La Clé du Destin

Feuille de personnage
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le Ven 2 Sep 2016 - 20:30
Affalé sur une pile de boites en carton, je réfléchissais à l'avenir. Mais pas à n'importe lequel, à mon avenir commercial. Et si jamais j'avais embrassé cette carrière ? Est-ce que j'aurai rencontré du succès ? A vrai dire, je n'en savais pas grand chose, mais les prochains mois me le diraient.

De quoi je peux bien parler aujourd'hui ? Mais de mon formidable projet bien sûr ! J'explique. J'étais revenu à l'une de nos planques, à nous les songes et j'étais posé sur une canap' en attendant Jecht. Là, je me suis dit, si on avait des thunes, ça serait quand même plus facile. Alors, j'ai cherché comment on pourrait en avoir. J'étais parti sur le fait de braquer une banque, mais l'argent ça se méritait, il me fallait du challenge. Et puis, il aurait dit quoi Jecht si je m'étais ramené avec un coffre fort ? Ça n'aurait eu aucun sens, fallait la jouer plus fine.

Alors, je regardais autour de moi, désespéré de trouver une solution, puis mon regard s'est posé sur mes chaussures, celles que je me traînais depuis un petit moment maintenant. Et là, révélation. Alors, y'a eu du chemin depuis cette idée jusqu'à aujourd'hui, et à plusieurs reprises j'ai voulu abandonner, mais à chaque fois je me rappelais à moi-même qu'il fallait persévérer et que, bientôt, ça porterait ses fruits.

Du coup, je me suis redressé, je me suis frotté l'arrière de la tête, et je me suis tiré. J'ai été rejoindre Illusiopolis, et j'ai commencé à fouiller. Je cherchais un sous-sol, une cave, j'en savais trop rien. Je cherchais juste de quoi abriter un atelier. Le problème, c'est qu'un atelier en général c'est plutôt grand, et trouver un grand local vide là-bas, c'est pas évident. Alors, je me suis pas débiné, j'ai squatté la première cave dispo, et j'ai creusé pour agrandir. Ça, ça m'a pris pas mal de temps, genre, une semaine.

Quand j'ai plus ou moins atteint la surface que je voulais, c'est à dire un bon cinq cent mètres carré, je me suis mis à la recherche de matos. Parce que bon, un atelier ça s'improvisait pas de A à Z, fallait quand même un minimum. Alors j'ai fouillé en ville, un peu partout. Chez des gens, dans des usines, je prenais ce que je trouvais. Attention, je prenais jamais beaucoup, j'étais dans l'optique de faire chier le moins de monde. Je pillais à gauche à droite, mais jamais en grande quantité.

Au fur et a mesure, mon atelier de fortune se remplissait pas mal. J'avais quelques établis, des machines à coudre, tout un tas de trucs dont je comprenais pas trop le sens, mais moi j'étais content, je voyais que le truc avançait. Mais, je le savais, j'avais aucune connaissance dans ce domaine, fallait que je remédie à ça avant de commencer la production. Sinon ça allait être la cata.

Alors, j'ai espionné. Et fallait que je fasse gaffe de pas me faire chopper, parce que dans les manuels de commerce, c'était marqué que l'espionnage industriel était fortement réprimandé. Je voulais pas voir ma carrière se finir avant qu'elle ne commence, mais j'avais pas le choix, là. Du coup, je passais mes journées incognito dans les usines, des fois même je participais à la chaîne.

Pour être sûr de pas être trop reconnaissable, je portais les tenues de sécurité, normal, mais j'avais un petit bonnet noir uni, super cool. Je l'aimais bien ce bonnet, même si je le mettais jamais. Il était pratique, il tenait bien chaud, et heureusement, parce que les ateliers n'avaient pour chauffage que la chaleur qui se dégageait des machines. Alors, quand t'étais à côté d'un truc avec une lampe, t'étais refait. Mais quand t'étais à l'autre bout, à la tannerie ou quoi, c'était moins fun. Je me souviens d'un mec qui grelottait tellement qu'il coupait pas droit. Je l'avais vu le premier jour mais le second jour il était déjà plus là.

Enfin, tout ça pour dire que ! A force d'observations, j'avais acquis un certain savoir dans le domaine. J'avais l'atelier, le matos, le savoir, il me manquait plus que les matériaux et la main d'oeuvre. Du coup, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai été chourer des étoffes par-ci, par-là, du caoutchouc, et tout ce dont on pouvait avoir besoin. Y'a même des trucs que je récupérais et que j'étais pas sûr d'avoir à m'en servir, mais je prévoyais large.

Je commençais à être de plus en plus content de retourner à mon atelier. C'était moi qui l'avais fait et tout, j'étais super content. Pour ça tout à l'heure que je me demandais si je devais pas me lancer là-dedans à temps plein. Voir tout ça, et savoir que ça vient de tes efforts à toi seul, ça fait quelque chose !

Puis vint le jour-J, le jour du lancement de production. Je visais les cinq cent exemplaires, ça allait être assez peu pour créer rapidement de la demande. Ouais, je comptais pas mal sur l'effet de mode, les gens allaient se l'arracher, et quand y'en aurait plus, la seconde vague se vendrait encore plus chère !

Du coup, j'ai invoqué mes similis. Ils étaient pratiques ces trucs là. Ils me servaient de main d'oeuvre, d'équipage de bateau, de diversion... ils me servaient pour à peu près tout quoi ! Et là, la vision que j'ai eu. J'imagine que quand tu donnes la vie, ça fait pareil. Tout mes petits êtres du néant s'attelaient à la tâche, ils cousaient, ils découpaient, ils formaient... Tous avaient leur poste, tous fabriquaient de petites parties, les autres les assemblaient. Rapidement, le premier modèle fut terminé.

Je m'en approchais, hésitant. Je voulais la prendre dans mes mains, mais je n'osais pas. Je la regardais sous tout les angles, elle était parfaite. Les jointures étaient parfaites, les lacets étaient de bonnes qualité, la semelle pouvait assurément tenir de longues sessions de skate... Solides, belles, et pratiques. Elles étaient comme je les avais pensées.

Je la pris enfin dans ma main, et d'un geste brusque, la levai en l'air comme si l'on voulait brandir un trophée.


Je vous présente, la Roxas II !

Bien sûr, je n'avais pas de vrais employés. Aussi, il n'y avait aucun applaudissements, aucun hourras, rien, ce qui me laissait un peu seul dans mon bonheur. Mais je m'en foutais, j'avais réussi, j'avais créé.

Les similis eux, continuaient de fabriquer, encore et encore. Ils répétaient les même gestes en boucle, et le stock s'agrandissait d'heure en heure. Je voulais voir la fin de la production, alors malgré la fatigue des derniers jours, je luttais contre le sommeil. Deux cents. Deux cent cinquante. Trois cents.

Je m'endormis avant la fin. Mais lorsque je rouvris les yeux, je vis toute ma marchandise emballée dans des cartons. Il ne restait plus qu'a la distribuer, et pour ça, j'avais déjà une petite idée. En ville, il y avait un marchand de chaussures qui possédait une chaîne de magasins. Je suis allé le voir, et je lui ai demandé de vendre mes produits pour moi. Bon, au début, il m'a dit que ça ne se passait pas comme ça, patati patata, qu'il devait y avoir des contrats, que c'était pas dans les règles et qu'il risquait gros. Mais bon, j'étais plutôt doué en négociations, alors il a vite changé d'avis.

C'était un chic type finalement. Mes bébés allaient être distribués pour la modique somme de 150 munnies à Illusiopolis, au Jardin Radieux, a la Cité du Crépuscule, à Port Royal, et même au Domaine Enchanté !

C'était une belle leçon de vie. Je savais maintenant que je ne pouvais pas que détruire. Moi aussi, je pouvais créer.




Envie de roxxer ? Essaie la Roxas II !

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