Expert comptable

Feuille de personnage
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le Jeu 16 Fév 2017 - 17:51
Lenore avait une mission à Illusiopolis, territoire de la Shinra, ennemi commercial du Centurio. Normalement tout devais se résoudre simplement et discrètement, elle ne devrait pas connaitre de problèmes. Mais c’était déjà ce qu’elle avait pensé de la précédente mission et elle souffrait encore de ses côtes, lui rappelant la nécessité d’enquêter davantage avant de monter un plan.

Elle avait d’abord pris un transporteur vers le jardin radieux, car il n’existait pas de ligne directe entre les terres de la mégalopole technologique et Port Royal. Ce vaisseau était dans un état de plus en plus pitoyable, juste pour rappeler aux mercenaires ce besoin que la Shinra leur accordait dans son infime bonté malgré les relations entre les deux groupes. Elle devait prendre le transport suivant pour Illusiopolis partant de la terre du Consulat, mais profita du répit pour se grimer, cachant son identité.

Elle s’était acheté un tailleur noir simple avec des chaussures vernies sans talons et un chapeau à large bord qu’elle planta légèrement penché sur ses cheveux noués en un chignon serré Ses cheveux étaient tenus en place par les deux pointes habituellement cachées dans les baleines de son corset et elle conservait son collier de chaines d’or et Muramasa dans sa jarretière sous la jupe droite du tailleur. C’était peut-être un peu trop chic pour Dark City mais le charisme était important quand on devait discuter avec des mafieux. La différence avec son allure habituelle assurait également son anonymat pour le trajet.

Lorsque l’homme du guichet lui demanda la raison de sa venue à Illusiopolis, elle se présenta comme étant une impresario du nom de Chrystelle Manfield se donnant des airs hautains. Il ne put s’empêcher de la prévenir du danger qui grouillait dans les rues et d’éviter à tout prix les quartiers de Dark City. Il lui trouva même un taxi jaune pour la conduire à destination en toute sécurité.







La ville était tout bonnement sinistre, sombre, engoncée entre des immeubles de dizaines d’étages qui noyaient d’obscurité les ruelles, délavée par la pluie qui tombait depuis des heures et ne semblait pas vouloir lever la chape de plomb sur le morale déjà bien usé des habitants. Les seules notes de couleurs venaient de graffitis suintant leur peinture sur les murs ou de néons épileptiques qui tentaient de survivre à leur propre agonie.

La beauté est bien la première chose à disparaitre quand la misère prône, au grand désespoir de la mercenaire observant par la fenêtre du véhicule. Le taxi avançait à l’allure que lui permettaient le peu de visibilité et la quantité d’autres camarades de fer, s’engouffrant dans le même espace restreint. Elle le fit s’arrêter un pâté de maison plus loin que sa destination. Se cachant sous un porche à l’abri des eaux du ciel en attendant qu’il disparaisse de sa vue.

Elle termina à pied les quelques mètres qui la séparer du bar faisant le coin entre deux rues larges. Comme les autres son néon crachotait une lumière vive artificielle. Son accès se faisait par de courts escaliers par chacune des rues, donnant une forme triangulaire à la salle principale.

L’endroit lui-même faisait vieillot, un carrelage noir et blanc, des banquettes en cuir rouge sombre griffées ou abîmées de part et d’autres, le long des murs et un bar d’un gris métallique d’une seule pièce au fond de la salle devant lesquels de haut tabouret découpait une huitaine de places. Une serveuse dans un uniforme vieux rose délavé faisait le tour des tables pour proposer du café aux rares habitués.

Le patron lui était derrière les fourneaux et repassa derrière le bar lorsque Lenore s’en approcha, posant une fesse sur un des tabourets, sa jupe cintrée ne permettant guère plus de liberté. Un écran se trouvait en hauteur dans le dos du barman, comme au jardin radieux mais en beaucoup plus petit, diffusant le programme de l’Eclaireur.

Lenore se présenta, du moins Chrystelle Manfield se présenta à voix basse, venue du Centurio laissant perplexe le tenancier. Il se grattait de ses ongles sales l’arrière du crâne, l’observant de ses yeux délavés. Sa mâchoire carré et son nez bosselé laissait présagé d’un passé de boxeur. Sa carrière avait dû s’arrêter sur une retraite anticipé, au vu de sa démarche boitante lorsqu’il invita la dame à passer dans son bureau pour discuter de l’affaire qui les intéressait.

En fait de bureau il s’agissait davantage d’un cagibi en sous-sol, servant à tout et n’importe quoi  et possédant quelques tables et chaises éclairé par des ampoules nues pendant au bout de leur fil.


«  J’m’appelle Bossley. Vous comprendrez que je sois peu convaincue de votre présence pour l’affaire dont il retourne. Dit-il en croisant ses bras sur sa chemise tachetée de graisse, le derrière posé sur le dossier d’une chaise. C’est que c’est pas vraiment des tendres ceux que vous allez rencontrer.

- Vous êtes installés entre les deux camps de ce que j’ai compris. Les deux ruelles ? Lenore entra dans le vif du sujet, plus professionnelle que jamais.

- C’est ça… Deux mafieux qui se chahutent la partie et font du suif chez moi. J’ai les foies pour la caisse vu qu’ils ont des vue dessus et que je suis pas du genre à partager avec des fainéants ce que j’ai sué toute la journée, alors je demande de l'aide. Hocha-t-il.

- Des noms connus dans l’entourage ?

- Pas mal oui. J'admets qu'ils ont l'air de deux branques, mais je n'irais pas jusqu'à m'y fier, non. C'est quand même des spécialistes. Le jeu, ils ont toujours été là-dedans les Volfonis : partout où il y a des jetons à racler, ils tenaient les râteaux hein ! Quant à l’autre il magouille dans la sous-main depuis peu. Le déplacement furtif et discret, le nettoyage à sec. Tout le monde l'aurait donné à cent contre un : flingué à la surprise, mais c't'homme-là, ce qui l'a sauvé : c'est sa psychologie.

- Je vois le genre. Et vous n’êtes tenté d’embrasser la famille ni de l’un ni de l’autre, les concessions d’un mariage c’est pas votre truc. Ajouta-t-elle.

- Si possible sans attirer l’attention sur ma petite affaire, ni causer la destruction du matériel. Je l’avais achetée en viager à un procureur à la retraite. Après trois mois l'accident bête ... Une affaire ! Alors c’est pas maintenant que je vais partager le gateau.

- Evidement, Reprit la mercenaire. Cependant si vous voulez mettre un point définitif à leur appétit, le plus simple et le plus rapide serait de les invités à des pourparlers. Régler le constat dans le calme entre gentilshommes du commerce.

- Je vous rappelle quand même que je veux signer ni chez l’un ni chez l’autre. Souleva l’ex boxeur.

- Il ne sont pas obliger d’être mis au courant, mais cela permettra d’avoir à la table des têtes et non des petits bras, voir même de relancer la guerre fratricide avec un peu plus d’huile sur le feu. Histoire qu’ils soient davantage occupés à s’échanger les politesses entre eux et vous oublie dans votre petit salon.

- C’est pas un peu risquer cette histoire ? Hésita-t-il.

- Sinon vous pouvez toujours choisir un camp. Celui de la Shinra. Finit-elle en souriant en coin.

- Ah non non surtout pas ! Parait que le Rufus est un homme à tirer au hasard sans discernement. Quand tu lui parles augmentation ou vacances, il sort son flingue avant que t'aie fini. Même s’il nous a tout de même apporté à tous, la sécurité. Son armée patrouille partout mais ne s’occupe de rien. Par contre pour nous presser le jus d’oseille, on les voit un peu trop souvent.

- Alors il ne me reste plus qu’à donner les cartons d’invitation.» Conclut Lenore.


Bossley lui avait indiqué où ses messieurs avaient leurs habitudes, des restaurants de leur quartier, jamais seuls, toujours entouré de porte-flingue. Lenore s’était contentée de leur offrir une bouteille de vin et une boite de cigare que le barman gardait normalement pour ses soirées de poker et de paris clandestins dans son sous-sol avec ses habitués en bon bookmaker qu’il était. Elle n’avait pas pu les approcher mais le mot était passé, un rendez-vous, au bar à une heure précise pour signer le compromis de vente soit disant, en oubliant sciemment de mentionner l’autre partis sur place.








Les deux partis arrivèrent simultanément au rendez-vous le lendemain, chacun par son coté de rue. Raoul Volfoni, petit rondouillard au visage bouffi atteint de calvitie avait un petit costume noir rayé sensé lui donner plus de hauteur. Ses yeux ronds étaient déposés sur le cousin de ses paupières inférieures tombantes. Son concurrent Pietr Borovitch était un homme sec et distingué, les cheveux noirs lui tombant sur la nuque étaient rabattue à l’arrière. Son nez aquilin et ses petits yeux sombres lui donnaient malgré tout un air rapace. Malgré les éclairs que les regards s’échangeaient et les mains déjà plongés dans les girons, Lenore se tint au milieu, parlant d’une voix calme, avec son plus charmant sourire.


«  Je suis ici pour assurer un échange commercial en toute neutralité afin que monsieur Bossley soit en mesure de décider du choix le plus profitable. Je tiens à ce que l’ambiance conserve son apaisement au moins pour aujourd’hui, et je gage que ces messieurs sont capables de prendre sur leurs ardeurs. Après tout nous sommes ici pour les même raisons, le profit. Je vous invite à nous suivre au sous-sol pour plus de tranquillité sans votre entourage. La mercenaire descendit la première, rassurée d’être rapidement suivis par les trois concernés.

« Dis donc c’est un véritable clapier, ton petit commerce, ça m’étonnes que tu tires à ce point tes billes de cette endroit. Commenta Raoul.

- D'après moi, ce qui passionne le joueur c'est le tapis vert, ce qui il y a autour, il s'en fout, il voit même pas. Répondit Bossley.

- Pourtant Bah, tu sais combien ça laisse une roulette quand c’est bien aménagé ? 60% de velours. Plus 30 briques de moyenne par an sur le flambe. Vous savez à combien on arrive ? Un demi milliard !

- Mais sur le plan des emmerdements, 36 fois la mise. » Sourit le barman, pas si gourmand.

Lenore regardait les échanges, le langage de l’argent aussi universel qu’il était, serait certainement le meilleur moyen de régler cette affaire. Qui sais le patron finirait peut être par y trouver son intérêt à choisir son camp. Elle-même pourrait glaner des informations sur le marché souterrain de la ville. Elle s’adressa à son voisin plus silencieux et contrôlé.


« J’ai cru comprendre monsieur Borovitch, que votre affaire était au moins aussi florissante.

- Le transport clandestin ne connait pas les aléas de la mode contrairement au jeu.

- Vous ne faites pas plus que de vulgaire chauffeur de taxi. S’opposa Volfoni.

- Nous dans le métier, les ruptures, les retrouvailles, toutes les fluctuations de la fesse, on préfère pas s'en mêler. J'ai eu un collègue comme ça, transporteur de cocu, il s'est retrouvé criblé en plein jour, rue Godeau, par une maladroite. Il ne réclame pas seulement des compétences, mais de l'honnêteté, contrairement aux affaires régulières, on paie comptant en liquide. Ça peut tenter les âmes simples parfois mais nous travaillons uniquement avec des hommes de confiance au final. » Hocha-t-il de la tête à l’intention du barman.






Bossley ricana, il ramassa des jetons qui trainaient sur la table pour la débarrasser. Ils s’installèrent autour d’une table, Lenore et Bossley de part et d’autres de Volfoni et de Borovitch, jouant les tampons à d’éventuels coups. Tous prirent sur eux pour avoir l’air détendu, sûr de pouvoir convaincre pour emporter le contrat sous le nez de l’autre. Comme au poker, cela se jouerait au mental.

« Vous avez oublié de planquer les motifs de fâcherie. Fit la mercenaire avec un ton amusé.

- De quoi parlez-vous ? S’étonna l’ex boxeur.

- D’argent ! D'argent qui ne rentre pas. Depuis deux mois il n'a pas versé les redevances.  Non mais, tu n’aurais pas la prétention d'engourdir mon pognon, non ? Fit l’homme de casino pour rappeler sournoisement que l’endroit était sur son territoire.

- Il faut croire que vous tenez mal votre barque et que le navire fait eau de toute part... Mais je reconnais que ce n’est jamais bon de laisser dormir les créances, et surtout de permettre au petit personnel de rêver. L’homme des transporteurs lança une pique précise pour souligner une histoire connus certainement d’eux seuls. Y'en a qui abuseraient de la situation, mais ce n’est pas notre genre. Qu'est-ce qu'on peut faire qui vous obligerait ? Se tournant de nouveau vers Bossley.

- Décarrer d'ici. J'ai promis à mon prédécesseur de m'occuper de ses affaires. Seulement tort ou pas tort, maintenant, c'est moi le patron. Voilà. Se risqua-t-il.

- Ecoutes, on te connaît pas. Mais laisses-nous te dire que tu te prépares des nuits blanches, des migraines, des nervousses brékdones comme on dit de nos jours. Tenta de bluffer l’homme bouffi.

- J'ai une santé de fer. Voilà quinze ans que je me couche avec le soleil, et que je me lève avec les poules. Quand y'a six briques en jeu, j'prétends n'importe quoi. Campa l’ex boxeur, pas prêt de se laisser si facilement démonter.







- J'te disais que cette démarche ne s'imposait pas. Au fond maintenant, les diplomates prendraient plutôt le pas sur les hommes d'action. L'époque serait aux tables rondes et à la détente. Siffla le maigre à son collègue, le regard amusé.

- La psychologie, y'en a qu'une : défourailler le premier ! Lui répondit son vis-à-vis.

- C'est un peu sommaire, mais ça peut être efficace. Répliqua-t-il avec une lueur de défi.

- Allons allons messieurs, vous vous oublier. La question n’est pas de savoir qui touchera l’autre au cœur mais de savoir que faire de cet endroit. Rappela Lenore pour faussement calmer le jeu.

- C'qui vous chagrine, c'est la comptabilité, vous êtes des hommes d'action et je vous aie compris, et je vous ai arrangé votre coup. J'ai adopté le système le plus simple, regardes ! On prend les chiffres de l'année dernière, et on les reporte. Expliqua Volfoni avec une moue trahissant de la simplicité du concept.

- L'année dernière, on a battu des records ! S’offusqua Bossley.

- Et bien vous les égalerez cette année ! Vous avez l'air en pleine forme là ? Gais, entreprenants, dynamiques ... Mes gars passeront à l'encaissement sous huitaine. Finit-il en croisant les bras, tentant de forcer la main.

- Vous vous emportez monsieur Volfoni. Rien n’est encore décider jusqu’ici. Monsieur Bossley, auriez-vous une bouteille pour nous permettre de faire une pause avant de faire le point sur les propositions de chacun ? Je ne serai pas contre un verre. Fit Lenore en forçant le calme pendant que le boxeur fouillait au fond de la cave, ramenant une bouteille entamée mais poussiéreuse et suffisamment de verre pour chacun. La dégustation laissa chacun sans mots, juste quelques toux et grimace provoqués par la dureté de l’alcool frelaté distribué.







- Sans être franchement malhonnête, aux premiers abords, comme ça, il ... A l'air assez curieux. Fit Lenore d’une voix éraillée.

- Il date du temps des grandes heures, seulement on a dû arrêter la fabrication, y'a des clients qui devenaient aveugles. Oh, ça faisait des histoires. Répondit le boxer avec plus de facilité dans la diction.

- Faut reconnaître, c'est du brutal ! Toussa Volfoni. Y a d l’a pomme là-dedans non ?

- J'ai connu une rombière qu'en prenait au petit déjeuner. Faut quand même admettre que c'est plutôt une boisson d'homme. Borovitch s’épongea le front d’un mouchoir à carreaux.

- C’est pas ce qu’ils utilisent comme carburant à la Shinra ? Ça expliquerait pourquoi  ils sont partout. Tenta Lenore en respirant le moins possible tellement sa gorge semblait en feu.

- Pourquoi tu parles d’eux ? Comment ça partout ? Tu ne serais pas en cheville avec par hasard ? Du genre à jouer double ou triple jeu pour nous entuber sur nos deux territoires ?

- Tu fais de l'obsession, t'es la proie des idées fixes. Je te disais seulement pour t'avertir qu'à la Shinra, y sont en plein baccara. Lenore avait un sérieux coup de chaud et avait du mal à garder le contrôle de la conversation d’un coup. La boisson étrange lui montait un peu trop rapidement à la tête à son gout et à celui de ses voisins également.

- C'est des images. Mais les images, ça m'amusait quand j'étais petit, j'ai passé l'âge ! Reprit Borovitch.

- c'est drôle ça ? On croirait que tu cherches le mot qui blesse ? Reprit Raoul vers son collègue comme piqué au vif par la mention de l’âge.

- Tu vois comme t'es injuste, on cherche à t'obliger, t'es encore pas satisfait. S’insurgea Lenore.

- Il ne tient pas la moyenne c'est tout. Avec les prétentieux, c'est toujours pareil, moi je, moi je, sur le terrain plus personne. Cracha Pietr pas moins alcoolisé que les autres alors que le boxeur se contentait de servir de nouveau de son alcool, bien content qu’ils se mettent sur la tête.

- Mais y connaît pas Raoul ce mec ? Y va avoir un réveil pénible, j'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter que le sang coule, mais maintenant c'est fini, j'vais le travailler en férocité, l'faire marcher à coup de lattes, à ma pogne j'veux le voir ! Et vous verrez qu'il demandera pardon et au garde à vous ... J'vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours. Fit-il après avoir bu cul sec son deuxième verre aussitôt rempli.

- Ah, forcément, on t'a pas donné mes références : 1ère gâchette, 5 ans de labeur, de nuit comme de jour, et sans un accroc. Répliqua Pietr.

- Mon petit... je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier, l'homme, parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : tes deux types commencent à me les briser menu ! Lâcha Bossley à la mercenaire. La conversation lui échappait totalement.

- Dans le monde des caves, on appelle ça, un cas de conscience, nous, on dit : un point d'honneur. Entre nous et les Volfoni, il va faire vilain temps, en supposant que ça tourne à l'orage, on est sûr de se retrouver face à face, flingue en pogne, avec l'honnêteté qui commande de tirer. Ah non, un truc à décimer une famille. Alors je vous le conseille, faites rapidement votre décision ou planquez vous en attendant qu’il arrête de pleuvoir des balles. Dit calmement Borovitch en buvant son dernier verre.

- J'peux rien vous reprocher, les histoires de famille, ça, c'est comme une croyance, ça force le respect. Dit Lenore du tac au tac sans vraiment y réfléchir. Bon, alors, qu'est-ce que vous proposez ? Allons vite messieurs, quelqu'un pourrait venir, on pourrait se méprendre, et on jaserait sur votre réelle amitié.

- Amitié ? Avec cette crapule ? Jamais ! Clama Volfoni, provoquant aussitôt une réaction d’honneur de son vis-à-vis mafieux qui décocha un coup de poing dans le visage de l’homme bouffi finissant au sol.

- Non, mais t'a déjà vu ça ? En pleine paix, et puis crac, un bourre pif ! Il est complètement fou ce mec. Mais moi, les dingues, je les soigne. J'vais lui faire une ordonnance et une sévère ... J'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quat' coins d'la ville qu'on va l'retrouver éparpillé par petits bouts, façon Puzzle. Moi, quand on m'en fait trop j'correctionne plus : j'dynamite, j'disperse, j'ventile. Dit-il en se relevant et repartant vers l’étage en se tenant aux murs, entre l’ivresse et le choc.

- Nous, si les Volfoni sont plus dans le tourbillon ! Je ne vois pas de raisons pour qu'il nous fasse des cachotteries. Désignant Bossley. Ou alors, ce serait carrément le goût de taquiner ! Termina le mafieu avant de suivre son comparse vers l’étage.

- C'est marrant qu’il ait gardé ce côté maquisard, il n’est pas en âge d'arrêter ses momeries ? Rit Lenore en finissant difficilement son verre.

- Séparément ils sont déjà pas drôles, j'suis pas pressé de connaître leur numéro de siamois. Conclut bossley alors qu’on entendait des cris à l’étage suivi d’échanges de coups de feu nombreux. J’espère que vous ne comptez pas être payée.

Buvant tranquillement sa bouteille de tord-boyau sans autre réaction qu’un soupir, le patron retira le fond de verre de la mercenaire, celle-ci s’accroupissant au sol par réflexes pour se protéger. Ils auraient au moins pu attendre d’être dehors avant de s’entretuer et Lenore aurait pu être payée, là c’était foutu et elle devrait repartir discrètement avant que les autorités ne débarquent.

La peur eu l’effet au moins de la ramener à un minimum de sobriété pour rattraper le coup. Elle proposa de financer les réparations et de s’assurer que le survivant de l’attaque ne viendrait pas enquiquiner le patron. Le Centurio et l’homme aurait des choses à échanger que ce soit pour l’alcool, les jeux, ou les informations, il deviendrait un informateur principal de ce monde et il serait rémunéré de façon convenable pour son aide et sa vigilance. Pour s’assurer un minimum l’intérêt du boxeur elle lui parla même d’une drogue nouvelle qu’ils avaient entre les mains, lui assurant que Port royal savait tirer profit des différents mondes. L’homme laissa partir Lenore sans une réelle autre réponse que le temps de la réflexion à la proposition. Natsu n’allait certainement pas aimer son rapport mais la mercenaire n’avait plus trop le temps, il lui fallait rapidement quitter ce monde avant les problèmes.
Le Chasseur Ardent

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le Mer 1 Mar 2017 - 10:30
C’est fou le nombre de fois où j’ai rie comme un imbécile durant cette aventure XD. Des punchlines et des passages tellement anthologique que j’ai pas pu résister au fait d’avoir une banane monumentale Smile…En clair : Les Maffieux, y’a rien de mieux ;)

J’vais probablement me répété sur tes compétences à nous transporter super bien dans ton histoire avec ta superbe capacité à décrire l’ambiance et les lieux où ton personnage ce trouve…alors je vais me taire et juste tourner autour de la conversation des Maffieux…..

Comme je l’ais dit…elle était cool, pleine de bonne réplique qui tue et qui font sourire tout le long ;)….et puis le moment du tord-boyaux qui bousille tout le monde….un grand classique qui fait toujours plaisir à revivre ou à découvrir ;)….
Quant à son déroulement…je suis pas un pro des conversations entre personnages…mais je dois avouer que j’ai bien aimer la dynamique…d’abord tout le monde essayer de gratter le plus de part possible pour sa pomme…puis on se bourre la tronche sans le faire exprès, alors les esprits s’échauffe et on commence à déblatérer un tas de truc qu’on aurait aimé garder pour soi afin d’éviter les prises de becs….et au final on termine avec une bonne grosse engeulade et un début de règlement de compte qui dure depuis trop longtemps…ce qui au final fait que Lenore foire sa mission….Et ça c’est encore un truc nouveau que tu nous met dans tes aventures….quand je disais la dernière fois que tu t’amuses toujours à nous surprendre à chaque nouveau récit….je tiens une preuve en béton armé là !!!
Ouai je sais je suis pas très précis sur ce coup, et je m’étale pas trop….parce que j’ai franchement pas grand-chose à dire à part que j’ai quand même super bien aimé quoi Smile


Bon après….soyons honnête….vue comment la mission foire….il va pas falloir s’attendre à ce que le barman nous ais dans son cœur car la situation risque surtout d’avoir dégénérés au final ^^


J’ai jamais eu de grosse facilité à déterminé la difficulté d’une mission dans laquelle il n’y avait pas de combat…pas parce que je ne les aime pas (au contraire ! ça donne toujours des déroulements bien mieux que des affrontements)…Mais parce que c’est pas facile de déterminer si une conversation s’est déroulée dangereusement pour la personne ou non…mais là pour le coup j’avoue que c’était pas trop dure à décider Smile


Mission Avancé : 30 points d'expérience + 300 munnies + 3 PS (1 Défense, parce que le tord boyaux c'est pour les vrai bonhomme ^^, 2 Psychisme)
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