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 La faim fait sortir le loup du bois
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Sam 25 Fév 2017 - 11:08
« Attends… Répète une dernière fois ce passage ? Demanda Svetlana.

- Le Comte me demande spécifiquement suite aux rumeurs circulant dans les soirées mondaines de ce monde, ma réputation dépassant celle de tous au Centurio. Dit Lenore en riant.

- … Non même au bout de trois fois… C’est complètement con. Je veux dire … et la réputation de Natsu ? D’Auron ? Merde, et la mienne !

- Je sais la moitié du temps, je me fais passer pour une autre en mission. Et même, quelle mission aurait pu faire parler de moi dans la haute société ? J’ai sorti des bandits de prison, nourrit un loup sociopathe, renouveler le stock d’esclave et de gladiateurs, distribuer des tracts et petits fours au Colisée, visiter des indiens, réparer des pièges, danser au saloon. Rien qui puisse remonter si haut.

- zéro crédibilité… Alors rappelles-moi pourquoi on y va ? Ajouta la brune athlétique.

- On m’invite et on me paie ! Plus sérieusement, j’aimerai savoir qui et pourquoi on se donne autant de mal. Au mieux, on gagne un allié sur place et on tente de la mettre à l’envers à la coalition ici même. Au pire… Natsu héritera de ta bibliothèque de psychologie, ça ne pourra pas lui faire de mal.

- Il va en faire un AVC … Il réagit mal à la perte de camarades, tu devrais prendre ça plus au sérieux. Fit-elle en claquant la langue de mécontentement.

- Ecoute c’est lui qui m’a débauché de mon infiltration au saloon. Il n’a pas plus réagit que ça au contenu du contrat. Il m’a juste dit de ne pas y aller seule et t’es là alors tout va bien. »





L’ambiance était malgré tout tendue dans la soute du transporteur Shinra. Svetlana prenait trois places au vu de sa grande taille, sa lance et son plastron métallique d’amazone couvrant essentiellement son cœur, enfilé pour l’occasion au vu du danger promis par-dessus sa brigandine et son pantalon de cuir.

Les habitants la regardaient de travers, cachant avec difficulté leur animosité à son encontre. Lenore, elle, passait plus inaperçue avec sa tenue habituelle en cape, bustier et jupe. Un homme s’était risqué à lui demander si elles venaient grossir les rangs de la garde royale. Au ton qu’il avait pris, la rousse avait bien ressenti du mépris pour la caste guerrière. Elle s’était sentie obligée de le rassurer, lui annonçant que leur présence ne tenait que de la chasse au sans-cœur. Elle avait noté le soulagement dans le regard de ce voisin et en avait profité pour se renseigner sur la situation du monde.

Le pays était au bord de l’émeute. La princesse enlevée, le prince cloitré dans son chagrin, les taxes augmentées sans raison et difficiles à couvrir, une garde malmenant les pauvres gens, des aristocrates faisant la sourde oreille et la fête sans sourcilier à la misère croissante. Et par-dessus cette poudrière, de plus en plus de sans-cœur apparaissaient.

Aucun groupe ne semblait peser sur ce monde. La mention de Lumière faisait rire ou cracher, alors que la mention de Coalition Noire faisait froncer les sourcils. Mais étrangement les silences que ce nom provoquait n’étaient pas de ceux craintifs ou gênés juste… un silence qui mit fin à la conversation.


« J’aime pas cette mission. » Conclut Svetlana alors que la soute s’ouvrait sur le monde du Palais des Rêves. Un nom qui lui correspondait de moins en moins.

Lenore serrait contre elle sa cape grise pour se protéger du froid sec qui balayait la campagne vêtue de son manteau de neige. Les deux mercenaires avaient attendu un quart d’heure que la guichetière daigne lever le nez de ses mots croisés au relais de diligence, pour louer une calèche et se faire déposer devant le domaine de monsieur le Comte Oswald de Trillier. Les pas du cheval épais étaient étouffés sur les pavés du chemin, les roues de la voiture crissaient sur la neige.


« Tu te rends compte qu’il te prévient être entouré de membres de la Coalition ?

- C’est pour ça que tu es là. Marmona la rousse tout en attachant ses cheveux en chignon pour que sous sa capuche, on ne puisse les distinguer. Tu te présenteras en disant que la fameuse mercenaire rousse n’a pas pu venir. Je veux voir sa réaction.»






La voiture s’arrêta devant une haute grille de fer forgée noire entre deux murs de pierre de carrières blanches encerclant le domaine. Lenore remercia et paya le cocher avant d’inviter Svetlana à franchir le portail. Les deux mercenaires descendaient sur leurs gardes, une large allée couverte dont les rangées d’arbres probablement centenaires, entrecroisaient leurs branches nues en une voûte végétale masquant le ciel gris de leurs doigts décharnés. La neige masquait à peine les graviers sous leurs bottes. Les oiseaux avaient certainement migré pour la saison et les rares espèces restantes se taisaient, emmitouflées dans leur plumage.

Des haies sculptées guidaient les demoiselles jusqu’à une large fontaine gelée dont l’écoulement avait été fermé pour préserver la tuyauterie. Les ondines et leurs cruchons vides ne semblaient plus aussi vivantes et réalistes qu’elles devaient paraître en été sous le murmure perpétuel de l’eau. Là, elles étaient muettes, emprisonnées dans leur mouvement de pierre, terrassées par le piège de l’hiver.

A droite et à gauche, les jardins de haies domestiquées précédaient une profonde forêt. Lenore s’imagina un instant les chasses qu’ils devaient organisés ici, hochant la tête d’approbation. Elles allaient bientôt pouvoir parcourir ces bois et les nettoyer de la souillure qui les encrassait.




Svetlana frappa à la lourde porte de chêne de la demeure du Comte, laissant l’entrebâillement dévoiler un domestique guindé. Ce dernier alla annoncer les mercenaires sollicitées par monsieur de Trillier, leur intimant d’une voix traînante de rester à l’entrée le temps que son maître ne descende.

L’homme au port altier et en jaquette brodée qui se présenta à leur encontre, ne put s’empêcher de ralentir le pas à leur vue. Son regard intrigué passa de l’une à l’autre, malgré les politesses d’usages. Il chercha à dévisager Lenore sous sa capuche sans y paraître, bien que fronçant les sourcils lorsque Svetlana lui expliqua :


« Navrées, notre célèbre rouquine nous envoie. Elle a subit une grave blessure, mais ne veut pas vous faire attendre. Du coup on est là pour nettoyer vos sans-cœur.

- C’est tout à votre honneur… Répondit-il nerveusement. Si cette dame est gravement blessée comme vous dites, je n’ai guère le choix. J’espère que sa santé n’est pas en danger, je regretterai tellement de ne jamais avoir l’occasion de la rencontrer… Sans vouloir vous être désobligeant, j’aimerai que vous vous mettiez à la tâche rapidement. » Conclut-il en les invitant à ressortir.

L’homme leur désigna rapidement les bois avec quelques instructions pour décrire les limites de son domaine, désignant d’une main les environs d’un large geste, puis il inclina le chef en s’excusant avant de repartir dans la demeure pour terminer de régler ses affaires importantes, laissant les deux mercenaires seules dehors.

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Sam 25 Fév 2017 - 15:40

Nous étions dans la salle de billard de son grand manoir quand son domestique est arrivé, les invités venaient de frapper à la porte. Malgré le fait que nous étions venus ensemble, le traître et moi-même, il n’avait pas la chance de se prélasser dans le luxe afin de pouvoir conserver sa couverture. Pendant ce temps-là, Oswald avait la politesse digne de son rang et m’avait apporter tout le confort que son monde pouvait offrir. Un cigare en bouche et un verre de whisky sur la table basse en face de ses canapés, j’avais presque l’envie de laisser mon associé gérer la tâche seule. Malheureusement, c’est un plan que nous avons monté à deux. Et il ne verrait peut-être pas mon absence d’un bon œil, évitons donc de nous attirer les foudres du traître.

— Oswald, ne manquez donc pas d’aller saluer nos invités.
Quittant le fauteuil de cuir, me redressant dans la salle de billard, je tirai une dernière fois sur le cigare dans de jeter ce dernier dans mon verre et d’enfiler mon manteau de fourrure.

— N’oublier pas ce que nous avons convenu, que mes ressources ne soient pas gâchées inutilement.
Il aime son pays, cependant, il aime surtout l’argent. Il obéira comme un parfait petit chien, et seulement grâce à l’os que j’ai moi-même agité sous son museau. Avançant vers la baie vitrée, je distinguais du coin de l’œil qu’il partait jouer son rôle, parfait, à mon tour de me mettre en place. Ouvrant une des fenêtres, j’observais le vide avant d’enjamber et sauter dans le vide pour rejoindre le plancher des vaches et contourner la propriété de Tillier afin de rejoindre la porte d’entrée. Lent comme il était, j’avais largement le temps de me poster devant la fontaine.

Et ce fut chose faite en moins de temps que supposer, me permettant de distinguer l’aristocrate au loin en face de deux personnes et non une seule.

Fronçant les sourcils devant cette nouvelle information, je pestais intérieurement. Bien entendu, elle n’allait pas venir seule. Trop craintif pour cela, il suffit de voir combien de personnes ils ont mobilisés pour le nouveau monde ou défendre une mine de soufre, incapable d’agir seul pour un contrat aussi stupide que d’affronter des sans-coeurs. Vous pensez donc que l’union fait la force, vous allez avoir un retour de bâton qui ne risque pas de vous faire plaisir. Un peu comme l’une des seules idées potables de mon prédécesseur, s’arranger pour que leur boss crève lors de cette réunion. Encore combien de kilos de merde allez-vous devoir ramasser pour vous commenciez enfin à comprendre.

Finalement, le signe convenu avec le noble. Par-dessus l’épaule des mercenaires, il agitait sa main afin de laisser comprendre où se trouvaient les ombres. Au moins, nous avions le bon candidat à portée de main. Me redressant, la fontaine dans mon dos, j’étais au milieu du chemin et j’espérais que mon associé était en position et prêt à répondre à notre petite mise en scène. Une dizaine de mètres nous séparent quand les mercenaires s’arrêtèrent, souriant à leur attention, j’amenai mon index et mon majeur joint à la tête en signe de salutation à nos invités au Domaine de Tillier.

— Lenore, c’est un véritable plaisir de te rencontrer, tu n’imagines même pas le mal que je me suis donné pour que nous ayons cette petite discussion ensemble.
Lentement, un sceau se marquait à mes pieds, un sceau noir aux courbes et pointes nimbées de ténèbres qui s’illuminait progressivement. Étrangement, je sentais quelque chose s’irradier en moi, mon cœur avalait tout ce que le Sceau de la Discorde avait à donner. Ce petit jeu devenait de plus en plus amusant alors que mon regard se posait sur la personne aux cheveux brun, un monstre de muscle armé d’une lance.

— Toutefois, j’avais l’espoir d’un rendez-vous en tête-à-tête…
Levant mon index et pointant le mercenaire de trop, je donnais le change en ordonnant à mon associé de se débarrasser du gêneur à la lance.

— Nous n’avons pas besoin de cette chose pour la suite, tu sais ce qu’il te reste à faire.



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Sam 25 Fév 2017 - 16:27
Enfin notre plan s’exécutait ! Je savais plus combien de temps il s'était écoulé entre ma découverte, ma venue au Centurio et mon entrevue avec Death, mais ce qui était sûr c'est que le temps avait été long. Notre expédition punitive était nécessaire, et puis... elle profitait aussi bien à Death qu'à moi ; peut-être que les mercenaires allaient comprendre qu'ils n'avaient pas à fourrer leur nez là où ils n'y étaient pas invités.

Notre mise en scène n'était pas parfait, mais elle restait crédible. Le sceau que j'avais créé sous ses pieds passerait facilement pour un sceau d'invocation, du coup pour les prochaines minutes je serai forcé de jouer mon rôle et d'obéir à ce cher Boss de la Coalition Noire. Dans d'autres circonstances, ça aurait juste un gros majeur pointé vers le concerné, mais là... il s'agissait de spectacle !

Tout se passait donc à merveille, excepté que nous n'avions pas à faire à la concernée directement, mais à une autre femme qui l'accompagnait. De l'intérieur de mon armure, je ne pus me retenir d'esquisser un sourire à sa vue. Ses muscles pouvaient donner l'impression que c'était une redoutable guerrière mais il n'en était rien et j'allais m'en assurer bien assez vite.


…. tu sais ce qu'il te reste à faire.

Machinalement, je hochai la tête et sautais hors de ma cachette. J’atterris sur le sol, entamai une brève course pour arriver derrière la mercenaire aux gros muscles et la poussa vers le sol. Elle chuta sur le ventre, et je ne marquai aucune pose pour la rejoindre. J'ouvris grand ma main pour la poser sur son visage. Je refermai ma poigne d'un geste vif ce qui fit exploser le crane dans un craquement infâme. Mon casque m'évita deux choses : les éclaboussures, et de montrer aux yeux de tous mon expression de dégoût.

Nan mais c'était carrément dégueulasse. Je sentais les résidus d'os collés dans les bouts de chair, eux-mêmes coincés dans les plis de mon armure. Le pire, je crois que c'était les deux nerfs qui pendaient d'entre mes doigts, avec un œil au bout de chaque. C'était... nan putain c'était dégueulasse, j'avais mal dosé. Le pire c'est que je pouvais pas me payer le luxe de réagir à ça. Je devais rester calme et muet... Mais intérieurement j'étais outré.

Expirant un coup, et me promettant de ne plus reposer les yeux sur la bouillie informe qu'était devenue son crane je secouai ma main d'un geste ample pendant que je me redressais. Je me tournai vers Death, le fixa du regard quelques secondes, puis me retourna vers la mercenaire restante sans bouger davantage.

Je pense... Je pense qu'elle n'avait aucune idée du merdier dans lequel elle allait se fourrer. Enfin, j'allais pas commencer à lui trouver des excuses ou quoi. Quelque part, c'était un peu le destin de chaque mercenaire. A foutre son nez partout... on finit par s'attirer des ennuis. Sauf Natsu ! Natsu lui, il est respectable. Et pour une seule chose. S'il s'attire des emmerdes, il sait comment les gérer.

J'suis juste content d'être du bon côté de la barrière aujourd'hui. Dans une situation comme celle-ci... Mieux vaut être l'exécutant que l’exécuté.

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Sam 25 Fév 2017 - 18:40
A peine un souffle, un clin d’œil. Une seconde de temps qui put sembler une éternité tellement il s'y passa d'action. Lenore n'avait pu que voir la scène se dérouler, son cerveau n'avait pas encore intégrer l'information.

L'homme qui les saluait, emmitouflé dans sa fourrure, au regard ambré comme une signature. Death.

Une phrase échappée entre les lèvres de sa camarade Svetlana. "Les ennuis commencent" Le son se traînait encore dans ses oreilles sans percuter sa réflexion. Était-elle donc si lente pour que le monde entier tourne, vive et meurt sous ses yeux sans qu'elle ne puisse se rendre compte de quoique ce soit?

La chose invoquée par le sceau noir au pied de son véritable rendez vous, avait tué Svetlana sans que celle-ci ne puisse qu'esquisser un mouvement, sans la moindre difficulté. Le souffle de son déplacement mourrait à peine que tout était fini.

Elle se retrouvait seule dans les mâchoires d'un piège dans lequel elle avait sciemment mis le pied. Sa chambre au Centurio sera à jamais vide, toute vie annihilée par la Coalition Noire. Encore, comme ce jour là à Grimm. De nouveau seule, au mauvais endroit, au mauvais moment, sans prise sur les événements.

Le monde reprit le courant du temps , la chose en armure la regardait, Death souriait, jubilant. Les sons , les phrases percutèrent sa perception, l'air remplit de nouveau ses poumons.

Puisqu'elle n'aurait pas d'autres choix, puisqu' une seconde suffirait. A quoi bon paniquer?

Elle se tourna vers Death sans prétendre sourire, parlant d'une voix calme qui l'étonna elle même, sous le choc de la seconde précédente, ignorant purement et simplement la chose invoquée.Tout ses rendez vous devaient ils tourner simplement au carnage, même si celui ci, faisait passer l'épisode du Moulin Rouge pour une comédie.


" Faisons comme si je m’appelait Lenore histoire de voir le jour de demain. Démarrez vous toujours vos discussions par un mort? Je sais que vous souhaitez prendre la supériorité psychologique mais ça reste regrettable. Elle aurait apprécier le déroulement de la conversation. Pensez vous que je puisse récupérer sa lance? J'aimerais l'honorer à mon retour convenablement et je doute trainer le corps dans cet état derrière moi."

La mercenaire attarda malgré tout le regard sur sa camarade avant de revenir à son interlocuteur et guider son attention vers la forêt. Ses chasses en Grimm lui manquaient. Les pires monstres ne sont rien face aux hommes. Devrait elle finalement devenir un monstre pour avoir la moindre chance contre eux? Elle se remémora son cauchemar, la présence de Murasama à sa cuisse ne suffirait assurément pas.

" Permettez que l'on marche un peu ? Je suis venue profiter de la forêt du domaine. Ça ne devrait pas vous empêcher de parler."Elle tendit la main vers le bras de cet homme, souriant en coin alors que celui-ci recula par prudence.

"Auriez vous peur? Nous sommes au Palais des Rêves, je nous voyait bien avancer à votre bras comme les nobles du cru, mais soit."

Lenore ouvrit la marche en tête, leur tournant le dos sans attendre. Elle laissa tomber sa capuche pour sentir l'air frais. Délaça son chignon pour laisser ses cheveux roux tombés droit autour de son visage et son cou. Les sentir bouger au souffle du vent. Ce serait peut être la dernière chose qu'elle ressentirait si la chose devait venir à mettre fin en un souffle à son existence.

"Je répond aussi aux courriers, notez. De quoi vouliez-vous donc tant discuter avec moi? Je ne pensais pas faire tant parler pour que le numéro un de la Coalition Noire me propose un tête à tête.
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Dim 26 Fév 2017 - 13:57

Elle prenait la tête de ce convoi funéraire, laissant derrière elle le corps sans vie de la mercenaire l’ayant accompagnée. Étaient-elles proches ? Aucune idée, Lenore semblait si détaché devant la disparition soudaine de sa collègue. Parlons traumatisme, je m’attendais à tout sauf de ça de la part de notre associé en armure. L’image de son corps agité de spasme restera marquée dans ma mémoire de longues années, preuve de ce dont Roxas était capable et de ce dont je ne serais jamais capable d’atteindre. À quoi bon craindre qu’il me trahisse, s’il est capable d’éteindre l’étincelle qui m’anime en aussi peu de temps qu’avec cette femme.

Entre le bruit de neige écrasé sous nos pas et celui des crissements de l’armure humaine, rien d’autre ne parvenait à nos oreilles alors que je soupirais à entendre les réflexions de notre invitée de marque.

— Pas la peine de partir dans de longue réflexion, comme si je cherchais à avoir une quelconque emprise psychologique sur vous en abattant votre collègue. Elle n’était pas utile à la suite des opérations, nous avons simplement éliminé l’élément gênant. Fin de l’histoire.
Et par la même occasion, il y a des chances que rien n’échappe à sa concentration et qu’elle ne laisse filtrer aucune information. Elle sera la messagère, entière ou non, de ce que nous avons à dire au Centurio. La crainte de la mort tapie derrière sa nuque, soufflant aux rythmes des battements de son cœur afin de la tétaniser sera le meilleur professeur qu’elle n’aura jamais eu. Nous avancions ensemble, du moins, j’ai préféré éviter de la voir s’accrocher à mon bras à la manière des aristocrates. Dans ce genre d’échange, la promiscuité n’apporterait rien de bon. Que ce soit des coups de dague de la part de notre proie, ou bien d’autre astuce dont je préférais ignorer l’existence.

En soi, la scène avec Lenore profitant des choses les plus banales de la vie avait quelque chose de fascinant. Ce n’était jamais aussi vrai qu’à cet instant, nous ne savons profiter des choses qu’à l’instant où nous risquons de tout perdre.

— Avec ma gueule affiché dans votre taudis ? J’ai clairement du mal à croire que vous répondriez aux courriers avec mon nom imposé à la fin, d’ailleurs, j’ai été déçu d’apprendre que ma prime ne valait pas celle d’Ariez. Il va falloir que j’arrange cela sous peu, vous ne pensez pas… Lenore ?
Merci gamin. Enfin, notre défunt Surkesh d’avoir livré ses informations sur les mercenaires. Finalement, tu viens de prouver ton utilité. Il suffit qu’elle réfléchisse un instant et qu’elle fasse le lien afin de comprendre qu’il y avait une taupe chez eux pour qu’elle remette tout en question. Toutefois, elle n’avait pas fondamentalement tort en parlant de pression psychologique, c’était la meilleure arme que nous pouvions avoir contre une personne dans le doute.

— Enfin, ne te laissons pas dans le doute plus longtemps…
D’un geste de la tête, j’invitais mon associé à rester auprès d’elle. Cela m’étonnerait qu’elle cherche à s’enfuir, et puis, nous étions, tous les deux, capables de la rattraper en moins de temps qu’il fasse pour le dire. Quoi que, cela rajouterait un peu d’amusement à cette partie de chasse finie bien trop rapidement.

— Tu me sembles fourrer ton nez dans les histoires qui n’ont rien à voir avec les contrats imposés sur ton tableau. Par exemple, déranger l'intimité de mes pirates au Pays Imaginaire et balancer la position de l'avant-poste. Pour une faction neutre, dont l’appât du gain est votre seule fierté, je t’ai trouvé plutôt investi envers les lumineux. Ce n'était pas très malin de ta part de te glisser au milieu de nos querelles, tu ne penses pas ?
Ou alors, elle était assez sotte pour croire qu’elle pouvait donner un coup de pied dans la fourmilière et qu’elle ne subirait rien en retour. Grave erreur ma chère, il aurait fallu que tu ouvres les yeux sur les centaines de preuves que nous disséminons au travers des mondes pour comprendre qu’il ne faut pas se jouer de nous. Dommage qu’il soit trop tard.



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Dim 26 Fév 2017 - 18:30
Wow c'était... dommage. En fait elle était... Ouais en fait elle était plutôt cool ! Genre quelque part elle était comme moi ! Elle en avait rien à foutre de rien c'était fou ! Death et moi étions là, devant elle, et elle nous invitait à une marche dans le plus grand des calmes. J'étais bluffé! Bon, de là à dire que tout allait bien se passer pour elle, fallait pas déconner non plus. On était pas venus taper une soirée cookies quoi, mais... ouais c'est con.

Peut-être que... Peut-être qu'au final, dans d'autres circonstances, on aurait pu bien s'entendre va savoir. Enfin, de toutes façons maintenant ça me semblait compromis, elle avait fait une connerie que je pouvais pas laisser passer. Restait plus qu'à compter sur Death pour que le message passe bien. Ouais, c'était plus que de son ressort. J'avais déjà fait ce que j'avais à faire ; l'accompagner et lui montrer que je déconnais pas. Peut-être même qu'avec un peu de chance ça allait lui faire comprendre qu'il fallait pas trop jouer au con avec moi.

Reste que finalement, ça avait été beaucoup trop facile. En même temps, fallait s'y attendre, qu'est-ce qu'une petite nana comme elle pouvait bien faire contre nous, hein ? Enfin, la rencontre n'était pas encore terminée, et peut-être qu'il allait se passer d'autres trucs. Du coup... sans dire que j'ai totalement baissé ma garde, j'ai relâché la pression un peu et ai même donné à la mercenaire la lance de sa défunte amie. Après tout, p'tête qu'elle allait embrocher Death ! Je dis pas que ça m'aurait fait kiffé non, mais ça aurait pu être drôle de voir sa réaction. D'façon, on savait tout les deux qu'il risquait rien tant que j'étais là. Du moins... tant qu'il faisait pas de conneries.

Bon... ben il restait plus qu'à marcher et attendre l'heure de rentrer je suppose. A agir comme elle le faisait, j'me demande si elle avait calqué qu'on la buterait pas en fait. Ouais... non, y'avait peu de chances. Avec ce que j'avais fait de miss muscles, elle devait penser qu'elle marchait sur un fil. C'était marrant de voir comment elle restait calme dans cette situation. Peut-être... Peut-être qu'elle pouvait craquer !

J'ai ramassé une pelle posée contre un mur et les ai rejoints. Je me suis mis à côté d'elle et lui ai donné un coup d'épaule un peu brusque, mais pas assez pour qu'elle chute. La tension allait peut-être monter progressivement. Soit elle allait craquer, soit elle allait nous montrer d'où lui venait cette assurance.


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Dim 26 Fév 2017 - 19:56
Ils approchaient de la lisière de la forêt endormie sous l’hiver, cette vue apaisait la douleur de son esprit. Sous le froid mordant sommeillait la vie, aussi dure que frappait le gel, les beaux jours reviendrait et la verdure renaîtrait, la Perce-neige aussi fragile qu’elle paraisse crèverait la couche pesante qui recouvrait le sol.

La nature est toujours paisible, cruelle pour certains, elle est pourtant la seule à toujours gagner le combat. La nature a horreur du vide et rien ne peux l’empêcher de gagner du terrain pour embellir de nouveau les espaces meurtris. La marmotte sortirait de son trou comme si de rien n’était, quittant son long sommeil car au final ce n’était rien de plus qu’un repos entre deux vies. La marmotte… et la taupe.


«  Votre taupe vous a mal renseigné. Je serais assez du genre à vous répondre malgré tout. Je trouverais cela …… amusant. Répondit Lenore en souriant doucement.

Presque une partie d’échec à distance. Les joueurs ont au moins la chance du vis-à-vis pour voir s’effriter la détermination de leur adversaire. Le problème de votre coup d’ouverture, est que je n’ai plus rien à protéger, je n’ai plus rien à perdre, ma collègue sur le carreau. Un très mauvais choix. Il n’y a pire ennemi que celui qui n’a plus rien à perdre. Contrairement à vous nous ne chassons pas les rois nous ne sommes qu’une armée de pions qui recouvrent le plateau. La lumière, les Ténèbres… il y a bien plus que ça dans le monde et chacun en possède aussi bien de l’un que de l’autre. Je ne vais pas vous faire la morale.» Elle rit franchement.

Lenore jetta un regard à l’Armure qui lui offrit la lance de Svetlana. Cette chose semblait bien trop décontractée pour être un soldat et ses actes étaient bien trop étonnants pour être une créature invoquée. Il se saisit d’une pelle et donna un coup d’épaule à la mercenaire qui chassa de quelques pas sur le côté, se rapprochant de Death.

Elle ne put retenir un rire à la vue de l’Armure marchant tranquillement avec sa pelle, arme fort peu conventionnelle. S’ils comptaient l’enterrer en forêt, elle aurait surement le droit à une petite séance de questions. Au moins elle ne pouvait rêver plus belle tombe.


« Si c’est pour enterrer ma camarade, laissez, Monsieur le Comte s’empressera surement de nettoyer son allée avant que quiconque ne lance de rumeurs. Le jardinier s’en occupera. » Expliqua-t-elle à l’Armure en lui adressant un clin d’œil, hochant la tête pour remercier son geste pour la lance.

Elle revint à Death avec un large sourire taquin, sa créature semblant peu contrôlée, amusée de le voir si loin d’elle par sécurité alors qu’elle était désormais armée.


« Vous avez le droit de venir réclamer la prime d’Ariez ceci-dit. Je vous invite tous les deux, on se fait une fête sur la plage pour l’occasion. Ricana-t-elle.

J’avoue, je n’ai pas pu m’empêcher de couvrir mes arrières au Pays Imaginaires. Mais ne croyez pas que je ne les ai pas fait payer pour l’information. Comme vous dites l’appât du gain est notre seule fierté, ou presque. Si vous ne voulez pas que vos querelles attirent des spectateurs, je ne sais pas, réglez vous ça dans votre petit coin loin de tous, j’organise si vous voulez, je peux même faire l’arbitre. Le monde continue de tourner même si vous placez vos pions. Manque de chance dirons-nous. Pas la peine d’épiloguer de qui est le plus lésé. »

Elle les entraînait davantage dans la forêt, évoluant entre les arbres comme une danse, esquivant les troncs fins et légère sur la mousse couverte de neige. La main traînant sur le bois comme une invitation à un cache-cache avec son sourire continue.

«  J’ai beaucoup ris quand vos chers pirates m’ont confondus avec Ariez. Vous les aviez oublié avouez. Le capitaine n’était déjà plus très frais, je pense que ça l’as achevé dans son mental que je me moque de lui. Dire que vous osez prendre cette affaire comme excuse. »

Elle jouait clairement avec le feu, mais qu’avait-elle donc à perdre ? A cet instant, entre les arbres, elle espérait pouvoir profiter de son aisance dans ce milieu pour les semer à la moindre occasion. Elle espérait même voir apparaître un ou plusieurs sans cœur pour se ménager une issue. Elle aurait vendu son âme au diable pour ça… mais les roux n’ont pas d’âme parait-il alors qu’avait-elle donc à perdre ? S'ils comptaient calmer ses ardeurs, ils ne faisaient qu'attiser son envie d'en découdre avec la Coalition Noire.
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Lun 27 Fév 2017 - 12:44

Arquant un sourcil à la vue de Lenore, j’eus du mal à contenir un rire devant son comportement. Et plus particulièrement, par rapport à ce qu’elle était en train de déblatérer. Était-elle en train de craquer, s’empressant à distribuer tout ce qu’elle avait emmagasiné dans sa petite tête comme on distribue des bonbons ? Aussi étrange que ça pouvait l’être à la lisière de la forêt du Domaine de Trillier, je prenais mon pied dans cette situation.

Même si cet imbécile avait consenti de lui donner cette lance, je n’avais d’autre choix que d’acquiescer poliment et de jouer la comédie.

Si jamais j’avais une remarque de cette femme à conserver, à annoter sur un papier et afficher celui-ci quelque part dans mon bureau, ce serait son discours sur la partie d’échecs que nous jouions. Tristement, elle n’avait qu’une vision tellement limitée sur l’univers qui nous entourant. Comme si tout se résumait à une partie d’échec, une bataille manichéenne entre Coalition Noire et Lumière. Tout ce qui se passait ici, c’était bien plus qu’une partie dans laquelle nous sacrifions des pions dans l’unique espoir de nous approcher du Roi pour le faire chuter, trop de choses rentraient en jeu, trop de choix et bien trop d’alliances à négocier pour y parvenir. Foncer dans la mêlée tel Galahad n’a jamais mené à rien, c’était la force du nombre qui l’emportait toujours.

Tristement, la situation de notre pauvre petite mercenaire ne le rappelait que trop bien.

— Évoluant de la sorte dans les bois, guettant la première fenêtre ouverte pour te faire la belle, j’ai du mal à t’imaginer rester auprès de ta copine pour te battre jusqu’à la mort. Tu n’es pas de cette trempe, sinon tu aurais déjà dégainé tes armes et foncé sur moi. La gloire ou la mort, l’apanage des héros. Ce que tu n’as clairement pas.
Elle voulait jouer le jeu de la provocation, forcer l’autre à faire une erreur, comme si nous disputions une partie de poker. Malgré la situation, elle garde cette petite étincelle d’espoir et aimerait véritablement s’en sortir en vie. La chute ne sera que plus brutale, l’idée me faisant esquissé un sourire en même temps qu’elle élargissait le siens.

— Après, si ça te rassure de penser que l’histoire des pirates est une excuse pour notre entrevue. Libre à toi.
Elle était toujours devant moi, seulement quelques mètres nous séparaient alors que j’accélérais le pas et dévorais cette distance entre deux phrases.

— Et je comprends ton exaltation de berner l’idiot qui dirige les pirates, c’est à peu prêt la seule marque de victoire que tu pourras retirer de cette histoire. Parce que la suite ne s’inscrira pas dans un conte de fées.
Dégageant légèrement l’ouverture de mon manteau, j’allongeai ma jambe et écrasai ma botte à l’arrière de son genou afin de l’arrêter dans sa course et faire perdre pied un instant. Attrapant son épaule d’une de mes mains, je la tirais en arrière pour la faire chuter dans la neige avant de diriger mon regard vers l’armure tout en posant mon pied sur son dos. La maintenant au sol par ma propre force, le temps qu'il agisse.

— Fait lui regretter ses mots.



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Dernière édition par Death le Lun 27 Fév 2017 - 14:03, édité 1 fois
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Lun 27 Fév 2017 - 13:22
Elle jouait avec le feu, là. C'était vraiment pas malin de provoquer notre cher Boss de la Coalition. Alors que nous nous enfoncions dans les bois, elle continuait de nous parler de parties d'échecs, de Roi, de pions... Dans l'histoire, c'était son comportement qui était cavalier à tel point que dans cette situation, si l'on devait lui attribuer un pion, elle serait certainement le fou.

Arrivés à la limite du domaine de notre complice noble, Death la jeta au sol et m'ordonna de « lui faire regretter ses mots ». Il fallait... Il fallait que je fasse mes preuves, c'était tout sauf le moment de se dégonfler. Je pris une pierre au sol et la plaça sous sa main gauche. La plupart des gens étaient droitiers, lui casser la main gauche lui serait certes handicapant, mais elle pourrait toujours compter sur sa main directrice. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle ne soit justement pas gauchère. Dans ce cas-ci, ce serait la merde pour elle.

La pierre placée, je fis apparaître de petites flammèches entre mes doigts et les passais à travers ses cheveux, près de son oreille. Certains de ses cheveux fondirent, laissant entrevoir les quelques brûlures qui ornaient maintenant la proximité de son oreille. Puis, je levai ma jambe avant de l'écraser sur sa main. Je mis un coup fort ce qui détruisit la pierre en dessous de sa main, avant de remettre un ou deux coups derrière. J'agissais machinalement, je ne devais pas hésiter, je ne devais pas non plus refuser. Et c'est quand j'ai vu le résultat que j'ai fait un pas en arrière et que j'ai tourné la tête vers l'ersatz de la Faucheuse.

C'était vraiment un enculé. Au fond d'elle, elle devait déjà certainement être assez terrorisée comme ça. La blesser, c'était sûrement nécessaire histoire de lui laisser un souvenir et qu'elle puisse se rappeler qu'il pouvait être coûteux de jouer avec nous. Mais... c'était même plus la blesser là, c'était de la boucherie.

J'avais le cul entre deux chaises en fait. J'avais pas spécialement envie de faire ça, mais la présence de Death m'y forçait un peu. C'était ma réputation que je jouais. Je pouvais pas me permettre de le provoquer constamment et faire le timide une fois dans l'action. Ça pourrait remettre en cause bien des choses, comme mon utilité à la Coalition, ou la peur qu'il ressentait lorsque j'étais avec lui. C'était du quitte ou double, et je devais lui montrer aujourd'hui que j'étais pas une tata.

Enfin... je pouvais tout arrêter dès maintenant. Je pouvais lui créer une ouverture pour qu'elle l'embroche, je pouvais me retourner contre lui, je pouvais lui abréger ses souffrances à elle aussi. Je pouvais aussi me barrer tout simplement, même si ça rimait à la laisser se faire écorcher vive dans le quart d'heure qui suivait. Il était beau le Maréchal de la Lumière tiens... incapable de se décider de s'il doit se sauver lui, ou sauver les autres.


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Lun 27 Fév 2017 - 15:45
Il ne comprenait pas. Elle lui expliquait que leur guerre futile ne l'intéressait pas, que le destin des mondes n'étaient qu'une illusion, il ne comprenait pas ses mots. Elle n'était qu'un pion mais pourtant ni noir ni blanc. Il n'était pas là pour comprendre de toute façon. Elle préférait le laisser à ses convictions têtues, le regard sur la forêt, l'horizon, le ciel sombre.

Elle sentit une légère brise soulever délicatement ses cheveux. C'était le moment. Gardant les yeux perdus sur l'horizon et son sourire insolant envers sa vie, elle ne pouvait rien tenter envers ce monstre en armure. Elle s'attendait à mourir. C'eut été bien trop facile.

Ces yeux s'écarquillèrent de surprise, le genou pliant et l’entraînant dans une chute qu’elle aurait pu éviter si une main ferme ne l'avait pas tirer vers le sol. Elle n'avait rien d'un héros mais ne l'avait jamais revendiquer. Elle ne serais que la messagère... quel message au juste ? vous incrustez pas dans notre danse? Ça n'avait jamais été le but.

Le nez dans la neige maintenu par un pied pesant dans son dos, elle respirait le froid de l'hiver et l'humus décomposé. L'armure lui tira la main gauche. L'instinct lui fit tourner la tête pour observer la scène. Elle aurait pu de nouveau avoir ce regard extérieur sur les longues secondes qui s'égrainent avec difficulté comme pour la mort de sa camarade. C'était sans compter sur le message. Et à la Coalition Noire, les messages sont imprimés.

L' Armure était joueuse, elle glissa les doigt dans ses cheveux roux y laissant une douleur qui la fit hurler. Le contour de l'oreille si sensible se tordait sous la chaleur sous le bouillonnement du sang, éradiquant à jamais toute vie sur le parchemin de peau restant autour de l'organe. Une première cicatrice dont la douleur insupportable et l'odeur caractéristique faisaient déjà monter les larmes et la nausée à la mercenaire.

Son souffle dégageait la terre autour de son nez, forcé, rapide pour garder le contrôle et taire la douleur. Sa main s'était agrippée à la pierre sur laquelle elle avait été installée. Mais pourquoi? Posée telle un billot attendant le couperet, la pelle servirait elle de lame? Lenore ne put retenir sa peur cette fois.


" Ce n'est pas la peine d'en arriver là... Non.. faites pas ça... J'ai bien compris le messaaaAAAAAAAAAAARRRRRhhhhh....................."

Elle put sentir les os de sa main imploser sous le choc, briser au premier coup de botte de l'Armure qui fit éclater la pierre sous sa main. Celle-ci devenait déjà bleu, le sang se répandant dans les tissu. C'était bien pire qu'une lame. La douleur irradiait dans tout son bras, son coeur accéléré était sur le point de finir sa course dans ses tempes ravivant la douleur de la brûlure et noyant son cerveau de hurlements.

Les bouts de pierre éclatée furent autant de couperet lors du deuxième et du troisième coup de botte, sectionnant l'annulaire et le majeur de sa main gauche à jamais irrécupérable.

Le monde semblait s'être infiltré dans sa tête battant une chamade de rage qu’elle n'avait pas l'énergie de suivre. Elle perçut de nouveau consciemment sa propre voix, qui n'avait cessé de hurler en terminant en râle. A bout de souffle il ne lui vint plus qu'un rire faible mais incontrôlé.

La Coalition Noire n'aime pas qu'on se mêle de ses affaires.
Le message était passé.
Tout ce qu'ils faisaient était détruire autour d'eux pour mener leurs affaires tranquillement.


"T'as rien compris... Murmura-t-elle en riant comme une folle surement, alors que le poids sur son dos se soulevait enfin l'abandonnant là, misérable et faible messagère de l'intimidation de Death." J'avais rien à perdre... J'y ait gagner quelquechose... Merci"

Elle se ramassa sur elle même secouée de spasmes de rire, tentant d’emmitoufler les restes de sa main dans le foulard de sa taille. Crasseuse de neige sales, de larmes, de douleur et de sang qui uniformisait la couleur du tissu. Se vidant de son énergie sur le sol qui tournait de plus en plus, dans la lumière qui faiblissait de plus en plus, dans sa conscience qui fuyait de plus en plus la morsure de la douleur.
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Lun 27 Fév 2017 - 18:06

Impassible, mon pied cessant de comprimer le dos de la mercenaire, j’observais la scène que m’offrait mon associé. Il n’y a pas à dire, depuis la première fois où je l’ai rencontré jusqu’à aujourd’hui, il avait eu ce sens du spectacle dont lui seul avait le secret. Entre son arrivée et son comportement lors du dîner, sa mise en scène dans mon bureau avec la piñata et finalement, son improvisation en tant que bourreau en ce jour. Il ne cessera jamais de m’étonner. Au moins, grâce à aujourd’hui, je savais à quoi m’attendre avec lui et surtout, savoir de quel côté me trouver lorsqu’il était présent.

Alors qu’elle se recroquevillait sur elle-même, je faisais le tour de son corps pour me poser au niveau de sa tête. Elle cherchait à marmonné quelque chose, m’obligeant à plier les genoux et à tendre l’oreille à ses paroles.

Malgré moi, la commissure de mes lèvres se dressèrent sur mon visage alors qu’un rire franc passa au travers de ma bouche. Il n’y a pas à dire, après tout ce qu’elle venait de vivre, elle parvenait encore à me défier. Ce n'est pas possible, quand j’en aurais fini avec elle, son enfer aura un goût de paradis tellement elle aura dérouillé. Cependant, je te fais une promesse ma chérie, j’attendrai que l’espoir se dessine sur ton visage avant de venir tout te prendre. M’abaissant encore plus, presque au point de pouvoir lui murmurer quelque chose dans le creux de l’oreille, je fis bien attention à prononcer chaque syllabe pour qu’elle ne manque rien avant de tomber inconsciente.

— Tu vaux moins qu’un villageois de Grimm. Eux, ils ont tenté de se défendre au lieu de se laisser passer sous ma faux. Même une femme enceinte était plus coriace que toi, c’est dire. J’ai presque pitié de te renvoyer au Centurio, seul ton statut de messagère te laisse la vie sauve.
Me redressant, dominant de ma taille la pauvre chose qui traînant à mes pieds. Dommage, d’après les rapports de Roxas, j’aurai pensé qu’elle chercherait à se débattre. Ne serait-ce qu’un instant. Toutefois, nous avions fait notre part des choses, il ne restait plus qu’à être sûre que le message parvienne à Port-Royale. Et par la même occasion, qu’elle évite se mourir exsangue dans les bois du Palais des Rêves. Si avec cela, les Mercenaires continuent à foutre leur nez dans nos affaires, il faudra trouver autre chose pour que le message passe.

Passant mon pied sous son épaule et gigotant ce dernier, j’remarquais qu’elle était finalement passée de l’autre côté. Dorénavant, la suite ne dépendrait plus que de nous.

— Bon, nous avons fait notre travail. Il ne reste plus qu’à s’arranger pour qu’elle vive et retourne chez elle avec notre message à transmettre. On va la foutre sur la banquette du premier vaisseau en direction de Port-Royale.
Détournant mon regard de l’armure, je retournais Lenore pour la mettre sur le dos et en profiter pour glisser l’enveloppe contenant l’argent pour son contrat. Après tout, la Coalition Noire avait passé un contrat avec les Mercenaires, la moindre des choses étaient de respecter cela. Croisant ses poignets, je tirais sur les avant-bras et passais le corps inconscient de la messagère sur mon épaule pour finalement avancer vers les lourdes grilles de fer du domaine de Trillier. Toujours accompagné de mon associé, marchant sur ma droite silencieusement. Du moins, pour le moment.



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Lun 27 Fév 2017 - 18:43
Continuant à jouer mon rôle, je me contentai d'un hochement de tête pour répondre au plan de Death. Si elle rentrait par les moyens de la Shinra, je pouvais abandonner l'idée d'essayer de rectifier deux ou trois trucs. Ce qui était fait, était fait. Nous entamâmes donc notre marche jusqu'à la station la plus proche.

Le trajet fut silencieux. Après tout, il n'y avait rien de plus à dire, du moins tant qu'elle était à nos côtés. Je n'allais certainement pas prendre le risque de l'ouvrir et que son inconscient m'entende. Non, j'avais été méthodique jusque là, j'allais le rester. Il me tardait quand même de voir la station Shinra se dessiner au loin.

Finalement, après un bon quart d'heure de marche, nous arrivâmes à la station. Je réfléchis un instant. Caméras, personnel de la compagnie... Il valait mieux que Death y aille seul. Je m'arrêtai donc et lui fis signe de continuer sans moi. Je n'attendis pas son retour pour me diriger vers son vaisseau.

Je me remémorais les événements de l'heure passée. Ça avait été une boucherie sans nom. Je crois qu'il s'agissait là d'une des situations les plus inconfortables qu'il m'ait été donné de vivre. Les circonstances avaient été désastreuses. J'avais été obligé de montrer ça à Death. Je ne l'avais pas voulu, je le devais simplement. C'était... beaucoup plus simple lorsque je n'avais pas de cœur. J'avais peu ou pas de remords, j'agissais sans ne vraiment penser aux conséquences... Mais aujourd'hui je comprenais. Nous venions de martyriser une personne parce qu'elle avait pris les mauvaises décisions au mauvais moment et... et je commençais à sentir la colère en moi. Contre Death, un peu.. mais surtout contre moi. J'avais eu des milliers d'opportunités de lui dire stop, des milliers d'opportunités d'empêcher ça et je n'avais rien fait. Je lâchai un soupir.

Arrivé au vaisseau, je l'ouvris et montai dedans, m'asseyant confortablement sur le siège passager. J'allumai le poste radio et commençai à chercher une musique qui me permettrait de penser à autre chose. Entre deux grésillements, je finis pas trouver l'une de mes chansons préférées.


Nice to, meet you, where you been ?
I could show you, incredible things !


Magic, madness, heaven, sins...

Finalement, Death me rejoignit, toujours vêtu de son épais manteau de fourrure méga cliché. J'avais pas pensé à lui dire qu'il avait l'air d'un con has-been là-dedans, tiens... Mais bon, j'avais même pas envie de le vanner.

Démarres que je puisse retirer cette putain d'armure.

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Jeu 23 Mar 2017 - 11:49
Notons la lapidation d’une mercenaire pleine de bonne volonté ! Smile

Déjà, je tiens à te féliciter d’avoir joué le jeu en te rendant à ce rp alors que tu savais que c’était très risqué et puant. Tout le monde ne le ferait pas.

Plus concrètement, Lenore, tu as fait un très bon début. J’ai bien aimé la dynamique entre ton personnage et l’aure fille. Les dialogues étaient vraiment bien. Tu as bien développé l’introduction dans le palais des rêves, même si j’avoue ne pas pouvoir vérifier la véracité de tout ce que tu dis.

Le deuxième rp, d’une part, je l’ai trouvé très bon, parce que tu as vraiment bien décrit le sentiment étrange qu’on a quand une vie s’arrête brusquement et violemment sans qu’on ne puisse rien faire et puis la certitude que toi aussi tu allais mourir. Typiquement, ça me fait énormément penser à ce qui se passe dans Harry Potter 4, quand Cédric Diggory se fait tuer très rapidement, sans avoir pu se défendre ou sans qu’Harry n’ait pu protester (omygad le spoil !).

D’autre part, il m’a un peu posé problème, le dialogue m’a pas semblé terrible. Franchement, j’ai peut-être pas compris le concept ou la logique, mais ouais, j’ai trouvé ça faux, pas naturel, un peu bancal quoi.

" Faisons comme si je m’appelait Lenore histoire de voir le jour de demain. Démarrez vous toujours vos discussions par un mort? Je sais que vous souhaitez prendre la supériorité psychologique mais ça reste regrettable. Elle aurait apprécier le déroulement de la conversation. Pensez vous que je puisse récupérer sa lance? J'aimerais l'honorer à mon retour convenablement et je doute trainer le corps dans cet état derrière moi. »

Lenore est censée être choquée, et il y a cette phrase (mais les autres sont pas non plus géniales pour moi) « Démarrez-vous toujours vos discussions par un mort ? ». C’est trop retenu, je sais que t’as dit qu’elle était neutre et tout, mais on ressent rien, et même outre cela c’est bof. Enfin bref, je vais pas épiloguer, ça restait un très bon rp, j’insiste juste sur le fait qu’il aurait pu être encore meilleur avec un bon dialogue.

Troisième rp, j’ai vraiment bien aimé le caractère provocateur de Lenore. Le fait qu’elle essaie malgré tout d’imaginer un plan de fuite même si ses chances sont très faibles.

Parce que ouais, j’avoue que j’étais super sceptique en lisant dans le deuxième dialogue. Lenore disait qu’elle n’avait plus rien à perdre vu que sa copine était morte. J’avais qu’une envie, dire « Purée, mais arrêtez de jouer les héros les gens, vous avez votre putain de vie à sauver, bordel ! » Parce que merde, combien de gens la jouent « ouais c’est bon, je m’en fiche, tuez-moi. » ? Bah yen a pas mal, et bien souvent ce sont des gens qui sont plutôt individualistes, égoïstes, qui vivent pour eux quoi. D’autant qu’ils ne sont pas particulièrement dépressifs ou suicidaires.

Déjà j’estime que même une personne qui n’est pas égoïste devrait être tentée de sauver sa vie (moi ira par exemple), je dis pas que ce serait ma priorité universelle mais ce serait important, alors quelqu’un comme Lenore, c’est tout ce que j’attends d’elle ! Du coup, la fin de ton rp m’a rassurée, j’ai compris qu’elle n’était pas totalement désespérée.

Dernier rp, je n’ai qu’une chose à redire, pour le reste j’ai a-do-ré. Vraiment la seule chose, c’est le rire fou, franchement, avec une telle douleur, on perd connaissance, on pleure, on gueule, on se laisse tomber, j’en sais rien, mais est-ce qu’on rit ? Je te l’avoue, je suis sceptique. Pour le reste…

C’était vraiment terrible, c’était super. Enfin une description à la hauteur d’une douleur insoutenable et intense. T’as vraiment bien décrit ça, j’avais de l’empathie d’elle, j’ai pas pleuré, mais j’étais accrochée au rp et je ressentais de la peine pour elle. Donc ouais franchement, bravo pour ça. C’était une super conclusion. Et alors le dialogue, la réaction en dernier recours, juste avant que l’acte fatidique se produise… C’était génial. A ce moment-là, elle était comme n’importe qui, une personne qui a peur de mourir, mais plus encore de souffrir, une personne qui abandonne un peu, juste par instinct de protection, juste par réflexe humain. Bravo vraiment.

Death

Pour le début, j’ai moins de choses à dire que pour Lenore. C’est plutôt bien, c’est une bonne introduction à la raison et à les moyens qui vous ont conduit jusqu’ici toi et Roxas. Pour le contenu du coup, le côté insolent de Death, moi je suis plutôt satisfaite.

En revanche, je dois dire que niveau fautes, on en parlait hier, et je te disais que tu faisais moins d’erreurs de temps mais là je dois dire que t’en as fait quelques unes. Toujours les mêmes erreurs donc : tu commences avec un récit au passé et tu passes au présent (et au futur simple à l’occasion) quand il ne faut pas. Bon, c’est pas dramatique, mais si tu te concentrais vraiment (comme tu le fais avec d’autres personnages), je pense que ce serait encore mieux.

Deuxième rp, le premier dialogue est très très bon pour moi, il permet d’équilibrer les premiers dialogues un peu flous et tragiques de Lenore. On découvre Death terre à terre, pratique, et d’autant plus cruel et froid. C’est exactement ce que j’attendais comme réponse de sa part.

Le discours sur la rançon de Death, bon ma foi, c’est dans le personnage. Un peu fier et insolent, il pense qu’il ne risque rien alors il provoque le Centurio.

C’est aussi le rp où le personnage de Lenore et les gens qui n’ont pas lu le rp de Death et Roxas, peuvent comprendre pourquoi ils s’en prennent à elle. J’apprécie en fait la motivation de ce rp, c’est vraiment de l’ordre de la réaction. Il y a eu une période sur le forum, je crois, où certaines actions faites contre un autre groupe ne recevaient pas de réponse. Mais cette époque est révolue et il y a de plus en plus de réactions faites à la suite des exploits et des missions, ici c’était une bonne raison je pense.

Troisième rp, ouais je suis contente, tu fais avancer les choses. La véritable question est celle-là : est ce que c’est logique que Death comprenne que Lenore essaie de trouver une porte de sortie ? Je pense que c’est pas incohérent dans la mesure où elle les balade, elle les emmène dans la forêt, elle essaie de gagner du temps et baratinant et avec des monologues. Donc ouais, c’était pas impossible qu’il comprenne l’objectif.

Donc comme je le disais, avant de commencer à s’ennuyer, on passe à l’action lorsque Death fait tomber Lenore, la saisit et invite Roxas à la « punir ».

Dernier rp. Fatalement la conclusion n’est pas aussi prenante que celle de Lenore. C’est normal, ce n’est pas intense pour lui. Néanmoins c’est pas mal, le discours sur l’espoir que tu décevras tôt ou tard est attendu, cliché, tout ce que tu veux, mais ça marche et moi j’accepte. C’est sympa que tu lui aies donné l’information pour Grimm, c’est une petite compensation en terme de rp je dirais pour ce qu’elle a perdu Smile. Je conclurai en disant que tu es bien resté égal avec Death, et j’apprécie. C’est clairement pas avec ce personnage que tu fais les rps les plus spectaculaires mais tu respectes toujours l’essence de ton personnage. Il est froid et cruel et n’a aucun regret à faire ce qu’il fait, il continue invariablement à s’enfoncer dans ses ténèbres, sans douter, parce qu’il est déterminé.

Roxas

Bah ton introduction, c’était vraiment toi quoi. Le mec jeune et blasé (à l’opposé de jeune et dépassée lolololol). Le truc bien avec tes réponses c’est qu’on perd pas de temps, tu reviens pas en arrière et j’aime bien ça. C’est toujours aussi dynamique.

La réflexion sur le carnage que tu fais en explosant la tête de la fille, le fait que tu dises que t’es dégoûté (j’ai pas vu ça comme de la culpabilité ou des scrupules mais vraiment du dégoût pour la bouillie que t’avais fait) mais que tu peux pas le montrer parce que t’es censé être une invocation, c’était bien pensé et j’ai bien aimé !

Le deuxième rp souffre fatalement du fait que tu n’as pas grand-chose à dire ou à faire, donc quelque part, il a bien fallu combler les trous j’imagine. J’avoue que j’ai senti comme un petit « retour en arrière » de ta part, avec les scrupules que tu te fais à un moment parce qu’elle est pas différente de toi.

Parce que ok, Roxas a un coeur (je le sais, c’est moi qui t’ai noté (y) ), mais pendant toute la préparation de ce rp, le rp avec Death et tout, tu sais que tu t’en prends à quelqu’un qui n’a fondamentalement pas fait quelque chose de mal. Et malgré tout, bah disons le, Roxas est manipulateur et insoucieux. Maintenant, t’as plus l’excuse du simili, ouais. T’as un coeur et tout ce que tu fais de mal ou de bien doit te faire pencher vers un côté : lumière ou ténèbres, même si tu gardes une attitude blasée en définitive. Donc du coup, là, les scrupules, c’est peut-être humain, mais j’ai pas trouvé ça cohérent avec tous ces plans cruels que t’avais fait jusque là avec Death.

Bon par contre, j’ai trouvé ça cool que tu la testes en la provoquant un peu (le moment où Roxas la pousse), c’était une bonne idée pour faire bouger le rp.

Troisième rp, en fait, c’est moi qui suis le cul entre deux chaises et pas Roxas. Parce que bon sang, c’était bien écrit, j’aimais bien lire ça, j’y croyais.

Puis y’avait cette petite réflexion qui me faisait à chaque fois douter. Je me rappelle de ce mec qui s’en fout un peu de tout, qui fait des plans dégueulasses avec un connard (ça c’est Death), et il doit s’avoir à quoi s’attendre. Et puis, je me souviens de l’histoire de Roxane. C’était encore plus gore. Là, tu fais du chipotage, alors que tu la connais pas. Je veux bien que Roxas ait à réfléchir d’agir de cette façon. Mais toute la réflexion sur le « je vais lui casser la main gauche, il lui restera la main droite ». Tu recules quoi.

Néanmoins, ouais, j’ai bien aimé la dualité, ça rappelle un peu ce que tu fais avec Maddie. Parce que Roxas se demande toujours (du moins je l’ai compris comme ça) s’il n’est pas temps de changer de direction d’un coup d’un seul, abandonner tout ce qu’il prévoit. C’est pas impossible hein, on peut toujours changer de vie, même pour un mec aussi loin que Roxas dans ses plans Smile.

Pour ta conclusion, je dirais que j’ai bien aimé que tu fasses un bilan de tout ça. Tout le long de ton commentaire, sans savoir ce que tu dirais à la fin, j’ai parlé du fait que Roxas doutait, que ça me surprenait. Là tu en parles vraiment toi-même. Il y a cette hésitation de tout abandonner que j’apprécie malgré ce que j’ai pu en dire. Le fait que tu parles aussi de la différence avec quand tu étais un simili c’est super important aussi, puisqu’on peut effectivement dire que ce n’est plus aussi facile que quand tu n’avais pas de coeur (exemple avec l’épisode de Roxane).

Finalement, je pense qu’on peut dire que ce n’est pas incohérent qu’il y ait ces questionnements de façon générale dans tes rps, pourvu que tu ne nies pas ce que tu as toi-même fait en élaborant des plans. Et tu l’as très bien dit toi-même en décrivant que finalement, il ne devait s’en prendre qu’à lui-même.

Lenore:

Difficile (le max pour toi) : 40 points d'expérience (bonus de 5) + 420 munnies (bonus de 70)+ 4 PS (3 en défense, 1 en vitesse)

Death:

Normal :24 points d’expérience (bonus de 4) + 230 (bonus de 30) munnies + 3 PS (force défense, vitesse)

Roxas:

Avancé : 34 points d’expérience (bonus de 4) + 340 munnies (bonus de 40 pour Blank Space)+ 3 PS ( 2 en magie ding ding 100, 1 en défense)
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