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 Etre pris pour un pigeon
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Mar 13 Déc 2016 - 11:58
Un point à l'endroit, un point à l'envers, un point à....

« -Sir Fiathen, un ordre de mission pour vous ! »

Aïe ! Sous la soudaineté de l'appel l'aiguille avec laquelle je tente tant bien que mal de redonner une allure décente à mon manteau troué par les événements récents m'échappe et me pique méchamment l'index.

Suçant mon doigt je prend la billet que me tend un collègue non sans lui lancer un regard de reproche avant.  C'est pas parce que j'suis vieux que j'suis sourd nom de nom !

Dépliant le papier je fronce les sourcils pour déchiffrer ce qu'on veut de moi, l'opération me prend un peu de temps mais je finis par comprendre que l'on souhaite me refaire aller chez Maléfique histoire d'en ramener des ressources médicinales que nous y avions stocker à l'époque. Quand on avait pas une guerre éclair à éponger.

Refoulant un soupir je me dirige vers la volière du château. En chemin je me remémore brièvement ma dernière excursion là-bas, une promenade plutôt bucolique en fait. On passait par une jolie route bien pavée, on frôlait une charmante forêt remplit d'animaux charmant et on finissait par traverser un pont majestueux tendus sur un précipice sans fond qui n'était pas sans rappeler la puissance de l'Homme sur les éléments naturels.

Et puis les éléments naturels nous explosait la gueule sous la forme d'une infinité de ronces grouillantes puants les ténèbres et l'envie de meurtre.

Réprimant un frisson je revis l'un des templiers tomber dans le vide emporter par ces salopes tandis que j'en étais à vouloir sacrifier tout les autres pour espérer gagner le temps nécessaire pour atteindre la forteresse. Clairement pas mon meilleur souvenir, non.
Et d'ailleurs si l'organisation ne s'était pas amélioré j'aurais sans doute renvoyé un gros « FUCK » écrit sur un papier chiffonné à mon commanditaire. Parce que refaire cette putain de traversée dans mon état c'était même pas la peine.

Heureusement c'est pas parce qu'on vit dans un monde où on en est encore à se torcher avec des feuilles que les gars peuvent pas avoir des bonnes idées. Et l'une d'entre elle se trouve tout autour de moi, à l'intérieur d'une petite pièce circulaire dans les hauteurs de la Citadelle. Représentée par une vingtaine de pigeon enfermé dans autant de petites cages en bois, roucoulant innocemment sans se douter de ce qui les attends.

Ouaip des pigeons voyageurs, c'est tout con mais fallait y penser. Plutôt que de risquer la vie de six pauv'gus à chaque fois qu'on veut demander au fort si ils ne leurs manquent pas un peu de lecture on envoie un pigeon et ça fait le taf aussi bien. Alors après forcément c'était pas sans risque pour eux aussi mais bon, de un les ronces avaient quand même bien plus de mal à les atteindre et de deux  un piaf ça vaut quand même un peu moins de six templiers et autant de canassons.

Laissant encore un répit aux pigeons avant de les envoyer en enfer à ma place je m'assieds devant un petit bureau pas loin de la fenêtre qui servira à lâcher les messagers et, prenant une feuille et de l'encre, j'entame ce qui va sans doute être la partie la plus dur de la mission.


« Sallu lay ga »

Mouais en même temps y a de fortes chance pour qu'ce soit lu par des mecs du clergé, on va pt'être essayé de trouver mieux qu'ça. Pas envie de froisser les boss du coin. Le truc c'est qu'j'ai pas vraiment l'habitude des formules de politesse moi...Au bout d'un moment je finis par me rappeler comment les drogués d'Illusiopolis saluaient leurs dealers, après tout c'est globalement les mêmes rapports qu'à un prêtre avec ses fidèles non ?

« Sallu lay ga Sa roul mé couy ? »

Après un instant de réflexion j'essaye de me remémorer la dernière fois que j'ai entendu « couille » dans la bouche d'un prêtre. Une fois certain de la réponse je rajoute une nouvelle rature au papier. Aller concentre toi Fiathen t'as déjà entendu des pécores s’adresser aux curés, ils disaient quoi déjà ?

« Sallu lay ga Sa roul mé couy ?  Puiss Etro ahme é lioray lai raicault »

Après les gars c'étaient quand même des foutu péquenot j'étais pas sur de vouloir être mis dans le même sac. Prenant encore un instant de réflexion je finis par chiffonner la feuille et la jeter par la fenêtre. Pour la politesse ils iront se faire foutre, j'ai pas de temps à perdre avec ça si je veux pouvoir ramener ces foutus bandages avant la nuit.

Reprenant du papier je me décide à aller à l'essentiel, les sourcils froncés par la concentration je recommence à écrire.


« Be soin urgean de mate et riéle de so1 issi. 1 Con voit se rah amenay de la Site à del poures fair le trans faire. 2Mande de rang fort pour traversay du pon car tro pe de mondhe diss peau nibl issi. »

Reposant ma plume je regarde d'un air satisfait le résultats d'une bonne demi-heure de lutte acharnée avec cette foutu plume. Lutte qui se traduit par un nombre de pâté relativement important et une écriture tremblotante mais bon zut, ça reste lisible. Bon c'est pas forcément au niveau d'un mec qui a passé son enfance autre part que dans une ruelle à bouffer du rat mais j'en suis plutôt content. J'veux dire les mots sonnent pareils que dans ma tête ça peut pas être trop faux, si ?

Éloignant de ma tête ces chipotages d'académiciens je me dépêche de recopier ce message une nouvelle fois puis je me tourne enfin vers mes chers amis ailés, il était temps de justifier leurs pitances. En sortant un de sa cage je lui attache le message à la patte puis je lui fais bouffer quelques miettes d'un genre de pâte grumeleuse qui remplit une bourse posé sur le bureau.

La première utilité du machin c'était bien entendu de lui donner assez de forces pour faire le chemin. La deuxième c'était d'inhiber la peur du zoziot, grosso modo même si y avait un putain de mur de flamme à traverser pour atteindre son objectif le piaf allait y aller tranquille Émile. Ce qui n'était pas loin de la vérité d'ailleurs, et justement si le pigeon devait faire demi tour à chaque éruption de ronces autour du château ça risquait de ralentir légèrement le transfert d'info.

Une fois shooté j'envoie l'oiseau à l'extérieur et je retourne un sablier qui traîne sur le rebord de la fenêtre. Ça c'était un rajout récent dans la procédure, l'engin mettait environ une minutes à faire tomber tout son sable, à peu près le temps au piaf de prendre une avance de cent-deux cent mètres. Une fois le temps écoulé je prends un deuxième pigeon à qui je fais subir le même traitement avant de l'envoyer suivre la même direction.

En fait on s'était rendu compte que l'exercice était quand même périlleux, même par la voie des airs, et au final les chances de réussite du piaf était pas très élevé. Du coup pour pas prendre trop de risque on les envoie par pairs, l'un qui va faire un peu l’éclaireur et réveiller les ronces et l'autre qui le suit de pas trop loin qui pourra esquiver le champs de bataille plus facilement.

Bon après c'est pas miraculeux comme méthode parfois ça marche parfois on perd deux pigeons d'un coup mais la majorité des messages arrive à passer.
Enfin bon quoi qu'il arrive ça ne me regarde plus jusqu'au retour de l'accusé de réception, du coup je redescend et commence à faire affréter une carriole et deux chevaux. Ceux du Sanctum sont bien dressé et je devrais pas avoir trop de mal à les faire aller où je veux sans aide donc inutile de demander de l'aide aux collègues, ils ont déjà bien assez à faire comme ça.

C'est pas très long et une fois fini il me reste encore un peu de temps à tuer, normalement fallait attendre au moins une heure pour avoir une réponse. En cas d'absence y avait plus qu'à répéter le processus jusqu'à ce que ça passe mais honnêtement j'espérais bien qu'un pigeon de la forteresse m'attendrait en haut quand je remontrais parce que repasser pas la case « écriture » me gonflais d'avance.

Ceci dit il me restait une bonne demi-heure avant d'y repenser et je décidai de l'occuper à flâner un peu dans le quartier histoire de me changer un peu les idées, insigne planqué dans ma poche j'ai pas envie qu'on me lance des cailloux non plus.
Malheureusement l'ambiance générale invitait pas à la rêverie, les gens semblaient pour la plupart fatigués et démoralisés, une bonne partie des commerces était fermé et la plupart des gosses qui normalement couraient en se chahutant dans la rue devaient rester chez eux parce qu'on ne les voyaient pas non plus. Bref on avait connu  mieux.

Et toute cette ambiance, toute cette morosité finit par me ramener à ma dernière mission, la défense du quartier fauve contre une foule d'habitant de la Citadelle pas franchement content. Oh elle s'était bien déroulé finalement, les hybrides avaient prit les choses en main et tout c'était passé sans accrocs. Le truc c'est que dans l'affaire j'avais perdu la sympathie d'une bonne partie des réfugiés dont mamie Belette qui avait été ma première amie dans ce monde et ça ça continuait de me travailler.

Décidant d’arrêter de me creuser plus le moral je me suis assit sur un banc et j'ai réfléchi à la manière de réparer tout ce merdier. De son point de vue le Sanctum avait causé une putain de boucherie injustifiée, peut être qu'elle pensait qu'on voulait plus de pouvoir ? Peut être qu'elle avait pensé qu'on voulait imposer notre religion de force ? Peut être que...


« -Hé bien Papy t'en tire une tronche ! Ça va pas ? »

Sortant brusquement de mes pensées je regarde en face de moi et voit le jeune renardeau que j'avais tiré d'un mauvais pas il y a un petit moment. Sa présence me rassure un peu, je ne lis pas dans ses yeux le dégoût ou la méfiance que je peux lire dans les yeux de certains ces temps ci. Et mine de rien ça fais du bien.

« -Oh t'inquiète pas va, ces derniers temps on juste étaient...fatiguant.

-A cause du truc que vous avait fait là, à ceux qui portaient pas les mêmes armures que vous ?

-Euh...ouais à cause de ça.

-Justement à propos de ça j'ai entendu plein de gens dire des saletés sur le Sanctum. Que vous avez été des monstres, des bouchers ou plein d'horreurs comme ça. Du coup j'aimerais bien que vous me disiez quoi faire, rapport à ça.

-Comment ça t'dire quoi faire ?

-Bah ouais moi j'leur aurais bien mit des tartes mais ça met ma mère en rogne. Du coup j'sais pas trop comment vous aider quoi.

-Attend...nous aider ?

-Tudieu vous êtes drôlement fatigués aujourd'hui ! C'est logique pourtant, les autres armures ils arrêtaient pas de chercher des crosses à nous les hybrides. Tandis que vous...ben au moins vous m'avez aidé une fois alors que j'vous avais rien demandé. Du coup qu'est ce que j'peux faire ? »

Et ça peut paraître con mais pendant cinq foutu seconde j'ai rien pu faire. En fait j'avais tellement remué de la merde ces derniers jours qu'une personne qui me veuille du bien au point de vouloir m'aider ça me paraissait pas réel. C'était qu'un gosse et il comprenait pas la moitié de ce qui c'était passé  mais putain ça m'a fait du bien. Et puis ça m'a fait réalisé qu'il fallait parfois pas chercher à faire compliquer. La vieille Belette me prenait pour quelqu'un qui respectait ni la religion ni les morts des autres camps ? Bah on allait lui prouver le contraire.

J'ai tendis la main vers le renard qui commençait à me regarder avec un air un peu inquiet et j'ai concentré mon froid dans ma main. Puis lentement je l'ai fait sortir faisant apparaître de la glace qui prenait d'elle même la forme d'une croix, une simple croix chrétienne avec pardon écrit sur la branche transversale.
Elle m'avait dit que c'était la religion du monde où elle vivait avant et même si elle s'était convertit à Etro en arrivant ici elle y restait assez attaché. Comme ça je lui montrais que le Sanctum n'appréciait pas non plus ce qui s'était passé et qu'ont étaient pas que des connards d'extrémistes.


« -Tiens si tu pouvais juste donner ça à Mamie Belette de ma part ce serait sympa.

-C'est tout vous êtes sur ? Parce que je me défend bien en bagarre donc si vous voulez...

-Merci p'tit gars mais pour ce sera tout. Pour le reste vaut mieux laisser couler crois moi.

-Bon c'est comme vous voulez ! Mais vous feriez mieux d’aller vous coucher, z'avez vraiment pas l'air en forme. »

Et sur ces mots il a prit la croix et a déguerpit, restait plus qu'à espérer qu'ça permette de renouer le dialogue avec les hybrides. M'enfin avec toutes ces conneries le temps avait filé et j'devais aller voir si la forteresse avait pas répondu.

Arrivé en haut j'eus le soulagement de voir un piaf m'attendre sagement sur le rebord de la fenêtre un billet à la patte, m'évitant la corvée de devoir réécrire ma lettre. Le message envoyé par la forteresse m'indiquait que des prêtres seraient dépêchés dans deux heures de mon côtés du pont pour m'aider à traverser tout le roncier.
Et un post-scriptum annonçait :
« A l'avenir si vous voulez éviter de nous rendre aveugle n'utilisez pas comme scribe le premier illettré qui passe. ».
Bon j'avais peut être fais un peu plus de fautes que prévue mais tant pis, si on m'attend dans deux heures j'ai pas intérêt à traîner.

Filant aux écuries pour y prendre le convoi que j'avais  fait apprêter je sors bientôt de la Citadelle en espérant que les sans cœurs seront pas trop relou.

Afin de m'éviter les mauvaises surprises j'active mon sort de détection dès le départ, même si en théorie ça ne devient craignos qu'au niveau de la forêt on est jamais trop prudent. D'autant que ces temps ci les gens ont suffisamment le bad pour attirer plus de sans cœurs que d'habitude. Et en effet j'avais pas fait vingt mètre au niveau du pont que quatre ombre apparaisse devant moi, prêt à en découdre.

A leurs vue je ne peux pas empêcher un sourire sadique d'apparaître sur mes lèvres. Enfin des trucs sur quoi je peux taper sans remords, on allait pouvoir se défouler un peu.

Ces saloperies ont le temps de faire cinq pas avant que je ne charge deux glaciers qui en renvoie autant chez eux. Les trois dernières ne sont plus qu'à deux mètres des chevaux quand je fais apparaître un barrage de stalagmite de glace qui les empalent sans cérémonies. C'était peut être pas nécessaire d'y aller aussi fort mais je ne suis pas d'humeur à faire dans la délicatesse.
Le cœur un peu plus léger je relance la carriole, faudrait pas que je prenne du retard non plus.

Les monstres ont-ils prévenues leurs potes qui fallait pas me faire chier ? Je sais pas mais à l'exception d'un rondouillard apparu au niveau de la forêt le chemin se déroule sans accrocs. Ce qui n'est pas forcément plus mal parce qu'arrivé au pont je détecte la même noirceurs insondable qui m'avait tant dérangée la première fois et je réalise que même avec l'appuie des prêtres je risque d'en chier un peu.

Les prêtres d'ailleurs m'attendent comme prévue au niveau du pont, l'air un peu tendue. Au niveau de la tenue ils ont décidé de faire dans le sobre et portent tout deux une simple bure blanche rehaussée de quelques arabesques dorées censées rappeler la couleurs d'Etro j'imagine.
Mis à part ça ils n'ont pas grand chose de particulier, l'un est plutôt costaud, doit faire une tête de plus que moi et arbore une fière chevelure blonde quand l'autre est plutôt maigre et court sur patte avec une fine toison marron sur le crâne.


« -Bien le bonjour templier, est-ce vous que la Citadelle envoie ? Me demande le maigre.

-En effet, on a plutôt b'soin d'médocs ces temps-ci.

-Parfais ne traînons pas alors, Monseigneur Laurel si vous voulez bien vous donner la peine de commencer.

-Avec plaisir Monseigneur Hardy... »

Le prêtre joignit alors ses mains au niveau de son thorax et courba sa tête, l'air plongé dans un profond recueillement. Puis au bout d'un instant il commença la récitation de ce qui devait être un psaume.

« Ô Etro déesse qui guide nos pas
Étoile de lumière qui jamais ne faiblit
Prend tes pauvres brebis en pitié
Éclaire nous sur le chemin de la vie »

Et petit à petit des ondes de lumières commencèrent à sortir du bonhomme, commençant à connaître le principe de leurs magie je ne m'écartai pas et les laissèrent me traverser, me procurant un sentiment de réconfort pas désagréable. L'autre homme de foi qui s'était mit dans la même posture, du côté opposé de la carriole, prit alors la parole et accompagna son confrère dans la prière.

« Repousse les ténèbres et tout les fils du nuage noir
Soit la gardienne qui protège le fidèle de l'égarement
Inspire nous les sentiments les plus pures
Soit la garante de notre âme »

Et alors les onde dorée du maigre rencontrèrent celles de son collègue et il n'y eu plus deux épicentres où naissait la sainte magie mais un seul au milieu des deux curés, à mon niveau en fait. Et les ondes qui partaient de cette endroit n'avait plus rien à voir avec celle que faisait naître chacun des deux prêtres séparément, elles semblaient bien plus fortes, bien plus lumineuses.

Et alors que je restais ébahis devant une telle démonstration les deux prêtres, sans cesser de psalmodier commencèrent à marcher lentement en direction de la forteresse. Un pas après l'autre, comme si de marcher normalement ils auraient risqué de briser le miracle qui se produisait.

Faisant de mon mieux je tachai de faire avancer les chevaux au rythme des prêtres, craignant qu'une telle lumière ne les apeures mais ils restaient aussi tranquille et docile que possibles. Apparemment la lumière devait aussi affecter leurs âmes.
Et nous avancions ainsi tranquillement, à l'endroit même où quelques mois plus tôt j'avais risqué ma vie et perdu un camarade. Oh les ronces s'étaient dressées depuis un moment et tentées de percer notre protection mais à chaque fois qu'elles avançaient elles se faisaient immanquablement repousser par les ondes qui naissaient de la foi des deux hommes.

Ceci dit les deux hommes en questions commençaient à montrer des signes de fatigues, apparemment un tel tour de force nécessitait de leur part une concentration extrême et forcément ça ne devait pas être le genre de trucs qu'on pouvait faire des heures.  
Arrivé au trois quarts du pont l'émanation de lumière avait décru de manière un peu trop importante à mon goût et je m'efforçais de seconder mes supérieurs aussi bien que possibles à coup de glacier envoyés aux endroits où les ronces se montraient les plus agressives.

Au final lorsque nous sommes arrivés au niveau de la porte d'entréesnotre protection s'était tellement réduite que j'avais dû à deux reprises couper en catastrophes des ronces qui s'étaient accrochées à la carriole sans que les ondes n'arrivent à les déloger. Mais bon en comparaison avec ma dernière traversée c'était des vacances.

Une fois en sécurité les prêtres se sont tût et les ondes ont disparu aussitôt. Laissant les hommes chanceler un moment avant qu'ils ne décides de s'asseoir sur le sol pour reprendre leurs souffle avec l'air d'avoir un sacré mal de crâne.

Laissant Laurel et Hardy se reposer je me suis fait guider vers le stocks de produit médicinales tout en prenant le temps de mettre mon guide au courant des derniers événements, leur position isolé ne leur ayant pas permit d'être au jus de l'actualité légèrement inhabituelle du moment.  

Finalement lorsque ma carriole fut pleine l'on me donna mes pigeons qui avaient eu la chance de survivre tout les deux et je pu reprendre le chemin du retour sous la protection d'Etro.
Non sans avoir, au passage,  farouchement nié que j'étais l'auteur du message. Vu les yeux rouges du mec qui était chargé de la réception du courrier il valait mieux ne pas révéler mes talents littéraires tout de suites. Je suis pas un pigeon moi.




Dernière édition par Fiathen le Mar 13 Déc 2016 - 18:56, édité 1 fois
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Mar 13 Déc 2016 - 14:58
Honnêtement, c’est une mission que j’ai vraiment apprécier. En fait, il y a un truc que j’aime quand j’ai à te lire, c’est simplement que la mission est un prétexte. J’ai déjà fait un pavé sur mon ressenti là-dessus, et clairement, je n’ai pas envie de l’écrire à nouveau !

Cependant, sache que j’adore quand le rp est construit autour de la mission et que la mission n’est pas simplement là raison pour faire sortir ton personnage. L’autre point positif, c’est simplement que tu étoffes le monde dans lequel tu te situes. L’exemple ici est, l’ajout d’un pigeonnier. Chose qui est implicite dans le Domaine Enchanté.

D’ailleurs, les pigeons voyageurs, c’est toujours un truc qui m’a intrigué. Genre, comment t’arrives à éduquer un piaf pour qu’il aille d’un point A à un point B. D’autant plus, comment ce con de piaf arrivait à faire ça dans des climats plus dangereux ? Je pense ici aux pigeons voyageurs lors des guerres. Bizarrement, ayant toujours eu cette question en tête, je n’ai jamais cherché à y répondre. Heureusement que t’es arrivé sur le forum et que tu m’as écrit ce rp ! Aucune idée si tu dis vrai où que tout est inventé, pourtant, j’y ai cru et j’me suis dit que c’était vraiment style comme oiseau.

Ça, c’est bien. Arrivé à emporter ton lecteur pour qu’il arrive à ce dire « Putain, c’est trop cool les pigeons ! »

Outre l’historie du piaf, j’aime l’idée ici de combler l’ellipse avec un bout de l’histoire de Fiathen. J’entends par là que, t’étais pas obligé de faire attendre ton personnage une heure, le temps que revienne l’oiseau. Honnêtement, à ta place, j’aurais fais une ellipse deux lignes par flemme. Ici non, tu nous rappels toujours à l’histoire de Fiathen et ce qu’il a fait juste ici. Rien que ça, c’est cool et ça donne envie de continuer à lire tes rp. Certains diront que ça casse le rythme de rp et c’est peut-être vrai, sauf que ça donne un élan de dynamisme. Attention seulement, il faut faire attention à ce que ton lecteur fasse toujours gaffe à ne pas connaître tes autres rp. Ici, tu donnes juste assez d’éléments pour madame Belette, un détail où deux de plus n’auraient pas été de trop.

En avançant dans ma seconde lecture, je me rends compte que j’ai pas vraiment de critique à faire sur le rp. J’aime bien le décalage que tu apportes avec le groupe. Dans le sens, le mec ayant roulé sa bosse des années durant dans l’endroit le plus horrible de l’univers et qui garder ses tics de langage. C’est toujours marrant de voir apparaître l’insulte au moment le moins attendu dans tes rp, où ici, rappeler que ton personnage est un illettré. Ce passage m’a d’ailleurs bien fait rire.

Enfin voilà, je n’ai pas grand chose à rajouter au final… Mission accomplie !



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Mar 13 Déc 2016 - 16:41
Moi si, j'ai une critique.

Ce commentaire s'adresse autant à toi qu'à beaucoup d'autres personnes. Désolé que ça tombe sur toi ^^.

J'ai lu le rp et je l'ai trouvé vraiment très chouette. Je n'ajouterais rien de positif à ce qu'a dit Cassandra puisque ça n'apporterait rien à son commentaire, toutefois... ça fait quelques semaines que je vois des fautes dans les titres (pas forcément de toi).

Être prit pour un pigeon.

Est-ce que tu dirais "Être prite pour un pigeon." ? Non. Alors c'est que "prit" ne s'écrit pas comme ça.

C'est un participe passé, y a une logique. Ici, tu dirais "Être prise". Donc le participe passé au masculin singulier, c'est la même chose sans le "e".

Être pris pour un pigeon.

Alors... bon. Tu as une orthographe très correcte. En lisant un paragraphe au pire, j'ai vu qu'en effet, tu avais un problème de participe passé mais sinon c'est pas mal.

Mais un titre, je regrette, il ne doit pas y avoir de fautes. Franchement, les gars, vous faîtes ce que vous voulez mais... soyez au moins sûrs de l'orthographe de votre titre.

Je me permets de montrer d'autres cas dans ton commentaire.


Incursuion rebelle et coalisation revancharde
. Incursuion ? Là l'erreur est flagrante et on ne la corrige pas.

Ceuillettes et mandales
. Ceuillettes ? Comment écrivez-vous le verbe cueillir ?

Bon baisers de Paris. L'adjectif ne s'accorde pas.

Voilà, tous ces rps-là, je ne les ai pas lus. Je ne lis pas un rp dont le titre comporte déjà des fautes d'orthographe.
Quant à ceux qui commentent les missions, je leur suggère de recommencer à s'intéresser à l'orthographe de ce qu'ils lisent car c'est à améliorer, clairement. Moi je vais me réimpliquer là-dedans.


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