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Maître brasseur

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le Ven 17 Mar 2017 - 12:27

Bon, bon et bon ! Il est sept heures et le fournisseur n'est toujours pas arrivé ! C’est pourtant pas la mort que j’ai demandé, rien qu’un petit alambic de plus, quatre-vingts kilo de pomme de terre, douze sacs d’orge et cinq d’avoine, un stock plus que raisonnable de cent kilos de houblon, trois plants de canne à sucre, des fruits de saison en provenance de Costa Del Sol, de l’alcool à distiller… Navré les amis, j’ai pas le temps de décanter une quantité pareille d’alcool… Beaucoup de menthe, de l’huile essentielle, pas mal de fleur d’absinthe pour le Moulin Rouge, de la levure, du sucre en suffisance, un pain au chocolat, pas de quoi faire du vin, une pompe à dioxyde pour les bulles, un raccordement aux cuves à eaux de pluie et finalement, un lot de plante séchée en provenance de la Forêt de Sherwood.

Franchement, les gars, je demande jamais plus ! Certes, généralement, c’est la commande qui est faite pour trois mois et non pour une semaine de travail.

Sauf que là, c’est exceptionnel. Trois jours de fête à prix dérisoire se dérouleront dans la Cité des Rêves, et pour ça, il faut de quoi abreuver les fêtards ! Et croyez moi ou non, mais la plupart des gens de cette ville ne se suffisent pas d’une menthe à l’eau et d’une grappe de raison pour faire la fête. D’autant plus depuis le jour où le parquet de la ville de Paris a légalisé la vente et la consommation d’absinthe. Ils ont vraiment un truc avec la fée verte. Et une fois de plus, je ne suis pas en train de vous parler de la marraine d’Aurore.

Sept heures trente et la semaine ne fait que commencer. Pas la peine de stresser, j’ai déjà fait la même manipulation des centaines et des centaines de fois, suffit juste de recommencer plus souvent et plus longtemps. Passant ma tête en dehors de la brasserie, je regarde à gauche et ensuite à droite pour vérifier si le camion ne se trouve pas à l’autre bout de la rue et attend juste le moment pour que je quitte la brasserie pour faire la livraison. La loi d’Eddy Murphy, c’est ce que m’avait raconté un type accoudé au comptoir lors d’une soirée, il disait qu’un problème devait obligatoirement arriver.

Sauf que là, je n'ai pas spécialement envie qu’un problème se passe ! Imaginez un instant, le camion à voulu évitez d’écraser une petite fille en venant me livrer ! Du coup, il braque pour éviter l’accident et renverse le contenu de son chargement sur la place principal de la ville ! Toutes les fioles se brisent et rejoignent les égouts de la ville, les patates tombent en surnombre dans les rues et les passants se servent dans l’espoir de se faire une bonne purée. Le palefrenier voit toute la nourriture qu’il pourra donner à ses cheveux et se fait la malle avec mon orge et mon houblon. Aucun doute, le pâtissier de la place centrale viendra piquer mes huiles essentielles pour faire ses gâteaux trop sucrés, ainsi que ma canne à sucre ! La petite fille serait en vie, ce sera bien ! Mais je n’aurais plus aucun ingrédient, et les autorités prendraient un temps fou pour remplir un constat.

Ok, j’me suis fait un film. Le camion de livraison arrive à l’autre bout de la rue, j’ai bien pensé à noter du charbon dans ma liste de course…?

— M’sieur Stormstout ?
— En chair et en poil ! Vous avez ce que j’ai demandé, j’veux dire, tout ?
— Navré du retard, nous avons pris du temps au chargement. Signez ici… Merci… J’dépose ça où…?

Huit heures dix ! Et les ingrédients sont dans leurs caisses, et les caisses dans ma cave. Les choses vont pouvoir devenir sérieuses, mais avant tout, j’dois monter l’alambic supplémentaire que j’ai commandé.

Avant de vous parler de la façon dont un alambic doit être monté, j’vais vous dire rapidement ce que je possède déjà. Parce que, vous vous dites déjà que j’exagère à vouloir un nouvel alambic pour honorer une seule commande. Toutefois, dans ma brasserie, la bière est ma spécialisation. Ce qui veut dire que je possède trois alambics à grande capacité, de quoi distiller deux cents litres de binouze pour un total de six cents litres de bière ! Avec ça, j’suis bon pour les trois jours. Petite précision, j’vais en profiter pour faire trois types de bière spécialement pour l’événement. Dans la première cuve, ce sera une blonde à la teinte dorée pour rappeler la cloche. Dans la seconde cuve, une brune de bonhomme pour le goût et ceux qui n’ont peur de rien ! Et finalement, la troisième cuve, il s’agira d’un mélange fruité avec ce qu’il y a dans la livraison. Des fruits rouges, ça donne toujours bien dans la ville.

Ensuite, instant calcul, il faut quarante minutes pour remplir une cuve d’eau et une heure de plus pour porter l’eau à soixante degrés. Avec ça, je pourrais commencer à bosser et remplir le tout des ingrédients ! Pour ceux dans le fond, ça veut dire que si je commence à dix heures, les trois alambics seront prêts pour commencer à travailler à seize heures ! Ce qui veut dire que, rien qu’aujourd’hui sera attribuer à la préparation de la bière et il faudra le rester de la semaine pour que le liquide s’imprègne bien. En terme technique, j’travaille sur la bière aujourd’hui, remue ensuite cinq fois par jours et ce sera prêt pour refroidir le tout et la mise en fut samedi en fin de matinée !

J’ai actuellement quatre alambics de petites capacités pour les alcools forts, bientôt cinq, d’une capacité de cinquante litres. De nouveaux calculs, avant de travailler avec eux, j’dois nettoyer à la vapeur la tuyauterie pour faire de nouvelles créations. Une chance, trois litres d’eau et deux cents grammes de sucre suffiront pour le nettoyage. Sauf que ça prendre huit heures pour faire ça. Et oui, vous avez compris comment va se passer la première journée !

Début de journée pour monter le cinquième alambic, suivit de la préparation de la solution pour le nettoyage et allumage des alambics. Deux petites heures pour le tout. Ensuite, préparation des grosses cuves que j’allumerais avec vingt minutes de décalage pour avoir le temps de travailler. Et entre-temps, ranger la commande pour éviter de trébucher sur un sac de patate et être incapacité pour la journée. On craque le cou, haut les mains et on se met au travail ! Et dire que les gens pensent que je passe ma journée les doigts de pied en éventail à siroter des bières, ils feraient moins les malins en m’accompagnant rien qu’aujourd’hui !

Ni une, ni deux et comme je m’évertue à l’expliquer… J’ai monté l’alambic et lancer le charbon de bois pour commencer le nettoyage de mes cinq alambics. Vous découvrirez plus tard ce que je prépare pour la Cité des Rêves. Posant mes mains sur le bas de mon dos et craquant se dernier en me relevant, j’attrape le tuyau et pose de dernier au fond de la première cuve. Quarante minutes de flottement pour ranger les ingrédients dans mes armoires, et il est dix heures et quart. La bière sera lancée dans les temps. Dévorant le pain au chocolat, j’entends au loin les douze coups de midi alors que je retire le tuyau de ma dernière cuve et allume le chauffage pour la première. Nous sommes prêts pour, ensemble, découvrir le secret de ma bière à la cloche ! Et évitez de me copier par contre, c’est une marque déposée.

Si tu veux une bière blonde, pas de surprise, c’est de l’orge ou du blé ! Ils prennent des bains de soleil à longueur de journée, forcément que ce qui en ressort est aussi clair d’un petit soleil. En vu de la quantité, j’suis bon à mettre deux sacs de grain dedans. Et là, vous vous demander pourquoi est-ce que je ne vais pas le moudre à un moulin. La réponse est simple, j’suis pas pâtissier et j’ai pas envie de me retrouver avec de la pâte. Du coup, il suffit de mettre les grains dans l’eau pour qu’il se distille dans le liquide. Avec ça, j’ai une bonne base. Par facilité, et juste pour cette fois, j’vais rajouter de l’alcool déjà prête. Maintenant, c’est à moi de décider le degré d’alcool de ma bière et on va viser un petit sept pour-cent. À vos calculettes, j’ai deux cent litres d’eau, j’ai envie de faire sept pour-cent… Oui ! La réponse est donc quatorze litres d’alcool ! Et pour le goût, vu que je vais être limité avec une blonde, j’rajoute un pied de canne à sucre et de l’origan pour mélanger les saveurs.

Maintenant, on s’occupe de la brune ! Ici, j’vais balancer une énorme quantité de seigle, le double comparé à la cuve précédente pour que l’eau en devienne presque pâteuse. Dans l’idée, j’vais vous mettre cinquante kilos de grain pour deux cents litres. Et le degré d’alcool ? Visons un douze pour-cent, et donc vingt-quatre litres d’alcool. Et comme ça va être bien costaud comme mélange, il faut adoucir le tout avec deux pieds de canne à sucre et un casse-mâchoire ramenée de Sugar Rush. Et pour une pointe d’acidité, un petit kilo de clou de girofle et trois kilos de citron qui vont d’abord passer à la torréfaction.

Et terminons en beauté avec la bière sucrée ! Comme la blonde, une base de blé et de thym pour satisfaire les narines. Ça vous semble bizarre et j’ai l’impression d’être un cuisinier fou, mais c’est comme ça que la vie se déroule dans une brasserie ! Il faut mélanger les saveurs pour satisfaire la langue. Et pour ici, j’vais faire une compilation de fruit des bois. Des baies, des myrtilles et une bonne dose de mûre. Si seulement j’avais des cerises, mais ce n'est pas la saison. Avant toute chose, il faut passer le tout dans le four pour dégager la saveur même des fruits et éviter que la solution en devienne écœurante. Mince ! J’ai failli oublier le plus important ! Cette bière étant pour tous les âges, il faut que j’y aille tranquillement avec l’alcool et nous visons un cinq pour-cent en teneur d’alcool. Le calcul est fait ? Nous sommes à dix litres d’alcool.

Et pour les petits malins dans le fond qui se pose la question, à la fin de la semaine, on passe une grosse passoire dans la cuve pour enlever le surplus et que les gens n’ont pas l’impression d’avoir un bol de grumeaux dans leur chope. Et pendant que le tout refroidisse, nous balançons un coup de dioxyde avec la pompe histoire d’avoir de belles bulles ! Et les amis, sans surprise, il est dix-sept heures et mes trois cuves sont prêtes ! Il suffit maintenant de passer les cuves à bonne température pour que la décoction prenne le temps d’aspirer les arômes. Trente-cinq degrés pour la blonde, quarante-huit pour la brune et trente-deux pour la fruité. J’pourrais vous expliquer pourquoi ça, mais franchement, ça ne vous servira pas à grand chose dans votre vie.

Mine de rien, j’ai déjà pas mal travaillé aujourd’hui ! Demain, je lance les alambics et je passe le reste de la semaine à observer mes alcools se former, autrement dis, ce sera une semaine de contemplation ! Et j’suis bon presse, je vais bientôt vous laisser et faire mon travail. Cependant, nous n’allons pas nous quitter comme ça. Je vais vous dire ce que mes cinq petits alambics vont contenir pour la fête de la Cité des rêves !

L’alambic numéro un et deux seront dédiés à l’absinthe ! Comme annoncés, les Parisiens sont fans de la fée verte, du coup double ration ! Ce qui est marrant, c’est qu’il s’agit de mélange d’alcool que je vais produire sur le côté, sauf que j’ai pas le temps de faire les quantités. Résultat ? On tape dans les réserves ! Rhum et vodka dans les cuves, pour ensuite mettre les arômes. Vous voulez la liste, alors la voici ! De l’anis, du fenouil, de la lavande, de la coriandre, de la sauge et de la menthe, de la racine d’angélique et bien entendu, des feuilles d’absinthe ! On mélange le tout, on referme et c’est lancé, deux jours de travail par alambic.

Troisième alambic, pas de surprise, ce sera du rhum. Les gens adorent le rhum, et surtout le mélanger avec d’autre truc. Le quatrième alambic aura de la vodka, la raison de ma commande de patate.

Finalement, le cinquième alambic. Étrangement, pour un évènement pareil, je vais devoir être exigeant avec moi-même. C’est quelque chose que je n’ai encore jamais fait, et j’annonce, de la tequila. Un truc qui vient directement de la Conquête de l’Ouest, la demande est élevée. Du coup, pour ça, il faut de l’eau… Logique… Et des plantes venant directement du monde ! Répondant au doux nom d’agave bleu. Il s’agit en fait de couper le coeur de la plante et d’ensuite mettre cela au four pour en extraire le jus chaud, c’est ça qui donne le goût. Après, j’ai envie d’ajouter ma petite touche personnelle ! Alors qu’est-ce que je vais mettre. Pourquoi pas du jus de cactus ? Et un peu de piment pour le goût, j’suis persuadé que ça fera fureur à Paris.

Bon, nous sommes prêts pour la semaine les amis ! Nous verrons nous nombreux dans la ville accueillant le meilleur cabaret de l’univers ? J’espère que la réponse est oui, et que vous aurez soif.



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Le Tragédien

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le Mar 4 Avr 2017 - 2:08
Mission accomplie.

Je dois dire que je suis très content de cette mission. Très content parce que malgré ce que tu savais déjà, c'est un rp qui a du te demander pas mal de recherches. Lors du 17 mars, c'était pas le meilleur cadeau que je pouvais te faire. Mais loin de bâcler, tu as vraiment fait quelque chose qui tient vraiment la route et qui ne bâcle rien. Tout est bien renseigné.

C'est très bien expliqué... Mais aussi pas mal chargé, à certains moments. GEnre trop d'infos. Et c'est loin d'être une critique. Pour moi, le style doit s'adapter à la situation et ici, même si tu essaies d'expliquer façon prof, on a un Chen qui est dans son domaine et qui forcément ne peut pas faciliter tellement tout le vocabulaire qu'il va utiliser, vocabulaire très courant à ses yeux.

Il faut que ce soit un petit peu technique, donc très bien.

Une bière à 12° ?! C'est costaud ^^ Je me suis un peu renseigné du coup et dans les bières belges, y en a qu'une... pincée qui ont une telle teneur en alcool. Et ce sont pas des bières connues. Donc ouais, 12°, pour des Français ? Euh... Je sais pas. est-ce que c'est une critique ? Oui. Je pense que les Français ne sont pas prêts.


Blague à part, très bien !

Mission normale : 22 xp, 600 munnies et 3 PS en dextérité
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