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Jeu 5 Jan 2017 - 10:19

[MINI-SERIE]


Quelques parts sur l’une des nombreuses routes de la Péloponnèse entre Argos et Olympie, un petit groupe de voyageurs, tous identiquement vêtue, avançaient lentement depuis plusieurs jours à dos de cheval sous la fine pluie qui les arrosait dans un demi-silence.

- Temps de meeeeeeeeerdeeeeeee ! se mit à geindre mollement Victor sur son cheval, enveloppé sous la large cape qui devait, normalement, l’aider à supporter froid glaciale de l’averse.
- La ferme Vic’ ! Lui répondit Silphide. Ou je te jure qu’à la prochaine je te fais bouffer tes propres bombes par le cul !
- Par pitié frangine, fais-le ! ça fait au moins quinze fois que tu le lui promets sans rien faire !
- Je n’ai pas envie de devoir payer son enterrement ! Pesta la seule membre du groupe dont on pouvait apercevoir une longue chevelure noire bouclée chuter de sous sa capuche. Si je suis seule responsable ça sera entièrement à mes frais.
- Je donnerais n’importe quoi pour un bon feu de cheminé avec une bonne bière en main
- C’est pas un temps différend de Port Royale tu sais. Nous aussi ont à la pluie.
- Ouai mais il fait jamais aussi froid bordel ! Les Caraïbes c’est plus chaud quand même !
- Ça se prétend pirate et ça n’est même pas capable de supporter des températures légères. Ricana Silphide en tournant légèrement son regard vers son compagnon.


Ce dernier ronchonna une nouvelle fois avant de se plaindre à celui qui était en tête de file pour ne pas les avoir prévenues sur le temps de ce Monde. Aristarque de son nom, Arcadien respectueux et gladiateur vétéran dans le célèbre Colisée de l’Olympe. Devenu Mercenaire après avoir accumulé suffisamment d’argent pour acheter sa liberté, il fut envoyé dans ce monde avec ses acolytes en urgence pour débusquer et ramener des créatures de toutes sortes afin de remplir le Colisée maintenant vidé de ses « artistes ».
Le silence qui suivit le questionnement de Victor laissa un silence gêné dans le groupe que seul le clapotis des gouttes d’eau sur leur cape venait gâcher. Bon nombre des pauvres gladiateurs lâchement assassinés dans leur sommeil avait, autrefois, été des compagnons de jeux de l’Arcadien. Bien que cette ancienne vie fut loin derrière, il ne pouvait pas oublier ces liens qu’il avait créé avec eux durant toutes ces années de lutte. Bien sûr il savait qu’un jour où l’autre, certains finiraient pas tomber sur un adversaire trop fort. Mais mourir d’une telle façon, cela ne pouvait que l’attrister et en même temps l’enrager.

- Ari’… l’appela l’un de ses compagnons en rapprochant sa monture de la sienne pour le sortir de ses sombres pensées. T’es toujours avec nous vieux ?
- Hum ?...
- T’as pas dit grand-chose depuis qu’on est parti….On t’as laissé ton espace et ton moment à toi pour digérer mais d’après ce que tu nous as dit au Colisée, on devrait pas tarder avant d’arriver à notre destination. Tu pourrais commencer à nous parler des bestioles qu’on va chercher….
- Des Hardis que je crois m’souvenir !
- Des Harpie Samuel, le corrigea Aristarque d’une voix grave légèrement cassée.


L’Arcadien prit une profonde inspiration. La part la plus importante de cette mission lui incombait puisqu’il était l’unique natif de ce monde dans le groupe. Si il ne voulait pas perdre encore plus de ses camarades, il se devait de finir son deuil et de continuer à avancer.

- Ce sont des créatures légendaires dans ce monde. Mi-femme, Mi-oiseau. Elles sont d’une grande cruauté et tourmentent jusqu’à la mort les hommes qui ont le malheur de finirent dans leur antre.
- Genre comme des Sirène ? l’interrompit Victor avant de se faire mettre au silence d’un regard noir de l’ensemble de ses camarades.
- Celles que nous allons capturer oui…Si mes souvenirs sont exactes, le lieu où nous nous rendons abrite des « Troisième générations ».
- Des troisièmes générations ? qu’est-ce que c’est exactement ?
- C’est comme ça que j’ai déjà entendu des chasseurs de monstres les appeler. Les « Premières générations » sont les Harpies originelles : Aellô, Ocypétès, et Célaeno. Un corps d’oiseau géant et une tête de femme, elles sont des pouvoirs quasi-divins. Seul des types comme Auron, Jecht ou Natsu peuvent les affronter. Les « Secondes générations » sont leurs filles. La plupart étant issue d’un lignage à moitié humain, elles ont un corps de femme recouvert de plumes dont leurs bras sont de puissantes ailes et leurs jambes de redoutables serres. Elles sont bien moins dangereuses que leur mère, mais elle reste encore trop puissante pour que nous puissions en capturer une vivante avec notre petit groupe.


Un fin grommèlement ce fit entendre de la part de Victor par ses camarades les plus proches. Celui-ci était vraiment doué pour râler s’étaient-ils mit à penser.

- Et enfin les « Troisièmes générations ». Ce qui les différencie des précédentes c’est que leur bras et leurs ailes sont dissociées et qu’elles sont également plus faibles. Mais ça ne veut pas dire qu’elles seront faciles à capturer pour autant. Elles sont rusée et très rapides. De plus, selon leur ascendance, elles possèdent des pouvoirs différents.
- Quel genre de pouvoirs ?
- Les mêmes que leur génitrices : Aellô dont le plumage est gris, est capable de créer des orages dévastateurs. Ocypétès, dont le plumage est blanc et beige, est dotée d’une vitesse imperceptible. Et  Célaeno, dont le plumage et bleu nuit, use de sortilèges trompeurs pour piéger ses proies.
- De vraies garces quoi, maugréa Silphide.


Le silence retomba alors sur la petite troupe pendant que le pas de leur monture les menait au milieu des pleines montagneuses. Jusqu’à ce que leur guide et chef de file parvienne à apercevoir au loin la lueur de leur prochain et dernier escale en ce monde : la cité-état grec Mantinée.



Dernière édition par Natsu Dragneel le Jeu 5 Jan 2017 - 10:51, édité 2 fois
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Jeu 5 Jan 2017 - 10:26



Devant le feu de cheminé en pierre blanche du Thermopolium où il s’était arrêté pour la nuitée, le groupe de six Mercenaires se prélassait en dégustant quelques spécialité local tout en discutant des nombreuses autres caractéristiques des créatures qu’ils avaient décidé de capturer. Aristarque s’exécutait à répondre à un maximum de questions de ses camarades afin que tous soient le plus au courant de ce qui les attendaient. Cependant, l’ancien gladiateur n’avait pratiquement jamais croisé de ces créatures en vrais, tous ce qu’il pouvait leur raconter n’était que des rumeurs et autres histoires qu’il avait entendu durant toute sa vie dans ce monde avant de le quitter pour Port Royale.

- ταβέρνα, appela Aristarque en brandissant le bras en direction du gérant de l’établissement ένα δωμάτιο για μένα και τους συντρόφους μου για τη νύχτα παρακαλώ !
- αμέσως ταξιδιώτες, lui répondit ce dernier avec un fin sourire de courtoisie avant d’appeler sa compagne.
- Qu’est-ce que tu leur à dis ?
- De nous préparer nos chambres. Nous repartiront demain matin pour traquer les Harpies.
- J’espère que les types qu’on a croisés durant notre voyage ne nous ont pas raconté des salades au sujet du coin où on pouvait trouver ses saloperies….j’ai pas vraiment envie qu’on s’amuse à ratiboiser toute la région…on ne roule pas trop sur l’or.
- Estime-toi heureux qu’on partage les frais de voyage !


Victor bougonna une énième fois en rappelant au groupe la vitesse à laquelle leur bourse se vidait, tout en engloutissant son assiette. Ces derniers ne lui répondirent pas, mais ils ne pouvaient pas s’empêcher de pester intérieurement en sachant que leur ami disait vraie….cette aventure avait intérêt à leur rapporter un bon paquet de fric pour plus tard. Aussi se mirent-ils à discuter longuement sur les manœuvres qu’ils devront prendre une fois qu’ils seront en face de leurs proies.


La nuit passa et un nouveau jour ce leva sur les terres de la Grèce. Le groupe de Mercenaires harnachait les nouvelles montures qu’ils avaient achetées pour remplacer les précédentes, trop exténué par le voyage pour continuer leur office.
Le temps s’était partiellement découvert durant la soirée, chacun d’entre eux se permettait de voyager plus légèrement. Arborant leur tenue habituelle de Port Royale, pantalon, chemise, botte et veste en cuir. Laissant également transparaitre l’équipement qu’ils avaient amené avec eux pour cette chasse. Silphide et son frère jumeau Hanton de Grimm, possédaient deux pistolets attachés dans leur dos ainsi qu’un sabre à leur hanche. Chacun d’entre eux attachait solidement un filet convenablement enroulé sur leur monture pour qu’il ne chute pas durant le trajet. Victor, Samuel et Stéphane, trois pirates des Caraïbes, n’avaient pas leur pareil en matière d’équipement. Le premier regorgeait de mini-bombes en tout genre tout autour de sa taille et était pourvut de deux hachette de lancer à sa ceinture. Le second ne possédait pas moins d’une dizaine de pistolets fixé sur ses vêtements en de multiples endroits, ainsi que deux Kukris qui s’entrecroisaient sur son dos. Quant au dernier, celui-ci préférait des outils plus rudimentaires, et était affublé d’un arc et d’un carquois dans son dos, tandis qu’à sa ceinture pendaient deux paires de bolas d’un cotés et une hachette de l’autre.

Aristarque, quand à lui, avait abandonné l’équipe quelques instants en les laissant finir de préparer leurs affaires pendant qu’il se rendait au temple d’Hares pour donner un dernier hommage à ses compagnons ainsi que lui demander la force de réussir cette mission tout en protégeant ses amis.
Un genou à terre devant l’autel du dieu de la Guerre, armé de son trident et de sa rondache, et arborant son ancienne tenue de gladiateur à la mémoire de son passé : son casque d’hoplite, une épaulette lui protégeant également une partie de la gorge, des bandelettes en cuir fixées sur ses jambes pour lui renforcer ses articulations, et une protection de tissus renforcé et de cuir lui entourait tout le bras qui lui servait à manier son trident. Et pour seuls habits, il ne possédait qu’un pair de sandale et un pagne en linge.

Lorsqu’il rejoignit enfin ses compagnons, ceux-ci affichèrent une mine confiante et pleine de sureté. Ils avaient beau être en train de se jeter dans un monde totalement inconnu pour eux, cela ne les effrayait pas plus que cela car c’était leur train de vie quotidien. Faire des boulots que personnes ne voulait faire était leur crédo. Le crédo des Mercenaires !
Le groupe avait loué des chevaux supplémentaires ainsi qu’une charrette dans laquelle étaient entreposé de lourdes chaînes ainsi que plusieurs sacs en jutes doublé de cuir à l’extérieur.


La fine équipe chevaucha pendant près d’une heure jusqu’à atteindre le pied des falaises qui encerclaient la grande ville. Arrivant devant une large crevasse en son sein, le groupe y laissa leur monture et continuèrent le chemin à pied dans un silence presque morbide en emportant l’intégralité de leur équipement, ne laissant que les affaires de la charrette derrière eux pour le moment. Seul le chuintement du vent entre les pierres créait une mélopée macabre à leur marche. Masquant par la même occasion le bruissement de leur pas.
Chacun de leurs sens étaient à l’affut du moindre détail. Désormais, le danger pouvait provenir de n’importe où ! Les Harpies pouvaient ne pas être au courant de leur présence, comme être en train de préparer le moment où elles fondraient sur eux à la vitesse de l’éclair. Il fallait impérativement à la compagnie trouver un indice sur l’origine de leurs proies. Connaitre leur plumage leur permettrait de mettre en place un plan approprié pour les capturer. Dans le cas contraire, la surprise que pourrait déclencher leur attaque serait renforcée pendant quelques instants par leurs aptitudes extraordinaires. Ce qui au final, entrainerait irrémédiablement la fin de cette mission pour l’équipe.

Plusieurs fois ils durent gravir des pentes escarpées et marcher en équilibre sur des rebords étroits avant de finalement parvenir à se hisser sur les plateaux supérieurs des falaises d’où ils pouvaient désormais avoir une plus grande portée de vision.
Les plaines rocailleuses qui s’étendaient à perte de vue laissaient un spectacle presque irréel d’une mer dentelée de pierre semblable à la mâchoire titanesque d’une ancienne créature qui aurait sombré dans un sommeil éternel depuis l’aube des temps. C’était à la fois beau et terrifiant à observer.

Au bout de quelques minutes de marches supplémentaires, Aristarque fit signe à ses compagnons de s’accroupir tandis qu’il continuait d’avancer lentement pour ramasser ce qu’il venait de trouver : une poigné de plume de la taille d’un avant-bras de couleur grisâtre.
D’un geste de la main, il convia le groupe à le rejoindre pour leur montrer sa découverte.

- Des souffleuses donc hein ? grommela Siphide entre ses dents. Va falloir éviter les endroits étroits et ne surtout pas se retrouver près des bordures.
- ‘Va surtout falloir qu’on les empêche d’utiliser leurs pouvoirs ! sinon, même si on parvient à les capturer, elles se montreront trop difficile à mâter pour qu’on les emporte convenablement….des suggestions Ari’ ?
- Huuum…..les troisièmes générations sont limitées par l’usage de leur pouvoir. Elles ne peuvent y recourir qu’avec leur main à l’identique de magiciens. Elles sont cependant plus avantagé par le fait que leurs ailes soient séparées de leur bras, elles ont ainsi plus de manœuvrabilité et de possibilité d’action en échange d’une puissance plus faible. Pour l’instant nous devons trouver leur nid et nous assurer de leur nombre. Si jamais elles sont trop nombreuse, nous devront demander de l’aide en plus au Centurio
- Et donc partager encore plus la récompense….bonjour le bénéfice dans tout ça…


Stéphane caressa le sol où reposaient les plumes avant de prendre une grande poignée de poussière et de laisser lentement s’écouler son contenue de sa main. Si ces créatures avaient un semblant de mentalité animale, alors ces plumes devaient être comparables à une mue qu’elles avaient arrachée comme on se débarrasse d’un surplus. La saison n’est pourtant pas propice au fait de se débarrasser des plumes les plus chaudes pour se prévenir contre les fortes températures….il devait donc y avoir des plus jeunes dans le groupes….et elles étaient en pleine croissance.

Lorsqu’il fit part de son ressentit au groupe, Aristarque acquiesça le raisonnement de son compagnon avant de proposer de se concentrer en priorité sur les plus jeunes. Elles seront plus faciles à attraper et pourront servir d’appât pour capturer les autres. Voir pour les empêcher de les attaquer en masse. Les Harpies ont un fonctionnement très protecteur envers les plus jeunes, mais ces dernières ont rarement le réflexe d’agir de concert avec leurs aînés, elles s’exposeront donc plus souvent au danger que les autres. Cela leur facilitera la tâche.

Il leur restait toujours à savoir où pouvait nicher leurs proies. Les plumes qu’ils avaient trouvés pouvaient avoir été projetées par le vent depuis n’importe quel endroit. Jusqu’à ce que les jumeaux affirment que la disposition des lieux ne permettait au vent de prendre qu’une seule direction : de l’Est vers l’Ouest. Or…ils venaient justement de l’Ouest ! Il ne leur restait qu’a continuer leur marche jusqu’à parvenir à trouver de nouveaux indices.

De longues heures supplémentaires passèrent. Entre les passages dangereux et les détours que leurs équipements les obligeaient à prendre afin de préserver leur cap. Mais pas chance, ils purent trouver des ossements de ce qui pouvait être les malheureuses victimes des créatures volantes. Un Cadavre incomplet de ce qu’il semblait être une vache. Les harpies avaient due se disputer le butin en vol et un morceau de la bête était tombé entre les rochers. Leurs corps devaient probablement les empêcher de se faufiler suffisamment pour récupérer leur nourriture.
Quoi qu’il en soit, le groupe présumait qu’il se rapprochait petit à petit de l’antre de ces femme-oiseaux au fur et à mesure que le sol et les parois laissaient entrevoir de plus en plus de restes animaux et humanoïdes. Déjà, chacun des membres de l’équipe se mettait à réfléchir plus activement à comment exploiter leurs talents dans un tel endroit face à leurs futurs adversaires.
En même temps, Aristarque et Stéphane s’éloignèrent rapidement du groupe pour aller voir ce qu’il pouvait y avoir plus loin. Le vent semblait leur apporter une odeur de basse-cours. Et leur odorat ne les avait pas trompés ! Au bout de quelques dizaines de mètres, le duo put enfin avoir un visuel sur une corniche de laquelle s’élevait des piaillements stridents.

Dissimulé derrière les roches, l’Arcadien et le Pirate eurent tout le loisir d’observer plus attentivement leur cible avant d’être rejoint par leur camarade. La corniche était à une hauteur de quinze mètres. Et de leur position ils parvenaient à deviner un enfoncement dans la paroi pour permettre aux créatures de se mettre à l’abri lors des nuits froides ou du mauvais temps. D’ailleurs en parlant des Harpies, celles-ci semblaient être au nombre de cinq. Deux jeunes et trois âgées….Mais rien ne disait qu’elles n’étaient pas plus nombreuses. Leur corps maigre était couvert d’un léger duvet gris-argenté, plus foncé chez les moins jeunes, qui se terminaient au niveau de leurs épaules et de leur entre-jambe. Leur bras et leurs jambes nues étaient mince mais sec, et leurs ongles étaient longs et épais comme des griffes. Leur chevelure était un long plumage qui descendait en cascade le long de leur dos, duquel jaillissait de fines ailes repliées.
Enfin ils avaient trouvé ce qu’ils cherchaient. Mais le plus difficile restait à venir : les capturer sans leur faire le moindre mal…ou au moins parvenir à les amocher suffisamment sans que leurs blessures ne soient irréparables et que leur efficacité au Colisée s’en retrouve réduite. Cela nuirait à la marchandise.


Ils avaient pu observer les lieux en venant. Ils avaient estimé la façon de penser de ces créatures à l’état et la disposition de leurs précédents repas. Maintenant ils prirent en compte la physionomie de leur cible pour déterminer un plan suffisamment aboutit pour les capturer sans coups féries. Leur cohésion, doublé aux conseils d’Aristarque sur le comportement des Harpies finirent par les mettre tous d’accord sur la manœuvre à suivre. Et alors que l’intégralité du groupe retourna sur leurs pas pour préparer le piège qu’ils avaient imaginé, l’Arcadien resta à sa position pour veiller à ce que les créatures ailées ne sortent pas prématurément de leur repère.

Les minutes passèrent. Aristarque eu l’impression qu’elles étaient des heures. Plusieurs fois les muscles de son corps se raidirent quand il lui semblait voir au moins une des harpies battre frénétiquement des ailes en bondissant. Elles semblaient surexcitées, prêtes à prendre leurs envols pour une nouvelle chasse d’un instant à l’autre. Et personne ne revenait pour le tenir au courant de la finalité des préparatifs. Une jeune commença à s’impatienter. Elle couina d’une voix gutturale avant de s’avancer frénétiquement auprès du rebord. Ses compagnes semblaient la disputer dans une série de petits cries éraillés. L’ancien Gladiateur ne perdit pas l’opportunité que lui laissait cette scène de famille pour prendre rapidement un galet avant de le jeter le plus loin possible dans la direction opposée où il se trouvait. L’écho produit par le choc de la pierre attira soudainement l’attention de toutes les créatures. Elles s’étaient regroupées au bord de leur corniche à observer avec avidité ce qui avait pu causer ce bruit. Piaillant comme des chiffonnières.
Au même moment, Samuel fit une légère tape sur l’épaule de son compagnon pour lui annoncer le début des opérations. Aristarque lui répondit d’une franche poignée de main avant d’enfiler son casque et de porter haut et fièrement son bouclier et son trident auquel il avait retiré la pique centrale. Celle-ci pouvait se dévisser, ce qui lui permettait par moment d’utiliser son arme pour immobiliser efficacement ses adversaires à l’époque du Colisée. Une chance qu’il n’ait rien perdu de ses habitudes durant sa vie de Mercenaire.

Alors que son compagnon repartait hâtivement à sa position, l’Arcadien prit quelques secondes pour inspirer longuement afin de trouver calme et sérénité. Un rituel qu’il n’avait jamais cessé de faire chaque fois qu’il s’apprêter à entrer dans le feu de l’action.
Puis il pénétra dans « l’arène ». Se campa noblement et parfaitement droit dans l’entrée du passage d’où il venait, plantant son arme dans la pierre pour alerter les créatures de sa présence. Celle-ci se mit alors à le fixer de leurs yeux de rapaces. Le visage marqué par la faim et la dureté de leur vie sauvage et bestiale. De leur mâchoire s’écoula un filet de bave tandis que leurs lèvres se retroussaient pour dévoiler des rangées de dents pointues et noircies.

- Έλα! το κακό πουλιά. Marmona l’ancien gladiateur dans sa barbe tout en défiant fièrement du regard ses adversaires.

Et dans un hurlement terrifiant à glacer le sang, le groupe de Harpie prirent leur envol les unes à la suite des autres pour ensuite se mettre à tourner dans le ciel au-dessus de leur nouvelle proie. Révélant alors leur véritable nombre : dix ! Six adultes et quatre jeunes….
L’’Arcadien s’arma enfin de son arme tout en levant son bouclier à la hauteur de ses épaules. Prêt à réagir au premier mouvement d’assaut des monstres.

L’une d’elle, une agée, brandit sa main griffue dans la direction du guerrier avant de projeter une violente rafale de vent qui souleva un imposant nuage de poussière. Aristarque enfonça son poids dans le sol tout en prenant appuis de ses pieds sur un rocher pour résister solidement à la bourrasque qui tentait de le déstabiliser. De minuscules lamelles de vent vinrent lui taillader les jambes et le visage tandis que le nuage de poussière le rendait presque imperceptible. Mais il lui fallait attendre qu’il retombe pour que ses adversaires comprennent qu’il serait plus difficile à abattre qu’avec un simple courant d’air.
Quand ces dernières se rendirent comptent à quel genre d’homme elles avaient affaires, elles échangèrent de nouveaux cries inhumains avant de se mettre à fondre dans sa direction. Le moment qu’il attendait pour enfin se mettre à décamper à toute allure.

Tel un félin, Aristarque bondissait entre les rochers pour empêcher ses poursuivantes de le capturer aisément. Se mettait à zigzaguer dès qu’il sentait l’haleine fétide de leur d’entre elles dans son dos. Prenant toujours les chemins les plus larges pour permettre aux femmes ailées de continuer à le poursuivre sans penser à prendre un autre itinéraire. Il devait les laisser croire qu’elles parviendraient à le capturer sur la durée. Sans jamais cesser de courir.
Impatiente, ou lassé de cette course poursuite, une jeune harpie fit tournoyer une de ses mains en même temps qu’elle volait pour préparer à son tour une nouvelle bourrasque de vent. Voulant profiter du fait que leur proie s’enfuyait pour la faire trébucher dans les pierres et ainsi la réduire en charpie. Sa bourrasque obligea ses congénères à se coller contre les murs pour ne pas être prit dans l’attaque, mais en échange, Aristarque fut projette sur plusieurs mètres. Un être ordinaire aurait pu se briser les jambes et finir immobiliser dans un tel endroit, mais l’ancien gladiateur parvint à limiter les dégâts par une roulade parfaitement exécutée avant de se redresser dans la foulée et de continuer sa course.

Quelques mètres plus loin, au creux de la paroi. Silphide et Hanton attendaient le passage des créatures avec le filet en main. Il leur faudrait être extrêmement réactif pour réussir leur coup. Autrement leurs compagnons se retrouveront en bien mauvaise postures.
Quand l’Arcadien passa telle une flèche au niveau de leur cachette, les jumeaux balancèrent leur filet, dont l’extrémité avait été solidement fixée à plusieurs rochers. L’effet de surprise fut totalement réussit, mais ils manquèrent presque de rater leur coup au vue de la rapidité de déplacement de leurs cibles. Une seule d’entre elle fut stoppée net dans son élan. Ce dernier fut d’ailleurs si puissant qu’il manqua de fissurer l’outil de capture.
Et avant même de ne laisser l’opportunité à leur proie de se défendre, les jumeaux bondirent de leur cachette en rappel sur le filet afin de créer un effet de balancier suffisant pour cogner la Harpie contre la paroi et ainsi l’assommer durement.

Malheureusement, celle-ci avait eu le temps de pousser quelques cries de détresses pour avertir ses camarades. Et deux d’entre elles venaient de stopper leur course pour voir ce qui en retourner.
Au même moment, Victor pouvait observer toute la scène de haut d’un plateau supérieur. Un petit feu de camp brulait à ses côtés, et une rapide lueur sadique vint illuminer son regard en même temps qu’il réalisait qu’il pouvait enfin agir. Dégrafant deux mini-bombes de sa ceinture avec chacune de ses mains, il en alluma la mèche avant de les jeter avec précision pour leur permettre d’exploser légèrement au-dessus de leur tête.
La puissance de feu des projectiles fit jaillir une multitude de roche de part et d’autre, faisant ainsi s’effondrer un pan de mur en plusieurs morceaux qui écrasa les Harpies sans qu’elles n’aient le temps de réagir. Leur attention étant trop concentrée sur leur compagne, et ayant stoppé leur vol. Elles ne pouvaient pratiquement pas échapper à ce piège mortel.

De son côtés, Aristarque continuait de courir à en perdre le souffle. Après avoir entendu l’explosion produite par Victor, il ne lui restait plus qu’à se retourner pour finir celles qui étaient encore dans la course. Il termina sa course en direction d’un énorme rocher où il bondit dessus afin de prendre un appuie suffisamment pour retourner en arrière à l’aide d’une rotation sur lui-même. A ce moment, il put enfin apercevoir de près celle qui lui collait au train depuis tout ce temps. Mais elle se rapprochait dangereusement, et cette soudaine volteface ne faisait que raccourcir encore plus rapidement l’écart qui les séparait.
Profitant de sa rotation, l’Arcadien asséna un violent revers de son bouclier dans le visage de la créature, le déviant de sa trajectoire et l’assommant dans le même mouvement. Mais la violence du choc eu également pour effet de lui déboiter son épaule. Et sans perdre une seconde alors qu’il était encore en l’air, l’ancien Gladiateur lança avec force son arme droit devant lui. Toutes les autres harpies furent en mesure d’éviter l’attaque sauf une qui se fit embrocher le ventre avant de s’écraser durement au sol.

Les survivantes s’élevèrent vers les hauteurs furieuses. Elles étaient en train de contempler leur perte avec amertume avant de fixer de nouveau Aristarque avec un regard vengeresse et punitif.
Dans un même ensemble, chacune d’entre elles agitèrent leur bras dans le but de produire un véritable typhon qui réduirait en charpie le guerrier ainsi que tout ce qui se trouverait dans la zone d’effet de leur magie combinée. Maintenant avec un genou à terre, l’Arcadien se mit à jurer envers ses adversaires en se cachant derrière son bouclier qu’il tenait avec ses deux bras. Espérant être capable de supporter la déferlante magique qu’il allait le frapper de plein fouet.

C’est à ce moment que choisirent Stéphane et Samuel pour sortir d’une crevasse dans la paroi. Le premier pour lancer ses bolas au tour de du cou de deux harpie afin de les déstabiliser et de les faires s’évanouir lentement par étouffement. Le second pour se mettre à cribler de balles les dernières rescapées à une vitesse époustouflante. Ses armes étant capables de produire d’uniques coups, chaque fois qu’il tirait une balle, il  lâchait son arme pour la remplacé rapidement par une autre tout en tournoyant sur lui-même telle une grêle de plomb mortelle.


Le calme redescendit après que la dernière bête ne soit abattue. Stéphane s’approcha de ses victimes et leur ôta les bolas qui les empêchaient de respirer avant que le manque d’air ne les tue pour de bon. Puis il enveloppa leur tête dans des sacs hermétiques à la lumière avant de se mettre à ficeler leur bras, leur jambe et leurs ailes le long de leur corps.
Samuel quant à lui rejoignit Aristarque pour lui mettre le bras en écharpe avant de l’aider à se relever. Ce dernier avait déjà connue pire, mais il ne se retenait pas pour autant de laisser échapper quelques jurons dans sa langue natale pour évacuer le stress et la douleur qui parcouraient chaque fibres de son corps.

Quelques instants plus tard, le groupe fut rejoint par les jumeaux, accompagnés de Victor qui les aidait à gravir les éboulis dont il été responsable tout en portant la jeune harpie inconsciente prise dans leur filet. Ils la posèrent près des deux autres et durent faire un trou dans le filet afin d’y faire passer le cache visage. Puis ils ligotèrent la créature de la même façon que ses camarades….on n’était jamais trop prudent.
Quand à celle qu’Aristarque avait percutée…malheureusement, sa nuque avait subi le même sort que l’épaule du guerrier lorsqu’elle s’est écrasée par terre.

Au final, c’était trois Harpies qu’ils avaient réussi à capturer, deux âgées et une jeune. Tous pouvaient se sentir fière d’avoir réussi cela. L’effet de surprise leur avait été d’une grande aide, tout comme le lieu où ils avaient pu se camoufler efficacement. Mais surtout, c’était la terrible faim qui tenaillait les Harpies qui leur avaient permis d’avoir une ascendance psychologique suffisante pour les tromper convenablement.

Maintenant, il fallait au groupe retourner à leur monture et charger les créatures dans leur charrette, avant repartir pour de longue heure jusqu’à Thèbes. Au passage, il allait falloir acheter de quoi les nourrir…et pas question de leur donner la becté ! Ça allait se faire de la même façon que l’on gave des oies ! Comme ça le bâton pourra également servir à les mater si jamais elles devenaient trop rebelles.

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Sam 18 Mar 2017 - 11:42
Allez on avance ! Suite de la mini-série du Centurio.

Première partie :

Bon déjà, ce n’est pas « quelques parts » mais « quelque part » (au singulier donc) quand on parle d’un endroit non défini ^^. Je le précise parce que c’est comme ça que commence le texte donc c’est d’autant plus visible et puis que je comprends pourquoi l’erreur est faite, on a tendance à penser qu’avec « quelque » on aura toujours une dimension de « plusieurs » mais ce n’est pas le cas.

Donc du coup, pour le premier message, mon impression est qu’il y a pas mal de fautes. C’est pas dramatique mais bon, il faudrait faire attention. De souvenir, je pense que tu peux faire mieux à ce niveau.

Commentaire sur la forme : du jaune sur du beige clair c’est vraiment pas top et pas lisible donc vu que tu as une mise en page définie, il faudrait veiller à choisir des couleurs qui correspondent pour les dialogues (à priori pas des couleurs trop claires donc).

Sinon, le début est vraiment bien, le contenu est intéressant (surtout celui sur les harpies et le gladiateur) et les dialogues sont pas mal écrits, ça se répond bien. Si je ne devais dire qu’une seule chose ce serait peut-être que tout le monde a l’air très gentil au Centurio. Very Happy

Deuxième partie :

Pour le dialogue en grec, je dis pas que c’est une mauvaise chose, c’est un effort. Cependant, deux remarques :

Je ne pourrais pas dire si c’est juste vu que j’ai à peine appris le grec ancien, je sais juste le lire, et bon, on ne peut pas faire de la traduction google de grec ancien.

Donc soit tu le connais suffisamment bien pour l’avoir écrit (ou tu as demandé à quelqu’un qui le connait) et là je dis bravo, soit c’est de la traduction google et à ce moment, je pense qu’il vaut mieux éviter tout simplement.

Bon et puis accessoirement, normalement les habitants du Colisée parlent la même langue que la plupart des autres mondes, mais bon, c’est pas grave et je comprends l’esprit. Mais finalement, ce serait un peu comme si tu faisais parler Ratcliffe en anglais.

Le dieu de la guerre c’est Arès et non Hares.

Le rp est pas mal sinon, la préparation est bien détaillée ainsi que la chasse. Je suis d’ailleurs contente que tu n’aies pas pris trop de temps à démarrer le rp en faisant des descriptions interminables. Tu as préféré garder ça pour le contenu principal et c’est bien.

Ca aurait pu être sympa de ponctuer ça d’un peu plus de dialogues sur la fin mais bon, sinon c’est bien.

Très Facile : 6 points d’expérience (dont bonus de 1) + 60 munnies (dont bonus de 10) + 1 PS en défense.
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