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 Désherbage
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Ven 6 Jan 2017 - 20:37
La Forêt aux Étangs... est merdique au possibe, de mon point de vue, je pouvais pas la supporter ! Elle n'était faite que de relief ou presque même si parfois, on y trouvait une colline ou un plateau assez étendue pour qu'on ait l'impression d'être sur du plat. De la roche couverte de gazon... comme si le relief suffisait pas, on tombait sur des points d'eaux tous les deux mètres... des marres, des étangs, des lacs... mais tout ça ne me rebutait pas. Par contre, c'est quoi ces arbres ? Ils sont très jolies avec des troncs de différentes tailles, des feuillages de différentes couleurs quoiqu'en cette saison, ils étaient plutôt dégarnis. Mon seul problème, la seule chose qui me fait tiquer et le seul détail qui me fait haïr cette forêt... c'est que les arbres y sont carrés... même ceux sans feuilles ! Ça me dérange parce que merde... le Sanctum va jusqu'à tailler les arbres de sa forêt... ? Qui s'occupe de ça, des bonnes fées, des jardiniers saints, un de leur putain d'Eternel ? J'aime pas ça, une forêt c'est censée être sauvage et l'idée de les voir carrés... ça me stressait. Pire que ça, la forêt aux étangs étaient plongés dans un silence presque parfait, seulement brisé par le vent qui caresse l'eau dans un bruit fluide et les branchages dans un bruit secs. Deux mélodies qui s'accordent en une symphonie parfaite... tout ici est un peu trop parfait et propre à mon goût... jusqu'à ce que j'arrive aux premières traces du combat de Natsu.
Je ne remarque que maintenant l’absence des animaux et de leurs bruits habituels... ce qui ne m'étonne pas après un tel carnage, sans parler des restes du combat dont je dois m'occuper.

Des arbres ravagés, calcinés ici et là mais pour la plupart tout simplement déchirés, renversés, parfois déracinés... plus j'avance, plus s'offre à moi les traces irrégulières d'un combat qui m'apparait de plus en plus titanesque. La roche elle-même semble avoir souffert, de même que la terre qui la recouvre comme une chaude couette en hiver. J'aperçois des étendues d'eaux qui contrairement aux autres, ne sont pas entourés de roches... comme des flaques d'eaux gigantesque. Des troncs d'arbres, ou des moitié de sylvestres morts, flottent sur l'eau... et la nature elle-même semble pleurer, résistant bien moins à l'hiver dans ces zones qu'ailleurs. Immédiatement, j'ai en tête cette présence qui m'explose à la gueule dès que j'utilise la détection magique, éblouissant mon sens mystique... j'ai des flashs... je vois Tian-Long puis Natsu... et voit cette même expression de fureur sur leurs faces de monstres.
Un frisson parcours mon échine, renforcé par un vent glacé qui se déroule bien plus intensément, beaucoup moins obstrué par ces morceaux de forêts en ruines. Une certaine mélancolie me prend soudain aux tripes... je me rappelle du temps où je me prenais pour le roi du monde, où je me sentais invincible... ce temps béni où j'étais un petit merdeux.

Ma puissance actuelle ferait rêver le gosse que j'étais il y a peu... mais je vois tout le chemin qui me reste à faire et ça m'effraie... autant que ça m'excite. Si Natsu m'attaquait soudain ? Si les mercenaires se mettaient soudain à me traquer ? Et si Death se ravisait ? Si la Coalition Noire me récupéraient ? Si mon cœur ne se décide pas, que je continue à baisé l'un et l'autre comme j'y suis actuellement décider ? A force de courir deux lièvres à la fois, on en attrape aucun... mais ce ne sont pas des lièvres, l'un est un dragon et l'autre un revenant... c'est moi qui court, qui fait des allez-retours. Le décor m'écrase, me rappelle à ma propre faiblesse... et la forêt, ainsi défaite, avec ces cadavres d'arbres postés, m'apparait tel un champ de ruine après la bataille.
Soudain, je vois un vaisseau éclaté en morceaux dispersés que la nature dévore... et la neige commence à tomber sur mon épaisse cape noire. Ma capuche rabattue, le blanc se mêle à mon vêtement... petit à petit, je me recouvre d'un manteau de neige. Le froid atteint bien vite mon corps, couche par couche mais je me concentre pour ne pas tremblez... et si j'en ai la douleur comme l'épuisement que je ne peux ignorer, mon esprit l'ignore.

Quelque chose me percute violemment... un souffle brûlant m'emporte et force à une roulade maladroite dans la neige, me relevant grignoté par des flamiches qui meurent sur mes vêtements humides, déjà imbibés par un froid humide. La sensation de brûlure me recouvre entièrement, autant par le gel que par la chaleur et apparait alors la source ; un sans-cœur que je nomme sobrement plante de feu. Son corps en forme de tige noir portant l'emblème des sans-cœurs repose sur quatre pétales rouges, le même nombre entourant son visage aux yeux jaunes et au sourire de citrouille, un peu plus grand que moi.
Puis je vois le même sans-cœur, quasiment identiques sinon que ses pétales sont blanches et sa tige violette... celui-ci faisant naitre un glacier au niveau de son visage qui vole vers moi à vitesse moyenne... je le nomme, avec inventivité, plante de glace.

D'un glissade que renforce le sol de terre mi-verglas, mi-boue, j'esquive aisément le boulet de gel... et reporte mon attention sur l'autre plante incendiaire... la boule de feu est déjà lancée. Je me décale d'un petit bond sur le côté, faisant tournoyer ma clef avant de la lancer sur la plante... du coin de l’œil, je vois le sort qui rebondit par terre... et sur le point de lancer mon arme, un bloc de glace me percute sur le côté ! A l'impact, le glacier explose en milles éclats qui m'arrachent tissus comme peaux, mon corps finalement renversé et couvert de plaques blanches. Sclérosé par la glace, mon premier mouvement est freiné mais fissure le verglas... tandis que la boule de feu précédente me libère enfin mais me laisse en feu ! Le coup de froid, puis le coup de chaud, me laissent dans un état de faiblesse et je ne sens momentanément plus d'autres sensations qu'une brûlure irrégulièrement répartis sur tout mon être.
N'ayant pas le temps pour une autre manœuvre, je reste allongé mais roule comme et m'enroule dans cape comme si ce fut un tapis... ayant laissé ma clef sur place.

Quand je me relève enfin, désarmé mais pas impuissant pour autant, ma cape est en lambeaux, par ici gelé et par là carbonisé... aussi vite que possible, je lève ma main en l'air puis l'abaisse, le reste du corps parfaitement immobile. Mon être s'illumine alors d'une aura fluide et translucide ; je dirais même plus, une barrière + qui augmente ma résistance magique. A mes yeux s'offrent trois brasiers qui rebondissent au gré des opportunités du décor et deux boulets de glaces lévitant en ma direction comme des têtes chercheuses.

" Putain de sans-cœurs... " Au moins, les plantes ne bougeaient pas, ce qui m'arrangeait bien... et j'ai défié les deux monstres du regard, mes yeux au moins aussi jaunes que les leurs... mais animés par la haine, injectés de sang. " ...vous m'avez pris pour votre repas ? Je suis votre maitre ! " A l'instant où le premier glacier aurait du me toucher, une rhapsodie bleue est apparu et se laissa toucher par le sort, faisant s'évaporer la glace en une vapeur gelée qu'il absorba comme l'aurait une éponge avec de l'eau. Sans même avoir à le commander, le sans-cœur intercepta un deuxième glacier et je me suis simplement décalé pour esquiver le troisième, ma créature se jetant dessus dès son rebond. Puis j'ai attrapé la rhapsodie par l'antenne de son chapeau... et le reste de son corps ne le touchait pas, y restant pourtant relié comme par un élastique invisible.
Faisant tournoyer mon bras plusieurs fois avant de jeter mon petit monstre vers la plante de feu, une trajectoire en cloche le fit atterrir dans son dos... et se mit à l'attaquer de ses glaciers, s'en débarrassant rapidement. De mon côté, je me mis à courir vers la plante de glace, glissant subitement vers mon arme et me stoppant devant, fléchissant pour la récupérer.

Puis me suit relever en levant mon arme vers le ciel, fracassant un glacier mais endurant sa violente fragmentation que ma barrière + amortit quelques peu... ma rhapsodie bleue fait barrage de son corps à un glacier et j'en encaisse un de plein fouet à l'épaule, forcé de marquer un temps d'arrêt le temps d'accuser le coup. Alors mon sans-cœur absorbe une autre attaque glacée, je m'empresse de jeter ma clef sur la plante de glace qui fonce vers elle en tourbillonnant horizontalement. Profitant que l'arrosage de sort cesse un instant, je sprint vers mon ennemi d'une glissade... ma clef lui passe en travers de la gueule puis me revient, je l'attrape et l'achève d'un ultime coup puissant.
Enfin, je me relâche, m'écroule un genou à terre et la tête basse. Mon nez remplit de morve gelé me force à respirer par la bouche uniquement... je tente bien de l'enlever mais mes doigts sont rendus trop épais par mes gants, je refuse de les enlever. Chaque inspiration est un râle de douleur face à l'air glacial mais chaque expiration me réchauffe, relâchant un nuage de buée comme si je crachais de la fumée.

Évidement, je ne suis pas au top de ma force et suis raidit par cet enfer de glace... mais ma bio-mécanique fonctionne encore, c'est mon organisme qui ne fait que subir. La situation est plus tendue qu'elle n'en a l'air, je dois rappeler à mon esprit que ni la douleur, ni la fatigue ne m'empêche de bouger. Si je reste dans cette position de faiblesse trop longtemps, ma créature de ténèbres ne reconnaitra plus mon autorité... et m'attaquera. J'entends alors le bruit de la glace qui se forme dans un bruit de verre qui éclate mais face au danger, je me surpasse et d'un élan de volonté, me relève juste à temps.
La rapsodie bleu annule son sort au dernier moment tandis que d'un regard furieux, je la renvoie d'où je l'ai appeler. Très vite, avant que ma volonté ne s'estompe et ne me fasse céder à la dureté de cette échauffement, j'invoque un requiem vert.

Un simple échauffement puisque les plantes étaient simplement deux... et qu'il en reste une multitude d'après le contrat. Selon ce dernier, tout un point d'eau est devenu inaccessible alors qu'une partie de la forêt est devenue dangereuse et ma logique me dit que j'arrive à la lisière de cette zone. A coup de simple sort de soin, le sans-cœur me revigore quelques peu mais ce n'est qu'avec la répétition que je commence à me sentir relativement mieux. Ma respiration se calme mais peu importe à quel point il me soigne, l'hiver s'abat impitoyablement sur ma pauvre gueule et le cousin de la rapsodie bleue ne me régénère pas plus vite que l'hiver me descend. En revanche, il absorbe les sorts de foudre... mais de brasiers et de glace également, m'offrant une protection contre les deux types de plantes.

En plus, si jamais je perd le contrôle, le sans-cœur ne se retournera pas contre moi, incapable d'attaquer... mais se mettra à soigner mes ennemis, ce qui ne m'arrange pas plus. En plus, il n'a aucune capacité offensive... et je suis frustré de ne pouvoir contrôler qu'un seul sans-cœur à la fois. A vrai dire, la raspodie bleue avait déjà du mal à me protéger de tous les tirs d'une seule de ses plantes... donc quand elles seront présentes en masse, ça ne tiendra pas la route. D'ailleurs, je doute qu'un seul sort de soin suffise à réparer les dégâts d'une seule attaque encaissée.
Alors je le renvois comme on jette une chaussette... et le remplace par un Opéra Jaune, adepte des sorts de foudre, qui me suit en flottant tranquillement.

Quelque chose attire mon oreille... et je pivote le cou vers la gauche, mon sans-cœur pivotant lui aussi ! Une visage d'une de ses plantes dépassent alors d'un tronc d'arbre, le reste de son corps dissimulé. D'un claquement de doigt rageur, j'indique à mon sans-cœur de le cibler et saute aussi haut que je peux dans la seconde, claquant frénétiquement des doigts pour que lui aussi se déchaine ! Celui-ci enchaine foudre sur foudre et un peu au pif... profitant de l'humidité des lieux pour atteindre tous les sans-cœurs végétaux de la zone ! Puis je retombe et tend une paume ouverte vers ma créature, lui ordonnant d'arrêter. L'opéra jaune était alors tout proche de moi quand un projectile le frappe... pour qu'à l'impact soit libéré... bordel ! Je sais pas trop ce que c'est mais je m'écarte d'une roulade direct !
Mon sans-cœur s'est fait déchirer la gueule en une attaque et franchement... je le sens mal... puis dans un réflexe salvateur, je frappe un projectile solide... et le dévie en tenant ma clef à une main, manquant de me dévisser le poignet ! Me décidant alors à la tenir à deux mains, je pars un autre projectile mais fait de flammes qui me dévorent complètement... or, depuis le temps, ma barrière s'est dissipé. Pas le temps de me soucier, même si je brûle, que je dois parer une autre graine... mais celle-ci explose directement, me pétant un nuage de poison à la gueule !

Complètement aveuglé, en train de cramer et me prenant soudain un sort de glace, je tombe à terre... puis me roule au sol en espérant au moins éteindre les flammes... me relevant pour courir à l'aveugle ! Le sol se dérobe alors sous mes pieds et je sens mes entrailles qui remontent... puis m'enfonce douloureusement dans l'eau glacée. Alors que j'achève de couler, j'hésite à remonter à la surface mais le manque d'air se fait vite sentir... je dois être arrivé au fameux point d'eau inaccessible à cause des plantes... et vu comme ça mitraille à la surface, je sais que j'y suis !
Levant les yeux au ciel, j'aperçois l'eau qui se fait vapeur en surface... des blocs de glaces qui semblent nager vers moi comme des poissons sans nageoire et des graines qui coulent à pic comme des torpilles.
Et là... je nage comme j'ai jamais nager de ma vie, poussée par le danger... je donne tout ce que j'ai pour allez aussi vite que possible ! Le froid m'engourdit assez pour ne presque rien ressentir... et je rase le sol afin de rallonger la distance entre moi les projectiles. Plus vite que je ne m'enfuis, les nuages toxiques se répandent au fond du lac en une brume, lente et rapide à la fois, me forçant à remonter. La surface était tout aussi inhospitalière, je zigzag pour esquiver les graines et me dépêche jusqu'à sortir de l'eau sur une colline de pierre. La terre y fut tellement ravagé qu'on ne la voit presque plus.

Je peux plus invoquer de sans-cœur, là, où il se retournera probablement contre moi... mais rien ne m'oblige à faire le combat en une fois ! Je peine à distinguer les plantes qui tirent des graines ou des graines toxiques alors je m'enfuis simplement par un coin de forêt pas trop ravagé. Les sans-cœur plantes sont... disséminés un peu partout autour du lac... comme si on avait jeté une poignée de graine tout autour et loin de se contenter du rivage, elles occupaient aussi les alentours. Dont le chemin que j'ai choisi pour ma fuite !

Ces saloperies sont plutôt nombreuses ! J'ai repéré quatre types de projectiles... des brasiers et des glaciers que je dois éviter de parer ou d'encaisser... des graines toxiques que je dois à tout prix esquiver... puis des graines ' classiques ' que je peux parer mais difficilement. M'offrant un sort de barrière + au plus vite suivit d'un sort d’invisibilité éphémère, cherchant à limiter la casse, j'ai usé de détection magique alors que je courais dans la forêt.
J'ai localisé toutes les plantes sur un rayon de vingt mètres. Hormis celles qui mitraillaient de graines ou de sorts pour m'avoir, déjà moins précise alors que mon corps était devenu flou et transparents, je pourrais surprendre les autres.

J'ai alors glissé vers un sort de feu, me servant de mon élan comme de ma protection magique pour passer au travers, encaissant brièvement la chaleur pour bon dire et jeter ma clef vers une plante de feu ! J’atterris, manque de me faire surprendre par des glaciers qui me poursuivent depuis le lac... mais me sauve d'un deuxième glissade, à bout de souffle. Dès que je suis assez proche de la plante de feu, celle-ci se met à marteler le sol de sa face ! Esquivant le premier coup de boule, je me glisse dans son dos d'une roulade et la laisse encaisser les brasiers à ma place, pour crever.
Je vois une plante sans-cœur à ma gauche, identique à celle de feu et de glace mais vertes avec des pétales roses qui tire une graine ! Pas précaution j'esquive... pour m'apercevoir que ce modèle ne tire que des projectiles simples... et attendant le deuxième projectile, je tiens alors ma clef à deux mains. J'attends encore un peu, tendu, puis renvoi une deuxième graine comme un joueur de baseball l'aurait fait durant un match ! Assommé par son propre projectile, je l'atteins d'un diskobolos et fin de l'histoire pour elle.

Puis des graines en rafales viennent me surprendre... j'en chasse une première vague d'un revers de clef mais la deuxième vient trop vite pour moi... à force, je perds en réactivité. Ça m'atteint, me fait reculer de quelques pas mais je me tiens obstinément debout le temps de l'attaque, posant finalement un genou à terre. Ma cape est en lambeaux, trouées et déchirés au point qu'elle tombe d'elle-même, ne laissant apparaitre que mon armure de cuir écorchée au point de dévoiler ma peau meurtrie par les plaies et les bleues. Le froid en profite pour immédiatement venir salé mes blessures... la douleur est plus forte que jamais, me raidit au possible et rend chaque choc bien plus douloureux. Ce sans-cœur là, il est un peu différent... plus petit que les autres, ses pétales oranges avec un visage sans sourire, sa petite tige verte reposant sur quatre pattes immobiles rivés au sol. Toujours aussi original, on va dire que c'est une fleure bloquante... et sans même avoir le temps de me révéler, une graine m'explose à la gueule... libérant un nuage toxique ! Enfin, ce n'est pas vraiment du poison mais cela m'aveugle en me brûlant les yeux, plus proche de l'acide que du gaz lacrymogène.
J'attends pas pour lever mes bras vers le ciel et aveugle, m'enserrer moi-même comme on le ferait avec quelqu'un qu'on aime pour le protéger... mon ombre m'entoure alors en une petite sphère protectrice. Mon corps tremble alors que mon sort me protège des graines... des glaciers... mais laisse apparaitre une faille contre la lumière émise par un brasier qui la repousse.

D'un réflexe qui m'a probablement sauver, je tends mes bras à mes pieds et la dématérialise une seconde... pour la fait qu'elle s'élève soudain ! Propulser par mon ombre dans les airs comme par un sort de roche, je décolle et atterrit dans les branchages d'un arbre. Ou plutôt, je m'y écrase pour me faire lacérer par l'arbre lui-même qui, dégarni en hiver, ne me dissimule même pas.

Bordel, je m'enlise là ! Faut que je me casse, que je récupère vite fait... et que je revienne leur faire la misère. M'extirpant de mon arbre, je parviens à bien gérer ma chute malgré mon état, enchainant ma réception d'une roulade et puisant dans ce qu'il me reste de ressource un sprint. Finalement, je me retrouve au niveau du vaisseau où il n'y avait que deux plantes, déjà vaincu.

Dès que j'ai un moment de calme, je me réfugie dans la carcasse de ferraille et m'y affale complètement... c'est pas confortable, c'est gelé autant qu'envahit de végétations mais au moins, j'y suis protégé du vent. Alors, j'ai presque repéré tous les sans-cœurs... sauf celui qui tire des trucs empoisonnés qui sont particulièrement dangereux, ça me laisse vulnérable aux autres tirs. Je prends mon temps pour récupérer et ma symbiose revenu quelques peux, je bricole un feu de camp à l'abri de la seule aile du vaisseau, faisant apparaitre un nocturne rouge pour l'allumer. Puis je le renvois aussi tôt. Je me réchauffe, tranquillement... ça fait un bien fou... la douce chaleur d'un feu qui enfin ne me veut aucun mal. Patient, j'invoque cependant un requiem vert dès que ma symbiose me le permet, me laissant soigner à coup de soins... ça réduit mes plaies, mes bleus et mes brûlures sans réussir à vraiment les soigner.
Tout ça est arrivé très vite pour moi donc je résume un peu la géographie pour moi, histoire de situer les lieux. Y a un lac, plus grand que le reste et tout autour, des plantes sans-cœurs sont dispersés sur une zone plutôt large. Trop bien près de mon feu, je finis carrément par m'endormir... et me réveille à la nuit tombée... mon feu finalement s'éteint alors qu'il neige deux fois plus qu'à la lueur du jour.

Par contre, je suis plus ou moins en forme même si j'ai la dalle... toujours plus ou moins gelé mais mon corps s'est habitué à la température... ou plutôt, se résigne à faire avec. Vu comme le Centurio m'a à la bonne, je ne me risquerais pas à revenir avec un contrat inachevé ou échoué... et je me fais la réflexion, encore une fois, en quoi ça change de la Coalition Noire ? Sinon que les mercenaires ne se sont jamais fait connaitre pour leurs exécutions en grandes pompes ! Allez, on y retourne mais cette fois-ci, on va la jouer fine.
J'approche, aussi furtif que possible tout en maintenant ma détection magique... et ouais, je ne compte pas me mouiller cette fois. Puisque je vous disais être en forme mais c'était tant que je restais immobile.

J'ai le ventre vide, je suis malade à crever et mon nez est bouché... rien ne va comme il faut, mon organisme me parait semblable à patchwork maladroit où rien n'est fluide. La seule chose que j'ai pour moi, c'est mon quota de sommeil mais je m'épuise à lutter contre le froid. Faut vraiment que je fasse plus attention à ma santé et mon hygiène de vie. Plutôt que d’aller au casse-pipe, j'invoque un Opéra Jaune pour qu'il aille à ma place... et d'un regard, je lui envois un flash où il foudroie à tout va les plantes sans-cœurs.
La petite créature part au loin... je maintiens ma détection magique, suivant sa présence et ne la perdant pas d'une semelle puisque je ne peux la différencier des plantes sans-cœurs.

J'entends la foudre, assis sur un tronc d'arbre et aperçoit même quelques flash de lumière... deux plantes ont eu le temps de mourir avant que mon Opéra Jaune ne disparaisse. Ainsi, je réitère la stratégie plusieurs fois d'affilés et quitte à ce que vous vous emmerdiez, moi au moins, je m'économise. Ce petit manège dure toute la nuit durant et je vous avoue avoir moi-même finit par me chier... mais je n'ai pas cédé, faisant preuve de discipline mentale, j'ai conservé ma stratégie en vue de ne pas m'affaiblir plus que de raison.
Sérieusement, je n'avais pas envie de me trainer des séquelles et contrecoup sur dix ans... même si ma nuit, et ce qui a précédé, ont bien suffit à me laisser complètement vidé. Putain, me restait encore à retourner jusqu'à la station... courage Surkesh, courage !
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Le Chasseur Ardent
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Ven 6 Jan 2017 - 23:33
Alors franchement...franchement...j'ai vraiment bien aimé ce Rp Smile

Y'avais de l'action, de l'introspection (y'en a d'ailleurs beaucoup dans tes Rp...C’est super cool de voir l'évolution de la mentalité de Surkesh petit à petit, ainsi que ses remises en causes).

Déja pour ce qui est du combat c'est beau, c'est violent, c'est hardcore...on sent que tu te démène pour la réussir coute que coute pour vouloir faire tes preuves et tous et tous....non c'est bien. Je mets même une super bonne mention sur le fait que tu te ne rend pas la vie facile ! Tu t'es renseigné sur l'ancien affrontement de Natsu et a donc fait en sorte que les Sans-coeur sont éparpillés un peu partout dans la zone...et rien que quand on voit comment tu galère on début on s'attend à un affrontement épique qui va te pousser dans tes dernier retranchement et te forcer à recourir à tout ce que tu as pour parvenir à tes fins.

Bon ce n'est pas non plus parfais, j'ai dénotés quelques erreurs de conjugaisons par moment (bon ça ne m'est pas sauté aux yeux non plus...mais ça m'a fait légèrement tiqué quand même), fait attention à te relire.
De plus, y'a encore quelques petites erreurs dans l'estimation de tes Statistiques...genre réagir presque instantanément à un sort de brasier sur le point de toucher ton ombre...alors que celle-ci t'enveloppe entièrement pour te protéger comme un cocon...tu vois où je veux en venir ?

Puis il y a aussi un autre élément qui a fait perdre un peu de tension à cette aventure: le Froid !
Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit...j'ai compris et ressentit l’hiver bien neigeux dans ton aventure. j'ai même trouvé très juste comment tu te décris dans le milieux glaciale....cependant...t'es tombé dans un lac glacé.....et t'en est ressortit comme si t'était simplement mouillé....Bon tu as eu la bonne idée de te réchauffer à un moment pour calmer tes grelottements...mais voilà...c'est dommage qu'il n'y ait pas eu plus de sensations de danger lié au froid mordant, au fait que tes vêtements sont en train de geler à cause des basses température....

Et puis je vois le moment où tu commences à te dire que c'est trop chaud...que il te faut te retirer...et moi je commence à me dire "ho putain mais c'est bon ça !!! il va abandonner sa mission comme un vrai pro qui sais où sont ses limites"....Et au final tu pond une fin...expéditif avec ton Opéra Jaune....ça m'a presque dépité....
Alors l'idée....n'est pas bête en somme....mais dit toi quand même que tu es dans le froid, trempé jusqu'aux os avec un petit feu minable pour te réchauffer en train "d'essayer" de contrôler mentalement une bestiole que tu ne vois pas pour attaquer d'autres bestioles (sachant que tu n'arrives pas à différencier ton sans-coeurs des autres comme tu le dis)....du coup c'est vraiment dommage....y'avais tout pour faire une mission vraiment bien qui finit sur un échec (et honnêtement je ne t'aurais pas tenus rigueur de ça....y'a un Général qui s’est battu juste avant ici et c'était pas de la rigolade).

D’ailleurs les Mercos je vous invite à parfois rater des missions ! Certes c’est pas terrible au niveau Rp pour le business mais on n’est pas infaillible non plus ! Puis ça permet à nos perso de devenir meilleurs dans leur état d’esprit qu’uniquement avec des PS ;)

Bon ça fait peut être beaucoup de points négatifs dit comme ça....mais je maintiens que j'ai vraiment bien aimé cette aventure au final.

Difficile : 35 points d'expérience + 350 munnies + 4 PS. (2 en Psychisme et 2 en Symbiose)
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