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 Bouc émissaire
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L'Ainé des Surhommes
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Dim 19 Fév 2017 - 20:50
La plaie n'était pas si large mais incroyablement profonde, la faux ayant complètement traversé comme Death espérait traversé les défenses du Sanctum et comme ce dragon l'avait déjà fait. Pire que ça, l'arme de l'ennemi avait pénétré la cage thoracique, embroché le cœur pour ensuite traversé la cage thoracique de l'autre côté et même le sol de pierre en gardait une trace. Ce cœur meurtri ne battait déjà plus, tout juste pris de spasme de douleurs qui ne faisait qu'accélérer la fuite du sang hors du faux-Primarque. De lui même, jamais Angeal n'aurait abandonné, jamais il n'aurait accepté le repos et... enfin, arrive le repos du guerrier, au pire moment. A ce moment-là, alors que l'organisme se débattait follement, l'esprit du chef des paladins l'avait compris, entendu et accepté en un instant. Ce n'était pas Death qui lui offrait le repos, ce furent sa bravoure et son courage au moment de lui faire face ou plutôt, d'essayer. Cet ennemi était terrifiant, surpuissant et depuis sa transformation, inattendue, toute chance était perdue. Était-ce une sorte de transe ou simplement sa véritable forme ? Le deuxième point serait une défaite assurée et le premier, l'espoir le plus grand d'une victoire. Angeal n'arrivait pas à y penser, ne pensait plus au Sanctum... pas plus à ses soldats... et si la vie est un combat, le sien était terminé. Son groupe se relèverait, c'est une certitude, c'est ce qu'il fait toujours que ce soit dans la victoire ou la défaite. D'ailleurs, ce groupe ne connait que la défaite et a toujours su en endurer le goût amer. Une chose est sûre, Angeal pouvait l'affirmer sans en informer ses compatriotes... les Eternels existent bel et bien ; Etro est une vérité.
C'est en son royaume que le chef des paladins repose désormais après une vie d'actes parfois terribles aux conséquences qui l'ont souvent été mais dont le cœur n'a jamais lâché prise... jusqu'à cet instant fatale où la mort y enfonça sa faux.

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Dim 26 Fév 2017 - 9:21
Ils mettent trop de temps à revenir… Ian était parti désormais, et il avait encore remercié « M’sieur Agon » avant de ce faire. Mais ces considérations attendront. Pour l’heure notre ami devait veiller sur une population inquiète.

Terrorisée, plutôt.

Ca oui, l’arrivée d’un espèce d’énergumène à armes spectrales ou quoi que ce soit d’approchant, ça marquait. Et même si les présents connaissaient la notion d’allié de circonstances, le risque de confiance pris envers celui que l’on ne connaît en fait pas, ce type ressemblait plus à un premier rôle qu’à un gars du décor. Le souci avec les premiers rôles, c’est qu’ils attirent plus l’attention. Comme ils attirent plus l’attention… la méfiance prend un effet de groupe. Les rugissements de peine du dragon les secouaient, la crainte qu’à chaque instant un ennemi puisse les trouver. Qu’il ait l’effet de surprise. Que même s’ils parvenaient à le maîtriser, il y aurait peut-être des pertes et ne pas savoir combien, ou qui.

Peut-être heureusement pour lui, ce nouvel arrivant, les civils étaient tant et si bien focalisés sur leur fuite, leur survie, celle des membres tremblants de leurs familles, qu’honnêtement ils n’étaient plus à ça près. En revanche Agon l’avait vu depuis la demeure où il accueillait les groupes de réfugiés avant qu’ils ne puissent rejoindre la poterne elle-même, là, par l’entrebâillement de la porte, le regard sévère du paladin Villiers qui jaugeait le gosse. Une question, simple : s’il mentait, s’il était un agent ennemi, pourrait-il avoir assez de force, de réactivité, pour le tuer avant qu’il n’ait le temps de toucher à ceux qu’il devait protéger ? Après quelques mots que le prêtre n’entendit pas, et une fois le groupe en partance évacué, l’homme d’armes guida le téméraire aux cheveux ébènes jusqu’à la demeure où notre ami qui ne l’était pas tant se trouvait. Se rapprochant, il adressa quelques mots au jeune aspirant qui avait fait toutes ses preuves aujourd’hui — « Allis, tu escortes le prochain groupe de réfugiés. Tu emmènes Monsieur Wiley avec toi. » Douce délivrance… Agon ne put s’empêcher de lâcher un soupir. Les traits tirés, il contenait ses angoisses comme les autres. La peur que cette bête de flammes puisse revenir à chaque instant et le fait qu’il n’ait aucune échappatoire contrôlée lui avait fait naître comme un sentiment de claustrophobie intérieure. Et alors même que cette sensation le haranguait, il était supposer gérer celle des autres. Il leur avait parlé d’Etro, au début, du fait qu’elle les aimait et que ce moment, si horrible soit-il, si dramatique soit-il, ne voulait pas dire que c’était la fin. Il y avait un lendemain, où certes nous devrions enterrer ceux que nous avons perdus, mais qu’ils étaient en sécurité dans les bras d’Etro. Il avait senti la foi vacillante d’une population désoeuvrée, et à ceux qui étaient venu le voir, il avait remanié les discours qu’on lui avait tant de fois déballés — « Ca ira mieux. » En somme. Il fallait juste le dire d’une façon un peu convaincante. Ne pas être trop mystique, être plus pratique. Les gens retournent bien souvent à ce qu’ils ont de sûr lorsqu’ils sont ébranlés, n’est-ce pas ? Et ceux qui n’étaient pas des religieux convaincus semblaient plus rechercher un homme pour calmer leurs craintes, qu’un homme pour leur dire qu’Etro les regarde. Petit à petit, bien que teinté de religion, il avait altéré son discours pour quelque chose de plus technique.

Leur assurer le bon travail des paladins, rapporter que la bête était en mauvaise posture, leur expliquer comment cela allait se passer — tout en attendant lui-même que ce soit son tour — c’était là comme un interrogatoire de chaque instant. Les civils étaient évacués par groupes vers la forêt, mais afin d’éviter une population trop concentrée qui serait aisée à cibler, chaque groupe était parti avec un ou deux hommes d’armes ou de confiance. Séparés en groupes plus petits… peut-être que s’il y avait bien des unités ennemies dans les bois, certains en réchapperaient. Quoiqu’il en soit, les hommes du Sanctum feraient tout pour, et personne n’était venu rapporter une quelconque mauvaise nouvelle concernant les bois.

« Vous, vous partirez avec moi. Nous escorterons le dernier groupe de réfugiés. » — tandis que le prêtre examinait plus avant les mines de ceux qu’il allait côtoyer dans son évacuation et leur expliquait une fois encore comment les choses allaient se passer, Villiers s’entretenait avec l’atypique du moment. Agon les écoutait d’une oreille, bien qu’il n’entendit pas tout ce qui se dit, occupé à répondre aux inquiétudes des moins rassurés avec autant de diplomatie que lui permettait son épuisement tout juste compensé par l’adrénaline de l’heure. A l’extérieur de la maisonnée, le paladin se tenait devant la porte, de façon à ce que le jeune homme au bouclier ait à lui passer sur le corps s’il souhaitait seulement entrer. Son ton était sans trop d’équivoques. Assurément… il le surveillerait. « Il n’en reste que quelques-uns à évacuer. » Seulement quelques-uns… une grande partie de la population devait avoir péri. Peut-être certains cachés dans des caves dont il faudrait dégager la sortie si la ville n’était pas prise à l’issue du conflit. Il y avait cette gamine en rouge dans les rues aussi, pour ceux qui auraient erré seuls… La sortie..

Son brieffing terminé, Villiers poussa légèrement la porte, d’adressant au groupe « Préparez-vous tous. Nous allons vous évacuer. Vous serez escortés par l’aspirant Allis et accompagnés par le prêtre Wiley. Pour votre bien, je vous conseille de suivre leurs instructions. » — les rescapés ramassaient les miettes de leurs espoirs et de leurs forces pour se redresser. Agon, proche de lui, inclina brièvement la tête. Il était temps de partir.

— « Etro vous garde. »

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L'Assassin écarlate
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Mer 22 Mar 2017 - 13:13

Death est parti bien vite quand un homme que tu n’avais jamais vu avant, même dans les archives de la Coalition tu n’avais pas vu sa photo, ni dans les vieux dossiers de Death que tu avais trouvé dans le bureau de l’intendance. Mais le problème, c’est quand même que ton boss vient de te laisser aux prises avec une dizaine de soldats adverses prêts à tous pour venir à bout de cette invasion quand même. Tu pestes en ton for intérieur, mais essayes de tenir bon quand même. Tu arrives à en mettre trois-quatre au tapis, mais le reste de l’escouade qui t’entour ne veut pas plier.

Tu ne sais comment, mais tu parviens, non sans mal, à te saisir du talkie-walkie que t’a confié Hook. Tu arrives à articuler une demande d’aide, cependant une attaque-surprise vient percuter l’objet  et te le fait perdre dans la cohue. Bon, il reste plus qu’à te les faire toute seule. Six soldats t’entourent avec toute la hargne qu’ils peuvent contenir en eux. Que vas-tu faire face à eux ? Il y en a un qui s’apprête à attaquer. Tu plies les genoux et finis recourbés, face vers le sol. Une fois qu’il est à ta hauteur, prêt à dispenser son coup, tu t’élances vers le ciel et tournoi sur toi-même. De tes deux lames, tout le monde se retrouve à terre, celui te chargeant la gorge balafrée et dont le sang s’écoule déjà sur le sol.

Tu batailles ardemment contre les cinq personnes qui te font encore face quand tout d’un coup, un rire strident retentit non loin de toi. Un attroupement de miliciens est regroupé autour d’une masse de ténèbres informe et se fait propulser de toute part par l’apparition d’une paire d’ailes squelettique. Un étrange sentiment s’empare de toi. Tu connais ces appendices monstrueux, l’homme de ton cauchemar.  Tu regardes un peu abasourdie la scène qui se profile devant toi, tes ennemis s’arrêtant pour faire de même.

L’étrange spectacle te laisse un peu ébaubie, comment pouvait-il se transformer en cette créature ? Comment pouvait-il produire une faux de cette ampleur. Tu ne comprends pas vraiment ce qu’il se passe. La seule chose que tu arrives à desceller c’est l’immense arme de mort qui vient se planter dans le torse de l'homme venant d'arriver. Quelle férocité, quelle hargne, quelle rage. Tu ne sais pas si tu dois ressentir de l’admiration ou de la peur face aux actions sanglantes de cette créature macabre.  Mais qu’importe ces sentiments, tu sais que cela ne te laisse pas indifférente.

Tes adversaires ne réagissent pas de suite, mais un petit moment après, un cri de colère retentit de leur  bouche et ils commencent à courir avec fureur vers ton boss métamorphosé. Sans vraiment réfléchir, tu te lances à leur poursuite. Personne ne s’en prend à Death impunément sans en subir ton courroux. Mais comment cela se fait que tu aies tant de loyauté envers cet homme, tu te le demandes encore.


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La Sorcière
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Sam 25 Mar 2017 - 8:13
Aussitôt les portes franchies, la sorcière sentit la chaleur embrasser ses joues. Elle se cacha, légèrement derrière les épaules du paladin, ce cavalier dont elle partageait la monture. La fumée noire qui s’échappait de la ville en flammes donnait à celle-ci des allures d’un volcan bouillonnant. Elle se méfiait des fumées, davantage encore de l’éruption.
À travers la fumée à l’entrée de la ville, Lulu ne voyait encore rien sinon des corps en flammes et d’autres en sang. Elle chercha le dragon, levant le regard, toutefois la cavalcade et l’environnement, la chaleur et la peur, l’empêchèrent de distinguer quoi que ce soit.
Et la magie…

La jeune femme ferma les yeux une toute petite seconde, cherchant dans les centaines de mètres aux alentours les plus grandes sources de magie, les ténèbres et la lumière en chacune des âmes. Et il était si proche. Non pas le sans-coeur mais un être non loin de le devenir, au milieu de dizaines et de dizaines d’autres énergies, des combattants du Sanctum, sans doute.

Au fur et à mesure que le cheval avançait, alternant parfois entre trot et galop, Lulu put mieux distinguer la bataille. Des templiers par dizaine combattaient avec trois personnes. Deux d’entre elles étaient habillées sombrement, des femmes, tandis que la troisième était monstrueuse. Une grande paire d’ailes, une faux gigantesque et un capuchon couvrant son visage personnifiaient le spectre de la mort. Mais avant de le voir lui, elle avait vu son cœur. La sorcière se fit discrète, se collant légèrement au cavalier pour que de loin, le paladin et elle aient l’air d’un seul homme. Et pourtant, elle regarda aussi longtemps qu’elle le put les trois individus avec la ferme intention de se souvenir d’eux et de se souvenir de la moindre caractéristique de chacun de leur cœur. Trop occupés à se battre pour la remarquer, sans doute, elle comptait bien rester toutefois à leurs yeux à jamais invisible.


« Ils vont les avoir, Dame Lulu. Ils en viendront à bout. Les civils finissent d’être évacués. Les paladins et templiers pourront se battre en sachant la vie du plus grand nombre sauve. »

La sorcière haussa un sourcil et ne répondit rien.
Angeal était aux pieds du spectre. Elle l’avait vu… une seconde, avant que le cheval ne soit trop loin pour qu’elle ait encore la moindre perspective sur le combat à l’entrée de la ville. Elle baissa les yeux, ressentant l’ombre d’un regret. Un Brasier X sur les trois combattants et… ils auraient peut-être été désintégrés. Mais il y avait les soldats.
Et rien au monde ne valait un tel sacrifice, du moins un sacrifice de sa part. Elle ne voulait plus être coupable. Les graves décisions n’étaient plus les siennes, ayant réussi à lui faire perdre tout en peu de temps.

Angeal avait fait son choix. Difficile pour elle de ne pas lui en vouloir. Il était mort, et pour rien, sans doute. Somme toute, le Primarque avait fini de manière ridicule. Cette pensée, Lulu ne la voulait pas cruelle, non, simplement honnête. Car elle était triste mais aussi furieuse. Pourquoi combattre si c’est pour perdre ? Pourquoi partir mourir si cela ne sert à rien d’autre que d’être en paix avec sa conscience ?  
Angeal n’était pas mort pour les autres, quoi qu’il se soit passé. Il était mort pour lui.


« La cathédrale... » entendit-elle murmuré par le cavalier. Un murmure… Non. Mais il avait parlé pour lui-même. Lulu leva les yeux vers le temple, en flammes. Le dragon tournait autour de la bâtisse, crachant ses flammes comme sa colère, sans doute à la recherche de proies. Combien étaient-ils encore dans la citadelle, à présent ? Si vraiment les civils avaient été évacués, les derniers présents seraient-ils des centaines de soldat, les assaillants, un dragon et elle ?

Le cheval s’arrêta et le cavalier descendit d’un bond avant de l’aider à descendre, la soulevant par la taille. Non loin de l’entrée de la citadelle, ils se trouvaient à présent entre des maisons en flammes, certaines épargnées et finalement, la seule chose encore intacte dans le paysage, un vaisseau argenté dont la forme rappelait vaguement un scorpion, selon son point de vue. Avant même de se diriger vers l’entrée, la jeune femme se força à examiner la scène. Menrva n’avait pas été épargnée par les flammes, non. Elle pouvait distinctement voir le sillage d’une gerbe de flammes sur le sol, le pavé noirci par les flammes jusqu’à la carcasse du vaisseau. Mais ce dernier ne semblait rien avoir, pas même une trace de suie sur sa tôle.


« Que faisons-nous ? »

« Vous, je ne sais pas. Merci.» Elle leva les yeux vers le paladin, tenant contre sa poitrine sa peluche de Mog cuistot, et fit volte-face pour se diriger vers l’entrée, parfaitement dissimulée, de la machine. Celle-ci, à l’approche de la sorcière, s’ouvrit naturellement, dévoilant par une trappe des marches stables et larges qu’elle gravit prudemment.
Une nouvelle fois, elle ressentit cette impression d’être coupée du monde extérieur. Elle n’entendait plus les cris, le rugissement du dragon, les crépitements des flammes. Elle était dans ce hall magnifique que nul n’aurait soupçonné dans un vaisseau. Elle marcha vers le cockpit, laissa son mog en peluche la suivre de ses petites pattes et observa, grâce au panorama que rendaient possible les multiples vitres teintées du bec de la machine, la ville en flammes. La sorcière monta les escaliers pour atteindre la place du capitaine.


« Bonjour Menrva. »

Inutile de parler. Il lui suffisait de penser, de vouloir, pour que la machine agisse. Pour le reste, elle espérait se débrouiller. Elle ne savait guère piloter un vaisseau et avait de mauvais réflexes. Qui plus est, elle n’avait jamais fait voler Menrva. Malheureusement pour le Sanctum, elle était de loin celle qui comprenait le mieux les secrets de cette machine.

Elle entendit derrière elle le moteur s’activer et… respectant le silence dans le cockpit, le vaisseau décolla légèrement. Aller doucement était sa meilleure perspective de réussite. Une course-poursuite n’était pas envisageable, elle devait faire ce qu’elle pouvait avec ses capacités et jusque-là, prendre assez d’altitude pour avoir une vue sur la ville… Une soixantaine de mètres au-dessus du sol était son objectif.
Le vaisseau de Galenth Dysley exécuta sa volonté, prenant calmement de l’altitude, atteignant une altitude de…
Un indicateur apparut sur la vitre frontale, affichant diverses informations comme, précisément, l’altitude. La machine était exactement à soixante mètres au-dessus du sol. Elle se trouvait, à présent et en principe, sur le parvis de la cathédrale, à une cinquantaine de mètres de celui-ci mais le dragon n’était pas dans son champ de vision.
Le vaisseau tourna sur lui-même avec aisance et aussitôt, de multiples cibles rouges apparurent sur l’écran, balayant l’horizon à la recherche de l’ennemi. Elle distingua dans le paysage le dragon noir, proche de la plus haute tour du lieu de culte. Il n’y serait pas s’il n’y avait pas de cœur à happer, c’était une certitude. Aussi, certaines personnes n’avaient pas été évacuées, sans doute très vite bloquées par les flammes, la peur ou autre. De fil en aiguille, il en vint à son esprit la curiosité de savoir où se trouvaient ces gens. Les couleurs de l’écran changèrent alors totalement et elle ne reconnut pas la ville avant de longues secondes. Le ciel était bleu foncé et la ville… à certains endroits, les points touchés par les flammes, était grossièrement colorée en rouge.


« Je ne comprends pas. »

Les couleurs redevinrent normales mais très vite l’écran s’activa de nouveau et le temple sembla alors se rapprocher à toute vitesse, elle vit l’un des murs à quelques mètres mais ne fut pas assez prompte à ordonner marche arrière à la machine. Par réflexe, elle mit ses mains devant son visage pour se protéger mais il n’y eut aucun impact. Quand elle ouvrit les yeux, elle ne voyait plus de mur. L’écran était devenu noir et elle voyait dans ce dernier des squelettes bouger, se rapprocher les uns les autres, semblant paniqués.
Le mur reapparut, les couleurs aussi. Comme elle n’était pas sûre de comprendre, les squelettes et le fond noir revinrent une seconde avant qu’une nouvelle fois, le mur réapparaisse. Et une seconde plus tard, la machine sembla reculer pour reprendre sa position initiale.

La machine, en voulant répondre à une question, en avait soulevé des centaines d’autres. Lulu pensait bien avoir compris ce rapprochement soudain qui n’était à vrai dire qu’un zoom absolument perfectionné. Et les squelettes devaient être les gens réfugiés derrière le mur du temple. Difficile d’en être certaine.


« C’est lui. »

Les viseurs revinrent et pointèrent tous le dragon, sans se détacher de lui une seconde, malgré ses mouvements. Il y eut une nouvelle fois un zoom, mais sur une petite partie de l’écran pour permettre à la pilote de garder une vision globale des choses. Le dragon apparut plus nettement devant elle, des yeux profondément jaunes, un corps noir, des ailes gigantesques semblables à celle d’une chauve-souris. Il semblait blessé, indéniablement.
À cette pensée, des données apparurent autour du dragon. Visiblement, beaucoup de variables étaient inconnues. Après tout, le dragon  était un sans-coeur. Son corps ne fonctionnait pas comme le sien.

Elle n’avait pas le temps de se poser plus de questions sur la machine. Le dragon avait une aile très atteinte.


* Tire*, pensa-t-elle, ne lâchant pas le dragon du regard. Ne s’y connaissant pas en arme, elle imagina de la merveille de technologie dans laquelle elle était qu’elle tirerait un laser. Et quelques secondes plus tard, après avoir senti la machine vibrer de tout son long, un rayon bleu électrique fut tiré de sa position et transperça le dragon, perçant les écailles de son thorax et ressortant dans son dos pour continuer sa course vers la voûte céleste. Elle fronça les sourcils, voyant le dragon tomber. Il était un sans-coeur, aussi… ne mourrait-il peut-être pas d’un tir qui aurait été mortel pour n’importe quel autre dragon, du moins imaginait-elle. Elle ordonna à la machine, sans dire un mot, de se rapprocher du point le plus haut du temple, non loin du point de chute du sans-coeur.
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Le Boucher de Grimm
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Lun 27 Mar 2017 - 13:23

Lentement, le corps voûté de la bête se soulevait et s’abaissait dans un rythme régulier. Laissant un souffle rauque s’échapper de sa mâchoire et s’étendre dans la place dorénavant vide. Vesper avait finalement quitté sa position pour rejoindre son supérieur dans la bataille, elle avait eu raison. Death avait été stupide de penser prendre cette ville avec trois femmes et un dragon pour seule force, son arrogance l’avait mené à sa perte et l’avait forcé à appeler son pire ennemi. Toutefois, à eux trois, ils étaient parvenus à se débarrasser, au bout de longues minutes, des défenseurs encore présents. Hochant la tête, provoquant un horrible craquement provenant du cou de Namtar, il pouvait distinguer la jeune femme devenue récemment intendante. Elle achevait un homme de son épée et semblait aussi essoufflée que pouvait l’être la monstruosité, cette histoire commençait déjà à sentir mauvais pour eux.

Seul le corps sans vie de cet homme, Angeal, était une preuve de la réussite de cette attaque. Et il allait falloir s’en contenter pour l’heure. Dans le cas contraire, les années de travail qu’avait fourni la bête auraient été parfaitement inutiles et sa liberté bien éphémère.

Ils étaient tous les trois, debout au milieu de la place quand le bruit de la lourde faux heurtant le sol se fit entendre. Cette transe avait permis à la bête de se revigorer un instant, toutefois, le contrecoup du combat se faisait ressentir et il fallait remercier la providence qu’aucun soldat ne fût en vue à l’autre bout de la rue. La bataille à l’entrée de la ville était gagnée, et elle allait bien être la seule. Le spectre leva son regard à la recherche de l’ombre du dragon, réfléchissant à un moyen de le rappeler quand il distingua un rayon bleuté fendre le ciel et faucher le sans-coeur en plein vol. En soit, une nouvelle bien désobligeante.

Attrapant la hampe de son arme au niveau du fer de lance, la bête souleva la faux et s’approcha alors de ses deux subordonnés. Death était le Boss de la Coalition Noire, elles allaient reconnaître dans le monstre qu’il était devenu la même personne. Tout se déroulait comme il l’espérait, il n’avait plus qu’à rejoindre son trône à la Cité du Crépuscule pour que sa victoire soit totale.

- Vesper, rejoignez votre vaisseau et quitter ce monde. Abigail, vous allez venir avec moi.
Si de la chair recouvrait ce visage, elle aurait pu distinguer un sourire. Répondant à mon injonction, la rousse s’avança à ma hauteur et le spectre répondait simplement en déployant sa paire d’ailes membraneuse au-dessus de la tête. Lentement, de sa main libre, il attrapa l’intendante par la taille et la serra contre son corps afin de la maintenir tant bien que mal. Ensuite, il donna une impulsion et s’envola lentement dans les airs, chaque coup d’aile augmentant la distance les séparant laborieusement du sol.

- Si vous croisez la louve, dite lui de retourner au pont…
Avant que l’on ne lève le camp sans elle. Red avait exprimé le choix de la jouer cavalier seul, elle allait avoir besoin de plus que de la simple volonté pour retrouver le chemin jusqu’au vaisseau. Abigail à ses côtés, la bête s’éleva seulement de quelques mètres afin de pouvoir passer au-dessus des habitations. La bête n’avait pas assez de force pour s’envoler plus haut, encore moins avec le poids supplémentaire qu’était l’intendante, il devait parcourir le plus de distance possible en direction du vaisseau avant le Sanctum ne revienne à l’entrée de la ville.

Tournant le regard, observant du coin de l’oeil, Namtar distinguait la source de l’attaque ayant terrassé le dragon. Un étrange vaisseau qui s’avança vers la citadelle, à l’endroit où le dragon avait chuté. À cette distance, il ne pouvait distinguer rien d’autre que cela et voici une nouvelle fois la preuve de la stupidité de Death.

Il aurait réfléchi son plan plus de cinq minutes, il aurait cherché les forces et les faiblesses de son ennemi à la place de se rendre au lendemain de cette bataille. Certes, il avait eu un avantage, mais cette chose dans le ciel le balayait en moins d’un instant et il avait perdu la seule chose vraiment puissante que possédait la Coalition Noire. Voilà le constat de son échec. Le démon n’avait d’autre choix que de s’enfuir avant que l’ennemi se regroupe s’il désirait conserver un espoir de survie, et tristement, l’entrée de la ville n’était pas encore en vue. Ce serait si simple de lâcher la rousse et de s’enfuir sans dire un mot, toutefois, ce serait là aussi une erreur. Elle avait son utilité pour notre futur.



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Le Pardon Enchaîné
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Mer 29 Mar 2017 - 23:14
Ça avait été inutile, le dragon s'était envolé de plus belle. Comme dans les griffes d'un cauchemar qui semblait vouloir s'éterniser, Fabrizio avait tenté un dernier assaut sur le dragon, avant que ce dernier ne le repousse, ainsi que les paladins survivants, d'un simple coup d'aile. Il eut bien des idées pour tenter de le rattraper, mais il semblait bien qu'il avait épuisé toutes ses ressources. Sans son arc il ne pouvait espérer attirer de nouveau la bête ici, et de toutes manières, folle de rage comme elle l'était, c'était peine perdue.

Il n'avait pas la force ni les moyens nécéssaires de continuer à se battre, et ça, ce fut un constat qu'il fit en se redressant, une fois le choc passé. Chaque partie de son corps lui renvoyait une douleur différente, aucune qui n'augurait quelque chose de bon. Son regard allait et venait, vague au milieu des décombres de la muraille ; dans un état second, comme incapable de se concentrer, de s'arrêter sur quelque chose. Il avait la nette impression que son crâne allait exploser, aussi retira-t-il son casque ainsi que la cotte de maille dessous, le vent de ce qui n'était encore qu'une journée à peine entamée vint gifler son visage, ravivant mille maux, mais ayant le mérite de le ramener sur terre. S'apitoyer sur son sort ne faisait pas partie de ses priorités, se dit-il en se redressant lentement.

Il avisa les soldats autour de lui ; des six Paladins venus avec l'ordre d'Angeal, trois étaient au sol, immobiles, il rejoignit un quatrième, également au sol. Il bougeait, toujours, et malgré l'état de son armure que Fabri jugea rapidement comme catastrophique, il était bien vivant. Seulement, il y avaient certains signes comme ses yeux fixes et sa respiration hachée qui réduisaient quelque peu l'espoir.

« Va voir si les autres sont vivants ! » ordonna Fabri au dernier Paladin restant.

C'était une femme, qu'il avait déjà vue mais à laquelle il n'avait jamais vraiment adressé la parole. Un excellent soldat, qui avait toujours vécu dans ce monde.

Il gardait un œil sur le dragon, en avisant, en cherchant quoi faire. A ce moment, il ne savait plus vraiment. La seule certitude c'était que les derniers effets de ses sorts de soin et de concentration disparaissaient alors que le simple fait de respirer devenait une tâche de plus en plus difficile. Un brouillard épais avait pris son esprit en otage, alors qu'il tentait vainement de comprendre, de penser, de bouger. Il s'adressa au soldat, qu'il connaissait, tout comme Hylla, le paladin auquel il venait d'ordonner de s'occuper des autres. Il détacha son casque, retirant les attaches de son armure dans un espoir d'améliorer le sort de ce soldat.

« T'endors pas pendant le service, pense au Primarque, il va retenir ça de ta solde... »


Un mince sourire étira les lèvres du soldat, tandis que Fabrizio lui lançait un sort de soin. Il continua de lui parler, lui demandant son nom. Une fois d'abord ; n'entendant rien. Une seconde fois, mais le soldat ne parvint pas à parler de nouveau.

Respirer lui était devenu laborieux également ; s'étant éloigné du combat l'espace d'un instant, il n'avait pas respiré autant de fumée que les autres soldats, mais il avait rattrapé son retard, sans le réaliser, sans le vouloir. Maintenant que le dragon s'était lui-même éloigné, ses victimes avaient libre-cours pour réaliser l'étendue des dégâts qu'il avait causés. Une fumée épaisse et noire s'échappait des bâtiments en flammes en contrebas. Le dragon lui-même semblait aux prises avec autre chose ; une forme étrange, incongrue, mais pas étrangère. La fumée enveloppa ce qui restait de ses sens ; il ne put résister longtemps avant de perdre l'équilibre. Une traînée d'un bleu lumineux partit en direction du ciel, bientôt avalé par les ténèbres.


Le contact brusque de la main de Hylla sur sa joue fut ce qui le ramena. Sa voix, elle, le maintenait réveillé. Claire, rauque de par le choc, et à cause de la fumée. Elle le forçait à la regarder.

Surpris, il regarda autour de lui ; la lumière de la salle était étrange. Il ne savait pas comment il était arrivé, ni pourquoi. « Les autres, il faut retourner les aider... »

Il pouvait voir chaque détail du visage de Hylla. De grands yeux bleus, rougis par la fumée, un visage marqué par l'été qui venait de se terminer. Ses lèvres étaient fines, et bougeaient au rythme de ses paroles.

« Ils sont morts Valeri, mais tu vas m'écouter quand je te parle ?! »


Morts ? Il venait d'aider un soldat. Tout était clair dans son esprit ; il y était quelques secondes plus tôt. Non, elle avait tort. « Nom d'Etro, regarde-moi, allez, reste avec moi ! »

« Le dragon, où est-ce qu'il est ? »


Il avait envie de lui dire qu'il arrivait très bien à rester conscient, mais qu'il avait envie de garder les yeux fermés, parce qu'il n'avait tout simplement plus la force de les ouvrir. La douleur était trop forte, il avait juste envie de rester immobile, de réfléchir, de...

«  Je l'ai pas revu, y'a eu ce.. cet éclair, comme un sort, oh pour l'amour de- garde les yeux ouverts ! »

Il n'avait pas tué le dragon, la citadelle était toujours en danger. Il ne savait pas non plus ce qui se passait sur le pont, ni si ses ordres avaient étés appliqués.

Etro protège-les, pensa-t-il. Juste un petit instant, juste le temps que je puisse faire quelque chose.
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Jeu 30 Mar 2017 - 19:15
 Bouc émissaire

Le mur d'enceinte aux alentour du pont lui paraissait de plus en plus haut… Impossible de les escalader sans se faire repérer, puis elle ne se sentait pas la force d'en plonger et de traverser la rivière à la nage. Regardant dans tout les sens dans l'espoir de trouver une solution, elle commençait à se rapprocher de l'avenue principale, avant de bifurquer dans une ruelle au passage d'une patrouille. Le petit chaperon rouge laissait échapper un léger soupire en entendant les pas des soldats en armure s'éloignant, avant de remarquer que la porte arrière de la maison contre laquelle elle se cachait été restée ouverte et qu'une odeur de tarte à la pomme et de thé à la menthe s'en échappé.

"Bha, ça ne peut pas faire de mal de manger un peu. Ça sent comme les tartes au pomme de mère-grand en plus."

Poussant la porte, elle trouvait les lieux abandonnés. Titubant légèrement, elle prenait la tarte sur le rebord de la fenêtre avant de la fermer et de déposer le mets sur la table, fouillant dans les tiroirs de la cuisine pour trouver une fourchette et dans les armoires pour mettre la main sur une tasse et le sucrier de la famille. La louve s'asseyait ensuite et commençait à se délecter du mets.

"Un rien trop de cannelle je trouve..."

Elle se servait ensuite un thé très sucré, lançant sa tasse dans l'évier après l'avoir terminée et la brisant dans la manœuvre. Se relevant au pris d'un effort et d'un grognement de douleur, la louve regardait l'état de sa tenue et se trouvait peu présentable, elle se saisissait donc d'une cruche d'eau et entamait de se rafraîchir, se nettoyant le visage, le haut de la poitrine et les avant bras pour en ôter le sang. Le reste du thé allait lui servir à faire de même avec celui qu'elle avait en bouche, faisant circuler le liquide entre ses dents avant de se gargariser la gorge et de le recracher dans l’évier.

Pour ses vêtement par contre… Elle risquait de ne pas pouvoir y faire grand-chose, alors elle prenait la direction de l'escalier et se rendait à l'étage, pour se rendre compte qu'une bonne partie du toit avait été arrachée à un moment ou à un autre. Il y avait deux chambre d'enfant et celle des parents, inutile pour elle se se rendre dans les deux premières. Elle entrait pour découvrir que tout avait été laissé sur place ici aussi et ouvrait donc l’armoire, commençant à y fouiller à la recherche d'une tenue correcte et d'un sac qui lui permettrait de ranger son chaperon, son corset, ses bottes et son gantelet doré. Elle optait alors pour une robe marron, un rien trop serrante pour elle au niveau de la taille et de la poitrine, mais c'était la seule dans laquelle elle avait réussis à se glisser. Maintenant elle se tenait debout, occupée à fourrer ses affaires dans un grand sac de cuir alors qu'autour d'elle gisaient des morceaux de tissus de toute les couleurs, vestige de ses essais vestimentaire.

Puis, le cri de douleur du dragon, suivit de celui de joie des soldat lui faisait passer la tête par la fenêtre pour se rendre compte que l'immense ombre noire avait finalement été abattue, d'une manière ou d'une autre.

"Bon… Plus qu'a rentrer au vaisseau alors… Je leur avait dit que ce plan était stupide, je l'ai su dès qu'ils m'ont dit de ne pas prendre mon panier."

Elle descendait alors en marchant calmement, une main sur sa cote cassée et l'autre tenant le sac par dessus son épaule après qu'elle ai caché ses oreille sous une petite coiffe de tissus assortie à la robe.

Elle marchait ensuite dans la direction du pont, faisant mine d'être une habitante un peu perdue, titubant un rien à cause de la douleur et ne se rendant pas compte qu'elle avait de nouveau un petit filet de sang au coin des lèvres. Les soldats ne semblait pas vraiment préoccupé de sa présence ni de la direction qu'elle prenait pour le moment, allant droit vers la herse que Death avait enfoncée un peu plus tôt, par même lorsqu'elle finissait par voir une ombre humanoïde avec quatre jambes passer dans le ciel.

"Ils devaient pas être très net cette tarte et ce thé."

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Le Tacticien Écliptique
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Jeu 30 Mar 2017 - 21:41

Le jeune homme avait eu droit à un accueil des plus... froids. Pourtant, il n'en avait pas tenu rigueur, comprenant tout à fait que le ton employé était dû aux circonstances actuelles. En temps de guerre, chaque inconnu pouvait être un ennemi potentiel et, bien qu'il sût que ses intentions n'étaient pas mauvaises, elles n'étaient pas affichées sur son front. Le jeune homme vit donc le premier groupe de survivants quitter son abri et s'engouffrer dans les rues de la ville. Il ne les quitta pas du regard ; une partie de lui était toujours prête à bondir dès lors que le danger pointerait le bout de son nez. Fort heureusement, il n'en fut rien et les silhouettes miséreuses finirent par disparaître au travers d'un épais voile de fumée opaque.

Le jeune homme resta adossé encore quelques longues minutes aux côté des quelques templiers restés sur place. Si ses souvenirs ne lui faisaient pas défaut, il se rappelait que la poterne n'était qu'à un peu moins d'une vingtaine de minutes en marche. Il se retourna quelques instants en direction du chemin par lequel il était venu et ferma les yeux, priant Etro pour que sa famille ainsi que les autres survivants qu'il avait rencontré plus tôt s'en sortent sains et saufs. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il vit que le templier le surveillait toujours. Le jeune homme n'osait dire mot, il savait que pour le moment il n'était rien de plus qu'un invité parmi les rangs du Sanctum.


« Nous allons y aller. Préparez-vous, nous ne savons pas ce que la traversée nous réserve. Nous ne somme pas à l'abri que l'abomination au-dessus de nos têtes revienne. »

Le jeune homme se contenta d'un hochement de tête et concentra sa symbiose pour en faire une épée. En premier lieu, il n'apparut qu'une vague forme d'énergie malléable. Il força sur sa concentration pour essayer d'en faire une arme comme toutes les autres. Il la dota de consistance, d'équilibre et de tranchant, prenant pour modèle les épées des hommes du Sanctum à ses côtés. Il se saisit de sa création et, toujours en possession de son bouclier, se mit à suivre le groupe de survivants qui s'engageait dans les rues de la ville.

A la vue du spectacle macabre qu'étaient devenues les rues, Noctis sentit une sensation de peur le saisir. Avait-il peur de ce qui avait créé un tel chaos ? Ou avait-il peur de tomber à un moment ou à un autre sur les corps sans vie de sa mère, de son père et de sa sœur ? Et s'ils avaient tenté d'évacuer la ville ? Il était probable... plutôt possible qu'ils aient subi le courroux de l'avatar des ténèbres qu'était le dragon. C'était avec cette peur que le jeune homme continuait de progresser, désireux de remplir sa première mission officieuse pour le compte du Sanctum.

Finalement, tous arrivèrent à la poterne en un seul morceau. Aucune perte n'était à déplorer, et il n'y avait aucun blessé non plus. Dire que cela relevait de l'exploit était peut-être un peu présomptueux. Il ne s'agit pas de son fait, mais assurément de la volonté d'Etro qui avait dû maintenir la bête loin du groupe. Noctis aurait aimé chercher parmi les personnes présentes un membre de sa famille, mais le devoir qu'il s'imposait le maintenait aux côtés des templiers. Pour le moment, il ne voulait pas de la reconnaissance. Il pourrait l'accepter si elle se présentait à lui, mais il n'en ferait pas une fin en soi. Le jeune homme préférait s'affairer à aider les quelques personnes qui s'occupaient des blessées. Finalement, il n'agissait que par instinct.




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Sam 1 Avr 2017 - 13:19
Nous l’avions entendu hurler, vu se précipiter vers le sol, vers les hommes, vers son ultime conclusion. Et il n’avait fallu que quelques instants à Death — ou du moins ce qu’il restait de son ancienne forme — pour m’ordonner de me retirer avec mon vaisseau. Nous avions été « victorieux » en un sens, nous avions eu cet homme. Et c’était sans doute suffisant à présent. Désormais, il fallait sauver sa vie, car nous étions pour de bon en situation peu favorable.

Je n’attendis pas mon reste et me précipitai dans les rues, courant à vive allure, évitant toute rencontre. En vérité, il ne restait plus grand monde dans cette ville en pleine catastrophe. Pourtant, quand j’approchai de la position où se tenait mon vaisseau, quelqu’un était là, juste à côté.

Un garde. Non, deux.

Ils semblaient s’inquiéter de la position de ce vaisseau en plein centre et ils avaient été bien avisés. J’étais encore capable de m’en débarrasser, de les éliminer et m’envoler dans les airs. Et ensuite…? Il faudrait quitter ce monde, prendre de l’altitude le plus vite possible.

Quelque chose me dérangeait pourtant dans ce plan. Le temps. Le temps allait me poser problème. Combien m’en faudrait-il pour me débarrasser de ces deux hommes ? Combien me faudrait-il de temps pour faire décoller ce vaisseau avec cette visibilité et toute cette fumée qui montait entre les toits ? Combien de temps allais-je mettre pour être à une distance suffisante de la ville ? Trop d’inconnues.

Et il y avait ce vaisseau, un seul vaisseau au loin, bien trop lien, ayant permis de terrasser pour de bon Tian-Long. Il n’était pas impossible qu’il souhaite prendre en poursuite l’un de nos vaisseaux, nous voyant nous élever dans le ciel. Nous étions leur ennemi juré, aujourd’hui plus que jamais, et notre chef était dans leur ville.  Et qu’adviendrait-il alors ? Avec ce chasseur déjà abimé, je n’avais l’avantage ni de la vitesse, ni de la force, ni de la résistance.

A pied, en revanche… Je courrai dans l’autre sens, discrètement, me faufilant près des murs, évitant les zones enflammées. Mais la fumée était toujours là, partout, épaisse et incisive, meurtrière même. Combien avaient péri avant même d’avoir été pris par les flammes ? Beaucoup sans l’ombre d’un doute. Au moins, personne ne m’avait suivi, je m’en étais assurée.

Je m’arrêtai pour réfléchir quelques instants, il fallait que je disparaisse. Il fallait que je puisse quitter cette ville sans être vue. Sans vaisseau, il ne me restait qu’une issue. La station Shinra. Mais à l’heure actuelle, je ne pouvais songer à l’emprunter sans créer la suspicion. De plus, il était plus que probable que tout transport ait été interrompu depuis le drame. C’était trop risqué, il y avait trop à perdre. Disparaître pour le moment, ne plus exister en tant que Vesper Earl, c’était ma chance. Il ne devait me rester plus beaucoup de temps. Je me faufilai dans une impasse, une sombre et légèrement enfumée. Dedans, j’attachai mes cheveux en un chignon fouillis et négligé qui aurait le bénéfice de masquer la longueur de mes cheveux. Toussant, je me maquillai de poussière, de boue et de cendre, m’en enduisant dans les cheveux, sur les bras, sur le visage aussi, noircissant mes ongles. Je déchirai mon jupon, le salissant lui aussi. Puis j’enlevai les plaques — manifestes d’une combattante — qui recouvraient mon buste et ma poitrine, devenant de ce fait plus vulnérable que jamais. Restaient mes bottes, trop voyantes, trop ostentatoires, pas du tout dans le style du coin. Restait une femme pauvrement vêtue, sale et faible, quelques blessures obtenues quelques instants plus tôt çà et là pouvant être mises sur le compte du carnage.

Mes reliques, je ne pouvais pas les laisser là, cela attirerait forcément l’attention. A pieds nus, non sans mal, je réapparus au jour, épiant tous les coins pour que l’on ne me surprenne pas, et envoyai tous les restes de Vesper Earl dans la première flambée assez grande que je rencontrai. Sans doute l’épée subsisterait-elle sous les cendres et les braises. Mais ce n’était qu’une épée.

C’était fait. A présent, il fallait survivre, comme n’importe qui d’autre dans cette ville. Je ne savais plus trop où j’étais, d’où je venais et où se trouvait une sortie, une échappatoire. Je toussai encore puis me remis à courir. Courir à pieds-nus, sur ces pavés était très inconfortable. Je sentais de petites blessures se créer régulièrement sur la plante. Pire encore, je ne voyais pas grand-chose, la cendre et la fumée obstruant ma vision au loin. Je courrai ainsi à vitesse normale plusieurs minutes durant, me mettant —totalement plongée dans le rôle — à crier à l’aide régulièrement. Allais-je y rester finalement ?

Puis j’entendis quelque chose, non loin, une toux, faible mais saccadée. Un garde peut-être.

-Vous êtes là ? A l’aide, je vous en prie.


La fumée avait créé dans mes yeux des larmes aussi convaincantes que si elles avaient été le fruit de l’émotion. Je suivis le bruit de la toux et tombai sur une petite silhouette rabougrie se tenant sur une canne et le châle sur la bouche. Elle leva les yeux vers moi, incrédule.

-Que faites-vous…là ? Vous n’avez pas…?
-Non… Je…. Je suis perdue, je ne parviens pas à trouver la sortie dans ce brouillard.
-Ils sont sans doute déjà tous partis… Nous sommes fichues.
-Non ! Nous allons la trouver cette sortie !
-Prenez la moitié ma fille. Pour vous cacher la bouche.


Elle m’indiqua son grand châle bien trop grand pour son petit corps décharné et m’invita à le déchirer. Je le fis et reposai l’autre moitié dans ses mains.

Non seulement cette vieille femme m’était sympathique mais si nous parvenions à trouver les autres, elle me permettrait de me fondre plus facilement dans la foule. J’aurais pu regretter d’être si malhonnête avec elle mais l’heure était à la survie et non aux remords. Et avec un peu de chance, j’allais pouvoir sauver sa vie avec la mienne, maigre compensation à ce que nous venions de faire. Tant pis.

Nous avançâmes à l’aveugle longtemps, criant dans tous les sens à l’aide, qu’on nous sauve. La vieille dame croyait de temps en temps reconnaître un bâtiment et ainsi pouvoir s’orienter puis nous nous perdions à nouveau.

Je commençais réellement à désespérer quand j’entendis un cri derrière nous qui nous appela. D’un coup d’un seul, je fus rassurée et inquiète à la fois. Il allait falloir se montrer convaincante. Ne pas trop en dire.

-Par Etro ! Que faites-vous là ? On pensait qu’on avait évacué tout le monde ! Enfin… tous les survivants !
-On était… perdues.
-Sortez-nous de là…jeune homme !


Sans nous interroger plus longtemps et comme les pauvres femmes que nous étions, il nous invita à le suivre dans l’autre sens, soulevant l’autre bras de la vieille femme pour l’aider à marcher d’autant plus vite.

Apparemment sûr de son chemin, le garde nous amena à travers la ville, évitant parfois le chemin le plus rapide pour éviter le brasier.

Au bout de quelques minutes, nous fûmes à proximité d’une poterne. Mon coeur aurait pu exploser en cet instant. A présent j’en étais certaine, je voulais survivre. Non, pas survivre. C’était bien plus que cela, j’aimais vivre. Je repensai à Maxence un instant, à lui qui m’attendait. Il allait me haïr pour aujourd’hui mais tant pis, je voulais le revoir, il fallait que je le revoie.

Le garde nous laissa en arrière quelques instants et courut devant.

-Attendez ! Attendez ! Il en reste deux ici !


Il faisait respirable. Je reposai à cet instant le châle déchiré sur mes épaules, me concentrant sur mon attitude malheureuse tout en serrant la main de la vieille dame. Quelques instants plus tard, il revint vers nous et nous escorta jusqu’à un petit groupe de rescapés.

-Je vous amène à eux, nous allons rejoindre la forêt.


Certains semblaient être en bonne santé et heureux de vivre, d’autres la mine défaite. Il fallait que j’aie l’air comme les autres, atterrée mais pas coupable. Et ne pas trop en dire, surtout ne pas trop en dire.


Dernière édition par Vesper Earl le Dim 9 Avr 2017 - 0:12, édité 1 fois
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Ven 7 Avr 2017 - 22:35
Enfin. Sortis. Le petit groupe dont Agon faisait partie, mené par l’aspirant Allis, avait rejoint l’orée du bois. Ils avaient couru sans se retourner, jusqu’à l’ombre protectrice des arbres.
Mais bien rapidement, une fois cachés, pouvaient-ils le penser, du regard du monstre, les yeux se portaient sur la Citadelle désertée de ses habitants. La fumée noirâtre s’élevait dans le ciel, dissipée sporadiquement par le battement d’ailes de la créature. Jusqu’à, du moins, ce que ce rayon aussi inattendu que surnaturel, aussi puissant qu’effrayant d’efficacité, ne la transperce de part en part et qu’elle ne semble s’écraser à l’intérieur de l’enceinte fortifiée. Dans un sursaut défensif, et ridicule étant attendu leur distance avec la Cité, les citadins s’affaissèrent en entendant le corps massif du dragon heurte la pierre jusqu’ici, dans un grondement sinistre.

— « Nous ne restons pas ici. Suivez-moi. » L’aspirant tâchait d’arracher ses protégés à la contemplation dans laquelle ils étaient plongés. Même le prêtre avait laissé son regard posé sur la Forteresse, s’attendant chaque seconde à voir l’obscur ennemi regagner les cieux. « V… av…. son.. » Il secoua la tête en réalisant que les quelques mots qu’il n’avait que soufflés ne pouvait en aucun cas être audibles. « Vous avez raison. Nous ne pouvons pas rester ici. En route. » Les accompagnant, un jeune couple ayant perdu de vue leurs amis avec lesquels ils étaient lors de l’attaque, un vieux peintre claudiquant, un bâtisseur qui semblait s’entretenir, mais au bras encore couvert d’un bandage sanglant, une mère et son frère accompagnés d’une enfant et une femme-taupe d’un âge mûr. Tous, éreintés. Tous, à bout de forces, toussotant encore par moments. Agon s’approcha sans trop attendre du vieil homme afin de lui servir de soutien, tandis que l’aspirant s’apprêtait à ouvrir la marche. L’effort et l’armure, quoique n’étant pas des plus lourdes, lui tiraient une couleur faciale rouge-sous-suie tranchant sèchement avec sa jeunesse. « Nous restons groupés jusqu’à ce que le tocsin soit sonné… » — en espérant seulement qu’il reste moyen de le faire sonner, mais aucun membre du groupe ne souhaitait se poser la question sur le moment.

Ils élurent ‘résidence’ près d’un imposant chêne trônant sur un talus, dominant les voies de passage potentiel en contrebas et, espérait l’aspirant, leur permettant de voir venir autant que possible tout individu qui irait à leur rencontre. Les racines imposantes créaient de petites alcôves dans lesquelles on lova les plus mal en points, mais chaque bruit de branche craquelant amenait son temps de silence pesant. Chacun tendant l’oreille pour savoir s’il avait, peut-être, halluciné un bruit de pas ? Etait-ce le son de mailles s’entrechoquant ? — ils étaient seuls.

Du moins le furent-ils un peu moins d’une heure. Agon fut le premier à les entendre ; les pas, les souffles courts. Ami ? Ennemi ? Y avait-il vraiment eu des hommes de la Coalition dispersés dans les bois ou étaient-ce des citoyens désoeuvrés ? Prestement, le prêtre se rabattit contre l’arbre sur lequel il s’était laissé reposer. Il lui avait bien fallu reprendre ses esprits après cette pagaille - et avec les minutes, si l’adrénaline semblait s’en aller, la fatigue, elle, se rappelait de plus en plus aux hommes et femmes présents. Et lorsque l’homme de foi s’immobilisa, tous se figèrent avant de couler un regard vers Allis. Il y avait toutes les chances que ce soit un groupe de réfugiés, c’était obligé. Plus il tendait l’oreille, plus Agon tâchait de s’en persuader. Il entendait le bruit caractéristique de l’armure, mais il semblait y en avoir peu par rapport au nombre de personnes se déplaçant. Lentement, Allis saisit son arc dont il fixa la corde avant de sortir une des rares flèches de son carquois, et tenta quelques pas maîtrisés. Et tout aussi précautionneusement, les rescapés se cachaient. Agon, pour lui, était prit entre la mauvaise curiosité de savoir, rapidement, s’il y avait réellement un danger, et la douce prudence d’une meilleure cache. Rah et puis non il fallait qu’il sache !

Quelques minutes, et un groupe passa en contrebas. Immédiatement, il reconnu l’homme d’armes de tête. Villiers ! Le paladin avait bien quitté la ville ! Un… deux… ils étaient aussi un peu moins d’une dizaine. Hommes abattus, femmes défaites… et le garçon volontaire de tantôt. Tiens, Villiers lui faisait dos… il devait s’être fait son avis du jeune homme aux cheveux sombres. Il savait que c’était l’atypique de tantôt, malgré le fait que sa peau pâle était désormais marquée de traces noirâtres. Il y avait ces armes d’un genre… pour le moins voyant.

« Villiers ! — Je veux dire, chef ! » L’aspirant avait lui aussi reconnu le meneur de la troupe de fortune, et abaissa son arme avant d’avancer dans sa direction. Soupirant, Agon fit signe à ses camarades d’échappée forestière : rien de dangereux. Puis il rejoignit Allis en soulevant le bas de sa soutane. Il doutait sérieusement qu’il puisse y avoir des unités ennemies dans la forêt désormais. Il y aurait forcément eu un signal d’alarme, un fuyard, une information filtrant au travers des bois… peut-être pouvaient-ils enfin respirer, vraiment.

Tsk. Pas pratique cette soutane.
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Sam 8 Avr 2017 - 23:35
-Vous devez vous cacher, vous devez fuir. Nous ne pouvons pas vous perdre alors que nous venons juste de vous trouver.

Je ne répondis pas à Marvin, et je poursuivis ma route vers la chambre allouée à Cassandra, un plateau dans les mains. Mon cauchemar qui troublait mon sommeil depuis deux nuits se réalisait. L’enfer était venu sur ce monde par le biais de la coalition. Les murs du château tremblaient face au rugissement d’une bête ignoble et irréelle alors que les membres du Sanctum tentaient de sauver les meubles. Et il fallait qu’ils y parviennent. C’était impératif si je voulais accomplir mon projet. J’avais besoin de cette secte.

J’arrivais à destination et donnai deux coups de pied contre la porte en guise d’annonce de ma présence. Celle-ci s’ouvrit sur un homme en armure, l’épée à moitié dégainée. Je fis mon plus beau sourire et lui demandai si je pouvais entrer. Il me sembla hésiter quelques secondes, peut-être pensait-il m’attaquer, puis ouvrit plus largement la porte. J’entrai dans la pièce et vis mon ancienne geôlière allongée sur son lit, des traces de larmes sur son visage.


-J’espère que je ne vous dérange pas ? J’ai apporté du thé et des biscuits. Ce n’est pas parce que nous subissons une attaque que nous devons oublier les bonnes manières, lançai-je d’un ton léger.

La blessée ne me répondit pas, mais je ne m’en inquiétais pas outre mesure. L’attaque devait être la seule préoccupation de son esprit. M’avait-elle seulement remarqué ? Je n’aurai su le dire. Je déposai le plateau sur la chaise que devait probablement occupé l’homme en armure, et je m’approchai du lit de Cassandra, jetant un bref regard sur les flammes qui dévoraient la ville.


-Ne vous en faîtes pas. Le Sanctum sortira vainqueur de cet affrontement. Après tout, je ne peux pas diriger une religion sans partisan, dis-je pince-sans-rire. Ces hommes et femmes qui se battent dehors. Ils sont forts. Et ils protègent ce qui importe le plus dans la vie. Ils gagneront.

J’exprimai une confiance que je n’avais pas. J’affichai un visage serein, presque joyeux, alors que j’étais mort de peur. Je serrais les poings contre mes jambes pour les empêcher de trembler mais mon succès était partiel. J’avais cherché de l’aide pour me débarrasser d’un monstre, et j’avais mis les pieds dans un bourbier exponentiellement plus dangereux. L’épouvantail et ses meurtres n’étaient rien en comparaison de la guerre qui avait été déclenché. Même si la secte parvenait à repousser les assaillants, cette bataille ne serait pas la seule.

Mes yeux ne parvenaient pas à quitter la vue qui s’offrait à moi. Je maudissais mon impuissance, mon incapacité à agir de nouveau. Mais je savais que si j’aidais ces guerriers au-dehors, je ne serai qu’un poids, un boulet. J’avais besoin de devenir plus fort, plus intelligent, plus courageux pour que cette situation ne se reproduise plus jamais. Et je le deviendrai, je m’en faisais la promesse. Serrant les dents, je continuais à regarder cette vue, noire et orange à cause des flammes et de la fumée. Je pouvais au moins me réjouir sur le fait que je n’avais pas fui, comme Marvin. Après tout, j’étais devenu leur chef. Quel chef serais-je si je fuyais sans arrêt ?


-Vous devriez goûter les biscuits, ils sont excellents.

Un bruit énorme se fit soudain entendre, et le rugissement de la bête suivit aussitôt après. Que se passait-il dehors ? Avions-nous vaincu le monstre ? Avions-nous repousser la coalition ? J’aurai aimé le savoir avec certitude, j’aurai souhaité qu’un messager me tienne au courant de la situation. Cependant pourquoi cela arriverait-il ? Si j’avais accepté la demande du haut-prêtre, j’étais encore un inconnu pour tous à l’exception du clergé et de la femme devant moi. Cette situation avait du bon, comme du mauvais dans le cas présent.
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Dim 9 Avr 2017 - 17:39

Le regard de Cassandra n’avait pas quitté un instant Matthew, ou ce qui devait être un semblant de Primarque pour le Sanctum. Durant un temps qui avait semblé comparable à une éternité, à se résoudre de ne pouvoir remplir son devoir en tant que Templier et en tant que citoyenne de ce monde, lui, il venait d’arriver dans la chambre de la jeune femme avait un plateau de thé à la main. Faisant semblant de rien. Alors que Maxwell rangeant son épée dans le fourreau accroché à sa ceinture, elle ignorant comme elle devait réagir à cet instant.

La bouche ouverte, une expression mélangeant l’incompréhension, la colère et le désespoir, elle n’avait qu’une seule envie à l’instant où il avait cessé de lui parler. Et elle ne faisait attention à rien d’autre que ce personnage debout devant-elle.

Qu’importe qu’il soit le Primarque, le guide envoyé par Étro afin de diriger la foi de ses croyants sur cette terre et répandre sa parole. Elle ne rêvait de rien d’autre que d’attraper le plateau et de frapper cet homme de toutes ses forces. S’il était-ce qu’il prétendait être, elle serait rendue coupable d’un crime bien plus grave à ses yeux que la raison de ses blessures. Seulement, la rage bouillonnante en elle parvenait sans difficulté à surpasser le peu de foi et sa raison qui lui restait.

Êtes-vous idiot ou simplement inconscient ?!
Elle aboya ses paroles, littéralement, en même temps qu’elle jeta sa couverture afin de se lever. Tournant son bassin, posant un pied au sol, la douleur la foudroya sur place alors qu’elle chute lourdement au sol. Cherchant à se rattraper, elle n’attrapa rien d’autre que la chaise au côté de son lit et fit renverser le plateau contenant les biscuits et le thé au sol. Fermant les paupières, serrant les dents, elle eut juste le temps de lever sa main en direction du Paladin déjà prêt à venir à son secours.

Toi, ne cherche même pas à venir me relever…
Difficilement, Cassandra se releva pour se mettre en position assise sur son lit, la main droite compriment sa blessure. Dorénavant, elle brûlait d’une douleur et n’arriverait probablement pas à cacher aux yeux des deux hommes présents dans sa chambre.

J’ignore totalement…
Entre deux spasmes, elle tentait d’articuler quelques choses à l’intention de Matthew. Ravalant tout ce qui pouvait sortir de cette plaie, en bien ou en mal, elle leva ses yeux à l’attention de cet homme. Une perle de sueur sur la tempe.

Quelle est la pire chose venant de vous, Matthew. Que vous soyez aussi stupide que cela pour errer dans le château lors de l’attaque d’un dragon, ou bien, que vous jugez cela intelligent d’amener du thé et des biscuits lors de cette même attaque à une personne ne pouvait rien faire d’autre que de voir sa nation se consumer devant ses yeux !
Elle ne souffrait pas de l’impuissance à ne savoir défendre les habitants, ou même d’aller en première ligne afin d’endiguer la menace qu’était le dragon. Non. Le sentiment qui grandissait dans le coeur de la jeune femme, c’était de la honte. Voir ainsi son monde, l’endroit où elle avait passé toute sa vie et dans lequel elle partageait peut-être ses plus beaux souvenirs, devenir la proie des flammes. Ce qu’elle aimait le plus périssait dans un gigantesque brasier, et d’être inactive de par son état, cela la rendait malade. Et lui, le Primarque, venant dans cette pièce afin de partager un moment de vie des plus futiles qui soit là faisait sortir de ses gonds.

Partez et ne revenez pas me voir. En aucun cas, je n’ai envie d’entendre vos sermons ou vos belles paroles. Vous ne faites rien d’autre que de brasser de l’air.
Détournant son regard, la jeune femme retomba sur son lit et tourna le dos à cet homme tout en maintenant sa blessure de sa main droite. Elle n’avait plus envie d’entendre ses paroles ou autre choses sortant de sa bouche, elle avait trop mal pour ça. Trop mal au coeur.



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L'Assassin écarlate
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Mer 12 Avr 2017 - 11:54

Tu es légèrement surprise quand la créature de ton cauchemar te saisit par la taille et décolle d’un battement d’ailes membraneuses. Vous survolez les bâtiments à une vitesse impressionnante. Pendant ce temps, tu fais le constat de ce qu’il vient de se dérouler cette dernière demi-heure.

Vous êtes donc arrivé par vaisseau afin de mettre à sac un groupe dont tu n’avais jamais entendu parler avant. Ce qui en soi ne te dérange aucunement, tu t’es engagé en âme et conscience afin d’obtenir richesse et pouvoir et cela ne fait pas entrave à tes convictions.

Ensuite, tu as revu une ancienne connaissance en la personne de Hook Maxwell pendant que tu essayais d’attendre le mécanisme de la herse.  Tu ne t’attendais pas à tomber sur lui pendant une telle occasion. Retrouver une grosse tête comme la sienne en ces temps troubles ne peut faire que du bien à la Coalition Noire. Surtout que la place de scientifique est vacante pour l’instant.

Et enfin, après une petite rixe avec des soldats, ton boss s’est transformé en cette chose hideuse et a tué un homme du camp d’en face. Qui pouvait-il bien être ? Était-ce le chef du Sanctum ou un homme important ? Il faudra tirer ça au clair. Une fois de retour à la Cité du Crépuscule, tu auras une discussion avec Death sur les évènements.

Une salve de flèches vient te tirer de ta réflexion, Death anticipe l’attaque et l’esquive en débordant sur la gauche. Mais vous arrivez à l’hauteur de la herse que tu avais levée plus tôt. Il te dépose directement sur le sol. Il faut rejoindre le vaisseau immédiatement, la fatigue nous a atteints rapidement. Cependant quelque chose cloche, pourquoi ton boss reste là à regarder derrière lui ?

—Vite, si on ne part pas tout de suite, ils vont nous rattraper !


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Véritable Primarque
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Jeu 13 Avr 2017 - 21:11
-Simplement… C’est un peu réducteur non ?

Mes yeux faisaient l’aller-retour entre le plateau, les morceaux de céramiques et les gâteux par terre, et la jeune femme emplie de désespoir, de colère et de souffrance, qui me faisait face. Je l’écoutais patiemment, la laissant décharger toute sa frustration sur moi. C’était tout ce que je pouvais faire pour le Sanctum. C’était tout ce qu’elle pouvait faire sans mettre sa vie en danger.

J’entendis l’homme en armure s’approcher de moi pour m’aider à quitter la chambre. Je ne protestai pas et me laissai conduire jusqu’à la porte. Cependant, lorsque nous y fûmes, je tournai légèrement la terre en direction de Cassandra et prononçai quelques mots. Ça ne serait pas un sermon non. Et j’espérais qu’elle ne prendrait pas ça pour de belles paroles.


-Vous savez Cassandra, des gens ont travaillé très dur pour produire ces gâteaux. Pour ramener les herbes rares qu’il y avait dans le thé. Que vous n’en vouliez pas, soit. Mais ne gâchez pas la nourriture. Quant à mon errance comme vous dites. Oui, je suis probablement stupide. Mais vous l’êtes aussi à faire votre tête de mule. Si vous ne partez pas. Si des hommes meurent au-delà de nos portes, pourquoi fuirai-je ?

Je n’eus pas le temps d’en dire plus que l’homme me poussa rudement en dehors de la pièce, et claqua la porte. Je réajustais mes vêtements, me demandant si j’aurai pu dire quoique ce soit de plus à la guerrière. Probablement. J’aurai pu lui dire que ce n’était que des bâtiments et un château. Que l’important était que la population soit saine et sauve puisque c’était elle qui constituait l’âme du monde. Enfin, les idées ne manquaient pas. Juste le temps.

Un raclement de gorge me sortit de mes pensées. À quelques mètres de moi se tenait le bedonnant haut-prêtre, la terreur toujours présente dans son regard. Je devais lui reconnaître une qualité malgré tout ce que je pouvais penser de lui. Il était courageux. Ou bien aussi stupide que nous autres.


-Et bien vous n’avez pas fui Marvin ?

-Martin monseigneur. Et non, je ne pouvais pas vous laisser. Pas après vous avoir trouvé.

-Vous m’en voyez ravis ! Je vous pensais déjà au loin avec tous les réfugiés. Enfin. Venez avec moi, nous allons voir si nous pouvons aider les soldats, la population ou nos bons médecins.

Après tout, c’est tout ce dont j’étais capable. Je souris sereinement à mon compagnon d’infortune, et en lui posant une main légèrement tremblante sur l’épaule, je l’invitais à avancer. Le temps viendra d’agir. Mais pour l’heure, je me devais d’être passif. Et dans l’ombre.
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La Sorcière
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Mer 26 Avr 2017 - 2:42
« Fais feu. » ordonna-t-elle à Menrva, voyant dans la vitre le corps gisant du sans-coeur qui semblait assommé. Tant qu’il n’avait pas disparu, le combat continuait et restait la priorité de la sorcière. Devant ses yeux apparurent, cloisonnées par des bulles, des images de canons, d’armes, de fusils dont elle ignorait tout. Visiblement, elle devait choisir son arme. Elle reconnut le laser dans l’une des armes proposées et le jugea trop puissant pour abattre une cible au sol. Jusqu’où s’enfoncerait-il dans le domaine enchanté ? Elle préféra choisir un canon qui semblait large et qui ne tirait qu’une seule fois au lieu de ces curieuses armes que possédaient les autres vaisseaux gummies. Le bec du vaisseau s’inclina donc vers le dragon alors qu’une image sur la vitre indiquait schématiquement que sous le vaisseau était à présent dégainé le canon qu’elle avait choisi. Un viseur rouge se focalisa sur sa cible et… avec un tremblement bref, le vaisseau fit feu, projetant comme une lance de feu ce trait sur le dos voûté de la bête. Il y eut une explosion importante, sans doute d’une ampleur suffisante pour masquer un instant sous les flammes le dragon de son large et de son long. Et lorsque la fumée disparut, elle put voir la créature se tortiller, produire un sombre hurlement avant d’être résorbé par les ténèbres.
Et les seules traces de son existence furent aussitôt un cœur lévitant à quelques mètres du sol, ainsi que les flammes dans la ville.

À présent, elle pouvait penser aux autres.

Il lui fallait exfiltrer de la plus haute tour du temple les prêtres et prêtresses qui y étaient coincés. Sans avoir la moindre idée de la meilleure manière de procéder, elle conclut, avec ses seules préconceptions, qu’elle devait ordonner à ces gens de sauter depuis le clocher jusqu’à la coque du vaisseau.
En somme, il fallait qu’elle monte sur le toit d’un vaisseau à une trentaine de mètres d’altitude, avec des talons.

Obéissant à cet impératif, elle sentit le sol se soulever sous ses pieds. Sa peluche eut juste le temps de sauter pour la rejoindre alors qu’une plateforme ronde à peine assez large pour elle la montait jusqu’au plafond. Le toit s’ouvrit, comme s’il avait été prévu dès la conception du vaisseau que ce cas de figure se présenterait, et elle se retrouva, quelques secondes plus tard, mordue par le vent des autres altitudes et par la chaleur du temple en flammes à quelques mètres à peine d’elle.


* Rapproche-toi l... *

Le vaisseau s’exécuta aussitôt, assez brusquement, ne manquant pas de la déséquilibrer. Elle se pencha en avant, maladroitement et faillit basculer par-dessus bord.

* Lentement ! *

Beaucoup plus doucement, le vaisseau s’approcha de la fenêtre de la tour. Les jambes tremblantes, pouvant percevoir lors de cette mission pour laquelle elle n’avait absolument pas les capacités, plus que vraiment, la réalité d’une ville en flammes. La chaleur semblait converger vers elle et seulement elle, mais sans doute était-ce une impression.

« Par la fenêtre !! Regardez par la fenêtre ! » hurla-t-elle, en vain. Elle-même entendit à peine le son de sa voix. Les personnes coincées entre les flammes au sommet de la tour devaient encore craindre l’arrivée du dragon.
Devant ses deux pieds joints, une perche sortit du sol, au bout de laquelle il y avait un micro, outil dont les consuls avaient régulièrement besoin au jardin radieux.
« Sautez par la fenêtre ! » prononça-t-elle, les lèvres effleurant l’appareil. Son ordre devint exponentiellement plus audible et il lui sembla que la ville entière avait pu l’entendre à travers d’immenses baffes ayant apparu sur la coque de Menrva. Quelques secondes plus tard, elle distingua enfin les robes, coiffes et parures des trois prêtres et trois prêtresses acculés par les flammes.
Ces gens étaient encore moins parés à l’effort physique qu’elle-même. Aussi craignit-elle qu’ils échouassent à sauter sur la coque du vaisseau. S’il n’y avait pas eu le feu, elle aurait tenté de façonner un escalier, une rampe ou un toboggan de glace entre la fenêtre et elle. Au lieu de cela, elle les rassura, leur assurant qu’avec sa magie, elle ferait en sorte qu’ils atterrissent à ses côtés. Ce qu’elle fit, utilisant un sort d’aimant léger sur chacun des prêtres pour les attirer jusqu’à bon port.

Lorsqu’ils furent tous à ses côtés, se tenant fébrilement debout sur le vaisseau, une plateforme se dessina sous leurs pieds, s’enfonçant dans le vaisseau et les menant jusqu’au cockpit. Contente de retrouver la température plus supportable du vaisseau, elle s’inclina légèrement devant les membres du Clergé et sans sourire les pria poliment.


« Vos excellences hauts-prêtres du Sanctum, puis-je vous demander de vous réfugier dans les appartements du vaisseau, dans cette direction, pendant que j’exécute la mission que m’a confié le Primarque ? »

De nouveau seule, elle mesura la nouvelle priorité. Il y avait un vaisseau ennemi, oui. Menrva lui offrit un panorama lui signalant bien qu’aucun vaisseau ne volait pour l’instant au-dessus de la citadelle… mais sans doute ce dernier servirait-il à exfiltrer la faction ennemie. Si elle pouvait le trouver et le détruire, sans doute enfermerait-elle les assaillants dans ce monde.
Mais la cité en flammes était sa plus grande préoccupation. Et d’une certaine façon, elle était le seule capitaine à bord.

Ce vaisseau avait une propension à tout proposer. Tout ce qu’elle avait souhaité, il l’avait réalisé. Bien qu’elle n’y connaisse pas grand-chose, il semblait à la pointe de la technologie. Donc, s’il disposait d’un système de puisage, elle pourrait éventuellement aller chercher de l’eau dans les nombreux lacs et étangs de la forêt et…
Une nouvelle fois, un modèle réduit du vaisseau apparut sur la vitre frontale et fit apparaître comme deux tentacules des tuyaux sortant de son ventre. Bien. Elle allait tenter tant bien que mal d’éteindre un maximum d’incendies. Elle ordonna aussitôt au vaisseau de se diriger vers la forêt des étangs.
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Le Boucher de Grimm
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Jeu 27 Avr 2017 - 11:34

C’est une fois que les herses furent passées qu’ils entendirent tous le bruit d’une seconde explosion, clôturant probablement le règne du dragon sur ce monde. Tournant la tête en direction de la citadelle, le démon ne comprenait toujours pas comment un groupuscule reconnu pour sa ferveur envers une déesse et un manque flagrant de moyen pouvait posséder une arme aussi puissante. Sans nul doute, ils allaient utiliser cela dans leur vengeance envers le groupuscule ténébreux. Et à cette pensée, Namtar ne put s’empêcher de s’exalter.

De nouvelles victimes allaient pouvoir croiser le chemin de sa faux, et rien ne pouvait le mettre plus en joie. La bête était de retour sur cette terre, et chaque personne que cet idiot de Death avaient provoquée alors bientôt découvrir contre qui ils se battaient.

À cet instant, la voix de l’intendante faisait sortir la bête de ses rêveries. Elle avait raison, cela ne sert à rien de traîner sur ce pont de pierre. Même si l’envie de se retourner et plonger sa faux dans d’autres corps se faisait ressentir au plus profond de son coeur. Cette pulsion, cet instinct, il allait falloir que trouve un moyen de la contrôler. Rien ne comptait plus que de vivre sur cette terre et la dominer, il suffirait que Namtar soit trop gourmand pour se retrouver une nouvelle fois bloquée dans le monde de Fantasia sans échappatoire. Et chernabog lui-même le savait, il n’était pas prêt à recommencer ce manège une nouvelle fois. Il n’aurait pas la patience nécessaire pour trouver une nouvelle âme assez malléable pour réitérer l’expérience.

- Regarder qui revient vers nous, il semblerait que vous soyez décidé à vivre…
Cette silhouette encapuchonnée, elle puait les ténèbres et impossibles qu’il s’agisse de l’un des habitants de cette ville. Il ne pouvait s’agir que de Vesper ou de la louve, et cette chose n’avait pas la dignité et la prestance que dégageait l’acolyte de Death. Au moins, elle avait survécu et allait pouvoir continuer à servir ma Coalition Noire.

- Tout le monde au vaisseau, nous rentrons.
Namtar donna son ordre d’un ton neutre, pas la peine d’attiser la sympathie ou la haine à son égard. Il avait peut-être pris la place de l’ancien boss, cependant, il allait devoir jouer le rôle encore quelque temps et lentement précipiter les choses pour qu’elle aille dans son sens. En premier lieu, il allait devoir achever les tâches inaccomplies de l’autre imbécile et renforcer sa situation. Il avait peut-être réussi certaine chose avant de me laisser le rôle principal, seulement, il y avait encore beaucoup de choses à faire avant que ma domination soit totale.

Aussi vite que leur condition leur permettait, les trois membres de la Coalition Noire traversèrent le pont et se dirigeaient à l’endroit où reposait le vaisseau de Death. Ils arrivèrent à parcourir la distance sans problème, il n’y avait aucun garde sur le chemin de ronde et le vaisseau du Sanctum ne semblait pas s’occuper d’eux.

Devant l’appareil, Namtar s’activait pour comprendre le mécanisme et ouvrir la passerelle arrière. Rentrant le premier, contractant sa paire d’ailes afin qu’elle se colle à son dos, il courba l’échine pour traverser la carlingue d’acier et s’installer sur le siège du pilote. Le démon n’aimait pas ce genre de moyen de transport, il se sentait comme dans une cage, semblable à celle qui l’entravait durant toutes ses années. Fort est de constater qu’il n’avait d’autre choix pour quitter l’endroit, il empoigna les commandes et alluma les moteurs. Avant de tourner son regard recouvert d’un tissu en charpie à l’attention de ses subordonnés.

- Vous pouvez être fier de vous, votre nom sera à jamais gravé dans les mémoires des habitants du Domaine Enchanté. Vous ne pouvez rêver plus grand honneur dans votre vie, celui d’être craint.
Ne prêtant pas attention à une réponse de leur part, la bête poussa les manettes et la machine se mit en branle en plus d’un mètre du sol. L’arme du groupuscule religieux restait encore une menace à cet instant, il ne devait pas commettre l’erreur de partir tel un prince sur son cheval. Activant les réacteurs, il longea la forêt sans chercher à s’élever plus haut avant d’avoir la citadelle à une certaine distance. Rester discret, ne pas que l’on prête attention à ce cercueil d’acier. Il n’y avait pas d’arme lourde sur la muraille extérieure, du moins, la bête le pensait et ne craignait rien de ce côté-là. Il devait creuser l’écart et ensuite s’envoler afin de rejoindre la Cité du Crépuscule.

Ainsi, l’assaut sur la capitale du Sanctum se clôturait. Bien des hommes étaient mort aujourd’hui, et surtout, Angeal Hewley n’était plus à leur tête. Cela prouvait la victoire du groupuscule ténébreux, même s’il avait dû perdre l’arme la plus puissante qu’il possédait. Namtar allait devoir trouver quelque chose pour remplacer le dragon, et vite.



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Sam 17 Juin 2017 - 15:27
Où était passé Death ? Etait-il parvenu à s’enfuir ou s’était-il fait encercler dans une tentative d’escapade trop visible ?

A présent, nous étions en sécurité, ma nouvelle « amie » et moi. Ayant rejoint un nouveau groupe de rescapés dans la forêt, nous nous installâmes près d’eux. A aucun moment je n’oubliais de jouer mon rôle, à aucun moment je n’affichais une expression assurée.

-Asseyez-vous sur cette souche et reposez-vous un peu…


Tout en tenant son bras, j’invitai ce petit corps fragile et prostré à s’asseoir tandis qu’elle grognait de douleur.

-Vous êtes blessée ?
-Non… C’est mon arthrite !
-Ah…


J’eus une pensée idiote pour ce jour qui arriverait peut-être, ce jour où je serais si âgée que mon corps serait incapable de courir comme j’avais l’habitude de le faire, surpassant n’importe qui ou presque. Mais y arriverais-je vraiment à ce jour béni ? Je n’étais même pas certaine de me sortir de la situation délicate dans laquelle je venais volontairement de me plonger. Il fallait que je tienne, c’était ce que je voulais à présent. Pour le voir, oui. Et le reste n’avait d’importance que pour les autres. Cette douce rédemption qu’il était me rendait pire femme, la plus égoïste d’entre toutes. Alors au diable la Coalition.

Une fois qu’elle fut installée, je m’assis près d’elle, à même le sol. Je pouvais sentir la fraicheur de la mousse et de ce tapis de feuilles à travers ma jupe. Au début je regardais devant moi, et je voyais tous ces restes d’existence, alors je levai les yeux vers le ciel pour découvrir un spectacle encore jamais vu jusque là par mes yeux.

-C’est… c’est une pluie de cendre ?
-Ah… Ah oui… C’est le dragon j’imagine. Un tel feu, une telle hargne, ça laisse des traces.
-Ne vous inquiétez pas, il est mort vous savez. On l’a entendu ! On pourra sûrement retourner chez nous bientôt et tout…
-Oui… c’est ça, tout ira mieux… J’espère que c’est encore possible.


Le temps passait et j’entendais les plaintes, les gorges tousser. Au bout d’un moment, je n’en pus plus et je me levai. Il fallait que je m’occupe. Le principal étant que je semble inoffensive et incapable du moindre mal, il n’y avait aucun mal à rester discrète.

-Est-ce que quelqu’un a quelque chose pour transporter de l’eau ? Une jarre ?
-Pourquoi voulez-vous que nous ayons une jarre ? Pourquoi nous serions-nous enfui avec une foutue jarre ?


Un homme robuste avait répondu. Le ton montait, l’irritation était là. Mais c’était vrai, ma question était idiote.

-J’ai un gobelet, moi.


Un enfant un peu timide m’apporta son gobelet en terre cuite.

-Merci, je te le rendrai, je vais aller chercher de l’eau. Il doit sûrement y avoir une source dans le coin… C’est humide.


Cette démonstration de générosité était loin d’être aussi désintéressée qu’elle en avait l’air. Je n’arrivais plus à les regarder, inactive, à rester en leur présence sans sentir un goût acide remonter dans la gorge. J’en venais presque à les détester d’être si malheureux d’avoir tout perdu. Qu’avions-nous fait — une fois encore — à ces familles ?

Je m’approchai d’un prêtre — un jeune homme aux longs cheveux et à la barbe bien taillée — que je supposai être d’une quelqu’autorité. D’une certaine façon, j’étais tant sceptique face à ses croyances que je me sentais moins coupable en lui parlant qu’à un autre habitant de ce monde. Pourtant, plus je parlais, plus je me montrais et plus je craignais d’attirer trop l’attention. Il était impératif que je soigne mon jeu.

-Certains ont vraiment besoin d’eau… Ca ne vous dérange pas si je m’éloigne un peu ?


Je priai intensément que quelqu’un m’entendît et qu’il ne me proposât pas de m’accompagner. Mais bon serviteur qu’il était…
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Mer 21 Juin 2017 - 21:10
… il n’allait pas laisser cette jeune femme venant de tout perdre errer seule dans ces bois peut-être infestés de créatures malveillantes, n’est-ce pas ?

Depuis bien un quart d’heure, le groupe de rescapés escorté par le paladin Villiers avait rejoint la fine équipe menée par l’aspirant Allis. Et désormais que le petit rassemblement s’installait plus avant, dans l’attente du son du tocsin, il fallait répondre à ses besoins. Certains avaient besoin d’eau ? Quel prêtre serait-il de ne pas accompagner cette bonne âme qui se proposait d’en chercher dans ces bois sombres ?

Ca, c’était la version officielle. La version officieuse, c’était que de rester avec ces réfugiés lui procurait un intense sentiment d’étouffement. Il les sentait. Les lisait. Leur peine, leur douleur. L’hébétement fatal de ceux qui viennent d’échapper au pire, et qui découvriront bientôt le désespoir pragmatique de ne plus rien avoir. L’air même semblait se faire lourd de leurs larmes, exprimées en rivières sur leurs joues ou tues. S’écarter d’eux, peut-être, lui permettrait de respirer. Loin des yeux, loin du coeur.
— Après l’urgence de l’attaque, et la fuite pour la survie, il y avait cet instant.

Oppressant.

Pas de la même façon que lorsqu’il avait attendu son tour avec d’autres civils, pour passer la poterne. C’était alors, l’heure à laquelle tous patientaient en craignant que le feu ne vienne les faucher. Désormais, il s’agissait de ce moment amer où chacun pouvait pleinement réaliser ce qui s’était passé, et ce que cela impliquait.

Alors oui, c’est vrai. Lorsque cette jeune femme s’était rapprochée de lui, un petit gobelet de terre cuite en main, il y avait vu une porte de sortie presque louable. Oui, il se dérobait. Mais après tout il s’agissait aussi d’agir pour son prochain. « Non, non… » — laissa-t-il échapper en adressant un regard distrait vers Villiers et Allis. Les deux hommes d’armes aidaient les rescapés blessés à s’installer, avisant leurs besoins. S’il souhaitait s’éloigner un peu lui aussi, le prêtre n’en était pas moins conscient que des menaces pouvaient encore rôder dans les bois. Des agents laissés en retrait par la Coalition, comme une horreur de la faune locale qu’il ne connaîtrait pas. Agon se rassurait en se disant que si agents il y avait, l’on aurait entendu les cors, une alerte quelconque que ses accompagnateurs armés auraient pu interpréter.

Ou bien ils étaient morts trop tôt pour faire quoi que ce soit. Bon sang Agon ressaisis-toi ! « Ceci dit, rajouta-t-il après cet instant d’égarement, ce gobelet sera peut-être un peu léger. J’ai une gourde dans mon sac… mais quasiment vide. J’ai pas pensé à la remplir avant de… enfin, vous savez. Autant que je vous accompagne. »

Partir de suite et seuls ou bien attendre que le paladin ou l’aspirant soient disposés à les accompagner ? Agon prit le temps de la réflexion. Non, il n’allait pas risquer sa vie plus qu’elle ne l’avait déjà été aujourd’hui. « Attendez ici, je vais voir avec Villiers et Allis. »

Ironiquement, aussi loin qu’Agon était concerné, cette démonstration de générosité était donc au moins aussi peu désintéressée que celle de son interlocutrice.

« — Villiers, Allis. Le prêtre les interpela, y joignant un signe de la main.
- Monsieur le Prêtre, je peux quelque chose pour vous ? »

L’aspirant s’était redressé prestement. Son mentor, lui, tâchait de calmer les ardeurs d’un homme robuste appartenant à son groupe. Maintenant qu’il y prêtait attention, Agon reconnaissait celui qui avait haussé le ton envers la jeune femme qui était venue le trouver. Il ne s’y attarda pas longuement toutefois, expliquant rapidement à Allis la situation. « Cette demoiselle et moi souhaiterions aller chercher de l’eau pour le groupe. Mais j’ai peur que les bois ne soient pas vraiment sûrs. Est-il possible d’avoir l’un de vous pour nous escorter ?
- C’est que… bredouillait-il en regardant par-dessus son épaule, je ne sais pas s’il est prudent de ne laisser qu’un homme d’armes avec les civils…
- Il y a de vieilles dames et des enfants parmi eux qui ont besoin, après le feu et… l’effort, si on peut dire ça ainsi, de l’évacuation, de se désaltérer. »
La position d’Allis se justifiait, mais ce n’était pas ce qui allait faire le faire renoncer. Pour autant, Agon ne souhaitait pas mettre le jeune homme dans l’embarras. Aussi parlait-il assez bas. Cela, d’autant que quelques civils avaient les nerfs particulièrement à vif. Inutile de parler trop haut de dangers potentiels et de préoccupations sécuritaires.
La recrue observa quelques secondes ses protégés. Les toussotements, les mines défaites. Ses sourcils se froncèrent d’une peine profondément teinte d’empathie. « Je vais en parler à Villiers. Je reviens. 
- Parfait. »

Le prêtre s’inclina légèrement afin de le laisser avec son supérieur, revenant vers la jeune femme qui l’avait abordé quelques instants plus tôt.
Une femme qui avait son charme, sous la suie, il en était persuadé. Elle n’avait pas autant de formes que le canon de beauté d’Illusiopolis, ni son visage aux lèvres d’un pulpeux raisonnable, certes.

Mais elle avait un regard clair et gris, couleur rare et délicate.
Des lèvres fines qui lui laissaient des traits austères mais fins.
Et de longs cheveux d’un noir de jais qui tranchaient avec une peau que l’on devinait pâle.

Pas un canon de beauté non, mais une forme de charme. Elle devait avoir eu son succès parmi les hommes de la Citadelle.

Les circonstances ne se prêtaient pour autant pas à toutes ces considérations, qu’Agon chassa de son esprit en revenant à elle. « Ils sont en train de voir entre eux. J’en ai oublié les bases. Agon Wiley, prêtre au sein du Sanctum, dit-il en inclinant légèrement le chef. Comment vous appelez-vous ? Vous avez des proches parmi les réfugiés de notre groupe ? »
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