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Mar 27 Déc 2016 - 0:36
La passerelle du vaisseau Shinra s’abaissa lentement avant que le bruit sourd du métal s’entrechoquant se fît entendre dans le hangar, l’instant d’après, ce fut le son des turbines des machines qui se calmèrent alors que les membres de l’escouade de Kurt descendirent. Chacun a leur tour, les SOLDATs enlevèrent les chargeurs du magasin de leur fusil et rangèrent ces derniers dans les sacoches accrochés à leur ceinture. Règlement de la compagnie, pas d’arme chargée dans l’enceinte du vaisseau-mère, outre les troupes en faction.

- Une journée de plus à notre quota. Fini par dire le technicien, vérifiant son chargeur avant de le ranger. Quelle heure il est ?
- Attends. Kurt soulevait la manche de sa veste. Dix-sept heures, on est arrivé avant le premier service à la cantine !
- Génial. Soupira le sniper. Le premier service de la cantine, on est jeudi ?
- Ouais ! Et jeudi, ces cheeseburgers !
- Tu vas encore te faire péter la panse, et du coup, tu viendras gémir prêt de moi avec des maux d’estomac.

Le médecin et le sniper rigolèrent ensemble à la blague alors que l’intéresser tirait la langue en passant son arme dans le dos. Sans attendre plus longtemps, les membres des SOLDATs se pressèrent à rejoindre leur quartier, rangeant le matériel et leur uniforme avant de quitter les dortoirs et rejoindre les cuisines.

- Tu crois que nous verront les nouveaux aujourd’hui ? Demandait le technicien au médecin.
- Probablement ceux du mois dernier, tu crois que le sergent-instructeur à fini avec eux. Ricana le médecin.
- Tu te rappelles aussi ? Les soirées à faire des flexions devant ce type ? Il avait un truc avec ça.
- Un fétichisme dégueulasse, t’imagine que ça lui plaisait de nous voir suer ? Répondait Kurt en souriant avant de forcer sur sa voix. Vous êtes des SOLDATs maintenant ! Vous devez devenir fort alors, faite moi des flexions !
- À se demander comment il est devenu SOLDAT de première classe.

Les membres de la troupe ricanèrent ensemble alors qu’ils pénètrent ensemble dans l’ascenseur pour descendre dans les premiers étages. Les tintements des portes se firent entendre alors qu’ils arrivèrent dans le grand couloir menant à la salle du réfectoire, et malheureusement, il y avait déjà foule de monde qui faisait la file.

- Et comme chaque jeudi, il y a du monde, même pour le premier service… Soufflait le sniper avant de s’appuyer contre le mur.
- Nous allons attendre, pas le choix. Surenchérissait le technicien en s’appuyant à côté d’Hadrien.
- Eh bien sans moi, j’dois partir faire un petit tour aux toilettes. Vous me gardez la place ?

Les deux SOLDATs hochèrent la tête alors que le médecin se retourna pour continuer le long couloir et rejoindre l’un des cabinets réserver aux personnel. Que voulez-vous, il arrive parfois que l’appel de la nature soit plus fort que celui de la cantine. Tournant à un coin de couloir, Kurt sortit son paquet de cigarettes et se permit de s'en griller une avant de pousser la porte à battant des toilettes. Une mission en extérieur, c’est bien sympa, sauf quand le vaisseau de transport à pas le minimum sanitaire à bord.

Tournant la tête à droite, ensuite à gauche, le médecin remarqua qu’il était seul dans la pièce. Heureux de ce moment de solitude, il s’avança jusqu’à un urinoir avec d’abaisser sa braguette et de laisser mère-nature faire son œuvre. Lentement, accompagnant le bruit, la fumée de sa cigarette s’élevait au plafond alors que l’ouverture d’une porte se fit entendre. Tirant sur son mégot, Kurt se permit une petite bouffée au rythme des bruits de pas au sol avant que ceux-ci ne s’arrêtent derrière lui. Haussant un sourcil, il eut juste le temps de refermer son pantalon qu’une main l’attrapait à l’arrière du crâne pour éclater ce dernier contre le mur dans un bruit sourd et que son bras droit soi amener dans le dos pour qu’on lui fasse une clé de bras.

- Kurt Brown ? Une voix autoritaire se fit entendre alors qu’il sentit son bras tirer en arrière avec force. Docteur Kurt Brown ?
- Humf… Gnnn… Oui ! Hurlait le médecin alors la pression dans sa tête et son bras s’intensifiait.
- Vous allez nous suivre. Conclu la voix.

La tête de Kurt recula instantanément avant qu’il ne recroiser rapidement le carrelage des cabinets, l’assommant instantanément alors qu’il se sentit tomber mollement au sol.


*****


Reprenant lentement ses esprits, la vision de Kurt mit un certain temps avant de revenir à la normal. Les couleurs se mélangèrent avant qu’elle ne reprenne des tons normaux, et que le médecin remarque qu’il était assis sur une chaise, les mains dans le dos et face à une table. Bougeant sa mâchoire sous la douleur, il sentit le sang séché sur sa lèvre supérieure et chercha à s’essuyer avant que la douleur des menottes ne le rappel à l’ordre.

- Monsieur Brown.

Stoppant toute action, Kurt leva lentement son regard pour regarder en face de lui. Il se souvenait de cette voix, il l’avait entendu dans l’ascenseur à son retour du Domaine Enchanté.

- Bien, nous allons pouvoir commencer. Dit le TURK en amenant un dossier devant lui.
- Commencer quoi ?! Criait le médecin en cherchant à se défaire de ses liens.
- Ne compliquez pas les choses, monsieur Brown. L’homme en vis-à-vis ouvrit le dossier avant de réciter à haute voix. Il y a un mois, vous êtes revenu d’une mission au Palais des Rêves, vous confirmez ?
- Euh… Oui… Je crois !
- Vous confirmez. Il attrapa un bic dans la poche avant de sa veste et nota quelque chose sur son papier. Vous confirmez être revenu en étant sous l’influence d’une forte de dose, de la Datura ?
- C’était une erreur, Loris Eklmani s’est tromper dans les dosages d’une seringue ! J’allai faire une embolie cérébrale sans ça ! S’excitait le médecin sur la chaise.
- Vous confirmez ?

Le regard vide, observant l’homme au lunette noir dans les yeux, le médecin fini par abaisser les épaules et le regard avant de répondre par l’affirmative. Le TURK écrit de nouveau quelque chose dans son dossier avant de s’abaisser et poser un paquet sur la table.

- Aujourd’hui, la compagnie à reçu deux colis à votre nom. L’un pour l’infirmerie, le second pour votre dortoir. Avez-vous connaissance de cette livraison ?
- Aucune idée… Chuchota Kurt.
- Deux kilos de plusieurs drogues différentes. De la kétamine, de la datura, des amphétamines, du LSD, du piperazine et de la saliva divinorium. Vous confirmez ?
- Pardon…? Disait le médecin en relevant la tête.
- Vous avez bien entendu.
- Non… Non… Je n’ai jamais commandé cela… Suppliait Kurt.
- Un dossier est ouvert à votre nom, monsieur Brown. Il s’agit des membres d’un gang que vivant à Illusipolis, et certains rapports font état de vos relations avec un dealer répondant au nom de… Berg. Vous confirmez ?

Kurt sentait la situation lui échapper progressivement des mains alors que l’homme attendait sa réponse. Ouvrant machinalement la bouche, il chercha à répondre quelque chose alors que le TURK demanda une fois de plus au médecin de confirmer.

- Vous confirmez ?
- Oui ! Berg est un contact à Illusipolis, j’échangeai des doses de drogue que je volais à la pharmacie pour les échanges avec lui. Pour le traitement de mon Sergent, Robert DiSalva ! Il a un cancer et la société ne synthétise pas là… Avant que le médecin ne finisse sa phrase, le TURK nota une dernière chose dans le dossier avant de le refermer.
- Monsieur Brown. Vous allez être emmené en prison pour fraude, vol et usage de vos accès contre la compagnie Shinra. Par ailleurs, vous êtes soupçonné pour la revente de drogue au sein du vaisseau-mère.
- Non… Non… Ce n'est pas ça, pourquoi est-ce que j’aurai fait livrer des paquets ici même ? Ça n’a aucun sens ! Kurt parlait de plus en plus fort, au point de hurler dans la petite pièce.
- Vous allez me suivre, le Président statuera de votre sort plus tard. Et je dois qu’il accepte de garder des junkies dans ses rangs.

Le TURK se leva avant d’arriver derrière le SOLDAT et forcer se dernier à se lever, Kurt tenta de résister avant que son crâne ne rencontrer une nouvelle fois le bois de la table et qu’il perde conscience pour la seconde fois dans la journée.
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Mar 27 Déc 2016 - 12:56
Scarlett, pourriez-vous m'apporter deux cafés et demander au Turks de m'amener Brown, s'il vous plait ?

Bien Monsieur le Président.

Je raccrochais l'interphone et m'enfonçais dans le dossier de mon siège, croisant les bras derrière la tête. Les nouvelles n'étaient pas bonnes ce matin. Kurt Brown, un de nos médecins du SOLDAT était en détention pour détention de drogue à bord du vaisseau-mère. La situation était catastrophique et je comptais bien connaître les raisons qui l'avaient poussé à faire preuve d'une telle négligence.

Patientant calmement, je pris le dossier de l'affaire que l'on m'avait fait parvenir dans la matinée. Usage de drogues pendant le service, vols répétés dans la pharmacie du vaisseau-mère, et finalement, livraison de drogues diverses et variées à bord du vaisseau-mère. En ma qualité de président, je ne pouvais pas laisser passer pareil comportement au sein de la compagnie. J'allais donc m'entretenir avec lui et essayer de comprendre le pourquoi de ses agissements, bien que je doute que sa peine soit allégée.

Finalement, deux Turks, deux véritables armoires à glace, entrèrent dans mon bureau, accompagnés d'un Brown menotté. Ils le firent s'asseoir sur la chaise en face de moi et lui ôtèrent ses liens pour qu'il puisse se mettre à son aise avant de reculer de quelques pas et de garder la porte. C'était leur façon de rester disponibles et prêts à agir en cas de besoin

Scarlett ne tarda pas à rentrer, elle aussi et à poser deux tasses de café sur la table ; une devant moi, et une devant le toxicomane présumé. Je la remerciai et l'invitai à prendre place autour de la table, armée d'un bloc et d'un stylo afin de retranscrire au mieux cet entrevue sur le papier.


Bien, Docteur Brown. J'imagine que vous savez pourquoi vous êtes ici ?

Je ne lui laissai pas le temps de s'expliquer et poursuivis.

Vous êtes ici parce que la compagnie a eu vent de vos petites activités et autres divertissements. Vous devez comprendre... que je respecte tout à fait les hobbies que peuvent avoir mes employés, seulement... si jouer aux cartes entre collègues est tout à fait innocent, je doute que de se droguer le soit tout autant. Voyez-vous, vous avez fait une erreur. Vous êtes revenu d'une mission sous l'influence de drogues. Je ne suis pas bête, je sais que les médicaments que vous utilisez peuvent, à grosse dose, engendrer des effets non désirés. Mais je sais aussi qu'il s'agit de votre métier, et que vous mieux que quiconque avez connaissance de tels effets. Mais passons... L'erreur dont j'ai précédemment parlé ne se trouve pas ici, vous ne l'avez faite que récemment : en commandant en drogues en tout genre l'équivalent de deux mille munnies que vous avez fait livrer dans vos quartiers ici même, sur le vaisseau-mère.

Je pris une pause assez courte, suffisante pour me laisser le temps de prendre une gorgée de café.

Cette erreur des plus basiques nous a donc mis la puce à l'oreille... Et nous avons donc décidé de nous pencher un peu sur votre cas. Il ne nous a fallu pas moins de deux petites heures pour découvrir que vous pilliez la pharmacie du vaisseau-mère dans le but de... dans quel but déjà ?

Je posai un doigt sur la feuille contenant ce passage de l'entretien réalisé récemment par les Turks.

Oh, l'intention est louable. Dans le but d'échanger contre d'autres médicaments permettant les soins curatifs ou palliatifs de votre sergent. Vous comprendrez que de tels agissements sont condamnables. Cela dit, c'est votre jour de chance, je me sens d'humeur clémente. Alors, je vous laisse un peu de temps pour vous expliquer sur vos agissements.

Je pris une pause et me saisis d'une pomme posée sur mon bureau, croquant à pleine dents dedans.

C'est... à vous, Brown. Vous pouvez parler... je... vous y autorise, lui dis-je, accompagnant mes paroles d'un sourire que je voulais le plus rassurant possible.


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Mar 27 Déc 2016 - 23:04
Kurt regardait le Président dans les yeux alors que, lentement, il énumérait les chefs d’accusation dont les membres du TURKs l’avaient accablé la veille au soir. Assis sur sa chaise, frottant ses poignets endoloris par les menottes, il laissa son regard se perdre un instant sur le liquide noir amené par la secrétaire de Rufus Shinra. Il n’avait rien mangé depuis le déjeuner d’hier, il n’avait qu’une seule envie et il s’agissait d’empoigner la tasse et de vider son contenu aussi sec. La fatiguer et le manque de nicotine avait déjà éreinté ses nerfs durant cette nuit sur une planche de bois, un zeste de caféine ne pourrait pas lui faire de mal. Si ? Il avait reçu une tasse de café, il n’allait pas être blâmé s’il prenait ne serait-ce qu’une gorgée.

Il se pencha en avant et attrapa la hanse de la tasse en guettant les réactions pour finalement le porter à sa bouche. Le liquide chaud se déversa rapidement dans sa gorge et lui fit un bien fou, c’était rien en comparaison avec le jus de chaussette servis à la cantine des membres du SOLDAT.

Dorénavant, le Prédisent laissait le médecin défendre son cas. Par quoi comment, se demandait Kurt dans sa tête. La plupart des reproches qu’on lui faisait étaient vrais. Sciemment, il s’était rendu dans la pharmacie de nuit afin de subtiliser de la fludarabine et l’échanger contre un substitut de rue afin de traiter le lymphome de Robert. Pourquoi avoir fait ça ? Il pouvait l’expliquer très simplement, par contre, il doute que sa version de l’histoire intéresse le Président et les chiffres d’affaires qu’il recherchait à tout prix. L’épisode avec la datura et le trip de mort qu’il avait dû subir pendant trois jours, une erreur conne d’avoir fait confiance à Loris. Et finalement, cette histoire de drogue livrée dans ses quartiers. Combien venait-il d’entendre à l’instant, deux mille munnies ?!

Même dans ses rêves les plus fous, il n’imaginait pas épargner autant d’argent avec sa solde. D’autant plus avec les centaines de munnies qu’il dépensait chaque jour pour acheter ses cigarettes.

- D’un certain point de vue, il n’y a eu aucun vol dans la pharmacie. Commença le médecin en déposant la tasse de café sur sa soucoupe, la voix basse et stresser par la situation. Robert DiSalva, mon Sergent d’escouade, est atteint d’une maladie qui devrait l’incapacité dans son rôle de SOLDAT. Probablement, la raison pour laquelle vous produisez par les substituts médicaux pour soigner sa maladie. Kurt n’aurait probablement pas dû parler de la sorte de la compagnie de son patron. Il est atteint de son mal voilà une année et je traite son cas depuis, il n’a jamais été aussi performant sur le terrain. Il n’a que sa vie à la compagnie, la raison pour laquelle j’ai falsifié de fausses prescriptions afin de pouvoir échanger les bons médicaments dans les rues d’Illusiopolis et que lui puisse continuer à travailler. Il n’y a pas eu vol, juste des échanges qui n’ont en rien impacté la compagnie.

Le silence s’imposa dans la salle suite à ses paroles. Il défendait son cas, c’était une certitude, mais cela allait véritablement le sauver des deux armoires à glace présente derrière lui ?

- L’épisode de la datura. Recommença le médecin, sur le même ton. C’est une bête erreur. Lors de la mission au Palais des Rêves, j’ai pris un mauvais coup de la part d’un sans-coeur à la tête. Il fallait que je m’injecte à tout prix une dose de deux milligrammes où j’allais y passer. Étant moi-même groggy, j’ai demandé à un membre de l’escouade de me faire l’injection et ce dernier s’est trompé dans les doses. Il a dû mal comprendre et à injecté vingt milligrammes, la raison de mes hallucinations et de mon retour à la base dans cet état. Il inspira dans un sanglot pour décrire sa dernière phrase. C’était une bête erreur de dosage, s’il n’avait rien fait, j’aurais pu y laisser ma vie.

Frottant sa manche contre son nez cassé, le médecin essuya les croûtes de sang qu’il avait encore sur sa lèvre supérieure avant de devoir se justifier pour son dernier chef d’accusation.

- Et les deux mille munnies de drogue, je suis aussi choqué que vous pouvez l’être. Répondit le docteur dans un ricanement forcé. Donner moi une raison valable pour que je fasse parvenir autant dans un quartier que je partage avec trois autres personnes, c’est juste un suicide social ! J’ai réussi à vous tromper une année entière en falsifiant des ordonnances, pourquoi aurais-je été stupide au point de faire ça. Kurt haussait les épaules en signe d’interrogation à sa dernière remarque. C’est une blague, un mauvais tour que l’on cherche à me jouer… J’ai aucune idée du pourquoi que deux mille munnies de drogue se sont retrouver dans mon placard, je ne suis pas un putain de junkie.

Le médecin ne voyait aucune autre raison possible. Il n’avait jamais commandé de drogue, encore moins dans ses quartiers et dans l’infirmerie où il travaille. Une blague de mauvais goût, voilà ce que c’était. Il ne voyait pas d’autre solution.
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Mer 28 Déc 2016 - 0:21
Je continuais de boire mon café alors que le médecin me donnait sa version des faits. Il assumait ce qu'il avait fait, et faisait même preuve d'une honnêteté plus qu'appréciable. Nous gagnions du temps, et ce n'était pas pour me déplaire. Cette affaire méritait de se classer le plus rapidement possible.

Le fait est qu'il sembla sincère lorsqu'il m'annonça n'être au courant de rien vis à vis du colis. Il y avait ce petit quelque chose dans son regard... Une détresse... Un malaise... De la peur... Il tentait de me convaincre, il ne comprenait vraiment pas ce qui lui arrivait à cet instant. Et lorsqu'il énonça la possibilité qu'il s'agisse d'une blague à l'humour plus que discutable, je ne pus qu'acquiescer. Faire partie du SOLDAT permettait de toucher un peu d'argent, mais il était vraisemblablement impossible de faire une aussi grosse commande.


Une blague de mauvais goût, vous dîtes ?

Quelques jours auparavant, notre Killian Jones national avait encore fait des émules avec une sombre histoire de femme envahissante dans ses quartiers, du moins quelque chose dans ce ton là. Cette même femme avait postulé le jour même pour un poste au sein de notre futur établissement, et il la personne en charge de cette tâche n'était autre que le médecin en face de moi. Plutôt que de le questionner à ce sujet, je comptais prendre les devants. Je me retournais un peu vers Scarlett, et posant ma main sur la sienne, lui demandai quelques renseignements.

Scarlett, sauriez-vous où se trouve Jones ? Il me le faut, ici même. Faites-le trouver, dîtes lui de se rendre immédiatement dans mon bureau. Qu'il ne traîne pas.

J'allais les confronter, tout les deux. Et s'il y avait quelque chose... même l'ombre d'un grief, j'allais tout de suite le remarquer. Le plus grand farceur que la compagnie n'avait jamais connu allait bientôt mettre les pieds dans ce bureau, et je me réjouissais à l'idée de savoir ce qu'il allait se passer par la suite.

Brown... dis-je, tirant l'un des tiroirs de mon bureau. Je veux bien croire à la farce, mais est-ce qu'il y aurait au moins une personne avec laquelle vous vous seriez accroché récemment au sein de la compagnie ?

J'en sortis une boite de bois que je posai sur le bureau. Je l'ouvris et en sortis deux cigares. L'un que je tendis au médecin, et le second que je croquais. J'allumai le mien avant de lui tendre de quoi le faire.

J'ai ce petit quelque chose en moi qui me pousse à croire en votre récit. Je dois dire que vous êtes chanceux ; toutes les preuves du monde portent à croire que vous êtes simplement un voleur, et un fieffé menteur. Mais... nous trouverons sûrement un arrangement, ne vous inquiétez pas pour cela.

Le pirate de pacotille, « l'arme secrète de la Shinra », comme il aimait se définir devant les belles dames de la compagnie n'allait pas tarder à fouler du pied le sol de mon bureau. Je lui réservais un accueil... très chaleureux... si tant est que les muscles de mes deux gorilles soient à son goût.

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Mer 28 Déc 2016 - 10:56
Kurt observait le Président de la compagnie lui tendre le cigare, sa paupière inférieure tressaillait sous la surprise avant qu’il ne tende le bras et récupère le cadeau. L’amenant à son nez et cherchant à sentir l’arôme du tabac malgré son nez cassé, il ne pouvait que remercier les dieux devant un tel présent avant de récupérer la boite d’allumette tendue par Rufus Shinra. Imitant son vis-à-vis, le médecin croqua l’extrémité du cigare pour ensuite allumer ce dernier et profiter de l’arôme inondant lentement ses poumons.

Rien à voir avec les cigarettes estampillées Shinra, c’était plus fort et plus râpeux à la gorge. Cependant, c’était la seule dose de nicotine qu’il s’administrait et cela lui faisait un bien fou. Kurt se déridait, ses épaules s’affaissaient alors qu’il se permit pour la première fois de poser son dos contre le dossier de la chaise.

Le barreau de chaise dans la bouche, le SOLDAT observait la secrétaire du Président se lever et quitter le bureau pour retrouver un certain Jones. Il ne comprenait pas en quoi une nouvelle personne devait se rajouter à cette scène déjà gênante pour l’homme de science. De qui pouvait-il bien s’agir pour avoir besoin de l’appeler maintenant ? Un nouveau membre du TURK, spécialisé dans l’extraction d’informations ? Des bruits couraient dans les couloirs, comme quoi ces types n'étaient pas des rigolos et qu’ils s’occupaient des tâches les moins rebutantes de la compagnie. Dans le cas où nous écoutions les bruits de couloir, chose pas si compliquée en finalité, ce ne serait pas une tâche insurmontable d’imaginer un tel type dans leurs rangs et qu’il s’apprêtait à se ramener dans le bureau du Prédisent. Alors que le médecin se permit d’expirer la fumée de son cigare, son visage blêmit lentement à cette idée. Il avait peut-être en bouche le premier et le dernier cigare de sa vie.

- Hum… Toussota le médecin, cherchant réponse à la dernière question du Président. Loris Eklmani, le technicien de mon escouade, nous sommes en froid depuis l’épisode de la datura.

Kurt avait encore du mal à pardonner à Loris cette histoire, même si dorénavant, la tension avait baissé et qu’il essayait de ne plus lui cracher au visage à chaque fois qu’il sortait de son lit.

- Outre mes conquêtes dans la compagnie ! Tenta d’ironiser Kurt, avant de se rendre compte du vent monumental qui venait de se prendre. Il y a aussi eu un incident à l’infirmerie il y a quelque temps. Un mec répondant au nom de Crochet à piquer deux poches de sang, de l’AB rhésus négatif, il n’y a que trois personnes sur le vaisseau-mère avec ce groupe sanguin et seulement l’un d’entres-eux vient en faire don tous les trois mois.

Le médecin avait pesté quand l’infirmière lui avait annoncé le larcin, il avait du mal à comprendre une autre utilité à des poches de sang outre celle de base : éviter qu’un homme meurt exsangue, par exemple. En repensant à ce qu’il a fait, Kurt se frotta l’arrière du crâne avant de reprendre, gêné.

- Le vol n’a pas été signalé aux personnes responsables du stock, enfin, je ne l’ai pas signalé. Le médecin se raclait la gorge un moment. Comme il faisait de plus en plus entendre parler de lui, j’ai attendu que l’occasion de présente pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Quand la grosse dame s’est présentée devant moi en demandant après Crochet, je n’ai pas pu résister et j’ai écrit son numéro de chambre sur un papier et lui ait donné. Une blague, rien de plus ! Kurt montrait l’intérieur de ses mains, comme pour prouver qu’il était innocent. Une piqûre de rappel, rien de grave en comparaison à la livraison de drogue dans les locaux d’un médecin… Non ?

L’idée avait frôlé l’esprit du SOLDAT, mais ça ne pouvait pas être ça. C’était bien trop ridicule, trop exagérer pour être la réponse à cette blague entre collègues.
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Mer 28 Déc 2016 - 23:11
Killian revint passablement éméché du Moulin Rouge. Il avait un peu trop bu dans le vaisseau qui le ramenait à bon port – il avait même vidé sa flasque de rhum d’urgence. Mais il s’en fichait. Il n’avait qu’une vie, et il comptait bien en profiter un maximum, surtout qu’il n’avait encore rien fait pour lui jusqu’à présent. Il était passé d’un statut de simple fermier à celui de toutou de compagnie pour l’arrogant de service – car il fallait l’avouer, son « associé » n’en était pas vraiment un, c’était lui qui faisait toutes les corvées.

Le pirate débarqua sur le Vaisseau-mère, et se dirigea vers les ascenseurs pour rejoindre sa chambre, tentant tant bien que mal de suivre une ligne droite alors qu’il marchait. Il appuya sur le bouton d’appel, et en attendant la machine, il se mit à fredonner la chanson que la serveuse avait exécuté pour Angeline et lui – enfin pour la salle. Il ne se souvenait plus des paroles et c’était bien dommage car malgré le fait qu’elles le rendent tristes, il les trouvaient très belles.

Lorsque le Capitaine Crochet entendit la sonnerie caractéristique des ouvertures de portes, il était toujours en train de déplorer son manque d’attention. Il lui faudrait retourner au cabaret avec une nouvelle rouquine – ou pourquoi pas Scarlett ? - pour entendre cette chanson et la mémoriser cette fois. Il s’engouffra dans l’ascenseur, et salua les deux armoires à glace d’un signe de tête.

Une fois que les portes se furent refermées, l’un des deux gorilles appuya sur l’étage du grand manitou tandis que l’autre se plaça devant lui. Grommelant, l’imposteur se décala légèrement et continua à fredonner sa petite chanson, gardant les yeux rivées sur l’écran numérique indiquant les étages. Lorsque le sien apparut, et que la machine se stoppa, il tenta de descendre mais fut immobilisé net par une énorme main qui le saisit à l’épaule – et froissa sa veste de costume au passage.


-Bas les pattes toi !

-Capitaine, vous nous suivez. Le patron vous attend, dit-il d’une grosse voix.

-Tu vires ta main de la tout de suite ! Le costard vaut plus cher que tout ce que toi et Bozo pourrez jamais vous offrir réuni ! C’est un cadeau de mon copain Rufus, lui souffla-t-il agressivement au visage.

Le manchot ne sut si c’était ses paroles, ou les vapeurs d’alcool, mais le sbire le relâcha. Il en profita pour réarranger sa tenue, et se tint tranquille – bon il s’appuya sur le garde du corps, il était fatigué après tout - tandis que l’ascenseur montait inlassablement les dizaines d’étages qui le séparaient du bureau du futur marié. Après d’interminables minutes – ou quelques secondes ? - les portes s’ouvrirent de nouveau sur le bureau de Scarlett.

Son appui le poussa en avant et l’ivrogne manqua de tomber à terre. Il se rattrapa de justesse au bureau de la blonde, envoyant au passage certaines de ses affaires par terre – et laissant une belle signature avec son crochet. Il se redressa avec fierté et entra d’un pas conquérant dans le bureau du blond platine.


-Salut vieille branche ! Meugla-t-il d’une voix trop forte en levant le crochet.

Les deux gorilles passèrent leurs mains sous les aisselles de l’arme secrète et la soulevèrent de terre – froissant de nouveau son costume – avant de la poser rudement sur la chaise à côté du drogué qui fumait un cigare. Pourquoi l’avait-on fait venir ? Y avait-il un anniversaire à célébrer ? Sa présence était-elle à ce point indispensable ?


-Eh Rufus, dit-il pas le moins du monde discret en se penchant en avant sur le bureau, la main devant la bouche, tu sais que tu as invité un drogué pour fêter ton anniversaire ? Ou c’est pour fêter tes fiançailles ?
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Jeu 29 Déc 2016 - 11:42
Ah, Jones ! Content que vous nous soyez parvenu si vite. Restez assis, et surtout, bouclez-là. Je n'ai ni le temps, ni l'envie de m'amuser.

Cet homme empestait l'alcool à tel point que les émanations provenant de sa bouche pouvaient me tirer quelques hauts-de-coeur. Sa façon de se tenir, sa façon de parler... L'on aurait pu croire de lui qu'il était un véritable pirate si les résultats suivaient. Malheureusement, ce n'était pas le cas. La seule certitude que j'avais, c'était qu'il n'était qu'un pitoyable clown.

Scarlett, vous pouvez nous laisser. Faites trouver le SOLDAT Loris Eklmani. Entretenez-le à propos de la mission au palais des rêves, celle où Brown est revenu dans un état lamentable. Je vous remercie.

Elle se leva et quitta la pièce, me laissant seul avec les deux rigolos que comptait notre société.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, vous me fatiguez tout les deux. J'ai énormément de choses à faire aujourd'hui et je me retrouve à devoir jouer les enquêteurs avec un toxicomane présumé, et le pire pirate que l'univers n'ait jamais connu. Ce que je vais vous demander est simple, Jones, et j'espère que ni votre intellect limité, ni la quantité astronomique d'alcool que vous avez ingurgité ne vous empêcheront d'y répondre. Un vol à été signalé à l'infirmerie, il s'agissait de deux poches de sang AB de... rhésus négatif, si j'ai bien compris. Il me semble que vous n'êtes pas étranger à cette affaire étant donné que vous êtes l'auteur de ce larcin. D'un autre côté, il semblerait que vous et votre collègue, le Docteur Brown ayez quelques... différends, depuis.


Je pris une pause, prenant une bouffée de mon cigare, et la savourant quelques instants.

Voyez-vous, ce pauvre docteur à reçu il y a quelques jours une livraison de drogue, directement à bord du vaisseau-mère. Il s'agissait d'un colis en provenance d'Illusiopolis, je crois, où vous en êtes venus à marchander pour une raison obscure avec d'anciens dealers de drogue. Le fait est que cette information, couplée avec le fait que vos talents de petit plaisantin ne sont plus à démontrer, me laisse croire que vous pourriez avoir un lien avec cette sombre affaire.

Je lui souris, espérant qu'il comprenne tout ce que je pouvais bien lui dire. Peut-être que sa désinhibition allait le pousser à parler.

Alors je vous le demande, et je vous conseillerai de me donner une réponse qui me convient, êtes vous l'auteur de cette farce ? Et si oui, j'aimerais que vous m'expliquiez la raison d'un tel acte.


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Jeu 29 Déc 2016 - 13:19
-T’es désagréable Rufie ! T’as pas pris de petit déjeuner ?

Killian s’enfonça dans sa chaise, la mine boudeuse. Il avait été l’employé modèle de cette compagnie depuis qu’il l’avait rejoint – malgré ses quelques tentatives de prises de pouvoir à droite et à gauche – permettant même à son cher ami de trouver la femme de sa vie et voilà comment on le remerciait. On le forçait à s’asseoir sur une chaise, sans lui offrir une part de gâteau et sans promesse d’être le futur témoin. Qu’avait-il donc fait pour mériter ça ?

Le pirate regarda Kurt tandis que le grand manitou le rabrouait sans ménagement. Est-ce que le drogué avait pris sa place de bras droit ? Avait-il réussi à embobiner son interlocuteur ? Non, il devait se faire des films. Mais en même temps, les deux hommes fumaient un cigare ensemble en l’attendant – et bien qu’il ne fumait pas, on ne lui en avait pas proposé. Il fronça légèrement les sourcils avant de reporter son attention sur l’homme qui parlait.


-Ah le sang ! Ouais j’en ai eu besoin pour jouer les héros comme vous le vouliez, répliqua-t-il. J’ai arrêté les méchants croque-mitaines d’ailleurs ! Enfin sauf un mais il n’a plus d’oreille donc il n’est plus méchant. Plus trop. Il fit une pause, laissant échapper un rot. Mais le sang c’est du sang non ? C’est pas grave si j’en prends un peu, il en a encore plein en réserve lui !

Le Capitaine Crochet ne niait pas son forfait, mais il ne voyait pas se qu’on lui reprochait. L’infirmerie était pleine de sang, et puis il l’avait pris pour une bonne cause – et n’avait pas tenté de  le cacher. Ce médecin cherchait définitivement à l’évincer de la compagnie, il ne voyait pas d’autre réponse. Il fallait être vraiment mesquin – et cinglé - pour lui épingler cet emprunt, puis pour lui envoyer une maniaque jusque dans sa chambre.

La suite des charges qu’énonça Rufus sortit l’imposteur de ses pensées, le ramenant à la réalité. On abordait enfin la partie où il s’était vengé, où il était coupable d’avoir enfreint les règles. Certes, ses actes avaient été plutôt indigne de sa stature mais il avait été poussé par la vengeance. Il n’avait pas d’autres justificatifs que cela. Fort heureusement pour lui, il était trop saoul pour réfléchir jusqu’à ce point-là.


-Bah le drogué m’a fait un cadeau en m’offrant une femme nue dans ma chambre, sourit-il en donnant une grande claque sur son genou, alors j’ai voulu lui faire plaisir à mon tour. Comme tu m’as demandé des peluches pour ta chambre et que je voulais qu’on me respecte à Illusiopolis, je suis allé voir un vendeur et je lui ai demandé poliment son stock gratuitement. Il mit son index devant sa bouche et parla d’une voix plus basse. En fait c’était pas vraiment un vendeur et j’ai du tué son gang pour qu’il accepte. Et comme il avait de la drogue, j’ai pensé à mon copain Kurt. J’ai voulu me faire pardonner d’avoir pris le sang, et le remercier pour la nana.
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Jeu 29 Déc 2016 - 20:25
Le dénommé Jones était rentré dans la pièce, il ne fallut pas longtemps pour que le médecin fasse le lien et comprenne que Jones était Crochet. Kurt ne l’avait jamais réellement croisé dans le vaisseau-mère, il n’y avait que des bruits à son encontre et le départ de leur dispute. Le vol des poches de sang pour une raison probablement idiote, le médecin pensait cela en regardant simplement son accoutrement, comment pouvait-il porter pareil vêtement en étant sobre ? Alors que les deux gorilles vinrent le déposer sur la chaise à sa droite, son odorat lui fit comprendre que ce n’était pas le cas. Les rumeurs comme quoi le Capitaine Crochet picolait durant le travail semblait être incroyablement juste en comparaison avec ce qu’on disait du SOLDAT. Il puait la gnôle, la moindre flammèche allait enflammer ce type, c’était effarant. Et effrayant de voir un tel spectacle dans le bureau du Président.

Dorénavant, c’était à son tour de répondre aux questions de Rufus Shinra. Ne sachant pas réellement où se mettre, le médecin restait sagement assis sur sa chaise en profitant un maximum du cigare. Et si ses craintes se révélaient être justes, c’était probablement la dernière chose qu’il allait fumer de sa vie.

Le médecin avait déjà eu l’une de ses paupières tressaillirent quand l’ivrogne le désignait comme un drogué, seulement, le moment où il avoua être le responsable de la livraison de drogue à l’infirmerie et dans ses quartiers. C’était de trop. La colère gagnait progressivement Kurt alors qu’il mordait le tabac de son cigare avec hargne en même temps que ses poings se resserrent. Il avait vraiment fait ça ? Cet homme avait été assez stupide, assez con pour livrer deux mille munnies de drogue à un praticien pour la blague ?! Il bouillant intérieurement et ne put s’empêcher d’agir avant même que le Président de dise quoi que ce soit.

- T’es sérieux espèce de gros connard ?! Dit le médecin en se relevant brusquement de sa chaise, la faisant tomber au sol. Me faire plaisir en livrant de la drogue ?! Kurt attrapait son cigare dans la main gauche et pointait de son index le mec au Crochet. T’es un putain de malade mentale, tu vis en dehors des réalités ou quoi…

La colère prenait le pas, chacun de ses muscles se raidissait sous l’effort et l’envie présente de lui coller son poing dans la gueule n’avait jamais été aussi forte.

- Une meuf dans ta chambre, c’est juste une blague. Deux kilos de drogue dans les vestiaires d’un médecin, c’est juste ruiner sa vie et sa carrière ! Il n’avait qu’une envie, craché sur sa tête d’ivrogne arrogant. D’ailleurs, tu sais quoi ?! J’vais te laisser aussi une marque à vie, que tu imprimes un peu la valeur des choses.

Kurt amenait son bras en arrière et décrocha un coup de poings majestueux sur la gueule de Crochet. Non, ce n’était pas seulement l’envie de laisser un coquart à ce type, il devait avoir l’habitude tant il était effronté. Chacun des os du médecin avait craqué à l’impact, il secoua sa main dans la douleur avant de profiter de l’occasion. Le cou du type était visible, toujours dans un élan de colère, il alla plonger le cigare encore allumé dans sa main gauche sur sa jugulaire. Pas plus de trois secondes, juste de quoi faire une brûlure au second degré et qu’il déguste bien. Reculant d’un pas en arrière, Kurt lâcha le cigare au sol avant d’inviter l’homme au Crochet à en découdre avec lui.

- Alors, ça fait qu’elle effet d’être marqué à vie maintenant, tu vas encore jouer au plus malin avec moi ?

Il n’avait qu’une envie sur le moment, que le crochet se lève et cherche à se battre contre lui. Un coup aussi pernicieux, une vague blague ? Comment pouvait-il penser une chose aussi stupide.
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Jeu 29 Déc 2016 - 21:30
La situation devenait... intéressante. Enfin la vérité éclatait. Ce qui me choquait le plus, c'était la désinvolture dont avait fait preuve Jones alors qu'il nous expliquait que la farce venait de lui. Il ne semblait pas être au courant des conséquences qu'un tel acte aurait pu engendrer. Puis, le médecin s'était levé et en était venu aux mains, faisant chuter le plaisantin avant d'appuyer son cigare contre son cou, et je me surpris à esquisser une mine de dégoût alors que je voyais la scène se produire.

Cependant, je ne pouvais laisser une telle rixe se dérouler dans mon bureau. J'appelai donc le retour au calme en ordonnant d'un signe de main à Mason et à Hendricks de s'occuper de mes deux très chers employés. Le premier pressa le nez du médecin avant de le rasseoir sur la chaise et de lui passer les menottes tandis que le second s'apprêtait à faire de même avec le pirate.


Non, plus musclé pour lui.

Hendricks me regarda, et se saisit de l'arrière du crane de Jones avant de le plaquer sur le rebord du bureau. Le choc fut tel que sa tête repartit en arrière après-coup. Voilà qui devait remettre en place les idées de l'alcoolique notoire que devenait peu à peu le Capitaine Crochet de remplacement.

Bien. Je ne tenais pas être spectateur d'une telle lutte fratricide. Vous me parliez plus tôt de respect, Jones. Pensez-vous le mériter ? Pensez-vous seulement en être digne ? Terroriser les petites racailles d'Illusiopolis vous donne t-il l'impression d'être quelqu'un ? ricanai-je.

Comment pouvait-il appeler à être respecté, lui, un déchet que j'avais ramassé dans une des poubelles de la Shinra ? Il avait tendance à oublier que la compagnie avait été la clé de sa geôle et que je n'avais qu'à prononcer quelques mots pour qu'il retourne y croupir sans espoir de pouvoir un jour revoir le moindre rayon de soleil.

Commençons par vous, Brown. Si cette histoire de drogue est un cruel malentendu, vous demeurez néanmoins coupable de vol, aussi louées soient vos intentions. Il me semble que votre service au sein de la compagnie était une compensation à vos études ? Je crains que vous ne soyez forcé de travailler pour nous encore de longues années. Quant à vous Jones...

Une douce sensation montait en moi. Je tirais un second tiroir de mon bureau et en sortit une cartouche de fusil que je tins en évidence entre mes doigts. Me concentrant quelques secondes sur mon énergie magique, je réussis à créer une sorte de miasme ténébreux qui s'infiltra en son sein et qui serait prêt à se diffuser dans le corps de la personne qui recevrait cette balle.

Quant à vous Jones... Vous qui semblez prendre un plaisir sournois à jouer des tours au personnel de la Shinra et à moi-même... Vous qui nous semblez incontrôlable... Pourriez-vous me donner une raison de ne pas vous tuer dès maintenant ?

La question était posée. Peut-être qu'en lui naîtrait un sursaut de lucidité, peut-être qu'il allait enfin comprendre que la patience de son « associé » pouvait atteindre ses limites.

Mettez-le à genoux.

Hendricks et Mason relevèrent le pirate et le mirent à genoux tandis que je décrochais du mur mon fidèle fusil à canon scié. J'installai la cartouche dans le canon et me rassieds, jaugeant du regard le légataire du Jolly Roger et attendant sa réponse.

Une seule bonne raison.

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Jeu 29 Déc 2016 - 22:42
Killian bailla tandis que le drogué s’excitait dans son coin. Qu’est-ce que ces gens avaient à être très actifs et sur les nerfs ? Ne pouvaient-ils pas prendre la vie du bon côté avec toutes les substances qu’ils prenaient ? Ce n’était pourtant pas si compliqué à faire. Lui-même le faisait régulièrement lorsqu’il allait boire un coup.

Et le pirate s’en prit un justement peu de temps après. Ne l’ayant pas vu venir, il ne put se préparer au poing du médecin et fut renversé de sa chaise, légèrement étourdi. Ce type était un drogué, mais il n’était certainement pas un hippy. Grognant, il allait se masser la mâchoire quand Kurt appliqua son cigare sur sa nuque, le faisant hurler à la mort.


-BLOODY HELL ! Rugit-il, les larmes aux yeux, la main sur sa nouvelle blessure. Tu crois que ta petite vengeance est une marque à vie mate ? Grandis un peu, sourit-il, mauvais.

Quelques instants après, Bozo l’aida à se relever, tout en lui passant les bras derrière le dos. Que se passait-il encore ? La réponse lui vint sous forme de nouvelle douleur puisque sa tête vint frapper brutalement le bureau de son associé avant de repartir en arrière. L’imposteur poussa un nouveau cri de douleur, certain d’avoir le crane en morceaux – et si ce n’était pas le choc, l’alcool aurait raison des dernières cellules encore actives. Il voulut se masser le front, mais des menottes l’empêchèrent de bouger les bras. Pourquoi lui infligeait-on ça ? Il n’était pas le dangereux maniaque qui agressait ses collègues.


-De quoi ? Illusiopolis ? Dit-il l’esprit embrumé. Bon café... Los Muchachos, marmonna-t-il.

Le Capitaine Crochet ne savait plus où il se trouvait exactement. L’espace autour de lui tournait de trop. La douleur et l’alcool faisaient des ravages sur son esprit et son corps, le laissant démuni face à ce qui se passait. Qu’est-ce que Rufus racontait ? Il voyait ses lèvres bouger, mais il ne comprenait pas ce qu’il disait. Tous les sons étaient si confus. Et plus il se forçait à écouter, plus la souffrance augmentait. Jusqu’au point où il ne supporta plus tout ça. Il tourna la tête sur le côté, vers le médecin, et vomît aux pieds de ce dernier. D’après les aliments qu’il voyait, il reconnaissait un morceau de tomate, et une pâte.

Le manchot s’appuya sur sa chaise et laissa sa tête partir en arrière, prenant de grandes inspirations tout en ayant les yeux fermés. La douleur était toujours présente, l’alcool embrumait toujours son esprit, mais il arrivait de nouveau à entendre, et depuis qu’il s’était libéré, il se sentait plus léger, un poids en moins sur l’estomac. Ce fut à ce moment que les deux gorilles le relevèrent et le mirent à genoux. Il ouvrit les yeux et croisa le regard de son associé. Ou futur bourreau.


-Je ne sais pas si elle est bonne, baragouina-t-il, mais j’ai une raison. Je veux la mort de Death. C’est un monstre et on ne se fit pas au monstre, pas plus qu’aux gens incontrôlables non ? Il baissa la tête, elle devint trop lourde à soutenir. Si ça te convient pas, évite d’abîmer le costard, c’est un cadeau.
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Ven 30 Déc 2016 - 11:46
Ce n'est pas le costume qui fait l'homme, vous savez.

Je ne pus retenir quelques éclats de rire. Il voulait la mort du nouveau Boss de la Coalition ? Etait-ce cela son but dans la vie ? Il était voué à l'échec. Comment comptait-il parvenir à ses fins ? Ignorant totalement Brown qui assistait à la scène, je me levai de mon siège, posant mon cigare dans un cendrier avant de me positionner aux côtés de Jones.

Rien que pour avoir la chance de vous voir échouer, je vais vous laisser en vie.

Un doux rêveur, voilà ce qu'il était. Il vivait en dehors des réalités, pensait que la vie était quelque chose de simple, qu'il suffisait de vouloir pour pouvoir. C'était ridicule.

Mais faites attention, Jones. Aussi associés que nous pouvons l'être, n'oubliez pas qui vous a sorti de votre cellule. N'oubliez pas non plus que nous avons un accord comprenant la récupération d'un navire coulé par le fond. N'oubliez simplement pas qu'ici, c'est moi qui dirige et que je n'ai rien à faire de petits rigolos dans votre genre.

Alors, je lui laissais un sursis. Il ne mourrait pas aujourd'hui, cela aurait été bien trop facile. Non, la peine qu'il encourrait était autrement plus triste. S'il n'apportait pas les résultats que la compagnie attendait de lui, alors je le placerais en détention tout en m'arrangeant pour que son fardeau soit le plus long et le plus pénible possible. Plongé dans le noir, sans espoir de revoir un jour la lumière, voilà ce qui l'attendait.

Pour en revenir à la notion de respect, je vous sommerai d'en faire un peu plus preuve à mon égard. Vous ne voulez pas ? Alors vous me craindrez.

Je posai le canon de mon arme sur son tibia, mon pied sur sa cheville, et fis feu à bout touchant. Le déluge de balles n'eut pas assez d'espace pour se disperser, aussi tout ses tissus se déchirèrent, laissant apparaître un os fracturé, complètement détruit. Le regard froid, le sourire satisfait, je reculai d'un pas avant de reposer mon fusil sur le mur et de me rasseoir à mon bureau.

Brown, vous récupérez vos fonctions. Faites-moi sortir ça d'ici, le pirate et sa jambe, et assurez vous qu'il ne se vide pas de son sang. C'est un ordre, dis-je, en me saisissant de l'interphone. Scarlett ? Faites venir la boniche amie avec Jones, mon bureau a besoin d'un coup de chiffon. Manolo, c'est ça. Je vous remercie. Oh, et apportez-moi un autre café.

Jones avait servi d'exemple à l'ensemble de la compagnie. Nous n'étions pas la Lumière, nous n'étions pas n'importe quel autre groupe où il faisait bon vivre. Si vous rejoigniez la compagnie, c'était pour une seule chose : m'apporter des résultats. Et si vous vous vous payiez le luxe de vous jouer de moi, alors ce qu'il venait de se passer pouvait donner une idée de ce à quoi vous vous exposiez.

Il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même. Son arrogance l'avait mené à cette situation. Le plus triste dans cette histoire, c'est que je doutais fortement qu'il se remette en question après cela. Il en était tout bonnement incapable. Ne prêtant plus aucune attention au demi-cadavre sur le sol de mon bureau, je me saisis d'un dossier posé non loin, l'ouvris et me mis à en lire le contenu. Le monde ne s'était pas arrêté de tourner un seul instant, et je me devais de rattraper le retard que j'avais pris suite à cette petite entrevue.

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Sam 31 Déc 2016 - 11:15
Kurt n’avait d’autre choix que de se taire devant l’horreur de la scène se produisant à ses côtés, une douleur s’élançait dans son nez et ce n’était rien en comparaison à ce que devais subir le gars au Crochet à cet instant. Assis sur sa chaise, les mains menottées, il y avait une petite voix dans sa tête qui lui sommait d’agir, de parler où même de se lever pour faire obstacle entre le Président et Jones. Seulement, la peur rongeait les entrailles du médecin et il n’osait rien faire. Il était paralysé alors que Rufus Shinra parlait et que les deux gorilles exécutaient chacune de ses directives. La terreur qu’inspirait l’homme au costume blanc atteint son paroxysme quand le coup de feu retentit, faisant sursauter le SOLDAT alors que l’homme tomba au sol, rendu inconscient par la douleur et le fait que son pied gisait au sol.

La bouche grande ouverte devant la scène, ne croyant toujours pas à ce qu’il venait d’assister, il revient sur terre au moment où le Présidant lui somma de s’occuper de son “associé” et qu’un des gorilles lui enleva ses liens.

Par réflexe, le médecin amena ses mains dans son dos pour attraper l’une des trousses de soin ranger dans l’une des sacoches de sa ceinture, il pesta instantanément en se rendant compte qu’il n’avait rien sur lui pour aider l’homme au crochet. Dorénavant à genou devant le corps sans vie, il se dépêcha à prendre son pouls pour se rassurer lui-même, soufflant de soulagement quand il sentit sa jugulaire sauter sous l’impulsion de son cœur. Dorénavant à genou devant le corps sans vie, il se dépêcha à prendre son pouls pour se rassurer lui-même, soufflant de soulagement quand il sentit sa jugulaire sauter sous l’impulsion de son cœur. Il cherchait ensuite à nettoyer la plaie et il n’allait décemment pas demander des mouchoirs au Président. Enlevant le haut de sa combinaison, ce n’était clairement pas le truc le plus propre qu’il avait sous la main, il le posa sur le moignon et frotta délicatement afin d’éviter de défoncer ses terminaisons nerveuses plus quelles ne l’étaient. Finalement, détachant sa propre ceinture, il fit en sorte que son haut soit maintenu le temps qu’il amène Jones à l’infirmerie.

Passant le bras muni d’un crochet par-dessus son épaule, Kurt poussa difficilement sur ses jambes afin de soulever son poids et celui du blessé afin de quitter le bureau du Président. Que ce soit dans l’ascenseur, les couloirs du vaisseau-mère ou dans l’infirmerie, le médecin ne pouvait se retenir de murmurer des excuses à l’attention de Jones. La perte de sa jambe, il avait une part de responsabilité dans cette histoire, du moins, c’est ce qu’il croyait à cet instant. Ce n’est pas Kurt qui avait mis le pirate dans la merde, il s’y était mis tout seul.

- Préparez un bloc, en urgence ! Hurlait le médecin en passant les portes de l’infirmerie. Trouvez-moi le dossier médical du type au crochet, et prenez deux… Non, trois poches de sang avant qu’il ne crève.
- Bien Docteur ! Une infirmière derrière son bureau se leva et couru vers les blocs.

Suivant la jeune femme alors que ses épaules brûlaient sous la charge, le docteur fini par poser le corps du pirate sur la table d’opération pour ensuite enlever le pansement de fortune et désinfecter la plaie. L’infirmière arriva apprêter et ordonna à Kurt d’aller se nettoyer et s’habiller pendant qu’elle préparait l’opération pour tenter de sauver les dégâts causés par l’arme du Président.
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Mar 7 Fév 2017 - 16:20
Alors… Je dois bien admettre que j’ai non seulement mis un peu de temps à noter cet exploit parce que j’avais la flemme mais aussi parce que ce qui s’y passe a une certaine importance (ça, je le sais déjà vu que j’ai été pas mal spoliée durant le déroulement du rp) et du coup, j’avais un peu peur de me planter en vous notant les gars.

Je crois que je vais encore séparer la notation en trois parties, chacune pour l’un d’entre vous. Au fur et à mesure de la notation, je mettrai les petites remarques dans chacune de vos parties. Vos commentaires respectifs seront sans doute un peu décousus mais tant pis.

Du coup, on commence avec Kurt.

Kurt

On commence plutôt bien avec ce rp. L’introduction va assez rapidement pour qu’on ne s’ennuie pas trop et c’est quand l’interrogatoire commence qu’on commence à être pris. J’ai vraiment bien aimé l’ambiance que tu as mise dans ce rp. On a vraiment quelque chose qui est très rapide, oppressant. Kurt est totalement impuissant, j’ai imaginé la scène et ça correspondait aux images habituels qu’on a dans un film où la victime estime être la victime d’un gros malentendu et qu’elle ne peut strictement rien faire. Le Turk était vraiment pas mal, il ne laissait aucune occasion à Kurt de se défendre, il l’interrompait, l’obligeait à répondre par l’affirmative.

Pour le moment la seule chose qui a pu me déranger ce sont quelques fautes, pas super dérangeantes mais qui peuvent facilement être évitées. Je me permets donc de t’en citer une :

Citation :
- Ouais ! Et jeudi, ces cheeseburgers !

En te relisant, tu verras peut-être directement la faute, ou peut-être pas. Mais du coup, c’est «jeudi  c’est cheeseburgers ». Tu pourras peut-être me dire aussi « ouais mais non, je voulais insister sur «  ah ces cheeseburgers, ils sont délicieux » ».  Mais bon, généralement, quand on parle d’un menu, bah on utilise « c’est ». Parce que tu « présentes » quelque chose, c’est une formule avec un sujet + verbe et non un déterminant démonstratif comme « ces ». C’est pas très grave même si je viens de faire un paragraphe mais bon, si jamais tu n’as pas encore l’automatisme en tête (on ne sait jamais) tu peux transformer « c’est » en « cela est » et « ces » en « ces machins-ci ».

Pour le deuxième rp, je suis contente que tu sois directement allé à l’essentiel en ne décrivant pas tout ce que Rufus avait mis dans son rp jusque là. On sent bien la nervosité de Kurt, on voit qu’il sait qu’il est dans une très mauvaise posture et qu’il s’en défend comme il peut, en donnant bien les détails afin de convaincre son accusateur.

Troisième rp, j’ai mis un peu de temps à comprendre pourquoi alors que Rufus avait fait appeler « Jones », Kurt ne sait pas de qui il s’agit, puis j’ai compris qu’en fait Kurt ne connaissait pas Crochet sous ce nom. Je le signale parce que c’est pas une erreur mais ça mérite d’être mentionné. Quelque part, c’est plutôt cool que vous ayez tous les deux fait attention à ça.

Le reste du rp est plutôt pas mal, on sent encore la  douleur de Kurt, le plaisir qu’il a à profiter d’un simple cigare à cause de son état de stress et de son addiction à la nicotine. J’ai beaucoup aimé le fait que tu ne cites pas Crochet comme premier coupable, qu’il parle de Loris, on va pas trop vite vers l’évidence. Je me rends compte également que Kurt est loin d’être un héros au delà de son rôle de médecin compétent. Il balance quand même très rapidement, même si c’est compréhensible étant donné la situation dans laquelle il se trouve.

Quand Kurt s’énerve sur Killian, j’ai trouvé les dialogues vraiment bons, justes, cohérents. Le choix des injures, l’intonation, j’arrivais bien à imaginer la scène. Ce que je ne comprends pas peut-être c’est comment Kurt a pu lui foutre un poing sur la gueule puis  le cigare  et le laisser quelques instants sans que personne n’ait eu le temps de rien faire. Il y a les gorilles, ils sont là pour ça aussi. Ils devraient être prêts à intervenir.

Dans ta conclusion, ce que j’ai trouvé le plus intéressant c’est la peur que Kurt éprouve pour le président. En quelques sortes et dans une moindre mesure, c’est une leçon pour lui, un exemple. Il se rend compte de ce qui lui arrivera, et même peut-être pire, s’il fait une trop grosse erreur. Parce que bon, même s’il  a abandonné ce titre, il est quand même censé être « le président de la terreur », non ?

Rufus

Le premier rp est plutôt pas mal, plutôt bien écrit même si j’ai vu mieux que ça avec Rufus jusqu’à présent. Mon sentiment général est que ça va plutôt très vite et que paradoxalement, il y a beaucoup de blabla pour pas grand-chose. En fait, en dépit du fait que c’est bien écrit, je n’ai pas trouvé Rufus super éloquent. Peut-être qu’il n’est pas censé l’être, j’en sais trop rien en fait, c’est juste ce que j’ai pensé. En revanche, la mise en scène est plutôt bonne, tu la décris bien en mettant Kurt dans une situation à nouveau inconfortable. Peut-être est-ce dommage que tu ne te sois pas un peu plus attardé sur l’apparence que le gars devait avoir, vu que je pense qu’il a pas du passer une bonne nuit.

Je trouve aussi que tu insistes beaucoup sur les petits vols pour le cancéreux et assez peut en définitive sur les kilos de drogue reçus récemment alors que clairement, c’est quand même ça le plus grave. Mais bon, c’est pas non plus une vraie « erreur », j’ai juste pas été super convaincue par la gravité des chefs d’accusation.

Dans ton deuxième rp, d’un côté je suis contente qu’on avance et qu’on ne s’ennuie pas. D’un autre côté, j’ai trouvé que même s’il y a un lien entre les deux hommes, Rufus est peut-être un peu trop perspicace, un peu vif dans ses raisonnements. Evidemment, ce mec est intelligent mais bon.

Cependant, j’ai apprécié le fait que Rufus, même s’il a envie de croire en ce que dit Kurt, n’est pas non plus prêt à le croire totalement innocent et va le confronter aussi dans le but de découvrir ce que le médecin a pu faire.

J’aime l’attitude que Rufus adopte avec Killian. Il est très condescendant et méprisant.

Là où pour moi il y a une petite fausse note et même si les dialogues sont plutôt bien décrits c’est que j’ai l’impression que Rufus s’adresse à eux comme un directeur d’école à des étudiants. Il les réprimande, mais voilà, j’aurais aimé quelque chose de plus « impitoyable » et froid. Là, j’ai juste l’impression qu’il est blasé.

Moi j’apprécie le fait que Rufus soit peut-être plus injuste, dur, voire cruel avec Killian lorsqu’il dit à son garde du corps de le remettre à sa place de façon plus violente. Parce que c’est dans le personnage, c’est le président d’une entreprise qui recherche le profit, le mec, c’est quand même censé être un vrai connard qui veut se faire respecter et qui n’hésite pas à se montrer très très dur. Cela fait écho à ce que je disais plutôt. Au début, t’es trop « sympa », t’es trop paternel. Là, on rentre vraiment dans un rôle plus intéressant, plus implacable. Certains diront peut-être que tu vas trop vite en basse besogne lorsque que tu poses ta menace mais bon. Franchement, Killian a été juste insupportable, irrespectueux (je parle du personnage et c’est dans le rôle, c’est pas une critique), alors que des mecs comme Rufus doivent être intransigeants avec ce genre de conduite. Ils peuvent pas se permettre de se laisser marcher sur les pieds et d’êtres des bons potes. Non, moi je trouve ça bien que d’un clin d’oeil, un mec comme Rufus puisse buter quelqu’un de chez lui sans devoir en répondre à qui que ce soit. Parce que vivre à la Shin-ra, ce n’est pas attendre que ce qui s’y passe soit juste.

Concernant ta conclusion, je suis mitigée. Je suis bien contente qu’il y ait eu des conséquences. Parce que j’estime que si les personnages en rp font des erreurs, leur hiérarchie doit intervenir en fonction de leur politique et je pense que c’est ce que tu as fait en lui tirant dessus. En revanche, le dialogue n’est à mon sens pas à la hauteur des descriptions. Je l’ai trouvé un peu mou, un peu timide, même un peu rapide. « Bon, je vous laisse en vie pour que vous vous ridiculisiez mais je vous punis quand même hein ». Ouais, non, ça m’a pas trop convaincue.


De façon globale, je dirais que je ne suis pas déçue de l’intervention de Rufus dans ce problème irp. C’était nécessaire et pour moi il fallait que ce soit vraiment brutal.

Killian

Ah, t’es enfin arrivé !

Blague à part, j’ai trouvé que c’était quand même bien pratique que les gorilles tombent directement sur toi alors que tu reviens d’un voyage, mais soit.

Je ne pense pas que « passablement éméché » soit l’adjectif qui convienne pour décrire l’état d’ébriété de Killian. C’était plutôt pas mal décrit en fait et amusant. Non seulement, je crois savoir que ton personnage est insolent avec les autorités, mais ça cumulé à une grande quantité d’alcool, on arrive à un mec totalement inconscient qui est sur le point d’aggraver son cas.

Pour la suite, même si tu joues pas mal le mec alcoolisé, je trouve que tu es peut-être un peu trop dans le rôle du sale petit avorton insolent. Toutes les références au mariage de Rufus, les gamineries. Je veux bien qu’il est bourré mais là c’est presque énervant. Si tu penses que c’est cohérent avec ton personnage et que c’est proportionnel à la quantité d’alcool, ok, mais moi ça m’a pas trop convaincue.

Quand Killian se fait brûler la peau, même si je suis contente de tes descriptions, le dialogue me semble moins convaincant. Que tu utilises de l’anglais, ok, c’est dans le personnage, mais le « grandis un peu », quand un mec vient de te foutre un cigare sur la peau, c’est pas vraiment réaliste. A sa place, n’importe qui l’aurait insulté de tous les noms.

Pour le reste, la description des événements est bonne, Killian se fait tabasser donc ça le met un peu k.o., il doit être au limite de la conscience et malgré tout on l’interroge. Du coup, il doit vraiment être déstabilisé, et ça, j’ai trouvé ça bien.

Bon après, grand débat. Est-ce que Killian n’aurait pas du chercher à mieux sauver sa peau en essayant de convaincre Rufus ? Parce que disons le « je veux tuer Death » auprès de la Shin-ra, ça passe moyennement bien. Je ne dis pas qu’ils sont meilleurs amis, ils ne se connaissent que de nom je crois d’ailleurs. Mais bon, ils ne sont pas ennemis, donc c’est définitivement pas un bon argument. A se demander s’il s’en foutait, s’il voulait jouer les héros, s’il en avait juste marre… Cela me laisse un peu sceptique, j’ai l’impression que n’importe qui de normal et de pas héroïque ou suicidaire en cette situation aurait fait tout pour sauver sa peau, quitte à ravaler sa fierté, et même en dépit de l’alcool. Enfin, moi, c’est mon point de vue, et c’est ton personnage, c’est toi qui sais le mieux ce qui lui correspond.

Pour conclure et même si tu n’as pas réagi à cela dans ce rp, j’ai envie d’insister sur le fait que même si ton intervention dans ce rp n’était pas très longue, elle a son importance pour la shin-ra et évidemment pour ton personnage. Moi, je pense que ce qui s’est passé devrait te pousser à faire de nouvelles choses avec ce personnage, en rapport avec ce qui s’est passé ici. Le fait qu’il soit amputé, sa relation avec Rufus et Kurt qui en a forcément impactée. S’il y avait quelque chose à retenir selon moi de cette histoire, c’est que le plus important quand tu veux réagir à quelque chose  avec ton personnage, c’est de réfléchir à faire le meilleur truc possible, le plus convaincant. Suivre ses intuitions, réagir aux actions des autres personnages, c’est capital et ça rend le rp intéressant mais quand tu réponds à quelque chose, il faut veiller à rester cohérent et faire la réponse la plus en adhésion avec la situation réelle et la personnalité des personnages, tous les personnages.

Rufus :
Très Facile : 6 points d'expérience + 60 munnies + 1 PS en dextérité

Kurt :
Normal : 20 points d'expérience + 230 munnies + 3 PS en défense

Killian :
Périlleux : 35 points d’expérience + 330 munnies + 3 PS en défense
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