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Le Boucher de Grimm
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Mar 11 Oct 2016 - 17:30

Les mains sur les commandes de mon vaisseau, nous quittions la Cité du Crépuscule et pénétrions dans les routes stellaires. Tournant légèrement le regard sur la gauche, observant l’espace à travers mon hublot, je distinguais le chasseur de Vesper en formation par rapport à moi. La Coalition Noire quittait son domaine aujourd’hui, le plus gros de ses ressources en partance pour une guerre. Derrière moi se trouvaient deux coalisés, Abigail Underwood et Red, deux jeunes recrues qui partaient pour une guerre qu’ils n’avaient pas commandée. Après tout, ils devaient savoir pour quoi ils avaient signés en s’engageant chez nous, nous n’avions pas une réputation d’enfant de coeur à travers l’univers. Et aujourd’hui, ils allaient comprendre la véritable teneur de ces rumeurs. Du moins, s’ils n’ont pas la mauvaise idée de mourir aujourd’hui. Est-ce que ce serait regrettable ? Ce serait mentir de répondre positivement, dans une guerre, il y a des morts. Qu’importe le côté où tu te trouves, que tu sois soldat ou simple civile, l’heure tourne et la trotteuse te rattrapera toujours.

Peut-être qu’aujourd’hui, la mort m’accueillera dans son étreinte glaciale…

Notre monde disparaissait lentement derrière nous, son clocher en construction comme dernier point visible. Nous avions une heure de trajet à tuer. Je m’enfonçais machinalement dans mon siège, habitué à voyager dans l’espace, gardant une seule main sur mes commandes à fixer le vide devant moi. Le silence s’installa, je ne cherchais pas à le combler pour autant. Ils avaient leurs ordres, un débriefing rapide avant que nous quittions notre repaire. Et pour être honnête, j’ignore si le moindre de mes membres avaient une quelconque estime pour moi. Vesper fut manipulé pour tuer la Princesse à ma place, Abigail se retrouvait à faire les corvées et Red était traitée comme un chien fou. Finalement, ils m’obéissaient et c’est tout ce qui comptait véritablement à mes yeux. Je n’attendrais pas la dague dans mon dos pour réagir, contrairement à notre défunte Princesse, se laissant mourir à petit feu dans sa chambre.

Nous ne tarderons pas à arriver, n’oubliez pas votre rôle et votre place dans cette opération.
Progressivement, une étoile prenait de plus en plus d’ampleur devant nous. Le château du Domaine Enchanté pointait chacune de ses tours vers l’espace, brillant toutes d’une couleur différente. J’abaissais les commandes et mon vaisseau pénétra progressivement dans ce monde, planant une dizaine de minutes par-dessus une épaisse forêt avant que les contours de la ville n’apparaissent à l’horizon. N’attendant pas un instant de plus, je posais mon vaisseau à proximité de la ville, à une cinquantaine de mètres de l’entrée du domaine. Coupant les moteurs, je distinguais à travers la passerelle de mon vaisseau deux gardes en armure qui s’approchait de nous, quittant leur poste.

Nous sortions les uns après les autres, passant par la passerelle arrière. Les gardes étaient dorénavant à porter de voix, je prenais les devants par rapport à mes compagnons en m’avançant à leur rencontre, mes armes rangées à ma ceinture. J’entendis le son de leurs voix, m’ordonnant de ne pas approcher et de décliner notre identité alors qu’ils attrapèrent la garde de leur épée. Cinq mètres, je donnais l’impulsion dans mes jambes pour charger le gars de droite et le percuter de toute ma force d’un coup d’épaule sur son thorax, le faisant chuter. Le second dégaina son épée et l’abattit sur moi d’un coup verticale, j’esquivai sans peine d’une roulade pour ensuite balayer le sol de mes jambes, le faisant chuter au côté de son compagnon. Me relevant, je frappais ensuite la tête du garde de mon talon, l’assommant pour le moment.

Aucun survivant.
J’adressais cette phrase à Red et Abigail, leur laissant le loisir de finir les deux gardes alors que je m’avançais en direction de la ville. À chacun de mes pas, une ombre au sol prenait de plus en plus d’ampleur pour finalement obscurcir les portes de la ville.

Ta servitude ne fait que commencer, Tian-Lang. Élèves-toi et déchaine ta colère.
L’ombre se détachant du sol, laissant apparaitre la tête du dragon en pleine course qui s’extirpa des ténèbres. Le choc de ses membres percutant le sol faisait trembler la terre autour de nous et ses immenses ailes membraneuses se déployèrent, cachant le soleil le temps d’un instant alors que le béhémoth prenait son envol par-dessus le domaine. Le Sanctum n’avait rien demandé, ils ont hérité de la responsabilité d’un crime qu’ils n’ont pas commis, un bouc-émissaire pour entretenir une façade. Alors qu’ici, au Domaine Enchanté, chaque âme présente ici savaient pertinemment qu’ils étaient innocents. Aucune prière, aucun dieu ne pourra les sauver de cet acte vu par tous comme des représailles. Dorénavant, ils seront jugés pas les bourreaux de la Princesse. C’était triste, mais c’est ainsi que fonctionne le monde. Du moins, le monde de la Coalition Noire.

Immobiles devant ce spectacle, nous pouvions contempler le carnage qui s’annonçait devant nous.

L’ombre du Dragon survolait la ville, inactive un instant avant que sa tête parte en arrière et déverse ses flammes dans les gorges de la ville. Le sans-coeur ne laissait pas de répit, reprenant de l’altitude pour cracher une seconde fois sur le domaine affaiblis au lendemain de sa guerre civile. Attaquer en ce jour n’était pas un hasard, un document retrouver dans un avant-poste du Sanctum au Château de la Bête avait parlé de cela. Les Templiers et les Paladins allaient marcher pour retrouver leur Princesse, seulement, ils devaient d’abord régler leurs problèmes avant de venir. Attaquer quand l’ennemi à un genou à terre, c’est ainsi que vont les choses quand nous sommes en guerre. Et les rumeurs du lendemain d’une guerre civile avaient plané à travers les mondes. Navré les amis, vous étiez au mauvais endroit au mauvais moment.



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Le Pardon Enchaîné
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Mer 12 Oct 2016 - 2:21
La fatigue l'avait quitté, remplacée par l'adrénaline. Comme une fois, hurlant dans ses oreilles, aussi implacable que le vent sur une plaine, lancinante et constante.

Le soleil était haut dans le ciel et il devait être un peu plus de midi quand le rugissement secoua la citadelle tout entière. Quelques secondes après, la fumée et la lumière rougeoyante des flammes envahissaient déjà les ruelles au pied de la muraille, à l'intérieur.

Fabri avait observé le lent vol de la créature alors qu'elle reprenait de l'altitude, louvoyant et se mouvent de quelques rares battements de ses énormes ailes. Un grognement rauque, comme creux, se répercuta une fois encore contre les murailles nimbées des lumières du soleil et des incendies, attisés par le vent d'automne. La créature replongea, crachant un torrent de feu sur les habitations.  

Qui était là bas, dans les rues, qui patrouillait à cette heure ?

Son regard croisa celui du soldat à côté de lui ; ils avaient jusqu'alors passé la matinée à terminer de nettoyer les dernières traces des massacres dont ils venaient de sortir.

« Va à la caserne prépare-toi ! »

Un dragon.

Son esprit refusait d'y croire, les dragons n'existaient pas, ils n'existaient plus. C'était impossible. Mais il était là devant eux.

L'odeur de l'incendie alors qu'il dévalait les marches de la tour, les hurlements des habitants qui regardaient avec la plus pure horreur la créature qui volait au dessus de leurs têtes. Tout cela était on ne peut plus réel.

Les cloches du temple d'Etro sonnèrent à la volée. Quelques secondes rejointes par celles de la tour de l'arsenal, leur son clair surplombant les cris. Tous les soldats étaient dès lors appelés à prendre les armes et à attendre les ordres.

Il n'y avait rien eu, pas de signes avant-coureur, les sentinelles n'avaient rien vu, ils auraient immédiatement donné l'alerte. Ce dragon aurait pu sortir de n'importe où, mais il aurait du être repéré ! Pourquoi personne ne l'avait-il vu !?

Il fila immédiatement au travers des corridors et des salles, rejoignant le rempart est là où il longeait les quartiers des serviteurs. « Sarayn ! » hurla-t-il à l'adresse d'un soldat.

De garde aujourd'hui, Sedris Sarayn fit volte-face et le fixa. Son visage anguleux exprimait l'inquiétude, ses sourcils froncés ne pouvaient taire ce sentiment. « Il est apparu de nulle part, on l'aurait vu venir peut importe sa provenance ! » « Qui est en bas !? » « Y'avait une unité de vingt gardes qui avait pris poste à 10 heures, Fabrizio on a pas le temps d'y aller il faut faire dégager cette chose ! » « Qui commandait la- » « Attention ! »

Sedris le plaqua brutalement au sol alors qu'une bourrasque crée par un battement d'aile du dragon l'alerta de sa présence. Quelques instants plus tard, le baraquement sis sur la muraille, protégeant les soldats lors de leurs tours de garde, était touché par une gerbe de feu. Étincelles et cendre s'envolèrent avec le vent.

« Que tout le monde tienne son poste ! »

Ce dragon aurait pu repartir à tout moment, mais il se contentait de revenir, à chaque fois que ses ailes le portaient au delà de la muraille; il virait et revenait, semant la désolation. Dans un mouvement lourd, la créature revint, encore une fois. Se jetant sur une tourelle ; le bâtiment de pierre massive craqua comme un coup de tonnerre en s'écroulant.

Sedris jura. Et lui, frémit. Ils se relevèrent avec difficulté. « On tiendra pas. Pas longtemps. »

« Sarayn t'en as déjà buté des plus gros j'en suis sûr » dit-il dans un sourire nerveux. « Par pitié garde cette muraille debout. »

« Va mettre une armure, crétin ! »

Elle frappa son épaule, et il partit sans demander son reste.

Il traversa le pan de muraille, retourna à l'intérieur des boyaux de la citadelle qu'il connaissait si bien. Le chemin le plus court jusqu'à son prochain point de chute était aussi le plus long ; il se maudit de ne pas y avoir été alors qu'il descendait de la tour. Les médecins officiaient dans une suite de grandes salles, du côté nord, aussi, ne perdant pas une seconde, il s'y rendit, ne déviant pas une seule fois de son but. Il pila net devant deux Paladins, dans le couloir menant à la chambre que le Primarque occupait depuis son combat contre Swain.  

« Dites au Primarque que je me charge de la créature. Il n'est pas en état de combattre. »

Ces constatations lui venaient les unes après les autres. En une suite logique. « Les nons-combattants doivent être évacués de toute urgence, que les Paladins s'en chargent et- »

Une déflagration fit trembler le bâtiment de pierre.

« Si vous tenez à la vie de votre Primarque, peut importe ce qu'il vous dit ; la priorité est d'évacuer les civils. »

Il tournait déjà les talons en terminant sa phrase.

La situation était catastrophique. Il était stupide de penser que ce dragon pensait à s'en aller ; alors qu'il volait et crachait sans pitié une géhenne sur la citadelle entière.

Il hurla le nom d'Aubrey, dans un couloir. La jeune femme se retourna ; épée à la ceinture, bouclier dans le dos. Ses grands yeux sombre s'écarquillèrent. Elle ouvrait la bouche pour parler, mais il la coupa.

« Je veux que tu ailles transmettre un message- » Elle fronça les sourcils. Il continua. « Trouve le premier moyen de te rendre au Jardin Radieux. Aubrey, écoute-moi ; explique-leur la situation, la Citadelle encourt la destruction et tous ses habitants risquent la mort, tu dois être la plus rapide possible, Etro t'accompagne ! »

Il avait envie de lui dire cent mots de plus, un millier de plus ; il avait envie de l'écouter parler de tout et de rien comme si la paix était là pour durer un millénaire. Mais il l'exhorta à trouver un messager de confiance pour relayer ce même message au Château de la Lumière ; si leur alliance tenait, peut importe quels étaient ses clauses et particularités.

Elle plaqua sa main sur son épaule et serra ; il fit de même. Un signe de tête entendu, et ils se séparèrent.

Jouant des coudes dans la cohue, au travers des halls puis des couloirs, il rejoignit la caserne où les Templiers qui n'étaient pas en service s'équipaient à la hâte. Deux salles en plus de quelques pas le conduisirent à sa propre armure, là où il l'avait laissée. Il n'en laissa rien ; attachant sommairement ses cheveux, il enfila cotte de mailles et plastron, laissant un soldat attacher les sangles de ses gantelets alors qu'il énonçait ses ordres. Il était devant le fait accompli et ainsi la plate réalisation qu'il était celui qui donnait les directives. Pentaghast hors combat et le Primarque également, il ne voyait pas qui se trouvait dans la Citadelle avec un tant soit peu de compétence. Égoïstement. Il avait bien plus confiance en lui-même qu'en n'importe-qui d'autre.

Il attrapa son bouclier et son épée, en attachant le baudrier autour de sa taille. « Que les soldats qui n'avaient pas de poste rassemblent les prêtres et les civils et passent par la poterne de la muraille nord pour rejoindre la foret ! »
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Mer 12 Oct 2016 - 5:29
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La louve regardait par le hublot, les deux mains posées sur le rebords et sa queue battant l'air en face du visage de sa collègue coalisée, elle était tellement excitée de voyager avec le reste des soldats pour une fois au lieu de simplement prendre un transport de la Shin-Ra. Et puis ce qui s'annonçait c'était une sorte de grande partie de chasse sans aucune limite. Ça allait la changer de toutes ses restrictions qu'on lui imposait habituellement. Devoir discuter, ne pas blesser les proies, les ramener en vie… Ne pas manger les gens sans réfléchir. Ne pas manger les gens tout cours. Après, elle trouvait bien le moyen de faire quelques écarts plus ou moins en cachette.

"Vivement qu'on arrive, vivement qu'on arrive, vivement qu'on arrive, vivement qu'on arrive… Je m'ennuie déjà…"

Sa queue cessait finalement de se balancer et elle s'asseyait normalement, les bras croisés et secouant ses jambes d'avant en arrière. Elle écoutait le pilote leur rappeler de bien tenir leur rôle pour assurer le succès de la mission. Elle gonflait les joues et soufflait lentement. Son rôle n'était pas bien compliqué, mais ce n'était pas celui d'une chef de meute.

"Sur les flancs, dans les ruelles, blesser, neutraliser, tuer… Ne rien emporter à l'aller, au retour si on a le temps… Laisser le panier à la maison. Pas besoin du panier."

Une heure de trajet, ça lui paraissait une éternité, mais finalement un nouveau paysage inconnu se profilait devant elle. Elle plissait les yeux face au soleil. La lumière atteignait rarement cette intensité à la citée du crépuscule ou dans sa forêt. Ses yeux mettaient un moment à s'habituer. Puis venait le moment de débarquer et la petite démonstration de combat de son supérieur hiérarchique. Un premier garde tombait au sol et bien vite le second y finissait aussi avant de se faire assommer. La louve en avait profité pour se rapprocher et lorsque le premier tentait de se relever quand son souffle lui revenait, elle se lançait sur lui brusquement et le saisissait pour lui planter ses crocs dans la gorge de l'homme qui se débattait alors.

Le soldat la frappait plusieurs fois dans les cotes avec son poing droit, ce qui lui faisait resserrer son étreinte, plantant ses griffes autant que possible avant de lui briser le cou avec les dents. Elle se redressait ensuite, les lèvres marquées de rouge alors qu'elle les léchait, les bras ballants elle reprenait son souffle.

"Il a bien faillit me casser les cotes celui là. Je lui en aurais bien pris quelques-unes pour compenser… Enfin si on avait le temps."

Elle levait ensuite les yeux vers la silhouette gigantesque qui se dressait avant de prendre son envol. Voir le monstre souffler le feu l'amusait beaucoup, elle avait presque envie de l'y aider, mais ses flammes ne valaient pas les siennes. Elle se redressait, sautillait sur place en frappant des mains.

"Balèze l'allumette !"

L'odeur des flammes consumant le bois et la chair montait dans l'air. Les cris aussi, portés vers eux par le vent provoqué par les battements d'ailes de la créature écailleuse. Red se mettait à avancer sur le pont en se grattant la tête.

"Par contre… Les ruelles sont vraiment vraiment loin d'ici, on aurait pas peut se poser plus près ?"

Les gardes de la citée finissaient enfin par arriver, descendant de leurs murailles et sortant de leurs casernes en remarquant les mouvements de foules changeant entre la rue principale et les ruelles. Comme du bétail poursuivit par un prédateur… Un énorme prédateur couvert d'écaille

La louve se contentait d'avancer quelques pas derrière son supérieur, se tenant le plus à droite possible. C'est ce moment que le monstre donnait un grand battement d'aile pour redécoller, soufflant les gens aux alentours comme si quelqu'un ou quelque chose l'avait dérangé pendant son repas.



Dernière édition par Red le Dim 16 Oct 2016 - 2:55, édité 1 fois
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Sam 15 Oct 2016 - 1:30
Agon avait déjà pensé que le naturel ne revenait jamais qu’au galop. C’était vrai. Il avait aussi pensé qu’il avait bénéficié d’un timing divinement propice quant à son arrivée au sein du culte. Bien que l’ordre ait souffert d’une baisse significative de réputation, il avait au moins évité l’escapade sanglante Sanctum contre Swain.

Mais il pouvait s’en convaincre, il y avait bien deux choses revenant régulièrement dans sa vie récemment et dont il se serait passé : le feu, et la mort. Et dans une variété de formes et de lieux inouïe !
— Crémation, incinération, incendie, brasier.
— Chambre miteuse, maison vieillie, cimetière massif.

Le cas présent était d’exception, il fallait le reconnaître. Un dragon. Soit, un lézard à ailes tout à fait mortel en soi, mais qui avait le fâcheux désavantage, en plus, de posséder un souffle ardent. La mort et le feu en une seule entité. Il avait dû nuire à quelqu’un dans une autre vie (si seulement il croyait cela possible), ce n’était pas possible autrement.

Quoique le ton soit ici léger, la situation n’avait rien d’amusante. Le Soleil pointait haut dans le ciel quand le grondement de la créature avait retentit, et le prêtre s’était précipité à sa fenêtre pour une vision de pur cauchemar. Obscur et puissant, le dragon s’était élevé en un battement d’ailes au-dessus de la cité : son cou s’était allongé dans une posture menaçante, cobra s’apprêtant à déverser son venin. Puis, son poitrail s’était soulevé pour la première fois. Et pour la première fois il déversa son feu dans la ville. Là où il se trouvait, Agon entendait déjà les premiers cris — il étaient pourtant presque étouffés par le bruit d’un feu vivace et mordant. Insignifiants, des insectes. C'était, en somme, ce qu'ils étaient pour le monstre qui avait été lâché sur eux sans même un signe avant-coureur.

Son sac, la porte. Déjà, la panique. Un paladin hurlait de toutes ses forces tout en sanglant son plastron — « AUX BALISTES ! » Lui, était déjà attrapé par le bras. Dans un réflexe défensif, il avait cherché à s’en dégager avant de réaliser qu’il s’agissait d’une figure amie. Grand roux baraqué au regard mu d’une terreur muette, Villiers prenait avec lui tous les prêtres qu’il croisait pour laisser le champ libre aux hommes d’armes.

Tout semblait comme en sourdine, le sang battant contre ses tempes avec une vigueur folle. Ils étaient presque une dizaine à se suivre — certains, en robe, se déplaçaient avec maladresse. Agon, lui, l’avait simplement calée dans la hanse de son sac. Ils avaient dévalé les marches de pierre inégales de la forteresse pour débouler entre les bâtisses à l’extérieur par une porte jamais utilisée ; ils couraient le long des rues, à l’ombre de murs pour quelques-uns brisés — espoir vain que la démarche les préserverait du regard du monstre. « A TERRE ! »

L’expression déformée par un cri sorti de ses entrailles, la voix du paladin était rauque et grave. Elle surpassait les cris de douleur et de peine, et les cloches qui sonnaient. Agon se recroquevilla contre les gravats de ce qui fut autrefois une maisonnée modeste, sur sa gauche — quelques autres firent de même, les derniers s’écroulèrent sur les pavés. Un vent puissant s’écrasa sur eux tandis que le Soleil disparut un instant. Lorsque le prêtre releva la tête, il aperçut les ailes larges et déployées de l’immense sans-coeur juste au-dessus d’eux. Il regardait le ciel avec une certaine impuissance — un sentiment perfide et rampant qu’il éprouvait dans une situation comparable pour la seconde fois.

Un autre jour, un autre temps, il n’avait pu que voir le ciel de sa ville se parer de noir et le Soleil disparaître sous un voile sombre. Depuis, il avait gagné le Soleil, mais aussi un dragon. Que l’échange soit des plus heureux était à douter.

Un dragon ! Qui avait pu louper un truc pareil ?! Ca se voit non, un dragon ?! Son cou écaillé se gorgeait d’une bouffée flambante qu’il déversa sur les pavés à un peu moins d’une centaine de mètres d’eux — et Agon pouvait sentir les odeurs de chair brûlée de ceux qui avaient eu moins de chance qu’eux lui lécher le visage, en même temps que la chaleur désagréable de ce feu indésirable. Le groupe fébrile, rejoint par quelques citoyens désoeuvrés, se réfugiait dans une ferronnerie chancelante. « Que faisons-nous maintenant ?! » — un homme de foi jetait un regard suppliant et apeuré à Villiers. Le paladin avait la présence d’esprit de paraître sûr de lui quand les évènements le dépassaient nécessairement. Il se tenait proche de la porte, jetant quelques regards à l’extérieur dans l’espoir d’apercevoir un camarade, sûrement. Agon tentait pour lui de rester maître de lui-même. Faire face à une situation de danger n’était pas une expérience nouvelle — mais il y avait dans cette attaque un certain sens de la démesure. « Je vous demande de rester calme. Nous nous occupons de la bête. Je dois vous mettre en sécurité. » — « Mais où ça en sécurité ?! » — « Je vous ai dit de vous calmer ! » gronda finalement le paladin, excédé. Un dernier regard dehors, puis un sourire aussi furtif que soulagé se dessina sur ses traits. « ALLIS ! Par ici ! » La recrue interpelée traversa la rue avec prudence pour rejoindre les rescapés, accompagné lui-même d’une quinzaine de personnes. Une ville trop grande pour un nombre trop réduit d’hommes. Agon se redressa. Le bâtiment devenait trop petit. Des familles — un couple âgé, six enfants, sept adultes, dont trois d’un âge déjà bien mûr. « Allis, des détails ? » — « Valeri a été clair. Il va falloir évacuer par la poterne. A l’heure actuelle nous sommes plusieurs à rapprocher des groupes de civils pour pouvoir ouvrir la voie rapidement. »

Villiers avait levé un regard concerné sur les présents. Ce qu’il allait dire n’avait rien d’optimiste, mais il n’avait pas les moyens ou le temps de se payer la discrétion. « Si tout le monde converge là-bas d’un coup, c’est la mort. Ce truc va nous tomber sur la tête. » Tressaillement parmi les civils et les religieux — est-ce que j’aurais plus de chances seul ? L’idée traversa l’esprit d’Agon un instant. Peu importe ce qu’il en était réellement, il n’avait aucune opportunité de se soustraire au groupe de suite. Et cela ne le protégerait pas plus des torrents infernaux qui submergeaient la ville.

Un grand bruit de fracas, les pierres qui tombaient les unes sur les autres — une autre tourelle s’écroulait sous la charge du mastodonte ombreux, quelque part.

« Il faut attendre une ouverture. » — Allis et Villiers échangèrent un regard avant de se redresser. « Le bâtiment n’est pas sûr. Deux groupes. Les maisons de l’autre côté de la rue sont en meilleur état. A mon signal, vous suivez. 
»

Une grande partie de la troupe de fortune avait choisi de suivre le paladin aux cheveux rougeoyants, sans lui demander son avis — et une fois partis, il était trop tard pour renvoyer des civils perdus et en danger. Agon était resté avec quelques citoyens et un autre prêtre avec la recrue. S’il devait se défaire d’eux… ce serait plus simple de tromper le jeune homme dévoué mais inexpérimenté qu’était Allis, plutôt que celui que l’on surnommait « Oeil-de-Chat » (à défaut de lynx dans la région).

La maison dont ils avaient enfoncé la porte avait été désertée — tout était comme les propriétaires l’avaient laissé : les assiettes creuses sur la table, le pain rassis sur un plan de travail attenant à une fenêtre, dont le volet de bois était resté ouvert. Proches du sol, certains sur leurs appuis, d’autres mollement affaissés, défaits, les potentiels réfugiés restaient pendus aux mots de la recrue Allis.

Allis. Jeune homme de moins de vingt printemps, il avait de grands yeux verts sur un visage constellé de tâches de rousseur lui donnant un air indubitablement enfantin. Ses cheveux bouclés paraissaient par mèches sous son casque. Agenouillé près de la porte, il guettait vers l’extérieur un signe, quelque chose. Son armure, couverte de poussière, lui donnait déjà un air d’après-bataille — le calvaire ne faisait pourtant que commencer.

Dehors, ses camarades se battaient contre l’impensable. Les balistes avaient dû être mises en place. Ils pouvaient riposter, Etro les guidait, n'est-ce pas ? Il priait sans le montrer pour que cette journée ne lui enlève pas d’autres amis, d’autres compagnons aimés et chéris. Pour que ce jour ne soit pas aussi lourd de pertes pour lui que ce soulèvement d'une nuit qui ternissait l'image de l'ordre qu'il servait. Prières qui, admettons-le, étaient sûrement vaines.

Tout prêtre qu’il était, Agon patientait avec une nervosité froide. Il leur fallait, ou lui fallait à défaut, une ouverture.
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Noirâtre Acceptation
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Jeu 20 Oct 2016 - 18:03
Quelques minutes après les premiers souffles de feu de l’immense dragon que nous avions nous-mêmes combattu quelques temps plus tôt, j’approchai mon vaisseau de la ville et de son enceinte. Je pouvais distinguer au sol de petites silhouettes qui, conformément au plan, avançaient sur la sainte capitale. Un instant plus tard, entendant vraisemblablement mon chasseur fendre l’air, le visage de Death se tourna vers le ciel. Un signe, un seul, c’était ce que j’attendais, ou plutôt ce que j’appréhendais. Il leva le bras.

L’instant d’après, je faisais ce que nous avions prévu. Je conduisis le chasseur suffisamment près de l’enceinte, juste devant le pont, là où se trouvait la herse. De gros éclairs sortirent de mes propulseurs et foudroyèrent une fois les gardes qui s’y trouvaient, puis une fois encore. Ils furent propulsés à terre, manifestement blessés et sérieusement choqués.

C’est à ce moment précis que je pus pour la première fois constater l’étendue du massacre de Tian-Long. En quelques minutes, il avait fait bien plus que nous n’aurions pu faire en plusieurs heures. En quelques instants, il avait créé de multiples incendies. De hautes fumées noires partaient des toits de chaume consumés et s’élevaient dans le ciel.

Ensuite, je repris de l’altitude et avançai dans la ville, suivant le dragon du regard, et cherchant ma prochaine cible des yeux. De là où j’étais, je pouvais encore les voir, ces silhouettes mobiles, ceux qui n’avaient rien demandé, ceux qui n’étaient que des civils que la guerre n’avait pas encore atteints, des « victimes collatérales ». Des femmes, des hommes, des enfants. Je ne pouvais entendre leurs cris, leurs pleurs, mais cela ne le rendait pas plus supportable.

Death, d’ailleurs, se fichait-il de leur sort ? Les regarderait-il pleurer et hurler de douleur, stoïque ?Cette attaque du Sanctum avait été décidée pour suivre l’ordre de vengeance qui avait été donné après la mort d’Ariez. Mais personne, sans doute, dans notre groupe n’avait pu croire réellement à cette histoire de Sanctum.

Il avait pourtant fallu que nous suivions cet engagement. Pas par vengeance, pas non plus par envie, mais par besoin d’inspirer la terreur et de rappeler que nous étions là, que la guerre amenée par la Coalition arrivait à leur porte. De plus, le fait de frapper ainsi son ennemi alors qu’il était à terre, représentait un intérêt stratégique indéniable. Peu pouvait le nier.

Pourtant, cette mission, plus qu’aucune autre jusque là, et en dépit de mon isolement et de mon éloignement du terrain, remettait en question celle que je croyais être, ou plutôt celle que je croyais pouvoir être à la Coalition. Je ne pouvais plus rester à l’écart, faire le moins de dommage possible et épargner les innocents, garder un semblant d’humanité dans ce rassemblement de fous. Entre mes mains, les commandes de la mort. Devant mes yeux, le chemin vers l’enfer le plus profond. J’avais voulu être cette Vesper. Celle qui, après toutes ces années de mélancolie et d’indifférence avait choisi de se faire une place au sommet de ce groupe. Et j’en payais le prix, obéissant aux ordres de Death. J’avais accepté, quelques temps plutôt, sans trop réfléchir à ce que cela impliquait. Déjà tant de vies s’étaient éteintes sans doute, nourrissant la noirceur de l’immense être ténébreux.

Pourrais-je plus tard, encore regarder ces innocents de ma connaissance, de la même façon, prétextant ne pas être de ceux-là ? Pourrais-je encore me payer le luxe de cette hypocrisie ?

Non, tout était fini. J’étais de ceux-là, et tous le sauraient tôt ou tard. En quoi serais-je une autre puisque j’obéissais si facilement ?

Mes yeux finirent par se poser sur trois balises alignées sur les remparts. Plusieurs hommes y étaient postés et avaient déjà entrepris d’attaquer notre arme la plus puissante. Cette dernière, dans toute sa cruauté la plus primaire, n’y faisait même pas attention, préférant ravager la ville de toute sa noirâtre colère. Et c’était pour cela qu’on m’avait choisie. Pour défendre ce monstre.

De nouveaux éclairs jaillirent et allèrent frapper à plusieurs reprises des hommes postés sur une baliste. Je me déplaçai ensuite vers l’autre, pour faire de même, encore sous l’effet de la surprise. Les hommes tombaient, brûlés par l’électricité. Les tuer n’étant pas l’objectif, je passai à la troisième.

Ayant vu le coup venir, ils réagirent à mon approche. Avant que j’aie le temps de les attaquer en premier, ils lancèrent leur projectile dans ma direction. Celui-ci alla se planter dans le haut de mon aile, arrachant un peu de carlingue et faisant trembler tout le vaisseau pendant une dizaine de seconde alors que je tentais de lui faire garder un équilibre instable. Les témoins lumineux et les alertes sonores se mirent à hurler. Le vaisseau était endommagé, mais je savais qu’il pouvait encore tenir le coup. Mes propulseurs étaient encore fonctionnels. Je les enclenchai encore une fois et attaquaient les hommes qui n’avaient pas fui d’un nouvel éclat de foudre, avant de reprendre de la hauteur pour ne pas rester à portée de tir.
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Lun 24 Oct 2016 - 14:09
Semaine de merde ! Non sérieusement c'était vraiment le moment de me faire un trip à la belle au bois dormant parce que si ça continuait comme ça dans deux jours  on allait avoir droit à une épidémie de peste !

Pourtant en rentrant je pensais que mon karma allait me laisser en paix. J'arrive à rentrer sans soucis de ma petite excursion à Illusiopolis, je chope un transport assez tôt pour pas que mon absence se fasse trop remarquer et on m'assigne à la surveillance d'un endroit tranquille de la Citadelle. Un coin où je peux somnoler à l'aise pour me remettre des derniers événements en paix. Sauf que non.

Je venais juste d'me trouver un petit coin confortable quand un nuage vient me cacher le soleil. Ça à la rigueur ça va, les soucis ont vraiment commencé à arriver quand le nuage s'est mit à cracher du feu.

Et aussitôt ça a été la panique, les gens criaient, couraient dans les rues, se marchaient dessus en voulant fuir les incendies créant ainsi encore plus de danger, des éboulements commençaient à se produire.

Et dans tout ce chaos les quelques personnes qui réussissaient à garder la tête froide avait bien du mal à savoir quoi faire. J'ai vu quelques templiers réussir tant bien que mal à escorter des petits groupes de civil, ils convergeaient vers le nord apparemment un point de ralliement avait été décidé dans cette direction.

L'idée de faire la même chose m'a traversé l'esprit mais après un instant d'hésitation je la rejette, je n'inspire pas encore l'autorité nécessaire pour mener un groupe à travers un tel chaos. Au mieux j'ajouterais encore plus de désordre.

Non, escorter des civils c'était pas dans mes cordes. Par contre je pouvais faire un autre truc qu'était pas à la portée des beaux gosses en armures. Commençant à regretter amèrement le fait d'avoir autant de charisme qu'une endive cuite je me dirige vers les remparts.

Là-bas je savais que des balistes avait été monté et je me doutais qu'elle resterais pas longtemps inutilisées. En ajoutant quelques blocs de glace à leurs gros bout de bois ont devraient pouvoir attirer l'attention du gros lézards pour offrir un répit aux autres, et peut être même leurs laisser le temps de fuir.

Je me faisais pas trop d'illusions sur nos chances de victoire par contre, ce truc était juste trop gros. Ont pouvaient pas l'abattre avec trois balistes et un vieux clodo, du coup une fois son attention attirée et bien...y aurait du sport.

C'était pas facile de traverser la citadelle dans un tel chaos j'devais sans cesse faire gaffe à ne pas me faire renverser par ceux qui couraient. Je m’arrêtais aussi fréquemment pour faire naître des murs de glace dans les incendies, afin de les éteindre ou de laisser simplement le temps de aux gens coincé à l'intérieur des maisons de s'enfuir.
Quand je pouvais j'essayais d'indiquer le nord aux gens pour qu'ils puissent s'enfuir avec les autres mais comme prévue il y en avait bien peu qui m'accordait de l'attention.

Et puis alors que je passais devant une ruelle descendante je m’arrêtais brusquement. Le quartier fauve. Là  dedans par contre je devais être l'un des templiers qui avait le plus de connaissance, ça allait me ralentir c'est sur, mais je devais organiser l'évacuation du coin.

A l'intérieur se déroulait les mêmes scènes qu'ailleurs dans la citadelle, les gens qui criaient, se bousculaient en essayant de trouver un coin sûr... Là aussi le vieillard que j’étais allait avoir du mal à se faire entendre mais heureusement j'avisai bien vite un homme ours avec qui j'avais partagé le thé chez mamie Belette.

L'agrippant à l'épaule je lui laisse pas le temps d'en placer une :


« -Trouve cinq personnes fiables et costauds et demande leurs d'amener des petits groupes au nord de la citadelle. Là bas ils trouvent des templiers, mettent leurs groupe sous la protection des militaires et reviennent chercher d'autres gens.
Pas plus de dix, quinze personnes à la fois sinon vous risquez d'attirer l'attention du monstre.

Toi tu reste ici et t'essaye d'organiser ceux qui restent, demande aux gens de se rassembler dans des maisons solides et si possible à l'entrée du quartier pour que les passeurs ait pas besoin d'aller trop loin. Les femmes et les enfants en priorité. Et si ont te respectent pas agite ça sous le nez des gêneurs. »Que je lui dit en lui fourrant mon insigne du Sanctum dans la main.

Il me regarde une seconde l'air un peu incrédule, puis se ressaisissant vite il agite la tête et commence à trouver des gens pour faire les passeurs. En attendant je me précipite vers les incendies les plus important et essaye de les éteindres de mon mieux. J'ai pas vu ma Belette ou le Renardeau mais tant pis, je peux pas rester plus longtemps si je veux pouvoir aider les balistes rapidement.

Sortant du quartier je fonce faire les derniers mètres qui me sépare des escaliers qui mènent au rempart. Du coin de l’œil j'aperçois un éclair tomber sur ma destination, bordel si le sans cœur et pas venue seul ça va vraiment être coton !

Au dessus mes craintes se réalisent, un chasseur a canardé mes potes avant de remonter trop haut pour que je puisse riposter ! Ceci dit les éclairs n'avaient pas trop endommagés nos armes qui restaient fonctionnelles.

Faisant demi-tour je fonce en bas chercher des gars pour remplacer ceux qui viennent de tomber, heureusement le chasseurs n'est pas passé inaperçu et des gens déjà présent à proximité foncent dans ma direction armés d'arbalètes. Apparemment ils voulaient eux aussi se charger du vaisseau, rapidement nous convenons d'un plan.

Une baliste servira à protéger les deux autres du vaisseau tandis qu'elles canarderont de leurs mieux le dragon. Je reste planqué en chargeant du froid dans mes mains jusqu'à ce qu'ils me crient que le vaisseau arrivent à porté de mes sorts pour que je sorte et essaye avec l'autre baliste de le descendre.

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L'Assassin écarlate
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Jeu 27 Oct 2016 - 15:19

Tu ne le laisses pas paraître, mais dans le coin du vaisseau que tu t’étais réservé un peu plus tôt, tu es nerveuse, voire excitée. Jamais tu n’avais participé à une escarmouche d’une telle envergure. L’autre passagère, une femme-louve dénommée Red, est aussi impatiente que toi.  Cela fait bientôt une heure que vous volez, la silhouette du monde commence doucement à se dessiner devant tes yeux. Enfin, vous vous posez à la lisière de la forêt bordant la muraille de la ville du Domaine Enchanté.

Death n’a pas son pareil quand il s’agit d’allonger deux soldats qui se trouvaient dans les parages. Il nous charge, Red et moi, d’en terminer avec la vie des deux imprudents. Tu vois la louve se ruer sur le premier et le mettre en pièce  sans trop de difficulté. Toi, tu ne prends pas vraiment le temps de regarder le tien. Tu passes à côté de lui et décoches une petite fléchette de poison fulgurant grâce à ton gantelet. Il n’en a plus que pour quelque minute. Tu te retournes vers ta collègue.

-Profites bien de la fête, lui dis-tu en la toisant.

Tu enfiles ta capuche, chopes l’une des deux arbalètes que portaient les hommes et commences à courir en direction de la muraille. Une fois Death dans ton dos invoquant votre arme de destruction massive, une fois au pied du rempart, tu en vises le sommet et y plantes une flèche. Tu grimpes de quelques pas sur le mur, prends appui de toutes tes forces et entreprends un premier saut, plus haute qu’une simple impulsion lambda, suivis d’un double saut. Tu empoignes le carreau sans vraiment trop de difficulté et t’y juches d’un geste ample. De ce point, il t’est relativement aisé de rejoindre le haut de la fortification.  La vue de désolation qui s’offre à ton regard te réjouit étrangement.  Ces centaines de vies qui s’envolent sous le souffle ardent du Dragon Sans-Cœur semblent t’enivrer. Tu le contemples quelques instants.  

Un soldat, épée au clair et arbalète dans le dos, s’élance vers toi et essaye de te fendre en deux. Par un miraculeux réflexe, tu parviens à l’esquiver, mais chancelles quand même. Il en profite pour t’asséner une botte ou deux. Certaines glissent autour de toi, mais d’autres te donnent quelques estafilades, t’arrachant par la même occasion des petits cris de douleurs. Tu te ressaisis et commences toi aussi à lutter. Tes assauts font mouche, mais ne font que railler l’armure du garde. Votre échange paraît persister pendant des heures, pourtant dans les faits il ne dure que quelques minutes. Il t’en a fallu de peu pour parvenir à trouver une faille et l’exploiter pour parvenir à lui enfoncer ton épée dans son crâne.

Tu reprends ton souffle et entends les tires du vaisseau de Vesper exploser à tout va. Tu souris de ce carnage comme s’il s’agissait d’une mélodie symphonique. Soudainement, quelque chose attire ton attention. Un templier s’est sournoisement glissé dans le dos de Death et s’apprête à lui faire tâter de sa lame. D’un geste éclair, comme béni des dieux, tu dégaines ton colt et vises le malheureux. Une fois certain de ta cible, tu appuies sur la détente et le coup part. La balle fuse à toute allure et vient se ficher dans le crâne du chevalier qui retombe sec. Tu aperçois ton boss qui te regarde et lui fais un léger signe de tête, comme pour dire je veille sur vous d’en haut.

Tu repars en direction de la tour à proximité qui contrôle le système de herse. Cependant, cette tourelle est habilement protégée par quelques gardes. Tu te retrouves donc dans de sales beaux draps.  Tu te concentres quelques instants sur toi-même et actives le sortilège "bouclier". Cela te laisse un peu sans défense. Tes ennemis en profitent bien entendu et l’un d’eux s’élance vers toi. Tu l’esquives avec peine, mais te faufiles dans son dos et joues de ton agilité pour te mouvoir sur son corps et exécuter une clef de bras solide. Tu finis par lui casser le bras et dans la foulée lui enlever son casque pour lui ouvrir le cou avec ton poignard. Te relevant d’un geste, tu es complètement acculée face à ces six ennemis. L’un d’entre eux arrive même à te faire une sérieuse entaille au bras droit.  Soudainement, alors que tu es en mauvaise posture, un rayon magique d’un bleu quasi blanc vient percuter l’un d’entre eux, le faisant reculer un peu

-Alors, toujours besoin de mon aide dans les pires situations à ce que je vois ! dit une voix moqueuse que tu reconnais fort bien.
En te retournant vers l’origine du tir, tu aperçois une armure or et rouge d’un aspect des plus insolites, elle contraste beaucoup avec l’ambiance du lieu, volant dans ta direction. Il atterrit dans ton dos pour ne pas te gêner.

-Prêts à en découdre ? demande-t-il sur le même ton
-Toujours ! lui réponds-tu, de nouveau confiante. Trois chacun, cela te va ?
-Le premier qui en vient à bout paye un verre et tu peux déjà commencer à faire des économies pour régler l’addition


Tu regardes droit dans les yeux le templier qui te fait face, attendant qu’il fasse le premier pas. Tu sens ton nouvel allié s’élancer dans la bataille.  Lorsque l’une des gardes s’apprête à abattre son arme sur toi, tu l’esquives sur la droite, puises dans tes ressources magiques et lui décoches ton poing empli d’éclair divin. Le  métal conduisant très bien l’électricité, tu peux voir le bougre convulser et rôtir dans son armure. Tu poursuis ton mouvement et te diriges vers le deuxième homme de fer. Tu glisses d’un mouvement fluide entre ses jambes et te relèves d’un bon derrière lui. Tu saisis des deux mains sa tête et lui assène le coup du lapin et il tombe raide à tes pieds. Quand vient le tour du dernier, tu agrippes ton épée et exécutes quelques passants d’armes avec lui. Tu en viens à bout rapidement, mais la fatigue des combats rapprochés te fait durer plus que nécessaire. Haletant, tu dévisages l’armure qui est assise sur l’une des armures.

-Et bien, il était temps. Ça fait 30 secondes que je t’attends ! ricane-t-il en enlevant son casque et laissant apparaître un homme d’une trentaine d’années, yeux d’un bleu profond, aux cheveux brun court et à la barbe entretenue.
-Hook Maxwell… Où étais-tu passé, il y a quinze ans ?! hurles-tu en le giflant de tout tes forces.
-Oh... Par-ci, par-là. J’ai eu des opportunités et je les ai saisies. Navré de t’avoir abandonné comme je l’ai fait cependant…
-J’ai pas que ça à faire, on en discutera plus tard. Pour l’heure, aide-moi à actionner la herse.




Dernière édition par Abigail Underwood le Lun 14 Nov 2016 - 18:38, édité 1 fois
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La Sorcière
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Dim 30 Oct 2016 - 15:14
Un rugissement féroce fit sursauter Lulu et son père, tous deux assis sur un fauteuil dans le salon de la maison familiale. La sorcière déposa sa tasse de thé, prestement, mit ses deux mains sur ses jambes serrées l'une contre l'autre et regarda ses genoux à travers sa robe sombre. Elle s'apprêtait alors à se lever mais fut immobilisée quelques secondes par une peur au ventre qui se traduisit par une seule question : Qu'ai-je fait ?

Car ce rugissement, dans l'esprit de la sorcière, ne pouvait être que la conséquence de la nuit la plus sanglante de l'histoire du domaine enchanté, selon sa propre mémoire. Elle n'était rentrée chez elle que depuis hier, n'était passée qu'un instant dans la citadelle avant d'en sortir pour rejoindre quelques jours la maison de son père où elle vivait encore, à un kilomètre de là. La sorcière n'avait guère pu se résoudre à fréquenter templiers, paladins ou membres du clergé pour l'instant, tant ces entourages lui avaient fait du tort depuis ces quelques années passées au Sanctum, depuis cette année entière qu'elle avait passée en prison.

Elle serra le poing légèrement, brièvement, en repensant à cette rencontre avec Cassandra durant laquelle elle l'avait appelée « ma soeur ». C'était une chose qui l'avait pour ainsi dire répugner tant la parole était creuse... Le Sanctum n'était pas sa famille.


« M... Maléfique ? »

Lulu releva le menton et croisa les yeux de son père, le teint blafard. Elle avait eu du mal à le reconnaître après une année sans le voir. Il semblait s'être laissé aller, être plus fébrile... mais c'est néanmoins avec plus d'affection qu'elle croisait son regard à chaque fois. Ce petit homme avec quelques kilos en trop était toujours là. A le voir ainsi, terrifié dans son divan, sa peur s'effaça un instant pour laisser place à un souvenir durant lequel sur ces mêmes sièges, elle projetait de quitter la maison de son père et s'installer dans la citadelle.

« Je vais voir. À tout à l'heure, papa. »

« Non ! »

Ils se levèrent en même temps, la sorcière pour s'en aller et le père pour l'en empêcher. Il s'approcha vivement de la jeune femme arrêtée et saisit avec une certaine vigueur son poignet caché sous la longue manche de sa robe. Lulu, pour seule réponse, baissa les yeux vers son père et le regarda sévèrement.

« Tu as assez fait pour eux, Lou. Tu as plus qu'acc... qu'accompli la dernière volonté de ta mère. »

Elle fronça les sourcils et sentit la peur dans son ventre se dissiper pour de bon. L'aval de son père pour quitter le Sanctum était ironiquement une chose qu'elle attendait plus que les autres. Lui seul pouvait la délivrer de la promesse que sa mère l'avait obligée à faire en exigeant qu'elle rejoigne le Sanctum après sa mort. La jeune institutrice ne parût pas pour autant heureuse d'entendre ces mots et posa son autre main sur celle de son père, l'incitant doucement à relâcher son emprise.

« D'accord. »

« Tu... tu restes ici ? » demanda son père d'un aide incrédule.

« Non. Je t'ai dit que j'allais voir. »

Il resta bouche-bée alors qu'elle détourna son regard. Elle hésita un instant en imaginant son père médusé, en imaginant que face à ce qu'elle allait découvrir, il était possible qu'elle ne revienne jamais. Si c'était Maléfique, elle agirait. Elle la combattrait, car c'était une chose qu'elle devait à ses principes.

« Ne... ne te mets pas en danger. »

Elle laissa apparaître un léger sourire et ignora sa dernière hésitation, se penchant vers son père et l'embrassant sur le front.

« Non. »

La sorcière fit volte-face et se dirigea vers la porte d'entrée dans sa robe grise affublée de ceintures et découvrant une partie de sa poitrine. Une fois devant l'entrée, elle regarda à sa droite, vit une petite étagère où se trouvaient quelques peluches assises contre le mur de la maison. Elle balaya du regard chacune des créatures et après quelques secondes, tendit les bras vers l'un d'eux. Un mog coiffé d'une superbe toque de chef et d'un tablier blanc se leva avec joie et sauta dans ses bras avant d'à nouveau s'immobiliser, assis.

Lulu sortit de la maison et suivit le sentier menant à la citadelle, déjà visible et en feu. La jeune femme ne s'alarma pas, tenta au contraire au fur et à mesure de sa marche de distinguer la créature qu'elle apercevait de temps à autres voler au-dessus de la ville. Elle vit les flammes crachées depuis son gosier, des ailes noires balayer l'air, produisant un bruit semblable à un grondement qu'elle pouvait entendre un kilomètre plus loin.
Elle n'avait jamais vu Maléfique lorsque celle-ci prenait la forme d'un dragon mais si c'était bien elle, et quoiqu'elle ne sût pas comment agir face à un dragon, elle pouvait bien se trouver utile là-bas, aussi pressa-t-elle le pas, se dirigeant vers le grand pont immaculé.
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Le Boucher de Grimm
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Jeu 3 Nov 2016 - 14:04

L’exaltation du combat montait en moi, tirant sur chacun de mes nerfs et muscles, dessinant un sourire malsain sur mon visage alors que mon esprit imaginait le carnage par-delà les murailles.

Abigail était déjà partie devant et grimpait le long de la muraille telle une puce aux aguets. Je ne m’étais pas trompé en ajoutant son nom dans la liste des participants à cette attaque. Tian-Lang était déjà loin et semait son chaos, il avait ses ordres et quel que soit mon désir, il n’obéirait qu’à son instinct en attendant que je le rappel à nous. Le Dieu des Enfers a eu la politesse de le soumettre à notre volonté, pourtant, il était le seul capable de le contrôler. Même si cette idée me retournait le coeur, nous étions bien obligé d’être dépendant de ce type. Le prix à payer pour régner, le sacrifice nécessaire à l’appel du pouvoir.

Nous avancions sur le pont, la louve à ma droite alors que les gardes se mettaient en branle devant nous. La herse baissée et une troupe de chevaliers avançaient à notre rencontre, la journée s’annonçait merveilleuse et la remarque de Red ne pouvait pas la gâcher. Dégainant mes deux armes, une dans chaque main, je répondis à ma subalterne avant de charger dans la mêlée. Le seul endroit où étaient réellement ma place, et non derrière un bureau au manoir.

Et n’avoir rien d’autre que des femmes et des enfants à affronter ? Où est donc ton instinct de prédateur, cette soif inextinguible de combat que seul un adversaire digne de ce nom pourra espérer étancher ?!
Cinq hommes parés en armure, un casque rivé sur leur crâne et l’épée à la main. Ainsi, c’est ce qui défendait la herse de la ville. Honnêtement, suite à leur petite guerre, je m’attendais à voir moins de résistance sur notre route. Cela ne rendra notre attaque que plus exaltante. L’impulsion donnée dans mes jambes, je parcourais la distance me séparant d’eux à toute vitesse. Le prolongement du manche de mes faux appuyé contre mes avant-bras, le fer d’arme semblable à une prolongation de mes coudes et la partie haute de mon corps plongée vers l’avant.

Mes yeux observaient l’espace d’un instant le haut des murailles, la persistance rétinienne m’aidait à croire qu’aucun autre homme nous épiait de là-haut pour ensuite nous canarder de flèche. Abigail devait probablement les distraire et ainsi nous faciliter la tâche. Mon attention portée de nouveau sur nos adversaires, et maintenant proche de la herse, je comprenais que nous n’étions pas face à des tanches. De l’autre côté de la grille de fer se trouvaient d’autre homme, l’arbalète pointée dans notre direction et la main sur la gâchette

Le bruit d’une corde détendue se fit entendre, une première salve destinée à notre encontre avant de passer au fil de l’épée. Porté par ma vitesse, je chutais sciemment en avant et roula sur plusieurs mètres afin d’éviter les carreaux. Me relevant ensuite d’une pulsion dans mes jambes, je reprenais ma course en lançant d’abord la faux maintenue dans la main gauche sur l’un des gardes du Sanctum. L’arme tourna sur elle-même, décrivant une courbe dans les airs avant de se planter dans les flancs d’un des hommes et le terrassant l’instant d’après. Encore vingt mètres me séparaient des personnes survivantes, répondant à mon attaque, ils se mirent en formation autour de leur blessé et dressaient leur bouclier. Parfait, je n’ai qu’à être au contact pour qu’ils arrêtent avec leurs arbalètes.

Pas de lance ? Parfait, je n’allais pas m’empaler sur leur défense. Balançant mes bras le long de mon corps pour le sprint final, je donnais tout ce que j’avais dans le ventre avant d’accueillir une seconde salve. Il était là, devant moi et serrer derrière leurs pavois, un mètre nous séparait. Tournant légèrement sur moi-même et dans un saut en longueur, je percutais la formation d’un coup d’épaule. Renversant les gardes comme des quilles. Propulser au sol par l’impact et grognant de douleur suite au contrecoup de ma charge, je me redressais pour ensuite éclater mon pied au visage d’un garde à proximité. Le fer de son casque s’enfonçait dans sa chair en même temps que ma botte et je n’aurais pas eu le temps d’esquiver le tranchant d’une lame visant ma nuque. Heureusement pour moi, mon ange de la mort veillait. Un tir résonna et le type chuta inerte derrière moi, cette femme était pleine de surprise et je ne manquais pas de saluer son geste. Une joute avec l’un des gardes déjà debout démarra, il donnait le ton en enchainant ses attaques en ma direction. Ne me donnant que le loisir d’esquiver et de parer avec le manche ou le fer de mon arme.

Un pas en arrière, une attaque d’estoc du garde, je le contre en brisant sa défense par la droite grâce à mon arme. Il est désarçonné, j’attrape son bras de ma main libre et le tir en arrière, le faisant chuter contre le tranchant de ma faux toujours maintenu contre mon coude. Mon regard est porté sur un autre homme se relevant avant que Red ne bondisse dessus, je sens de la résistance sur mon bras armé et donne une impulsion afin d’achever l’homme au bout de ma lame.

Combien en restaient-ils ?

Ils étaient en retrait, deux chevaliers sur la défensive. Avançant d’un pas lent, je prenais soin de récupérer ma deuxième faux et frotter mes lames entres elles avant d’entendre le bruit caractéristique des arbalètes. Les carreaux sifflaient en ma direction, le temps était suspendu un instant alors que mon regard se dirigeait vers ma sentence. De par mes réflexes, j’eus le temps pour contrer une pointe dirigée vers mon visage du plat de ma faux. Seulement, deux autres carreaux se plantaient dans ma chair. Un dans l’épaule et le second dans mes côtes. Le sang s’écoulait déjà, dans un grognement, je casse les carreaux en conservant la pointe dans ma chair. Ce sera pour plus tard. D’un ordre, j’accuse les deux gardes restant à la louve avant de me diriger vers les herses en courant.

Le bruit du mécanisme résonnait, me guidant vers mes nouvelles cibles. La herse se levait lentement alors que les trois gardes rechargeaient leurs armes. Dans le même mouvement que tout à l’heure, j’élançais mes deux armes dans les airs en direction de mes ennemis. L’un vu son torse transpercer et le second s’allongea mollement avec le fer planté dans sa cuisse. Les lourdes grilles de fer était maintenant à trois mètres de hauteur, j’esquiva le tir du troisième garde en sautant et m’attrapant aux barreaux avant d’atterrir sur le torse du dernier que je renversa. Une scène d’une rare violence avait lieu au pied de la herse, moi tapant sans retenu le visage du garde jusqu’à ce que mes phalanges ne trouvent rien d’autre qu’un tas de chair déformé. Mon regard se tourna ensuite vers le rescapé, rampant au sol avec l’arme dans la cuisse.

Me relevant avec difficulté, mon corps tendu par l’effort avant de récupérer ma première arme. Tel le bourreau, je m’avançais vers ma proie avant de l’abattre en tranchant sa gorge. Dorénavant, nous étions dans la ville, il ne nous restait plus qu’à avancer alors que je remarquais finalement les dégâts du dragon passant au-dessus de nos têtes. Le spectacle de désolation ne m’empêcha pas de rire, un rire froid devant la mort que nous apportions. Nul besoin d’Ariez ou de quelqu’un d’autre pour arriver à cela, la Coalition Noire se suffisait à elle-même et elle n’avait pas son pareil pour causer la mort sur son sillage. Et devant nous se trouvait d’autre proie à nos ténèbres.



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Le Pardon Enchaîné
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Lun 7 Nov 2016 - 23:09
Le ciel lui parut blanc alors qu'il sortit de la caserne. Ses yeux mirent quelques secondes à s'habituer à la lumière et, alors que les formes en détails de ce qui l'entourait reprenaient forme, Fabri s'était déjà dirigé sans réfléchir vers l'arsenal. Il lui fut aisé de retrouver ce qui restait des caisses d'explosifs estampillés Marie de Beauterne ; l'artificière lui avait fait un prix de gros et, même s'il en avait utilisé la plus grosse partie, il restait bien assez de poudre pour ce à quoi il allait l'employer.

Il avait plus l'habitude de travailler au calme, sans son équipement complet. L'agitation et les hurlements ne rendaient pas son travail des plus aisés alors qu'il alignait les réceptacles et les remplissait de poudre. Des réceptacles ouvragés, de forme oblongue qu'il remplissait de poudre noire. Garder son calme était primordial, il n'avait pas réellement envie de s'additionner à la liste des morts de la journée. Ou, s'il avait vraiment à mourir, il n'avait pas envie que ce soit à cause de sa propre maladresse.

Il se maudissait de ne rien avoir préparé à l'avance. Mais comment aurait-il pu le prévoir ? Bordel, bein il le saurait la prochaine fois.

Dans une autre caisse, il attrapa des sacs hermétiques, qu'il ouvrit et en vida le contenu dans le second compartiment des réceptacles. La poudre rouge sombre, compacte et fine, ne différait en peu de détails de la poudre à canon. Et pourtant elle lui serait bien utile. Il vérifia que chacune des mèches était entière et en bon état, puis, avec le plus grand soin, il referma chacun des réceptacles, achevant par là même la dizaine d'explosifs.

Il glissa le tout dans un sac qu'il avait amené avec lui, puis se redressa, portant la lanière du sac à son épaule. S'en retournant hors de la pièce, son regard fut capturé par le temps, arrêté net par un rayon de soleil qui passait au travers de la fenêtre, illuminant un pan de mur, quelques caisses et le sol dallé d'un rayon clair. Quelques grains de poussière voletaient, imperturbables. Un endroit où, au milieu du chaos, le plus grand calme régnait. Pendant un infime moment, son cœur vacilla dans le plus grand silence alors qu'il fut forcé de quitter ce lieu où la sérénité s'était réfugiée. Retournant dans le chaos.

Il retrouva les couloirs, significativement plus vides. Attrapant un arc ainsi qu'un carquois à la volée. En quelques minutes, il rejoignit une haute muraille. Les soldats s'étaient majoritairement déployés comme il l'avait ordonné. Qui d'autre donnait des ordres ? Se demandait-il, alors qu'il voyait la forme du dragon se déplacer en crachant un occasionnel torrent de feu sur la ville en contrebas.

De là où il était, il avait une vue magnifique sur la Citadelle et ses tours, sur la ville ; il ne voyait ni l'entrée ni la poterne qui, elle, était bien dissimulée à l'exact opposé de sa position. L'énorme dragon, lui, pouvait couvrir cette distance en quelques battements d'aile, et c'était bien ce qui l'inquiétait. Ce dragon pouvait venir lui rôtir la gueule en quelques secondes s'il le voyait.

Son regard se posa sur les quelques balistes, sur les murailles. Il y avait quelque chose qui les empêchait de tirer. Son cœur bondit dans sa poitrine. Pourquoi ? Ses yeux tentèrent de déceler quelque chose, dans ce moment de panique alors qu'il s'approchait du créneau. Des corps étaient étendus sur le sol alors que d'autres soldats, hébétés, s'activaient à manœuvrer les machines de guerre. Il était trop loin pour voir ce que ces hommes regardaient avec tant d'appréhension ; ce n'était pas le dragon, qui se trouvait à portée d'eux mais n'était pas le centre de leur attention. Non, ils étaient concentrés sur une chose qui brillait dans le soleil froid de l'automne. Quelque chose qui ne volait pas plus qu'il ne se déplaçait abruptement comme une créature. Son vol était plus gracieux, sans battement ni soubresauts. Quelque chose de métallique. Un vaisseau.

C'était pas quelques bombes et un arc qui allaient faire quoi que ce soit contre un vaisseau. Il devait s'y résoudre, aussi dégoûtante que l'idée ne puisse paraître. Il n'y avait rien qu'il puisse faire.

De moins pas contre ça. Il pouvait toujours faire quelque chose.

Il tira quelques flèches de son carquois, et y attacha les réceptacles. Ce fut l'affaire de quelques secondes encore, qui lui parurent des heures.

Il n'avait pas vraiment envie que le dragon se dirige vers lui mais ; ce n'était pas vraiment son plan. Il n'avait prévu à la base que d'être un simple renfort. Mais il allait devoir aviser, pensa-t-il en grimpant sur le créneau. Sur un creux, puis sur le plus haut pan de mur. De là, il empoigna son arc et encocha la flèche, essayant de calmer sa respiration fébrile. D'un geste rapide, il ramena la corde de l'arc vers sa joue, puis vers son œil droit. L'arc qu'il tenait était un arc des plus simples, et en conséquent, il devait user de toute sa force afin de maintenir la flèche ainsi que l'angle. Il décocha, et le projectile décrivit un arc accentué par son poids, le poids de l'explosif.

Le trait se perdit dans la fumée et le chaos ; n'en résultat qu'une soudaine explosion en contrebas, blanche et foudroyante. Causée par le phosphore.

Fabrizio jura ; il n'avait pas le droit de se réserver du temps pour échouer. Il encocha une seconde flèche.

S'il ne faisait pas vite, le dragon allait s'intéresser au nord de la Citadelle, ou les civils étaient en ce moment-même probablement guidés par les Templiers pour fuir. Si tout se passait comme prévu.

Etro, je t'en supplie.

Il guida la pointe de la flèche vers les cieux, droit au dessus de la créature dans un lent geste. Il tira. La flèche partit dans un son silencieux.

Il manqua son second tir.

Une panique soudaine mordit son esprit, emprisonna ses sens. Il jura encore une fois. C'était un incapable comme ça qui avait laissé sa famille crever, c'était un incapable comme ça qui avait fui.

Fabri tenta de respirer, de rester calme. Mais il ne l'était déjà plus depuis un moment.

Qui y avait-il en bas ? Cette question lui revint soudainement.

Il y avait tant de personnes qu'il connaissait. Certains comme Sedris et Aleile, qu'il connaissait bien. D'autres comme Agon probablement ; il était sûrement quelque part dans ce merdier lui aussi.

Il y avait le Primarque, et Cassandra aussi. Les Templiers ne manquaient jamais une occasion de se rappeler qu'ils étaient tous frères et sœur ; mais lui ne l'avait jamais fait, s'était toujours senti manquer de respect a ses propres frères.

Mais plus que jamais en cet instant avait-il envie de protéger ces personnes qui étaient devenus sa famille. Autant de frères et de sœurs qu'il voyait tous les jours, et en qui il avait foi.

Etro donne-moi la force de protéger ma famille.

Il ramena l'empenne de la flèche jusqu'à sa joue, prit quelques secondes pour ajuster son tir. Prenant en considération le poids du projectile, le dragon, l'arc décrit par les deux précédentes flèches. Les yeux fixés sur sa cible, il oublia tout l'espace d'un instant.

Il était revenu à un autre jour de paix ; à ce recoin de l'arsenal ou le temps s'était arrêté. Son souffle s'arrêta ; durant quelques secondes ce fut comme si son cœur s'était arrêté de battre.  

Alors que le rugissement du dragon laissait place à une gerbe de flammes longue et meurtrière, il relâcha la corde de l'arc et la flèche partit. Dans un sifflement qu'il n'entendit pas, elle suivit sa course dès lors déjà inchangeable.

Une explosion, blanche et aveuglante fut celle du phosphore enflammé par le souffle du dragon, et un rugissement fut le signe de son triomphe.

Le dragon, comme courroucé, abandonna son massacre des ruelles. Le temps pour Fabri de tirer une flèche supplémentaire en utilisant le même angle et le même tir ; qui alla d’exploser contre l'épaisse cuirasse de la créature.

Sa joie fut de courte durée, si heureux fut-il ; car la créature reprit son envol en faisant trembler l'air de ses puissantes ailes. Se dirigeant vers le rempart où s'était posté.

Il l'avait voulu. C'était son plan. Et il lui restait encore six projectiles.
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Ven 11 Nov 2016 - 3:21

Le rugissement d’un dragon, ce cri strident résonnait dans toute la citadelle alors que Cassandra se releva brusquement de sa literie. Voici plusieurs jours qu’elle ne quittait pas, ou très peu, sa chambre en vue de sa convalescence. Les membres du personnel opérant à l’infirmerie du Domaine Enchanté lui avaient interdit tout abus physique, son court séjour dans les geôles avait laissé des marques sur son corps que seul le temps pouvait guérir. Péniblement, elle retira la couverture de lin couvrant son corps pour se redresser et faire quelques pas jusqu’à la fenêtre de sa chambre. Au travers de la vitre, elle pouvait voir avec horreur la scène qui se produisait dans les faubourgs de la cité. La garde amena sa main devant sa bouche, cherchant à cacher sa surprise mêlée à de la peur devant le béhémoth ailé qui allait et revenait pour déverser un torrent de flamme sur les âmes du domaine.

Un grand dragon noir s’attaquait au domaine du Roi Stéphane, non, ça ne pouvait pas être un hasard. Pas maintenant, pas après ce que le Sanctum et ce monde venait de subir.

Maléfique est revenue…
Derrière elle se trouvait Maxwell, depuis qu’il avait libéré la dame des cachots, il ne l’a quittait plus. Ayant fait la promesse de protéger Pentaghast jusqu’à son rétablissement, il était devenu une sorte de chevalier-servant pour la Templière, au grand déplaisir de cette dernière. Il se releva lentement, le tient blême, regardant par-dessus l’épaule de sa protégée le même spectacle défilé à l’horizon.

Non, c’est impossible…
Incapable de supporter la scène, la garde se retourna pour voir la même peur qu’elle éprouvait dans les yeux du Paladin. Elle était abasourdie, elle ne comprenait pas comment cela pouvait être possible. Ils vivaient en paix, loin des maléfices de la Sorcière depuis des années. Et à cet instant, au moment ou le groupuscule de religieux était au plus faible, elle attaquait. Est-ce qu’elle avait prévu sa vengeance depuis autant de temps ? Swain n’était-il qu’un pion sur son échiquier pour aspirer à ce moment ? Cela faisait bien trop de coïncidence, tellement de questions tournaient dans l’esprit de la garde à l’instant même ou les maisonnettes de chaume partaient en fumée sous le feu dévastateur du saurien. Ils vivaient un véritable supplice alors qu’elle, elle vivait protégée derrière les remparts du château en attente de son jugement.

Cette situation, cet emprisonnement était intolérable. Fronçant les sourcils, Pentaghast s’avança vers le mannequin supportant l’armure des Templiers d’un pas incertain. Elle détacha une à une les ceintures de cuir, faisant chuter lourdement l’armure de plates au sol. Jurant, elle s’abaissa pour la ramasser, cependant, la douleur qu’elle avait réussi à apaiser se réveilla subitement, forçant la dame à rester un genou à terre. Le Paladin s’était retourner dans sa direction, une expression mêlant l’incompréhension à la fureur se lisait sur son visage alors qu’il empoignait l’épaule de la garde.

- Que comptez-vous faire ?!
- Défendre ma ville et ses citoyens… Ils ont besoin de moi, besoin de nous…

Cassandra serait les dents en prononçant ces mots, la douleur brûlait son être alors qu’elle tentait de se relever, posant ses mains sur la cotte de maille encore présente sur le mannequin. La sueur commençait à perler sur son front et sa vue se brouillait un instant alors qu’elle cherchait à l’enlever de son support.

Par Étro, vous êtes folle ?!
Le Paladin forçait la jeune femme à se retourner et il tenait fermement ses épaules de ses deux mains, la colère grimpait lentement en lui alors qu’il toisait la dame un instant.

- Vous pensez vraiment être utile… Vous êtes incapable de tenir debout, vous êtes faibles et blessée, un boulet, un poids mort ! Incapable de se défendre soi-même, et vous comptez descendre dans les rues ?!
- Lâcher-moi !
- Non Cassandra ! Vous ne quitterez pas cette chambre, vous n’allez pas sortir et vous sacrifiez pour aucune raison ! Quand allez-vous vous mettre dans le crâne que vous ne pouvez pas sauver tout le monde !
- Taisez-vous !!!

L’expression de la dame se déformait lentement, comme prise de panique alors qu’elle se débattait pour finalement tomber contre le sol. À moitié allongée, se redressant sur ses coudes, une larme coulait le long de sa joue alors que l’homme en face d’elle la jugeait.

Vous n’êtes pas Étro où même le Créateur, nous ne sommes que des hommes parcourant cette terre jusqu’à ce que nous retournions vers sa Lumière. Cessez de vouloir prendre les armes pour n’importe quoi, vous ferez plus de mal que de bien. Apprenez à lâcher prise, bon sang.
Nerveusement, la jeune femme sanglotait devant les paroles de cet homme. Il s’abaissa pour caresser le visage de la garde, l’aidant ensuite à se relever et à la recoucher dans son lit alors que la douleur la tiraillait toujours. Elle ne pouvait rien faire, elle le savait. Pourtant, elle désirait prendre les armes et défendre la ville. Pour quelles raisons voulait-elle agir ainsi, chercher à épargner une seule vie au dépens de la sienne ? Elle l’ignorait, elle agissait simplement, prête à se sacrifier pour sauver autrui. Mais pourquoi…? Résigner, elle tourna le dos à Maxwell et se recroquevilla sur elle-même. Cependant, elle ne pouvait faire abstraction des bruits qu’elle entendait dehors et à cette fumée qui envahissait l’atmosphère. Aujourd’hui, de nombreuses personnes allaient perdre de la vie. Et Cassandra n’allait rien pouvoir faire contre cela, elle était impuissante et inutile pour sa Déesse.



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Dim 13 Nov 2016 - 22:00
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L'odeur de la mort et de la peur commençait à emplir les narines de la louves, cette dernière affichant alors un sourire carnassier à l'idée du festin qu'elle pensait réussir à faire malgré les ordres qu'elle avait reçus. Elle se pourléchait les babines en observant cette grille, cette ville aux allures de plateau repas derrière cet assemblage de bois et de métal. Le problème, c'était l'espace entre elle et la citée, ce fichu pont, cette fichue porte et elle comptait bien le faire savoir au faucheur.

"Justement, j'ai un instinct de chasseresse, de tueuse, pas de guerrière. Tout ici crie "Mauvaise idée !", mets-toi à couvert avant de finir embrocher ou découpée. Le plan parlait juste de ruelles, pas d'un pont, qu'est ce qu'il vient faire là ce foutu pont ? Qu'est-ce qu'on fiche sur ce fichu pont ? Pourquoi on ne c'est pas posé directement en ville ?"

Red n'avait même pas pris attention au fait que Death avait commencé à se battre contre des soldats en armure, elle était bien trop occupée à se plaindre de la situation. Elle ne reprenait pleinement conscience de ce qu'il se passait que lorsque ses oreilles captaient le bruit caractéristique d'une arbalète qui s'actionnait. La jeune femme se jetait alors au sol avec les deux mains sur la tête. L'instant d'après, elle se mettait à grogner en se tenant à quatre pattes. Pestant une fois de plus contre le pont et la herse, elle s'élançait en direction des soldats pour rejoindre la mêlée, espérant ainsi que la peur d'un tir allié ne refroidisse les ardeurs des arbalétriers. Elle comptait bien percuter le combattant le plus proche, mais elle ne s'attendait pas à ce qu'un pavois de métal ne se trouve entre elle et lui. Le bruit de l'impact était relativement audible, ainsi que les grognements et les griffes de la prédatrice en train de lacérer le métal.

Son compagnon se lance alors à l'attaque, uniquement pour trouver le visage de la louve contre le bouclier, tourné dans sa direction avec un large sourire carnassier et une fine coulée de sang du centre de son front à ses lèvres en passant entre ses deux yeux. Alors que sa lame s'abaissait, elle reculait d'un coup sec, avant de le frapper de toutes ses forces dans le dos avec un puisant coup de pied le détachant du sol pour passer par-dessus le rebords du pont. La chasseresse se jetait ensuite à nouveau sur sa première proies et saisissait le bord de son bouclier fermement avant de le faire pivoter violemment, entraînant les diverse articulation de son bras dans la manœuvre dans un craquement caractéristique. Elle profitait de la douleur qu'elle lui avait occasionnée pour poser sa main gauche sur sa bouche ouverte, récoltant alors quelques coups de pommeau dans les cotes, avant que de la fumée noire ne sorte des narines du soldat qui s'effondrait alors devant elle, qui le saisissait par la gorge et se mettait à avancer de nouveau en le brandissant comme un bouclier.

Son autre main posée sur le flanc alors qu'un second filet de sang se désignait maintenant de ses lèvres à son menton alors qu'elle observait les pointes des carreaux apparaissant sur le corps de sa précédente victime.

"Cet idiot m'a cassé des cotes pour de bon cette fois."

Et à peine la herse franchie, elle disparaissait dans la plus proche ruelle et plantait ses crocs dans la chair de l'homme, en arrachant quelques lambeaux avant de repartir à la recherche de victimes moins aptes à se battre.

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Sam 19 Nov 2016 - 12:08
Caché derrière l'encadrement qui mène de l'escalier aux balistes, j’attends en concentrant mon froid le long de mes bras. Plus loin en bas je peux entendre le cri des flammes et des habitants, tentant désespérément de rester en vie et j'enrage de devoir rester là à ne rien faire. J'aurais aimé accompagner les mecs qui dirigent les balistes et les aider à canarder cette enfoiré de gros lézards mais impossible tant que le connard qui s'amuse à électrocuter nos gars reste en liberté.

Bordel, quel genre de dégénéré peut vouloir ça ? Et surtout comment il a fait pour ramener un aussi gros machin sur notre gueule ? Pendant un instant l'idée qu'il ai d'autre pote rodant dans le coin, prêt à foutre encore plus la merde me traverse l'esprit mais je la chasse en secouant la tête. Inutile de me perturber avec ça, si c'est effectivement le cas je ne peut rien y faire pour le moment de toute façons. Commençons par régler les problèmes qu'on a sous le nez. Ou au dessus.

Et soudain le signal convenu est lancé : l'enfoiré est redescendu. Me précipitant sur la passerelle je cherche l’intrus du regard et je le vois bientôt, virevoltant en l'air, prenant soin de rester une cible difficile à atteindre. De toute évidence il devait s'attendre à ce qu'on soit conscient de sa visite car il évite facilement le premier tir de baliste et se paye même le luxe d’assommer un de nos gars avec ses rayons. Ce mec sait piloter c'est certain.

Ne perdant pas plus de temps à admirer les compétences de l'assaillant je plaque mes mains à plat sur le sol et me dépêche de repartir mon froid sur toute la surface inoccupée de la passerelle. Puis levant mes mains aussi vite que possible je condense mon énergie magique en une multitude de stalagmites qui sont projetés dans la direction de l'autre enculé.

Priant pour que l'effet de surprise soit suffisant pour empêcher le pilote de toutes les esquiver je ne perd pas de temps à regarder les effets de mon sort et me dépêche de faire demi tour afin de me remettre à l'abri. Vu ma faible endurance je ne pourrais sans doute pas encaisser beaucoup de tir avant de tomber dans les vapes et il est hors de question d'être mis hors jeu aussi vite. Mes collègues pourront toujours me dire ce qui se passe, mais je devrais me contenter de rapide allers retour pour emmerder le chasseur.

Arrivé sous l'encadrement j'essaye de concentrer rapidement ma magie tout en calmant mon souffle, quand j'entends le sans cœur crier. J'espère que ça veut dire qu'on commence à avoir son attention et non qu'il a trouvé toute une colonie de personne à boulotter.

Essayant de faire abstraction des sales idées qui venaient de traverser mon esprit je me reconcentre sur mon énergie magique quand une soudaine douleur me traverse le flanc et la jambe. Merde ! Les blessures de ma dernière escapade à Illusiopolis qui s'étaient fait oublier grâce à l'adrénaline du début de l'attaque se rappellent à mon bon souvenirs, et vu comme elles insistent j'ai peur que toute la gymnastique que je me suis imposé ne leur ai pas fait du bien.

Allez respire Fiathen, tu es blessé, un dragon attaque, tu ne peux pas fuir, un mec pourrait s'amuser à te descendre d'un coup de jus d'un instant à l'autre et il dispose possiblement de tout un tas d'ami prêt à mettre encore plus d'ambiance. C'est loin d'être désespéré.
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Noirâtre Acceptation
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Sam 26 Nov 2016 - 17:11
Une multitude de projectiles de glace vint s’écraser contre la carcasse et le cockpit du chasseur, m’arrachant des frissons alors que je me recroquevillais sur moi-même, comme pour me protéger la tête. Des éclats apparurent sur la vitre, mais rien ne passa au travers. A nouveau, des sirènes retentirent, m’annonçant que le vaisseau n’appréciait pas ces multiples attaques et qu’il ne faudrait pas qu’il y en ait des dizaines de plus.. Malgré la pitié que je pouvais avoir pour la population de ce monde, malgré mes remords, une colère survint en moi. Instinctivement, je cherchai l’origine de cette magie, car cette attaque ne pouvait certainement pas venir d’une baliste. Je ne vis rien, pourtant, que des sentinelles et des gardes affairés autour de la baliste.

Il fallait que je reprenne de la distance et de la hauteur. J’orientai alors mon vaisseau dans le sens opposé et me dirigeai vers Tian-Long, au dessus duquel je fis quelques tours tel un rapace. Je commençais réellement à regretter cette attaque orchestrée par Death dans l’empressement de la nouvelle de l’affaiblissement du Sanctum. J’étais le seul appui volant du dragon, et nous avions face à nous une troupe, certes entamée par les récents événements, mais tout de même en plus grand nombre et équipés.

Au loin, j’essayais de repérer Death et sa petite escouade. Je voulais savoir s’il avait réussi à passer la porte, principal obstacle pour pénétrer dans la ville. Dans le cas contraire, je commençais à songer que si la situation tournait trop en notre défaveur, il faudrait peut-être songer à sonner la retraite. Tout en prenant soin de rester hors de portée de l’enceinte de la ville, je me rapprochai donc de la-dite porte.

A quelques dizaines de mètres de l’entrée de la ville, j’identifiai une vive animation, un rassemblement et une altercation. Ils étaient donc entrés. Je pouvais voir Death, agissant avec toute la froideur et la vivacité dont il faisait habituellement preuve, puis il y avait Abigail, la jeune femme nous ayant récemment rejoint qui veillait sur ses arrières. Nul doute que si nous survivions à cette épreuve, elle prendrait tôt ou tard une place importante dans nos rangs. Je ne reconnus en revanche pas Red, dans la masse de personnes qui couraient et hurlaient.

Que pouvais-je faire à présent ? De toute évidence, mon petit vaisseau ne pourrait encaisser encore de nombreux coups en provenance des balistes ou encore de quelque magie. Mais c’était avant tout pour cela qu’on m’avait confiée cette tâche. Pour tirer encore parti de cet atout, Il fallait faire vite.

Je repris de la hauteur. Je commençai à m’éloigner du centre de la forteresse pour ensuite sortir tout à fait de l’enceinte de la ville. Je commençai ensuite à redescendre pour voler non loin du sol à vitesse réduite tout en longeant la muraille, afin de ne pouvoir être vue que si quelqu’un se tenait dessus. Puis, alors que je me trouvais du côté approchant le plus le donjon,le château et donc l’endroit où se trouvaient les balistes, je repris brusquement de la hauteur, espérant ainsi bénéficier de l’effet de surprise sur les soldats qui s’y trouvaient. Ensuite, tout en restant en déplacement et les prenant sur le côté de sorte qu’ils n’auraient le temps de me faire face qu’avec des arbalètes, je défilai au dessus d’eux et leur infligeai une rafale de foudre. C’était évidemment moins précis que lorsque je me tenais face à eux et à l’arrêt, mais c’était aussi plus sûr pour moi. Je sentis le choc de quelques projectiles sur le vaisseau mais rien qui le mit en alerte. Les ayant dépassé d’une distance suffisante pour ne plus être à leur portée, je cherchai du regard le dragon dont je venais de percevoir un cri tout droit venu des enfers, en dépit de la barrière de métal qui me séparait de son air ambiant. Il était assurément dans une colère folle. Quelque chose avait du le frapper.

L’énorme spectre noir ailé se dirigea alors vers ce qui devait être l’origine de sa douleur. Il se mit à cracher de grosses et larges déflagrations à plusieurs reprises, ne laissant que peu de chances de s’enfuir à ce qui l’avait attaqué.
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L'Ainé des Surhommes
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Ven 9 Déc 2016 - 13:53
« C’est un... dragon. »

La mort elle-même avait rugis, faisant trembler les fondations même de la Citadelle très vite à feu et à sang, une vision stupéfiante qui laissa Angeal tétanisé une seconde. Doté d’une défense et résistance au-dessus de la moyenne des guerriers, notre homme pouvait se prendre une salve de balles sans tomber et sans qu’il y ait un long temps de rétablissement, sinon quelques secondes. Très à l’aise avec la parade et avec une endurance déjà hors-norme, c’est déjà quelqu’un de pénible à tuer. A même de tenir plusieurs heures sur un champ de batailles et d’enchaîner les combats… mais justement, il y a peu, Angeal s’était battu plusieurs heures et enchainer les combats. Un monstre d’endurance ? Non, puisqu’à peine un champ de bataille fini, crevé mais debout, il ne pouvait envisager de se lancer directement dans un autre… pas un combat qui soit pire que le précédent, en tout cas. Or, c’était un dragon qui se jetait directement sur lui et son groupe, n’offrant aucun choix. Pas n’importe quel dragon, d’ailleurs puisque même depuis ses hauteurs, l’on apercevait ses yeux jaunes luisants.
Tétanisé, le sans-cœur aurait pu cracher des flammes ou lui envoyer des maisons dessus, en cet instant d’hébètement et de désespoir, Angeal n’aurait pas bougé.

« Vous n’êtes pas en état de combattre chef ! Sir Valeri est partit s’occuper du monstre. »

Ça le réveilla… mais pas pour de bonnes raisons, il n’aimait pas l’idée qu’un de ses membres… même le plus digne de confiance… se permette de lui dire si oui ou non, il peut combattre, quoiqu’il dû faire preuve en cet instant d’une autorité certaine. Ayant cessé d’observer le monstre par les ouvertures du château, que les flammes dévoraient comme le reste de la citadelle, cette attaque paraissait… comme une opportunité, autant qu’un châtiment. Ça avait le goût de justice puisqu’après avoir massacré les hommes du stratège par des tactiques peu glorieuses -mais nécessaires-  et au départ par surprise, c’était au tour du Sanctum d’encaisser une attaque surprise. Or, après la guerre civile, c’était sans aucun doute la plus belle opportunité qui soit… et pour peu que le Sanctum mette à terre le dragon ou le fasse fuir, ça légitimera énormément de choses.
Pourtant, le Paladin n’imaginait pas un seul instant qu’on pouvait… vaincre un tel monstre… et des dragons, on en trouve pas partout… il vient forcément de chine au vu de son allure. Là-bas, les dragons ne sont pas des monstres mais des dieux et celui-là était corrompu par les ténèbres, en plus de ça. Un coup de main des Eternels serait, pour l’occasion, assez justifier. Or, au Sanctum comme ailleurs, on doit se montrer digne de l’aide des dieux.

Sans attendre, Angeal partit à travers le Château, suivit par des templiers et paladins ayant bien compris qu’il ne resterait pas inactif. Première question pour son esprit, on résiste ou on fuit ? Le Château de Maléfique n’était pas un endroit sûr mais il n’y a jamais eu que quelques prêtres ou paladins là-bas, si toute la Citadelle y va, on pourra sans doute lutter efficacement contre les ronces. De plus, le domaine enchantée est vaste et rien n’empêche de reconstruire sur les plaines verdoyantes qui s’étendent à perte vue ou encore dans les forêts. Soudain, alors que Angeal exhortait soldats et prêtres à le suivre, confiant des civils au premier lieutenant paraissant de confiance pour leur évacuation… conscient qu’à tout moment, d’un simple souffle ou battement d’ailes, lui et ses suiveurs seraient exterminés. Aucun mur ni bouclier n’offrait le moindre réconfort et la citadelle, censée être une forteresse, prenait des allures de cage infernale alors que les flammes en dévoraient la blancheur immaculée.

« Nous devons prévenir le Consul… »

« Sir Valeri a chargé Aubrey de le faire. »

Atlantica… ? Non, Angeal ne pouvait demander Triton. Ses troupes marines seront astreintes aux douves et qu’à moins que l’Eternel ne se déplace lui-même, ça ne sert à rien. Le paladin n’était même pas sûr que son trident puisse être efficace en-dehors des océans… mais rien ne justifierait qu’on le fasse venir dans les douves. A part les consuls, il restait…

« Que quelqu’un fasse de même mais au Château Disn… »

« Sir Valeri a chargé quelqu’un de le faire. »

« Parfait ! »

Angeal n’était pas cassé… mais couverts de plaies, des bleus sur la peau comme sur ses os… dont beaucoup sont fissurés, presque remis mais encore susceptible de se briser au moindre coup. De plus, les derniers temps avaient été éprouvant, déjà physiquement, le paladin était vidé mais aussi moralement. Après Swain, on a pleuré puis festoyé… pas Angeal qui se contenta de pleurer mais comme beaucoup, il se permit enfin de relâcher la pression… pour qu’en ce jour, elle remonte à son plus haut niveau. En forme ? On peut dire que, plus ou moins, ça allait… mais son corps avait enduré toute la hargne de Swain et ses hommes ; il n’était pas si épuisé que profondément fragilisé, un rien pourrait l’abattre. Exhortant ses hommes à rejoindre la ville, pour évacuer les civils ou temporiser le dragon, le faux-primarque continua sa route jusqu’aux appartements du Roi Stéphane. Ouvrant sans ménagement la porte, aucune trace ni du monarque, ni de sa femme… mais pas plus de portraits d’Aurore, on s’était probablement déjà occuper d’eux et ils avaient eu la prestance d’esprit d’emporter des souvenirs de leurs fille au passage. Ça ne servait à rien de courir après le Roi, Angeal n’avait plus qu’à souffrir et tenter d’aider, soit les civils, soit face au dragon.
Son avantage tactique, par rapport à tous, c’était bel et bien sa capacité à voler… mais dans son état, ce n’était pas certain qu’il supporte de se trainer dans les airs avec une aile courbaturée et douloureuse alors même qu’elle restait rangée dans son dos. Dépourvue de son épée-broyeuse qu’il n’avait pas pensé à la prendre, le Primarque préféra alors la course.

Déjà, son état physique peignait sa peau en rouge et l’enduisait de sueurs… relativisant le fait de ne pas être épuisé. Quant à son moral, il était tout juste capable de continuer… mais certainement pas de se transcender comme il en a l’habitude. Au top de sa forme, on l’aurait immédiatement vu dans les airs à danser avec le dragon mais hélas, ça serait lui garantir la mort. D’ailleurs, lui qui n’est pas léger devait se porter à une aile et… ce serait aujourd’hui comme marcher à cloche-pied sur une cheville à moitié défaite. Continuant de dispenser des ordres sur sa route, il croisa de plus en plus de flammes au fur et à mesure de sa route… mais ce n’était rien comparé à l’embrasement de ville. Dans tout ce chaos, ce vacarme et cette désolation aux allures d’une fin du monde, Angeal tenta de situer les évènements. Le dragon se déchainait sur une zone précise et ne semblait pas vouloir en démordre… les balistes tiraient… mais au grand étonnement du faux-primarque, leur cible n’était pas le dragon mais un… vaisseau ? Lorsque des projectiles frappèrent l’objet volant non identifié, Angeal en fut rassuré.

« Le Dragon n’est donc pas seul ?! »

Au pied de la Citadelle, en contrebas des menaces, Angeal avait un besoin impérieux de situer les choses, les gens et les évènements dans tout ce chaos. Si on parle de l’évacuation des civils, deux options sont possibles : la poterne ou le pont, chacun avec des avantages et inconvénients. La poterne était une issue de secours plutôt étroites au vu du nombre de réfugiés et clairement, on aurait un attroupement. Par le pont, ça serait plus rapide et plus fluide mais les réfugiés seront bien plus exposés. Continuant d’avancer, ses yeux rivés sur la mort que promettait le ciel, le paladin paru pourtant en pleine maitrise de ses capacités et confiants… ça ne trompait personne mais peut-être cela en rassurait certains. La Citadelle s’écroulait, déjà des tourelles étaient tombés, des bâtisses entières ravagés et des morts en pagailles jonchaient les rues, tout ça ne faisait que commencer. Hormis l’évacuation de la ville, on pourrait potentiellement se retrancher dans les archives… elles sont profondément enfouis et la créature ne nous trouvera probablement pas là-bas. Par contre, ça revient à révéler ou détruire la mémoire du groupe… et en soit, ces archives représentent le but même du Sanctum.

« Primarque ! Nous avons commencé l’évacuation à la poterne… » Lança un templier, ou paladin, ou n’importe qui était prêt à aider… Angeal situa la personne mais ne s’arrêta pas, avançant plus au hasard qu’autre chose.

« Continuez ainsi ! Que se passe-t-il du côté du pont ? »

« Nous y subissons une attaque au sol… et des ennemis sont dans la ville… ils ont passés la herse il y a peu ! »

Angeal faillit déployer son aile mais se retint au dernier moment, soudainement conscient que ça lui exploserait littéralement les côtes, trop fragiles pour ne pas céder lorsque son aile se fraiera un passage au travers. Ayant marqué un bref temps d’arrêt, le soldat aussi, Angeal repartit de plus belle avec cette fois-ci, une direction précise.

« Concernant les airs ?! »

« Sir Valeri tâche d’occuper le dragon… et le commandant Faithen tâche de couvrir les balistes en s’occupant de vaisseau, j'en viens. »

… Lulu.

« Vous devez absolument retrouver Lulu… ne lui donnez aucun ordre même de ma part, suppliez-la seulement d’utiliser Mnerva contre le dragon ! C’est notre seul espoir immédiat de victoire… en cas de refus, protégez-la à n’importe quel prix. »

« Attention ! »

Sans qu’on ne sache véritablement pourquoi ni comment, des débris de pierres et de braises volèrent sur l’itinéraire des deux soldats. Le moins gradé et pourtant le plus réactif, commença à tirer Angeal… n’en ayant pas la force, cela permit néanmoins au paladin de réagir, tirant avec lui ce qu’il reconnut être un templier, échappant de peu à la mort subite. Mauvaise nouvelle, Lulu avait toujours eu une très mauvaise opinion des templiers… l’avis qu’elle avait des paladins ne devait pas être rayonnant non plus… mais elle leur accordait déjà plus de crédit. Le paladin n’en revenait pas… lui qui s’était pourtant promis de laisser l’institutrice tranquille… en était juste incapable et le Sanctum avec lui. De même, il pensa à tous les prêtres menacés… et à Cassandra, ayant donné de sa personne comme nul autre durant les représailles nocturnes. D’un coup d’œil, Angeal identifia le château dont il n’était pas si éloigné que ça, bien que dans la ville... et à partir de ça, localisa l’entrée de la Citadelle.

« Templier, vous avez vos ordres et transmettez ceux-là à tous sur votre passage : on évacue civils et prêtres par la poterne ; on me rejoint face aux guerriers au sol ; on rejoint Sir Valeri pour temporiser le dragon ; on porte assistance aux balistes ! Qu’ils le transmettent aussi. »

Angeal ne doutait pas instant de la difficulté à ordonner tout ce petit monde… et de la pression que devait ressentir ce jeune templier, soudain écrasé par la responsabilité. Le paladin ne s’en émeut pas, rien de sa part ne serait pire que… cette attaque. La victoire se mesurerait au nombre de survivant et si les trois fronts -sol, balistes et dragon- étaient suffisamment bien tenu… on pourrait espérer sauver les meubles. Quand à Lulu et la chouette de Barthandelus, les souvenirs d’Angeal a ce sujet était trop flou pour compter dessus… quant à la sorcière, il ne l’imaginait pas un instant prendre part au combat d’une quelconque façon.
Ayant eu l’impression de perdre un temps monstre à transmettre ses ordres, alors même qu’il s’était remis à courir sans s’en rendre compte, Angeal n’eut pas un regard et n’entendit même pas « Oui Chef ! » au moment de repartir. Pour un peu, deux mètres plus loin, le templier se ferait balayé et ses ordres avec.

Au fur et à mesure qu’il approchait du pont, Angeal s’approchait des combats… jusqu’ici, on se battait contre un vaisseau et un dragon comme on se défend d’une catastrophe naturelle. Le front aérien est perdu d’avance si on n’est pas libre au sol… petit à petit, le cliquetis des armures comme les bruits de fracas et de rages se resserraient sur lui comme un étau. Ça aurait pu être réconfortant mais l’on entendait encore l’agonie des civils pris au piège par les groupes. Enfin, Angeal aperçu ses hommes aux prises avec un sombre guerrier puant la mort et les ténèbres… qui se faisait un jeu des templiers présents. La priorité des paladins fut le clergé, puis les civils… mais le rôle de chair à canon, aussi horrible que nécessaire, est tenu par les templiers.

« Angeal, prenez garde, une furie furieuse rôde dans les ruelles ! »

A vrai dire… il n’y avait rien d’autre à faire… Angeal posa genou à terre, les mains jointes. Ignorant le soldat qui venait de l’informer et qui en cet instant, le protégeait au péril de sa vie.

« Etro… » Le soldat qui venait de lui parler n’a pas dû comprendre mais partit rejoindre les hommes aux prises avec Death. Alors même que c’était un massacre, que ses troupes même en surnombres ne faisaient pas le poids, Angeal sembla l’ignorer, priant yeux fermés. « …rendez-moi sourd à la catastrophe, que mon esprit soit clair et rivé sur ces braves, qui se sacrifient en votre nom… » Sa prière était à lui-même, pour lui-même… et dans un élan d’altruisme profond, Angeal s’oublia pour ne plus penser qu’aux templiers combattant Death. Ceux-ci, dès lors, n’auraient pu la moindre blessure, le moindre dégât... mais se concentrant sur ses hommes, il se concentra aussi sur celui qui les mutilait jusqu’à ce que mort s’ensuive. « … et que cet être comprenne ce qu’il inflige. » Ouvrant les yeux, Angeal avait établi un lien de douleur avec les templiers, prenant sur lui toutes ses blessures… et un autre avec Death, lui renvoyant un quart de toutes ses blessures. Concentré comme jamais il n’aurait pensé pouvoir l’être, une seule attaque, une seule phrase, un moindre rien briserait sa concentration.
Le pauvre soldat qui restait aux côtés d’Angeal était bien décidé à le protéger… mais n’est qu’une bien maigre protection. N’y pensant plus, concentré sur ses liens de douleurs, immobile et stoïque, le paladin oublia complètement qu’on lui a précisé « des ennemis ». Angeal ne risquait pas de tenir longtemps et à prévenir ses hommes du lien, informerait l'ennemi tout en se déconcentrant.

La paladin-en-chef se faisait alors égal à une statue, se mettant en danger plus que de raisons.

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Dim 11 Déc 2016 - 15:56
La poterne.

Quelle idée au juste ?!

Une sortie petite et discrète qui paraissait une douce évidence dans les premiers instants de l’attaque. Il suffirait de se cacher, patienter, que l’opportunité vienne et que les quelques pauvres âmes ayant pensé à cette voie d’accès fuient vers les bois. L’attente, dans la maisonnée, insupportable. La nervosité rampante de chacun des présents, certains réalisant que leur survie était entre les mains d’une recrue plus jeune qu’eux. Chaque bruit au-dehors faisait sauter leur coeur hors de leur poitrine et se crisper leurs membres dans un soubresaut défensif — chaque seconde se pouvait être la dernière. Les dents se resserraient, les  ongles se plantaient dans la chair des mains. Même la victoire ô combien souhaitée des militaires et des religieux à l’épée put prendre une regrettable tournure ; si cette bête s’écroulait sur eux en s’arrachant au ciel, ils n’y survivraient probablement pas. Des élans de paranoïa grinçante qui prenaient Agon à la gorge. Tous y pensaient, fatalement. Sortir.

Sortir.

Sortir. Vite.

Sortir. Avant que le ciel ne leur tombe sur la tête.

Sortir, merde ! Bouger au moins !

Calme. Tu as déjà passé des heures à attendre tranquillement que des connards passent leur chemin pour sortir d’agréables caches. Tu as déjà fait preuve de patience, non ? Pourquoi est-ce que ça changerait maintenant ? Ca y est, les autres flippent comme des cons et c’est parti, tu les suis ? Calme.


Minute, par minute. Des civils désoeuvrés qui avaient été redirigés jusqu’ici. Les cris. Les pierres qui croulaient en s’entrechoquant dans un bruit sinistre. Ils s’entassaient dans les demeures du quartier, qui restaient pendus aux ordres de quelques templiers et paladins — certains, encore blessés des récents évènements. Mais comment faire passer tout ce monde par ce petit machin et… saloperie ! Une diversion ? Super, à la bonne heure ! Un mouvement de foule ? Cette bestiole reviendrait sûrement vers eux ! Le prêtre coulait un regard sur chacun des hommes, femmes, enfants qui se terraient dans la misérable bicoque qui leur servait de refuge. Il évaluait les chances de survie de chacun et il savait, il lisait dans le regard de certains… qu’ils faisaient de même.

Un cri rauque et puissant retentit.

Le dragon part d’un battement d’ailes, deux — il cesse ses tours incessants au-dessus des bâtisses.

L’occasion. Elle est là. Présente et pressente.

Il faut bouger.

« NON ! » — Allis tend le bras. Pourquoi ? Pourquoi ?! L’air transpire la peur, il demande d’attendre ?! La recrue jette un oeil à l’extérieur, son arbalète en main, avant d’ouvrir la porte grand. « Sortez, maintenant, vers la poterne ! Vite ! » Dehors, des civils et quelques prêtres en robe courent vers l’échappatoire rêvée.
Sur le pas de la porte, Agon s'arrête. Figé. Saisi d’une prise de conscience. Il les voit s’éloigner, mais il lève le regard vers le ciel. Le dragon les délaisse… mais pour combien de temps ? Les civils n’auraient jamais le temps de passer la poterne et d’atteindre les bois, si c’était une diversion d’un instant. Il revoyait le feu qui s’était déversé sur les pavés à une centaine de mètres de lui plus tôt. Dans son âme, réentendait les cris des citoyens. Un oeil jeté dans l’autre direction — un homme en armure court vers la recrue et lui. Allis luit intime pourtant de poursuivre : « Monsieur, vous ne pouvez pas rester ici ! »

Le garde qui arrive ne porte pas les couleurs du Sanctum. C’est l’un des autres. L’un de ceux qui se sont engagés pour leur nation et non pour leurs dieux. Mais… est-ce le moment de faire des différences ? Si ? peut-être ? Peut-être est-ce un ultime coup de ce Swain dont il n'avait fait qu’entendre parler ? Peut-être que même dans la mort, il reviendrait les emmerder ? Il y avait ce nom aussi… quoi ? « Maléfique » ? Il l’avait entendu, murmuré par des hommes craintifs. « Vous ! » — Allis tourne la tête, met immédiatement en joug l’inconnu qui lui-même lève son arbalète vers la recrue dans un geste de défense ; en fond, Agon peut voir un groupe de civils rejoignant une baraque en bas de la rue. Trop… trop de monde. Trop. Il faudrait quelques secondes interminables et échanges hâtifs pour que les deux hommes d’armes se rendent à l’évidence : ils sont alliés de circonstances. « Il y a des nouvelles d’attaque par le pont. Tous les citoyens doivent être évacués par la poterne. » — « Tous ?! » Les trois hommes se rabattent une seconde dans la maisonnée. « Tous. Et on parle d’un vaisseau qui servirait de soutien à la bête. Il y a des civils dans quasiment toutes les maisons de cette rue et des ruelles attenantes mais… on arrive pas à calmer tout le monde. Un camarade a dû neutraliser un homme devenu comme fou, et on craint que la panique ne se répande comme une traînée de poudre. On a pas assez de monde pour les contenir. » — « C’est normal. On est - ils, nous sommes, parqués comme des rats dans une cage en train d’attendre la mort. » Les mots sortent de sa bouche d’un ton sévère et amer. Difficile de contenir sur le moment, ses élans plus terre-à-terre. « Vous êtes ? » Le garde lève sur lui un oeil aussi dur que venimeux : bien sûr qu’il sait ça ! Que peut-il y faire ? « Agon Wiley, l’un de nos éminents prêtres. Il sait être plus rassurant que ça.. » Quoi ? Il avise Allis qui coule un regard sur lui. Evidemment, la recrue l’avait déjà vu. Aux funérailles. Sûrement ?

Est-ce que tous le connaissent ainsi ? Ce nom… s’est-il répandu ? Ces questions lui traversent l'esprit mais meurent aussi vite qu'elles lui vinrent : dehors, deux groupes de civils passent, qu'Allis intime d’avancer vers la poterne de grands gestes de bras et de cris. Arbalète en main, il guette le ciel. Si ce chasseur se montrait… Agon fixe le garde sans réellement prendre le temps de détailler plus son armure vieillie et couverte de poussière. Il sait très bien ce qu’on va lui demander.

Il n’aime pas ça.

Mais s’il y a bien d’autres forces à l'oeuvre, que ce dragon, rien n’est plus sûr. Si quelque chose l'était au départ. Même les bois… si l’attaque était mûrie, les deux sorties seraient sûrement surveillées. Bordel. « Un type comme vous les rassurerait. » dit-il en détachant chaque mot — « Vous n’y pensez pas. » Allis jette un regard vers l’intérieur, mais sa voix est sans conviction. Le garde a raison, les civils pourraient être rassurés par la présence d’un prêtre, dans une ville où les armes avaient trop chanté récemment.

Le prêtre, lui, entend les cris dehors. Et ils le ramènent loin… des années en arrière. Il pense aux échappatoires illusoires, les retraites sûres qui n’en sont en fait sûrement pas.
Qui les attaque ? Pourquoi ? Les informations passent difficilement et il faudrait encore quelques minutes pour que des familles affolées ne racontent qu’une psychopathe de rouge vêtu s’attaque à ceux qui errent seuls dans les ruelles, quelques minutes pour que la confirmation de la nature de sans-coeur du dragon leur parvienne, quelques minutes pour que le nom de la Coalition ne soit évoqué — quelques minutes encore, avant d’apprendre le sort de ceux qui coururent, dans les premiers temps, vers les portes de la ville pour fuir, et qui auraient au mieux pu fuir et se cacher, ou faire les plus mauvaises des rencontres.

Mais pour l’heure, les paladins et gardes présents, quoique peu nombreux, se préparent à protéger les civils. Ils ne peuvent pour ainsi dire rien contre un dragon... mais le reste, oui. Certains avisent le ciel, arbalètes à la main, quand d’autres guettent les ruelles sans relâcher la prise sur leurs lames ou leurs lances. « J’ai compris. Allis, donnez-moi votre dague. » — « Mais que… » — « Je ne peux pas me ramener avec une épée si vous voulez que j’ai l’air rassurant, mais au moins que j’aie quelque chose ! »

— Agon aiderait au transfert des civils vers la poterne. Il accueillerait les familles et âmes esseulées dans la dernière demeure où ils seraient réfugiés avant de devoir courir à la poterne. Il attendrait les nouvelles : serait-ce sûr ? Cette retraite aux bois ? En a-t-il quelque chose à faire ? Ou est-ce que la passivité le ronge ?

Qu’est-ce que tu fous ? — C’est ce qu’il se dit au moment où il pose sa main sur l’épaule d’Ian Goguen pour l’accueillir avec d'autres dans la vieille maisonnée depuis laquelle on pouvait guetter les instructions du paladin Villiers.
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Mar 13 Déc 2016 - 1:41
L’annonce de l’attaque d’un Dragon Noir n’avait fait qu’un tour au sein de la Citadelle. L’information, et surtout les flammes de la bête, avaient été communiqué aussi rapidement que n’importe quel bulletin présenté par Roxanne Ritchi. Les soldats couraient en tout sens, prenant sous leurs ailes les rares civils présents dans le château du Domaine Enchanté, les amenant vers une sortie inconnue de la journaliste. Deux soldats équipés de lourde armure de plates cherchaient à faire sortir les employés du journal, ce que la jeune femme se refusait alors qu’elle hurlait des ordres à son cameraman.

« Prends ta caméra, allume-moi ça et demande un direct de toute urgence !!! »

La jeune femme courant à contre-courant, tenant le bras de son cameraman alors qu’elle se coiffait aussi bien qu’elle le pouvait durant l’urgence de la situation.

«
- Roxanne, nous ne devrions pas suivre les gentils hommes du Sanctum et fuir loin de ce monstre ?!
- Tu ne comprends pas ?! Nous sommes en plein coeur de l’information, nous sommes au beau milieu du scoop de l’année !!! Nous ne devons pas rater ça un seul instant…
»

Ayant finalement vaincu la vague de désespérer, Roxanne et son cameraman se retrouvèrent dans la cour intérieure du château. Restant immobile un instant, cherchant du regard le meilleur endroit possible, les membres de l’Éclaireur se décidèrent enfin de grimper sur les murailles pour avoir une vue en contre-plongée sur la ville en flamme.

« Ici… Film ! »

Au sommet des murailles, la caméra se permit de laisser Roxanne dans le coin droit de son cadre alors que la lumière s’illumina de rouge sur l’appareil. Des dizaines et des dizaines de maisons était en flamme alors qu’un immense Dragon Noir volait par-dessus la ville en crachant des torrents de flamme.

« Bonjour à tous, ici Roxanne Ritchi en direct du Domaine Enchanté au moment même où le monde essuie l’attaque d’un dragon ! Mes Chères Téléspectateurs, c’est inédit dans l’histoire de notre journal, nous nous trouvons sur place au moment de l’information. Comme vous pouvez le constater, la bête a déjà fait des dégâts considérables sur la ville et… »

Avant que la journaliste ne put terminer sa phrase, le bruit aigu d’un vaisseau vint saturer le micro de la jeune femme. L’instant d’après, un chasseur passa dans le cadre de la caméra avant de tirer sur les balistes à moins de vingt mètres de l’équipe.

« C’est stupéfiant, c’est incroyable ! Vous venez de le découvrir en même temps que nous, il semblerait que le dragon ne soit pas venu seul à l’assaut de la ville sainte. Serait-ce le coup du destin ? La vengeance de cette attaque nocturne ? Nous n’en avons aucune idée, et je tiens à rester le plus longtemps possible afin de vous communiquer la finalité de cette histoire. »

Le bruit d’une explosion parvint dorénavant au micro de la camera, le cameraman déplaça son objectif pour filmer un homme tenant un arc à la main. Et ensuite, la bête délaissa les feux de la ville pour rejoindre les murailles du château.

« Mon dieu… C’était Roxanne Rictichi en direct du Domaine Enchanté, et nous allons devoir rendre l’antenne pour une urgence ! À vous les studios. »

La caméra se coupa sur un dernier plan, celui de la journaliste courant la tête baissée le long des escaliers afin de quitter les sommets de la muraille.
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L'Assassin écarlate
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Ven 23 Déc 2016 - 1:10

Tu ressors de la bâtisse contenant le mécanisme de la herse accompagnée de Hook Maxwell.  Tu t’apprêtes à le briefer sur l’état de la situation quand soudainement une question te vient. Est-il réellement avec la Coalition ou travaille-t-il pour l’ennemi ?  Un seul moyen d’en être sûr, le tester, et ce rapidement.

-En attendant, que fais-tu là ? De quel côté es-tu vraiment ? Et pourquoi revenir seulement que maintenant… ?
-Bon, je te dois bien ça, en souvenir de nos jeunes années. J’étais ici pour affaire, rien de bien grandiloquent. Quand la situation a commencé à devenir tendue, j’ai voulu m’éclipser, mais je t’ai aperçu et me suis dit que tu aurais peut-être besoin de mon aide. Quant à savoir vers où va ma loyauté, c’est vers moi bien évidemment. Mais, si nos objectifs peuvent concorder pendant un moment, cela me ferait indéniablement plaisir que de te côtoyer de nouveau.


Soudainement, alors que ton équipe gérait la situation, tu aperçois le vaisseau de Vesper dans une mauvaise position. Une idée te vient afin de l’aider au mieux.

-Écoute, c’est le moment de prouver que tu veux vraiment nous filer un coup de main sur le coup. Tu sais voler, vas lui prêter main-forte, dis-tu en désignant ton alliée volante. Préviens là que c’est moi qui t’envoie.

Il acquise, remet son « heaume », et te tend un bien drôle de truc. Il t’indique que c’est un morceau de bloc gummie modifié pour communiquer directement avec son costume. Sans plus de cérémonie, tu le vois partir dans les airs afin d’accomplir sa tâche.

Tu te diriges vers le bord du mur pour voir comment ton chef se débrouille. Pourtant, tu vois Death te faire signe de descendre. D’un bon périlleux, mais agile, tu te retrouves en bas de la muraille sans aucun dommage. Il te donne ses ordres une fois que tu sièges à ces côtés. Apparemment, leur chef est à genoux et ton patron veut profiter de ce moment de faiblesse, mais pour ce faire, il faut se débarrasser des templiers sur son chemin.

Tu regardes en direction de ton boss et d’un imperceptible hochement de tête, tu te lances dans la bataille à ses côtés.




Dernière édition par Abigail Underwood le Jeu 5 Jan 2017 - 14:10, édité 1 fois
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La Sorcière
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Mar 27 Déc 2016 - 1:56
Ce n’est pas Maléfique, pensa Lulu aussitôt qu’elle posa son talon sur la première pierre immaculée de l’immense pont. Car à présent aussi proche de la créature mais encore davantage de cette immense source d’énergie déployée il y a peu, sans doute coupable de l’apparition du monstre, elle pouvait affirmer que le dragon avait été invoqué. Et avec la même certitude, elle était convaincue qu’il s’agissait d’un sans-coeur. Autour du pont, n’importe quel magicien de rue aurait pu ressentir les volatiles fragments de ténèbres, invisibles et pourtant directement observables. Car rien ne pouvait, mieux que les ténèbres pures, rendre l’air aussi lourd, pestilentiel.
Rassurée et inquiète, voilà comment la sorcière se serait elle-même qualifiée. Elle s’immobilisa un instant, observant en contre-bas la citadelle en flamme… D’un bras qu’elle voulait chaleureux, elle serra davantage sa peluche mog sous sa poitrine. Elle prit une légère inspiration, imperceptible, et s’avança, gardant son pas rapide malgré la fatigue qui gagnait ses jambes.

Au fur et à mesure qu’elle se rapprochait, ses yeux étaient rivés sur le dragon qui, lors de son vol impitoyable, fondant et crachant ses flammes dans la ville, était parfois assez proche pour qu’elle puisse ressentir la magie qui l’animait. Sans surprise… les ténèbres à la place du coeur et un feu jusqu’au bout de ses écailles. Mais ce n’était guère une affaire d’étonnement. Elle ne devait pas seulement connaître ce qui composait son adversaire, elle devait mesurer sa puissance. Sa magie, justement, était grande mais surmontable. Lulu avait promis à son père de ne pas se mettre en danger plus que nécessaire, toutefois, elle ne put s’empêcher de croire qu’en cas d’urgence, ses sorts pourraient entraver le dragon, bien qu’elle ne contrôlât aucun sort de lumière.

Elle baissa les yeux en direction de la herse, de laquelle elle se rapprochait de plus en plus et près de laquelle elle devinait quelques formes à terre. Tentant de ne pas réaliser immédiatement la signification de cette vision macabre, elle se força à se retirer l’idée de la tête. Elle avait donné suffisamment au Sanctum. Sa vie lui appartenait. Elle ne se sacrifierait pas.

Le bruit de ses pas ne parvint pas à couvrir à ses oreilles le vacarme provenant de l’autre côté de l’immense muraille qui lui faisait face. La douleur des cris, le crépitement des flammes, le grondement du dragon et même le choc des armes entre elles. Le choc des armes…

La jeune institutrice baissa les yeux sur les templiers gisant au sol, à quelques mètres les uns des autres. Ils étaient quatre sur le pont et quelques-uns de plus, passés la herse. Le feu n’avait pas eu raison d’eux, seulement l’acier, le plomb, la poudre… Elle s’arrêta sur l’un d’eux, couché sur le ventre. Sa peluche atterrit sur ses deux pattes, élégamment, alors qu’elle fit un effort pour retourner le soldat sur son dos. Le soldat avait un plastron mais sa tête était nue. Lulu discerna, bien vite, une large entaille à la gorge.  

Tout cela allait lui prendre quelques minutes. Elle jeta un œil autour d’elle, s’assurant que tous les assaillants ayant accompagné le dragon étaient bien rentrés dans la citadelle. Pour le reste, il y avait peu de chances de voir le dragon s’intéresser à nouveau au pont qui était… bien vide. La herse avait beau être ouverte, son point de vue sur la cour de la citadelle était limité, aussi était-elle relativement peu visible pour quiconque se trouvait au sein de la fortification.


« Soit. »

La sorcière se concentra sur le premier homme, récoltant les informations utiles, alors que le mog gambadait autour du cadavre, une patte contre le menton, l’air pensif.
Cette seule entaille à la gorge avait eu raison de lui. Elle n’était toutefois pas précise. Lulu n’était certes pas chirurgienne mais put observer que cette large plaie était en fait deux plaies. La première n’avait pas eu raison de cet homme et la deuxième l’avait achevé. La sorcière s’accorda une vingtaine de secondes pour chercher d’autres blessures mais n’en vit aucune.

Une nouvelle fois, la jeune femme prit une inspiration, se relevant pour s’intéresser à un deuxième cadavre, moins longtemps. Elle ne supporta pas la vision du corps bien longtemps, voyant que la tête de ce dernier avait été troué d’une balle. Une nouvelle fois, la seule interprétation qu’elle put faire, notamment à partir de l’angle, était que la balle avait été tirée depuis des hauteurs. Le vaisseau qu’elle avait observé plus tôt était un possible suspect.


« Ngn… »

Un frisson parcourut son échine lorsqu’elle entendit ce gémissement. Une nouvelle fois, elle se redressa, leva légèrement la main vers sa poitrine, accumulant de l’énergie magique au bout de ses doigts ;

« Mad’moiselle... » prononça faiblement une voix provenant d’un des hommes à terre. Elle se dirigea à ses côtés et constata rapidement la blessure ou tout du moins ses effets. Sa cuirasse avait été transpercée par une lame et de l’incision dans l’armure coulait une quantité abondante de sang. Calmement, elle regarda le templier, gardant péniblement les yeux ouverts. La lame qui l’avait transpercée avait visiblement été retirée avec violence, à voir la déchirure sur l’armure.

« Aidez-moi. » supplia-t-il, la regardant dans les yeux. Elle supporta son regard… se sachant incapable de soigner, n’ayant appris que quelques-uns des nombreuses arcanes de la sorcellerie. Lulu hocha finalement la tête.

« Je vais geler votre corps. Je ne sais pas si vous aurez davantage de chance de vous en sortir. Quand bien même cela vous sauverait la mise, votre peau va pourrir. »

Elle n’attendit pas l’autorisation, amenant ses ongles manucurés jusqu’à la poitrine protégée de l’homme et faisant naître depuis le bout de ses doigts une discrète, légère couche de glace qui commença à se répandre sur les membres du blessé.

« Ne luttez pas, vous risquez de briser la glace. » La sorcière marqua une pause, fixant à nouveau le visage blafard du templier. « Qu’avez-vous vu ? »

« Ils… sont trois. Le… l’un d’eux m’a lancé son arme, alors qu’il était à une quinzaine de mètres et qu’il courait. »

Elle acquiesça. Le coupable s’était montré précis et puissant pour ce lancer… mais beaucoup moins au moment d’achever ces quelques soldats.

« Un… Une faucille. »

« Vous avez vu d’autres choses ? »

« Non ça… je n’ai rien vu après lui. Mais… » La glace commençait à gagner ses pieds et ses mains au moment où il en arrivait à cet instant. « Une femme… très agile aussi qui... »

« Assez. Il vous reste cinq secondes. Pensez à Etro. »

Lulu se leva, réunissant les informations acquises avant d’inspecter les autres corps. Deux soldats derrière la herse, moins protégés, avaient été lacérés par la faucille du premier homme sans doute, mais un troisième avait le visage absolument dévasté par les coups.
Le dernier homme à terre, lui, ne semblait pas blessé. Après une dizaine de secondes d’investigation, la sorcière ressentit les vestiges magiques d’un sort de feu. Elle devina la suite lorsqu’elle vit les lèvres carbonisées de l’homme.

Lulu s’apprêtait à ouvrir la bouche du soldat quand se redressa, surprise par un son caractéristique, celui de sabots claquant contre les dalles de l’allée. Elle s’écarta du chemin, au bon moment, pour voir deux cavaliers sortir de la citadelle, passer sous la herse et au galop se diriger vers la forêt. Ils n’eurent le temps de faire une dizaine de mètres que l’un s’arrêta, provoquant le hennissement de sa monture. Tirant sur ses rennes, il fit retourner le cheval et regarda l’institutrice et le mog, debout et fiers l’un comme l’autre.


« Dame Lulu ?! » prononça-t-il alarmé. Étonnée qu’on la reconnaisse, elle fronça les sourcils et acquiesça farouchement, regardant les deux paladins à cheval. Le deuxième cavalier se retourna lui aussi et s’approcha au pas.

« Le Primarque nous a ordonné de vous… convier à utiliser Menrva contre… contre le dragon. »

Il s’en fallut de peu. Elle croisa les bras sous sa poitrine, haussa les épaules et détourna le regard des yeux de son interlocuteur.

« C’est bien pour cela que lui et les paladins existent, n’est-ce pas ?... »

Elle s’approcha de l’un des cavaliers. Entendre des nouvelles d’Angeal, surtout la concernant, ne lui plaisait guère. Quelle que soit la situation, n’avait-il pas l’impression qu’elle avait droit à quelques décennies de repos.

« Avoir de bonnes idées trois temps après tout le monde. »

Le paladin prit la main qu’elle lui tendit et l’aida à monter derrière lui sur la monture. Elle se tint aussitôt à sa taille alors qu’il faisait demi-tour, se dirigeant, accompagné du deuxième soldat, vers la ville, vers Menrva...
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Le Boucher de Grimm
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Jeu 29 Déc 2016 - 15:13


Il était là, il était devant moi à une vingtaine de mètres ! Angeal Hewley, le dirigeant du Sanctum avait fait le déplacement pour me voir, moi ! Non, c’était trop beau pour être la réalité. La rage, la hargne et la ferveur du combat qui m’habitait me trompait et me faisait percevoir mes plus noirs désirs. Il n’était pas là, à une vingtaine de mètres de moi à se présenter comme la victime devant le bourreau, immobile comme la statue d’un ange reposant sur la dernière demeure des hommes. Il n’y avait qu’un seul mur se dressant entre moi et ce mirage, celui des boucliers dressés par la milice de cette ville. Je devais en avoir le cœur net, il était de mon devoir d’aller pourfendre cette hallucination et ainsi voir si la stupidité était de rigueur pour les adorateurs des Dieux.

Esquivant un coup d’estoc d’un bond en arrière, mon regard ne quittait pas cette vision d’un homme posant le genou à terre devant l’envahisseur. Étais-ce une preuve de courage, un défi qu’il relevait afin de galvaniser ses troupes ? Aucune foutre idée, il était désormais le trophée de cette chasse que j’ai organisé dans les ruelles du Domaine Enchanté.

Mes yeux balayèrent la rue dans laquelle nous étions, il y avait plus de dix gardes devant Abigail et moi-même. Ils s’avancèrent en formation serrée, épaule contre épaule et cherchaient à nous encercler. Notre récente recrue ne serait pas de trop pour cette affaire, il allait falloir gagner cette épreuve de force afin de prendre notre dû. C’est ainsi que tournaient les mondes, il fallait tendre les bras afin de prendre ce que nous voulions. Et dans le pire des cas, nous débarrasser des obstacles se dressant face à nous, ils n’étaient rien de plus et ils allaient le comprendre au fil de l’acier.

Laissant tomber la lame de mes faux contre le sol de pierre, elles n’étaient maintenu de mes mains que par le bout de la hampe alors que j’expirais toutes l’air de mes poumons. Les battements de mon cœur ralentissaient, calmant l’afflux dans mes muscles déjà endoloris avant que je ne charge brutalement le milieu de la formation. Mon épaule s’écrasa contre un bouclier, faisant chuter le défenseur et me faisans grogner suite au contre-coup. Affirmant mes appuis, j’amenai un bras dans mon dos afin de parer un coup en traître et le second en avant pour ensuite tourner sur moi-même dans une attaque de zone, touchant trois des gardes. Stupéfié un instant, mon regard se posait sur les gardes touchés et ne remarquait aucune plaie sur les endroits toujours alors qu’à mon tour, plusieurs douleurs me prenaient sur le torse sans avoir été touché.

Pestant et remarquant les gardes se resserrer autour de ma position, j’assenais un coup rapide sur le torse du garde au sol pour ensuite passer au-dessus de lui par une roulade et m’écarter de la mêlée. Une autre douleur me prit dans le torse ainsi qu’une second au niveau de la nuque alors que le bruit d’une arme résonnait du côté d’Abigail. Il se passait quoi ?! Plantant mes armes au sol, j’attrapai deux bâtons de dynamite dans la sacoche ma ceinture pour lancer à leurs pieds. Une série d’explosion éclatèrent dans la ruelle alors qu’une nouvelle douleur me forçait à tomber au sol. Mes tibias brulèrent alors que les gardes continuaient d’avancer dans ma direction, j’étais stupide d’avoir attaqué de front alors qu’ Angeal se mettait volontairement en danger. Il me tendait un piège et j’avais foncé tête baissée. Voilà ce que j’étais un, un putain d’abruti.

J’étais en chasse, et me voici désormais rabaissé au rang de simples proies alors qu’une partie des gardes se refermait autour de moi. Merde, il n’y avait qu’un seul moyen pour me sortir de cette situation et de ma stupidité. Et cette perspective n’était pas pour me plaire, le faire rentrer, prendre possession de mon corps après ce qui s’est passé. Il n’attendait que ça, il était prêt pour ce moment et merde, une fois de plus, j’étais tombé dans son piège. En mourant ici, les religieux sauront quoi graver sur ma tombe : « Plus stupide que la stupidité ». Ma main sur le cœur, je laissais ce qu’il y avait de plus sombre et dangereux au fond de moi émerger alors que je levait mon regard en direction des défenseurs du Sanctum. Lentement, les volutes de fumée commencèrent à s’échapper de tous les pores de ma peau jusqu’à me recouvrir entièrement. Ne laissant pas l’occasion sans réponse, les hommes m’encerclant plongèrent leurs lames dans les ténèbres qui naissaient alors que seul un rire froid s’échappait de moi comme dernière preuve de mon existence.

Deux ailes membraneuses émergèrent du nuage des ténèbres, accompagné d’une main dénuée de chair qui s’empara d’une seul et unique faux. Avant, Death n’avait que des faucilles pour combattre. Mais une fois que le démon prenait le contrôle, il amenait aussi son propre instrument de mort. Balayant les armes d’un mouvement rapide, le démon se releva et s’éleva à une vingtaine de centimètres du sol pour montrer aux hommes qu’il n’avait plus rien du faible crétin qu’ils affrontaient. La tête masquée d’un large tissu sombre, la bête laissa échappé un rire sardonique alors que l’imposante faux partie en arrière pour frapper les jambes de soldat face à elle du dos de la lame. Le démon senti la douleur lui revenir dans les jambes quand les gardes tombèrent sur le sol, mais il s’en moquait, il était venu pour une raison et comptait réussir là où Death avait échoué.

Les épées dans son dos virent le frappé, déchirant le tissu de sa toge et énervant d’autant plus la bête qui se retourna et empoigna le crâne d’une personne. La même pression qu’il donnait dans sa main lui revient, mais diminué, il comprenait maintenant pourquoi l’autre imbécile était resté immobile. Usant de sa force, le démon éjecta son prisonnier d’un mouvement et balaya l’air devant lui pour faire reculer les gardes avant de s’envoler par-dessus eux et charger le dernier bastion protégeant le Primarque. Réitérant sa première attaque, il bouscula l’homme qui chuta lourdement à terre avant de pointer sa faux face à la statue de douleur présente devant lui.

- Ainsi, tu désires jouer au héros…
Plantant violemment son arme dans le sol, la bête se rua derrière lui afin de l’attraper à la taille. Ainsi, usant de sa force et sa souplesse, le démon propulsa Angeal contre le sol et senti instantanément le contre-coup lui frapper le dos. Dans un hurlement de rage, il attrapa de nouveau sa faux qu’il leva haut dans le ciel avant de l’abattre de toutes ses forces et embrocher au niveau du torse le Primarque du Sanctum. La lame traversait son corps et c’était planter dans la pierre des rues du Domaine Enchanté, pouvant rappeler à chacun qu’en ce jour, le héros prenant les douleurs de ses soldats chuta fasse au démon de la Coalition Noire.



_______________________________
 


Dernière édition par Death le Dim 8 Jan 2017 - 19:33, édité 1 fois
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Jeu 5 Jan 2017 - 0:47
Le rugissement du dragon se répercuta sur les murs de pierre ; sourd et rauque alors que sa bouche s'enflammait et que ses ailes, de quelques battements rapides, lui firent séparer la distance qu'il restait entre lui et sa cible.

Fabrizio, le cœur battant à tout rompre, encocha une cinquième flèche qu'il décocha rapidement ; la frayeur le faisant reculer d'un pas. Un rire nerveux lui échappa ; il ne pouvait plus fuir. A ce moment, tout ce qu'il ressentait, c'était de la peur et du désespoir. Mais aussi ce sentiment qui lui permit de viser un des yeux de la créature avant que sa gueule ne s'ouvre et que son rugissement laisse place au feu naissant au creux de ses poumons ; traversant sa gorge et sa gueule pour noyer sa proie. Une suite logique de choses. La flèche frappa sa cible ; proche d'une vingtaine de mètres. A cette distance il était impossible de rater ; alors que la brillante explosion blanche dévia le torrent de feu, Fabrizio attendit un instant ; ne sachant prévoir le mouvement de la bête.

Elle était énorme. Son corps luisant et noir, se mouvant en soubressauts saccadés. Ses deux larges ailes ; des membranes tendues sur des os épais, battaient l'air avec une furie telle qu'il n'en avait jamais vue. Sa tête difforme dans chaque détail ; il ne pouvait s'empêcher de la regarder avec une fascination, presque comme un intérêt morbide durant quelques secondes.

La bête ne s'arrêta pas de cracher sa géhenne ; si sa trajectoire avait été modifiée d'un mètre ou deux, elle se recentra bien vite et son feu atteignit le rempart alors qu'elle s'approchait. Fabri n'eut qu'un instant pour se jeter au plus proche d'elle ; sous le créneau, à la base du mur. Son corps frappant la pierre, il resta là, étendu de tout son long. Les yeux ouverts d'abord ; regardant le monde ne devenir qu'un enfer plus rouge que le crépuscule, tellement plus lumineux que le soleil, si lointain. Puis, un choc. Sinistre, plus puissant encore que raclement des flammes dans la poitrine de la bête ; un bruit de pierres, d'éboulement. Le rugissement, étouffé. Les flammes, éteintes. En une fraction de seconde, une latence s'était crée ; remplie d'incompréhension. Fabri rouvit les yeux ; au milieu de la fumée.

Un grognement de douleur resta bloqué dans sa gorge alors qu'il se redressait ; trop brutalement, bien trop. Sa gorge le brûlait et le moindre de ses muscles semblait engourdi. Il se redressa dans un équilibre précaire, essayant de tenir le compte de potentielles blessures. Les plus évidentes, il ne les nommait pas. Etat de choc, causé par tellement de raisons qu'il était idiot de le mentionner. Contusions, évidemment. Et quelque chose d'autre, et ça il le sentait ; sa respiration sourde, son cœur bien trop calme. Sa vue trouble.

Il regarda par dessus la muraille ; là où le dragon l'avait frappé de plein fouet. La créature battait des ailes dans le vide ; un trou dans la pierre massive avait été percé par la tête de la bête ; troué la paroi et s'était retrouvée amortie par le remblai intérieur. Fabrizio fut alerté par des cris semblant lointains, alors qu'une demi-douzaine de soldats s'approchaient de sa positions ; ils venaient probablement.. d'en haut ? Fabrizio cligna des yeux, ne comprenant pas. Oui, d'en haut ; plus haut que lui. C'était des Paladins. Leurs armures étincelaient dans le soleil ; il était encore si tôt. Même s'ils s'approchaient, leurs voix ne portaient pas. Déphasé, il ne comprit pas immédiatement.

«  Valeri ! Nous avons pour ordre de maîtriser cette créature ; nous sommes assaillis par des ennemis entrés par le pont ! »

Abasourdi, Fabrizio leur accorda un regard, réduisant la distance qui les séparait de quelques pas supplémentaires. D'un geste mécanique, il s'assura que son bouclier était bien attaché sur son dos ; mais sa main se referma sur du vide. Tournant légèrement la tête, il s'aperçut de l'étendue des dégâts. La lanière retenant son bouclier avait brûlé, faisant tomber ce dernier au moment où il s'était redressé. Et la douleur, la douleur lui indiquant l'étendue des dégats se réveillait maintenant qu'il s'en était aperçu. L'intensité des brûlures sur sa peau à vif.

«  Il est en dessous, surveillez-le et gardez-le à portée. Qu'il ne s'éloigne pas de cette muraille ; gardez-le ici ! Vous deux, suivez-moi. »

Il lui fallut toute détermination disponible pour ne pas paniquer, maintenant qu'il avait une connaissance certaine de l’existence de blessures bien plus graves. En se dirigeant vers la baliste, à quelques mètres seulement à côté du poste de garde le plus proche ; comme à tout autre endroit de la muraille, il tenta un sort de soin. L'armure qui recouvrait son épaule était déformée, victime du feu. Il en était de même pour son bras et une partie de son dos. Il serait mort, mort sans cette armure et des couches de vêtements qui avaient empêché son corps d'être carbonisé.

Le sort raviva ses nerfs, qui ravivèrent la douleur.

« Qui vous a envoyé ? Pentaghast ? » demanda-t-il dans un souffle aux soldats gravissant à ses côtés une dernière volée de marches.

«  Le Primarque. »

« Etro l'regarde... »

Ça lui avait échappé. Qu'elle le regarde en effet. La dernière personne qu'il pouvait espérer. Il n'était pas seul. Et cette pensée le rasséréna.

Les trois soldats arrivèrent à la baliste ; faisant partie d'un plus grand ensemble du corps de défense de cette muraille extérieure. Ils ne pourraient utiliser aucune autre de ses semblables ; trois personnes était déjà tout juste le nombre de personne pour manœuvrer un seul de ces engins. « Ils s'en sortent sur la muraille. »

En effet, les quatre soldats restants occupaient la créature, qui se redressait de sa torpeur et de son étourdissement suivant son choc face à la muraille.

La baliste, chargée, son trait inutilisé, fut immédiatement redirigée vers la créature. Un Paladin se chargea de manœuvrer la machine, Fabrizio, lui, resta de côté afin de s'assurer que l'angle restait droit. « On vise l'aile la plus proche. »

Le son des engrenages de la machine se répercutaient contre la pierre. Un coup après l'autre, un cran après l'autre. Centimètre après centimètre, la ligne de mire s'approchait de la cible. Le dragon continuait de déchaîner un enfer sur les Paladins de la muraille. Ils étaient tellement proches ; leurs cris étaient entendus de toute leurs nuances. Et l'odeur de la chair brûlée n'était qu'une addition macabre à la scène. « Quoi qu'il se passe, on n'aura que ce coup ; qu'il touche ou pas, on finira nous-même le travail ! Compris !? »

Sa voix n'était plus qu'un son distant, un mouvement d'air de ses poumons à sa gorge. Comme le feu l'était pour le dragon.

Un craquement après l'autre, la baliste se mit en place, jusqu'à ce qu'un dernier signal de Fabrizio la fit s'arrêter.

Il attendit une seconde ; que le dragon crache ses flammes ; terrassant un Paladin dont les hurlements firent trembler la Citadelle. Un homme de plus venait de payer l'ultime sacrifice.

« MAINTENANT ! »

Dans un bruit sec, la barre retenant le mécanisme fut relâchée et le trait ; pal de deux mètres de long terminé par une pointe d'acier forgée fut envoyée à toute vitesse.

Elle traversa la membrane fine de l'aile pour se ficher profondément dans les ténèbres du sans-cœur. Il perdit un mètre d'altitude, puis deux ; son aile poinçonnée, empalée, le pieu frappant également la poitrine de la créature. Il vira dans une gîte effrayante ; d'une seule aile, il ne parvint à garder l'équilibre et sombra en contrebas, sur le toit d'une des habitations longeant la muraille dans un grand bruit de tuiles, de craquements de bois, de verre et de pierre ; le tout étouffé par le rugissement infernal de la créature et de son feu quelle crachait comme une immonde fontaine d'un des palais du plus profond des enfers.

Il n'entendit pas les cris des Paladins, qui s'étaient immédiatement lancés à l'assaut de la créature ; avalant la distance qui les en séparait en une minute. Attirer la créature ; l'avoir au plus proche. Alors que la douleur l'envahissait de plus belle, Fabrizio se félicitait de son plan le temps d'une petite minute. Le temps de dégainer le poignard à sa ceinture et, de sa main droite, détacher les sangles des plates d'armure déformées par la chaleur du monstre. Dans un rapide diagnostic, il vit que la cotte de mailles était en partie soudée et avait pris elle aussi le plus gros de la chaleur. Jurant, il lança un second sort de soin dans un réflexe désespéré. Il se redressa, rengainant son arme. Il devait rejoindre les autres. Son état pouvait s'aggraver, oui, mais il n'était pas encore par terre sans forces, aussi continua-t-il.  

Il partit pour rejoindre les Paladins qu'il restait ; certains étaient déjà morts, ou en bon chemin pour l'être. Il se hâta ; prêt à rejoindre les autres au plus près du dragon, jusqu'à ce que celui-ci se relève. Fabri jura, une fois encore. C'était pas assez !? La créature reprit de l'altitude, suintant de ses ténèbres. Il aurait du rester près de la baliste, il aurait du tirer une fois de plus, peut-être. Il était à cours d'idées maintenant. La créature cracha une nouvelle fois, et la chaleur envahit la muraille alors que Fabri reculait afin de rester hors de portée. Lourdement, la bête de posa sur le sol de pierre. Rugissant, elle battit de son aile, de celle qui n'était pas empalée. Pouvait-elle encore partir ? Rien n'était moins sûr, mais c'était possible ; elle s'était relevée jusqu'ici. Et puis elle n'avait pas besoin de voler pour être terrifiante. Il fallait trouver un moyen de l'abattre.
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Ven 6 Jan 2017 - 11:31

À peine fut-il remis de ses émotions que le jeune homme reprenait sa route au travers des rues de la ville du Domaine Enchanté. Presque tout ses sens étaient en alerte ; la ville avait un goût et une odeur de chaos le plus total et la vision qu'elle lui offrait différait de bien des façons de ses souvenirs. L'épaisse fumée opaque qui régnait en maître dans les rues de la ville le prenait à la gorge et le faisait tousser. À quelques reprises il s'était vu contraint de s'arrêter et de se pencher au sol pour reprendre son souffle.

De nombreux souvenirs lui revenaient alors qu'il arpentait les rues dévastées. La plupart lui venaient tout droit de son enfance. Il revoyait les rues pleines de vie. Les commerçants balayaient devant leur porte en saluant leurs clients d'un geste amical, des femmes venaient acheter des vivres, des enfants se promenaient... Un frisson lui parcourut le dos alors qu'il réalisa que la plupart de ces personnes pouvaient être mortes à présent.

Il devait trouver une façon de se rendre utile. De la bouche de templiers, il avait entendu que les civils se faisaient escorter jusqu'à une poterne en arrière de la ville. Progressant prudemment dans les rues du Domaine Enchanté, il s'était fixé pour objectif de rejoindre les civils et d'aider à leur transfert. Une paire de bras supplémentaire ne devait pas être de refus, il s'imaginait que toute aide était la bienvenue.

Sur sa route, il fit le tour des maisons pour essayer de trouver des survivants mais abandonna tout espoir lorsqu'il constata que la totalité des bâtisses étaient en ruines. Seuls des corps sans vie habitaient désormais les rues de la ville. Il eût même un haut de cœur lorsqu'il vit le corps d'un homme complètement noirci par ce qu'il devina être les flammes du dragon. Prenant une pause pour rassembler ses esprits, il réalisa qu'il n'avait aucune idée d'où il se trouvait. Le temps avait fait son œuvre, et, à part quelques maigres souvenirs il ne se repérait plus. Peut-être que s'il n'avait pas retardé son départ du Jardin Radieux, il aurait pu faire quelque chose de plus pour préserver son monde natal ? L'heure n'était pas aux regrets, et quand bien même, rien ne lui prouvait qu'il aurait été en mesure de faire quoi que ce soit. L'attaque s'était passée très vite d'après les templiers, et eux-même présents sur place n'avaient pas eu le temps de s'y préparer.

Noctis arriva finalement devant un rassemblement de civils, de prêtres et de templiers. De ce qu'il voyait, il comprenait qu'il s'agissait de ceux dont il avait entendu parler plus tôt. Tout ces gens se dirigeaient vers la poterne. Il allait les aider. Il fit quelques pas vers eux en levant les mains, cherchant à prouver sa non-appartenance à la Coalition Noire et prit la parole.

« Je... Je m'appelle Noctis. Je viens de rentrer en ville... Je cherche à aider le Sanctum. Laissez-moi vous accompagner jusqu'à la poterne. »

Le jeune homme sentit des regards interrogateurs se poser sur lui. Une forme pour le moment intangible, presque fantomatique, se dessina devant lui avant de prendre de la consistance et de finalement devenir un bouclier. Il s'en saisit et tourna son regard vers les templiers.

« Je vais vous aider à protéger les civils. Ne perdons pas de temps ! »

Pouvaient-ils refuser son aide ? Pouvaient-ils se le permettre ? Bien sûr que non. Mais il était devenu courant, ces dernières heures, de se méfier de tout et de n'importe quoi. Tout pouvait se révéler dangereux. Un simple bruit pouvait être l’effondrement d'une maison, une simple parole pouvait être trompeuse et la croire pouvait potentiellement amener à la mort. En tout cas, c'était ce que le jeune homme pensait n'ayant aucune idée d'à quoi pouvaient ressembler les combattants de la Coalition Noire présents sur les lieux.


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Mer 18 Jan 2017 - 21:33
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La douleur dans son coté et les hurlement de panique ne faisait que rendre la jeune femme encore plus mauvaise qu'elle ne l'était déjà, rester discrète pour frapper les soldats isolé lui devenant de plus en plus difficile. Elle avait envie de carnage, d'être lâchée dans un poulailler comme un chien errant enragé. Mais si elle se faisait remarquer plus que nécessaire, elle risquait d'attirer beaucoup trop de garde à la fois… Lutter contre son instinct pour obéir aux ordres était vraiment pénible.

Mais au moins, la stratégie de Death semblait efficace : Pour ceux qui l'avait vue, il n'était pas difficile de la reconnaître… Mais pour les autres, la description simpliste d'une femme vêtue de rouge ne faisait que renforcer la confusion. Sous ses yeux, alors qu'elle se trouvait derrière une pile de caisse, elle voyait un groupe de guerrier du Sanctum tenter d'arrêter une jeune femme avant que celle-ci ne réussissent à fuir et abattre par un arbalétrier. L'idée même que la réputation des gardes de la villes soit entachée par ce genre d'acte la rendait euphorique. Elle avait presque envie d'aller se montrer afin de leur faire comprendre leur erreur… Et c'est ce qu'elle allait faire. Avancer en titubant et se tenant le coté jusqu'à sortir de l'ombre et se mettre à ricaner en révélant ses crocs, son ricanement se changeant progressivement en un rire suffisamment sonore pour se faire remarquer d'eux.

Elle levait ensuite sa main droite, couverte de sang, et l'agitait sous leur yeux en souriant, tout crocs visibles. Leur réaction était un véritable délice. L’arbalétrier qui laissait tomber son arme avant de reculer de quelques pas, se tenir la tête entre les mains et hurler de peur face au corps sans vie de sa victime. Plusieurs de ses équipiers tentaient alors de le calmer alors que d'autres brandissaient leurs armes dans sa direction, provocant sa fuite. Elle bousculait tout ce qui se trouvait sur son passage, caisses, détritus, vieux meubles oubliés et endommagés. Même si cela restait peu, le nombre de soldat la poursuivant ne faisait qu'augmenter.

Au final, c'était tout ce qu'elle était, une diversion, probablement au même titre que cette gigantesque ombre tournoyant dans le ciel et semblant de plus en plus souffrir des attaques incessantes des gardiens de la citée. Lorsqu'elle relevait les yeux, elle remarquait que le vaisseau ne devait pas être en bien meilleur posture que le monstre.

Je savais que ça allait finir en eau de boudin cette affaire… En plus j'ai même pas eu l'occasion de goutter à la cuisine locale.

A chaque pas, la douleur dans son flanc ne faisait qu'augmenter en intensité. Probablement ses cotes cassées en train de bouger pendant sa courses, c'était loin d'être une première, tout comme le goût de son propre sang dans sa bouche. Le fait de qu’être enfoncée dans la ville lui avait coupé la possibilité de se retirer rapidement et facilement. Servir d’appât n'était vraiment pas un plan de carrière viable et elle s'en rendait d'autant plus compte maintenant qu'elle se rapprochait de plus en plus de la muraille et du pont, choisissant de tourner vers la gauche au moment où elle commençait à craindre les tir d’arbalètes.

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Jeu 2 Fév 2017 - 22:40
Tout mes sens aux aguets j’attends que mes compagnons me signalent le retour du chasseur, mais ce corniaud prend son temps ! Alors que j'allais finir par croire qu'il avait eu trop peur pour rev'nir mes frères d'armes me rappellent tout de même. En criant.

Zut ! Je m'élance de ma cachette, espérant tout de même pouvoir riposter mais peine perdus, le chasseur à déjà mit les bouts. Alors qu'il est hors de notre vue nous essayons tant bien que mal de faire le point sur la situation. Son attaque nous à causé moins de pertes que la première fois mais elle a quand même mit trois bonhomme hors combat. Reste quatre personne sans me compter.

Bon c'est pas désespéré mais faut pas traîner. Rapidement un templier court en bas pour tenter de trouver un peu de renfort, les trois restants se concentrent sur une baliste continuant à canarder le dragon et je m'assoie contre le muret du côté du chasseur. Essayant de me cacher du mieux que je peux grâce au parapet je calme ma respiration et tente de ressentir ce qui se passe aux alentours. Je suis moins bien caché qu'avant mais je pourrais tenter de détecter le chasseur si il retente de surgir d'en dessous comme la dernière fois.

Ce qui me happe en premier lieu c'est le chaos que je perçois en bas. Les présences que je perçoit se croisent, se superposent, vont et vienne sans aucune logique, sans aucun ordre. Bizarrement j'étais plutôt content d'être ici plutôt qu'en bas.
Le dragon de son côté à décidé de se focaliser sur une partie des murailles pour une raison que j'ignore mais après tout tant mieux, ça nous fait ça de moins à gérer.

Je décide de concentrer mes sens sur le côté opposé au dragon, mes compagnons sont occupés à canarder ce dernier et si une attaque en traître doit arriver ce sera forcément dans leur angles mort. Et de ce côté là justement je perçois quelque chose d'assez étrange, une présence de taille humaine semble se diriger vers nous mais ses déplacements sont trop fin, trop précis pour être celui du conducteur du chasseur. Un gros oiseau ou...

Deux tirs de plasma répondent à ma question en abattant autant de mes alliés. Maudissant mon temps de réaction je risque un coup d’œil dans la direction de la présence tandis que mon dernier frère encore en état de se battre se couche à mes côtés et se saisi d'une arbalète chargée, la dernière arme à distance dont il puisse encore se servir seul.

De ma cachette je vois une silhouette volant dans le ciel et se rapprochant petit à petit de nous. Une silhouette...métallique. Parce qu'en plus ces enfoirés ont des robots ?!
Bon arrête de te poser trop de question Fiathen tu risque de perdre le peu de santé mental qui te reste.

Remettant ma tête en sécurité je commence à réfléchir à un plan. Je resterais bien planqué en attendant les renforts mais ce connard pourrait avoir l'idée de s'attaquer aux balistes et ça ce serait mauvais.

Je sens l'ennemi virevolter derrière le parapet, s'approchant de manière à trouver un angle pour pouvoir nous toucher malgré notre protection, à côté de moi le paladin me regarde fixement comme si il attendait que j'lui dise quoi faire. Pas le choix je vais d'voir me mettre à découvert si je veux qu'ont aient une chance de renverser la vapeur.

D'abord je ferme mes poings et y accumule de l’énergie magique puis, après m'être assuré magiquement de la position de l'ennemi je me remet sur mes pieds et ouvre un premier poing dans sa direction. Le stop qui le frappe ne lui permet pas de riposter. Suivant mon plan mon deuxième poing commence à s'ouvrir pour en remettre une couche...c'est alors que mon cerveau m'indique que l'autre boîte de conserve me fonce dessus.
Je sais pas si c'est l'élan, ses réacteurs qui ont continué de marcher ou quoi mais le résultat est là, il me fonce dans le lard.

J'essaye de l'esquiver mais mes réflexes me permettent à peine de finir de lancer mon deuxième stop avant de bouffer l'acier de plein fouet, nos deux corps raclant le sol avant d'être stoppés douloureusement par le muret opposé à celui où je m'étais planqué avec le paladin.

Le choc est...bizarrement pas si douloureux que ça. Je veux dire j'ai dégusté bien sur mais c'est un peu comme si je m'étais prit le coup à travers un matelas.
Bref pas le temps de me faire un nœud au cerveau, je me redresse un peu et plaque mes mains sur le connard blindé toujours allongé sur moi. Déversant mon froid sur lui, pour tenter de l'enfermer dans une prison de glace.
Mais le bougre est costaud et il est sur le point de se libérer quand le paladin lui tombe violemment dessus. L'épée dégainée il lui donne coup sur coup, c'est pas excessivement efficace mais ça a au moins le mérite de déstabiliser un peu le mécha.

Profitant de la diversion de mon compagnon je dresse mes deux mains au dessus de ma tête, y réunissant mon flux magique et...je les rabaissent aussitôt en criant de douleurs. L'autre enflure m'a vu faire et à été plus rapide que moi, m'envoyant un coup de poing pile dans la blessure de mon flanc.

La situation puait déjà la merde mais voilà que mon frère a plaqué sa main sur son propre flanc au moment où j'ai reçu le coup. J'sais pas comment il a fait mais apparemment il reçoit une partie de ma douleur. C'est ce qui m'a permit de rester éveiller quand j'ai réceptionné l'armure, mais là ça risque de signer notre perte.

En effet l'autre enfoiré profite de la soudaine paralysie de mon frère pour se redresser brusquement l'envoyant à terre. Le paladin ne tarde pas à se relever mais le robot lève alors la main dans sa direction, je m'attend à voir le soldat se jeter sur notre assaillant mais en fait non. Il se contente de rester un genou à terre fixant intensément le robot.

Faisant tout de suite le lien avec le moment où il m'a moi même fixé je respire à fond et bloque mon souffle, écartant brièvement la douleur qui m'assaille tout en concentrant mon froid dans mes mains. J'aurais pas beaucoup de temps pour agir faut pas que je me loupe.

Un instant après un rayon bleuté sort de la main de la machine à laver tuné et s'abat sur mon compagnon, l'envoyant au tapis.  Mais au même moment notre opposant plaque sa main sur sa poitrine, comme je le pensais il s'est prit une partie de son attaque et il d'vait pas s'y attendre.

Il tourne ensuite rapidement sa main vers moi toutefois le choc qu'il a subit lui a fais perdre un peu de temps, me permettant de lever mes mains au dessus de ma tête et de les rabattre faisant ainsi naître un bloc de glace de la taille de son torse qui fonce sur sa tête. Le choc l'envoie alors valdinguer à l'extérieur du chemin de garde.

Relâchant ma respiration je pousse un cri alors que la douleur que j'avais écarté se rappelle à mon bon souvenir encore amplifiée par mes dernières efforts. Dans mon corps je ne ressens plus la moindre étincelle de magie, j'ai donné tout ce qu'il me restait dans cette dernière attaque. Vaut mieux que le Lego ne repointe pas le bout de son museau parce que là...je n'arriverais pas à créer le moindre glaçons et encore moins à tenir debout.

Puis d'un seul coup ma vue se brouille, tout mes muscles se relâchent, je tombe sur le flanc et mes yeux commencent à se fermer petit à petit.

C'est l'heure de la Pause.
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Jeu 16 Fév 2017 - 15:55
J’entendis cette créature terrifiante — cette monstruosité volante que j’avais moi-même affrontée — rugir au point de couvrir tout autre bruit pendant plusieurs instants dans la citadelle. Il sombra vers le sol.

De l’autre côté, au niveau des balistes que je venais tout juste de quitter, je pouvais apercevoir une certaine agitation. Une agitation qui n’était ni causée par moi, ni par le dragon, à l’évidence. Se pouvait-il que l’un des trois « autres » ait atteint cette position aussi recluse de la ville ? J’en doutais fortement.

Le dragon, il fallait que j’intervienne. C’était pour le défendre qu’on m’avait envoyée dans les airs. Décision plus que discutable étant donné mon efficacité plus modérée qu’une fois au sol. J’approchai mon vaisseau pour attaquer ceux qui essayaient de coincer le dragon au sol. Avant que je puisse agir, celui-ci  sembla reprendre ses esprits et reprit de l’altitude violemment, d’autant plus à cause de la douleur et du handicap que devait représenter cette blessure à l’aile. Je fis de même, le suivant dans les ailes à une certaine distance, pas tout à fait convaincue que cette chose ne s’en prendrait jamais à moi.

Je n’aimais pas être ici. A vrai dire, je n’aimais jamais être ailleurs que chez moi. Je répugnais souvent à remplir des missions la plupart du temps soit inutilement cruelles, soit pénibles, soit idiotes. Mais j’étais là, coincée, devant agir en tant qu’officier de la Coalition, poste que j’avais choisi d’une certaine façon. Et mes responsabilités… Un mot que je détestais car j’ignorais la portée de l’influence qu’il pourrait avoir sur moi.

Il fallait que je le fasse, que j’obéisse. Et cela, même si je connaissais les conséquences qui allaient certainement suivre après l’annonce de cette attaque à travers l’entièreté mondes. Ma seule chance peut-être était que si je restais bien sagement dans ce vaisseau et que je m’en allais le moment opportun, personne n’aurait jamais conscience  de ma présence ici en ce jour sombre. Personne ne saurait que Vesper Earl était ici. Et je ne serais pas mise dans le même panier que Death, la rousse et le chaperon.

Tout ce que j’avais à faire, c’était rester là, ne rien faire de spécial, attaquer de temps en temps. N’être jamais utile en somme. Le dragon n’avait pas besoin de moi. Avec ce chasseur, j’arrivais à peine à assommer quelques secondes des gardes banals. Qu’allais-je pouvoir faire contre les assaillants qui avaient presque mis à terre le dragon ?

Mon impression était celle-là : je n’étais plus convaincue que le sans-coeur se sortirait de cette attaque vivant. Alors étant donné nos effectifs, je le savais, le temps était compté. Notre chance de marquer les esprits et de rendre la Coalition plus victorieuse que jamais résidait peut-être au sol.  Le dragon avait déjà fait beaucoup, tuant des innocents, anéantissant une multitude de murs, calcinant une bonne partie des habitations. Ma place était en bas. Là où je pourrais me rendre réellement utile. Là où Death avait besoin d’un véritable bras armé. Et qu’importe le plan. Tout ça parce que la Coalition était à présent la seule église qui me donnerait l’asile.

En quelques secondes, j’étais là où l’agitation était la plus grande, posant mon vaisseau — qui avait pour seul avantage sa petite taille — sur une place désertée par la foule fuyante.

Je savais où je devais aller, j’avais vu Death du ciel, un Death étrange et d’apparence nouvelle. Je me précipitai vers ma cible et découvris un champ de bataille qui n’attendait que moi. Notre chef, presque méconnaissable, semblait très occupé avec un homme imposant à genoux et mal en point. Tout autour de lui, des hommes se battant, certains avec Abigail, d’autres à terre. Et enfin, il y avait ceux qui, sans l’ombre d’un doute, protégeraient coûte que coûte ce que je suspectais être leur chef. Angeal, c’était donc lui.

Il fallait que Death en finisse avec, puisque c’était sa bataille. Et j’allais lui en donner les moyens. En un saut athlétique j’atterris à moins d’un mètre d’un homme prêt à assaillir Death qui « tenait en respect » son chef spirituel — ou quelque chose comme ça. Je le transperçai immédiatement de mon épée du haut du dos vers le bas du ventre, une diagonale bien sanglante. Il expira un grognement immédiat, n’ayant pas assez de souffle pour hurler. Je retirai aussi vite ma lame, lui faisant perdre la seule force qui lui permettait de rester debout.

Alors les autres me virent, à la fois choqués et énervés. Deux se ruèrent sur moi aussitôt. J’évitai l’un d’entre eux, glissant sur son côté et le blessant au bras en plein mouvement. Et aussitôt, je me  jetai sur son voisin, le bousculant de mon pied pour le faire tomber à terre. Aussitôt, je marchai sur son ventre, puis sur le bras maître de son épée et le pourfendis de ma lame effilée au niveau de la gorge. En un crachat de sang, il me méprisa.

-Sale pute.
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