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L'Ainé des Surhommes
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Dim 19 Fév 2017 - 20:50
La plaie n'était pas si large mais incroyablement profonde, la faux ayant complètement traversé comme Death espérait traversé les défenses du Sanctum et comme ce dragon l'avait déjà fait. Pire que ça, l'arme de l'ennemi avait pénétré la cage thoracique, embroché le cœur pour ensuite traversé la cage thoracique de l'autre côté et même le sol de pierre en gardait une trace. Ce cœur meurtri ne battait déjà plus, tout juste pris de spasme de douleurs qui ne faisait qu'accélérer la fuite du sang hors du faux-Primarque. De lui même, jamais Angeal n'aurait abandonné, jamais il n'aurait accepté le repos et... enfin, arrive le repos du guerrier, au pire moment. A ce moment-là, alors que l'organisme se débattait follement, l'esprit du chef des paladins l'avait compris, entendu et accepté en un instant. Ce n'était pas Death qui lui offrait le repos, ce furent sa bravoure et son courage au moment de lui faire face ou plutôt, d'essayer. Cet ennemi était terrifiant, surpuissant et depuis sa transformation, inattendue, toute chance était perdue. Était-ce une sorte de transe ou simplement sa véritable forme ? Le deuxième point serait une défaite assurée et le premier, l'espoir le plus grand d'une victoire. Angeal n'arrivait pas à y penser, ne pensait plus au Sanctum... pas plus à ses soldats... et si la vie est un combat, le sien était terminé. Son groupe se relèverait, c'est une certitude, c'est ce qu'il fait toujours que ce soit dans la victoire ou la défaite. D'ailleurs, ce groupe ne connait que la défaite et a toujours su en endurer le goût amer. Une chose est sûre, Angeal pouvait l'affirmer sans en informer ses compatriotes... les Eternels existent bel et bien ; Etro est une vérité.
C'est en son royaume que le chef des paladins repose désormais après une vie d'actes parfois terribles aux conséquences qui l'ont souvent été mais dont le cœur n'a jamais lâché prise... jusqu'à cet instant fatale où la mort y enfonça sa faux.

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Dim 26 Fév 2017 - 9:21
Ils mettent trop de temps à revenir… Ian était parti désormais, et il avait encore remercié « M’sieur Agon » avant de ce faire. Mais ces considérations attendront. Pour l’heure notre ami devait veiller sur une population inquiète.

Terrorisée, plutôt.

Ca oui, l’arrivée d’un espèce d’énergumène à armes spectrales ou quoi que ce soit d’approchant, ça marquait. Et même si les présents connaissaient la notion d’allié de circonstances, le risque de confiance pris envers celui que l’on ne connaît en fait pas, ce type ressemblait plus à un premier rôle qu’à un gars du décor. Le souci avec les premiers rôles, c’est qu’ils attirent plus l’attention. Comme ils attirent plus l’attention… la méfiance prend un effet de groupe. Les rugissements de peine du dragon les secouaient, la crainte qu’à chaque instant un ennemi puisse les trouver. Qu’il ait l’effet de surprise. Que même s’ils parvenaient à le maîtriser, il y aurait peut-être des pertes et ne pas savoir combien, ou qui.

Peut-être heureusement pour lui, ce nouvel arrivant, les civils étaient tant et si bien focalisés sur leur fuite, leur survie, celle des membres tremblants de leurs familles, qu’honnêtement ils n’étaient plus à ça près. En revanche Agon l’avait vu depuis la demeure où il accueillait les groupes de réfugiés avant qu’ils ne puissent rejoindre la poterne elle-même, là, par l’entrebâillement de la porte, le regard sévère du paladin Villiers qui jaugeait le gosse. Une question, simple : s’il mentait, s’il était un agent ennemi, pourrait-il avoir assez de force, de réactivité, pour le tuer avant qu’il n’ait le temps de toucher à ceux qu’il devait protéger ? Après quelques mots que le prêtre n’entendit pas, et une fois le groupe en partance évacué, l’homme d’armes guida le téméraire aux cheveux ébènes jusqu’à la demeure où notre ami qui ne l’était pas tant se trouvait. Se rapprochant, il adressa quelques mots au jeune aspirant qui avait fait toutes ses preuves aujourd’hui — « Allis, tu escortes le prochain groupe de réfugiés. Tu emmènes Monsieur Wiley avec toi. » Douce délivrance… Agon ne put s’empêcher de lâcher un soupir. Les traits tirés, il contenait ses angoisses comme les autres. La peur que cette bête de flammes puisse revenir à chaque instant et le fait qu’il n’ait aucune échappatoire contrôlée lui avait fait naître comme un sentiment de claustrophobie intérieure. Et alors même que cette sensation le haranguait, il était supposer gérer celle des autres. Il leur avait parlé d’Etro, au début, du fait qu’elle les aimait et que ce moment, si horrible soit-il, si dramatique soit-il, ne voulait pas dire que c’était la fin. Il y avait un lendemain, où certes nous devrions enterrer ceux que nous avons perdus, mais qu’ils étaient en sécurité dans les bras d’Etro. Il avait senti la foi vacillante d’une population désoeuvrée, et à ceux qui étaient venu le voir, il avait remanié les discours qu’on lui avait tant de fois déballés — « Ca ira mieux. » En somme. Il fallait juste le dire d’une façon un peu convaincante. Ne pas être trop mystique, être plus pratique. Les gens retournent bien souvent à ce qu’ils ont de sûr lorsqu’ils sont ébranlés, n’est-ce pas ? Et ceux qui n’étaient pas des religieux convaincus semblaient plus rechercher un homme pour calmer leurs craintes, qu’un homme pour leur dire qu’Etro les regarde. Petit à petit, bien que teinté de religion, il avait altéré son discours pour quelque chose de plus technique.

Leur assurer le bon travail des paladins, rapporter que la bête était en mauvaise posture, leur expliquer comment cela allait se passer — tout en attendant lui-même que ce soit son tour — c’était là comme un interrogatoire de chaque instant. Les civils étaient évacués par groupes vers la forêt, mais afin d’éviter une population trop concentrée qui serait aisée à cibler, chaque groupe était parti avec un ou deux hommes d’armes ou de confiance. Séparés en groupes plus petits… peut-être que s’il y avait bien des unités ennemies dans les bois, certains en réchapperaient. Quoiqu’il en soit, les hommes du Sanctum feraient tout pour, et personne n’était venu rapporter une quelconque mauvaise nouvelle concernant les bois.

« Vous, vous partirez avec moi. Nous escorterons le dernier groupe de réfugiés. » — tandis que le prêtre examinait plus avant les mines de ceux qu’il allait côtoyer dans son évacuation et leur expliquait une fois encore comment les choses allaient se passer, Villiers s’entretenait avec l’atypique du moment. Agon les écoutait d’une oreille, bien qu’il n’entendit pas tout ce qui se dit, occupé à répondre aux inquiétudes des moins rassurés avec autant de diplomatie que lui permettait son épuisement tout juste compensé par l’adrénaline de l’heure. A l’extérieur de la maisonnée, le paladin se tenait devant la porte, de façon à ce que le jeune homme au bouclier ait à lui passer sur le corps s’il souhaitait seulement entrer. Son ton était sans trop d’équivoques. Assurément… il le surveillerait. « Il n’en reste que quelques-uns à évacuer. » Seulement quelques-uns… une grande partie de la population devait avoir péri. Peut-être certains cachés dans des caves dont il faudrait dégager la sortie si la ville n’était pas prise à l’issue du conflit. Il y avait cette gamine en rouge dans les rues aussi, pour ceux qui auraient erré seuls… La sortie..

Son brieffing terminé, Villiers poussa légèrement la porte, d’adressant au groupe « Préparez-vous tous. Nous allons vous évacuer. Vous serez escortés par l’aspirant Allis et accompagnés par le prêtre Wiley. Pour votre bien, je vous conseille de suivre leurs instructions. » — les rescapés ramassaient les miettes de leurs espoirs et de leurs forces pour se redresser. Agon, proche de lui, inclina brièvement la tête. Il était temps de partir.

— « Etro vous garde. »

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L'Assassin écarlate
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Mer 22 Mar 2017 - 13:13

Death est parti bien vite quand un homme que tu n’avais jamais vu avant, même dans les archives de la Coalition tu n’avais pas vu sa photo, ni dans les vieux dossiers de Death que tu avais trouvé dans le bureau de l’intendance. Mais le problème, c’est quand même que ton boss vient de te laisser aux prises avec une dizaine de soldats adverses prêts à tous pour venir à bout de cette invasion quand même. Tu pestes en ton for intérieur, mais essayes de tenir bon quand même. Tu arrives à en mettre trois-quatre au tapis, mais le reste de l’escouade qui t’entour ne veut pas plier.

Tu ne sais comment, mais tu parviens, non sans mal, à te saisir du talkie-walkie que t’a confié Hook. Tu arrives à articuler une demande d’aide, cependant une attaque-surprise vient percuter l’objet  et te le fait perdre dans la cohue. Bon, il reste plus qu’à te les faire toute seule. Six soldats t’entourent avec toute la hargne qu’ils peuvent contenir en eux. Que vas-tu faire face à eux ? Il y en a un qui s’apprête à attaquer. Tu plies les genoux et finis recourbés, face vers le sol. Une fois qu’il est à ta hauteur, prêt à dispenser son coup, tu t’élances vers le ciel et tournoi sur toi-même. De tes deux lames, tout le monde se retrouve à terre, celui te chargeant la gorge balafrée et dont le sang s’écoule déjà sur le sol.

Tu batailles ardemment contre les cinq personnes qui te font encore face quand tout d’un coup, un rire strident retentit non loin de toi. Un attroupement de miliciens est regroupé autour d’une masse de ténèbres informe et se fait propulser de toute part par l’apparition d’une paire d’ailes squelettique. Un étrange sentiment s’empare de toi. Tu connais ces appendices monstrueux, l’homme de ton cauchemar.  Tu regardes un peu abasourdie la scène qui se profile devant toi, tes ennemis s’arrêtant pour faire de même.

L’étrange spectacle te laisse un peu ébaubie, comment pouvait-il se transformer en cette créature ? Comment pouvait-il produire une faux de cette ampleur. Tu ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe. La seule chose que tu arrives à desceller c’est l’immense arme de mort qui vient se planter dans le torse de l'homme venant d'arriver. Quelle férocité, quelle hargne, quelle rage. Tu ne sais pas si tu dois ressentir de l’admiration ou de la peur face aux actions sanglantes de cette créature macabre.  Mais qu’importe ces sentiments, tu sais que cela ne te laisse pas indifférente.

Tes adversaires ne réagissent pas de suite, mais un petit moment après, un cri de colère retentit de leur  bouche et ils commencent à courir avec fureur vers ton boss métamorphosé. Sans vraiment réfléchir, tu te lances à leur poursuite. Personne ne s’en prend à Death impunément sans en subir ton courroux. Mais comment cela se fait que tu aies tant de loyauté envers cet homme, tu te le demandes encore.


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La Sorcière
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Sam 25 Mar 2017 - 8:13
Aussitôt les portes franchies, la sorcière sentit la chaleur embrasser ses joues. Elle se cacha, légèrement derrière les épaules du paladin, ce cavalier dont elle partageait la monture. La fumée noire qui s’échappait de la ville en flammes donnait à celle-ci des allures d’un volcan bouillonnant. Elle se méfiait des fumées, davantage encore de l’éruption.
À travers la fumée à l’entrée de la ville, Lulu ne voyait encore rien sinon des corps en flammes et d’autres en sang. Elle chercha le dragon, levant le regard, toutefois la cavalcade et l’environnement, la chaleur et la peur, l’empêchèrent de distinguer quoi que ce soit.
Et la magie…

La jeune femme ferma les yeux une toute petite seconde, cherchant dans les centaines de mètres aux alentours les plus grandes sources de magie, les ténèbres et la lumière en chacune des âmes. Et il était si proche. Non pas le sans-coeur mais un être non loin de le devenir, au milieu de dizaines et de dizaines d’autres énergies, des combattants du Sanctum, sans doute.

Au fur et à mesure que le cheval avançait, alternant parfois entre trot et galop, Lulu put mieux distinguer la bataille. Des templiers par dizaine combattaient avec trois personnes. Deux d’entre elles étaient habillées sombrement, des femmes, tandis que la troisième était monstrueuse. Une grande paire d’ailes, une faux gigantesque et un capuchon couvrant son visage personnifiaient le spectre de la mort. Mais avant de le voir lui, elle avait vu son cœur. La sorcière se fit discrète, se collant légèrement au cavalier pour que de loin, le paladin et elle aient l’air d’un seul homme. Et pourtant, elle regarda aussi longtemps qu’elle le put les trois individus avec la ferme intention de se souvenir d’eux et de se souvenir de la moindre caractéristique de chacun de leur cœur. Trop occupés à se battre pour la remarquer, sans doute, elle comptait bien rester toutefois à leurs yeux à jamais invisible.


« Ils vont les avoir, Dame Lulu. Ils en viendront à bout. Les civils finissent d’être évacués. Les paladins et templiers pourront se battre en sachant la vie du plus grand nombre sauve. »

La sorcière haussa un sourcil et ne répondit rien.
Angeal était aux pieds du spectre. Elle l’avait vu… une seconde, avant que le cheval ne soit trop loin pour qu’elle ait encore la moindre perspective sur le combat à l’entrée de la ville. Elle baissa les yeux, ressentant l’ombre d’un regret. Un Brasier X sur les trois combattants et… ils auraient peut-être été désintégrés. Mais il y avait les soldats.
Et rien au monde ne valait un tel sacrifice, du moins un sacrifice de sa part. Elle ne voulait plus être coupable. Les graves décisions n’étaient plus les siennes, ayant réussi à lui faire perdre tout en peu de temps.

Angeal avait fait son choix. Difficile pour elle de ne pas lui en vouloir. Il était mort, et pour rien, sans doute. Somme toute, le Primarque avait fini de manière ridicule. Cette pensée, Lulu ne la voulait pas cruelle, non, simplement honnête. Car elle était triste mais aussi furieuse. Pourquoi combattre si c’est pour perdre ? Pourquoi partir mourir si cela ne sert à rien d’autre que d’être en paix avec sa conscience ?  
Angeal n’était pas mort pour les autres, quoi qu’il se soit passé. Il était mort pour lui.


« La cathédrale... » entendit-elle murmuré par le cavalier. Un murmure… Non. Mais il avait parlé pour lui-même. Lulu leva les yeux vers le temple, en flammes. Le dragon tournait autour de la bâtisse, crachant ses flammes comme sa colère, sans doute à la recherche de proies. Combien étaient-ils encore dans la citadelle, à présent ? Si vraiment les civils avaient été évacués, les derniers présents seraient-ils des centaines de soldat, les assaillants, un dragon et elle ?

Le cheval s’arrêta et le cavalier descendit d’un bond avant de l’aider à descendre, la soulevant par la taille. Non loin de l’entrée de la citadelle, ils se trouvaient à présent entre des maisons en flammes, certaines épargnées et finalement, la seule chose encore intacte dans le paysage, un vaisseau argenté dont la forme rappelait vaguement un scorpion, selon son point de vue. Avant même de se diriger vers l’entrée, la jeune femme se força à examiner la scène. Menrva n’avait pas été épargnée par les flammes, non. Elle pouvait distinctement voir le sillage d’une gerbe de flammes sur le sol, le pavé noirci par les flammes jusqu’à la carcasse du vaisseau. Mais ce dernier ne semblait rien avoir, pas même une trace de suie sur sa tôle.


« Que faisons-nous ? »

« Vous, je ne sais pas. Merci.» Elle leva les yeux vers le paladin, tenant contre sa poitrine sa peluche de Mog cuistot, et fit volte-face pour se diriger vers l’entrée, parfaitement dissimulée, de la machine. Celle-ci, à l’approche de la sorcière, s’ouvrit naturellement, dévoilant par une trappe des marches stables et larges qu’elle gravit prudemment.
Une nouvelle fois, elle ressentit cette impression d’être coupée du monde extérieur. Elle n’entendait plus les cris, le rugissement du dragon, les crépitements des flammes. Elle était dans ce hall magnifique que nul n’aurait soupçonné dans un vaisseau. Elle marcha vers le cockpit, laissa son mog en peluche la suivre de ses petites pattes et observa, grâce au panorama que rendaient possible les multiples vitres teintées du bec de la machine, la ville en flammes. La sorcière monta les escaliers pour atteindre la place du capitaine.


« Bonjour Menrva. »

Inutile de parler. Il lui suffisait de penser, de vouloir, pour que la machine agisse. Pour le reste, elle espérait se débrouiller. Elle ne savait guère piloter un vaisseau et avait de mauvais réflexes. Qui plus est, elle n’avait jamais fait voler Menrva. Malheureusement pour le Sanctum, elle était de loin celle qui comprenait le mieux les secrets de cette machine.

Elle entendit derrière elle le moteur s’activer et… respectant le silence dans le cockpit, le vaisseau décolla légèrement. Aller doucement était sa meilleure perspective de réussite. Une course-poursuite n’était pas envisageable, elle devait faire ce qu’elle pouvait avec ses capacités et jusque-là, prendre assez d’altitude pour avoir une vue sur la ville… Une soixantaine de mètres au-dessus du sol était son objectif.
Le vaisseau de Galenth Dysley exécuta sa volonté, prenant calmement de l’altitude, atteignant une altitude de…
Un indicateur apparut sur la vitre frontale, affichant diverses informations comme, précisément, l’altitude. La machine était exactement à soixante mètres au-dessus du sol. Elle se trouvait, à présent et en principe, sur le parvis de la cathédrale, à une cinquantaine de mètres de celui-ci mais le dragon n’était pas dans son champ de vision.
Le vaisseau tourna sur lui-même avec aisance et aussitôt, de multiples cibles rouges apparurent sur l’écran, balayant l’horizon à la recherche de l’ennemi. Elle distingua dans le paysage le dragon noir, proche de la plus haute tour du lieu de culte. Il n’y serait pas s’il n’y avait pas de cœur à happer, c’était une certitude. Aussi, certaines personnes n’avaient pas été évacuées, sans doute très vite bloquées par les flammes, la peur ou autre. De fil en aiguille, il en vint à son esprit la curiosité de savoir où se trouvaient ces gens. Les couleurs de l’écran changèrent alors totalement et elle ne reconnut pas la ville avant de longues secondes. Le ciel était bleu foncé et la ville… à certains endroits, les points touchés par les flammes, était grossièrement colorée en rouge.


« Je ne comprends pas. »

Les couleurs redevinrent normales mais très vite l’écran s’activa de nouveau et le temple sembla alors se rapprocher à toute vitesse, elle vit l’un des murs à quelques mètres mais ne fut pas assez prompte à ordonner marche arrière à la machine. Par réflexe, elle mit ses mains devant son visage pour se protéger mais il n’y eut aucun impact. Quand elle ouvrit les yeux, elle ne voyait plus de mur. L’écran était devenu noir et elle voyait dans ce dernier des squelettes bouger, se rapprocher les uns les autres, semblant paniqués.
Le mur reapparut, les couleurs aussi. Comme elle n’était pas sûre de comprendre, les squelettes et le fond noir revinrent une seconde avant qu’une nouvelle fois, le mur réapparaisse. Et une seconde plus tard, la machine sembla reculer pour reprendre sa position initiale.

La machine, en voulant répondre à une question, en avait soulevé des centaines d’autres. Lulu pensait bien avoir compris ce rapprochement soudain qui n’était à vrai dire qu’un zoom absolument perfectionné. Et les squelettes devaient être les gens réfugiés derrière le mur du temple. Difficile d’en être certaine.


« C’est lui. »

Les viseurs revinrent et pointèrent tous le dragon, sans se détacher de lui une seconde, malgré ses mouvements. Il y eut une nouvelle fois un zoom, mais sur une petite partie de l’écran pour permettre à la pilote de garder une vision globale des choses. Le dragon apparut plus nettement devant elle, des yeux profondément jaunes, un corps noir, des ailes gigantesques semblables à celle d’une chauve-souris. Il semblait blessé, indéniablement.
À cette pensée, des données apparurent autour du dragon. Visiblement, beaucoup de variables étaient inconnues. Après tout, le dragon  était un sans-coeur. Son corps ne fonctionnait pas comme le sien.

Elle n’avait pas le temps de se poser plus de questions sur la machine. Le dragon avait une aile très atteinte.


* Tire*, pensa-t-elle, ne lâchant pas le dragon du regard. Ne s’y connaissant pas en arme, elle imagina de la merveille de technologie dans laquelle elle était qu’elle tirerait un laser. Et quelques secondes plus tard, après avoir senti la machine vibrer de tout son long, un rayon bleu électrique fut tiré de sa position et transperça le dragon, perçant les écailles de son thorax et ressortant dans son dos pour continuer sa course vers la voûte céleste. Elle fronça les sourcils, voyant le dragon tomber. Il était un sans-coeur, aussi… ne mourrait-il peut-être pas d’un tir qui aurait été mortel pour n’importe quel autre dragon, du moins imaginait-elle. Elle ordonna à la machine, sans dire un mot, de se rapprocher du point le plus haut du temple, non loin du point de chute du sans-coeur.
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Le Boucher de Grimm
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Lun 27 Mar 2017 - 13:23

Lentement, le corps voûté de la bête se soulevait et s’abaissait dans un rythme régulier. Laissant un souffle rauque s’échapper de sa mâchoire et s’étendre dans la place dorénavant vide. Vesper avait finalement quitté sa position pour rejoindre son supérieur dans la bataille, elle avait eu raison. Death avait été stupide de penser prendre cette ville avec trois femmes et un dragon pour seule force, son arrogance l’avait mené à sa perte et l’avait forcé à appeler son pire ennemi. Toutefois, à eux trois, ils étaient parvenus à se débarrasser, au bout de longues minutes, des défenseurs encore présents. Hochant la tête, provoquant un horrible craquement provenant du cou de Namtar, il pouvait distinguer la jeune femme devenue récemment intendante. Elle achevait un homme de son épée et semblait aussi essoufflée que pouvait l’être la monstruosité, cette histoire commençait déjà à sentir mauvais pour eux.

Seul le corps sans vie de cet homme, Angeal, était une preuve de la réussite de cette attaque. Et il allait falloir s’en contenter pour l’heure. Dans le cas contraire, les années de travail qu’avait fourni la bête auraient été parfaitement inutiles et sa liberté bien éphémère.

Ils étaient tous les trois, debout au milieu de la place quand le bruit de la lourde faux heurtant le sol se fit entendre. Cette transe avait permis à la bête de se revigorer un instant, toutefois, le contrecoup du combat se faisait ressentir et il fallait remercier la providence qu’aucun soldat ne fût en vue à l’autre bout de la rue. La bataille à l’entrée de la ville était gagnée, et elle allait bien être la seule. Le spectre leva son regard à la recherche de l’ombre du dragon, réfléchissant à un moyen de le rappeler quand il distingua un rayon bleuté fendre le ciel et faucher le sans-coeur en plein vol. En soit, une nouvelle bien désobligeante.

Attrapant la hampe de son arme au niveau du fer de lance, la bête souleva la faux et s’approcha alors de ses deux subordonnés. Death était le Boss de la Coalition Noire, elles allaient reconnaître dans le monstre qu’il était devenu la même personne. Tout se déroulait comme il l’espérait, il n’avait plus qu’à rejoindre son trône à la Cité du Crépuscule pour que sa victoire soit totale.

- Vesper, rejoignez votre vaisseau et quitter ce monde. Abigail, vous allez venir avec moi.
Si de la chair recouvrait ce visage, elle aurait pu distinguer un sourire. Répondant à mon injonction, la rousse s’avança à ma hauteur et le spectre répondait simplement en déployant sa paire d’ailes membraneuse au-dessus de la tête. Lentement, de sa main libre, il attrapa l’intendante par la taille et la serra contre son corps afin de la maintenir tant bien que mal. Ensuite, il donna une impulsion et s’envola lentement dans les airs, chaque coup d’aile augmentant la distance les séparant laborieusement du sol.

- Si vous croisez la louve, dite lui de retourner au pont…
Avant que l’on ne lève le camp sans elle. Red avait exprimé le choix de la jouer cavalier seul, elle allait avoir besoin de plus que de la simple volonté pour retrouver le chemin jusqu’au vaisseau. Abigail à ses côtés, la bête s’éleva seulement de quelques mètres afin de pouvoir passer au-dessus des habitations. La bête n’avait pas assez de force pour s’envoler plus haut, encore moins avec le poids supplémentaire qu’était l’intendante, il devait parcourir le plus de distance possible en direction du vaisseau avant le Sanctum ne revienne à l’entrée de la ville.

Tournant le regard, observant du coin de l’oeil, Namtar distinguait la source de l’attaque ayant terrassé le dragon. Un étrange vaisseau qui s’avança vers la citadelle, à l’endroit où le dragon avait chuté. À cette distance, il ne pouvait distinguer rien d’autre que cela et voici une nouvelle fois la preuve de la stupidité de Death.

Il aurait réfléchi son plan plus de cinq minutes, il aurait cherché les forces et les faiblesses de son ennemi à la place de se rendre au lendemain de cette bataille. Certes, il avait eu un avantage, mais cette chose dans le ciel le balayait en moins d’un instant et il avait perdu la seule chose vraiment puissante que possédait la Coalition Noire. Voilà le constat de son échec. Le démon n’avait d’autre choix que de s’enfuir avant que l’ennemi se regroupe s’il désirait conserver un espoir de survie, et tristement, l’entrée de la ville n’était pas encore en vue. Ce serait si simple de lâcher la rousse et de s’enfuir sans dire un mot, toutefois, ce serait là aussi une erreur. Elle avait son utilité pour notre futur.



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Le Pardon Enchaîné
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Mer 29 Mar 2017 - 23:14
Ça avait été inutile, le dragon s'était envolé de plus belle. Comme dans les griffes d'un cauchemar qui semblait vouloir s'éterniser, Fabrizio avait tenté un dernier assaut sur le dragon, avant que ce dernier ne le repousse, ainsi que les paladins survivants, d'un simple coup d'aile. Il eut bien des idées pour tenter de le rattraper, mais il semblait bien qu'il avait épuisé toutes ses ressources. Sans son arc il ne pouvait espérer attirer de nouveau la bête ici, et de toutes manières, folle de rage comme elle l'était, c'était peine perdue.

Il n'avait pas la force ni les moyens nécéssaires de continuer à se battre, et ça, ce fut un constat qu'il fit en se redressant, une fois le choc passé. Chaque partie de son corps lui renvoyait une douleur différente, aucune qui n'augurait quelque chose de bon. Son regard allait et venait, vague au milieu des décombres de la muraille ; dans un état second, comme incapable de se concentrer, de s'arrêter sur quelque chose. Il avait la nette impression que son crâne allait exploser, aussi retira-t-il son casque ainsi que la cotte de maille dessous, le vent de ce qui n'était encore qu'une journée à peine entamée vint gifler son visage, ravivant mille maux, mais ayant le mérite de le ramener sur terre. S'apitoyer sur son sort ne faisait pas partie de ses priorités, se dit-il en se redressant lentement.

Il avisa les soldats autour de lui ; des six Paladins venus avec l'ordre d'Angeal, trois étaient au sol, immobiles, il rejoignit un quatrième, également au sol. Il bougeait, toujours, et malgré l'état de son armure que Fabri jugea rapidement comme catastrophique, il était bien vivant. Seulement, il y avaient certains signes comme ses yeux fixes et sa respiration hachée qui réduisaient quelque peu l'espoir.

« Va voir si les autres sont vivants ! » ordonna Fabri au dernier Paladin restant.

C'était une femme, qu'il avait déjà vue mais à laquelle il n'avait jamais vraiment adressé la parole. Un excellent soldat, qui avait toujours vécu dans ce monde.

Il gardait un œil sur le dragon, en avisant, en cherchant quoi faire. A ce moment, il ne savait plus vraiment. La seule certitude c'était que les derniers effets de ses sorts de soin et de concentration disparaissaient alors que le simple fait de respirer devenait une tâche de plus en plus difficile. Un brouillard épais avait pris son esprit en otage, alors qu'il tentait vainement de comprendre, de penser, de bouger. Il s'adressa au soldat, qu'il connaissait, tout comme Hylla, le paladin auquel il venait d'ordonner de s'occuper des autres. Il détacha son casque, retirant les attaches de son armure dans un espoir d'améliorer le sort de ce soldat.

« T'endors pas pendant le service, pense au Primarque, il va retenir ça de ta solde... »


Un mince sourire étira les lèvres du soldat, tandis que Fabrizio lui lançait un sort de soin. Il continua de lui parler, lui demandant son nom. Une fois d'abord ; n'entendant rien. Une seconde fois, mais le soldat ne parvint pas à parler de nouveau.

Respirer lui était devenu laborieux également ; s'étant éloigné du combat l'espace d'un instant, il n'avait pas respiré autant de fumée que les autres soldats, mais il avait rattrapé son retard, sans le réaliser, sans le vouloir. Maintenant que le dragon s'était lui-même éloigné, ses victimes avaient libre-cours pour réaliser l'étendue des dégâts qu'il avait causés. Une fumée épaisse et noire s'échappait des bâtiments en flammes en contrebas. Le dragon lui-même semblait aux prises avec autre chose ; une forme étrange, incongrue, mais pas étrangère. La fumée enveloppa ce qui restait de ses sens ; il ne put résister longtemps avant de perdre l'équilibre. Une traînée d'un bleu lumineux partit en direction du ciel, bientôt avalé par les ténèbres.


Le contact brusque de la main de Hylla sur sa joue fut ce qui le ramena. Sa voix, elle, le maintenait réveillé. Claire, rauque de par le choc, et à cause de la fumée. Elle le forçait à la regarder.

Surpris, il regarda autour de lui ; la lumière de la salle était étrange. Il ne savait pas comment il était arrivé, ni pourquoi. « Les autres, il faut retourner les aider... »

Il pouvait voir chaque détail du visage de Hylla. De grands yeux bleus, rougis par la fumée, un visage marqué par l'été qui venait de se terminer. Ses lèvres étaient fines, et bougeaient au rythme de ses paroles.

« Ils sont morts Valeri, mais tu vas m'écouter quand je te parle ?! »


Morts ? Il venait d'aider un soldat. Tout était clair dans son esprit ; il y était quelques secondes plus tôt. Non, elle avait tort. « Nom d'Etro, regarde-moi, allez, reste avec moi ! »

« Le dragon, où est-ce qu'il est ? »


Il avait envie de lui dire qu'il arrivait très bien à rester conscient, mais qu'il avait envie de garder les yeux fermés, parce qu'il n'avait tout simplement plus la force de les ouvrir. La douleur était trop forte, il avait juste envie de rester immobile, de réfléchir, de...

«  Je l'ai pas revu, y'a eu ce.. cet éclair, comme un sort, oh pour l'amour de- garde les yeux ouverts ! »

Il n'avait pas tué le dragon, la citadelle était toujours en danger. Il ne savait pas non plus ce qui se passait sur le pont, ni si ses ordres avaient étés appliqués.

Etro protège-les, pensa-t-il. Juste un petit instant, juste le temps que je puisse faire quelque chose.
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Jeu 30 Mar 2017 - 19:15
 Bouc émissaire

Le mur d'enceinte aux alentour du pont lui paraissait de plus en plus haut… Impossible de les escalader sans se faire repérer, puis elle ne se sentait pas la force d'en plonger et de traverser la rivière à la nage. Regardant dans tout les sens dans l'espoir de trouver une solution, elle commençait à se rapprocher de l'avenue principale, avant de bifurquer dans une ruelle au passage d'une patrouille. Le petit chaperon rouge laissait échapper un léger soupire en entendant les pas des soldats en armure s'éloignant, avant de remarquer que la porte arrière de la maison contre laquelle elle se cachait été restée ouverte et qu'une odeur de tarte à la pomme et de thé à la menthe s'en échappé.

"Bha, ça ne peut pas faire de mal de manger un peu. Ça sent comme les tartes au pomme de mère-grand en plus."

Poussant la porte, elle trouvait les lieux abandonnés. Titubant légèrement, elle prenait la tarte sur le rebord de la fenêtre avant de la fermer et de déposer le mets sur la table, fouillant dans les tiroirs de la cuisine pour trouver une fourchette et dans les armoires pour mettre la main sur une tasse et le sucrier de la famille. La louve s'asseyait ensuite et commençait à se délecter du mets.

"Un rien trop de cannelle je trouve..."

Elle se servait ensuite un thé très sucré, lançant sa tasse dans l'évier après l'avoir terminée et la brisant dans la manœuvre. Se relevant au pris d'un effort et d'un grognement de douleur, la louve regardait l'état de sa tenue et se trouvait peu présentable, elle se saisissait donc d'une cruche d'eau et entamait de se rafraîchir, se nettoyant le visage, le haut de la poitrine et les avant bras pour en ôter le sang. Le reste du thé allait lui servir à faire de même avec celui qu'elle avait en bouche, faisant circuler le liquide entre ses dents avant de se gargariser la gorge et de le recracher dans l’évier.

Pour ses vêtement par contre… Elle risquait de ne pas pouvoir y faire grand-chose, alors elle prenait la direction de l'escalier et se rendait à l'étage, pour se rendre compte qu'une bonne partie du toit avait été arrachée à un moment ou à un autre. Il y avait deux chambre d'enfant et celle des parents, inutile pour elle se se rendre dans les deux premières. Elle entrait pour découvrir que tout avait été laissé sur place ici aussi et ouvrait donc l’armoire, commençant à y fouiller à la recherche d'une tenue correcte et d'un sac qui lui permettrait de ranger son chaperon, son corset, ses bottes et son gantelet doré. Elle optait alors pour une robe marron, un rien trop serrante pour elle au niveau de la taille et de la poitrine, mais c'était la seule dans laquelle elle avait réussis à se glisser. Maintenant elle se tenait debout, occupée à fourrer ses affaires dans un grand sac de cuir alors qu'autour d'elle gisaient des morceaux de tissus de toute les couleurs, vestige de ses essais vestimentaire.

Puis, le cri de douleur du dragon, suivit de celui de joie des soldat lui faisait passer la tête par la fenêtre pour se rendre compte que l'immense ombre noire avait finalement été abattue, d'une manière ou d'une autre.

"Bon… Plus qu'a rentrer au vaisseau alors… Je leur avait dit que ce plan était stupide, je l'ai su dès qu'ils m'ont dit de ne pas prendre mon panier."

Elle descendait alors en marchant calmement, une main sur sa cote cassée et l'autre tenant le sac par dessus son épaule après qu'elle ai caché ses oreille sous une petite coiffe de tissus assortie à la robe.

Elle marchait ensuite dans la direction du pont, faisant mine d'être une habitante un peu perdue, titubant un rien à cause de la douleur et ne se rendant pas compte qu'elle avait de nouveau un petit filet de sang au coin des lèvres. Les soldats ne semblait pas vraiment préoccupé de sa présence ni de la direction qu'elle prenait pour le moment, allant droit vers la herse que Death avait enfoncée un peu plus tôt, par même lorsqu'elle finissait par voir une ombre humanoïde avec quatre jambes passer dans le ciel.

"Ils devaient pas être très net cette tarte et ce thé."

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Le Mytho
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Jeu 30 Mar 2017 - 21:41

Le jeune homme avait eu droit à un accueil des plus... froids. Pourtant, il n'en avait pas tenu rigueur, comprenant tout à fait que le ton employé était dû aux circonstances actuelles. En temps de guerre, chaque inconnu pouvait être un ennemi potentiel et, bien qu'il sût que ses intentions n'étaient pas mauvaises, elles n'étaient pas affichées sur son front. Le jeune homme vit donc le premier groupe de survivants quitter son abri et s'engouffrer dans les rues de la ville. Il ne les quitta pas du regard ; une partie de lui était toujours prête à bondir dès lors que le danger pointerait le bout de son nez. Fort heureusement, il n'en fut rien et les silhouettes miséreuses finirent par disparaître au travers d'un épais voile de fumée opaque.

Le jeune homme resta adossé encore quelques longues minutes aux côté des quelques templiers restés sur place. Si ses souvenirs ne lui faisaient pas défaut, il se rappelait que la poterne n'était qu'à un peu moins d'une vingtaine de minutes en marche. Il se retourna quelques instants en direction du chemin par lequel il était venu et ferma les yeux, priant Etro pour que sa famille ainsi que les autres survivants qu'il avait rencontré plus tôt s'en sortent sains et saufs. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il vit que le templier le surveillait toujours. Le jeune homme n'osait dire mot, il savait que pour le moment il n'était rien de plus qu'un invité parmi les rangs du Sanctum.


« Nous allons y aller. Préparez-vous, nous ne savons pas ce que la traversée nous réserve. Nous ne somme pas à l'abri que l'abomination au-dessus de nos têtes revienne. »

Le jeune homme se contenta d'un hochement de tête et concentra sa symbiose pour en faire une épée. En premier lieu, il n'apparut qu'une vague forme d'énergie malléable. Il força sur sa concentration pour essayer d'en faire une arme comme toutes les autres. Il la dota de consistance, d'équilibre et de tranchant, prenant pour modèle les épées des hommes du Sanctum à ses côtés. Il se saisit de sa création et, toujours en possession de son bouclier, se mit à suivre le groupe de survivants qui s'engageait dans les rues de la ville.

A la vue du spectacle macabre qu'étaient devenues les rues, Noctis sentit une sensation de peur le saisir. Avait-il peur de ce qui avait créé un tel chaos ? Ou avait-il peur de tomber à un moment ou à un autre sur les corps sans vie de sa mère, de son père et de sa sœur ? Et s'ils avaient tenté d'évacuer la ville ? Il était probable... plutôt possible qu'ils aient subi le courroux de l'avatar des ténèbres qu'était le dragon. C'était avec cette peur que le jeune homme continuait de progresser, désireux de remplir sa première mission officieuse pour le compte du Sanctum.

Finalement, tous arrivèrent à la poterne en un seul morceau. Aucune perte n'était à déplorer, et il n'y avait aucun blessé non plus. Dire que cela relevait de l'exploit était peut-être un peu présomptueux. Il ne s'agit pas de son fait, mais assurément de la volonté d'Etro qui avait dû maintenir la bête loin du groupe. Noctis aurait aimé chercher parmi les personnes présentes un membre de sa famille, mais le devoir qu'il s'imposait le maintenait aux côtés des templiers. Pour le moment, il ne voulait pas de la reconnaissance. Il pourrait l'accepter si elle se présentait à lui, mais il n'en ferait pas une fin en soi. Le jeune homme préférait s'affairer à aider les quelques personnes qui s'occupaient des blessées. Finalement, il n'agissait que par instinct.




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Sam 1 Avr 2017 - 13:19
Nous l’avions entendu hurler, vu se précipiter vers le sol, vers les hommes, vers son ultime conclusion. Et il n’avait fallu que quelques instants à Death — ou du moins ce qu’il restait de son ancienne forme — pour m’ordonner de me retirer avec mon vaisseau. Nous avions été « victorieux » en un sens, nous avions eu cet homme. Et c’était sans doute suffisant à présent. Désormais, il fallait sauver sa vie, car nous étions pour de bon en situation peu favorable.

Je n’attendis pas mon reste et me précipitai dans les rues, courant à vive allure, évitant toute rencontre. En vérité, il ne restait plus grand monde dans cette ville en pleine catastrophe. Pourtant, quand j’approchai de la position où se tenait mon vaisseau, quelqu’un était là, juste à côté.

Un garde. Non, deux.

Ils semblaient s’inquiéter de la position de ce vaisseau en plein centre et ils avaient été bien avisés. J’étais encore capable de m’en débarrasser, de les éliminer et m’envoler dans les airs. Et ensuite…? Il faudrait quitter ce monde, prendre de l’altitude le plus vite possible.

Quelque chose me dérangeait pourtant dans ce plan. Le temps. Le temps allait me poser problème. Combien m’en faudrait-il pour me débarrasser de ces deux hommes ? Combien me faudrait-il de temps pour faire décoller ce vaisseau avec cette visibilité et toute cette fumée qui montait entre les toits ? Combien de temps allais-je mettre pour être à une distance suffisante de la ville ? Trop d’inconnues.

Et il y avait ce vaisseau, un seul vaisseau au loin, bien trop lien, ayant permis de terrasser pour de bon Tian-Long. Il n’était pas impossible qu’il souhaite prendre en poursuite l’un de nos vaisseaux, nous voyant nous élever dans le ciel. Nous étions leur ennemi juré, aujourd’hui plus que jamais, et notre chef était dans leur ville.  Et qu’adviendrait-il alors ? Avec ce chasseur déjà abimé, je n’avais l’avantage ni de la vitesse, ni de la force, ni de la résistance.

A pied, en revanche… Je courrai dans l’autre sens, discrètement, me faufilant près des murs, évitant les zones enflammées. Mais la fumée était toujours là, partout, épaisse et incisive, meurtrière même. Combien avaient péri avant même d’avoir été pris par les flammes ? Beaucoup sans l’ombre d’un doute. Au moins, personne ne m’avait suivi, je m’en étais assurée.

Je m’arrêtai pour réfléchir quelques instants, il fallait que je disparaisse. Il fallait que je puisse quitter cette ville sans être vue. Sans vaisseau, il ne me restait qu’une issue. La station Shinra. Mais à l’heure actuelle, je ne pouvais songer à l’emprunter sans créer la suspicion. De plus, il était plus que probable que tout transport ait été interrompu depuis le drame. C’était trop risqué, il y avait trop à perdre. Disparaître pour le moment, ne plus exister en tant que Vesper Earl, c’était ma chance. Il ne devait me rester plus beaucoup de temps. Je me faufilai dans une impasse, une sombre et légèrement enfumée. Dedans, j’attachai mes cheveux en un chignon fouillis et négligé qui aurait le bénéfice de masquer la longueur de mes cheveux. Toussant, je me maquillai de poussière, de boue et de cendre, m’en enduisant dans les cheveux, sur les bras, sur le visage aussi, noircissant mes ongles. Je déchirai mon jupon, le salissant lui aussi. Puis j’enlevai les plaques — manifestes d’une combattante — qui recouvraient mon buste et ma poitrine, devenant de ce fait plus vulnérable que jamais. Restaient mes bottes, trop voyantes, trop ostentatoires, pas du tout dans le style du coin. Restait une femme pauvrement vêtue, sale et faible, quelques blessures obtenues quelques instants plus tôt çà et là pouvant être mises sur le compte du carnage.

Mes reliques, je ne pouvais pas les laisser là, cela attirerait forcément l’attention. A pieds nus, non sans mal, je réapparus au jour, épiant tous les coins pour que l’on ne me surprenne pas, et envoyai tous les restes de Vesper Earl dans la première flambée assez grande que je rencontrai. Sans doute l’épée subsisterait-elle sous les cendres et les braises. Mais ce n’était qu’une épée.

C’était fait. A présent, il fallait survivre, comme n’importe qui d’autre dans cette ville. Je ne savais plus trop où j’étais, d’où je venais et où se trouvait une sortie, une échappatoire. Je toussai encore puis me remis à courir. Courir à pieds-nus, sur ces pavés était très inconfortable. Je sentais de petites blessures se créer régulièrement sur la plante. Pire encore, je ne voyais pas grand-chose, la cendre et la fumée obstruant ma vision au loin. Je courrai ainsi à vitesse normale plusieurs minutes durant, me mettant —totalement plongée dans le rôle — à crier à l’aide régulièrement. Allais-je y rester finalement ?

Puis j’entendis quelque chose, non loin, une toux, faible mais saccadée. Un garde peut-être.

-Vous êtes là ? A l’aide, je vous en prie.


La fumée avait créé dans mes yeux des larmes aussi convaincantes que si elles avaient été le fruit de l’émotion. Je suivis le bruit de la toux et tombai sur une petite silhouette rabougrie se tenant sur une canne et le châle sur la bouche. Elle leva les yeux vers moi, incrédule.

-Que faites-vous…là ? Vous n’avez pas…?
-Non… Je…. Je suis perdue, je ne parviens pas à trouver la sortie dans ce brouillard.
-Ils sont sans doute déjà tous partis… Nous sommes fichues.
-Non ! Nous allons la trouver cette sortie !
-Prenez la moitié ma fille. Pour vous cacher la bouche.


Elle m’indiqua son grand châle bien trop grand pour son petit corps décharné et m’invita à le déchirer. Je le fis et reposai l’autre moitié dans ses mains.

Non seulement cette vieille femme m’était sympathique mais si nous parvenions à trouver les autres, elle me permettrait de me fondre plus facilement dans la foule. J’aurais pu regretter d’être si malhonnête avec elle mais l’heure était à la survie et non aux remords. Et avec un peu de chance, j’allais pouvoir sauver sa vie avec la mienne, maigre compensation à ce que nous venions de faire. Tant pis.

Nous avançâmes à l’aveugle longtemps, criant dans tous les sens à l’aide, qu’on nous sauve. La vieille dame croyait de temps en temps reconnaître un bâtiment et ainsi pouvoir s’orienter puis nous nous perdions à nouveau.

Je commençais réellement à désespérer quand j’entendis un cri derrière nous qui nous appela. D’un coup d’un seul, je fus rassurée et inquiète à la fois. Il allait falloir se montrer convaincante. Ne pas trop en dire.

-Par Etro ! Que faites-vous là ? On pensait qu’on avait évacué tout le monde ! Enfin… tous les survivants !
-On était… perdues.
-Sortez-nous de là…jeune homme !


Sans nous interroger plus longtemps et comme les pauvres femmes que nous étions, il nous invita à le suivre dans l’autre sens, soulevant l’autre bras de la vieille femme pour l’aider à marcher d’autant plus vite.

Apparemment sûr de son chemin, le garde nous amena à travers la ville, évitant parfois le chemin le plus rapide pour éviter le brasier.

Au bout de quelques minutes, nous fûmes à proximité d’une poterne. Mon coeur aurait pu exploser en cet instant. A présent j’en étais certaine, je voulais survivre. Non, pas survivre. C’était bien plus que cela, j’aimais vivre. Je repensai à Maxence un instant, à lui qui m’attendait. Il allait me haïr pour aujourd’hui mais tant pis, je voulais le revoir, il fallait que je le revoie.

Le garde nous laissa en arrière quelques instants et courut devant.

-Attendez ! Attendez ! Il en reste deux ici !


Il faisait respirable. Je reposai à cet instant le châle déchiré sur mes épaules, me concentrant sur mon attitude malheureuse tout en serrant la main de la vieille dame. Quelques instants plus tard, il revint vers nous et nous escorta jusqu’à un petit groupe de rescapés.

-Je vous amène à eux, nous allons rejoindre la forêt.


Certains semblaient être en bonne santé et heureux de vivre, d’autres la mine défaite. Il fallait que j’aie l’air comme les autres, atterrée mais pas coupable. Et ne pas trop en dire, surtout ne pas trop en dire.


Dernière édition par Vesper Earl le Dim 9 Avr 2017 - 0:12, édité 1 fois
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Ven 7 Avr 2017 - 22:35
Enfin. Sortis. Le petit groupe dont Agon faisait partie, mené par l’aspirant Allis, avait rejoint l’orée du bois. Ils avaient couru sans se retourner, jusqu’à l’ombre protectrice des arbres.
Mais bien rapidement, une fois cachés, pouvaient-ils le penser, du regard du monstre, les yeux se portaient sur la Citadelle désertée de ses habitants. La fumée noirâtre s’élevait dans le ciel, dissipée sporadiquement par le battement d’ailes de la créature. Jusqu’à, du moins, ce que ce rayon aussi inattendu que surnaturel, aussi puissant qu’effrayant d’efficacité, ne la transperce de part en part et qu’elle ne semble s’écraser à l’intérieur de l’enceinte fortifiée. Dans un sursaut défensif, et ridicule étant attendu leur distance avec la Cité, les citadins s’affaissèrent en entendant le corps massif du dragon heurte la pierre jusqu’ici, dans un grondement sinistre.

— « Nous ne restons pas ici. Suivez-moi. » L’aspirant tâchait d’arracher ses protégés à la contemplation dans laquelle ils étaient plongés. Même le prêtre avait laissé son regard posé sur la Forteresse, s’attendant chaque seconde à voir l’obscur ennemi regagner les cieux. « V… av…. son.. » Il secoua la tête en réalisant que les quelques mots qu’il n’avait que soufflés ne pouvait en aucun cas être audibles. « Vous avez raison. Nous ne pouvons pas rester ici. En route. » Les accompagnant, un jeune couple ayant perdu de vue leurs amis avec lesquels ils étaient lors de l’attaque, un vieux peintre claudiquant, un bâtisseur qui semblait s’entretenir, mais au bras encore couvert d’un bandage sanglant, une mère et son frère accompagnés d’une enfant et une femme-taupe d’un âge mûr. Tous, éreintés. Tous, à bout de forces, toussotant encore par moments. Agon s’approcha sans trop attendre du vieil homme afin de lui servir de soutien, tandis que l’aspirant s’apprêtait à ouvrir la marche. L’effort et l’armure, quoique n’étant pas des plus lourdes, lui tiraient une couleur faciale rouge-sous-suie tranchant sèchement avec sa jeunesse. « Nous restons groupés jusqu’à ce que le tocsin soit sonné… » — en espérant seulement qu’il reste moyen de le faire sonner, mais aucun membre du groupe ne souhaitait se poser la question sur le moment.

Ils élurent ‘résidence’ près d’un imposant chêne trônant sur un talus, dominant les voies de passage potentiel en contrebas et, espérait l’aspirant, leur permettant de voir venir autant que possible tout individu qui irait à leur rencontre. Les racines imposantes créaient de petites alcôves dans lesquelles on lova les plus mal en points, mais chaque bruit de branche craquelant amenait son temps de silence pesant. Chacun tendant l’oreille pour savoir s’il avait, peut-être, halluciné un bruit de pas ? Etait-ce le son de mailles s’entrechoquant ? — ils étaient seuls.

Du moins le furent-ils un peu moins d’une heure. Agon fut le premier à les entendre ; les pas, les souffles courts. Ami ? Ennemi ? Y avait-il vraiment eu des hommes de la Coalition dispersés dans les bois ou étaient-ce des citoyens désoeuvrés ? Prestement, le prêtre se rabattit contre l’arbre sur lequel il s’était laissé reposer. Il lui avait bien fallu reprendre ses esprits après cette pagaille - et avec les minutes, si l’adrénaline semblait s’en aller, la fatigue, elle, se rappelait de plus en plus aux hommes et femmes présents. Et lorsque l’homme de foi s’immobilisa, tous se figèrent avant de couler un regard vers Allis. Il y avait toutes les chances que ce soit un groupe de réfugiés, c’était obligé. Plus il tendait l’oreille, plus Agon tâchait de s’en persuader. Il entendait le bruit caractéristique de l’armure, mais il semblait y en avoir peu par rapport au nombre de personnes se déplaçant. Lentement, Allis saisit son arc dont il fixa la corde avant de sortir une des rares flèches de son carquois, et tenta quelques pas maîtrisés. Et tout aussi précautionneusement, les rescapés se cachaient. Agon, pour lui, était prit entre la mauvaise curiosité de savoir, rapidement, s’il y avait réellement un danger, et la douce prudence d’une meilleure cache. Rah et puis non il fallait qu’il sache !

Quelques minutes, et un groupe passa en contrebas. Immédiatement, il reconnu l’homme d’armes de tête. Villiers ! Le paladin avait bien quitté la ville ! Un… deux… ils étaient aussi un peu moins d’une dizaine. Hommes abattus, femmes défaites… et le garçon volontaire de tantôt. Tiens, Villiers lui faisait dos… il devait s’être fait son avis du jeune homme aux cheveux sombres. Il savait que c’était l’atypique de tantôt, malgré le fait que sa peau pâle était désormais marquée de traces noirâtres. Il y avait ces armes d’un genre… pour le moins voyant.

« Villiers ! — Je veux dire, chef ! » L’aspirant avait lui aussi reconnu le meneur de la troupe de fortune, et abaissa son arme avant d’avancer dans sa direction. Soupirant, Agon fit signe à ses camarades d’échappée forestière : rien de dangereux. Puis il rejoignit Allis en soulevant le bas de sa soutane. Il doutait sérieusement qu’il puisse y avoir des unités ennemies dans la forêt désormais. Il y aurait forcément eu un signal d’alarme, un fuyard, une information filtrant au travers des bois… peut-être pouvaient-ils enfin respirer, vraiment.

Tsk. Pas pratique cette soutane.
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Sam 8 Avr 2017 - 23:35
-Vous devez vous cacher, vous devez fuir. Nous ne pouvons pas vous perdre alors que nous venons juste de vous trouver.

Je ne répondis pas à Marvin, et je poursuivis ma route vers la chambre allouée à Cassandra, un plateau dans les mains. Mon cauchemar qui troublait mon sommeil depuis deux nuits se réalisait. L’enfer était venu sur ce monde par le biais de la coalition. Les murs du château tremblaient face au rugissement d’une bête ignoble et irréelle alors que les membres du Sanctum tentaient de sauver les meubles. Et il fallait qu’ils y parviennent. C’était impératif si je voulais accomplir mon projet. J’avais besoin de cette secte.

J’arrivais à destination et donnai deux coups de pied contre la porte en guise d’annonce de ma présence. Celle-ci s’ouvrit sur un homme en armure, l’épée à moitié dégainée. Je fis mon plus beau sourire et lui demandai si je pouvais entrer. Il me sembla hésiter quelques secondes, peut-être pensait-il m’attaquer, puis ouvrit plus largement la porte. J’entrai dans la pièce et vis mon ancienne geôlière allongée sur son lit, des traces de larmes sur son visage.


-J’espère que je ne vous dérange pas ? J’ai apporté du thé et des biscuits. Ce n’est pas parce que nous subissons une attaque que nous devons oublier les bonnes manières, lançai-je d’un ton léger.

La blessée ne me répondit pas, mais je ne m’en inquiétais pas outre mesure. L’attaque devait être la seule préoccupation de son esprit. M’avait-elle seulement remarqué ? Je n’aurai su le dire. Je déposai le plateau sur la chaise que devait probablement occupé l’homme en armure, et je m’approchai du lit de Cassandra, jetant un bref regard sur les flammes qui dévoraient la ville.


-Ne vous en faîtes pas. Le Sanctum sortira vainqueur de cet affrontement. Après tout, je ne peux pas diriger une religion sans partisan, dis-je pince-sans-rire. Ces hommes et femmes qui se battent dehors. Ils sont forts. Et ils protègent ce qui importe le plus dans la vie. Ils gagneront.

J’exprimai une confiance que je n’avais pas. J’affichai un visage serein, presque joyeux, alors que j’étais mort de peur. Je serrais les poings contre mes jambes pour les empêcher de trembler mais mon succès était partiel. J’avais cherché de l’aide pour me débarrasser d’un monstre, et j’avais mis les pieds dans un bourbier exponentiellement plus dangereux. L’épouvantail et ses meurtres n’étaient rien en comparaison de la guerre qui avait été déclenché. Même si la secte parvenait à repousser les assaillants, cette bataille ne serait pas la seule.

Mes yeux ne parvenaient pas à quitter la vue qui s’offrait à moi. Je maudissais mon impuissance, mon incapacité à agir de nouveau. Mais je savais que si j’aidais ces guerriers au-dehors, je ne serai qu’un poids, un boulet. J’avais besoin de devenir plus fort, plus intelligent, plus courageux pour que cette situation ne se reproduise plus jamais. Et je le deviendrai, je m’en faisais la promesse. Serrant les dents, je continuais à regarder cette vue, noire et orange à cause des flammes et de la fumée. Je pouvais au moins me réjouir sur le fait que je n’avais pas fui, comme Marvin. Après tout, j’étais devenu leur chef. Quel chef serais-je si je fuyais sans arrêt ?


-Vous devriez goûter les biscuits, ils sont excellents.

Un bruit énorme se fit soudain entendre, et le rugissement de la bête suivit aussitôt après. Que se passait-il dehors ? Avions-nous vaincu le monstre ? Avions-nous repousser la coalition ? J’aurai aimé le savoir avec certitude, j’aurai souhaité qu’un messager me tienne au courant de la situation. Cependant pourquoi cela arriverait-il ? Si j’avais accepté la demande du haut-prêtre, j’étais encore un inconnu pour tous à l’exception du clergé et de la femme devant moi. Cette situation avait du bon, comme du mauvais dans le cas présent.
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Lumière d'Étro
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Dim 9 Avr 2017 - 17:39

Le regard de Cassandra n’avait pas quitté un instant Matthew, ou ce qui devait être un semblant de Primarque pour le Sanctum. Durant un temps qui avait semblé comparable à une éternité, à se résoudre de ne pouvoir remplir son devoir en tant que Templier et en tant que citoyenne de ce monde, lui, il venait d’arriver dans la chambre de la jeune femme avait un plateau de thé à la main. Faisant semblant de rien. Alors que Maxwell rangeant son épée dans le fourreau accroché à sa ceinture, elle ignorant comme elle devait réagir à cet instant.

La bouche ouverte, une expression mélangeant l’incompréhension, la colère et le désespoir, elle n’avait qu’une seule envie à l’instant où il avait cessé de lui parler. Et elle ne faisait attention à rien d’autre que ce personnage debout devant-elle.

Qu’importe qu’il soit le Primarque, le guide envoyé par Étro afin de diriger la foi de ses croyants sur cette terre et répandre sa parole. Elle ne rêvait de rien d’autre que d’attraper le plateau et de frapper cet homme de toutes ses forces. S’il était-ce qu’il prétendait être, elle serait rendue coupable d’un crime bien plus grave à ses yeux que la raison de ses blessures. Seulement, la rage bouillonnante en elle parvenait sans difficulté à surpasser le peu de foi et sa raison qui lui restait.

Êtes-vous idiot ou simplement inconscient ?!
Elle aboya ses paroles, littéralement, en même temps qu’elle jeta sa couverture afin de se lever. Tournant son bassin, posant un pied au sol, la douleur la foudroya sur place alors qu’elle chute lourdement au sol. Cherchant à se rattraper, elle n’attrapa rien d’autre que la chaise au côté de son lit et fit renverser le plateau contenant les biscuits et le thé au sol. Fermant les paupières, serrant les dents, elle eut juste le temps de lever sa main en direction du Paladin déjà prêt à venir à son secours.

Toi, ne cherche même pas à venir me relever…
Difficilement, Cassandra se releva pour se mettre en position assise sur son lit, la main droite compriment sa blessure. Dorénavant, elle brûlait d’une douleur et n’arriverait probablement pas à cacher aux yeux des deux hommes présents dans sa chambre.

J’ignore totalement…
Entre deux spasmes, elle tentait d’articuler quelques choses à l’intention de Matthew. Ravalant tout ce qui pouvait sortir de cette plaie, en bien ou en mal, elle leva ses yeux à l’attention de cet homme. Une perle de sueur sur la tempe.

Quelle est la pire chose venant de vous, Matthew. Que vous soyez aussi stupide que cela pour errer dans le château lors de l’attaque d’un dragon, ou bien, que vous jugez cela intelligent d’amener du thé et des biscuits lors de cette même attaque à une personne ne pouvait rien faire d’autre que de voir sa nation se consumer devant ses yeux !
Elle ne souffrait pas de l’impuissance à ne savoir défendre les habitants, ou même d’aller en première ligne afin d’endiguer la menace qu’était le dragon. Non. Le sentiment qui grandissait dans le coeur de la jeune femme, c’était de la honte. Voir ainsi son monde, l’endroit où elle avait passé toute sa vie et dans lequel elle partageait peut-être ses plus beaux souvenirs, devenir la proie des flammes. Ce qu’elle aimait le plus périssait dans un gigantesque brasier, et d’être inactive de par son état, cela la rendait malade. Et lui, le Primarque, venant dans cette pièce afin de partager un moment de vie des plus futiles qui soit là faisait sortir de ses gonds.

Partez et ne revenez pas me voir. En aucun cas, je n’ai envie d’entendre vos sermons ou vos belles paroles. Vous ne faites rien d’autre que de brasser de l’air.
Détournant son regard, la jeune femme retomba sur son lit et tourna le dos à cet homme tout en maintenant sa blessure de sa main droite. Elle n’avait plus envie d’entendre ses paroles ou autre choses sortant de sa bouche, elle avait trop mal pour ça. Trop mal au coeur.



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L'Assassin écarlate
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Mer 12 Avr 2017 - 11:54

Tu es légèrement surprise quand la créature de ton cauchemar te saisit par la taille et décolle d’un battement d’ailes membraneuses. Vous survolez les bâtiments à une vitesse impressionnante. Pendant ce temps, tu fais le constat de ce qu’il vient de se dérouler cette dernière demi-heure.

Vous êtes donc arrivé par vaisseau afin de mettre à sac un groupe dont tu n’avais jamais entendu parler avant. Ce qui en soi ne te dérange aucunement, tu t’es engagé en âme et conscience afin d’obtenir richesse et pouvoir et cela ne fait pas entrave à tes convictions.

Ensuite, tu as revu une ancienne connaissance en la personne de Hook Maxwell pendant que tu essayais d’attendre le mécanisme de la herse.  Tu ne t’attendais pas à tomber sur lui pendant une telle occasion. Retrouver une grosse tête comme la sienne en ces temps troubles ne peut faire que du bien à la Coalition Noire. Surtout que la place de scientifique est vacante pour l’instant.

Et enfin, après une petite rixe avec des soldats, ton boss s’est transformé en cette chose hideuse et a tué un homme du camp d’en face. Qui pouvait-il bien être ? Était-ce le chef du Sanctum ou un homme important ? Il faudra tirer ça au clair. Une fois de retour à la Cité du Crépuscule, tu auras une discussion avec Death sur les évènements.

Une salve de flèches vient te tirer de ta réflexion, Death anticipe l’attaque et l’esquive en débordant sur la gauche. Mais vous arrivez à l’hauteur de la herse que tu avais levée plus tôt. Il te dépose directement sur le sol. Il faut rejoindre le vaisseau immédiatement, la fatigue nous a atteints rapidement. Cependant quelque chose cloche, pourquoi ton boss reste là à regarder derrière lui ?

—Vite, si on ne part pas tout de suite, ils vont nous rattraper !


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Véritable Primarque
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Jeu 13 Avr 2017 - 21:11
-Simplement… C’est un peu réducteur non ?

Mes yeux faisaient l’aller-retour entre le plateau, les morceaux de céramiques et les gâteux par terre, et la jeune femme emplie de désespoir, de colère et de souffrance, qui me faisait face. Je l’écoutais patiemment, la laissant décharger toute sa frustration sur moi. C’était tout ce que je pouvais faire pour le Sanctum. C’était tout ce qu’elle pouvait faire sans mettre sa vie en danger.

J’entendis l’homme en armure s’approcher de moi pour m’aider à quitter la chambre. Je ne protestai pas et me laissai conduire jusqu’à la porte. Cependant, lorsque nous y fûmes, je tournai légèrement la terre en direction de Cassandra et prononçai quelques mots. Ça ne serait pas un sermon non. Et j’espérais qu’elle ne prendrait pas ça pour de belles paroles.


-Vous savez Cassandra, des gens ont travaillé très dur pour produire ces gâteaux. Pour ramener les herbes rares qu’il y avait dans le thé. Que vous n’en vouliez pas, soit. Mais ne gâchez pas la nourriture. Quant à mon errance comme vous dites. Oui, je suis probablement stupide. Mais vous l’êtes aussi à faire votre tête de mule. Si vous ne partez pas. Si des hommes meurent au-delà de nos portes, pourquoi fuirai-je ?

Je n’eus pas le temps d’en dire plus que l’homme me poussa rudement en dehors de la pièce, et claqua la porte. Je réajustais mes vêtements, me demandant si j’aurai pu dire quoique ce soit de plus à la guerrière. Probablement. J’aurai pu lui dire que ce n’était que des bâtiments et un château. Que l’important était que la population soit saine et sauve puisque c’était elle qui constituait l’âme du monde. Enfin, les idées ne manquaient pas. Juste le temps.

Un raclement de gorge me sortit de mes pensées. À quelques mètres de moi se tenait le bedonnant haut-prêtre, la terreur toujours présente dans son regard. Je devais lui reconnaître une qualité malgré tout ce que je pouvais penser de lui. Il était courageux. Ou bien aussi stupide que nous autres.


-Et bien vous n’avez pas fui Marvin ?

-Martin monseigneur. Et non, je ne pouvais pas vous laisser. Pas après vous avoir trouvé.

-Vous m’en voyez ravis ! Je vous pensais déjà au loin avec tous les réfugiés. Enfin. Venez avec moi, nous allons voir si nous pouvons aider les soldats, la population ou nos bons médecins.

Après tout, c’est tout ce dont j’étais capable. Je souris sereinement à mon compagnon d’infortune, et en lui posant une main légèrement tremblante sur l’épaule, je l’invitais à avancer. Le temps viendra d’agir. Mais pour l’heure, je me devais d’être passif. Et dans l’ombre.

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La Sorcière
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Mer 26 Avr 2017 - 2:42
« Fais feu. » ordonna-t-elle à Menrva, voyant dans la vitre le corps gisant du sans-coeur qui semblait assommé. Tant qu’il n’avait pas disparu, le combat continuait et restait la priorité de la sorcière. Devant ses yeux apparurent, cloisonnées par des bulles, des images de canons, d’armes, de fusils dont elle ignorait tout. Visiblement, elle devait choisir son arme. Elle reconnut le laser dans l’une des armes proposées et le jugea trop puissant pour abattre une cible au sol. Jusqu’où s’enfoncerait-il dans le domaine enchanté ? Elle préféra choisir un canon qui semblait large et qui ne tirait qu’une seule fois au lieu de ces curieuses armes que possédaient les autres vaisseaux gummies. Le bec du vaisseau s’inclina donc vers le dragon alors qu’une image sur la vitre indiquait schématiquement que sous le vaisseau était à présent dégainé le canon qu’elle avait choisi. Un viseur rouge se focalisa sur sa cible et… avec un tremblement bref, le vaisseau fit feu, projetant comme une lance de feu ce trait sur le dos voûté de la bête. Il y eut une explosion importante, sans doute d’une ampleur suffisante pour masquer un instant sous les flammes le dragon de son large et de son long. Et lorsque la fumée disparut, elle put voir la créature se tortiller, produire un sombre hurlement avant d’être résorbé par les ténèbres.
Et les seules traces de son existence furent aussitôt un cœur lévitant à quelques mètres du sol, ainsi que les flammes dans la ville.

À présent, elle pouvait penser aux autres.

Il lui fallait exfiltrer de la plus haute tour du temple les prêtres et prêtresses qui y étaient coincés. Sans avoir la moindre idée de la meilleure manière de procéder, elle conclut, avec ses seules préconceptions, qu’elle devait ordonner à ces gens de sauter depuis le clocher jusqu’à la coque du vaisseau.
En somme, il fallait qu’elle monte sur le toit d’un vaisseau à une trentaine de mètres d’altitude, avec des talons.

Obéissant à cet impératif, elle sentit le sol se soulever sous ses pieds. Sa peluche eut juste le temps de sauter pour la rejoindre alors qu’une plateforme ronde à peine assez large pour elle la montait jusqu’au plafond. Le toit s’ouvrit, comme s’il avait été prévu dès la conception du vaisseau que ce cas de figure se présenterait, et elle se retrouva, quelques secondes plus tard, mordue par le vent des autres altitudes et par la chaleur du temple en flammes à quelques mètres à peine d’elle.


* Rapproche-toi l... *

Le vaisseau s’exécuta aussitôt, assez brusquement, ne manquant pas de la déséquilibrer. Elle se pencha en avant, maladroitement et faillit basculer par-dessus bord.

* Lentement ! *

Beaucoup plus doucement, le vaisseau s’approcha de la fenêtre de la tour. Les jambes tremblantes, pouvant percevoir lors de cette mission pour laquelle elle n’avait absolument pas les capacités, plus que vraiment, la réalité d’une ville en flammes. La chaleur semblait converger vers elle et seulement elle, mais sans doute était-ce une impression.

« Par la fenêtre !! Regardez par la fenêtre ! » hurla-t-elle, en vain. Elle-même entendit à peine le son de sa voix. Les personnes coincées entre les flammes au sommet de la tour devaient encore craindre l’arrivée du dragon.
Devant ses deux pieds joints, une perche sortit du sol, au bout de laquelle il y avait un micro, outil dont les consuls avaient régulièrement besoin au jardin radieux.
« Sautez par la fenêtre ! » prononça-t-elle, les lèvres effleurant l’appareil. Son ordre devint exponentiellement plus audible et il lui sembla que la ville entière avait pu l’entendre à travers d’immenses baffes ayant apparu sur la coque de Menrva. Quelques secondes plus tard, elle distingua enfin les robes, coiffes et parures des trois prêtres et trois prêtresses acculés par les flammes.
Ces gens étaient encore moins parés à l’effort physique qu’elle-même. Aussi craignit-elle qu’ils échouassent à sauter sur la coque du vaisseau. S’il n’y avait pas eu le feu, elle aurait tenté de façonner un escalier, une rampe ou un toboggan de glace entre la fenêtre et elle. Au lieu de cela, elle les rassura, leur assurant qu’avec sa magie, elle ferait en sorte qu’ils atterrissent à ses côtés. Ce qu’elle fit, utilisant un sort d’aimant léger sur chacun des prêtres pour les attirer jusqu’à bon port.

Lorsqu’ils furent tous à ses côtés, se tenant fébrilement debout sur le vaisseau, une plateforme se dessina sous leurs pieds, s’enfonçant dans le vaisseau et les menant jusqu’au cockpit. Contente de retrouver la température plus supportable du vaisseau, elle s’inclina légèrement devant les membres du Clergé et sans sourire les pria poliment.


« Vos excellences hauts-prêtres du Sanctum, puis-je vous demander de vous réfugier dans les appartements du vaisseau, dans cette direction, pendant que j’exécute la mission que m’a confié le Primarque ? »

De nouveau seule, elle mesura la nouvelle priorité. Il y avait un vaisseau ennemi, oui. Menrva lui offrit un panorama lui signalant bien qu’aucun vaisseau ne volait pour l’instant au-dessus de la citadelle… mais sans doute ce dernier servirait-il à exfiltrer la faction ennemie. Si elle pouvait le trouver et le détruire, sans doute enfermerait-elle les assaillants dans ce monde.
Mais la cité en flammes était sa plus grande préoccupation. Et d’une certaine façon, elle était le seule capitaine à bord.

Ce vaisseau avait une propension à tout proposer. Tout ce qu’elle avait souhaité, il l’avait réalisé. Bien qu’elle n’y connaisse pas grand-chose, il semblait à la pointe de la technologie. Donc, s’il disposait d’un système de puisage, elle pourrait éventuellement aller chercher de l’eau dans les nombreux lacs et étangs de la forêt et…
Une nouvelle fois, un modèle réduit du vaisseau apparut sur la vitre frontale et fit apparaître comme deux tentacules des tuyaux sortant de son ventre. Bien. Elle allait tenter tant bien que mal d’éteindre un maximum d’incendies. Elle ordonna aussitôt au vaisseau de se diriger vers la forêt des étangs.
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Le Boucher de Grimm
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Jeu 27 Avr 2017 - 11:34

C’est une fois que les herses furent passées qu’ils entendirent tous le bruit d’une seconde explosion, clôturant probablement le règne du dragon sur ce monde. Tournant la tête en direction de la citadelle, le démon ne comprenait toujours pas comment un groupuscule reconnu pour sa ferveur envers une déesse et un manque flagrant de moyen pouvait posséder une arme aussi puissante. Sans nul doute, ils allaient utiliser cela dans leur vengeance envers le groupuscule ténébreux. Et à cette pensée, Namtar ne put s’empêcher de s’exalter.

De nouvelles victimes allaient pouvoir croiser le chemin de sa faux, et rien ne pouvait le mettre plus en joie. La bête était de retour sur cette terre, et chaque personne que cet idiot de Death avaient provoquée alors bientôt découvrir contre qui ils se battaient.

À cet instant, la voix de l’intendante faisait sortir la bête de ses rêveries. Elle avait raison, cela ne sert à rien de traîner sur ce pont de pierre. Même si l’envie de se retourner et plonger sa faux dans d’autres corps se faisait ressentir au plus profond de son coeur. Cette pulsion, cet instinct, il allait falloir que trouve un moyen de la contrôler. Rien ne comptait plus que de vivre sur cette terre et la dominer, il suffirait que Namtar soit trop gourmand pour se retrouver une nouvelle fois bloquée dans le monde de Fantasia sans échappatoire. Et chernabog lui-même le savait, il n’était pas prêt à recommencer ce manège une nouvelle fois. Il n’aurait pas la patience nécessaire pour trouver une nouvelle âme assez malléable pour réitérer l’expérience.

- Regarder qui revient vers nous, il semblerait que vous soyez décidé à vivre…
Cette silhouette encapuchonnée, elle puait les ténèbres et impossibles qu’il s’agisse de l’un des habitants de cette ville. Il ne pouvait s’agir que de Vesper ou de la louve, et cette chose n’avait pas la dignité et la prestance que dégageait l’acolyte de Death. Au moins, elle avait survécu et allait pouvoir continuer à servir ma Coalition Noire.

- Tout le monde au vaisseau, nous rentrons.
Namtar donna son ordre d’un ton neutre, pas la peine d’attiser la sympathie ou la haine à son égard. Il avait peut-être pris la place de l’ancien boss, cependant, il allait devoir jouer le rôle encore quelque temps et lentement précipiter les choses pour qu’elle aille dans son sens. En premier lieu, il allait devoir achever les tâches inaccomplies de l’autre imbécile et renforcer sa situation. Il avait peut-être réussi certaine chose avant de me laisser le rôle principal, seulement, il y avait encore beaucoup de choses à faire avant que ma domination soit totale.

Aussi vite que leur condition leur permettait, les trois membres de la Coalition Noire traversèrent le pont et se dirigeaient à l’endroit où reposait le vaisseau de Death. Ils arrivèrent à parcourir la distance sans problème, il n’y avait aucun garde sur le chemin de ronde et le vaisseau du Sanctum ne semblait pas s’occuper d’eux.

Devant l’appareil, Namtar s’activait pour comprendre le mécanisme et ouvrir la passerelle arrière. Rentrant le premier, contractant sa paire d’ailes afin qu’elle se colle à son dos, il courba l’échine pour traverser la carlingue d’acier et s’installer sur le siège du pilote. Le démon n’aimait pas ce genre de moyen de transport, il se sentait comme dans une cage, semblable à celle qui l’entravait durant toutes ses années. Fort est de constater qu’il n’avait d’autre choix pour quitter l’endroit, il empoigna les commandes et alluma les moteurs. Avant de tourner son regard recouvert d’un tissu en charpie à l’attention de ses subordonnés.

- Vous pouvez être fier de vous, votre nom sera à jamais gravé dans les mémoires des habitants du Domaine Enchanté. Vous ne pouvez rêver plus grand honneur dans votre vie, celui d’être craint.
Ne prêtant pas attention à une réponse de leur part, la bête poussa les manettes et la machine se mit en branle en plus d’un mètre du sol. L’arme du groupuscule religieux restait encore une menace à cet instant, il ne devait pas commettre l’erreur de partir tel un prince sur son cheval. Activant les réacteurs, il longea la forêt sans chercher à s’élever plus haut avant d’avoir la citadelle à une certaine distance. Rester discret, ne pas que l’on prête attention à ce cercueil d’acier. Il n’y avait pas d’arme lourde sur la muraille extérieure, du moins, la bête le pensait et ne craignait rien de ce côté-là. Il devait creuser l’écart et ensuite s’envoler afin de rejoindre la Cité du Crépuscule.

Ainsi, l’assaut sur la capitale du Sanctum se clôturait. Bien des hommes étaient mort aujourd’hui, et surtout, Angeal Hewley n’était plus à leur tête. Cela prouvait la victoire du groupuscule ténébreux, même s’il avait dû perdre l’arme la plus puissante qu’il possédait. Namtar allait devoir trouver quelque chose pour remplacer le dragon, et vite.



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Sam 17 Juin 2017 - 15:27
Où était passé Death ? Etait-il parvenu à s’enfuir ou s’était-il fait encercler dans une tentative d’escapade trop visible ?

A présent, nous étions en sécurité, ma nouvelle « amie » et moi. Ayant rejoint un nouveau groupe de rescapés dans la forêt, nous nous installâmes près d’eux. A aucun moment je n’oubliais de jouer mon rôle, à aucun moment je n’affichais une expression assurée.

-Asseyez-vous sur cette souche et reposez-vous un peu…


Tout en tenant son bras, j’invitai ce petit corps fragile et prostré à s’asseoir tandis qu’elle grognait de douleur.

-Vous êtes blessée ?
-Non… C’est mon arthrite !
-Ah…


J’eus une pensée idiote pour ce jour qui arriverait peut-être, ce jour où je serais si âgée que mon corps serait incapable de courir comme j’avais l’habitude de le faire, surpassant n’importe qui ou presque. Mais y arriverais-je vraiment à ce jour béni ? Je n’étais même pas certaine de me sortir de la situation délicate dans laquelle je venais volontairement de me plonger. Il fallait que je tienne, c’était ce que je voulais à présent. Pour le voir, oui. Et le reste n’avait d’importance que pour les autres. Cette douce rédemption qu’il était me rendait pire femme, la plus égoïste d’entre toutes. Alors au diable la Coalition.

Une fois qu’elle fut installée, je m’assis près d’elle, à même le sol. Je pouvais sentir la fraicheur de la mousse et de ce tapis de feuilles à travers ma jupe. Au début je regardais devant moi, et je voyais tous ces restes d’existence, alors je levai les yeux vers le ciel pour découvrir un spectacle encore jamais vu jusque là par mes yeux.

-C’est… c’est une pluie de cendre ?
-Ah… Ah oui… C’est le dragon j’imagine. Un tel feu, une telle hargne, ça laisse des traces.
-Ne vous inquiétez pas, il est mort vous savez. On l’a entendu ! On pourra sûrement retourner chez nous bientôt et tout…
-Oui… c’est ça, tout ira mieux… J’espère que c’est encore possible.


Le temps passait et j’entendais les plaintes, les gorges tousser. Au bout d’un moment, je n’en pus plus et je me levai. Il fallait que je m’occupe. Le principal étant que je semble inoffensive et incapable du moindre mal, il n’y avait aucun mal à rester discrète.

-Est-ce que quelqu’un a quelque chose pour transporter de l’eau ? Une jarre ?
-Pourquoi voulez-vous que nous ayons une jarre ? Pourquoi nous serions-nous enfui avec une foutue jarre ?


Un homme robuste avait répondu. Le ton montait, l’irritation était là. Mais c’était vrai, ma question était idiote.

-J’ai un gobelet, moi.


Un enfant un peu timide m’apporta son gobelet en terre cuite.

-Merci, je te le rendrai, je vais aller chercher de l’eau. Il doit sûrement y avoir une source dans le coin… C’est humide.


Cette démonstration de générosité était loin d’être aussi désintéressée qu’elle en avait l’air. Je n’arrivais plus à les regarder, inactive, à rester en leur présence sans sentir un goût acide remonter dans la gorge. J’en venais presque à les détester d’être si malheureux d’avoir tout perdu. Qu’avions-nous fait — une fois encore — à ces familles ?

Je m’approchai d’un prêtre — un jeune homme aux longs cheveux et à la barbe bien taillée — que je supposai être d’une quelqu’autorité. D’une certaine façon, j’étais tant sceptique face à ses croyances que je me sentais moins coupable en lui parlant qu’à un autre habitant de ce monde. Pourtant, plus je parlais, plus je me montrais et plus je craignais d’attirer trop l’attention. Il était impératif que je soigne mon jeu.

-Certains ont vraiment besoin d’eau… Ca ne vous dérange pas si je m’éloigne un peu ?


Je priai intensément que quelqu’un m’entendît et qu’il ne me proposât pas de m’accompagner. Mais bon serviteur qu’il était…
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Mer 21 Juin 2017 - 21:10
… il n’allait pas laisser cette jeune femme venant de tout perdre errer seule dans ces bois peut-être infestés de créatures malveillantes, n’est-ce pas ?

Depuis bien un quart d’heure, le groupe de rescapés escorté par le paladin Villiers avait rejoint la fine équipe menée par l’aspirant Allis. Et désormais que le petit rassemblement s’installait plus avant, dans l’attente du son du tocsin, il fallait répondre à ses besoins. Certains avaient besoin d’eau ? Quel prêtre serait-il de ne pas accompagner cette bonne âme qui se proposait d’en chercher dans ces bois sombres ?

Ca, c’était la version officielle. La version officieuse, c’était que de rester avec ces réfugiés lui procurait un intense sentiment d’étouffement. Il les sentait. Les lisait. Leur peine, leur douleur. L’hébétement fatal de ceux qui viennent d’échapper au pire, et qui découvriront bientôt le désespoir pragmatique de ne plus rien avoir. L’air même semblait se faire lourd de leurs larmes, exprimées en rivières sur leurs joues ou tues. S’écarter d’eux, peut-être, lui permettrait de respirer. Loin des yeux, loin du coeur.
— Après l’urgence de l’attaque, et la fuite pour la survie, il y avait cet instant.

Oppressant.

Pas de la même façon que lorsqu’il avait attendu son tour avec d’autres civils, pour passer la poterne. C’était alors, l’heure à laquelle tous patientaient en craignant que le feu ne vienne les faucher. Désormais, il s’agissait de ce moment amer où chacun pouvait pleinement réaliser ce qui s’était passé, et ce que cela impliquait.

Alors oui, c’est vrai. Lorsque cette jeune femme s’était rapprochée de lui, un petit gobelet de terre cuite en main, il y avait vu une porte de sortie presque louable. Oui, il se dérobait. Mais après tout il s’agissait aussi d’agir pour son prochain. « Non, non… » — laissa-t-il échapper en adressant un regard distrait vers Villiers et Allis. Les deux hommes d’armes aidaient les rescapés blessés à s’installer, avisant leurs besoins. S’il souhaitait s’éloigner un peu lui aussi, le prêtre n’en était pas moins conscient que des menaces pouvaient encore rôder dans les bois. Des agents laissés en retrait par la Coalition, comme une horreur de la faune locale qu’il ne connaîtrait pas. Agon se rassurait en se disant que si agents il y avait, l’on aurait entendu les cors, une alerte quelconque que ses accompagnateurs armés auraient pu interpréter.

Ou bien ils étaient morts trop tôt pour faire quoi que ce soit. Bon sang Agon ressaisis-toi ! « Ceci dit, rajouta-t-il après cet instant d’égarement, ce gobelet sera peut-être un peu léger. J’ai une gourde dans mon sac… mais quasiment vide. J’ai pas pensé à la remplir avant de… enfin, vous savez. Autant que je vous accompagne. »

Partir de suite et seuls ou bien attendre que le paladin ou l’aspirant soient disposés à les accompagner ? Agon prit le temps de la réflexion. Non, il n’allait pas risquer sa vie plus qu’elle ne l’avait déjà été aujourd’hui. « Attendez ici, je vais voir avec Villiers et Allis. »

Ironiquement, aussi loin qu’Agon était concerné, cette démonstration de générosité était donc au moins aussi peu désintéressée que celle de son interlocutrice.

« — Villiers, Allis. Le prêtre les interpela, y joignant un signe de la main.
- Monsieur le Prêtre, je peux quelque chose pour vous ? »

L’aspirant s’était redressé prestement. Son mentor, lui, tâchait de calmer les ardeurs d’un homme robuste appartenant à son groupe. Maintenant qu’il y prêtait attention, Agon reconnaissait celui qui avait haussé le ton envers la jeune femme qui était venue le trouver. Il ne s’y attarda pas longuement toutefois, expliquant rapidement à Allis la situation. « Cette demoiselle et moi souhaiterions aller chercher de l’eau pour le groupe. Mais j’ai peur que les bois ne soient pas vraiment sûrs. Est-il possible d’avoir l’un de vous pour nous escorter ?
- C’est que… bredouillait-il en regardant par-dessus son épaule, je ne sais pas s’il est prudent de ne laisser qu’un homme d’armes avec les civils…
- Il y a de vieilles dames et des enfants parmi eux qui ont besoin, après le feu et… l’effort, si on peut dire ça ainsi, de l’évacuation, de se désaltérer. »
La position d’Allis se justifiait, mais ce n’était pas ce qui allait faire le faire renoncer. Pour autant, Agon ne souhaitait pas mettre le jeune homme dans l’embarras. Aussi parlait-il assez bas. Cela, d’autant que quelques civils avaient les nerfs particulièrement à vif. Inutile de parler trop haut de dangers potentiels et de préoccupations sécuritaires.
La recrue observa quelques secondes ses protégés. Les toussotements, les mines défaites. Ses sourcils se froncèrent d’une peine profondément teinte d’empathie. « Je vais en parler à Villiers. Je reviens. 
- Parfait. »

Le prêtre s’inclina légèrement afin de le laisser avec son supérieur, revenant vers la jeune femme qui l’avait abordé quelques instants plus tôt.
Une femme qui avait son charme, sous la suie, il en était persuadé. Elle n’avait pas autant de formes que le canon de beauté d’Illusiopolis, ni son visage aux lèvres d’un pulpeux raisonnable, certes.

Mais elle avait un regard clair et gris, couleur rare et délicate.
Des lèvres fines qui lui laissaient des traits austères mais fins.
Et de longs cheveux d’un noir de jais qui tranchaient avec une peau que l’on devinait pâle.

Pas un canon de beauté non, mais une forme de charme. Elle devait avoir eu son succès parmi les hommes de la Citadelle.

Les circonstances ne se prêtaient pour autant pas à toutes ces considérations, qu’Agon chassa de son esprit en revenant à elle. « Ils sont en train de voir entre eux. J’en ai oublié les bases. Agon Wiley, prêtre au sein du Sanctum, dit-il en inclinant légèrement le chef. Comment vous appelez-vous ? Vous avez des proches parmi les réfugiés de notre groupe ? »
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Noirâtre Acceptation
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Lun 17 Juil 2017 - 17:53
L’heure du plus grand mensonge de la journée était arrivé. Plus que jamais, je devais être convaincante et cohérente, ne pas dire quelque chose qui me coincerait dans une situation désagréable de laquelle je ne pourrais sortir. Mimant la peur et l’espoir à la fois, je pris quelques instants pour réfléchir tandis que je semblais à l’extérieur ne pas oser parler par peur de provoquer le mauvais sort. Voilà que je commençais à regretter de m’être extirpé du groupe.

-Je m’appelle Claire, je ne suis qu’une villageoise, et… non, il n’y a personne ici que je connaisse. J’ai rencontré cette dame dans la ville.


Je montrai ma prétendue compagne d’infortune en la personne de la petite femme assise sur une grosse pierre.

-Je ne sais pas où est ma famille mais… j’imagine qu’ils sont sortis d’un autre côté de la ville.


Plus j’y pensais, plus cela me rendait triste. A chaque fois que je feignais la tragédie, à chaque fois que je disais un mot destiné à faire pleurer dans les chaumières, je me haïssais plus. Qu’aurais-je fait si ce drame était arrivé à l’un des miens au Jardin Radieux ? Qu’aurais-je fait si j’avais vraiment perdu les personnes les plus chères à mon coeur ? A la fois, je le faisais pour revoir Maxence, à la fois je créais une situation qu’il aurait rejetée et haïe. Mais j’étais égoïste et je l’étais depuis longtemps, cela ne changerait plus. Je ne pouvais être fidèle à cette image embellie qu’il avait de moi : une femme perdue mais capable de bonté. Puisque les seules bonnes choses que je faisais étaient directement ou indirectement dans mon intérêt, ça ne pouvait être de la bonté.

Je fuis le regard de mon interlocuteur, tout en pensant au fait que cela pourrait être pris pour de la pudeur mais c’était la honte qui marquait mon visage.

Quelques instants plus tard, alors que je regardais les hommes discuter, on nous fit un signe. Tout ça pour une simple gourde d’eau, je ne pouvais m’empêcher de me dire que c’était beaucoup de chipotage et d’inquiétude pour un rien. En un instant, j’étais redevenue fidèle à moi-même, plus posée et intérieurement raisonnable. Eux évidemment ne pouvaient pas savoir que les envahisseurs étaient partis. Or, j’étais pratiquement convaincue que Death avait quitté les lieux depuis au moins quelques dizaines de minutes.

L’un des hommes s’avança et nous indiqua la forêt pour que nous nous mettions rapidement en marche. Lui aussi avait une gourde. Comme pour paraître plus sympathique que je ne l’étais, j’ajoutai quelques mots censés être rassurants.

-Cela nous fera plus d’eau pour les blessés.


Nous nous mîmes alors en route, marchant plusieurs minutes entre les arbres et les arbustes sauvages. Bien que l’occasion n’était pas à la poésie, je devais bien reconnaître que cette forêt était splendide, à la hauteur de ce qu’était — ou plutôt de ce qu’avait été — sa citadelle. C’était vert, sauvage, et paisible à la fois. S’il n’y avait pas eu en ce moment même des flammes et des cendres à quelques centaines de mètres de là, j’aurais pu croire que nous vivions un moment de grâce. C’était très différent du Château, beaucoup plus serein, bien plus lumineux, et cela ne me rendait que plus coupable de jouer cette fable.

Tantôt j’étais paisible, posant ma main sur un tronc, tantôt j’étais nerveuse à la vue de la fumée montant haut dans le ciel, alors je comblai le vide par quelque idiote parole.

-Cela ne doit pas être facile pour vous… Avec votre…métier ?


Très mauvais choix de discussion. Pouvait-on seulement parler de métier pour un prêtre ? Un métier ou une vocation ? Pouvais-je seulement passer pour une croyante crédible ou étais-je en train de me ridiculiser ou pire… de passer pour une mécréante ? S’il m’interrogeait sur sa religion, j’allais à tous les coups passer pour l’une des deux.

-Enfin je veux dire, ça ne doit pas être facile de consoler tous ces gens et de les convaincre de continuer à avoir foi.


A présent, je me mettais à remettre en question la véracité de l’existence de ses dieux. A présent je m’en rendais compte : depuis le début, j’aurais du jouer la fille muette.


-Hmmm… Ne le prenez pas mal.


Existait-il personne plus maladroite en ces lieux que celle écrasant tout sur son passage de ses sabots d’étrangère ?
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Le Tragédien
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Jeu 10 Aoû 2017 - 1:35
Voir une ville en flammes.

Dans tous ses rêves, cauchemars… et dans tous ses désirs et craintes, jamais il n’avait imaginé voir une autre ville que la sienne en flammes. Alors, celle de son ami ? Angeal était promis aux anges, sans doute, donc il lui paraissait logique que sa ville ressemble à un paradis. L’enfer était pour la passion et la passion pour le tragédien.
Et ce temple grandiose léché par le diable ? N’était-ce pas une réminiscence de Notre-Dame, de son parvis assiégé, qu’elle n’avait su protéger du bouffon roi ? Un instant, assis dans son cockpit, Genesis reconnut dans la citadelle une étincelle qu’il n’avait plus vue depuis quelques années au Sanctum, celle du renouveau. Ce n’était en définitive qu’une mauvaise nouvelle pour les morts, et la fin d’une ère glaciaire, statique, pour ceux qui survivraient.
Le feu libérait les pieux du souvenir de Swain…

Il piqua vers le sol, survola les murailles et se posa entre deux brasiers dans la ville. Comme il s’en était douté, le dragon n’était plus là… Les assaillants non plus, visiblement, et la bataille était terminée. La vingtaine d’hommes et lui restaient peut-être les seules âmes encore conscientes présentes dans la ville, si comme il le souhaitait, le plus grand nombre avait été éloigné. Sinon le bruit des flammes, le domaine enchanté vivait sa plus silencieuse veillée…
Lorsqu’il eut déposé son vaisseau, il se tourna vers la jolie jeune femme qu’il n’aurait appelée garde qu’à contre-coeur, celle-là même qui était venue le chercher, maladroitement d’ailleurs.


« Décollez immédiatement et rejoignez les survivants avec les unités médicales. Si vous ne savez pas conduire cet engin, demandez à un des soldats. »

Il se leva sans attendre une réponse et commanda seulement aux hydromanciens de venir avec lui. La bataille était bien loin, les soldats n’étaient finalement présents que pour rassurer. Jusque-là, il y avait un feu que le Consulat se devait d’aider à éteindre.
Une minute plus tard, il se retrouva avec les jeunes magiciens, au centre de la citadelle, alors que le vaisseau était déjà parti. Sans faire preuve de courage pour autant, il n’était plus impressionné par les flammes. Loin de les contrôler aussi bien que Tian-Long, il était toutefois persuadé qu’il ne mourrait pas de leur baiser. Si quelque chose était réellement émoustillé par ce feu, c’était sa perception magique qui tentait d’identifier avec certitude la magie employée… Bien sûr, c’était du feu mais il y avait des ténèbres en leur cœur autant que dans le sien. Tian-Long avait été vaincu, comme l’avait affirmé Mizore… mais ce qu’il apprenait aujourd’hui, c’était qu’il était devenu un sans-coeur.
Ce sans-coeur avait été contrôlé par quelqu’un et… de là, il pouvait s’en faire à bon titre. Ariez morte, l’univers pouvait espérer quelques temps la fin de l’ère des sans-coeurs ou du moins, de celle de leur utilisation dans la guerre. Mais dès ce jour… il y avait un nouveau joueur dans la partie.


« Mettons fin à cela. »

Les étudiants commencèrent aussitôt à lancer des sorts d’eau dans les environs alors qu’il tendait une main, l’air neutre, vers une grande bâtisse en proie aux flammes… et privait à celle-ci en quelques secondes et pour quelques secondes toute son oxygène. S’il y avait des survivants, ils ne seraient pas plus gênés par ça que par la suffocation qui devait sans doute les avoir tués depuis longtemps. Il réitéra la manœuvre plusieurs fois, faisant disparaître les flammes comme d’un tour de magie.

Au-dessus d’eux, au bout d’un certain laps de temps, passa un gigantesque coucou à la forme insolite qui partit cracher des torrents d’eau dans les coins de la ville les plus touchés par ce gigantesque incendie.

Rien n’arrive sans raison, songea-t-il. Cela était peut-être la conséquence du massacre de la garde de Swain, le parrain de la princesse. Le Sanctum avait peut-être innocemment appuyé sur un détonateur, toutefois Genesis ne parvenait pas encore à imaginer Angeal coupable de l’embrasement de sa terre. Il lui semblait plus probable, étrangement, d’être lui-même la cause indirecte de cette attaque. Lui en Néron et Angeal en Sénèque. Rome n’était pas la ville que d’un homme… et en ce jour, elle brûlait pour tous ses citoyens.


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Véritable Primarque
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Sam 12 Aoû 2017 - 14:57
Je m’essuyais le front, couvert de sueur et de sang, alors que je terminais de poser le bandage sur le soldat allongé sur le sol de pierre. Je ne savais pas s’il allait vivre, mais j’avais fait tout mon possible pour. Dans la grande limite de mes compétences et connaissances récemment acquises grâce à Stephen. Mon regard balaya la salle. Nous étions trop peu, et nous avions trop à faire. Sans réel moyen d’accomplir ce que nous voulions. Cette attaque était un véritable coup dur pour le Sanctum, de plus d’une façon. Si je ne voulais pas que cette force périclite, j’allais avoir fort à faire dans les jours, dans les semaines à venir. Moi, et tous ceux qui survivraient à cette journée.

-Le Consulat, hurla un jeune homme. Ils sont arrivés ! On est sauvé !

Un simple citoyen qui s’était porté volontaire pour observer les environs depuis les remparts… ou ce qu’il en restait. La joie s’inscrivait profondément dans ses traits. Dans son sourire. La nouvelle se répandit rapidement à travers la pièce, à travers le château. Mais moi je ne souriais pas. Cette annonce me déplaisait profondément. Je me levai rapidement, et partis en chasse du Haut-prêtre. Au pas de course. Le temps ne jouait pas en ma faveur à cet instant précis.

Que toutes les divinités existantes aillent au diable. Pourquoi fallait-il que tant d’événements se produisent alors que je venais d’arriver ? Tant de choses qui se mettaient en travers de mon chemin. Tant de choses qui m’empêchaient d’agir pleinement. Si je n’avais pas la certitude de pouvoir diriger cette secte pour accomplir quelque chose de positif pour les mondes, j’aurais probablement déclarer qu’avoir accepté cette mascarade de Primarque était la plus grande erreur de ma vie.


-Martin !

Je le rejoignis alors qu’il fermait les yeux d’un petit garçon dont les jambes avaient été broyé par une poutre enflammée. Son visage était sinistre. En tant que prêtre, n’avait-il pas l’habitude de la mort ? En tant que chef du culte d’Etro, ne devait-il pas se montrer plus optimiste que n’importe qui, certain que la lumière nous attendait au bout du chemin ? Peut-être oui. Mais comme je pouvais le constater, le plus religieux des hommes ne restait que ça finalement. Un homme.

-Le Consulat est là, dis-je entre mes lèvres pincées.

-Etro soit louée, soupira-t-il. Ils pourront…

-Ils ne pourront rien du tout. Vous allez les voir, et leur dire de dégager du Domaine.

-Monseigneur ? Mais… nous avons besoin de leur aide !

-Non. Nous avons besoin de l’aide d’alliés. Pas de parasites.

-Que voulez-vous dire ?

-Je ne laisserai pas le Sanctum avoir la moindre… dette envers ces gens. Qu’importe les conséquences que cela a pour nous, ici et maintenant. Je le pris par le bras, et le relevai de force. Le temps de leur jugement approche. Et je ne les laisserai pas utiliser cette journée comme arme contre nous. Vous allez les voir, et vous leur dîtes de partir immédiatement. Ils sont nos ennemis, et la prochaine fois que nous les rencontreront, ils verront face à la justice.

-Mais…

-Partez, maintenant ! Ordonnai-je.

Je le regardais avancer d’un pas hésitant, très lentement vers la porte. Les gens ne comprendraient sûrement pas ma décision. Non, à vrai dire, c’était certain que personne ne la comprendrait. Dans un futur proche, ils allaient me reprocher cet ordre, cette déclaration de guerre. Toutefois je n’en avais cure. Le Sanctum ne risquerait plus d’attaque en traite, et c’était tout ce qui m’importait dans l’immédiat. Nos ennemis étaient enfin face à nous alors que nous avions un genou à terre. Mais nous n’étions pas sans ressources. Et à la fin de cette bataille, nous marcherions sur leur corps.

Je jetai un instant le regard sur le petit corps étendu à mes pieds. L’image de Cassie, recouverte d’un drap me revint à l’esprit. Mais je balayais cette image aussi simplement que lorsque je changeais de chemise. Des innocents avaient besoin de moi, et j’allais continuer à prodiguer de maigres soins jusqu’à ce que je n’ai plus de force. Et même au-delà de mes limites. Le Sanctum était devenu ma maison, et je comptais bien la défendre coûte que coûte.

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Maître brasseur
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Mar 15 Aoû 2017 - 16:21
Ainsi nous voilà, tout réuni pour ce grand jour ! Non, j’ne parle pas de l’attaque de la Coalition Noire. Plutôt de la notation de cette rp… Vous l’attendiez, n’est-ce pas ?

Alors, cette fois, les choses vont se passer différemment de d’habitudes. Vous l’avez sans doute remarqué, la plupart des noteurs du forum se retrouvent dans cet rp et nous sommes dans le questionnement de savoir qui notera tout ce texte. Finalement, n’ayant pas trouvé de véritable solution, nous avons décidé avec Xaldin de nous charger de la notation à deux. Ce qui fait donc que, je m’occuperai de noter les membres de la Coalition Noire ainsi que Lulu et Genesis et lui gérera les membres du Sanctum avec en plus Death et Cassandra.

Quelle chance, deux commentaires pour un même rp. Crions tous « Hourra ! » … Bon, j’vais ouvrir le bal avec les remarques à faire aux membres de la Coalition Noire.

— — —

Avant de parler de chacun d’entre-vous au compte-goutte, j’vais d’abord faire une remarque à laquelle vous êtes tout concerné. Et celle-ci touche par rapport au PNJ du Sanctum.

Vraiment, j’étais fière de ma petite Coalition Noire par moment et j’me disais : « C’est vachement cool d’avoir pris chacun des nouveaux membres pour cette excursion dans un monde voisin ». Néanmoins, j’avais clairement envie de m’arracher les cheveux par moment et j’ne serais même pas étonné que les gars d’en face soient dans le même cas. Et par parce qu’ils se retrouvent face à un dragon sans-coeur qui crame la moitié de la ville.

Red et Abigail, vous êtes particulièrement concernées par cela, simplement parce que les PNJs sont une vaste blague pour vous.

Remise en situation. Nous attaquons le Domaine Enchanté qui est en mauvaise position par son soulèvement contre le Roi, sauf que cela reste une armée de PNJ entraînée pour le combat. Prenons simplement les Templiers qui sont les gardes de la ville, ils sont plus puissants que de simple humain lambda qui cultive la terre. C’est un corps armé, entraîné et qui défend la ville depuis la création même du Sanctum. Même chose pour les Paladins, c’est une armée qui combat dans d’autres mondes et particulièrement à Atlantica et qui ont forcément été développer par les membres du Sanctum. Ce sont des PNJs entraînés et ça fait la troisième fois que j’le dis pour la simple raison qu’ils sont balayés bien trop facilement.

Oui, nous avons fait des écarts et j’pense que c’est clairement notre plus grosse erreur dans ce rp. J’pense à Abigail qui grimpe sur le mur en début du rp et qui parvint à vaincre un homme une fois là-haut, c’est normal et il y a les statistiques pour cela. Problème ? Tu viens d’escalader un mur et vaincre un type dans un combat que tu décris toi-même compliqué avant de te rendre prêt de la tour afin de continuer ta « mission ». Tu décris une fatigue qui n’a plus lieu d’être juste après alors que tu combats ensuite sept hommes.

« Oui, mais il y avait mon pnj avec moi ! »

D’accord, néanmoins, j’ai pas l’impression qu’Abigail soit fatigué après cela. D’autant qu’à ce moment, tu devais avoir une quinzaine de PS en Défense. Et ça revient à une chose que j’disais juste avant, pourquoi une telle différence entre les PNJs ? Hooks rétame (facilement) trois autres PNJs et se contente de poser son petit cul en attendant qu’Abigail finisse. Esbroufe ou pas, il y a une différence assez marquante entre les PNJs et j’trouve ça dommage que l’on ne remarque pas cette force en provenance des hommes du Sanctum. Pourquoi les Templiers n’ont ils pas utiliser les compétences liées à Étro, alors que Hooks balance des sorts à tout-va ?

Après, tu es la cible de cette remarque générale, mais moi-même, je ne suis pas à l’abri de celle-ci.

Red, ce n'est pas une guérilla contre toi, même chose pour ce qui est des statistiques et des PNJs. Certes, tu as une bonne Force sauf que la Défense représentant ton endurance ne suit pas à côté. Le coup des côtes cassées et ton handicap est à faire remarquer, sauf qu’il s’agit d’une séquelle d’un combat. Tu en parles plus tard, sauf que nous ne la ressentons pas.

Bref, tout cela par rapport aux PNJs et à de trop gros écarts par rapport aux statistiques, c’est notre plus grosse erreur dans ce rp. Certes, nous avons ellipsé des combats pour par rendre la lecture chiante, sauf que nous avons le devoir de rester humble dans pareille circonstance. Que notre personnage soit seul et arrive à vaincre deux fois de suite dix PNJs du Sanctum… Voilà quoi.

Le rp est, pour moi, très bon et restera dans les pensées pendant quelque temps : l’attaque d’un groupe sur un autre, déploiement des forces, la mort d’Angeal et j’en passe… Sauf qu’il y aura toujours cette pensée pour dire que les PNJs du Sanctum ont été pris pour des cons. Poser un oeil sur le rp : « C’est ma tournée » ou Genesis et Pamela attaquent le Centurio, les mercenaires PNJs sont loin d’être pris pour de la chair à canon, et cela, même si les deux protagonistes peuvent les retourner comme des crêpes, façon Bill de Boucher.

Aussi ! J’ai une légère déception, et j’pense que Xaldin sera de mon avis et qu’il en parlera dans son commentaire, c’est dommage que le dragon soit resté une menace en toile de fond. Nous savons qu’il est là, qu’il crache des flammes en faisant un visage mauvais. Et c’est un peu prêt tout. Moi-même, j’aurai pu et j’aurai dû le faire, c’est à dire de prendre les rennes du dragon et expliquer ce qu’il faisait… À la manière de Skyrim, l’introduction du jeu avec notre vilain pas beau qui passe constamment pour vous mettre dans l’immersion la plus totale. Tout ça pour dire, un peu d’initiative ! Que diable… Nous sommes tous concernés.

Voilà, j’en ai fini de ma remarque générale à l’attention des membres de la Coalition Noire. Maintenant, j’vais passer à un commentaire un poil plus personnel pour chacun d’entre-vous et j’terminerai pas Lulu et Genesis.



Red :

Alors, j’vais être parfaitement avec toi. Autant, je salue l’originalité et la vision de ton personnage d’une attaque à grande envergure sur la ville d’un ennemi. Toutefois, j’ai eu envie de parfois te mettre des petites claques.

Attaque du pont et ainsi de suite, rien à redire, tu as été humble dans tes statistiques et j’ai déjà parler de cela plus haut, dans mon commentaire globale. Sauf que j’me pose toujours la question du pourquoi Red à voulu faire cavalier seule dans les rues de la ville. Pourquoi est-ce que je parle de cela ? Simplement, que tu parles beaucoup d’esprit de meute dans ta fiche et dans les quelques missions que tu as fait. Alors, pourquoi chercher à s’écarter ?

C’est ton personnage et tu le connais certainement mieux que moi, néanmoins, cette question restera toujours en suspend dans mon crâne quand je penserais à Bouc émissaire.

Je parle d’originalité plus haut, simplement pour souligner le fait que t’agis en électron libre et que tu te joues des gardes. Mention spéciale à l’épisode de l’arbalétrier qui, pour moi, n’a pas de raison d’être. D’accord, dans une ville comptant plusieurs centaines d’habitants, il y a bien une femme qui correspond à ta description. Cependant, est-ce qu’un garde de la ville, ayant déjà organisé par mal d’évacuation, chercherait à abattre une personne qui se débat et tente de fuir de la ville ?

Certes, c’est la panique. Certes, les gardes sont à bout de nerfs. Sauf qu’il s’agit d’une femme et un groupe de guerrier du Sanctum, ils pouvaient parfaitement gérer la personne avant d’ouvrir le feu.

Finalement, l’intervention de paix dans la maison m’a fait rire et c’est ce qui caractérise ton intervention dans ce rp : le décalage complet avec ce qui se passe. Est-ce que je peux t’en vouloir ? Pas du tout, c’est le ton de Red. Elle a un décalage avec ce qui l’entoure, et cet épisode à bouffer de la tarte et boire du thé dans l’une des maisons abandonnée à ce quelque chose de dérangeant, dans le bon sens du terme.

Néanmoins, j’vais être pointilleux sur la fin de cet épisode. Dans cette partie de la ville que tu parcours pour retourner à la ville, il ne devrait plus avoir de garde car ils avaient deux ordres et ceux-ci ont été énuméré par les gars du Sancum : évacuer la ville et attaquer les attaquants. Alors, certes, tu as un stratagème pour passer, sauf que les gardes sont du Sanctum et aurait directement du t’attraper par le poignet pour te diriger dans un endroit sûr. Il s’agit de leur devoir. Et en direction de la herse, ils devront probablement être à la recherche de Death / Abigail / Vesper.

Donc voilà, comme dit, tu étais en décalage et j’avais clairement plus envie de t’avoir à mes côtés que dans une maison à boire du thé. Il y a l’originalité et je garde l’idée, néanmoins, j’pense que certaines autres choses auraient pu être amenées de bien meilleures façons.

Périlleux : 35 points d’expérience + 300 munnies + 3 PS. Deux en Défense et un en Vitesse.


Vesper Earl :

Ce que j’ai bien aimé avec ce rp, et ce que tu as pu mettre en pratique de ton côté, c’est que l’attaque de la Coalition Noire était à la fois diriger au sol par Death et dans les airs par toi et ton vaisseau ! Tu étais la plus belle escorte que pouvait rêver le dragon, et la plupart des hommes.

J’viens par ailleurs de le remarquer, tu t’es joint au sol au troisième tour et après les grosses attaques du Sanctum. J’avais gardé en tête que t’étais restée longtemps dans les airs.

Cependant, pour être juste, j’ne vais pas énormément parler de l’épisode dans les airs. Tes interactions avec Fiathen sont bonnes et j’aime assez bien le ton général que tu prends dans ton vaisseau, à répéter que tu serais bien plus utile au sol que dans les airs et que tes interventions sont risibles. Diamétralement, tu es l’une des personnes ayant été le plus légère dans ses actions. Dans les airs, Vesper ne cause pas de mort (ne prenons pas en compte l’homme ayant chuté de la muraille après ton tir) et au sol, tu agis par ellipse en décrivant un seul combat.

D’ailleurs, j’en profite ici, t’es toujours à dire que tu ne supportes pas écrire des combats. Toutefois, à chaque fois, c’est assez juste comme description. Un peu épileptique et centré sur le nécessaire, mais assez bonne dans ce genre.

Avant cela, j’ai pas réellement de critique à faire. Que ce soit de contexte ou de façon d’écrire, j’aime beaucoup l’atmosphère de la personne dans les airs et un peu observatrice de ce qui se passe. Et surtout, c’est bien de voir un personnage chez les « méchants » qui se pose beaucoup de questions. En opposition avec Death qui adore se battre et se pose aucune question.

Si ! J’ai un truc à dire, c’est dans le vaisseau. Mine de rien, Vesper est très dextre et aurait pu faire plus dans son vaisseau. Pourquoi j’dis ça ? Simplement que, à vouloir être trop humble, on en perd en qualité. Pourquoi dire ça ? Pas pour que tu fasses plus de dégât une prochaine fois, simplement pour se rendre compte des choses, voilà.

Ce qui m’intéresse plus, c’est la seconde partie de la vie de Vesper Earl au Domaine Enchanté.

Cette initiative, celle de vouloir se mêler à la foule pour survire est super intéressant. C’est cela même la quintessence du rp, tu laisses tous les évènements décider de ce qui va t’arriver. Est-ce que tu vas être découverte ? Les membres du Sanctum, qu’est-ce qu’ils feront de toi ? Est-ce que Vesper va décider de se faire passer pour morte aux yeux de la Coalition Noire et vivre au Domaine Enchanté ? Il y a mille questions par rapport à cela, et l’avenir est « radieux » pour ce qui pourrait se passer. Vraiment, une position très intéressante et il me tarde de la découvrir en rp.

Malheureusement, j’ai pas critique à te faire. Simplement que, j’sais pas, tu as joué le jeu et tu te retrouves dans les griffes de l’ennemi. La seule crainte que j’aurai pu avoir, c’est que tu prennes vraiment les PNJs pour des cons. Sauf que tu as joué de justesse et eu la chance d’avoir Agon pour entretenir ce mensonge.

Atroce : 45 points d'expérience + 500 munnies + 4 PS. Deux en Dextérité et deux en Force.


Abigail Underwood :

Pour ce qui est des points négatifs, on va dire que j’ai déjà posé mon gros pouce dessus dans mon commentaire général. Pas besoin de parler de cela une fois de plus !

En soit, j’ai vraiment beaucoup apprécié ton premier rp. J’crois que, en terme de dynamisme et d’écriture, c’est l’un de tes meilleurs écrits. Vraiment ! La barre, avec ce rp, à été mise assez haut, et malheureusement, tu n’arrives pas à arriver à la même qualité d’écriture dans tes autres post. Attention, ça peut ressembler à une critique, mais non. J’pense sincèrement que, dans des rp de cette envergure, il y a un point culminant dans chaque écrit de chaque personne.

Ici, tu as décidé de balancer la salsa d’entrée de jeu. Clairement, ce n’est pas un mal. Néanmoins, je trouve ça dommage d’avoir éllipsé la plus grande partie de tes combats ou d’avoir ajouté un élément à ton récit.

Dire cela a la fin, une fois que tout le monde à fini d’écrire, c’est bien joli ! Et dans ce cas précis, ça aura plus l’air d’un conseil pour l’avenir.

Parfois, dans ce genre de contexte, tu peux te permettre certaines choses. Avec Red, il a décidé de partir faire ça vie de son côté et de manger de la tarte. Rien, vraiment rien, ne t’empêchait de faire un arrêt après avoir descendu de la muraille pour aller dans une ruelle sombre pour panser une blessure et te faire surprendre par un garde et commencer un combat dans un lieu restreint. D’autant que, je sais que tu es capable de te documenter afin de faire des chorégraphies réalistes. Peut-être aurait-tu fait un truc hors propos, néanmoins, ça aurait donné de la vie en dehors des points centraux de ce rp.

Diviser son texte, créer une arborescence, ce n’est pas un mal et ça enrichie un contexte.

L’exemple type viendrait des rp d’Agon au Domaine Enchanté. Elle ne se contente pas de faire sa mission, elle développe des villes entières dans son passage. Certes, elle n’énumère pas les habitants un à un, mais elle pose les bases qui permettent de partir plus loin et d’enrichir cette arborescence.

À la manière de Steve Jobs, j’vais simplement te conseiller de penser différemment. Tes missions, tes rp ne se limite pas à un but afin d’obtenir des PS, regarde plus loin et plus haut ! Créer un truc pour que les gens puissent s’en servir et aller plus loin !

Ah oui, une dernière chose ! Hook ayant été terrassé et probablement emprisonné par le Sanctum, il ne reviendra pas avec nous à la Coalition Noire, malheureusement.

Difficile : 35 points d'expérience + 350 munnies + 4 PS. Deux en Dextérité, un en Défense et un en Force.


Lulu :

Là, j’vais dire un truc que j’ai pensé à chaque fois que tu répondais avec Lulu à Bouc émissaire :

« Putain, elle prend bien son temps avant de bouger ! »

J’troll un peu, en parcourant en diagonale, ça me fait rire de revoir le temps qu’elle se permet de perdre à chacune de ses réponses. Choisir quelle peluche prendre avant de sortir de chez son père, autopsier les corps devant les portes de la ville, entrée dans le vaisseau et faire ses salutations… Et j’en passe ! Ça me fait rire, a postériori et pour la notation.

Et j’y repense, un truc qui m’avait fait hausser un sourcil. Et le plus drôle ? C’est un détail !

En fait, c’est quand les deux hommes viennent à ta rencontre et que tu décris l’arrêt brusque d’un des animaux et que tu le ponctues d’un hennissement. En fait, il s’agit de l’un des clichés du cinéma répandu lors de nombreuses années, et il s’agit d’un mauvais cliché. Et pourquoi donc ? Simplement que, un cheval (d’autant plus pour un cheval entraîné) ne va pas faire de bruit parce que le cavalier tir sur le renne trop brusquement ou quoi que ce soit d’autre pour la simple et bonne raison qu’il a un mors enfoncer dans la bouche et il l’empêchera de crier lors du geste ! Voilà, c’est dit et c’est inutile.

Et pour compléter, les chevaux hennissent principalement pour parler entre eux ou en cas de danger.

Autre remarque ! C’est par rapport à la mort du dragon que tu complètes pas un coeur lévitant au pied de la citadelle, après l’avoir sauvagement abattu d’un tir de canon. C’est une erreur car, comme le prouve la licence, seule la keyblade est capable de libérer le coeur d’un sans-coeur à sa mort. Sinon, pourquoi l’organisation aurait-elle eu besoin de Roxas et Xion pour libérer les coeurs.

Bon, jusque-là, j’ai été critique et j’ai relevé les erreurs / trucs drôles de ton récit.

Cependant, c’est vraiment bien écrit et comme j’ai dit plusieurs fois jusqu’à maintenant, c’est quelque chose qui nous sort légèrement du contexte en nous laissant pour autant dans celui-ci. Genre, la balade avec Mnerva, c’est le coeur du conflit ! Alors que les premiers messages, c’est un peu plus tranquille. On pourrait presque croire qu’elle se fait chier en revenant ici ! Enfin, j’apprécie particulièrement l’enquête sur le pont, relatant les évènements sous un nouveau regard.

Loin d’être redondant, c’est aussi intéressant que Lulu soit la première personne à connaître la mort d’Angeal. Et le plus intéressant, et qui se voit plus tard, de voir la différence de point de vue du personnage selon le caractère que tu interprètes. Tu me diras que c’est normal, néanmoins, c’est une chose agréable à remarquer.

Voilà, j’ai pas grand chose à rajouter ! Navré, tu devras te contenter de cela pour ton commentaire.

Périlleux : 35 points d’expérience + 350 munnies + 3 PS. Un en Vitesse, un en Magie et un en Dextérité.


Genesis Rhapsodos :

Ainsi, vint Genesis dans cette ville en proie en flamme pour apporter l’aide au Sanctum, un peu comme les aigles dans le seigneur des anneaux ! En moins classe.

Alors, j’aime vraiment beaucoup l’introduction, très poétique et emprunt a la culture de l’antique. Avec pour point fort, la comparaison entre toi et Angeal alors que tu ignores encore tout de son funeste destin. Bien entendu, il s’agit d’une figure de style, un hommage que tu rends parce que tu le sais sciemment.

Et justement, j’me pose souvent des questions par rapport à cela. Et ici, j’vais donc prendre le cas comme exemple !

Prenons l’hypothèse qu’Angeal ne soit pas mort et que tu arrives en tant qu’allié au Domaine Enchanté. Est-ce qu’il y aurait eu cette partie de ton récit dévoué à lui ? Pour moi, c’est simplement une question de motivation et d’une envie de rappeler le lien t’unissant avec Angeal. Comme dit plus haut, un hommage. Pour en faire un tremplin.

Un très joli tremplin, soyons honnête.

Et là, vint une sous-question, est-ce que dans le cas hypothétique, ton récit aurait perdu ce but nuancé ? Parlons de la base du but, c’est juste de venir éteindre le feu et apporter ton soutien. Sauf qu’avec cette partie dont je ne cesse de parler, nous venons avec une chose supplémentaire. Et une dernière question, est-ce que le récit aurait été moins intéressant ou moins captivant sans cela ?

Nous sommes sur un forum rp, nous réagissons aux évènements nous entourant sans cesse. Ici, tu le fais en contournant légèrement l’omniscience du lecteur, ce qui rend ta lecture bien plus lourde de sens qu’il n’aurait pu l’être. Et c’est cela la question que je me pose en finalité avec ce rp.

Est-ce que nous pouvons utiliser notre omniscience pour rendre le texte meilleur ?

Ici, je ne parle pas de d’ordonner de plus grosses connaissance hrp à nos personnages, plutôt à l’utilisation de moyen détournée comme celui-ci. Bien entendu, avec parcimonie. Mais, est-ce utile ou intéressant ? Voilà, c’est tout pour moi avec un commentaire sans queue ni tête !

Facile : 10 points d'expérience + 100 munnies + 2 PS en Magie.


— — —

Voilà voilà, ainsi se termine la notation de la Coalition Noire pour Bouc émissaire ! Néanmoins, j’ai quand même envie de glisser un mot à l’attention des membres du Sanctum, surtout pour féliciter.

Déjà un grand bravo et un très grand merci pour avoir faire vivre tout cela. En soit, vous avez parfaitement réagit à ce qui vous tombait dessus et le tout, très humblement. J’pense à Fiathen qui décrit lui-même le fait qu’ils sont parfaitement claqués par la nuit du massacre, à Fabrizio qui a eu une superbe évolution durant tout ce rp, Agon ajoutant la pointe de panique et l’évacuation, Noctis agissant comme un électron libre et le final d’Angeal qui se positionne par rapport à cela.

Pour ce qui est du commentaire pur, ce sera à Xaldin de s’en charger et j’vais lui laisser le loisir de s’occuper de tout cela. De mon côté, j’ai plutôt l’envie d’agir à la façon d’un POTG pour chacun d’entre-vous, la photo souvenir à la fin de l’attraction.

— Fabrizio, j’pense que j’me souviendrai longtemps de ce moment dans la réserve à te voir hésiter à rester là, en attendant que le dragon se casse pour finalement te retrouver sur la muraille avec ton arc et des flèches explosif pour faire le parfait en-cas pour saurien.
— Agon, il n’y a pas vraiment de moment fort. Toutefois, j’retiens bien tes descriptions de la panique générale ou encore des bouts de course dans la ville en flamme.
— Fiathen, ce n'est pas facile avec toi ! Entre la DCA contre Vesper et le combat contre Hooks, mon coeur balance. Néanmoins, j’garde un très bon souvenir de ton affrontement avec PNJ d’Abigail et j’ai envie de dire que c’est celui-là, ton POTG.
— Lulu, un truc m’a marqué dans tes rp et c’est pas un truc avec Mnerva. C’est quand tu te retrouves à l’entrée de la ville et que tu congèles le corps du garde, j’ai eu un moment de « Ouah, elle est trop ouf la fille » et j’ai envie que les gens conservent cette image de toi !
— Noctis, pour moi, ce sera ton moment de défenseur à combattre sans pour autant vouloir faire mal aux gens. C’est un peu un cliché, sauf que j’ai beaucoup aimé ton interprétation.
— Angeal, vraiment, j’demande s’il y a vraiment un truc à dire ! Ce que j’ai réellement apprécié, en fait, c’est la pensée et la prière durant ton moment de partage de peine. D’après moi, il s’agit d’un beau moment de martyr et il mérite de rester dans les esprits.
— Matthew, tu mérites le trophée du comique pour te ramener avec du thé et des gâteaux alors que la ville et à feu et à sang !!!

Maintenant, je laisse la place à Xaldin et au Sanctum ! À la prochaine pour de nouvelle aventure.

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Mer 16 Aoû 2017 - 19:27
Bien, on passe au Sanctum. De souvenir, parce que quand j’aurai fini l’introduction de ce commentaire, je me mettrai à la relecture de tout ça… il y a de l’excellent et du beaucoup moins bon. Et je sais plus ou moins qui a fait quoi.

Si je ne relis pas avant de commencer le commentaire, c’est parce que je trouve aussi fort intéressant de le critiquer de souvenir, vous donner une première impression globale. Alors j’ai discuté avec la plupart des membres du Sanctum du déroulement de bouc-émissaire et j’ai pu, peut-être, vous dire « ta réponse est très bien », alors que je m’apprête maintenant à vous critiquer. Bon, d’une, sachez que je dis ce que je pense. De deux, dîtes-vous que je ne peux pas livrer un commentaire comme celui-ci dès que je lis un rp.

Je vais reprendre la structure de Chen, une impression globale, plus particulière et finalement un petit commentaire pour ceux que je ne noterai pas.

Déjà, de manière générale, j’ai trouvé le rp très bon, que ce soit du côté du consulat ou de la coalition noire. Bon, ce n’est pas un event au sens strict du terme (Matthew pensera d’ailleurs à se retirer le trophée spécifiant qu’il a participé à cet event) mais on peut le comparer facilement à d’autres rps très importants réunissant beaucoup de mondes et qui souvent, ont été un peu légers en terme de qualité.

Le problème de ce genre de rps est que bien souvent, plus il y a de mondes dans un rp, plus les rps se ressemblent entre eux. C’est d’autant plus vrai quand il y a beaucoup de dialogues et où les dialogues sont à ce point le cœur du rp que… franchement la narration n’a aucune originalité. Ici, coup de chance, pas beaucoup de dialogues (on en reparlera) et de bons rps, pour la plupart… Je le comparerais à une autre lettre de noblesse du Sanctum qui s’illustre admirablement à chaque fois dans ce genre de situation, une fleur qui rêvait d’être un arbre. qui est pour moi un excellent rp où finalement, il n’y avait que Angeal et Fabrizio en commun avec celui-ci, mais qui montre ce qu’on devrait appeler « Le feu du Sanctum », cette force qui fait que dès que le Sanctum est attaqué, le groupe est pris d’une activité énorme, voit arriver de nouveaux personnages en force. Ici, on le voit et à chaque fois ça m’impressionne vraiment.

La différence notable avec une fleur qui rêvait d’être un arbre, c’est que là-bas, c’était le Sanctum et non l’attaquant qui abusait. Et là vous vous dîtes « Quoi ? Tu concentres ta critique sur la coalition noire alors que tu es censé critiquer le Sanctum ? » Et oui c’est exact, car ça me permet de souligner une chose, et ceci sincèrement : Le Sanctum a été pour moi quasiment irréprochable en terme de roleplay, de respect des caractéristiques, ainsi que hrp où la plupart des membres du Sanctum veilleront à ne pas s’avancer sur ce qui arrive à leur personnage ensuite de peur que quelque chose arrive au domaine enchanté, qui soulignerait une incohérence avec un événement postérieur.

Est-ce que c’était la chose à faire ? Peut-être pas mais pour rappel, les membres du Sanctum étaient dans une situation particulièrement délicate où toute mission qu’il remplirait aurait nécessairement lieu après bouc émissaire, puisqu’il sortait à peine d’une crise dont il ne pouvait pas ne pas parler. Et donc je tiens à féliciter les membres du Sanctum pour leur patience.

Mais vous n’avez pas l’habitude de moi aussi sympa. Aussi vais-je critiquer tout ce que vous avez fait.

Passons à chacun d’entre vous, en commençant par la première personne à avoir répondu, Fabrizio. On va faire comme Chen et écrire ton nom et le souligner. Comme ça, tu auras le privilège de pouvoir t’arrêter de lire le commentaire dès que ça ne te concernera plus.

Fabrizio :

Ca fait des années que ton personnage est là, tu es désormais le plus ancien au Sanctum et pourtant je n’ai jamais eu d’idée aussi précise de ton personnage que durant cet rp. C’est bien simple… tu es pour moi le cœur invisible de cet rp. Je ne veux pas dire que tu es la meilleure ou quoi… je veux dire que je pense que tous les rps vont tourner autour du tien mais que nos personnages ne s’en rendront pas compte. Dès ton premier rp, qui est d’ailleurs excellent, tu donnes un rythme et tu vas influencer tout ce que tout le monde fera, à peu de choses près. L’exode vers la poterne, les murailles, l’exécution du dragon, c’est comme si tout avait été commandé par toi dès le début.

Même si Menrva tuera Tian-Long, les descriptions des actes du dragon se feront en grande partie par toi. Je ne dirai pas que c’est toujours justement, honnêtement. Tian-Long aurait pu faire plus et agir différemment, mais il y a clairement un effort.

Rapidement, ton personnage quand il aura donner ses ordres prendra un rôle plus simple mais utile : C’est lui qui va détruire Tian-Long. J’ai bien aimé cette prétention. Ce qui est un peu plus malheureux, c’est que dans la première version de ton troisième rp, tu en sois déjà venu à bout. C’est plus ou moins le seul abus que fera le Sanctum à mon sens, et tu le corrigeras.

Ca intervenait dans un moment où la Coalition était particulièrement pugnace, où le Sanctum était plutôt oppressé… et je l’interprète comme une volonté de vouloir faire basculer les choses, que cette attaque devienne une bataille équilibrée. Et je pense que de manière générale, ce n’était pas une erreur que de penser que le Sanctum pouvait retourner la situation à ce moment-là… Sur le point du dragon, toutefois, c’était bien sûr trop tôt.

J’ai trouvé tes quatre rps durant cet event tous très bons, et clairement parmi les meilleurs du sujet. Finalement, si je regrette quelque chose, c’est que le rôle de commandant ait vite été un peu délaissé. J’aurais adoré que Fabrizio continue de distribuer les ordres. Limite j’aurais aimé qu’il ne fasse que ça et que son combat contre le dragon soit celui des Templiers et Paladins contre le dragon.
Ca aurait rendu ces personnages moins effacés, clairement. D’autant que la Coalition noire ne leur pas rendu honneur, je trouve.

J’ai aussi mon mot à dire sur Aubrey. Je me permets d’en parler ici… Autant j’ai trouvé l’interprétation bonne, autant le tout était profondément injustifié. Comme je l’avais expliqué dans un explicatif, on peut quand même imaginer qu’il y a un « téléphone » par QG. Aubrey n’avait pas à faire le voyage pour prévenir le Consulat de toute cette histoire. Déjà qu’avec le téléphone, ça rendra l’action particulièrement lente puisque le Consulat doit apprêter les gens, apprêter les vaisseaux, décoller, faire le voyage et se poser… Si en plus Aubrey y va en vaisseau ?

Néanmoins l’idée était bonne, plutôt inédite : appeler un allié à l’aide en cas d’attaque.

Moi je peux dire que de mon côté, j’ai trouvé parfaitement, pardonne-moi l’expression… ridicule que tout le monde me regarde, l’air de croire que le Consulat allait arriver dans la dizaine. Un moment, rendez-vous compte du temps que prennent ces choses-là.

Atroce : 48 xp, 480 munnies et 4 PS… 2 PS en dextérité et 2 en défense.


Agon :


Peut-être un des cas les plus intéressants, je dois dire. J’ai pris un très grand plaisir à lire le moindre de tes posts. Si j’ai l’impression que Fabrizio s’est occupé du dragon, je suis convaincu que tu t’es chargée de l’ambiance, quasiment à toi toute seule. Sincèrement, si je devais dire qui a fait les rps qui m’ont le plus bluffé, dans ce sujet, ce serait toi. Et je te le dis pour rendre à César ce qui lui appartient, car j’étais toujours très étonné de te voir à ce point déçue par tes propres rps. J’étais convaincu qu’ils étaient pour la plupart excellents et toi du contraire.

Une chose qui est à relever, c’est que plus que n’importe qui, alors qu’on aurait pu croire que ça viendrait de Fabrizio, de moi-même ou quoi… tu nous montres l’importance qu’ont les templiers et les paladins dans cet rp. C’est simple, de mémoire, ton personnage ne fait quasiment que suivre ces hommes… Et dans une putain d’ambiance, j’y reviens.

J’y étais. Les bâtiments en flamme, dix interminables mètres à parcourir pour être en sûreté. La peur, les gens terrifiés autour de moi. Tu as tout très bien rendu, j’ai été scotché.

Une autre chose qui amène un rien de négatif, c’est la fin du rp. Contrairement à beaucoup… tu n’as pas déserté le rp. Sincèrement, cette critique est une de mes principales concernant Bouc émissaire. Durant l’avant-dernier tour, y avait encore pas mal de monde et au dernier tour, bam, exode. Toi, purée mais t’es l’anti-thèse de ça. T’es avec Vesper sans doute la plus grosse participation au rp Bouc émissaire, parce que commence un dialogue entre vos personnages à la fin.

Mais en fait, c’est un peu quelque chose que je déplore. Je trouve l’idée remarquable mais dans la lecture globale de bouc émissaire, ta discussion avec elle marque une perte d’ambiance. Je ne te dirai pas que tu as ruiné la fin du rp car l’ambiance, comme je l’ai dit, tu l’as bâtie à 60 % pour moi. Mais clairement… passer de personnes qui souffrent à un dialogue, c’est vraiment comparable à une cinématique de Sora, Donald et Dingo assis dans leur vaisseau, sans animation, avec des bulles de dialogue au-dessus d’eux, qui arrive après une cinématique les montrant se battant comme des fous au jardin radieux.

Mais tout de même un grand bravo à toi.

Vient une critique, la seule réelle que j’ai à te faire, l’extrême confusion qu’il peut y avoir dans tes rps. C’est simple, en lisant un de tes posts, je suis obligé d’aller lire tous les précédents pour les comprendre. Alors ça donne un tout génial mais… dans les faits, y a tellement peu de rappels de qui dit quoi, de où on est, de qui est machin et qui est truc, que j’étais constamment paumé. Si on ajoute ça au fait que ton personnage usurpe l’identité d’un autre et que du coup, certaines personnes attendent qu’il fasse ça alors qu’il veut faire ceci. Woah ^^.

Difficile : 39 xp, 390 munnies et 4 PS en psychisme.

Fiathen :

Ce n’est pas la performance la moins intéressante de cet rp. En fait, tu seras le premier à vraiment interagir avec les autres joueurs. Tu vas combattre Vesper à bord de son vaisseau et le PNJ lié à Abigail. Que dire… Déjà je trouve que c’est super louable dans la mesure où c’est un rp dans lequel tous les membres du Sanctum ont pour de bonnes raisons éviter la confrontation directe avec les personnages. A vrai dire, beaucoup ignorent même la simple présence de Death, sur le coup. Toi non, ce qui marque déjà un petit changement et ce qui donne aux membres de la coalition noire matière à répondre.

Durant cet event, tu as fait trois rps. En fait c’est plutôt honorable, c’est clairement dans la moyenne. Je souligne aussi le fait que ton personnage ait été assommé assez tôt finalement. Ici, niveau rôleplay, ça se justifie carrément et c’est même plutôt cool. Le dernier round ne peut pas être le dernier de tout le monde ^^. Après, je pense que c’est parce que tu ne pouvais plus assumer des réponses rapides mais enfin.

Finalement, si j’ai une critique concernant tes trois rps, c’est celle-ci : Objectivement, ton interprétation n’est pas énormément dans l’ambiance. En fait, en lisant ton rp, j’ai l’impression que pour ton personnage, tout ça n’est pas grand-chose. Il raconte ça comme si « Rah mince, c’est chiant, plein de gens sont morts… Flûte. »

Je n’ai pas senti la narration très impliquée dans tout ça. Et la peur, autant te dire que je l’ai à peine sentie, ce qui va souvent être très important dans un rp comme celui-ci.

Difficile : 36 xp, 360 munnies et 4 PS, 1 en défense, 1 en psychisme, 1 en magie et 1 en dextérité.

Avec Lulu, on aura fait les quatre personnages du Sanctum qui auront commencé cette rencontre. À ceux-ci s’ajoutent Cassandra Pentaghast pour 2 rps, Angeal pour 2 rps, Noctis pour 2 rps, Matthew pour 3 rps,

Matthew :

Je voulais d’abord commenter Cassandra, sauf que… ce que j’ai à te dire va avoir de l’influence sur ce que je vais lui dire… Et je voulais d’abord commenter Noctis et Angeal mais c’est pareil. Leur commentaire sera lié au tien.

Je voulais d’abord les commenter parce que Death exclu (parce que j’ai finalement peu d’idée sur l’appréciation globale de ce qu’a fait Death), ton commentaire sera le plus négatif.

Matthew, j’ai trouvé que tes deux premiers rps dans cet énorme combat étaient d’une fausseté absolue et qu’ils n’auraient pas du être là, tout simplement. Le troisième, où Matthew réagit à l’attaque du Consulat, c’est autre chose, j’y reviendrai.

Quatre problèmes.

Premièrement, bah t’avais rien à faire là. Concrètement, tu peux retourner ça de toutes les manières que tu veux, Matthew ne peut pas être arrivé entre l’event de Swain et Bouc émissaire. Toi-même, tu as fait ta fiche de présentation bien après le commencement de bouc émissaire, en témoigne d’ailleurs une réponse tardive au rp de Cassandra qui était là juste parce qu’il était débile que Cassandra ne réagisse pas (Je fais référence ici à la règle qui interdit un joueur d’incarner deux personnages dans un même rp).

Et on va peut-être me dire que franchement si. Matthew aurait pu, ça semble concorder. Mais pas tellement que ça… Angeal n’est pas au courant, Lulu n’est pas au courant, personne n’est au courant qu’un nouveau primarque est là pour remplacer l’ancien tout simplement parce que personne n’était censé le savoir dans bouc émissaire, que ce soit avant ou après ton inscription.

Deuxièmement, franchement… L’ambiance… On est tous dans un moment hyper tendax et tu arrives à ce moment-là pour apporter du thé et faire des plaisanteries à Cassandra. Non excuse-moi, c’est pas une question de caractère, j’ai trouvé ça d’un faux.

Troisièmement et finalement… surtout : Je pense qu’une relecture de ta fiche s’impose. Que Matthew soit aussi calculateur que Genesis, c’est pas un souci, mais… « L’horreur de l’indifférence humaine et des guerres politiques. L’horreur même que je tenais dans mes bras et qui souriait encore hier. Une larme s’écoula de mes yeux, rejoignant le sang séché dans ma barbe. Je n’avais pas fier allure, mais cela me convenait. Si mon état, et celui de la gamine pouvait ouvrir les yeux de l’univers, mon travail serait accompli. « 

Extrait de ta fiche, très beau passage, oui, très belle conclusion mais ici, pardonne-moi mais… l’acte de Matthew est juste à l’extrême opposé de ça. Le type… y a son peuple (ou un peuple) qui est en train de brûler et il est en train de faire… bah rien.
Et c’est tout le problème. Ton personnage a déjà mis un pied en-dehors de sa cause, de sa grande idée « Si tu peux faire quelque chose, fais-le. » de cette cause qui selon lui rend coupable tous les groupes : Si un groupe qui prône la paix laisse un monde souffrir, alors il est coupable.

Matthew aurait du être dans la cour en train de sauver une ou deux personnes de cet incendie.

Quatrièmement, et c’est aussi ce que je dirai à Cassandra, qu’est-ce qu’ils font encore là ?Toute la ville est évacuée, même Angeal. Pourquoi est-ce qu’ici, vous avez estimé que le château principal était en-dehors de danger. Oui la pierre brûle rudement moins que le bois mais à part ça, c’est quand même une attaque de dingue. Si la Coalition avait gagné, le château aurait tenu une heure tout au plus, et vous auriez été enfermés dedans.

Et je sors du rp, maintenant. Quand je lis sur la cb :

13:46:01 10/08/2017] Septimus : (J'lui ai laissé des plombes pour répondre! Au bout d'un moment, faut quand même bougé^^)"

Ce message me concernant, disant que j’aurais du répondre plus vite à Bouc émissaire en Genesis, je réponds ceci : Tu n’as pas organisé Bouc émissaire, Matthew. Tu n’aurais pas du être là, donc déjà… Merci pour ton jugement mais tu te le gardes.


Tout le monde :

Maintenant je reviens à ce que j’ai dit à Agon. Le gros défaut de cet rp, c’est qu’il a mal terminé. Je vais vous dire un truc. L’avant-dernier tour, il y a eu 10 rps entre mes deux rps de Lulu. Donc c’était un long tour. Dernier tour, 4 rps (entre mes deux derniers rps). Donc en gros… Le dernier tour, cinq rps + celui de Matthew qui viendra conclure l’affaire, donc six.

Death, deux fois Vesper, Agon, moi, Matthew.

Donc déjà, merci à ceux-là. Evidemment, je ne critiquerai pas ceux qui sont en-dehors du rp cause de décès, étourdissements, ou simplement parce qu’ils n’avaient rien à faire là: Angeal et Fiathen, Cassandra.

Mais ici je pense à Noctis, Red, Abigail, Fabrizio (moins dommage, Fabrizio, ton dernier rp conclut relativement bien ton interprétation).

Ce qui est dommage, c’est que vous n’avez pas conclu votre participation. Abigail, Red, vous deux c’est flagrant. Je dirais même que c’est lacunaire. Noctis, disons que c’est dommage. Ca aurait été quand même sympa, surtout que c’est la première fois qu’on le voit, de le découvrir découvrant ce nouveau domaine enchanté en proie aux flammes.
Vous avez eu la flemme. C’est dommage. D’autant plus que certains d’entre vous n’ont pas prévenu qu’ils ne posteraient pas durant le dernier tour, ce qui fera dire à Septimus que j’ai pris des plombes pour répondre, attendant que vous, vous répondiez.


Matthew, encore une fois :

Concernant ton troisième rp. Ici, je peux oublier les quatre erreurs précédentes et le prendre juste pour ce qu’il est.

Je le trouve beaucoup mieux. Je le trouve malin, surtout. Disons qu’après n’avoir rien fait, Matthew a un comportement assez spécial, toutefois… c’est dans une idée qui s’assume manipulatrice que tu fais ça.

Si j’ai un défaut à relever, c’est qu’à l’instar du dialogue entre Agon et Vesper, j’aurais mieux vu ça dans un rp à part. Il ne fait pas une mauvaise conclusion mais… là y a comme un vide. « Euh mais comment réagit Genesis ? », je trouve. Sauf que je trouverais pire qu’il y ait une réaction de Genesis.

Mais je l’ai trouvé moins manichéen que d’autres choses que tu as pu faire ou dire avec Matthew. Ici, le Consulat se pose en sauveur et c’est pour éviter ça que tu agis directement. Toi-même tu ne peux plus prétendre que Matthew agit uniquement pour le bien de son peuple, ça le noircit assez fort.

Facile : 10 xp, 100 munnies et 2 PS en défense.

Cassandra;

L’arrivée de Matthew, personnellement, m’a énervé parce qu’elle induisait une réponse de ta part. Or… le deal était que tu n’en fasses qu’une, de façon à expliquer comment Cassandra réagit à tout ça. Ca a entraîné pas mal d’incohérences : Que fait encore Cassandra dans le château alors que tout le monde est évacué ? Du coup ça entraîne une désastreuse compréhension des choses : Qu’est-ce qui dans la citadelle est en train de brûler ?

S’il y en avait eu une deuxième à un autre moment et un autre endroit, sans Matthew, ça m’aurait beaucoup moins dérangé. Et je trouve que votre dialogue tue un peu le souffle du rp.

Enfin soit… Je ne jugerai pas ton deuxième rp, car je le trouve assez mauvais. Je ferai comme pour Mulan, je vais aimer le premier et me dire que le deuxième a été fait parce qu’il fallait bien.

Parce que le premier rp est vraiment excellent. J’aime bien croire que chacun a amené quelque chose dans cet rp. J’ai parlé d’ambiance, j’ai parlé des actes du dragon, du combat contre la coalition noire mais ici, Cassandra a un œil très intéressant, celui de la personne qui ne sait rien faire. Ca fait monter l’ambiance, clairement, ça se rapproche plus d’un Agon que d’une Lulu, mais ça s’en différencie, justement parce que c’est durant un instant. Elle voit le début. Je comparerais ça au veilleur sur sa tour de garde qui va faire ce qui va marquer les esprits : remarquer les ennemis. Évidemment, Cassandra n’est pas la première à le voir mais elle assiste au début de cette attaque et ça s’arrête plus ou moins là. C’est ce que je veux dire.

Note symbolique, très facile : 5 xp, 50 munnies et 1 PS en défense.

Noctis :

Je dois dire que ton arrivée dans cet rp m’aura marqué l’esprit. Je me souviens de ta fiche qui finit sur ça, et ton premier rp qui commence là-dessus. Pour moi c’était la meilleure manière de rejoindre cet rp au beau milieu de celui-ci. Et ça fait partie du Feu du Sanctum, j’ai vraiment adoré. Dans l’ensemble, j’ai trouvé tes deux rps vraiment bons. Et je regrette que tu n’aies pas été plus inspiré que ça pour un troisième rp, peut-être plus impliqué. Tout le monde reste dans son idée, dans cet rp. Les personnes qui en changeront vraiment son Fiathen, Abigail et Vesper. Ils ont commencé quelque chose mais décident d’y renoncer (du moins je pense) pour rejoindre un autre front. Et je pense que toi, tu avais la possibilité de faire quelque chose en plus, d’être par exemple celui qui s’oppose à la Coalition noire.

Enfin, voilà.

Périlleux : 36 xp, 310 munnies et 3 PS en magie.

Angeal ;

La note symbolique aussi ! Le commentaire ultime pour ce personnage. Il était là dès le début et par le feu du sanctum, comme j’aime l’appeler, il sera vraiment incarné. J’ai envie de comparer l’arrivée de Noctis à un « A new challenger ! » et la tienne à un Bonus stage. Ton personnage a été incarné pour que l’event devienne plus cool.

Et ton premier est justement très cool. Ca va amener des critiques, les principales que j’ai à faire, pour Death… Mais te concernant j’ai bien aimé.

Y a une question qu’on s’était posé avec Chen durant tout cet event… Je ne sais pas à qui on doit cette bizarrerie mais c’est soit à toi, soit à Fabri. Ce qui est sûr ; c’est qu’un moment il est dit que les Templiers combattent Death, et les Paladins exfiltrent les citoyens par la poterne. Vous… Vous voyez le problème pas vrai ? Les templiers c’est censé être la police et les paladins l’armée. C’est carrément le contraire. En temps normal, attentat, d’accord, les paladins géreront l’exfiltration mais là c’était carrément aux templiers de s’en occuper.

D’ailleurs durant ton rp, tu vas un peu reprendre le flambeau de Fabrizio et distribuer les ordres. J’aurais trouvé ça très dommage si Fabri avait continué. Si c’est juste pour lui voler des mains, c’est bof et c’est même stratégiquement une véritable catastrophe. Mais ici, comme Fabri avait arrêté, c’est assez cool.

Et le deuxième rp… Le rp de mort ! Il est évident qu’avec plus d’ambition, ça aurait pu être autre chose mais… Je l’aime quand même bien. Y a quelques maladresses évidentes. Le rp commence et finit sur la mort, aussi réfléchir à si c’était une transe ou pas que Death a utilisé pour le tuer, ça fait un peu moche. « Sa… Sa faux avait des crans… Un peu rouillée et… Il… Il… était oxygén... Buerg »

Tu vois ce que je veux dire ? C’est qu’on s’en fout, non ?

Mais je l’aime bien et j’ai hâte d’y réagir.

Pour toi, et bien… Expert : 50 xp, 500 munnies et 5 PS en défense.

Et… Il y a un rapport dans une de tes poches pour celui qui te fouillera.

Death :

Évidemment, dans l’ensemble, ce n’est pas mauvais, c’est même très bien. Ici, je constate encore le progrès que tu as fait depuis que tu as commencé sur le forum. Et… Je constate aussi que parfois, tu peux faire les mêmes erreurs qu’il t’arrive de condamner, bien sûr ^^.

Venons-en directement au fait, au gros abus de cet rp, ton combat contre Angeal.

En fait, il est plein de bonnes intentions. Je me souviens que Vesper et toi pensiez que Death était en avantage contre Angeal. Mais on est… à l’entrée de la ville. Death a longuement combattu et là il se retrouve devant pas mal de gars, pour moi des dizaines sont dans les environs. Il devrait, alors que son combat contre Angeal commence, être déjà quasiment à terre (surtout qu’à l’époque, tes PS n’étaient pas ce qu’ils sont). Et quand tu combats les soldats qui sont protégés d’un lien de douleur, oui tu subis… mais pas assez. Et pourtant, à nouveau, je serais tenté de croire que tu as fait ce que tu trouvais bien mais… pas assez ^^.

« Mon épaule s’écrasa contre un bouclier, faisant chuter le défenseur et me faisans grogner suite au contre-coup. Affirmant mes appuis, j’amenai un bras dans mon dos afin de parer un coup en traître et le second en avant pour ensuite tourner sur moi-même dans une attaque de zone, touchant trois des gardes. Stupéfié un instant, mon regard se posait sur les gardes touchés et ne remarquait aucune plaie sur les endroits toujours alors qu’à mon tour, plusieurs douleurs me prenaient sur le torse sans avoir été touché.

Pestant et remarquant les gardes se resserrer autour de ma position, j’assenais un coup rapide sur le torse du garde au sol »


Moi quand je vois ça, je me dis… Ils sont six, un truc comme ça. Bon déjà le nombre cloche. Quand j’avais fait une remarque à Red qui courait dans la foule et faisait des dégâts, il m’avait dit « Oui mais les archers sur la muraille vont pas tirer sur la foule » et je lui avais répondu que tous les soldats n’étaient pas des archers sur la muraille.

Ici… bah justement. Où sont les archers ? (sur la muraille ou ailleurs) Parce que je pense qu’il y a plus d’hommes que tu le décris, autour de vous. Et je pense que tu le sais. Et ça me pose pas de problèmes, c’est difficile de bien combattre 1 gars avec six alliés autour.  Mais les archers ?

Bon et dans ce texte, on a un battement… Death fait une attaque de zone, touche trois gars. Donc il est… juste à côté d’eux. Ils n’ont pas une égratignure, ils doivent à peine avoir senti le coup. Alors… pourquoi est-ce qu’ils ne te plantent pas tous ?

Tu les décris se resserrant, comme étant sur la défensive mais… Les gars ils sont insensibles et entraînés ?

Je te le demande autrement, pourquoi n’ont-ils pas tous été beaucoup plus offensifs que ça ? Honnêtement, ils l’auraient fait, avec la surprise de Death par rapport aux ennemis insensibles, ils le tuaient.

On a un peu la même situation à la fin. Death est en transe, donc il est guéri, là pas de problèmes. Il dégage les gars, fait plein de trucs et transperce Angeal. Alors… Je ne sais pas. A nouveau, on a plein de soldats autour qui sont là, qui ont été projetés tout ce que tu veux mais qui… comme ils ne ressentent pas la douleur, vont se relever en une seconde et te foncer dessus. J’ai pas de problèmes à ce que Death ait tué Angeal, mais il aurait du être emmerdé après ou à ce moment-là.

Oui Vesper arrive, c’est vrai. Mais elle gère quatre, cinq gars. On est au cœur du combat, il n’a pas bougé depuis le début et… D’accord il y a le dragon mais là ? On est à un moment où le dragon est retenu au sol plus loin dans la ville. Les soldats qui sont près de vous ne peuvent pas faire autre chose que vous combattre.

Alors… on en fait tous. Des erreurs. Tu n’as pas du tout été le pire dans la mesure où ton combat contre les paladins reste intense mais comme tu l’as dit, ce ne sont pas des bleusailles. Et même question que celle que tu as posée à Abigail, pourquoi certains ne t’attaquent-ils pas avec de la magie durant ce combat contre Angeal ?

Enfin, ça reste un très bon combat mais sur le moment, je me disais… Oui mais il manque un truc. Les pnjs ne sont pas assez pugnaces, on s’est pas assez mis à leur place. Ils se croient insensibles, ils auraient du être beaucoup plus offensifs, surtout en connaissant leur chef qui est à genoux… en train de les aider.

Pour parler du reste, parce que j’allais oublier, c’est un rp que j’ai trouvé rudement bien mené. Je dois dire que je m’attendais à ce que la Coalition noire décrive les actes du dragon de manière… presque systématique, c’est dommage mais je crois que ça aurait aussi ralenti vos rps. Les tiens sont très bons et hrp, tu as bien su gérer ton groupe, même s’il y a eu pas mal d’abus de votre côté.

J’ai particulièrement aimé ton interprétation de Namtar. Et d’ailleurs je trouve le rp qui suivra la mort d’Angeal particulièrement bon. Le rp d’après sera un peu en-dessous en terme de qualité… Très correct mais disons, beaucoup plus dispensable. Le rythme n’y est pas.

Atroce : 46 xp, 460 munnies et 4 PS. 2 PS en force, 1 en défense, 1 en vitesse.

….

Mon appréciation pour ceux que je n’ai pas notés !

Red : Contrairement à Death, moi j’ai beaucoup aimé que tu sois vraiment… le chien fou de la bande, qui s’isole et tout. C’est vrai que du coup l’aspect de la meute n’est pas là mais je trouvais que c’était vraiment dans la logique du « Y a de l’agitation, je vais rendre ça chaotique. » L’idée est pour moi excellente et tu l’as très bien menée. Toutefois… Ce que je vais te reprocher, c’est la même chose que Death, cette histoire de la meuf habillée en rouge tuée à vue, franchement ça veut rien dire.

Abigail : Certains de tes rps sont très bons, j’ai particulièrement aimé le premier mais en effet, du début à la fin… Tu abuses avec les pnjs, genre un combat en 1 contre 6, que tu gères à la merveille alors que je me souviens avoir dit à Death « 1 contre 6, Death, il a peu de chances de s’en sortir. » Néanmoins tu t’es bien intégrée dans la dynamique de groupe de la Coalition noire et j’ai bien aimé la continuité que tu apportes avec le futur des rps. Tu destines ton personnage à plus que ça. A toi de comprendre maintenant qu’un bon personnage est un personnage qui sait quand il doit mourir !

Vesper : Je dirais que j’ai un peu la même sensation qu’avec Agon. A peu de choses près tu peux adapter son commentaire pour le tien puisque ton effet avec le vaisseau n’est pas évident, je trouve… D’ailleurs je ne sais pas si quelqu’un saurait dire les dégâts que ça a causé. Toutefois les rps sont très bons, constants et surtout différents. Tu participes pas mal à l’ambiance. Je crois que c’est une erreur que d’avoir pensé que Vesper n’aurait pas pu réussir à atteindre le vaisseau de Death sans danger. Pour moi, elle y serait arrivée avant lui, clairement. Mais ça a donné lieu à quelque chose de très sympa, la rencontre avec Agon qui est assez subtile je trouve.

En définitive, très bon rp.

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