a quand même l'Eclaireur qui informe tout le monde de ce qui se passe partout ailleurs.

Je me demande comment va Lili. Ça fait presque un an depuis cette mission des mères disparues.

Le QG des mercenaires, c'est le Centurio. Je m'en souvenais qu'à moitié, et c'est en suivant des gens, en errant, en écoutant surtout, que je me fis une idée de l'ambiance en ville. En plus de trouver ledit Centurio. Au niveau ambiance, ça se posait là, c'était un bar. Je suis pas un coutumier des bars, pour être honnête, mais maintenant, si on me parle d'un bar, je verrai le Centurio, et la vue même de ce truc me filait envie de me faire Mercenaire.

J'étais pas là pour ça.

Fallait pas que j'hésite, c'était stupide, mais vraiment pour le coup, si j'avais l'air d'avoir préparé mon coup j'étaus foutu.

« Les gars, y'a un putain de magot en ville, c'est à portée de main, y'a qu'à aller se servir ! »

Des têtes se retournent vers moi, pas beaucoup. Merde, ils en ont vu d'autres.

« Mon cul, t'es le troisième qui vient nous hurler dans les oreilles pour une connerie du genre ! A d'autres ! »

Je suis un bon menteur. Bon, peut-être pas, mais le cas échéant, j'abandonne jamais. Je sors un sac de pièces de ma poche -puissent mes économies reposer en paix- et les balance sur une table où quatre hommes se pintent allègrement dans la chaleur de midi. «Regardez, ils disent qu'ils ont été piller des forteresse de... des forteresses impériales ! »

Il y a toujours un empire quelque part. C'est une logique implacable faite par moi.

« De l'empire d'Espagne ? Tu nous pisse dessus sans même essayer de nous faire croire qu'il pleut, espèce de crétin ! »

« Non mais attends, écoute-le, y'a peut-être de l'argent à se faire ! »

J'y vais pas à pas. Le rythme est simple ; une généralité de ma part, et ils parlent, ils me demandent des précisions. Est-ce que ça avait un rapport avec l'empire d'Espagne ? Euh, oui, on va dire que oui. Un butin de l'Empire d'Espagne. D'accord. La Forteresse d'Eleuthera ? Peut-être... elle avait été attaquée y'a peu ! Super, c'était Eleuthera. Plus ils supposaient, plus j'essayais d'argumenter.

Au final, la discussion durait, et durait. Et je restais vague, tout en leur fourrant quelques pièces dans les mains.

On est tous sortis, le soleil n'avait pas décliné à l'horizon, aussi, la discussion n'avait pas été aussi longue que je ne l'avais pensé. Cependant, j'avais eu chaud.

Les Anglais devaient chercher le trésor aussi ! Me disaient mes compagnons d'aventure. Ah, d'accord, les anglais, ces salauds ! Les espagnols, ces cons ! Tout le monde se détestait donc. C'était... une opportunité inespérée.

« D'autres gars sont au courant, ils le cherchent aussi. »

« Quoi !?  Pourquoi tu nous l'as pas dit ! »

« Parce que je voulais pas que... que vous soyez dépités, si jamais ils trouvaient le trésor avant-vous ! »

Quelques gars avaient rejoint le groupe, et des types déterminés en plus. Ils buvaient mes paroles pour l'instant.

Je leur montai la tête, avant de m'éclipser alors que le groupe se séparait. Tout l'après-midi, j'évitai soigneusement les places et les lieux où j'étais susceptible de croiser cette joyeuse bande de chercheurs d'or.

J'avais réussi à me trouver du café décent, que je buvais à l'ombre alors que je soleil déclinait à l'horizon et que la mer renvoyait un air plus frais sur toute la ville.

Je pensais repartir sans demander mon reste, mais, en chemin vers le concessionnaire, je revis le groupe du bar. Les ignorant royalement faute de mieux, je passai à leur niveau, et c'est à ce moment qu'ils m'attrapèrent.

« Tieeeens, un visage connu ! »

Ah, merde.

« Alors, les fouilles sont couronnées de succès ?  Vous avez bien marché quand même ! »

Je riais de bon cœur, oh putain j'étais mal. J'eus un regard pensif -en fait, un regard nerveux, vers le ciel, où les premières étoiles apparaissaient.

« J'te disais c'était une connerie ! »

« Donne-moi une bonne raison de te laisser en vie ! »

« Pendez-le ! Fusillez-le ! »

Un des mercenaires avait dégainé un sabre, qu'il pointait vers mon cou. Le métal froid contre ma peau ne me rassurait aucunement. Fallait que je me barre.

« Vous voulez vraiment en arriver là les gars ?  Ça vous a quand même sortis ! Je veux dire, vous avez eu une super journée ! »

« Je vais te la faire bouffer moi ta bonne journée ! »

Je n'obtins mon salut que grâce à un miracle. Au moment où une chaise traversa une fenêtre, au dessus de là où nous nous trouvions, en pleine rue, la petite bande de mercenaires se retourna, de surprise. Moi aussi, sur le coup. Une chaise ?

Je fus surpris de ma propre stupidité, réalisant là que j'avais le temps de filer avant que ça ne dégénère.

Je tournai les talons, filant en direction du concessionnaire. Mon billet dans la poche, je n'avais pas à repasser par la boutique, aussi je filai droit vers le vaisseau à destination du Domaine Enchanté.

C'était quand même bien pour l'univers que le 1er avril ne tombait qu'une fois par an. »
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Lun 3 Avr 2017 - 14:48
Alors, je viens seulement de lire le rp, étonnement, je n’ai pas eu le temps de le faire avant. Toi et Matthew avez eu la même mission, et j’suis content d’avoir eu deux versions différentes !

Pour la critique, je te revois au commentaire pour Matthew, j’ai exactement la même chose à te dire. Après, ne pense pas t’en sortir de si bon compte ! Depuis peu, j’essaye de faire plus attention à cela quand j’écris et que je relis les rp. Et ici, tu es la personne que je vais accuser ! Il y a des fautes d’inattention dans ton texte ! Genre, des mots doublés ou des mots qui manquent carrément. Et là, tu vas te dire que : « C’est pas grave, c’est pas comme si je faisais une erreur de contexte ! » et je vais te répondre : « Cocotte ! Si, un peu quand même. J’ai eu besoin de m’interrompre trois fois dans ma lecture pour comprendre le sens de la phrase ». Et avec ce genre de rp, c’est vraiment dommage.

Parlons dorénavant du bien ! Contrairement à ce que j’ai lu jusqu’ici, tu ne m’as pas abreuvé avec du comique de situation ou de l’absurde. Ici, le plus marrant dans ton rp, il s’agit simplement des réflexions que Fabrizio donne durant son aventure. Le moment dans le texte où tu découvres la charade et l’énigme est marrant à lire, ta ballade dans le château avec la réalisation est hilarante et ta vision de Port Royal rajoute une petite couche par-dessus le tout.

Vraiment, c’est un rp plaisant à lire et à découvrir pour la première fois. Comme dit plus haut, les réflexions mon fait rire ainsi que les petites piques contextuelles. Franchement, s’il n’y avait pas les petites fautes d’inattention, ton rp serait parfait ! Et la blague sur le trésor des Espagnols, honnêtement, j’ai rigolé en t’imaginant te pointer avec cette histoire devant les mercenaires.

Farce accomplie !


Facile : 13 points d'expérience + 133 munnies + 2 PS ! Un point en Psychisme et un en Symbiose !

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