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Jeu 30 Mar 2017 - 20:02
L'obscurité.

Je suis là, comme flottant au milieu d'un océan de ténèbres. Partout où je peux porter mon regard je ne vois que ça, du noir. Du noir et soudain, deux silhouettes, lumineuses. Elles avancent côte à côte, dos à moi. Je ne crois pas qu'elles savent que je suis derrière eux, elles avancent droit devant elles sans se retourner.

J'ai un mauvais pressentiment, je sais que je dois faire quelque chose mais quoi ? Les avertir ? Oui c'est ça, il y a un danger quelque part mais elles ne le savent pas, j'en suis certain. Je ne sais pas d'où me vient cette certitude mais j'y crois dur comme fer.

La tranquillité qui m'habitait se mue soudain en stress, vite ! Je dois bouger, les avertir, faire quelque chose, n'importe quoi qui puisse attirer leur attention ! Mais je me rends compte alors que mon corps ne répond plus. J'ai beau me concentrer de toutes mes forces impossible de faire réagir le moindre muscle.

Je suis impuissant.

Et sous mon regard paralysé se forme alors un monstre derrière les silhouettes. Elles n'ont rien remarquer et continuent de marcher. Je suis au bord du supplice, je tente n'importe quoi pour les prévenir du danger mais mon corps ne réagit pas davantage. Le monstre lève alors un trident gigantesque et...

Je me réveille en sueur. La douleur de mes récentes blessures me fait aussitôt grimacer mais ce n'est pas le plus douloureux. Le remord, lui, me fait bien plus mal.

Ça fait maintenant deux jours que je suis revenu de ma mission à Atlantica mais la culpabilité me hante toujours avec autant de force. C'était ma première mission en tant que chef d'escouade, j'avais dix personnes sous mes ordres pour calmer quelques sans cœurs. Deux ne sont pas revenu.

C'est un échec. Atlantica a beau être libéré et les sans cœurs avoir disparu c'est quand même un échec. Je ne devrais pas réagir comme ça je le sais. Après tout je connaissais à peine les deux gus en question, c'étaient juste deux types que j'avais croisé quelques fois au détour de couloir, et puis combien de personnes avons-nous sauvé grâce à notre intervention ?

C'est un échec.

Ces gens sont mort parce que j'ai été un chef merdique et même si ont avaient éradiqué tout les sans cœurs du monde ça n'aurait rien changé à ça. Je ne suis pas un leader, juste un putain de lanceur de glaçons et j'ai été con de croire que je pouvais servir à autre chose qu'à ça.

Lorsque je me suis engagé au Sanctum c'était pour pouvoir protéger les autres. Croire que moi aussi je pouvais aider d'autres personnes à se sentir en sécurité, rendre utile ma putain de carcasse. Et jusqu'à il y a peu j'avais le sentiment d'y être parvenu.

Mais il a suffit d'une seule mission un peu compliquée pour que mon incompétence mène à la perte de deux personnes qui valaient certainement bien plus que moi.

Rejetant rageusement ma couverture au mépris de la douleur que ce simple geste provoqua je décidai de me lever. Ça ne servait à rien de rester au fond de ma piaule à me morigéner comme ça, faire un peu d'exercice m'aiderait à penser à autre chose.

Saisissant mes béquilles je jette un coup d’œil à la fenêtre. Le soleil est déjà levé, vu la saison y doit être vers les sept heures. Au moins y'aura un peu d'activité ce sera toujours plus sympa que de déambuler dans des couloirs vide.

Gémissant légèrement sous l'effort je me hisse sur ma jambe valide, l'autre étant immobilisée dans une attelle. Commençant à parcourir la courte distance qui me sépare de la porte je commence à me demander si c'était vraiment une bonne idée de bouger.

Parce que le moins qu'on puisse dire c'est que ma dernière sortie à Atlantica m'a laissé dans un sale état. Une jambe dans le plâtre ou l'équivalent moyenâgeux du coin, des bandages répartit de manière un peu aléatoire sur mon corps, des hématomes un peu partout et un beau coquard à l’œil droit. Saupoudrez le tout de quelques nuits de sommeils bien trop courte et vous obtiendrez un portrait digne de remporter n'importe quel concours d'Halloween.

Mais bon, soit je sers les dents sur mes béquilles soit j'finis par me suicider dans mon pieux, j'décide donc d'ouvrir la porte et...et ben qu'est ce que j'fais ? Non parce que tant qu'à souffrir autant que ce soit productif.

L'idée qui m'vient en premier est d'aller voir Mamie Bellette, mon ami du quartier fauve. Depuis bientôt un an que j'suis là elle a toujours su m'parler avec les bons mots, elle savait toujours me réconforter même quand je n'en avais pas besoin. Et aujourd'hui c'est peut être la seule chose qui pourrait me faire du bien. Parler, pouvoir me sortir cette putain de journée du crâne c'est tout c'que je demandais.

J'suis donc parti pour le quartier fauve quand, après quelques pas pénibles, j'ai fini par changer d'avis. Déjà parce que le quartier fauve ça faisait putain de trop loin dans mon état, mais aussi parce que j'étais plus tout à fais aussi sûr qu'en parler avec la vieille était une bonne idée.

C'était certainement la championne pour consoler qui que ce soit j'doutais pas de ça mais...elle me comprendrait pas sur ce coup-là. Elle avait jamais eu personne sous sa responsabilité, pas militairement parlant en tout cas. Elle savait pas ce que c'était de perdre des personnes sous ses ordres.

Par contre il y avait une personne qui connaissait tout ça. Une personne qui avait dû provoquer un affrontement meurtrier pour permettre la mort de Swain. C'était nécessaire pour la sauvegarde du Sanctum et seule elle avait eu le courage de le faire et de supporter les conséquences de tout ça. Et, bonus, elle était bien plus proche que le quartier fauve.

Et me voilà donc à boiter vers la chambre de Cassandra Pentaghast.

M'dame Pentaghast...Clairement fallait que j'sois au bout du rouleau pour venir lui parler de ça. Oh me faites pas dire c'que j'ai pas dit hein, je l'estime vraiment. Depuis que je l'ai rencontré ça a d'ailleurs toujours été un genre de modèle pour moi avec son regard fier et droit et sa volonté de protéger quiconque en avait besoin. Je pense que si mon gamin avait perdu sa paire de bollocks il lui aurait ressembler.
Mais bon c'est Pentaghast quoi, plus dure qu'une barre de fer et plus sévère qu'une épidémie de peste. C'est pas vraiment le genre de personne qu'on va voir parce qu'on s'est fait un bobo au genou.

Sauf que là mon putain de bobo je l'avais dans l'âme et c'était la seule à avoir une boite de pansement assez grosse, fallait au moins que j'essaye.

En chemin je croise pas mal de gars du Sanctum forcément, et à chaque fois j'ai la même réaction, je baisse les yeux et fais tout pour éviter le moindre contact.
Ma convalescence à Atlantica a duré plus longtemps que celle de certain de mes hommes, c'est donc eux qui ont fait le rapport à ma place.

Ça me soulage quelque part parce que ça veut dire qu'on a mit les familles des victimes au courant des décès de leurs proches avant mon retour et que je n'aurais donc pas à le faire.
Mais d'un autre côtés ça veut dire que toutes les personnes que je croise peuvent potentiellement être au courant des faits.

Et de savoir ça ça me donne l'impression que tout le monde me juge. Je lis de la pitié ou des reproches dans leurs regards, leurs moindres murmures devient de la médisance, leurs plus petits gestes est rempli d'animosité.
'Faut vraiment quj'évacue tout ça, je suis en train de devenir fou.

Arrivé devant la porte je m'arrête un instant. Après en avoir autant chié pour marcher jusque là ce serait bête de faire demi-tour mais...j'ai du mal à me décider. J'ai déjà beaucoup de mal à parler aux gens en temps normal mais là c'est puissance dix. Les reproches, les jugements que je redoutais tant en croisant les autres je les aurais si je rentre là-dedans c'est sûr. Sans doute qu'elle allait me mépriser, peut être allait-elle même me cracher dessus.

Mais si il y a juste une chance sur dix pour que j'arrive à me sortir tout ça d'la tête alors tout le mépris du monde n'aura pas été un trop grand prix.

Inspirant à fond je toque à la porte. Une réponse me parvient, étouffée par l'épaisseur de la porte, priant pour que ce soit une réponse positive  j'ouvre et pénètre dans la chambre.
A l'intérieur de celle-ci se trouve M'dame Pentaghast redressée dans son lit qui m'observe d'un air plutôt sévère.

A la taille de ses cernes je crois deviner qu'elle ne passe pas vraiment de meilleur nuit que les miennes mais j'ai moins peur de sa tête que de sa réaction si elle se dit que j'lui fait perdre son temps.
Inspirant une nouvelle fois j'me lance.


« -Heu...B'jour M'dame Pentaghast, est-ce que vous auriez un...moment à m'accordez s'vous plait ? »
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Sam 1 Avr 2017 - 16:54

Le son du marteau heurtant la cloche de l’horloge de la Citadelle résonnait dans la ville, avertissant chacun des habitants de la ville qu’il était dorénavant sept heures. Une nouvelle journée démarrait alors que Cassandra ouvrait péniblement ses paupières, se retournant dans son lit, elle sentit la douleur l’assaillir au niveau de son bas-ventre et cela lui fit interrompre instantanément son mouvement. Elle était fatiguée de répéter inlassablement le même geste et de serrer les dents à chaque réveil. Passablement énervée, elle ferma de nouveau ses yeux et tenta de se convaincre mentalement qu’il ne lui restait pas longtemps avant que la douleur ne disparaisse. Retenant son souffle, elle bloqua se dernier avant de terminer sa manœuvre et se retrouver sur le dos dans son lit.

Encore une journée à ne rien faire, à attendre que le temps passe et que le couperet se mette en place. Cette inactivité commençait lentement à ronger le peu de patience qui lui restait.

Amenant ses mains au visage, elle frotta ses paupières à l’aide de la base de ses paumes avant de se concentrer de nouveau afin de pouvoir passer en position assise. Depuis combien de temps portait-elle la même chemise, trois ou quatre jours ? Elle ne tenait plus le compte, mais elle ne rêvait de rien d’autre que d’un bon bain. Il s’agit bien d’une des seules choses qu’elle avait appréciée en sortant des geôles suite à la nuit de Swain : prendre un bain chaud et revêtir d’autre vêtement, du tissu n’étant pas imbibé de la crasse et de son propre sang. Soupirant un instant, son regard se laissa tomber pour ensuite fixer sa blessure et ses yeux s’humidifièrent l’espace d’une seconde. Par réflexe, elle alla déposer sa main droite sur le pansement en expulsant ce qui lui restait d’air dans les poumons.

— …
Elle ne disait rien, elle n’avait pas le courage de dire quoi que ce soit alors qu’elle redressa son regard pour observer l’autel disposé dans le coin de chambre. Il y a encore quelques jours, elle se serait levée et aurait allumer la bougie présente devant le symbole de la tortue. Toutefois, elle n’avait pas l’envie, ni la foi, de faire cela aujourd’hui.

Enfermée dans ses pensées, elle sursauta presque en entendant quelqu’un frapper à sa porte, lui arrachant une brève douleur. Ramenant sa couverture sur son corps, passant le dos de sa main afin de faire disparaitre ses larmes, elle finis par donner verbalement son accord. Pareil à elle-même, elle fronça les sourcils en s’imaginant le paladin Maxwell rentrer dans sa chambre afin de partager les nouvelles du monde et briser la morosité de sa journée. Sauf qu’à l’instant ou l’entrebâillement de la porte permettait de distinguer le visiteur, ce furent les traits du Templier Fiathen qui se distinguèrent. Du moins, Pentaghast remarquait le coquard ornant son visage et donnant une nouvelle couleur aux cernes que lui aussi possédait, de plus, il ne semblait pas réellement à l’aise quand il posa sa question.

— Je n’ai rien d’autre à offrir que de mon temps, Fiathen. Entrer donc.
Poliment, elle leva son bras pour montrer la chaise de son bureau, positionner pas loin de sa couche par le Paladin. Il n’était pas là pour en profiter, autant que cela serve à cet homme. Par ailleurs, lui aussi se déplaçait difficilement à l’aide de sa paire de béquilles. Il ne refuserait probablement pas de s’asseoir, du moins, cela dépendant de la raison de sa visite impromptue. Et à voir l’état dans lequel il se trouvait, ça ne présageait pas une ronde dans les couloirs du château.

Et Étro savait pertinemment qu’elle espérait que ce ne soit pas une autre affection demandée par l’ordre des Templiers. Elle avait déjà fait exception en allant interroger le Primarque nouvellement découvert et elle n’avait pas l’once d’une envie de rendre service, même si elle se voyait mal refuser quelque chose au vieil homme. Il avait fait tellement pour le Sanctum et la ville qu’elle se verrait mal lui refuser quelque chose. Prions simplement pour que cela ne concerne pas ce qu’elle craignait, même si se serait incongru qu’il ait été choisi pour délivrer un pareil message.

Maintenant qu’il avait pris place sur la chaise, Cassandra patienta un instant avant de lui demander la raison de sa présence dans sa propre chambre.

— Bien, que puis-je faire pour vous, y a-t-il un problème qui requière mon attention…?



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Dernière édition par Cassandra Pentaghast le Mar 18 Avr 2017 - 12:11, édité 1 fois
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Lun 17 Avr 2017 - 2:50
Bon elle m'a pas viré, ça aurait pu commencer plus mal. Claudiquant jusqu'au tabouret qu'elle m'indique je m'écroule dessus plus que je ne m'y assois. Bordel ça fais du bien. Posant mes béquilles en équilibres sur le bureau à proximité je rassemble mes esprits, cherchant comment amorcer la discussion.

«  -Bien, que puis-je faire pour vous, y a-t-il un problème qui requière mon attention…? » 

Pendant un instant je suis tenté de lui dire qu'on a besoin d'elle pour une corvée quelconque ou de tailler le bout de gras avec des banalités histoire de m'esquiver mais...non j'vais pas rajouter la lâcheté à mon incompétence. Prenant une légère inspiration j'me lance.

« -Alors...j'viens pas pour vous d'mander de porter des caisses de vieux journaux rassurez-vous. »

Un p'tit sourire conclut ma phrase, c'est vraiment mon genre de plaisanter comme ça mais j'avais besoin d'un peu de temps pour...prendre mon élan quoi.

« -Non j'viens vous causer...pardon vous parler à titre personnel. Voila y a quelques jours j'ai eu une mission à Atlantica,  des sans cœurs à éliminer, j'avais dix autres frères sous mes ordres et...à cause de moi on est pas tous rev'nu. »

A ces mots j'sers mes poings, sentant toute la culpabilité revenir. Quand j'reprend la parole j'sens ma voix trembler légèrement malgré moi.

« -Bref j'vous passe les détails, j'veux pas vous faire perdre votre temps plus que nécessaire, c'est juste que je...disons qu'j'y pense...trop. Beaucoup trop.

Une inspiration pour reprendre une contenance. Ça va mieux.

« -Du coup j'me suis dit qu'en tant que templier en chef et tout vous aviez dû connaître ça vous aussi et... »

Et comment vous faites pour supportez le poids d'la boucherie que vous avez causez M'dame Pentaghast ? Comment vous faites pour vous lever tout les matins alors qu'une foule de croix vous rappelle tout ceux qu'vous avez entraîné dans la mort ? Plutôt suicide par pendaison ou par défenestration ?

Non. Définitivement je la respectais trop pour le simple fait qu'elle arrive à endurer tout ça, j'allais pas en rajouter une couche.


« -...et qu'est ce que vous faites dans ce cas là M'dame Pentaghast ? Comment vous gérez ça ? »

Puis la fixant du regard j’attends sa réponse, légèrement anxieux. Est ce que j'allais avoir droit à un sermon ? A du mépris ?
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Mar 18 Avr 2017 - 13:55

Elle… Elle ne s’attendait pas à cela. Elle aurait préféré mille fois avoir à se lever pour déplacer des piles de carton, plutôt que d’avoir ce genre de débat.

Cassandra regarda un instant le vieil homme, désemparée de ne savoir quoi répondre sur le moment. Parallèlement, personne ne venait jamais se confier à elle. C’était une grande première dans sa vie, elle cherchait toujours à éviter un maximum ce genre de contact avec un autre membre des Templiers ou même du Sanctum. Enfin, ce n’est pas comme si elle pouvait se lever et quitter la pièce afin d’éviter cette conversation. De plus, la dernière fois qu’elle s’est mêlée aux histoires d’une autre personne, cela n’a pas réellement eux le résultat escompté. Maintenant qu’elle connaissait la raison de sa visite, elle pouvait distinguer la culpabilité qui prenait forme sur son visage. Elle la reconnaissait, elle voyait cela chaque fois qu’elle regardait au travers d’une glace.

Et voici que Fiathen arrive dans sa chambre afin d’avoir cette discussion sur la responsabilité et le poids des morts. Elle ressassait cela depuis des jours, allant jusqu’à se morfondre et à imaginer comment les choses se serait déroulé si elle était restée passive. Allait-elle décharger son amertume sur cette pauvre personne, lui qui semblait venir en quête d’une once de réconfort.

Pentaghast avait beau douté jusqu’à dans ses propres valeurs, ce n’était pas une raison suffisante pour l’envoyer paître.

— Fiathen…
Cherchant à attendrir ses traits, ou du moins, à ne pas paraître énervée par rapport à ce qu’il venait dire. Elle cherchait à éviter cette voix volontairement dure, il n’était pas un soldat venant prendre son ordre de mission. Simplement, un homme.

— À aucun moment, je n’ai été chef des Templiers ou bien un membre important dans votre ordre. Et pour être honnête, jamais je n’ai demandé à être autre chose qu’un simple soldat. Vous pouvez en être témoin, j’ai donné des ordres ou même forcé certains de vos frères à partir en ronde à des heures impossible. Toutefois, je n’en avais pas le droit et j’ignore encore pour quelles raisons on me laissait faire. Peut-être parce que je suis trop enthousiaste et que les gens ne voulaient pas me contredire.
Marquant une pause, Cassandra dessinait un mince sourire à son attention. Aucun mensonge ne franchissait ses lèvres. Durant des années, elle n’avait eu aucune autre motivation que de vouloir bien faire, elle se fichait des titres et de la gloire. Seule la protection des habitants du domaine comptait réellement à ses yeux, protéger et servir.

— Cependant, vous avez raison… Le poids des morts et la culpabilité d’être la cause d’un véritable génocide… C’est bien cela que je dois « gérer » au jour-le-jour et personne ne peux m’aider dans cette tâche.
Le sourire s’effaçait progressivement, laissant place à un visage vide. Le regard de Cassandra se perdit dans le vide, ne s’attachant plus à celui de Fiathen pour se laisser guider vers l’autel.

— Il y a de cela un an, j’aurai cherché à vous sermonner. Disant qu’ils savaient dans quoi ils s’engageaient et pourquoi ils combattaient, qu’il s’agissait d’un plan d’Étro, que la Déesse accueillait dorénavant leurs âmes dans la Lumière du Créateur. Ne pas pleurer la mort, mais justement d’avancer pour que leur sacrifice ne soit pas vain et honorer leur mémoire.
Fermant les paupières un instant, retournant son regard pour fixer de nouveaux Fiathen dans les yeux.

— Malheureusement, je n’y crois plus moi-même.



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Mer 4 Oct 2017 - 23:54
Je ne sais pas trop ce que j'espérais quand je suis rentré dans sa chambre, du réconfort ? Une prière à Etro ? Une formule magique pour éloigner la culpabilité ? J'en sais foutre rien mais en tout cas...pas ça.

Déjà j'm'en suis un peu voulu, j'voulais pas la mettre dans le bad ou la forcer à revivre les événements récents même si avec le sujet de ma visite ça s'annonçait compliqué. Du coup quand elle m'a dit: « personne ne peux m’aider dans cette tâche » ça me paraissait clair qu'elle me disait à demi-mot « garde ça pour toi et serres les dents mon coco ». C'était une réponse simple et honnête, quelque part j'attendais rien de plus. Et comme j'avais pas envie de l'emmerder davantage j'étais décidé à tirer ma révérence mais...


« - Malheureusement, je n’y crois plus moi-même.

-...Vous pouvez pas dire ça! »

C'est sortit tout seul, instinctif, presque agressif. Je pouvais juste pas laisser passer un truc comme ça.
Qu'elle puisse pas m'aider ? Pas de soucis. Qu'elle soit déprimée ? ok. Mais qu'elle doute d'Etro ? Va te faire foutre Cassie.
Un clodo m'aurait dit ça j'aurais secoué les épaules, même un collègue lambda je me serais contenté de maugréer un peu et d’arrêter de l'écouter, mais Cassandra Pentaghast ? Je pouvais pas laisser passer ça .

Ce qui me faisais vraiment chier c'est qu'à l'heure actuelle j'avais fais crevé deux mecs à cause de mes conneries. Et la seule raison grâce à laquelle j'arrivais encore à dormir c'est que j'me disais qu'il y avait peut être une chance infinitésimale pour que ce monstrueux gâchis soit en partie l'expression d'une quelconque volonté divine. Et pas la conséquence d'un total putain de manque de compétence de ma part.

Mais cette idée c'est surtout la seule chose qui m'a forcé à me relever lorsque j'ai perdu mon Petit à Illusiopolis. Croire qu'il était mort en remplissant sa part du contrat avec Etro et qu'il pouvait se la couler douce je ne sais où tandis que je devais continuer d'avancer pour remplir la mienne. C'était ma base. Tout ce sur quoi j'avais bâti le restant de ma vie.

Et vous croyez que mon bon sens ne me répète jamais à quelle point c'est une idée conne que j'ai choisi de suivre juste parce que je suis lâche et faible ? Si, tout les jours. Et tout les jours j'ai besoin de toute ma volonté pour dire à mon putain de bon sens de la fermer. Alors en plus de lui je devrais subir les doutes d'une personne que je respecte autant que Cassandra fuckin Pentaghast ?

Je devais la convaincre pour me convaincre, c'était vital.

Essayant d'afficher un air un peu moins angoissé j'ai prit une inspiration et j'me suis lancé.

« -Désolé M'dame Pentaghast, j'voulais surtout pas vous agresser mais...c'est dangereux ce que vous dites. Il y a des tas de gens ici qui ont basé toutes leur vie sur ça, et vous allez peut être me dire que c'est pas grave, qu'ils ont leur foi, leurs visions et qu'c'est pas à vous de croire pour eux...sauf que j'crois qu'si. Vous êtes un symbole aujourd'hui M'dame Pentaghast ! Et si vous vous ne croyez plus qu'il y ai un plan, que ça vaut le coup de crever pour Etro alors...alors on sera un sacré paquet à se poser des questions qu'ont ne devraient jamais se poser. S'il vous plaît croyez-y...pour moi. »

J'avais tellement eu peur de manquer de mot ou de courage pour lui exprimer ma pensée que je lui avais tout déroulé  à toute vitesse. J'en étais presque essoufflé.
Mais j'étais aussi un peu honteux, j'voulais pas lui rendre la vie plus dur en lui rajoutant encore du poids sur ses épaules, elle en avait déjà assez chié, mais là je pouvais pas faire autrement.

N'osant plus affronter son regard je me contentai de regarder mes pieds en attendant sa réponse.

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Ven 6 Oct 2017 - 0:24

Elle restait immobile, fixant le vieil homme l’espace de quelques secondes. Elle ignorait parfaitement comment réagir à tout cela. Le remercier, ou le réprimander. Lui dire de relever le regard ou tout simplement le laisser agir de la sorte.

Elle avait mal, elle souffrait autant de corps que d’esprit. Cassandra ne l’avait pas choisie, elle le subissait à partir d’aujourd’hui.

— Vous êtes un homme bon.
Il l’était, par le simple fait de se soucier d’autrui alors qu’il venait rechercher des réponses aux questions qu’il se posait. Il ne parle plus de lui, il parlait des autres. Voilà tout ce que l’ancienne garde voulait voir dans le regard d’un Templier. Et lui, le doyen de l’ordre, avait déjà cela en lui. Il n’avait fallu qu’une seule parole de sa part pour qu’elle le comprenne.

Peut-être devait elle répondre à sa demande, uniquement pour qu’il continue de croire. Lui mentir ? Non, elle ne voulait pas être malhonnête avec lui.

— Pensez-vous que j’ai eu envie de devenir un symbole, d’inspirer le meilleur de personne comme vous ou d’autres  Templiers ou Paladins. La réponse est non. J’estime que  tout le monde, particulièrement vous, avez le pouvoir de faire bouger les choses et d’agir pour le bien d’autrui. Que ce soit sur un champ de bataille, ou dans la chambre d’une alitée.
Elle souriait en concluant sa phrase, un sourire qu’elle voulait doux. Par ailleurs, elle nierait avoir raconté tout cela à Fiathen s’il venait à ébruiter cette rencontrer dans la caserne.

Le vieil homme est venu pour demander conseil, elle lui devait bien cette honnêteté. Néanmoins, elle ne pouvait nier que son empathie pour la révélation qu’elle venait de lui faire lui fasse chaud au coeur. Après tout ce qu’elle avait vécu, la connaissance quant à sa condition et tous les sacrifices que cela impliquait, elle était heureuse d’avoir cette épaule sur laquelle s’appuyer.

— Vous êtes arrivés chez nous il y a plus d’une année. D’ailleurs, les raisons de la présence d’une personne de votre âge au sein des Templiers m’ont toujours intrigué. Toutefois, vous nous avez prouvé la grandeur de votre coeur en vous occupant des réfugiés de Sherwood. Savez-vous combien de personnes ont été aussi compatissantes envers les hybrides…?
Voulant changer de position, s’affirmer plus dans son lit, elle forçait sur ses bras. Lui arrachant une grimace de douleur et l’envie de ne plus quitter cette position. Soufflant, elle finit par se reprendre avant de continuer.

— Personne n’a été aussi investie que vous dans cette lutte contre cette xénophobie, vous êtes même reconnu par certaines personnes vivant dans le quartier fauve. À votre manière, vous êtes aussi un symbole, Fiathen.



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Ven 6 Oct 2017 - 22:30

Lorsque Cassandra reprit la parole je ne put m'empêcher de pousser un petit soupir de soulagement. J'avais un peu flippé en attendant sa réaction et...bah elle me complimentait donc c'était plutôt bon signe. Au moins elle avait pas envie de me voir pendu c'était déjà ça de gagné.

Me redressant autant que mon état me le permettait j'me suis re-permit de la regarder dans les yeux, écoutant attentivement c'qu'elle avait à me dire.

A la fin de son discours j'étais...ben c'était bizarre. Déjà j'me sentais moins tourmenté que quand j'étais rentré dans sa piaule. En fait elle m'aurait dit ça d'entré de jeu je s'rais repartit aussitôt sans l'emmerder davantage. C'était pas magique hein, j'me sentais pas heureux non plus et le poids des morts allait encore me peser un bon moment j'le sentais. Mais bon ça elle y pouvait rien et ce serait à moi d'aller chercher ma rédemption chez les familles des défunts.

Mais elle m'avait permis de me rappeler de l'essentiel. Malgré mon incompétence à mener une équipe j'pouvais encore faire des trucs cools. J'avais des responsabilités et je ne pouvais pas les laisser de côté en me lamentant. Donc ouais de ce côté là ça allait un peu mieux.

Par contre le reste m'angoissait toujours, même si là encore son discours m'avait permit de relativiser un peu. J'avais l'impression qu'elle continuait de douter, et vu l'importance qu'elle avait fallait que je la fasse changer d'avis, que j'tente le truc une dernière fois.

Prenant une longue inspiration je saisi mon courage et ancra mon regard dans le sien.


« -Déjà merci M'dame Pentaghast, c'que vous me dites m'fait vraiment plaisir. Même si vous éxagérez un peu mon importance ».

Oui parce que j'suis pas vraiment un « symbole » moi. Mais bon je crache jamais sur des compliments.

« -Et finalement j'suis d'accord avec vous M'dame Pentaghast, on a tous le pouvoir de faire bouger un peu les choses. C'est pour ça que j'vais me permettre de rester ici un p'tit peu plus longtemps. »

Là j'ai prit une p'tite pause le temps de rassembler mes idées, j'ai jamais été doué avec les mots et là fallait pas que j'me plante. Heureusement qu'elle était dans un trop mauvais état pour me chasser.

« -J'me doute que vous avez pas voulu dev'nir un symbole mais aujourd'hui grâce à vos actes des tas de gens ont la foi. J'ai entendu des personnes dire qu'ils avaient eu l'illumination le jour où ils vous ont vu vous illuminer dans une taverne, ou lorsqu'ils ont entendu le récit de vos aventures au château de maléfique. Et aujourd'hui, avec le soulèvement et tout, des tas de gens doute. Et du coup ils se tournent vers ce qui les a inspiré en premier lieu. Vous. 

Et si ils vous entendent dire ce que vous avez dit ben...ça va leur faire mal et tout les prêtres du monde y pourront rien changer. Et comme on a tous le pouvoir de faire le bien j'vais faire en sorte que ça se produise pas. »

Là ma gorge à commencer à me serrer et les mots à me manquer. C'était Cassandra qui m'avait donné l'idée de ce que j'allais faire mais maintenant fallait que j'assume.

« -Vous vous demandiez qu'est-ce qu'une vieille loque comme moi faisait ici, c'est ça ? Ben j'vais vous l'dire M'dame Pentaghast. J'vais vous dire ce qui m'a donné la foi. »

Sentant mes yeux commencer à me piquer sous les souvenirs qui refaisaient surface je fermai un instant mes paupières. Courage Fiathen, si cette histoire a pu sauver ton âme alors ça peut redonner un peu de pep's à celle de Pentaghast. Vas-y, même si tu sais que ça va être douloureux, vas-y. Ça vaut le coup.

Mes mains serrant mes genoux jusqu'à blanchir mes jointures je rouvris les yeux pour fixer Cassandra. Une inspiration et on y va.
« -Vous l'savez sans doute pas M'dame Pentaghast mais j'ai eu un gosse. C'était pas vraiment mon môme...enfin... si mais c'que j'veux dire c'est que...bref il avait eu d'autre parent quoi.

Il s'appelait Fiathen et vivait sur le monde du palais des rêves, dans une famille bien pépére. Logiquement il aurait dû vivre une vie plutôt tranquille et heureuse. Mais le destin en a décidé autrement et toute ça famille s'est fait buter par un monstre. En un instant il avait tout perdu, il était seul.
Sauf que comme il avait décidément plus de courage que j'en aurait jamais il a décidé de se relever de ça et d'aller vous voir. Ouaip il voulait s'engager à suivre le Sanctum. Pour qu'aucun autre enfant n'ai à perdre sa famille. Il était...il était merveilleux M'dame Pentaghast. »

A ce moment là j'ai dû refermer mes yeux. C'est dur. Putain c'est dur mais j'irais au bout.

« -Moi par contre à cette époque j'étais la pire des raclures. Je vivais encore à Illusiopolis, dans les plus bas quartier qu'on puisse imaginer. Là où on met tout les rebuts que l'humanité a porté.
J'survivais comme je pouvais, j'mangeais d'la charogne, je rackettais des enfants, j'avais même oublié mon propre nom à force de le donner à personne...Bref une jolie pourriture.

Et c'est dans cette ville de merde que j'l'ai vu pour la première fois. La ShinRa proposait aux habitants de son monde de les reloger à Illusiopolis et le gamin pensait qu'il aurait plus de facilité à rejoindre le Domaine Enchanté de là-bas.

Une fois arrivé il s'est complètement paumé et a fini par me passer sous le nez. Un gamin sans défense qui déambulait au hasard sans avoir l'air de savoir où il mettait les pieds. J'me souviens qu'à l'époque j'manquais de tune et le premier truc que j'me suis dit c'est « cool, une proie facile ».

J'l'ai suivi, attendant tranquillement qu'il se fasse annihiler par un sans-coeur. Des ombres ont surgi du sol, il avait aucune chance de s'en sortir. Pas d'arme, trop jeune, cent pour-cent de chance de crever. Il allait se retourner pour s'enfuir puis c'est là qu'il ma vu.

Et moi M'dame Pentaghast j'ai vu son r'gard.

Des yeux brûlants. J'vous ment pas, c'était des vrais flamme qu'il avait à l'intérieur de ses pupilles. Ça m'a tout retourné de voir ça, j'pensais pas qu'on pouvait être aussi chaleureux d'un simple regard. Et c'est là que j'lai entendu dire un truc du style «  fuyez, je vais les retenir ! ».

Il était prêt à se sacrifier pour moi, alors qu'il m'avait jamais vu de sa vie. C'était vraiment trop bizarre pour moi alors j'ai achevé les ombres et j'ai décidé de le prendre sous mon aile. La meilleur décision que j'ai jamais pris. »

A ce moment là j'fais une pause.
D'jà faut que je reprenne mon souffle, j'ai rarement parlé autant dans ma vie. Et puis surtout il y a comme une accalmie dans mon chagrin. Pendant un instant je r'pense à la vie qu'on avait tout les deux à Illusiopolis.
Mes mains se décrispent de mes genoux et je laisse trainer mes yeux dans le vague un instant avant de reprendre.

« -J'ai passé deux ans avec lui...les deux plus belles années de ma de vie M'dame Pentaghast. Il était absolument merveilleux. Oh bien sur un peu con comme les jeunes de son age mais à côté de ça c'était la plus belle âme que j'ai jamais croisé. Juste, bon, généreux et surtout il avait la foi. Une putain de foi. J'suis même pas sur qu'il ai jamais vu un prêtre du Sanctum de toute sa vie mais ça ne l'empêchait pas de croire comme personne.

Il m'a fallu longtemps avant de comprendre la chance que j'avais de le côtoyer. Pour comprendre qu'il illuminait tout le monde sans même s'en rendre compte. Et cette lumière elle me permettait petit à petit de me rappeler comment me servir de mon cœur.

Tout ce temps je lui ai fait croire que je voulais lui apprendre à devenir plus fort, plus dur. Mais en réalité je voulais juste le retenir près de moi pour qu'il me montre comment devenir comme lui. »

L'accalmie est terminé, mes mains tremblent et je sens le chagrin qui commence à remonter. On y est bientôt. Le moment le plus difficile. Courage Fiathen t'y est presque.

« -Honnêtement M'dame Pentaghast au bout d'un an j'aurais pu vous l'envoyer, ce serait devenu d'emblée votre meilleur élément. Seulement comme j'vous ai dit j'voulais pas le lâcher. Jamais. Et au bout de deux ans j'étais encore bien décidé à ce qu'il reste auprès de moi jusqu'à ma mort. J'pouvais juste plus me passer de ses yeux flamboyants et d'sa belle âme.
Seulement il avait été décidé qu'il aurait vraiment une vie de merde jusqu'au bout et deux ans après son arrivé Megamind a fait son coup d'éclat... »

Là ma voix s'est cassé et j'ai eu toute les peines du monde à retenir mes larmes. Allez il en reste plus qu'un petit bout. Un peu de nerfs. Refoulant mes larmes du mieux qu'j'pouvais j'ai repris la parole d'une voix tremblotante.

« -Il est... mort à cause de la chute d'une partie du Kingdom Heart...»

C'est trop.

D'un seul coup un torrent de larme me coule sur le visage. Mais je veux continuer, je dois continuer.

Et je continue. En chialant mais j'continue.

« -Il est mort parce qu'il a refait la même putain d'erreur stupide que le jour de not' rencontre. Il a pas fui pour pouvoir sauver ma vieille peau de carne ! C'est...tellement con ! Et moi tout ce que j'ai pu faire c'est rester là à chialer devant son petit corps ! A regarder ses yeux une dernière fois, à m'en abreuver autant que j'pouvais parce que j'savais que jamais plus j'pourrais vivre sans les voir ! Et...et... »

La tempête était passé. Trop d'émotion pour mon vieux cœur peut être ? J'savais pas mais en tout cas le flots des larmes commence à se calmer. La tristesse aussi se faisait moins violente. Inspirant un grand coup je chasse les dernières larmes de mon visage. Voila le plus dur était fait, restait la dernière partie.

« -Et du coup j'ai prit la deuxième meilleur décision de ma vie. J'pouvais plus voir les yeux du gamin, j'pouvais plus sentir sa chaleur au fond de moi... Alors j'allais devenir comme lui. Non j'allais devenir lui. J'ai prit ses rêves, son histoire, ses idéaux, j'ai même prit son nom et j'suis v'nu vous trouver. »

C'était la première fois que j'racontais mon histoire à quelqu'un et quelque part j'avais un peu l'impression d'être à poil. Personne en a jamais su autant sur ma vie, sur moi. Mais ceci dit je pense encore que c'était une bonne idée. Je n'sais pas l'effet qu'ça lui fera mais au moins j'aurai l'sentiment d'avoir fait quelque chose.
Et puis d'parler du Petit ainsi c'est un peu comme si...comme si il était encore là, ouais l'espace d'un instant j'ai eu l'impression de l'avoir près de moi. Et malgré les larmes cette sensation m'a fait du bien.

Tapant dans mes mains pour me r'donner une contenance je r'prend la parole une dernière fois.

« - Vous vous d'mandez p't'être pourquoi j'vous raconte tout ça. Qu'elle rapport y a entre ça et ce dont on parlait avant ?
Bah voilà : j'étais perdu dans un coin paumé d'Illusiopolis et le meilleur môme de tout le multivers qu'avait rien à faire là débarque par hasard. Il se paume, tombe par hasard sur la pire pourriture du monde et décide de la supporter deux ans. Il transforme cette ordure en que'que chose de regardable et meurt par hasard, lui laissant ses rêves et son avenir.

Elles sont de combien les chances que ça arrive ? De que dalle M'dame Pentaghast.

Et si vous voulez on peut aller encore plus loin. Le jour où, grâce à tout ça, j'arrive vous me demandez de patrouiller au hasard. Je tombe sur le plus gros lourdaud du monde par hasard et l'empêche de mettre une raclé à un hybride. Il décide de me traîner en justice et, pour l’empêcher de me foutre en taule, j'dois aller dans le quartier fauve. Quartier où je tombe, par hasard, sur une vieille fantastique qui me permettra de commencer à nouer des liens parmi les habitants du secteur.

Franchement M'dame Pentaghast si il y a pas un plan céleste ou je n'sais quoi alors j'suis le mec le plus chanceux d'l'univers. Et qui sait p't'être que le but de tout ça c'était simplement de venir vous parler aujourd'hui dans votre chambre.»

Je termine mon discours avec un sourire. C'était une idée pleine de trous qui avait de forte chance de ne tenir debout que dans ma tête mais j'l'aimais bien. J'espérais que ça allait lui plaire autant.


Dernière édition par Fiathen le Dim 8 Oct 2017 - 15:12, édité 1 fois
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Dim 8 Oct 2017 - 0:48

Elle était restée à sa place, observant le vieil homme raconter le chemin de croix l’ayant mené jusqu’aux portes du Sanctum. Ne disant aucun mot, se contentant d’écouter. Par respect, pour lui. Ils se connaissaient, du moins, ils se côtoyaient chaque jour que la Déesse faisait. Néanmoins, Cassandra se rendait compte au fil de ses paroles qu’elle ignorait tout de Fiathen, qu’elle ignorait tout de ce qui l’entourait au Domaine Enchanté.

Elle savait qui il était, du moins, en tant que Templier. Elle pouvait parler de ses capacités ou encore de ses faits d’armes dans la capitale, était-ce vraiment utile.

À mesure que son histoire avançait, elle se rendait compte à quel point tout était abscons. Elle n’imaginait rien d’autre qu’un homme voulait défendre les opprimés, prêt à faire ce qu’on lui demandait par conviction. Elle s’était fourvoyé. Il était bien plus que cela, il avait vécu bien plus que les quelques épreuves dont elle souffrait.

Au point qu’elle ne parvenait pas à imaginer la personne qu’il disait être. Un vandale, un voyou, une raclure ? Tant d’adjectifs qui ne lui venaient pas à la tête quand elle pensait à Fiathen. Néanmoins, il était honnête, elle le voyait dans son regard et au moment où il pleurait. Fallait-elle chercher à le réconforter, elle l’ignorait. Elle ne parviendrait pas à se lever pour faire quoi que ce soit, qu’importe. Elle était en présence d’un homme ayant quitté les ténèbres les plus sombres d’Illusiopolis pour rejoindre la Lumière d’Étro, il était une personne à suivre et non à rejeter.

— Je vous prie, appelez-moi Cassandra.
Il avait tellement vécu, pourtant, il se retrouvait dans cette chambre dans un état presque aussi pitoyable que celui de la garde à tenter de la soutenir. Aussi, il avait mis le doigt sur quelque chose.

Elle se lamentait pour les mauvaises raisons, persuadée d’avoir fauté alors qu’elle avait simplement voulu bien faire. À quoi bon se damner alors qu’un sexagénaire continuait d’avancer.

Le poids des morts serait à jamais sur ses épaules, tout comme l’enfant de Fiathen serait à ses côtés à jamais. Il ne fallait pas refouler ses pertes, accuser les autres de ses erreurs, il fallait continuer de l’avant. Continuer de croire que tout cela n’arrivait pas par hasard. Il y avait d’infinies voies dans l’univers, qui se croisaient et parfois se rencontrait. La voie de Fiathen et de Cassandra s’était mêlé l’espace d’une heure, ils allaient en tirer le meilleur parce qu’ils devaient le faire.

Pour cette enfant du Palais des Rêves, pour Fiathen, pour Cassandra et pour la Divine.

— Vous devez avoir raison, Fiathen, ce qui nous arrive n’est pas le fruit du hasard. Que ce soit votre rencontrer avec cet enfant et votre désir ardent de faire vivre sa mémoire, ou votre lubie d’être venu me voir pour alléger votre conscience. Un plan céleste qui nous gouverne tous, la vision est tentante…
Elle quittait Fiathen du regard, fixant l’endroit où une plaie laisserait place à une cicatrice dans le futur. Cela, Cassandra ne l’avait toujours pas expliquée et elle n’aura probablement jamais de réponse à cette question. Condamnée de vivre dans le doute.

— J’ignore si cela est réel ou non. Toutefois, j’aimerais croire à cela, savoir que je suis observée et jugée par mes actes. Oui, je veux continuer à croire. Merci. Même si l'idée d'être vue comme modèle m'exaspère au plus haut point.
Elle ne pouvait lui promettre rien de plus, rien d’autre que de réfléchir à tout cela et lui rendre son sourire. Elle voulait croire, comme elle l’avait fait toute sa vie durant. Cependant, ce doute quant à cette punition allait la hanter encore de longs moments.



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Lun 9 Oct 2017 - 1:25
Intérieurement un énorme poids  quitta mes épaules. Elle voulait bien continuer à croire, mon histoire lui paraissait donc pas si stupide que ça. Après elle n'était pas non plus des plus assurés en disant ça, mais vu ce qu'elle avait vécu et mon éloquence c'était déjà un résultat inespérés et ça m'a fait un bien fou. J'avais réussi à servir à quelque chose.


"-Merci M'dame Penta...Pardon Cassandra. Merci beaucoup, vous avez pas idée d'à quel point votre réponse me touche."

Et aussi merci Petit, une fois de plus tu auras permit d'éclairer la route de quelqu'un. Même mort ta lumière est toujours aussi brillante.

Reprenant appuis sur mes béquilles j'allais commencer à m'en aller. Mes doutes ne me terrassaient plus autant que ce matin et surtout j'avais déjà parlé bien plus que j'en avais l'habitude, j'voulais pas qu'elle commence à regretter de m'avoir laisser entrer. Sérieux j'avais l'impression d'être resté des mois dans sa chambre.
Mais au moment de me lever j'ai eu comme...un genre d'inspiration. Y avais un dernier truc que j'voulais faire, pour remercier le Petit et Etro.

Prenant une inspiration je reprend de nouveau la parole.

« -Heu... Cassandra, j'aurais un dernier service à vous demander. Est-ce qu'on peut...'fin si ça vous dérange pas...genre...prier ensemble ? Pour mon P'tiot et aussi un peu pour nos vieilles âmes. J'sais pas j'crois...Je crois que ça lui aurait plu. Et puis de toute façons ça peut pas nous faire de mal, non ? »

J'étais pas très assuré en disant ça, déjà je voulais pas avoir l'air d'abuser de sa patience ou quoi mais aussi j'avais pas franchement l'habitude de prier tout les quatre matins. Mais après tout si les prêtres passent autant de temps à le faire ça doit bien servir à quelque chose.

Et surtout si ça peut faire sourire le Petit de là où il est alors ça vaut le coup.
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Lun 9 Oct 2017 - 17:44

Elle restait immobile une seconde, l’observant en arquant un sourcil alors qu’il s’appuyait à peine sur ses béquilles. C’est dans un léger soupir qu’elle se redressait tant bien que mal avant de prononcer à son intention les mots suivants.

— Au point où nous en sommes, il m’est difficile de vous refuser ça.
Cassandra ne se voulait pas sarcastique ou désobligeante en prononçant ses mots, elle était sérieuse. Il avait fait tellement en ce jour, que ce soit pour elle ou lors de ses exploits passés, que cela n’aurait pas été respectueux de lui refuser cela. Et puis, elle n’avait pas prié depuis longtemps maintenant, peut-être que sa présence allait aussi l’aider pour cette épreuve.

D’habitude, elle aurait invité Fiathen à s’agenouiller devant l’autel pour ensuite se joindre à lui. Cependant, ils n’étaient pas dans un meilleur état l’un que l’autre.

Ils allaient se contenter de faire ça à leur place perspective. Elle invitait alors le vieil homme à joindre ses mains alors que Cassandra, elle, empoignait le symbole qu’elle tenait à son cou. Ça lui faisait bizarre, c’était presque étrange de partager ce moment. Il s’agissait à la fois d’un acte de partage et un moment privilégié pour le croyant, quelque chose de difficile à définir pour l’ancienne garde. Elle se raclait la gorge, fermant les paupières, elle réfléchissait à ce qu’elle allait bien pouvoir partager. À Fiathen et à Étro.

— Déesse de Lumière et des vivants, qui a foulé aux pieds le Nuage Noir pour apaiser nos coeurs et qui nous inonde de ta bonté. Donne toi-même, Étro, aux âmes de tes serviteurs et à leurs amis défunts le repos dans un lieu lumineux, verdoyant et frais, loin de la souffrance, de la douleur et des gémissements.
Respirant longtemps, elle hésitait, cherchait ses mots à prononcer à la Déesse ainsi qu’au Templier à ses côtés.

— Ma Déesse, nos âmes et nos coeurs sont entachés par le doute. Puisses-tu être miséricordieuse envers tes serviteurs, que nos pêchers soient expiés et que nous trouvions la force de continuer à marcher sur le chemin que nous bâtissons avec toi. Pour toi. Et pour ceux qui cherchent encore une voie à suivre.
Qu’elle puisse avancer. Qu’ils puissent avancer et continuer de faire ce qu’ils faisaient au Sanctum. Qu’ils continuent d’avancer, de soutenir les hybrides dans cette guerre les ayant chassés loin de chez yeux. De réconforter les âmes apeurées au travers de ce monde et de tous les autres. Elle ouvrait alors, une paupière, fixant Fiathen avant de reprendre.

— Veillez sur l’un de vos fils, un garçon répondant au nom de Fiathen, écoutez les paroles d’un père à son enfant. Étro, puissiez-vous entendre les paroles de celui qui a dédié le reste de sa vie et que votre Lumière l’inonde.
Elle terminait ses paroles là, regardant une dernière fois le vieil homme assis dans sa chambre, espérant que lui aussi recherche à parler à la Divine. Que lui aussi puisse partager en ce jour.



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Mar 10 Oct 2017 - 18:13
La remerciant d'un sourire je repose mes béquilles au sol et joint mes mains sur mes genoux comme elle me l'indique. J'étais content qu'elle ai accepté ma proposition, bon l'idée avait pas l'air de la transporter de joie mais en même temps c'était son air et son ton habituel je pouvais pas franchement m'attendre à plus d'enthousiasme.

Et puis j'étais content de remercier le Petit comme ça, mine de rien c'était la première fois que je priais à son attention, donc quelque part j'étais content d'avoir quelqu'un comme Cassandra pour me montrer la manière de m'y prendre.

La voyant fermer les yeux je m'empresse alors de l'imiter et me concentre sur ses paroles. Y' a pas à dire c'est dans ses moments là qu'on voit qu'elle se mouche pas du coude, clairement c'est pas le premier clodo venu qui pourrait en faire autant. Ceci dit ça a beau être un peu compliqué par moment même si je pige pas tout je comprend l'intention. Ça reste accessible quoi. 'Fin bref ça a de la gueule et puis...ça me touche un peu. J'suis vraiment heureux de lui avoir demandé ça.

Au moment où elle parle du Petit je redresse un peu mes mains jointes et...il me faut quelques secondes pour comprendre que c'est à moi de reprendre. Bon. Bon bon bon bon.
Malgré moi j'ai un peu le trac, c'est que j'ai un sacré public j'ai pas envie de me ridiculiser après c'qu'elle vient de balancer.

Pensant au Petit et à ma foi je choisi soigneusement mes mots et prends une légère inspiration avant de me lancer.


« -Déjà merci Petit. Merci de m'avoir guidé et m'avoir permit de changer. J'espère que tu te sens bien là ou t'es et que tu te fais pas trop marcher sur les pieds. Que tu es heureux tout simplement.  Mais bon je m'en fais sans doute pour rien, tu dois gérer comme un boss là-haut. Ah oui et aussi t'en fais pas pour ta tombe j'ai tout fais comme il fallait,un prêtre aurait pas fais mieux. »

Bon ben ça m'semblait déjà pas trop mal. Peut être pas aussi recherché que Pentaghast mais j'avais au moins fais l'effort de prononcer toute les syllabes, je pouvais difficilement faire plus. Redescendant mes mains j'allais rouvrir mes yeux quand je me suis souvenu qu'à la base ont priaient Etro, fallait peut être lui faire une petite dédicace à lui aussi. Reprenant une inspiration je me suis lancé.

« -Et merci Etro, pour les rencontres que vous nous permettez de faire, pour m'avoir décidé à rentrer dans cette chambre et parce que vous continuez à nous guider. S'il vous plais vous arrêtez pas, même si ça picote de temps en temps, vous faites ça bien. »

Voilà, là on est tout bon.

Rouvrant mes yeux j'me saisi de mes béquilles, pour de bon cette fois-ci. Tournant la tête vers l'ex-templier j'regarde ses yeux une dernière fois. Une grande dame que celle là, j'espère qu'elle reviendra vite me donner mes ordres de missions.

« -Au revoir Cassandra, j'espère n'pas avoir trop abusé de votre temps. En tout cas merci pour...ben pour tout en fait. Soignez-vous vite en tout cas, on a besoin de vous. »

En tout cas moi j'avais eu besoin d'elle. Oui, j'avais décidément très bien fais de venir.
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Jeu 12 Oct 2017 - 13:44

Relâchant son pendentif et laissant tomber sa main le long de son corps, Cassandra ouvrait de nouveau les yeux et fixait un instant le vieil homme. Elle souriait, heureuse de ce qui venait de se passer. Il avait retrouvé le sourire et quittait cet endroit le coeur léger, elle ne pouvait espérer mieux aujourd’hui.

Du moins, elle pouvait croire en le miracle qu’elle puisse quitter sa chambre sur ses deux jambes sans être tordue par la douleur. Sauf que cela n’arriverait pas.

Elle observait Fithen se relever, elle était contente. Contente qu’il se soit ouvert et qu’il puisse retourner au sein du groupe, travailler de nouveau pour la Déesse, il semblait avoir la foi. Ou du moins, il avait une raison de se battre. Était-ce le plus important ? Elle pensait que oui. Une vie sans but ne mérite pas d’être vécue.

— Au revoir Fiathen. Dorénavant, ne craignez plus me faire perdre mon temps, ce serait un plaisir de la passer avec vous. Merci pour tout.
Dire qu’ils étaient amis était probablement la note de trop. Néanmoins, il avait agi comme tel en ce jour, cela, jamais elle ne n’oublierait. Il fixait le vieil homme se relever et quitter la pièce, la laissant souffler un instant alors qu’elle s’affaissait lourdement sur son lit.

La douleur, si seulement elle pouvait se calmer. Elle voyait toujours cela comme un poids, un fardeau a porté le temps que celui-ci durera. Sauf qu’il semblait légèrement moins lourd.

Tout cela lui avait fait chaud au coeur, elle pouvait continuer d’espérer, de voir vers un avenir pour le Domaine Enchanté. Avec des hommes comme lui dans les rues, elle pouvait être rassurée et ce dire que les habitants de la Citadelle vivaient en sécurité. Après tout, n’était-il pas l’homme à avoir fait un prisonnier lors de l’attaque sur la ville ? Si seulement elle avait le moindre poids dans son ordre, elle ferait quelque chose pour le remercier.

Ou du moins, qu’il sache qu’il n’était pas si éloigné du rôle de symbole.

Elle riait à cette idée. Finalement, ce n’était pas à elle de se montrer la tête oo à chercher à s’élever permis les siens. Il suffisait d’écouter les paroles prononcés à son égard. Fiathen était réellement la personne la plus investie envers les hybrides, et beaucoup l’estimaient pour cela. Alors que Cassandra, dans le flot d’insulte à son égard à cause des répercutions de ses actes, il y avait toujours une personne pour dire qu’elle n’était pas le monstre qu’elle pensait être.

Fermant les yeux, la jeune femme se laissait glisser progressivement dans ses draps, enfonçant sa tête dans l’oreiller et fermant ses paupières. Du repos, voilà ce dont elle avait besoin maintenant.



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Ven 13 Oct 2017 - 13:24
D’habitude je rentre pas mal dans le détail de chaque rp.
J’vais essayer de procéder différemment, on verra ce que ça donne !

« La tranquillité qui m'habitait se mue soudain en stress, vite ! »
Ton début de rp est… incompréhensible mais je pense que c’est le but !
Et pour l’instant, l’idée de danger, d’inconnu est bien rendu mais cette phrase… casse le rythme. Ou plutôt, tu veux l’accélérer, mais en mettant une virgule et non un point avant le vite, tu perds beaucoup de l’effet recherché. Essaie de lire ta phrase à haute voix, tu verras que ton vite ne l’est pas tellement !

« Elles n'ont rien remarquer »
Remarqué ! Elles n’ont rien vendu, mordu, remarqué !

« je tente n'importe quoi pour les prévenir du danger mais mon corps ne réagit pas davantage. »
Ouais je sais, ça part mal pour une vision globale du rp !
Quand tu dis que tu tentes n’importe quoi, ça aurait été bien de savoir… quoi. Justement parce que tu as déjà essayé de forcer sans que ton corps ne réagisse. Donc ensuite tu fais quoi ? De la magie ? Tu cries ? T’utilises le morse ?

« Ça fait maintenant deux jours que je suis revenu de ma mission à Atlantica »
Autant le début du rp est incompréhensible, autant, juste avec ça (et les détails que tu donnes ensuite pour ceux qui ont oublié), tout le cauchemar devient clair. Bien joué !

« Je ne suis pas un leader, juste un putain de lanceur de glaçons et j'ai été con de croire que je pouvais servir à autre chose qu'à ça. »
J’aime pas des masses la vulgarité dans les textes que je lis. Mais c’est une opinion personnelle !
Si j’ai repris cette phrase, c’est surtout pour le « leader ». J’ai tendance à écrire ça aussi directement. Sauf qu’on a des mots en français pour palier ça. Meneur, chef, dirigeant…
A moins que ton personnage ait un phrasé particulier comme JCVD, Kestia et sa langue extraterrestre ou Killian et ses mimiques en anglais… mieux vaut éviter le mélange de langue dans un rp.

« Rejetant rageusement ma couverture au mépris de la douleur que ce simple geste provoqua je décidai de me lever. »
Tout à l’heure, je te disais que la virgule atténuait l’effet que tu pouvais provoquer. Là, l’absence de ponctuation rend le tout plus… indigeste on va dire. Une simple virgule entre tes deux parties de phrases (rejetant...je) et tu aurais une compréhension fluide, immédiate de la phrase. Quelque chose qui ne choque pas à la lecture !
Edit : j’ai un peu avancé dans ma lecture, est tu fais souvent ça. Pense à la ponctuation nom de dieu ! Je t’assure qu’un peu de virgule aide à la lecture. Ca rend le texte plus jolie !

« Ça ne servait à rien de rester au fond de ma piaule à me morigéner comme ça »
Je dois dire que je ne connaissais pas ce mot « morigéner »… Ca se comprend, mais je ne peux que saluer ton vocabulaire !

« Commençant à parcourir la courte distance qui me sépare de la porte je commence »
Lourdeur de la répétition. C’est pas toujours évident de varier, mais vu le vocabulaire que tu possèdes, je pense que t’en es capable !

« Mais bon c'est Pentaghast quoi, plus dure qu'une barre de fer et plus sévère qu'une épidémie de peste. C'est pas vraiment le genre de personne qu'on va voir parce qu'on s'est fait un bobo au genou. »
Elle a perdu de son mordant depuis peu ! Faut me la remettre en état !

« je l'avais dans l'âme et c'était la seule à avoir une boite de pansement assez grosse »
Cassandra n’étant pas une prêtresse, n’étant pas non plus l’héroine du mois selon ses dires… J’aurai aimé que tu développes cette idée. Pourquoi Cassandra est-elle la seule à pouvoir t’aider ? Qu’est-ce qui, dans son passé et la description que tu t’en fais, la qualifie pour t’aider ?
Tu veux lui parler parce que vous avez permis chacun à votre échelle un « massacre », ok. Mais cette idée de Cassandra qui pense tes plaies, qui te guide… est pour le moins cocasse !

« Ça me soulage quelque part parce que ça veut dire qu'on a mit les familles des victimes au courant des décès de leurs proches avant mon retour et que je n'aurais donc pas à le faire. »
Durant tout ce rp, tu nous dépeins ton inaptitude au commandement, ta culpabilité face à la mort de tes hommes. Et c’est… plutôt réussi je trouve. C’est pas du grand art, mais ça fait le café.
Par contre, j’me demande vraiment si sa culpabilité est… justifiée. Je comprends le fait qu’on n’ait pas spécialement envie de faire face aux familles éplorées. Mais si la culpabilité te ronge à ce point, aller demander pardon auprès des mères, pères, sœurs et frères, épouses et enfants, c’est la moindre des choses pour commencer à aller mieux… peut-être.

« Je lis de la pitié ou des reproches dans leurs regards, leurs moindres murmures devient de la médisance, leurs plus petits gestes est rempli d'animosité.
'Faut vraiment quj'évacue tout ça, je suis en train de devenir fou. »
Être templier ou paladin, c’est un métier à risque.
Et si les rapports ont été honnêtement rédigé, Fiathen n’est pas responsable. Il n’a pas réussi à contrôler des chiens fous, c’est tout ce qu’on peut lui reprocher. Il a donné des ordres, et on ne lui a pas obéis. Il a risqué sa vie pour son équipe.
Avec tous ces éléments en tête, j’étais prêt à te disputer ! Mais encore une fois tu gères bien le truc. La culpabilité/paranoïa/folie lui fait voir des choses qui ne sont pas là. Car clairement, si les familles peuvent t’en vouloir, si certains de tes amis/collègues peuvent avoir de la pitié pour toi (plus pour ton état physique que mentale actuellement), je ne pense pas que cette mission ait fait le tour du Sanctum au point de te cataloguer comme désastre ambulant ! Donc bien jouer la carte de la folie !

« Il y a encore quelques jours, elle se serait levée et aurait allumer la bougie présente devant le symbole de la tortue. »
J’suis content ! J’lis enfin un rp qui réutilise le symbole d’Etro !!!
Jusqu’à présent, j’ai pas grand-chose à dire sur le début de ton rp Cassie (une faute repérée). Mais ! Il me vient une question ! Où est passé le chien de garde ? Il veillait sur toi depuis des jours, et là il n’est plus là ?!? Il fait mal son boulot !

« elle fronça les sourcils en s’imaginant le paladin Maxwell rentrer dans sa chambre afin de partager les nouvelles du monde et briser la morosité de sa journée. »
Il veille pas avec assiduité… Tss !
Bon par contre, tu précises que c’est le réveil, il est 7h du mat ! J’veux bien que dans notre monde, on puisse avoir des infos fraîches par rapport à la veille au soir, mais ici ? A moins d’une catastrophe durant la nuit, il faut attendre un petit peu quand même !

« Entrer donc »
Cette fois si je relève la faute. Entrez ! Faut le conjuguer.

« Il ne refuserait probablement pas de s’asseoir, du moins, cela dépendant de la raison de sa visite impromptue. »
Dépendait !

« — Bien, que puis-je faire pour vous, y a-t-il un problème qui requière mon attention…? »
A l’image de la virgule à la place du point pour Fiathen, séparer tes deux questions par un point d’interrogation et non une virgule sonnerait mieux !

«  -Alors...j'viens pas pour vous d'mander de porter des caisses de vieux journaux rassurez-vous. »
Si porter des caisses te convient pas, j’vais t’en trouver moi une mission super ardue ! Tu vas être chargé de tuer Roxas tient ! Ca lui fera un partenaire de jeu !

« tout les matins »
Tous ! A chaque fois que tu as un tous les, c’est toujours tou-s et jamais tou-t !

« Plutôt suicide par pendaison ou par défenestration ? »
Vu l’état dans lequel vous êtes tous les deux, le poison ou le harakiri sont plus faciles !
Quoi ? J’suis sympa, j’vous conseille !

« Puis la fixant du regard j’attends sa réponse, légèrement anxieux. »
J’imagine un chien qui regarde Cassie avec des yeux de cocker ! Ouais, j’ai pas grand-chose d’autres à dire !

« cela n’a pas réellement eux le résultat escompté. »
eu, pas eux. Eux c’est pour désigner plusieurs personnes. Je donne la recette de cuisine de ma grand-mère aux templiers, eux sont de vrais cordons bleus !

« Pentaghast avait beau douté jusqu’à dans ses propres valeurs, ce n’était pas une raison suffisante pour l’envoyer paître. »
Jusqu’à dans ? Avait beau douté de ses propres valeurs est suffisant ! Et on comprend l’idée !

«  Peut-être parce que je suis trop enthousiaste et que les gens ne voulaient pas me contredire. »
Enthousiaste, terrifiante. C’est kiff kiff !

« protéger et servir »
Ca fait très policier ! Ou militaire ! Ou médecin ! Bref, très officiel !
Mais ça aurait été mieux si tu l’avais isolé. Un point aurait donné plus de force à l’idée qui te motivait dans chacun de tes gestes.

« un visage vide. Le regard de Cassandra se perdit dans le vide, »
Comme Fifi, la répétition est lourde ! T’as du vocabulaire, t’es intelligent ! Varie un peu !

« de nouveaux »
Le singulier marche !

« Va te faire foutre Cassie.»
Ouah… j’aime pas les gros mots dans les textes, j’l’ai déjà dit ! Mais là, j’dois dire que c’est parfait ! La réaction sort de nulle part, elle étonne (et m’a fait sourire). Et ouais, c’est parfaitement ce que n’importe qui pourrait penser. N’importe qui qui croit dur comme fer à sa religion, son dieu.
J’aime pas la religion, je trouve ça con. Mais quand on vit pour, et par ses principes, c’est dans les moments de tristesse, de déprime qu’elle doit être là. La foi doit être renforcé, et on doit se relever plus vite, plus fort que n’importe qui d’autre.
J’approuve à 100 % ce message Fifi !

« ce monstrueux gâchis soit en partie l'expression d'une quelconque volonté divine. Et pas la conséquence d'un total putain de manque de compétence de ma part.»
Et c’est là où des religieux me perdraient (mais qui du coup est bien rendu). Si tu te plantes, c’est pas la faute d’un dieu, c’est pas pour suivre un grand schéma ou quoi que ce soit.
Mais ça va bien avec l’idéologie de fanatique religieux. Tout est prévu. Tout à un sens, même si on ne le remarque pas tout de suite.

« Le vieil homme est venu pour demander conseil, elle lui devait bien cette honnêteté. »
J’ai pas relevé les autres fois, mais comme dit souvent Vesper ! Essaie de te tenir à un temps !
Si tu utilises l’imparfait et le passé simple, tu utilises également le plus que parfait… et c’est tout !
Laisse le passé composé, et le présent ensemble !

« Néanmoins, elle ne pouvait nier que son empathie pour la révélation »
J’sais pas si empathie est le bon mot pour décrire la réaction de Fifi… Actuellement, il n’y a rien qui me vienne à l’esprit mais je pense qu’il y a quelque chose de plus adapté.

«  ancra mon regard dans le sien. »
J’ai… pas fait gaffe s’il y avait d’autres erreurs de ce type. Et j’ai moi-même des difficultés avec le passé simple à la première personne, faute de l’utiliser souvent.
Mais c’est ancrai à la première personne, et ancra à la troisième !

« Fallait-elle chercher à le réconforter »
Fallait-il !

« il fallait continuer de l’avant »
Il fallait continuer à avancer.
Il fallait aller de l’avant.
J’suis pas sur que le mixte des deux se disent.

« La voie de Fiathen et de Cassandra s’était mêlé l’espace d’une heure »
J’suppose que tu parles bien de voie dans le sens chemin, destiné et tout le tintouin. Et dans ce cas (ou même si tu parlais des voix), il y en a deux, une pour Fifi, et celle de Cassie. Donc s’étaient et non s’était.

« Sérieux j'avais l'impression d'être resté des mois dans sa chambre. »
En temps normal, j’suis pas fan de briser le quatrième mur, de faire référence clairement à notre temps. Mais ce coup-ci, c’est plutôt bien fait, ça suit la logique rp et c’est drôle !

« ont priaient Etro, fallait peut être lui faire une petite dédicace à lui aussi. »
Une dédicace ! Heureusement qu’ELLE t’entend pas !

« ce n’était pas à elle de se montrer la tête oo à chercher à s’élever permis les siens. »
Y a quelques fautes dans vos rps, mais celle-là est sûrement celle que je préfère !



Bon ! J’ai fini ma lecture !
Et je dois dire que c’est un rp qui m’a certes paru long… mais qui est long d’être déplaisant à lire.
Vous vous liez par la douleur, les remords. Vous vous remontez les bretelles. Et vous renforcez votre foi !
Moment spécial pour toi Fifi ! Je ne connaissais pas l’histoire de ton perso, et quand tu l’as abordé, je l’ai lu d’une traite. C’était bien, c’était cool, c’était un poil glauque ! Mais bravo ! Tant pour les histoires que tu nous rapportes que dans le résumé de celles-ci.

Je pense que votre rp mérite un lien-D. Fifi tu as fait preuve d’admiration, mais ça ne t’a pas empêché de secouer Cassandra pour qu’elle retrouve la foi. Cassie, tu t’es connecté avec une autre personne, comme un être humain ! Vous avez beaucoup partagé ensemble, et au final, tu as autant d’admiration pour lui, même si tu le caches davantage !
Seulement, c’est pas à moi de faire ce boulot ! Faut la validation d’un admin pour ça. Donc Chen, si tu peux l’apporter toi-même peut-être ? Sinon, je demanderai à Xal de voir ça.

Mission facile
Vous gagnez tous les deux 10 points d’xp, 100 munnies et 2 ps en symbiose (+ 1 en bonus pour toi Fifi)

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Noirâtre Acceptation
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Dim 15 Oct 2017 - 18:44
On m'a demandé de donné mon avis sur la question du lien-d. J'ai lu le rp et j'ai essayé de déterminer si c'était bien.

Je pense qu'un lien fort a été créé entre les personnages grâce à ses confessions. Comme ça a été dit, ils ne sont pas encore "amis", mais des choses vraiment profondes et inavouables ont été confiées lors de ce rp, donc je pense qu'on peut dire qu'ils ont développé un lien important et fort entre eux, confiance et réconfort.

Je valide donc le lien-d proposé par Matthew.
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