Expert comptable

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le Mer 22 Mar 2017 - 10:48
Le Jardin radieux avait des airs de lendemain de cuite à Tortuga. Le soleil matinal baignait avec ironie sa joyeuse luminosité dans les reflets des fontaines et de vitres de la ville. Les habitants mornes et choqués, déblayaient les dégâts de la nuit, venaient quérir des soins, emmaillotés dans des bandages hâtifs faits de vêtements, ou cherchaient leurs proches avec anxiété.

Des hordes de sans-cœur déguisés en farfadets verts avaient envahis les rues de la ville, comme chaque année, en témoignaient les vestiges de combats, pierres et vitres brisées, traces de griffures, tâches de suie là où les explosions de magie avaient éloignés ou détruit les ennemis, impacts de balles et étals retournés en barricades. Il ne manquait vraiment que le réveil d’un ivrogne cherchant sa route. Quelques heures suffiraient pour nettoyer la ville, mais les esprits étaient marqués par la fatigue, par manque d’habitude.

Heureusement les monstres avaient disparus aussitôt le jour fatidique passé. Lenore au centre de ce chaos s’était retrouvée à la défense du centre-ville et plus précisément du coffre-fort de Picsou. Prise entre deux feux alors qu’elle fuyait pour sauver sa peau et sa fortune.

Elle, qui était venu dans ce monde uniquement pour le plaisir pour une fois, pour faire quelques achats personnels, elle s’était retrouvée en plein milieu de l’action. Et avait aidé gratuitement en plus !
Enfin la nuit était passée et elle devait s’assurer que ses deux artisans étaient toujours en vie et en état d’honorer ses commandes. Et puis, il y avait le danseur aussi. Elle l’avait abandonné sur un toit pour attirer les sans-cœurs au plus loin, même si c’était principalement pour sauver sa peau à elle, elle avait partagé avec lui des moments suffisamment agréables pour qu’ils en soient notables. Pour un rien, une danse, des gestes frôlés, de l’audace, une gentillesse désintéressée. Elle espérait malgré tout qu’en fuyant, les monstres à ses trousses, elle lui avait permis de se mettre à l’abri.




La mercenaire se redressa, courbaturée d’avoir dormi dans un des jardins de la ville, s’enroulant dans sa cape pour lutter contre la fraîcheur matinale. Elle passa son regard sur les habitants, guettant un visage connu tout en remontant les ruelles vers la boutique du bijoutier.

Le magasin était marqué de griffures, et la vitrine était répandue en éclat au sol, balayée par le vendeur qui ne semblait pas blessé. Aucun bijou n’était en vue. Se pouvait-il qu’il se soit fait dévaliser par les ombres léprechaum ? Lenore s’approcha en faisant attention aux bris de verre et il leva le nez de son balai.


«  Oh, bonjour !

- Bonjour… Ravie de voir que vous n’avez rien après cette nuit complétement folle!

- Oui, il n’y a eu que quelques dégâts matériels. Heureusement. La rassura-t-il.

- Ils vous ont volés tous vos bijoux ? On dirait que vous avez été dévalisé.

- Oh non, aux premiers signes, je me suis hâté de mettre tous mes articles à l’abri et j’ai accueilli autant de passant que possible pour nous protéger.

- Vous avez bien fait effectivement. Monsieur O’Malley va bien également ?

- Ne vous inquiétez pas pour Monsieur O’Malley. Dit-il après une petite seconde de surprise. Il n’a pas eu à subir quoique ce soit de l’attaque.

- Me voilà rassurée.

- Vous vous inquiétez pour votre commande, n’est-ce pas ? Elle sera prête dans les temps. Ce n’était qu’un petit incident qui sera couvert par l’assurance. Reprit-il avec son sourire commercial.

- Je n’en doutais pas voyons. Je venais voir si vous aviez été blessé avant tout et je constate que non. Répondit-elle en laissant un temps le silence s’installer. Je dois visiter d’autres personne du coup, m’assurer que tout va bien pour eux aussi. Tenta-t-elle en s’esquivant. Bon courage ! »

Elle partit bien vite avant qu’il ne lui demande de l’aider à balayer ou retaper la vitrine. Il avait l’esprit bien vif ou bien était-ce si évident qu’elle ne s’inquiétait que pour sa commande ? Ou peut-être qu’un autre client l’avait précédée pour s’assurer de son investissement de la même manière.

En tout cas, il n’avait pas trop souffert de sa proximité avec le centre-ville, où s’était rapidement concentré la majorité de l’attaque. C’était de bon augure pour la suite, l’autre commerçant étant bien plus éloigné, il n’avait pas dû subir trop de dégâts. Lenore s’enfonça de nouveau dans les ruelles du quartier résidentiel, serpentant de mémoire malgré quelques erreurs de trajet. Les membres du consulat semblaient s’être mobilisés pour apporter leur aide à la population, récoltant des descriptions de personnes disparus, escortant des enfants égarés, sécurisant ou retapant rapidement le plus urgent.

La mercenaire retrouva le magasin du cordonnier présentant lui aussi quelques traces récentes de lutte. LA porte était ouverte et à l’entrée, un type lui bloquait l’accès, bras levé et bredouillant son indignation alors qu’il était sous le joug d’un fusil.


« Mais enfin, Monsieur ! Comprenez que l’heure soit à l’urgence et à la solidarité ! Nous avons grandement besoin de ce matériel et il vous sera rendu promptement de toute manière !

- Si vous le voulez, vous l’achetez ! Lâcha le propriétaire du magasin, le tromblon chargé visant l’entrée alors que la totalité des ceintures pouvant accueillir des munitions étaient passées autour de ses hanches ainsi que des couteaux de chasse, lui donnant un air terrible avec son crâne chauve et son air menaçant. Moi vivant, jamais personne ne pillera mon magasin !

- Vous feriez mieux de payer, fit Lenore en riant devant la scène, ce n’était pas si loin de Tortuga effectivement. Il va finir par avoir une crampe aux doigts et appuyer accidentellement sur la gâchette. Et puis le Consulat vous remboursera surement.

- Mais je suis du Consulat justement ! S’offusqua l’homme.

- Vous seriez mon ex-femme que ça serait pareil, si vous voulez ma charrette, mes bâches et mes gants, va falloir allonger la maille ! »

L’homme finit par grommeler, baissant très lentement les bras sous la tension toujours palpable et jeta une bourse sur le comptoir devant le marchand. Celui-ci compta rapidement d’une main sans baisser son arme et désigna ce que pouvait prendre le consul une fois l’affaire conclue.

« Et vous, qu’est-ce-que vous me voulez ? Finit-il par adresser à la rousse.

- Je venais vérifier que vous étiez vivant simplement.

- Oh ce n’est pas la première attaque de sans-cœurs sur la ville, on est rôdé dans le quartier.


- Je vois ça. Vous avez eu des pertes ? Des pilleurs peut-être pour recevoir les gens armés de la sorte?

- Aucun et je compte bien à ce que ça continu … Fit-il avec un silence traînant plein de sous-entendus.

- Hey je m’inquiétais pour vous !

- Ah ouais ? Bah fallait passer filer un coup de main quand les ombres sont apparus. Ou bien vous pouvez toujours aider l’autre là à déblayer le quartier et boucher les portes et fenêtres brisées.

- Si je le fais, j’ai une ristourne ? Plaisanta Lenore, les bras croisés.

- Nan… Répondit-il rapidement.

- Et pour ma commande ?

- J’savais bien que vous n’étiez pas là pour papoter hmph. Bah désolé mais faudra attendre un peu.

- Hey je croyais que vous n’aviez pas eu de dégâts !
S’insurgea-t-elle.

- Ouaip mais j’vais avoir pas mal de commandes urgentes sur le feu là. La vôtre devra attendre bien une semaine.

- Bah voyons… Vous n’avez jamais envisagé bosser à Port-Royal par hasard ?

- Nan l’air marin ce n’est pas bon pour mes rhumatismes.

- Le rhum ça les guérit, il parait. Ricana-t-elle.

- Possible, faut voir, pis je n’ai pas vraiment le temps de voyager.

- Je vous en apporterai une caisse en venant chercher ma commande dans trois jours. Insista-t-elle amusée. J’apporterais même quelques cuirs qu’on achète à des indiens d’un autre monde si ça peut vous intéresser.

- Ca marche… » Conclut-il en passant une main sur ses lèvres après un instant de réflexion.

Lenore le laissa alors, ravie de pouvoir compter sur lui aussi, même s’il était dur en affaire. Elle allait regagner le centre-ville quand un homme l’arrêta dans la rue. Désespéré, il cherchait en vain un certain Liam, dont la description correspondait d’assez proche au danseur.



La mercenaire sentit sa gorge se nouer, son ami l’avait cherché partout dans le quartier sans succès. Se pouvait-il qu’il soit resté coincé sur le toit ? Avait-il eu à combattre alors qu’elle avait fuis en l’abandonnant seul et sans armes ? Etait-il blessé ou pire ?
La rousse ne put qu’emboiter le pas à cet homme affolé, l’assistant volontiers dans sa recherche, quadrillant méthodiquement à eux deux chaque ruelle autour de l’endroit où elle l’avait quitté.
Elle finit par l’apercevoir, assistant un groupe d’habitant choqué en leur distribuant du café chaud et discutant. Elle fut soulagée de le voir, sans blessures visibles.
Lâchant un long soupir, elle s’approcha. L’homme qui l’accompagnait l’avait aperçu également et le rejoignait à grandes enjambées. Elle était à quelques mètres, le laissant le prendre avec joie dans ses bras, dessinant un sourire sur ses lèvres à la vue de cette retrouvaille un temps inespérée.
Elle s’impatienta un peu tout de même, elle avait des choses à lui dire aussi pour se rassurer sur ce qu’il avait vécu de cette nuit folle. D’accord, l’homme avait dû avoir grandement peur pour son ami mais elle trouvait qu’il exagérait tout de même  à le serrer dans ses bras si longtemps.
Lenore se mit à cligner des yeux… Ne venait-il pas d’embrasser le danseur ?
Elle ouvrit la bouche, sidérée, la mâchoire tombante. Et là, n’était-ce pas le danseur qui répondait au baiser ??



Elle se passa la main sur le visage, rouge de honte, l’envie de se fondre dans le bitume et de disparaître dans le néant de l’anonymat, quand le danseur finit par l’apercevoir, plantée dans la rue à les observer. Le moment était gênant, elle se remémora ses propres actes à la fontaine après la danse et la veille sur le toit.
Comment avait-elle pu se tromper à ce point, sans même s’attarder sur ses réactions. Bon il y avait eu l’urgence de l’attaque, elle n’avait pas vraiment fait attention à ce qu’il avait pu dire ou faire quand elle avait fuis.


«  Vous êtes partie si vite… Je n’ai pas eu le temps de vous parler. Dit-il la sortant de sa torpeur honteuse. Et les ombres vous ont suivi, j’espère que vous n’avez pas été blessée. La questionna son danseur répondant au prénom de Liam.

- Non, je vais bien. Bredouillait-elle. Désolée de vous avoir laissé… Et pour … le reste. Sa honte se mêlait de regret et de désillusion, tintant soudainement leur presque histoire de couleurs ternes.

- Oui hm ça… Ce n’est rien. Le principal est que vous alliez bien. »

Il tournait tout autant autour du pot, et son ami devait sentir que quelque chose restait dissimulé car il s’approcha de sa moitié dans le doute, affichant leur lien juste au cas où.
Lenore se sentait de trop et n’avait de toute façon plus rien à faire dans ce quartier. Elle s’excusa une dernière fois maladroitement et s’éloigna rapidement, ne laissant pas le temps d’aborder la question de la bourse volée. Livrée à elle-même, elle s’enferma dans ses pensées, s’accusant de stupidité et de futilité.
Elle devait se recentrer sur ses projets et laisser de côté ses distractions, se focaliser sur sa proie, son but et sur le Centurio dont elle avait besoin plus que jamais. Serrant son sac contre elle, Lenore fronçait les sourcils, déterminée à gagner la station Shinra cette fois et à quitter ce monde qui la déstabilisait trop.
Maître brasseur

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le Mer 22 Mar 2017 - 13:53
Voilà une demi-heure que j’ai lu ta mission, et vraiment, j’ai du mal à la noter.

Rapidement, voici le rappel qu’une notation est souvent subjective. Par ailleurs, j’en profite pour dire que j’estime qu’une notation est bonne à partir du moment où celle-ci est utile à la personne qui vient de se faire noter. Et actuellement, j’ai vraiment aucune idée de quoi te dire pour ton texte.

Il n’est pas mauvais, c’est bien écrit et j’ai remarqué moins de fautes dans celui-ci que dans le précédent. Pourtant, celui-là, j’sais pas pourquoi, mais il me transcende beaucoup moins que les autres. C’est bizarre à dire, il possède tout de même la finalité par rapport à l’homme au masque de loup ainsi qu’un questionnement supplémentaire sur O’Malley (le chat d’gouttière). Sauf que, j’sais pas, j’ai pas eu la même magie que pour les autres. Et comme dit plus haut, c’est entièrement subjectif et ton texte n’est pas mauvais !

Alors, est-ce que j’ai quelque chose à dire pour t’aider dans la suite de cette histoire ?! J’ai bien compris où se rendait la suite et j’me pose la question pour savoir où cela va t’amener, toutefois, j’pense avoir un truc à dire.

J’suis pas un expert pour ça, moi aussi j’expérimente avec mes personnages, mais je pense que la principal critique que je dois faire à ce rp est la tension. Créer une tension n’est pas facile, surtout par écrit parce que nous avons beaucoup plus de code du cinéma ou même du jeu-vidéo en tête. Nous sommes tellement codifiés que nous en connaissons les artifices, et que parfois, nous voyons les choses venir. D’autant plus par écrit, car nous cherchons à décrire une scène que nous avons vue dans un film et qu’on met dans le texte l’élément important dans le film en « surbrillance ».

Attention, il s’agit d’un spoiler sur le film « Public Ennemies ». Si vous ne voulez pas savoir, ne regardez pas ! Vous êtes avertis.

Spoiler:
Le personnage sort du cinéma avec une femme à son bras, la police le recherche et doit l’abattre à tout prix. Ils savent que le méchant sortira du cinéma, scène au ralenti du méchant marchant dans la rue avec la police qui l’entoure et la blonde sous son bras en même temps qu’il fume sa cigarette. La tension monte, est-ce que le méchant va remarquer le flic où non ? Gros plan sur le poing d’un policier qui dresse son arme, il a l’avantage sur le braqueur. Cut. Flingue contre le crâne du méchant. Fondu au noir. Coup de feu, le méchant repose au sol.

Logiquement à l’instant où j’ai dit « gros plan sur l’arme », tu as deviné la suite et la tension à été brisée. Pourquoi ? À l’écrit, ça prend une dizaine de secondes à décrire la scène et à installer une tension. Alors que sur un écran ? Ça se fait en trois secondes, chronomètre en main. Voilà ce que j’ai ressenti en lisant le passage avec l’homme au masque, tu as pris le temps d’installer une atmosphère avec une tension et tout, et malheureusement, tu as tiré sur la corde un poil trop longtemps. Le hic dans cette histoire, c’est que je n’ai pas de solution miracle et encore moins la compétence pour te dire comment faire. La seule chose pour moi à faire quand on veut créer une tension, c’est simplement de soumettre le texte à plusieurs personnes et d’avoir le ressenti de chacun. Pourquoi ? Car comme je le dis au début, ce genre de chose est extrêmement subjectif.

Moi, j’ai pas accroché, alors que d’autre ont peut-être été prit directement au corps. Et ensuite, la question est de savoir si tu écris pour toi, ou bien pour les autres et si tu veux retransmettre une émotion à un plus grand public ou non.

Voilà, j’espère ne pas t’avoir démotivé. Vraiment, le texte est bon, il y a juste cela qui ne m’a pas touché et tu ne dois surtout pas prendre ça comme un échec.

Exploit accompli !


Facile : 13 points d'expérience + 100 munnies + 2 PS. Un en Vitesse et un en Psychisme

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