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 La Magie de Noël
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Dim 25 Déc 2016 - 11:14
Nous étions le matin de Noël. Tout le monde avait dû faire la fête, avait dû arroser un délicieux repas avec ses proches avant de déballer ses cadeaux. Le Père Noël avait disparu depuis quelques années déjà, aussi les habitants des mondes avaient trouvé la parade à un tel manque. Dès lors que la date fatidique approchait, ils se ruaient tous dans les échoppes, achetaient vêtements et babioles sans importance en vue de les offrir.

Moi, j'étais resté sur le vaisseau-mère, et j'avais partagé ma soirée avec une bouteille de scotch qui m'accompagnait dans ma lecture. J'étais seul et tranquille, loin des célébrations et du fumet d'une dinde sortant d'un four. Il n'y avait eu personne pour gâcher cette soirée, pas un appel, pas un message, rien. Dieu que cela pouvait faire du bien pour le Président que j'étais, sans qui la Compagnie Shinra ne pouvait tourner.

Seul dans mon lit, je profitais de l'instant de calme. Pas un seul bruit de pas, de claviers d'ordinateurs, de portes s'ouvrant et se fermant. Je pris une grande inspiration, fermant les yeux avant d'expirer longuement. Il était temps pour moi de me lever. Je sortis les jambes du lit et commençai à me préparer comme à mon habitude. Lavé, coiffé, habillé, chaussé, j'accordais énormément d'importance à mon apparence. Sans parler de coquetterie, je désirais être à l'image de la compagnie que je présidais ; impeccable.

Je quittai ma salle de bain et m'installai à mon bureau pour m'avancer dans mon travail. Je pris une pile de dossiers et me mis à en lire leur contenu. La compagnie ne tournait qu'à demi effectifs aujourd'hui. Si l'on pouvait se permettre de proposer moitié moins de transports inter-monde, moi, je ne pouvais m'accorder davantage de repos qu'une heure supplémentaire sous la couette. Il fallait que je travaille, car sans cela il n'y avait pas de résultats. Alors que j'étais plongé dans ma lecture, je n'entendis pas les bruits de talons dans le couloir, pas plus que la porte de mon bureau qui s'ouvrait.


Monsieur le Président !

Scarlett était devant moi, sans que je ne parvienne à comprendre la raison de sa visite. Elle se tenait droite, quoiqu'elle semblait être plus familière sans sa façon de se tenir. Son expression était elle aussi différente de d'habitude. Elle semblait moins froide, moins... distante. Non, je n'arrivais simplement pas à la décrypter, moi, un président spécialiste des affaires qui avait vu et revu de nombreux visages, de nombreuses expressions, qui savait décoder les pensées de tout un chacun rien qu'en observant les traits qu'ils adoptaient. Cette fois ci, j'étais... perdu. Toutefois, l'on attendait de moi un certain standing, aussi, je fis tout pour ne pas paraître décontenancé.

Oui, Scarlett ? Que puis-je faire pour vous ? Asseyez-vous, je vous en prie, lui demandai-je, m’efforçant de faire preuve d'une assurance que je n'avais plus.

J'ai... reçu votre cadeau au pied de mon sapin. Monsieur, je ne sais quoi vous dire... c'est... c'était... disons que c'était inespéré !

Je ne comprenais plus. Elle avait quitté son chez-elle, simplement pour me remercier ? Je savais d'elle qu'elle vivait seule, mais je ne pensais pas qu'elle l'était tout autant que moi. Je n'allais pas croire une seule seconde qu'une femme telle qu'elle ne possédait pas d'entourage. Et finalement, nous étions semblables sur ce point.

J'ai peur de ne pas comprendre. Me voir vous offrir un présent pour Noël était aussi inespéré ? Je savais que l'on disait de moi que j'avais un cœur de glace mais je ne pensais pas que vous le pensiez aussi.

Je devais reconnaître que ces quelques mots m'avaient peiné. Je ne lui accordais pas la même attention qu'aux autres employés de la compagnie, pourtant. J'essayais de la ménager, de ne pas me montrer aussi froid qu'avec les autres, bien parce qu'elle était là depuis le début et qu'elle m'avait toujours été fidèle. Pour cela je lui en étais reconnaissant. Mais ce qu'elle me disait là ne me laissait pas de marbre.

Pour être honnête, Monsieur, je vous pensais mal à l'aise avec les relations humaines. Vous vous êtes toujours caché derrière ce personnage de président, mais je savais au fond de moi que ce n'était qu'une carapace, que vous n'étiez pas une personne aussi froide. Je ne sais vraiment pas quoi dire, j'espère simplement que ce cadeau ne représente pas qu'une poignée de munnies pour vous, mais qu'il a autant de signification que pour moi.

[i] J'étais complètement dépassé. J'avais beau chercher, je ne comprenais vraiment rien. Pourtant, je n'étais pas agacé, je ne me forçais pas à être patient comme je le faisais avec les autres. Peut-être que la voir aussi heureuse me faisait un peu de bien à moi aussi. Mais... qu'avais-je fait pour ça ?


Loin de moi l'idée de paraître offensant mais... s'il vous plaît Scarlett, de quoi parlez-vous ? Ce collier, l'aviez-vous vu ? Vous avait-il plu ? Vous me voyez ravi que cela vous plaise, ça me touche, vraiment, mais...

Elle se mit à froncer les sourcils d'incompréhension. Elle semblait aussi perdue que moi, maintenant. Tout cela commençait à sentir la blague de très mauvais goût. Elle prit son sac, le mit sur ses genoux et se mit à fouiller dedans. Ce qu'elle en ressortit me laissa bouche bée. Le petit coffre qu'elle tenait dans ses mains comme le Saint Graal s'ouvrit, et je vis qu'il contenait une magnifique bague. Le nom du petit malin que j'avais envoyé chercher le présent me revint immédiatement en tête. Que j'étais bête. À lui seul, cet homme représentait cinquante pourcent des bavures de la compagnie.

La situation devenait délicate. Je ne pouvais pas expliquer le mal entendu. Je ne pouvais pas lui expliquer que j'avais envoyé quelqu'un choisir un cadeau pour elle, c'était dévalorisant et elle ne le méritait pas. Je commençais à me demander si ce n'était pas un coup tordu du Ciel pour avoir fait preuve d'autant de négligence quant à quelque chose d'aussi important.

Les yeux de Scarlett se rougissaient suite à ma non-réaction. J'étais bloqué. Qu'est-ce que je devais faire ? Je ne pouvais décemment pas la rendre malheureuse un jour de Noël. Cette perspective me touchait, elle plus que n'importe méritait de sourire en pareil jour. S'il n'avait pas de réelle signification pour moi, il en avait vraisemblablement pour elle et je me devais de le respecter. Intérieurement, je pris une intense respiration.


Je ne savais pas comment vous le dire, Scarlett. Vous avez toujours été là pour moi, et au fil du temps, je vous voyais davantage comme une amie, que comme une employée. Le temps à fait ce qu'il avait à faire, et je me suis rendu compte de ce que j'éprouvais pour vous. Je ne sais pas ce qui m'a pris, vous m'en voyez désolé.

Je vomissais intérieurement. Toute cette niaiserie, toutes ces conneries d'amour inavoué... Je me serais cru dans le premier rôle masculin d'un film de série B. Mais le calvaire n'était pas fini, je la voyais maintenant se lever et je faisais de même. Nous nous approchions l'un de l'autre jusqu'à être suffisamment près pour nous enlacer. Je la serrais dans mes bras.

Pourtant, ce contact humain, cette tendresse adressée à ma personne n'était pas pour me déplaire. Je devais reconnaître qu'il s'agissait là de quelque chose de réconfortant qui ne m'était pas arrivé depuis bien des années maintenant. Et même si le malaise était présent, je n'étais pas pressé que ce court instant se termine.

Pour la première fois depuis longtemps, je ne me comprenais pas.

L'espace d'un instant, j'eus la faiblesse de peser le pour et le contre de cette situation. Nos relations professionnelles pouvaient être entachées au long terme, mais elles pouvaient l'être davantage et dès maintenant si je refusais ses avances. Je ne pensais qu'au plan professionnel. Je ne devais penser qu'a professionnel.


Vous m'en voyez navré, je... ne suis pas très doué pour ce genre de choses.

Je sais. Ce n'est rien.

Elle restait blottie contre moi alors que mes bras l'entouraient. Elle ne bougeait pas, semblait savourer l'instant présent. Elle devait se poser beaucoup moins de questions que moi. Elle ne devait simplement pas s'en poser. Et moi... Pourquoi étais-je incapable de faire autre chose ? Pourquoi ne pouvais-je pas simplement laisser aller et voir ce que tout cela allait donner ?

C'était mon défaut. Je devais tout contrôler, je devais tout savoir. Et c'était précisément pour cette raison que j'étais seul, que je n'avais que la société pour compagne. Mais était-ce un saut dans le vide justifié ? Valait-elle que je sacrifie mon confort assuré ? J'avais l'opportunité de chasser cette solitude, de pouvoir partager quelques moments avec une personne que j'appréciais, qu'il m'était possible d'aimer finalement.

Ses bras se désseraient peu à peu de ma taille ce qui me faisait monter une angoisse nouvelle. Je n'avais plus beaucoup de temps. Il m'était encore possible de tout arrêter maintenant, de retourner à mon confort, à ma personne. D'ici quelques secondes ce ne serait plus possible, je ne pourrais plus ce serait fini.

Son regard se fit plus doux alors qu'elle approchait son visage du mien toujours un peu plus. Elle fermait les yeux, elle n'était plus qu'à quelques centimètres...


Scarlett, je suis désolé, il...

Elle ne m'écouta pas, et elle posa ses lèvres sur les miennes. Bien sûr qu'elle m'avait entendu, mais elle ne voulait pas me laisser m'en tirer si facilement. Elle savait très bien que la situation me mettait mal à l'aise, mais elle savait aussi très bien que si elle m'avait accordé ce répit, les choses auraient pu se passer différemment. Elle le savait, et elle ne le voulait pas. Elle voulait me convaincre maintenant.

Ce qui s'ensuivit fut indescriptible. Plusieurs fois, je me surpris à apprécier le moment. Et lorsque c'en fut fini et que je rouvris les yeux, je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire à la vue du sien. Finalement, elle m'offrit un dernier baiser.

Par la suite, je lui proposai de rester avec moi pour la journée, ce qu'elle accepta. Je rangeai donc rapidement la pile de dossiers que je consultais plus tôt et appuyai sur le bouton permettant l'ouverture de l'accès à mon appartement. C'était la première fois que je recevais quelqu'un et la première chose qu'elle fit à ce moment fut de pousser un soupir d'admiration.

Je lui proposai de se mettre à son aise, ce qu'elle fit, et je me mis à fouiller dans ma cave pour en sortir une bouteille de champagne. Je n'avais aucune idée de où tout cela allait m'amener, et ça n'avait aucune importance. Nous étions là, tout deux à discuter de banalités pour la première fois, à découvrir nos goûts en matière de littérature, de plats, de tout. Ce fut intéressant et enrichissant, jamais je n'aurais cru pouvoir un jour parler de tels choses avec celle qui occupait le poste de secrétaire. C'était comme si la magie de Noël existait. Comme si aussi pure soit-elle, elle avait réussi à venir me toucher, moi, m'offrant le sentiment de vivre.

Reste que j'allais devoir en toucher quelques mots à Jones.

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