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 La Fin des Beaux Jours
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Le Tragédien
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Dim 2 Oct 2016 - 15:37
Lorsque Genesis posa un pied sur Fantasia, il vit et compris le sens du mot désolation. Sur des kilomètres à la ronde, il ne restait plus rien. Toutes les prairies, tous les vergers… jusqu’au dernier des arbres, avaient été calcinés. Si un volcan pouvait faire autant de dégâts à la terre, alors le consul était peu de choses. Les cendres tombaient tristement du ciel. Le soleil était caché par une fumée dense, plongeant le monde dans une obscurité surnaturelle.
Le Tragédien n’était pas insensible à tout cela. A vrai dire, c’était son art qui se réveillait en lui, cette étincelle de passion que lui seul vivait pleinement… L’exaltation dans la tristesse, le beau dans la dernière larme d’un monde. Son corps l’abandonnait chaque jour un peu plus mais cette flamme n’avait jamais été étouffée.

Il marcha lentement à travers l’étendue calcinée, sans se forcer, ressentant une grande souffrance dans le moindre de ses membres à chacun de ses pas. Une heure durant, il contempla ce monde, tentait d’avancer toujours un peu plus loin pour distinguer ce dont la lumière lui avait parlé, lorsque celle-ci était son alliée, lorsque Maître Yen Sid était encore vivant.
Régnant sur ce tombeau, il vit enfin une montagne... était-ce un volcan ? Celle-ci semblait plus noire que le reste du décor. C’était là que vivait l’Oiseau de feu coupable de tout cela. Le consul avait combattu un dragon redoutable et avait échoué à l’occire, et justement, s’il était une créature plus puissante encore que Tian-Long, c’était bien celle résidant au cœur de ce volcan. Il n’osait imaginer sa taille, sa force… et son effet s’il était lâché sur des mondes où le temps n’était pas si trafiqué comme il l’était à Fantasia.

Genesis attendit une dizaine de minutes dans le silence absolu, avant qu’il ne distinguât un éclair vert du coin de son œil droit. Il tourna la tête vers la source de cette lumière et fut étonné d’apercevoir la nature pousser mystérieusement de l’autre bout de ce pays, regagnant ses droits en quelques secondes sur des lieues à la ronde. Il vit à la tête de ce cortège de fleurs et d’arbres une silhouette presque fantomatique… beaucoup trop loin pour qu’il pût la distinguer convenablement, à son grand regret. De là où il était, il pouvait admirer la nature se répandre telle un océan sur une terre sèche. Bientôt, ses pieds retrouvèrent les fleurs, ses yeux s’habituèrent à une lumière vive d’un délicieux soleil. Et enfin le volcan lui-même devint verdoyant.

Le consul soupira légèrement et se retourna, marchant dans une direction. Il n’avait pas vu l’oiseau de feu mais avait pu contempler les merveilles du Printemps… et voyant son heure arriver plus vite qu’il l’avait prévu à ses vingt ans, oui, il était secrètement content d’avoir pu observer un spectacle aussi beau de son vivant.

Sans doute l’avait-il déjà dit, pensé ou autre, mais Fantasia était pour Genesis sans doute le plus fascinant des mondes. Il était un véritable spectacle qui ne cessait de se répéter mais de manière toujours si… pure qu’il était impossible de se laisser désabuser par les événements chroniques de ce monde. Qui plus est, chacune de ses phases était d’une richesse incroyable. A présent dans le monde du Printemps, le seul qu’il ait un tant soit peu découvert, il admirait les variétés qu’on lui offrait.

Au bout d’une petite demi-heure de marche il retrouva le havre qu’il avait déjà découvert une première fois, il y a de cela plus d’un an. Il s’engouffra dans les fourrées d’un petit bois et entra sans chanceler dans le territoire des centaures. Genesis les vit tous, au sommet d’une colline, les femelles comme les mâles, flirtant pour une millionnième fois. Le consul avait douloureusement découvert les subtilités de leur parade amoureuse lorsqu’il était venu recruter deux danseuses parmi les centaures. C’était d’ailleurs en partie pour elles qu’il était revenu ce jour-là. Lola et Mathilde étaient revenues durant le Printemps des autres mondes. Cela pouvait être difficile à comprendre puisque dans le monde du printemps, la saison ne changeait jamais du point de vue de ses occupants, toutefois l’été était arrivé au Moulin rouge et partout ailleurs et les centaures devaient y retrouver leur place.

Pour les deux centaures, c’était une condition à leur entrée au consulat. Chaque printemps, elles devaient revenir.

Lorsqu’il arriva au sommet de la colline, il se fit naturellement un cercle de centaures autour de lui, autant composé de femelles que de mâles. Il avait déjà été au centre de ce genre d’arène et n’avait guère apprécié la première fois, toutefois cette fois-là, les choses semblaient différentes. Aucun centaure ne semblait vouloir le frapper ou le chasser de leur territoire.


« Bonjour, chers amis. » Plusieurs mâles firent des gestes d’une virilité exagérée pour le saluer tandis qu’il reçut de la part de nombreuses voix aigues un bonjour charmeur. Il distingua parmi la foule autour de lui la superbe voix lascive de Lola, susurrant des mots à un centaure particulièrement grand. Genesis s’approcha et tendit sa main vers l’étalon.

« Bonjour Phil. »

« Bonjour Genesis ! » répondit d’une voix franche le centaure gigantesque, frappant la terre de ses sabots avec excitation avant de serrer la main du consul, l’écrasant au passage entre ses énormes doigts.

« Genesis, je suis très heureuse de vous voir. » dit légèrement la centaure aux cheveux blonds interminables et au collier de fleurs en guise d’unique cache-poitrine.

« Moi aussi, Lola. »

« Mais… vous êtes un peu tôt, n’est-ce pas ? Le Printemps est encore là... »

Genesis hocha la tête et voyant un peu plus loin Mathilde parler à un centaure, fit signe à cette dernière de s’approcher.

« Genesis ! Vous voilà plus tôt qu’annoncé ! »

« A vrai dire, pas tellement, mes amies. Cela fait exactement trois mois que vous êtes arrivée à Fantasia. Ce que vous voyez aujourd’hui est le dernier jour de Printemps. »

Ce n’était pas tout à fait un mensonge. Il leur avait réellement accordé ces trois mois de saison. Mais s’il avait dû attendre la fin du printemps à Fantasia, il aurait attendu une éternité. Ce mensonge était la meilleure botte qu’il avait imaginée pour convaincre Lola et Mathilde de le rejoindre en temps et en heure.
Les deux centaures parurent déçues. Il ne pouvait leur en vouloir… Elles n’étaient pas prisonnières au Consulat mais disaient autant aimer leur monde durant le Printemps que vivre au Consulat le reste de l’année. Culturellement, les centaures femelles pensaient passer l’été, l’automne et l’hiver à attendre les mâles qui partaient à la chasse. Qu’importe les faits… En vérité, elles ne vivaient qu’une journée qui se répétait inlassablement. Elles se prélassaient tous les matins dans un lac, se préparaient à la parade amoureuse et rejoignaient les centaures dans une splendide soirée avec le dieu du vin.


« Vous partirez chasser demain, Phil ? »

« Si en effet c’est la fin du Printemps, oui ! »

« D’accord. Si cela vous convient, mesdemoiselles, nous partirons dans la soirée, pour que vous puissiez profiter de la présence de ces vaillants. »
Genesis salua les centaures et s’éloigna d’une dizaine de mètres, s’isolant un peu. Bien vite d’autres couples vinrent lui parler, à son grand plaisir. Son état physique n’avait en rien diminué la fascination qu’il avait pour la beauté des centaures, femelles dans ce cas-ci. Le Tragédien avait gagné leur respect en vainquant lors de sa précédente visite deux centaures, Phil et Nessos, à mains nues. Depuis, les femelles tout comme les mâles le voyaient bien différemment. Malgré sa laideur, les femmes lui parlaient avec beaucoup de chaleur, débordaient d’admiration alors que les hommes montraient un grand respect pour la force qu’il avait montrée autrefois.

Il expliqua de nombreuses fois son état de santé, qui ne sembla dégoûter aucune de ces créatures. Chez un homme, l’important pour un centaure et une centauresse était sa force, sa bravoure. Et… il ne put s’empêcher de trouver cela incroyablement agréable… se sentir de nouveau admiré, avoir l’impression d’être impressionnant… deux sensations qui lui manquaient trop.

Genesis passa l’après-midi avec les centaures, partageant leur coutume et leur vin, espérant que rien ne viendrait altérer la saison actuelle. Il finit toutefois par réclamer l’attention de Phil.


« Pourrais-tu rassembler les guerriers, je te prie ? J’aimerais dire un mot aux hommes. »

Il s’éloigna et attendit que les centaures viennent à lui. Ils étaient une trentaine, trente centaures de 2 mètres 50 minimum, le torse nu et le corps incroyablement musclé, aussi bien leur moitié hippique que celle humaine.
Lorsqu’il eut l’attention de ces mâles, il parla.


« Centaures, merci pour votre accueil chaleureux. J’ai plaisir à me retrouver avec des hommes de valeur tels que vous, de véritables guerriers comme il n’en existe nul part ailleurs. »

Sa voix était franche et forte, accompagnée de gestes délibérément secs. Cette introduction lui valut quelques réactions enjouées de centaures frappant le sol de leur sabot ou encore levant le poing avec fierté. Drôle de numéros…

« Comme je l’ai dit à certains, je suis malade. Je mourrai bientôt mais… j’ai encore ma force d’avant. Et je ne compte pas mourir autrement qu’en combattant pour ma patrie ! Car là d’où je viens, j’ai un pays à défendre… J’ai des femmes et des enfants à mettre à l’abri. J’ai un territoire qui s’étend sur des milliers de kilomètres que je ne peux laisser aux mains de mes ennemis. »

Comme les centaures se taisaient, Genesis poursuivit…

« Le Consulat, le groupe dont je fais partie, est en guerre… Nos alliés nous ont trahis et se mettent désormais sur notre chemin. »

A l’évocation de la guerre, quelques centaures se cabrèrent, frappant lourdement la terre de leur sabot encore une fois.

« Je combattrai jusqu’à mon dernier soupir, dussé-je y mourir. Mais qu’importe car même si cela arrive, nous devons vaincre ! Mon groupe ne peut perdre ! Et c’est pour cela que je suis venu. C’est dans ce but que je viens vous parler. Quand j’ai combattu Phil et Nessos, j’ai été époustouflé par vos capacités. Un troupeau, soit trente d’entre vous, serait un atout de taille contre nos ennemis pitoyables ! »

Nessos s’exprima en premier, rejoignant Genesis devant les autres centaures, avec beaucoup de zèle.

« Moi j’accepte, Genesis ! Je respecterai toujours le plus fort ! Tu m’as vaincu en même temps que Phil, le plus solide entre nous tous, donc tu mérites toute ma confiance ! »

« Attends, Nessos ! » s’exprima un centaure que Genesis n’avait jamais entendu parler. « T’acceptes trop vite ! Le troupeau reste le troupeau ! On reste tous ensemble ou on part tous ensemble ! »

« Ouais ! » approuva un autre centaure. « Je refuse jamais un combat, car je suis un vrai centaure, mais moi c’est hors de question que j’obéisse à qui que ce soit d’autre que le chef de mon troupeau ! »

« J’ai confiance en Genesis. Je rejoins Nessos… mais je refuse de vous forcer, mes frères ! C’est un combat dont nous ne ressortirons pas tous en vie ! » clama Phil. Par son seul état d’étalon le plus fort du troupeau, il était actuellement à la tête des centaures, et par chance Genesis avait déjà conquis sa bravoure.

« Je ne vous demande pas d’intégrer mon armée. Je vous demande de vous allier à moi. Combattez avec moi mes ennemis et le Consulat combattra vos ennemis à vos côtés. Je ne vous donnerai pas d’ordres. »

Plusieurs centaures clamèrent leur accord, mais pas l’unanimité.

« Vous aurez des prises de guerre, des trophées et… une gloire éternelle. Imaginez que mes ennemis n’ont jamais vu de centaures jusqu’ici. Ils seront terrifiés par votre force et votre empreinte marquera l’histoire à jamais ! »

Les centaures n’étaient pas des créatures sottes mais elles étaient faciles à comprendre. Une fois qu’ils étaient assurés de leur liberté, une fois qu’ils avaient la certitude de prouver leur force et leur valeur à des milliers de gens, il n’y avait plus de raison à ce qu’ils ne soient pas partants. Genesis ne dit plus rien à partir de là, laissant les centaures discuter entre eux. Tous étaient d’accord mais insistaient encore et encore pour garder leur liberté, rassuré maintes fois par le consul.

Par honnêteté, Genesis décida de leur laisser quelques minutes discuter sans leur imposer sa présence. Bien sûr il devait pouvoir répondre à leurs questions mais certaines choses internes ne pouvaient peut-être pas être dites devant lui. Il s’éloigna, se dirigeant doucement vers les centauresses, non sans avoir prévenu de son retour imminent… mais rapidement son regard fut attiré par un point blanc, particulièrement étincelant dans cette soirée qui tombait. Il essaya de discerner ce qui, dans les buissons, entre les arbres et la végétation dense du monde du printemps, semblait les épier. Il vit… non sans sourire… quelques chérubins se balader, confectionnant encore quelques fioritures à l’aide de fleurs et de ronces. Ceux-ci étaient les suivants bien volontaires des centauresses.
Mais… il y avait, provenant de ces mêmes buissons un bruit que Genesis trouva… pour ainsi dire hors-contexte. Comme une exclamation aigue et loufoque.

Le Tragédien s’approcha de la source de ces bruits et… alors que passaient devant lui, dans la forêt, encore quelques chérubins, il vit, plus ou moins bien cachés derrière un taillis, trois créatures volantes… Nues comme les chérubins, si ce n’est qu’elles avaient une fourrure blanche en tous points comparables à celle d’un lapin. Ailées comme les chérubins, si ce n’est que leurs ailes n’étaient pas diaphanes et légères comme celles des angelots, mais rigides et noires, davantage semblable aux membres d’une chauve-souris. Finalement, un ponpon sur la tête comme seule tignasse témoignait de leur intrusion.



« Kupo ! Quels crétins, ces centaures ! »

« On vivait la belle vie sans ces demeurés ! »

« Kupo ! Nous occuper de ces divines créatures Kupooooo ! » Le troisième mog tressaillit et prit un peu d’altitude, battant des ailes frénétiquement, tout excité qu’il était, alors que Genesis se trouvait derrière eux… pas des plus discrets mais pas encore découvert.

« Être chérubin c’est la méga belle vie, kupopo ! »

« On aurait du y penser plus tôt ! »

« C’est l’seul vrai métier du monde ! »

« Sauf qu’on est pas payé, Kupo. »

« Tu parles… J’veux bien donner tout mon argent pour continuer à m’occuper de ces filles nues du matin au soir, kupooooooo. » Une nouvelle fois, le mog le plus à droite des trois tressaillit. Genesis put distinguer, malgré le contraste léger, que ce dernier portait une couche… sans doute pour paraître plus chérubin. Ils regardaient à travers la végétation les centaures qui au loin se prélassaient aux côtés de leur compagnon.

« Messieurs ? »

Le mog le plus à gauche, coiffé d’une couronne en lauriers et en fleurs… répondit par l’exclamation aigue si caractéristique de la race et sans se retourner, adressa au porte-parole un signe de la main vulgaire.

« Ouais ouais, on arrive, on vérifie juste le secteur ! Kupo ! »

Le mog au centre du groupe ne se retourna pas non plus. Il avait, accroché à son poignet par une petite lanière, un cor, ou était-ce une trompette, que Genesis avait vu plusieurs fois aux mains de chérubins.

« Ouais, Kupo ! … Tout est sous contrôle ! »

« Ouais ! Laisse-nous mater tranquille ! » protesta le troisième. Les autres sursautèrent en l’entendant et lui adressèrent d’autres Kupo protestataires. L’un d’eux se risqua à se retourner et sursauta en voyant le tragédien.

« Mince les gars ! C’est pas un bébé tout moche ! Kupo Kupo ! C’est Genesis ! »

« Genesis ! Cette espèce de… » commença le deuxième mog avant de s’interrompre une fois retourné.

Et bien que le troisième s’était déjà retourné et le regardait déjà dans les yeux, il s’exprima avec vigueur :


« Cet enfoiré de pervers est aussi venu mater ! »

« Je ne suis pas venu pour ça… » dit-il d’une voix lasse. Il savait malheureusement ce qu’il avait à faire. Ces trois mogs semblaient être de la pire espèce, bien qu’il pût difficilement les blâmer pour avoir profité de la situation et se faire passer pour des chérubins.

« … Mais quel menteur ! »

« Sournois ! Kupo ! »

« Et pervers ! Kuppooooo » Le troisième mog tressaillit encore. « C’est notre coin ici. Tu nous en as déjà piqué deux, tu vas pas garder toutes les centauresses pour toi ! »

Le Tragédien fronça les sourcils et mit les mains dans ses poches, se laissant quelques secondes pour réfléchir, se laissant bercer par un flot d’insultes qu’il ne pensait qu’à moitié mériter. Visiblement ces trois-là le connaissaient.

« Vous étiez au jardin radieux ? »

« Kupo ! Au comité de restauration de la forteresse oubliée ! »

« Avec… au hasard… les filles les plus désirables de la terre ! »

« Tifa ! Kuppooooo »

« Aerith !!!! »

« Youffie ! »

« Et elles sont parties à cause de ton clan des moches ! Kupo ! »

« Frollo Kupopo ! »

« Le Joker Kupo ! »

« Clopin ! »

« Toi ! »

« Où sont les meufs ?! On les a cherchées partout ! »

« Je vois… » , dit-il d’une voix grave, conscient de la perte qu’il avait infligée au jardin radieux en causant le départ de ces trois légendes de l’histoire du jardin radieux. « Ca ne vous dit pas de revenir ? »

« Kupo ! Pas du tout ! »

« Va rôtir en enfer, vieux moche, Kupo ! »

« Pourquoi on ferait ça kupo ? On mène la belle vie ! »

« Vous pourriez… »

« Non ! On s’en tape ! »

« On s’en cogne Kupo ! »

« Y a des meufs ici Kupoooooo !!! » Il tressaillit encore. « Elles sont seins à l’air ! »

Genesis détourna les yeux avec agacement. Ca faisait longtemps qu’il n’avait plus dû supporter ce genre d’attitude. Généralement les gens parlaient bien en sa présence depuis ces dernières années de prospérité du jardin radieux.

« Bon… vous savez forger ? Fusionner ? »

« On veut pas ! Kupo ! »

« Qu’est-ce que tu comprends pas, gros cochon ! Kupo ! »

« Plutôt crever Kupo ! »

Cela devait vouloir dire oui… Après tout ils restaient des mogs et avaient fait partie du comité de restauration.

« … Vous savez être discrets ? »

Les mogs ne répondirent rien. Ils volèrent légèrement et s’approchèrent un peu de lui.

« Pour téma ?! Kupo ! »

« On est des mogs ninja ! »

« Dis-nous tout ! »

« Vous venez… et vous prenez deux mi-temps. Le soir vous forgez pour nous dans un immense atelier que nous sommes en train de construire. On vous paiera. »

« Super naze ! Kupo ! »

« Craignos ! Kupo ! »

« Trop de mogs Kupo ! Pas assez de meufs Kupopo ! »

« Le jour, vous faites le ménage chez une consule, sans doute la plus belle de toutes. Et je ne vous paie pas un munnie pour ça. »

« Affirmatif Kupo ! »

« J’en suis kupopo ! »

« Elle pensera qu’on est des mogs normaux ! Kupopopoooo !!! »Une dernière fois le mog le plus à droite tressaillit et s’envola telle une fusée sur une hauteur de dix mètres avant de revenir avec le groupe.

Genesis ne put réprimer un sourire victorieux, bien qu’un peu honteux. Déontologiquement, il avait atteint le fond. Mais ces mogs avaient fréquenté des créatures à moitié nues pendant des mois, voire des années, sans être remarqués. Ils pourraient faire semblant d’être des domestiques pour une consule… Avec un peu de chance, ils seraient suffisamment discrets pour que Pamela ne s’aperçoive jamais de… et bien… Oui, Genesis espérait qu’elle ne s’en apercevrait jamais.

Accompagné des trois mogs devenus mielleux en présence des centaures, c’est d’une poignée de main échangée avec chacun des centaures que Genesis scella cette alliance. Avec tous les centaures il fêta cette décision durant la soirée. Une fois encore, les femelles réussirent à surprendre le tragédien, ne semblant pas préoccupée par le départ de leurs compagnons à la guerre. Pour elles, tout semblait évident. Elles étaient heureuses, ravies même, de voir un tel acte de bravoure de la part des mâles.

Lorsque la nuit tomba, Genesis salua chaque membre du troupeau et s’en alla vers son vaisseau avec Lola, Mathilde et les trois mogs : Kouignamann, le mog qui, dès son arrivée au jardin radieux, troqua sa couronne de fleurs pour un foulard qu’il noua autour de sa tête… Cupcake, qui abandonna sa trompette pour un plumeau et Profiterole, qui ôta son immonde couche pour porter une tenue de soubrette, décidé à se faire passer pour une dame mog auprès de Pamela jusqu’à la fin des temps.
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Dim 2 Oct 2016 - 23:34
Bon alors, première fois que je note une mission, j'espère que je m'y prendrais bien. Si tu vois des défauts (et il y en aura) dans ma notation, n'hésites pas à me dire ce que j'ai mal fait ^^

Bon commençons par le commencement.
Tout d'abord j'aime beaucoup la façon dont tu décris les éléments qu'il y a tout autour de ton personnage, ça donne vraiment l'impression au lecteur de voir à travers les yeux de ton personnage (enfin du moins, moi je le vois comme ça).

Mais sans compter la vision physique de Genesis, on arrive aussi très bien à imaginer ce qu'il peut ressentir, je pense surtout à cette phrase (bien évidemment, il y en à d'autres), mais c'est vraiment cette phrase qui m'a sauté aux yeux et m'a fait comprendre ce que Genesis pouvait ressentir, toutes ses sensations :
Genesis Rhapsodos a écrit:
ressentant une grande souffrance dans le moindre de ses membres à chacun de ses pas

Ça, tous ces petits éléments, c'est très plaisant, et ça donne envie de lire plus de textes ^^

Les premiers dialogues mettent du temps à venir, mais ce n'est pas un problème car on découvre vraiment tout le décor autour du personnage... Oui, je sais, ça peut faire doublon avec la première partie de ma notation. Mais c'est sympa Smile

Du coup, maintenant les dialogues. Ils sont bien écris, naturels, j'aime beaucoup. Mais en plus entre ces passages tu ajoutes des éléments très intéressants. Par exemple, le fait qu'il y avait une conditions aux deux centaures, ainsi que le fait que Genesis a combattu Phil et Nessos à mains nues. Car pour quelqu'un qui n'a pas lu ce rp, c'est super pour cette personne de pouvoir un peu connaitre ce qu'il y a eu ^^

Les fautes, honnêtement, je n'en ai pas vu. Mais bon, vu que je suis plus ou moins une quiche en écriture, c'est sûr que ça ne me saute pas aux yeux, mais je n'ai rien vu, même après avoir lu deux fois (ou alors, rien de bien méchant s'il y en a). Mais vu que comme tu le dis toi même, t'es doué en français ^^

À la fin, les petits mogs je les ai trouvé très mignons, mais là pour le coup je ne suis pas objective, j'adore vraiment ces petites créatures ^^

Mais il y a tout de même un petit truc qui me dérange, si je vois un de tes mogs en pleine nuit dans ma chambre à regarder sous la couverture et dire "beau foufouillon, toi !", je le brûle xD

Donc : Mission Normale, 20 points d'xp, 200 munnies et 3 PS en dextérité.
(Dis moi si pour l'attribution, ça te convient).
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