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 L'art n'a pas de frontière
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Mer 21 Déc 2016 - 1:30
Deuxième fois que j'emprunte un transporteur ShinRa de ma vie et bah la conclusion s'impose d'elle même : le niveau de confort est dégueulasse. Ceci dit malgré l'inconfort de mon siège j’étais plutôt content de m'en aller.

Pas que j'ai toujours rêvé d'exotisme ou quoi mais j'suis content de faire un break et de m'éloigner de la Citadelle au moins pour quelques heures même si c'est pour le boulot. Loin de moi l'idée de vouloir déserter mais faut avouer qu'au bout d'un moment l'ambiance malsaine qui y règne finit par user son bonhomme. Et puis il s'agit juste d'escorter un peintre histoire qu'il puisse voir le coin deux minutes, ça devrait pas être compliqué.


« ...nous espérons tout de fois que ces légers désagréments ne gêneront pas votre séjour. La compagnie ShinRa vous souhaite une bonne visite d'Atlantica. »

Une voix provenant d'un haut parleur finit par me sortir de mes penser, apparemment il était temps d'y aller. J'avais pas vraiment entendu qu'elles étaient ces «légers désagréments » mais bon sans doute rien de terrible.

Effectivement une fois sortis du transporteur tout me semble un peu flou et j'ai comme l'impression de flotter, alors que j'allais mettre ça sur le compte de mon voyage je me rend compte qu'en fait je flotte vraiment.

Parce qu'il y a quinze mètres de flotte au dessus de ma gueule.

Pris de panique je retiens ma respiration par réflexe et je tente désespérément de remonter à la surface. Et là deuxième surprise. au lieu de répondre correctement mes jambes sont comme prises dans une gangue de caoutchouc et ne réagissent pas du tout comme prévue, me faisant faire un genre de roulé boulé dans l'eau.

Puis troisième surprise, sans m'en rendre compte on m'a mit les jambes dans une queue de poisson géante.
C'en est trop pour mon vieux cœur, j'arrive plus à retenir ma respiration et j'inspire une grande gorgée de flotte, adieu monde fatale !
Sauf que non en fait ça va très bien, merci.

Ok, donc récap' : j'ai quelques tonnes de flottes au dessus de moi, une queue de poisson et je respire sous l'eau. Rien qui ne sortes de l'ordinaire quoi.

Remis de ma surprise initiale je tente de m'adapter à ma nouvelle condition d'homme sushis et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est carrément pas de la tarte. Les vingts minutes qui suivent ne sont que frustration et prise de tête, quand je veux aller à gauche je vais en haut, quand je veux aller tout droit je fais demi-tour... Non ça aurait été presque plus agréable de rester  à la Citadelle.

Persévérant un bon quart d'heure de plus j'arrive finalement à faire la différence entre le haut et le bas et à aller plus ou moins dans la direction voulue. Bon on va dire que ce sera suffisant, allons retrouver le client !

D'après mes infos ils est censé porter une barbe bien épaisse brune et grisonnante, des cheveux de la même couleurs noué à l'arrière de son crâne en catogan et c'est à peu près tout ce que je sais. Après quelques instants de fouille à proximité de mon lieu d'arrivée je finis par trouver quelqu'un qui répond à peu près à la description.

En plus d'un visage bouffé en bonne partie par sa pilosité et surmonté d'un béret noir, il possède deux bras pas bien épais terminé par des doigts longs et fin. Clairement pas le gabarit d'un bagarreur.


« -Excusez moi...Z'êtes m'sieur Di Calviar ?

-Mmmmh ? La légendaire renommé du grand peintre Tafioléo Di Calviar la précéderait elle, même aussi loin de sa natale contrée ?
Dit ils en posant un regard bizarrement vide sur moi.
-Euh...non. Enfin pt'être que si j'en sais rien, mais j'suis le gars du Sanctum chargé d'vous escorter.

-Ah parfais ! Perfetto ! Laissez moi admirez le corps robuste et vigoureux que je devine derrière cette voix puissante et brut ! »

Puis sans que j'comprenne ce qui se passe il vient vers moi et sans plus de cérémonie me plaque ses mains sur le haut du crane et s'applique à les redescendre en prenant soin de me palper le plus possible.

« -Hey mais ! Qu'esse vous faites ?! Z'êtes mglglglg, rah laissez au moins ma bouche en paix ! 

-Allons très cher, pas de fausse pudeur entre nous. Oh oui on sent bien là tous ce que la nature à de plus vil, de plus chaotique réunit en un seul être ! Quel beauté dans la pauvreté, dans l'abstinence ! Un corps frêle et agressif en même temps. Ah ! Je constate que vous êtes aussi affublé de cet appendice peu seyant, quel dommage que mes sens soient moins habitué à lire si visqueuse matière. Le tableau s'arrête donc là !

-Attendez, z'aviez pas remarqué qu'j'avais une queue de poiscaille avant ?

-Hé bien oui mon cher, mais n'est ce pas normal pour un aveugle ? Ceci dit je ne le regrette point ! Mère nature a sans doute voulu dans sa grande bonté me permettre ainsi de percevoir la véritable essence de la beauté ! Celle qui n'est non pas montrée à tout les regards mais celle qui... »

Un aveugle ! Bordel il va falloir que j'escorte un mec dans un endroit où je peux à peine me déplacer correctement et il faut en plus que ce soit un handicapé ! C'est à quel âge la retraite au Sanctum ?

« -...et alors je lui répondit : Bastardo ! Sans même en voir le moindre reflet je puis la dessiner à la perfezione, quand toi il te faudra des heures à l’abîmer de ton regard avide pour n'en faire qu'une croûte bâclée ! Tu vois peut être plus mais je vois mieux, alors sache que même si cela était possible je …. »

Et forcément il faut qu'il soit bavard. Karma de merde !

Comme on m'avait recommandé de ne pas le brusquer je décidai de prendre mon mal en patience et d'attendre qu'il finisse de parler, mais après dix bonnes minutes d'élucubration sans queue ni tête je finis par comprendre que le Domaine Enchanté sera devenu un havre de paix avant qu'il ne s'arrête.
Ceci dit, vu comme il a l'air à fond dans son discours je peux sans doute m’éclipser pour demander le chemin vers la gorge à quelqu'un. Je n'doute pas qu'il sera toujours là quand je reviendrai.

Commençant à m'éloigner en prenant garde à ne pas faire de bruit je l'entend qui m'apostrophe :

« -Hey bien, fier compagnon d'aventure où allez vous donc ainsi ? »

Sérieux ? Je me suis à peine décalé de trois mètres comment il a fait ? Bon on verra plus tard, me retournant vers lui je tente tant bien que mal de me justifier.

« -Oh heu...nul part, juste le courant qui commençait à m'emporter. Pas encore le coup avec la nageoire et tout vous voyez.

-Ah j'imagine bien que pour quelqu'un qui n'as pas l'abilità de l'artiste accompli, et j'ai tout de suite perçu en tâtant vos membres grossiers que vous en étiez dépurvu, cela ne doit points être une sinecura. Personnellement je n'ai pas du tout étais embêté par ceci. Non en fait je l'ai même vue comme le moyen de transcender la manière dont nous percevons l'espace dans nos contrées terrestre. D'ailleurs ne vous est il jamais venu à l'idée que si l'on nous a donné à qui des jambes à qui des nageoires c'était pour... »

Et c'est reparti ! Bon j'attendrais bien qu'il est fini mais quelque chose me dit qu'on a du taf un poil plus important à la Citadelle. Et si je veux pouvoir donner un coup de main avant que le Sanctum n'est disparu il va falloir accélérer le mouvement.

« -Et alors l'umanità se dressera fièrement au dessus de la montagne de l'histoire et pourra clamer fièrement :...

-Veuillez m'excusez m'sieur Di Calviar...

-...Nous l'avons fait ! L'espoir alors chantera alors le chant de la victoire et des trompettes de félicité lui répondront partout dans les mondes...

-OH ! M'sieur Di Calviar !

-...L'on dansera ! L'ont fêtera la conclusion d'un pareil périple et si d'aventure... »

Ne perdant absolument pas ma légendaire patience mais commençant à avoir de dangereuse vision d'un Tafioléo en train de rôtir à la broche je décide de le brusquer trèèèès légèrement. Lui mettant ma main dans la bouche pour le forcer à se taire je reprend la parole.

« -Toutes mes excuses mon bon sieur j'crois qu'j'ai glissé. Alors j'en profite tout de même pour vous dire que je n'sais pas du tout comment aller à la Gorge du Dragon d'mer. Et qu'il serait donc temps que nous commencions les recherches...Comment ? Ah oui ma mains désolé. »

Ôtant ma main de son gouffre à parole je m'attend à le voir me faire des reproches mais en fait non. Il ne semble même pas fâché en fait, et au lieu d'ça il recommence derechef à parler de son ton enjoué.

« -Ah mon cher ami je vous plains de ne points avoir ma grâce aquatique, mais nul doute que votre primitif talent pour les armes rattrapera cette petite bavure. Pour ce qui est du lieu ne vous en faites donc pas, vous avez la chance, que dis-je la chance ? L'immense honneur d'être en la compagnie d'un artista dont la renommé dépasse les frontières. Nous trouverons bien quelques autochtones à la recherche d'un autographe, sans doute la plèbe se fera t'elle une joie de nous guider jusque là. »

Puis il se remet à déblatérer sur je ne sais plus quel sujet. Donc l'idée c'est d'attendre comme des cons jusqu'à l'arrivée d'un Deux Ex Machina ? Magnifique je ne vois absolument ce qui pourrait...

« -Euh..excusez moi messieurs mais je me demandais si... »

J'ai à peine le temps de retourner ma tête pour apercevoir un jeune garçon à l'air timide que Di Calviar s'exclame aussitôt :

«-Tenez ne vous l'avais-je pas dit, cher et fidèle béotiens ? Hé bien ne sois pas intimidé chétif petit bonhomme, même si le grand di Calviar possède un talent dont tu peux à peine rêver il a su rester simple. Veux tu un autographe ou bien un...

-Heu...désolé monsieur mais je sais pas du tout qui sait celui dont vous parlez. Par contre c'est pas une insigne du Sanctum sur votre queue monsieur ? »

Tout à mon plaisir de voir l'artiste manquer de mot pour la première fois depuis notre rencontre je ne percute pas tout de suite. Et pourtant en baissant mon regard sur ma queue je remarque que mon insigne y est accroché, sans que cela ne me gène d'ailleurs. Un peu surpris d'avoir perdu toute mes frusques sauf ça je me reprend vite et répond bien vite au bonhomme.

« -Yep garçon. Tu connais ?

-Et comment ! J'vous admire, d'ailleurs mon rêve c'est d'faire partie de vos paladins quand je serai assez grand. Ils sont trop classe ! »

Je savais que le Sanctum était à peu près aussi connu ici qu'au Domaine Enchantée mais en avoir la preuve, et surtout ne pas se faire regarder de travers à cause de ça, faisait assez plaisir. Plaisir d'ailleurs décuplé par l'air légèrement vexé du peintre à côté de moi. Prenant une légère inspiration je décide de pousser mon avantage jusqu'au bout.

« -Hé ben bonhomme c'est ton jour de chance. Vois tu je suis en mission et j'aurais b'soin de savoir où se trouve la Gorge du dragon de mer. Tu pourrais me l'indiquer ?

-Glps...si vous voulez m'sieur mais j'dois vous prévenir c'est pas super sûr là-bas. Du coup...

-T'inquiète pas pour nous va. Explique moi juste où c'est et on se débrouillera. On est costaud au Sanctum. »

Gardant l'air peu rassuré qu'il avait pris lorsque j'ai évoqué le nom du lieu le garçon nous expliqua quand même de manière assez précise notre objectif. Prenant son nom, Alix, je lui assurais que je toucherai un mot à son sujet au responsable des paladins chez nous avant de le quitter.

Le chemin fut assez paisible si ce n'est Tafioléo qui maugréait que l'éducation des jeunes laissait vraiment à désirer de nos jours et que si il ne tenait qu'à lui blablablabla....

Tandis qu'il parlait plus ou moins dans le vide je scrutais les alentours pour ne pas louper les embranchements que m'avait indiqué le jeune siroi. J'en profitait au passage pour admirer le paysage, parce que ouais c'était quand même pas de la merde.

Mon premier voyage m'avait mené d'Illusiopolis au Domaine Enchantée et déjà le dépaysement avait été rude mais alors là c'était puissance dix. Y avait plein de coraux de toutes les couleurs, des coquillages plus splendides les uns que les autres, des poissons multicolores qui s'égaillaient partout. Et dans l'ensemble une faune et une flore pas ordinaire que j'me lassais pas d'observer.

Bref y aurait pas eu l'autre pour me remplir les oreilles ça aurait pu être une petite escapade bien sympa. Mais en attendant on arrivait à destination, devant nous se dessinait en effet une fosse qui avait l'air bien plus profonde que tout le reste et l'eau qui était resté clair tout le long du trajet s'obscurcissait de manière inquiétante. De toute évidence la pause bucolique était finis.


« -Houla c'est moi où l'eau est devenu plus freddo à l'instant ? Mon ami à la réputation usurpée j'ai l'impression que nous touchons du but...Ah je peux sentir d'ici les ténèbres qui s’épaississent, le monde qui devient plus rude, les éléments  naturels qui se déchaînent et...ah ! C'en est trop arrêtons nous là ?

-Quoi ? Qulequ'chose va pas ?

-Pardon ? Mais non bien au contraire, faible d'esprit ! Je dois absolument m'imprégner des lieux je sens ici une puissance que je ne peux éclipser !

-Mais euh....vous êtes sur ? D'après le gamin on a encore pour au moins vingt minute de...

-Qu'importe ! Prenez cela comme une pause que je vous offre dans ma grande bonté, maintenant silence et laissez moi travailler ! »

C'est à moi qu'il disait de se taire ? Soufflant pour calmer mes nerfs, je regarde les environs. On avait pas fais vingt mètres mais déjà le paysage avait changé de manière assez radicale. Plus de coraux de toutes les couleurs ou de coquillages arc-en-ciel mais des roches noirs recouvertes de plantes aquatiques grises ou verdatres.
Et en lieu et place de la faune joyeuse et énergiques un silence de très mauvais augure. Je pense que la seule manière de faire moins rassurant ça aurait été de planter des corps de sirènes sur des piques.

Tentant de faire le point sur ce qui nous entourait je m'éloignai un peu du peintre pour m'aventurer un peu plus bas, histoire de voire ce que l'obscurité me cachait. Un genre de gros monticule attira bientôt mon attention il avait pas l'air d'être fait de roche mais d'écaille. Et pour cause en m'approchant un peu plus je pu apercevoir le cadavre d'un énorme poisson l'air plus carnassier que bouffeur de plancton.

Et le truc qui était le plus flippant c'est qu'il avait sur le côté de son corps un genre de trou qui avait l'air d'être bien profond. Genre quelque chose c'était fait bouffé par le mastodonte et lui avait mangé les tripes pour s'en sortir.
Commençant à me dire qu'il y avait des trucs drôlement louche qui rodait dans les environs je remontait vite fait près de mon peintre. J'aurais sans doute pas dû le laisser aussi longtemps seul.

Heureusement je le trouvais en train de palper la parois devant lui, l'air de s'extasier devant ce qu'il avait sous le nez. Légèrement rassuré je me mit à chercher des présences aux alentours au cas où. Rien. Bien au moins on était tran...

« -Oh, mon brave vous êtes là.
Fit le peintre toujours aussi perspicace. C'est parfais, dites voir vous qui êtes là pour vous occuper des taches primaires, pouvez vous voir qu'elle est la troupe de drôle à une petite centaine de mètre en dessous de nous ? Car voyez vous j'ai entendu dire que ce lieu était infesté de feroce requin et j'aurais adoré m’imprégner de leurs sauvageries légendaires. Donc si vous en voyez soyez chou de les attirer par là. »

Attend...quoi ? Soit ce mec avait des sens magique hyper poussé, soit il faisait le mariole pour m'impressionner. Et dans les deux cas il était suicidaire.

Décidant que je ne perdais rien à aller voir je descendis dans la direction indiquée et arrivé à mi chemin je finis par ressentir l'attroupement dont il me parlait. Apparemment ils étaient cinq et plutôt rapide.
Faisant le moins de bruit possible je fit demi-tour. Ils ne nous avaient pas vu et ont ne passeraient pas dans leurs direction. Suffira de dire à Tafioléo que c'étaient des petits planctons ridicule et on évitera la catas...


« -Mon loyal éclaireur ! Je viens de finir de voir les lieux et comme je ne vous sentais par remonter je décidais de vous prêter main forte ! Alors que pensez vous que ce soit ? Bah on va bien vite le savoir. YOUHOU, JE SUIS LE GRAND TAFIOLEO DI CALVIAR ET J'AIMERAIS BIEN SAVOIR CE QUI CE CACHE EN CES LIEUX ».

Ayant des envies de meurtres de plus en plus prononcé je décide de les canaliser vers ce qui nous remonte à toutes allure dans la gueule. Des genres de long poissons effilés avec des crocs ne laissant aucun doute sur leurs régimes alimentaires.

Chargeant deux glaciers je les envoient en direction des ennemis à la têtes du groupe ce qui...ne fait que congeler l'eau devant moi. Bordel si ma magie est aussi impactée par ce monde on est pas sortis !
Me reprenant aussi vite que possible je recharge deux glaciers et les déclenchent au moment où les murènes sont à portées de mes mains. Aussitôt l'eau autour de leurs gueule se congèle et elles s'arrêtent nette, la gueule emprisonné dans un cube de glace. Deux ennemis en moins reste trois.

N'attendant pas que leurs copines nous rejoigne je remonte aussi vite que possible vers le haut pour prendre de la distance, espérant que mon boulet du jour puisse me suivre.

Sauf que ce con n'essaye même pas, au lieu de ça il reste bien tranquille au milieu des murènes les bras étendu de chaque côté du corps il gigote de tous les côtés espérant toucher je ne sais quoi. Bien entendu la poiscaille en profite pour aller s'occuper du peigne-croûte et alors que je fonce pour essayer de sauver ce qui peut rester de lui, je m'arrête.

Parce que ce con gère.

Il reste au milieu des ennemis virevoltant juste ce qu'il faut pour esquiver leurs crocs, laissant ses mains effleurer doucement ses ennemis qui enragent. Et sans jamais perdre son béret !
Bientôt ceux-ci décide d'abandonner le sushi d'artiste au profit du menu « clodo religieux ». Souriant légèrement de voir la situation se désamorcer je charge mon froid dans mes bras et alors qu'elle sont à moins de deux mètres de moi je relâche tout. Gelant un cube d'eau d'environ trois mètres et emprisonnant les poissons à l'intérieur. Finalement j'aime bien le fonctionnement de la magie d'ici.

Laissant le cube retomber dans des profondeurs qu'il n'aurait jamais dû quitter je me tourne vers l'artiste qui continue de tourner sur lui même.


« -On peut y aller ?

-C'est donc déjà fini ? Ah mon ami quels combat homérique ! Rapide, brutale, barbaro, ces ennemis qui tels les flèches de Satan nous fonçaient dessus. Et vous, un archange, les avaient renvoyé dans leurs abysses. Personnellement j'en reste pantois, peut être en ferais-je une toile de dix mètres, vous en pensez quoi, vous, de.... »

Le laissant à son monologue que je regrette déjà d'avoir lancé je reprend la route, regardant rapidement si il me suit.

Le reste du chemin se fait sans autre problème, l'ambiance devient juste de plus en plus oppressante. Tout deviens de plus en plus sombre, de plus en plus anguleux, là on est niveau zéro de la poésie. Et puis soudain je la vois.

La Gorge du Dragon de Mer.

Comme une caverne aux parois blanche et rouge, mais pas un blanc pur et rassurant genre robe de mariée. Non plus blanc genre brouillard opaque, grisonnant et angoissant. Quand au rouge je n'ai pas à m'approcher bien loin pour m'apercevoir que c'est en fait un amas de chair suintant qui est resté en place par je ne sais quel miracle.
Tafioléo qui ne s'est pas arrêté de parler sur sa futur toile depuis notre altercation remarque que j'ai cessé de bouger et se fige aussi.


« -Serions nous arrivé à destination mon viril sherpa ?

-J'en ai bien peur.

-Magnifico ! Alors, décrivez la moi. A quoi vous fait elle penser ? Est-ce l’œuvre de quelques antique Titans ? Ou percevez vous là plus comme l'essence de quelques Dieux Déchu ? A moins qu'au ne contraire ce soit là un monument miraculeux offert par les régents du Paradis ?

-...Prenez une carcasse de bœuf, rabotez le jusqu'à n'avoir plus que le thorax, mais faites ça bien salement. Puis agrandissez ça un million de fois et vous en aurez une représentation assez fidèle.  

-...Oh. Bon laissez moi voir ça, je pense qu'il manque un brin de référence artistique à votre esprit étriqué. »

Plus nous nous rapprochions plus ma première impression de malaise se renforçait, même les cailloux commençait à me sembler agressif. Mon sortilège de détection tournait à plein régime, à l’affût des monstruosités qui allait forcément se planquer là-dedans.

A l'intérieur c'était pire que tout, le sol était légèrement violacé et semblait pulser à intervalle régulier, comme si nous progressions à l'intérieur du corps d'un monstre gigantesque. Les parois d'une couleur identique à l'extérieur semblaient vouloir s'abattre sur nous pour nous emprisonner à tout jamais. Et surtout la grotte semblaient sans fond, une immense ligne droite qui se perdait dans les ténèbres.

Par contre pour Di Calviar c'était la fête. Il allait de haut en bas, sondant chaque aspérités de la grotte avec une fougue impressionnante, semblant vouloir mémoriser l’entièreté de celle-ci. Et vu sa longueur j'espérais qu'il allait s'arrêter avant.

Puis d'un coup alors que j'étais derrière lui à sonder du mieux que je pouvais les environs il me dit d'une voix encore chargé de l'émotion qu'il devait ressentir à palper de la chair putréfiée.


« -Mon précieux larbin si vous pouviez allez voir ce qui se trouve environs cent cinquante mètres plus loin au fond de la caverne vous seriez charmant. J'y ressens une présence plus majestueuse que tout ce que j'ai vu jusqu'ici. »

M'étonnant encore de la sensibilité du peintre, je vais voir dans la direction indiquée. Légèrement anxieux quand à ce que je vais y trouver. Et alors que la présence ressentit par Tafioléo entre dans mon champs de détection je ne suis pas déçu. C'est un peu comme si l'immensité de ronce près du château de Maléfique se jetait sur moi. Un mur de ténèbres sans fond qui avance inexorablement pour nous engloutir.

Aussitôt je charge mon froid dans mes mains et tente de faire naître un mur de glace aussi épais que possible. Lentement je dirige mon froid du sol au plafond le nourrissant du mieux que je peux, plus il sera solide plus nous auront de temps pour fuir. Et alors que j'en arrivais au bout je vois deux yeux jaune gigantesques enchâssé dans une gueule de requin qui fait presque la taille de la grotte.

Sans perdre plus de temps je fais demi-tour entendant ma glace qui commence à se fissurer, rapidement je suis au niveau de l'artiste. Le prenant par le bras je tente de l'éloigner du prédateur.


« -Faut dégager ! Il y a un requin d'la taille de la grotte qui va débouler d'une minute à l'autre !

-Un requin grand d'au moins dix mètres vous dites ? Et vous voudriez me faire évacuer les lieux ?  Jamais ! Au contraire cela parachèverait à merveille notre visite, le clou du spectacle ! Mmmh ah oui je le sens qui se rapproche. Parfais, allez Mirmillon ! Occupez donc son attention pendant que je m'abreuve d'un tel chef-d’œuvre ! »


Et ce con de se libérer de ma main et de foncer vers l'enculé de requin pour l'effleurer ! Bordel ! Fulminant je cherche une solution pour éviter notre transformation en bouillabaisse. D'abord sauver le peintre, c'était ma mission.

Fonçant devant  la gueule du monstre pour attirer son attention je gèle rapidement l'eau qu'il y a entre les orifice que je vois sur son cou, devinant que c'était là son système respiratoire. Aussitôt mes glaçons sont aspirés par le monstre qui n'a pas l'air d'apprécier. Il braque alors ses deux yeux jaunes sur moi et je vois que j'ai toute son attention, youpi.

Essayant de prendre un peu distance je fuis vers la sortis...ou du moins j'essaye. Perdant le contrôle de cette foutu queue je m'oriente trop en bas et râpe douloureusement le sol. Je n'aurais pas pleuré sur quelques égratignures en temps normal mais le problème est que mon sang remonte vers le prédateur et semble le rendre plus fou que jamais.

Lui qui avançait presque doucement au début est soudain prit d'un accès de folie qui le pousse à se secouer dans tout les sens, accourant vers moi de toutes forces.

Miraculeusement j'évite la première charge en me déportant sur le côté mais je ne vois même pas venir un coup de nageoire qui me propulse contre un mur. Avec l'énergie du désespoir je tente de geler la mâchoire du mastodonte mais peine perdu. Mon sort lui cause à peine quelques gerçures aux lèvres.

Sentant bien que je ne pourrais pas éviter la prochaine charge je congèle mon corps histoire d'être le plus coriace possible à mastiquer pour laisser du temps à Di Calviar de fuir.


« -Fuyez l'artiste ! Je n'peux pas l'retenir plus longtemps, il risque de bientôt s'attaquer à vous ! Pensez à la perte que vous représenteriez pour le monde l'art ! »

Bon la fin c'était clairement que du cirage d'ego mais si ça marchait osef.

« -Coraggio ! Votre prévenance à mon égard est touchante à voir, brave suivant. Mais fuir m'est impossible, il ne sera pas dit que le grand Tafioléo Di Calviar aura laissé derrière lui l'un de ses admirateurs. »

Et alors que j'allais lui répondre beaucoup moins poliment ce corniaud fait apparaître un pinceau dans sa main et trace à vive allure quelques traits dans le vide. Puis soudainement une cage en acier des plus résistantes apparu de nulle part emprisonnant la bête. Et tout aussi rapidement des chaînes d'une épaisseur incroyables vinrent enchaîner la cage au toit de la grotte. Laissant un petit espace en bas pour circuler mais surtout réduisant à l'impuissance le terrible requin.

Inutile de vous dire que j'étais scotché. Qu'un tel olibrius puisse être capable d'un tel tour ça me paraissait incroyable. Ceci dit l'étonnement à très vite laissé place à la colère.


« -Dites si vous étiez capable d'un truc pareil, pourquoi z'avez pas fais ça plus tôt ? Genre avant que j'me bouffe la moitié de la grotte ?

-Mi scusi mon admirable admirateur mais enfin, si je l'avais mis en cage avant comment réussir à capturer une telle sauvagerie, une telle expression de puissance et de férocité ? Il ne me serait resté qu'un immonde succédané de ce carnassier. Et moi brider mon art ? Ça n'aurait pas de sens !

-Et si j'étais mort avant que vous capturiez tout ça ?

-Ma foi la cathédrale de notre Dame ne s'est pas construite sans quelques cadavres.

-Oook... et sinon pourquoi le consulat nous a demandé de l'aide ? Vous vous débrouillez très bien seul, non ?

-Allons mon cher la fatigue diminue votre esprit déjà bien lent. Si vous n'aviez pas été là comment aurais je pu me concentrer ainsi sur ce qui m'entoure tout en prenant garde au danger ? Au contraire je trouve que nous avons formé un admirable duo ! Moi captant toute la beauté environnante dans sa plus pur expression tandis que vous vous occupiez ladite beauté. Vraiment il est rare de trouver un tacherons aussi capable. D'ailleurs tant de beauté, tant de force brut ça m'a donné envie de plus. Je pense aller très prochainement sur Oerba et je ne veux personne d'autre que vous ! »


La conclusion du peintre sonne comme un glas à mon oreille. Je ne connais pas Oerba mais devoir repartir en mission avec lui ? J'espère au moins que là bas on marche sur deux jambes et que la faune sait se tenir.
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L'Ainé des Surhommes
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Jeu 22 Déc 2016 - 14:44
Alors, premier point que j'ai particulièrement apprécié... l'usage de la magie élémentaire à Atlantica. Puisque oui, on est beau milieu de l'océan et perso, je me fiche de savoir ce qu'on pouvait faire ou non dans le jeu... là où est sous l'eau ! Ça change tout... on n'y lance pas un sort de foudre comme ça et si tu lances un sort de feu, y aura probablement pas de flammes... et j'ai beaucoup aimé me sentir à Atlantica à travers ton rp, l'usage de la magie de glace y était pour moi réaliste. Plus que ça, ça peut légèrement manquer de description mais tu vas à l'essentiel, on situe bien choses, gens et actions, ce que je trouve très agréable.
Perso, les descriptions à la 1ère personne je galère et dès que ça bouge un peu, on ne situe plus rien à mes rps. A ce niveau, le style a beau être très parlé (et moi perso j'aime bien), ça n'empêche pas d'être dedans et de s'immerger, ça aide au contraire. Et oui, je me suis bel et bien sentit à Atlantica, c'est un excellent point. Fiathen qui galère à nager, les jolis coraux façon disney puis les abysses... c'était cool !

Parce que ouais, avec mon autre personnage je... galère un peu en m'essayant à un style comme le tiens... et j'apprends des trucs là.

En soit, ça mériterait bien un bonus... mais c'est la première mission de toi que je note et le seul autre rp que j'ai lu, c'est celui à propos des funérailles où là aussi, tu avais le niveau. Donc, si je donne un bonus à ça, je me retrouverais à devoir filer un bonus à chacune de tes missions... pour moi, on donne un bonus quand le rpiste fait quelque chose qui sort de "l'ordinaire" de ses missions habituelles. Donc là, désolé mon gars, si tu veux un bonus faudra faire mieux que ça !

Et d'ailleurs, j'ai beaucoup aimé le déroulement... j'aurais fait cette mission, on aurait probablement eut le droit à un voyage puis une mission finale à la fin. De ton côté, le voyage dure longtemps, y a une pause et t'as quand bien retranscrit... bah c'est l'océan quoi, c'est vaste et on est pas à la piscine. Comme l'eau passe du calme plat à l'orage, on passe du décor féerique à la merde !

Le mec qui te parle des paladins... bah putain, ouais, on a la classe tu vois ?! Pauvre Templier de base ! On est l'élite du Sanctum ! Outre le fait que tu mousses mon ordre, on est en terre du Sanctum plus que du Consulat -c'est un de nos dieux qui autorise la présence des consuls !- et j'ai bien aimé. Tu as plein de bonnes petites idées qui, au final, donne un plutôt bon rp.

Parlons du sujet qui fâche un peu... Tafiolléo Di Calviar ! Alors comme tu le sais peut-être, ou pas, j'aime créer des pnj et les faire revenir mission après mission. Sauf que je ne les créer pas, je les refile à un clodo qui va faire une mission avec et me définit mon propre pnj au travers de la mission.

Et ouais... il est très énervant ! Il se la joue et bon... en soit, j'aime bien ce que tu en faits, c'est pas un simple prétexte à ta mission... c'est ta mission ! Après, Tafiolléo qui te gère soudain le sans-cœur sou prétexte qu'il était trop concentré par son art... C'est la révélation de la fin et le deus ex machina qui va avec auquel je n'ai pas accroché. Parce que le principe même du personnage, c'est qu'il ne soit pas capable de se défendre... et c'était ta raison d'être avec lui.

Bon... le coup du peintre aveugle... j'accroche pas trop non plus, j'aurais préféré un peintre normal mais ça lui donne un certain charisme et une originalité (pas qu'il soit aveugle et pourtant voit mieux que nous, ça c'est classique, mais le coup du peintre aveugle... ca court pas les rues !). Or, on sort de la critique et on entre dans mon avis personnel, on ne sait toujours pas comment il voit... et ça donne de la matière, ce pnj est pleins de mystère, comment "voit"-il ?! J'aurais préféré apprendre ça au cours de ton rp mais au moins, le prochain à qui je refilerais le pnj (peut-être toi qui sait ?!) aura des choses à développer.
J'aurais vraiment aimer qu'il ne sache pas se battre... mais il n'est pas manichéen, ce n'est pas seulement un boulet... après, il aurait pu se rendre utile d'une autre façon qu'en sachant se battre ^^ Ou se bouger le cul depuis le début... ?

Soit, c'était une bonne mission, agréable et facile à lire... mais la fin m'a quand même déçue, je ne te le cache pas !

J'avais envie de noter ça difficile mais... tu n'en chies pas assez selon moi, tu finis pas complètement crevé... et donc ce sera périlleux.

Périlleux : 35 points d’expérience + 300 munnies + 3 PS (1 en magie... 1 en psychisme et... 1 en dextérité)

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Fiche de compétence
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