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Le Pardon Enchaîné
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Ven 14 Oct 2016 - 0:26

L'attaque avait été si soudaine qu'elle n'avait d'abord pas compris. Incapable de mettre des mots sur ce qu'elle voyait ; Aubrey avait laissé des réflexes la guider. Un son de cloche ; il fallait qu'elle trouve un supérieur, pour des ordres. Elle avait terminé son travail pour la journée, et avait en vain cherché un capitaine pour lui remettre les clefs de la salle qu'elle venait de nettoyer.

Ses mains portaient la forte odeur du savon qu'elle avait utilisé pour effacer la moindre marque de sang du dallage de la salle de réception, haut dans une des tours de la Citadelle. Son esprit était comme sous l'eau alors qu'elle s'équipait mécaniquement. Elle plaqua ses cheveux indisciplinés dont de nombreuses mèches s'échappaient des tresses coiffées ce matin-même contre son crâne, derrière ses oreilles, le temps qu'elle enfile une capuche par dessus laquelle elle glissa sa cotte de mailles. Elle fut bousculée par quelqu'un, mais bouscula peut-être deux personnes de plus.

A l'extérieur, les enfers s'éveillaient avec une vitesse qui avait surpris le château tout entier.

Elle sortit des quartiers des Templiers, équipée et prête au combat, épée à la ceinture. Pensant rejoindre la muraille, elle coupa droit au travers de salles d'un pas décidé, jetant des coups d’œil à chaque vitre, à chaque ouverture percées dans les épais murs de la citadelle. Les grognements rauques de la créature apparue quelques minutes plus tôt se répercutaient en un écho terrifiant à l'intérieur des grandes salles de pierre. L'odeur de la fumée et des incendies allait en empirant, et les cris... Son cœur battait à la chamade, et elle tressaillit en entendant son nom. Emportée dans sa course, elle s'arrêta après quelques pas et fit volte-face, cherchant qui avait crié son nom.

« Je veux que tu ailles transmettre un message- » Fabri, qui la rejoignit rapidement. Elle cligna des yeux ; les siens étaient rivés sur elle. « Trouve le premier moyen de te rendre au Jardin Radieux. Aubrey, écoute-moi ; explique-leur la situation, la Citadelle encourt la destruction et tous ses habitants risquent la mort, tu dois être la plus rapide possible, Etro t'accompagne ! »

Sa bouche ouverte dans l'espoir de trouver quelque chose à répliquer, elle se retint cependant. Il avait l'air inquiet. Oh il avait bien souvent l'air inquiet comme tout un chacun surtout après des affrontements comme ceux qu'ils venaient de vivre, mais la situation était différente. Qu'il jure sur la tête d'Etro c'était quand même quelque chose, lui qui d'ordinaire gardait sa foi pour lui comme un trésor qu'il ne partageait avec personne.

Elle posa sa main sur son épaule ; en reconnaissance, il fit de même. Un signe de tête, et elle était partie dans la direction opposée .

Son chemin était tout tracé alors.

Il était tôt, et les vaisseaux de la Shin-Ra allaient et venaient chaque jour au sommet d'une large tour plate qui faisait désormais office de gare. Les vaisseaux atterrissaient sur le toit, et les passagers descendaient une volée de marche, jusqu'en bas ; les bancs où patientaient les voyageurs de trouvaient au niveau du sol, et l'intérieur de la tour n'était qu'un ensemble de boutiques plutôt bien aménagées.

Aujourd'hui, tout du moins, l'endroit était nimbé d'une aura étrange. Aub s'arrêta à un angle de mur, reprenant son souffle et jetant un coup d'oeil dans le ciel, pour voir si la dragon ne s'approchait pas de sa position. Il semblait s'attaquer à tout, et un instant plus tôt, elle s'était jetée au sol alors qu'une portion de muraille s'effondrait.

Les angles nets d'un vaisseau dont la carlingue brillait dans le soleil de l'après-midi était posé au sommet de la tour. Le cœur de la jeune fille battait à un rythme soutenu. Elle courut sur la dernière longueur qui la séparait de la tour et s'y engouffra par la porte entrebâillée. Comme de juste ; des voyageurs ; certains tous juste arrivés, d'autres allant partir, s’agglutinaient à l'intérieur du bâtiment.

Aubrey était petite ; assez pour se glisser entre les premiers voyageurs, tassés de manière fort moins serrée que les suivants, qu'elle dut pousser afin de passer.

« Monsieur ! » hurla-t-elle au chauffeur dans la cohue générale. « Ton vaisseau va partir, hein !? »

Elle regardait le pilote avec un air empressé ; le souffle court, elle jaugea les deux contrôleurs de la Shin-Ra qui l'accompagnaient. Paniqués, tous trois n'avaient visiblement aucune envie d'être là. Ils se tenaient devant les portes menant au toit de la tour.

« Je regrette mademoiselle m-mais les vols sont... suspendus j-jusqu'à nouvel ordre ! »

Aubrey fronça les sourcils. « Suspendus !? »

« Oui ! La compagnie stipule q-q... que lorsque le danger est trop important, le vaisseau ne doit pas quitter le sol ! »

Le Templier laissa échapper un juron. C'était insensé.

« Et le gros machin qui va venir te racler la tronche dans cinq minutes si tu pars pas, c'est plus dangereux de rester à côté ou de s'envoler tant que t'as le temps !? »

Son ton passait de l'ordre à la supplique empressée.

Les passagers hurlaient leur mécontentement.

« M'sieur, j'ai un message à envoyer au Consulat, c'est... » elle hésita. « Un message de la plus haute importance, il faut que je prenne ce vaisseau !  Et faut que vous mettiez tous vos futurs passagers en lieu sûr ! »

Le pilote -un homme entre deux âges au costume bien repassé, regarda les agents de sécurité.

« Euh, et bien.. »

« J'vous protège si ça va mal, je suis un Templier m'sieur ! » continua Aub. « Je peux payer, faut qu'on aille au Jardin Radieux ! »

Elle ne savait pas vers où allait s'envoler ce vaisseau. Son regard ne quittait pas le pilote, qui lui s'entretenait de vive-voix avec ses collègues de la sécurité. « M'sieur y'a des civils qui veulent partir ! Vous pouvez les prendre ! »

Les agents de sécurité déplacèrent les barrières ; le pilote attendit qu'Aubrey passe. Cette dernière jeta un coup d’œil rapide ; le dragon crachait son feu sur les faubourgs en contrebas, du côté du rempart est. Bouclier au bras et lame au clair, elle se rua dehors, la lumière l'éblouissant un instant. Faisant signe au pilote et aux passagers de passer ; elle restait à l'écart, au cas où.

Elle n'avait aucune chance face au dragon.

Etro, toi qui es mère des étoiles et épée des Justes,
Garde mon chemin alors que je marche sur une voie ténébreuse.


Le pilote ouvrit le panneau permettant l'accès aux commandes d'ouverture des portes du vaisseau. Ces dernières s'ouvrirent et les quelques passagers ayant traversé s'engouffrèrent dedans. Aub entra la dernière.

Elle surveilla que plus personne ne cherche à entrer, puis s'accrocha au dossier d'un siège alors que les portes se fermaient et que le vaisseau décollait.

Son estomac vacilla.

Elle n'était jamais montée dans un vaisseau.

La navette quitta le sol abruptement, alors que le pilote cherchait à quitter l'atmosphère de la planète le plus vite possible. L'esprit d'Aub se fit vague, la panique cherchant à se frayer un chemin dans son esprit. Elle se concentra. Etro, donne-moi ta force, donne moi ton courage, pria-t-elle.

Au travers du hublot, elle regarda le sol de son monde se faire plus petit. Un terreur sourde naquit en elle. Elle vit le dragon, voler paresseusement, ses larges ailes le menait au dessus des tours, au dessus de la ville qu'il abreuvait de feu. Ses jambes cédèrent sous elle, et elle chuta lourdement au sol, contre la paroi métallisée du vaisseau. Un voyageur la regardait. Il lui posa une question qu'elle n'entendit pas. Son souffle, rauque, passait au travers de sa gorge desséchée afin de nourrir ses poumons. Son cœur résonnait dans son crâne, dans sa poitrine, dans son corps tout entier. La vibration du vaisseau était infernale.

Une voix magnétique indiqua l'heure. Elle ne la retint pas. Il était à peu près midi lors de l'attaque du dragon, c'était tout ce qu'elle savait.

Tremblante, elle se redressa et alla récupérer son bouclier ; l'image de la Déesse gravée sur le métal était nette et précise, et elle la connaissait par cœur.

Déesse qui règne par dessus plaines et montagnes,
Je te supplie d'entendre mon appel.
Laisse-moi puiser de ta force pour affronter mes ennemis.
Puissance cent fois révérée ; je te supplie de me délivrer de la terreur.


Elle se demanda où étaient ses parents, alors qu'elle s'asseyait sur un siège libre. Elle avait laissé sa mère tôt ce matin alors que cette dernière jurait contre le manque d'antiseptique en ce lendemain d'âpres combats. Elle n'avait que peu dormi, ses capacités de médecin étant mises à rude épreuve. Son père était en poste sur les contreforts ; un soldat émérite tôt converti à la foi en les Éternels. Elle s'inquiétait de la situation de dizaines de personnes qui faisaient partie de sa vie. Fabri avait l'air d'avoir eu un plan, tant il était décidé et n'avait pas hésite à l'envoyer passer le message. Il y avait aussi Lyarra avec qui elle s'entendait bien, et Darel, et Alinor... Où étaient-ils à l'heure qu'il était ?

Sa gorge se serra et elle réprima un sanglot.

Le message, il fallait qu'elle pense au message.

Où devait-elle aller ?

Perdue dans ses pensées, au plus profond de l'inquiétude, le voyage lui sembla durer des heures. Il y eut un arrêt ; pas dans le bon monde. Peut-être même pas dans un monde, mais juste dans une station sur un astéroïde. Aubrey regarda, sidérée, le vaisseau d’apponter à un bâtiment luisant fait de métal.

« Petite ? »

C'était le pilote. Elle leva les yeux.

« Ce vaisseau n'ira pas plus loin. Attends- non, ce n'est pas la peine de me regarder comme ça ; il faut que tu changes. Cherche le pont d’embarquement C ; il y a un vaisseau pour le Jardin Radieux qui part immédiatement... Non, non, ne panique pas ; je les ais prévenus, ils t'attendent. »

Aubrey le regarda, incrédule. Elle se redressa, comme frappée par la foudre. « J'sais pas comment vous remercier m'sieur. »

Elle sortit un billet de sa poche ; les munnies qu'elle y gardait en cas de fringale. Elle régla le prix du billet, puis sortit en trombe du vaisseau une fois qu'elle eut empoché son billet de correspondance sans même reprendre sa monnaie.

Pont C. Pont C, se martelait-elle.

Un couloir, puis un autre.

Elle vit un jeune couple, des voyageurs, un couple de personnes âgées. Ils portaient des tenues étranges, elle ne put s'empêcher de le remarquer alors que le bruit de son armure faisait un bruit énorme. Elle s'en fichait, mais les gens la regardaient, et ce n'était pas n'en avoir rien à faire qui allait les faire regarder ailleurs.

De grandes lettres séparaient les ponts d'embarquement entre eux. Aussi trouva-t-elle son vaisseau.

« Est-ce que vous... vous partez au Jardin Radieux ? » demanda-t-elle hors d'haleine au pilote fumant à côté de son vaisseau.

C'était une femme ; des rides aux creux des yeux, les cheveux soigneusement tirés en un chignon couleur sable. « La petite du Sanctum ? » demanda-t-elle. Aubrey acquiesça ; la femme la regarda de haut en bas, fronçant les sourcils. Elle n'avait pas l'air heureuse de lui parler. « Montez. »

Elle montra son billet ; mais le pilote était déjà reparti.

Aubrey entra et s'installa sur une place libre, à côté d'un homme en costume sombre à l'air courroucé qui maugréa quelque chose alors qu'elle se donna comme but de ne pas lâcher le dossier du siège devant elle de tout le voyage.

Son mal des transports ne s'arrangea pas, et toute la durée du voyage se fit dans un silence oppressant alors qu'elle combattait son malaise ; sueurs froides, envie de rendre son déjeuner et terreur sourde à l'idée de ne pas réussir sa mission.

Elle n'était pas près d'un hublot, mais vit le ciel devenir plus clair à l'approche de la gare. Le vaisseau trembla en entrant dans l'atmosphère. Une couche de nuages, des oiseaux, ce fut tout ce qu'elle vit avant de se concentrer de nouveau à fixer ses yeux sur son siège.

-- Il est 14h25, nous atterrissons maintenant en gare du Jardin Radieux, veuillez faire attention à ne pas oublier vos bagages. Passez une bonne journée. --

Elle sortit, en titubant légèrement. Le sol dallé sous ses pieds était propre et semblait neuf ; un plaisir de se retrouver sur la terre ferme.

Elle leva les yeux, pour être frappée de stupeur.

Le  lieux était lumineux, les murs traversés d'immenses verrières. Les colonnes délicates montaient jusqu'au plafond, et les fontaines étaient omniprésentes. La lumière du soleil traversait les vitres et faisait étinceler l'eau et s'illuminer les dalles aux couleurs délicates qui pavaient le sol.

Le rouge aux joues, Aubrey chercha la sortie, indiquée par de nombreux panneaux.

Il fallait qu'elle trouve le siège du Consulat, et vite. Elle avança d'un bon pas, aussi rapide que possible sans chercher à s'infliger la honte de rendre tripes et boyaux sur les trottoirs immaculés.

Elle demanda à des passants ; la direction à prendre. Des haussements de sourcil ainsi que des sourires compatissants durent ce qu'elle récolta, jusqu'à ce qu'elle annonce ce pourquoi elle était là . Le Sanctum était attaqué, et elle devait prévenir leurs alliés du Consulat.

Ces gens ne semblaient pas apprécier le Sanctum, pourquoi ? Les mots de massacre parvinrent à ses oreilles. Elle haussa le ton contre une passante, lui ayant indiqué la rue menant à celle qui menait au Consulat. « Pourquoi vous m'regardez comme ça ? » demanda Aub.

« Vous attaquez la garde de votre propre Roi ! Ne pensez pas que nous ne le savons pas, nous sommes très bien informés ! »

Les joues du Templier s'empourprèrent. Mais ils avaient de bonnes raisons !

Elle allait répliquer, mais son ordre de mission la ramena sur terre. Non. Elle devait remettre le message. « Merci m'dame bonne journée ! » hurla-t-elle à la passante avant de tourner les talons et de courir vers

Cette fort charmante personne lui avait conseillé de demander à des officiels. Des quoi ?

Elle fonça jusqu'à une grande place. Des gens bavardaient sur les bancs, une immense fontaine ornait l'espace vide au milieu du vide formé par d'imposants bâtiments. Elle gémit ; jamais elle ne trouvait le siège du Consulat !

Son regard s'arrêta sur deux soldats, vêtus de rouge. Une étoile sur leur uniforme ; rouge sombre. Ah, des soldats du Consulat !

« M'sieur attendez ! » hurla-t-elle.

Les soldats cillèrent et la regardèrent. « Mademoiselle ? »

Elle n'attendit pas une seconde de plus.

«Le Sanctum est attaqué on a besoin d'aide, la.. la Citadelle encourt la destruction et les civils risquent la mort et, et un dragon est apparu et détruit tout sur son passage ! Je vous en supplie il faut que vous me conduisiez au siège du Consulat ! »

Sa voix se brisa et le soldat auquel elle s'était adressée regarda son collègue.

« Venez avez nous. »

Aubrey ne sentait plus ses jambes. Les quelques dernières centaines de mètres qu'elle parcourut furent les plus longues. Devant elle, au détour d'une rue bordée de hauts bâtiments entretenus surgit un bâtiment. Peut-être le plus énorme qu'elle eut vu. Un grand nombre de tours ; elle en compte six, huit, non, neuf, neuf tours, se dressaient vers le ciel où quelques nuages s'égrenaient, pareils à des ballots de coton. Son cœur flancha une fois de plus et elle laissa échapper un « Bordel.... » de surprise.

C'était d'une beauté qu'elle n'avait pas conçue jusqu'alors.

Les soldats la conduire à l'intérieur, dans une grande salle de réception où des dizaines de personnes allaient et venaient ; certaines vêtues de rouge et d'autres non.

« Nous allons prévenir quelqu'un, veuillez nous attendre ici s'il vous plaît. »

« Mais m'sieur c'est urgent ! On peut pas attendre ! »


« Nous allons faire notre possible mademoiselle. Veuillez nous remettre vos prénoms, nom ou nom d'usage et ainsi que le... contenu du message. »

Elle les regarda, sidérée.

«Je... »

Oh, merde.

« Le Domaine Enchanté est attaqué par une créature géante qui crache du feu et détruit la Citadelle, nous avons besoin d'aide immédiate ! J'm'appelle Aubrey Lockhart, Templier du Sanctum ! S'il vous plaît on peut pas attendre merd- s'il vous plaît !»


Dernière édition par Fabrizio Valeri le Lun 17 Juil 2017 - 21:31, édité 1 fois
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Dim 16 Juil 2017 - 14:40
« Mon dieu… C’était Roxanne Ritchi en direct du Domaine Enchanté, et nous allons devoir rendre l’antenne pour une urgence ! À vous les studios. »

Genesis prit la télécommande et éteignit la télévision d’un geste preste. Il posa une main sur sa tempe avant d’enlever ses lunettes de lecture, nécessaires depuis quelques semaines durant lesquelles sa vue s’était fortement détériorée à l’instar de nombre de ses organes. Alors, fermant les yeux quelques instants, cherchant dans son esprit la meilleure chose à faire, une seule chose lui vint en tête : Que puis-je faire ? Le Sanctum était attaqué, très lourdement… Et à en croire la présence d’un chasseur, ce ne pouvait être l’effet du hasard. Une attaque avait été orchestrée. Et à moins que la congrégation de l’ombre se soit réveillé, les possibilités n’étaient pas très nombreuses.

Une chose encore le retenait d’agir tout de suite, de se lever et de convoquer ses troupes, de coordonner l’effort… Les journalistes de l’éclaireur avaient pris des images du dragon. Une épine dorsale de la gorge à la base de sa queue gigantesque, des crocs et des dents plus menaçants, mais c’était bien Tian-Long. Difficile d’oublier la taille, la puissance du monstre qu’il avait combattu, sans le vaincre, au contraire. Tian-Long, un Tian-Long différent, peut-être plus puissant. Cela aussi, Genesis devait s’en assurer. Il s’apprêtait à se lever quand sa porte s’ouvrit sans préavis.


« Genesis ! Quelque chose est arrivé ! »

C’était Fabienne, une consule de la pâtisserie restant toujours au sommet des arts et lui servant plus ou moins de secrétaire, étant suffisamment avenante pour accueillir tous ceux qui voulaient lui parler, pour éconduire certains et sélectionner les cas importants… Il se leva doucement, se dirigea vers le porte-manteaux alors que la consule expliquait la situation.

« Une jeune femme du nom d’Aubrey Lockhart est venue nous demander de l’aide ! Le domaine enchanté est attaqué, Genesis ! Nos alliés sont attaqués ! »

Il s’arrêta devant son porte-manteaux où étaient accrochés trois vestes, identiques, si ce n’est leur couleur. L’une était totalement blanche et semblait sale, poussiéreuse… une autre était rouge en bas et blanche en haut et la dernière était parfaitement rouge, telles qu’étaient toutes ses vestes en temps normal. Il baissa les yeux et réfléchit. Le Sanctum leur demandait directement de l’aide… mais qu’attendait-il exactement d’eux, c’est ce qui l’inquiétait plus.

« Dois-je la faire venir ? »

« Non. Nous avons toutes les informations qu’il nous faut. Conduisez-la à mon vaisseau, s’il vous plait, Fabienne… »

Elle hocha la tête et partit, sans fermer la porte. Le tragédien saisit sa veste blanche et l’enfila avant de sortir, sur les pas de la pâtissière. Celle-ci s’éloigna pour rejoindre la femme venant du Sanctum, qu’il regarda distraitement, une très jolie templière en armure. Genesis se contenta d’avancer dans le sommet des arts pour rejoindre le bureau de Gaillon, le calligraphe se chargeant de toutes les missives. A l’heure actuelle, il ne voyait pas de meilleur choix.
Arrivé devant le consul, il s’exprima directement.


« Gaillon, contactez le général de l’armée du jardin radieux, je veux ses dix meilleurs hommes disponibles dans les vingt minutes, devant mon vaisseau. C’est urgent. Ensuite, contactez la faculté de magie de l’académie, je veux dix dernières années spécialisés en hydromancie dans les mêmes délais au même endroit. »

La vérité est que la jeune femme du Sanctum venait vers lui pour qu’il l’aide dans son combat. Il n’était sans doute pas aussi qualifié que la jeune femme pour prétendre être un templier mais il avait un grand sens des réalités et connaissait bien l’histoire… lorsque le consulat arriverait au domaine enchanté, la bataille serait finie depuis longtemps et il serait seulement temps de prévenir des dégâts supplémentaires et de sauver les nombreux blessés.
Il sortit du bureau de Gaillon et rejoignit un garde parmi d’autres, assurant la protection du sommet des arts.


« Trouvez Médusa, je la veux elle et quatre de ses médecins devant mon vaisseau, à la tour de la tragédie, tout de suite. »

Dernière chose… Il devait contacter un académicien au plus vite. Il en trouva un dans les jardins du sommet des arts assez vite, un professeur d’instruments à vent dont il ne connaissait pas le nom.

« Courez contacter le directeur de la faculté de médecine, je veux que l’entièreté des unités médicales disponibles soient dans trois heures avec le matériel au domaine enchanté. »

Dès lors, il se dirigea aussitôt vers son vaisseau, à deux centaines de mètres de là où il retrouva bientôt toutes les personnes qu’il avait exigées ainsi que la templière.
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