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 De la petite bière
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Ven 18 Mar 2016 - 15:20
Le soleil se lève à peine sur le Jardin Radieux. Les bohèmes sortent tranquillement de leur maison, cheminant vers le cœur de la ville. Sur la place centrale, des micro-boutiques commencent à voir le jour : des fruits, des légumes, des babioles et des articles en tout genre recouvrent le parvis. En quelques minutes, la cité s’anime de pleins feux. Les villageois se regroupent, parlent; certains d’entre eux dansent même autour d’un petit attroupement de ménestrels. Un peu plus loin, un conteur est juché dans un arbre. Une main dans sa barbe, l’autre pointant vers le ciel, il raconte les exploits d’anciens hérauts des arts. Sazh croit entendre parler d’un fauve, garant de l’astronomie et des étoiles, tué bestialement au combat par un clown détraqué, un nihiliste frappant partout n’importe quand. Décidément, même si on ferme les yeux de toutes nos forces, la guerre continue de heurter tous les peuples.

Marchant dans le labyrinthe tortueux que forment les rues de la ville, Sazh se dirige vers l’un de ses clients, un maître brasseur notoire dans les environs et plus encore. Pour boucler les fins de mois, le pilote effectue également quelques livraisons ici et là, lorsque les trajets et le temps le lui permettent. En fait, il accepte ces quelques heures supplémentaires au bout de la semaine pour gonfler ses revenus et rénover la chaumière d’enfance de ses parents. Pour l’instant, lorsque le travail ne le leste pas, il maraude dans la jungle d’Illusiopolis, dans une tour à logements si haute qu’elle semble effleurer même le ciel noir d’encre de la cité. Il est prêt à sacrifier un peu de son confort momentané pour passer ses vieux jours dans le domicile de tous ses rêves.

D’une des profondes poches de son manteau, Sazh défouraille un morceau de papier sur lequel est indiquée une adresse. À vrai dire, il ne connaît le Jardin Radieux qu’en surface : un numéro et un nom de rue le laissent dans la confusion la plus totale. Il interpelle donc quelques passants qu’il croise au fil de ses pérégrinations. Plus il s’approche de sa destination, plus les renseignements sont précis, exacts. Il atterrit ultimement devant deux grandes portes : d’un premier regard, il ne pourrait savoir s’il s’agit d’une taverne ou d’une maison; il n’en porte pas trop attention et décide de toquer à la porte comme le ferait n’importe quel livreur. Pendant qu’il attend, il replace un peu son manteau, passe sa main dans ses cheveux question de défier les caprices du vent et resserre l’étreinte de sa ceinture, dissimulant ses pistolets au passage.

La porte s’entrouvre dans un grincement qui fait frémir même l’âme des plus intrépides. Aux faibles lueurs qui éclairent l’intérieur du bâtiment, Sazh discerne la silhouette décidément singulière d’un panda sur deux pattes. La bête est énorme, costaude et une armée de 40 dents acérées fait office de sourire. Un peu bouleversé par ce qu’il aperçoit – de telles créatures ne pullulent pas dans les rues du Jardin Radieux –, Sazh tend le colis, abandonnant en même temps un déferlante de rires. C’est un rire jaune, un peu désorienté, à lequel il ajoute des propos crachant de malaise :

« Un panda ! S’il y a bien une chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’est bien ça ! »

Sazh baisse le regard en constatant l’ampleur de ce qu’il vient de dire. Il n’est pas particulièrement xénophobe, ni même raciste, même il faut avouer que de rencontrer un panda dans une foule de bohèmes était fort inattendu. Comme pour défendre son intégrité, Sazh opte pour une voix des plus cassantes et ajoute quelques mots empreints d’incertitude à sa litanie :

« Non, mais attends… Je veux pas que tu croies que j’ai un truc contre les pandas. J’ai même un pote à Illusiopolis, un raton laveur. C’est cool, la diversité. »

D’un geste prompt, Sazh gratte la cime de sa tête. Il est décidément embarrassé par la tournure de ses phrases. Il aimerait bien déposer le colis sur le seuil de la demeure et détaler comme un vulgaire criminel, mais le mal est déjà fait et sa journée de travail est terminée; autant assumer son attitude pataude en déviant un peu la direction de cette conversation. Il regarde donc autour de lui un moment, rive son regard sur la boîte qu’il tient toujours fermement dans ses mains et se remémore la raison de sa venue ici : une issue de secours.

Il plonge sa main dans son manteau et en ressort quelques misérables munnies. À vue de nez, il ne pourrait même pas se payer un verre d’eau. Un soupir se faufile entre ses lèvres alors qu’il range son argent et arbore un visage presque pitoyable; non, décidément pathétique.

« Alors, M. Stormstout, c’est bien ça ? Tu me fais goûter à l’une de tes bières, tu me montres comment tu brasses le tout, et on oublie ce que tu me dois pour la livraison. Marché conclu ? »

Après tout, toute cette mission ne lui rapporte qu’une vingtaine de munnies. Pas la peine de se mettre à dos tous les pandas de l’univers pour une poignée de monnaie et des balbutiements insouciants. Et bon, retourner à Illusiopolis lui laisse un amer arrière-goût : autant profiter de cette occasion pour se défaire un peu du cercle vicieux de l’isolement. En tout cas, c’est ce que lui disent les thérapeutes de fond de taverne à Illusiopolis.
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Maître brasseur
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356/350  (356/350)
Lun 21 Mar 2016 - 18:17

Mmmmmh… Quelle heure il pouvait bien être ? Bonne question, il suffirait de glisser la main dans l’une de mes poches et récupérer ma montre afin de voir dans quel angle les aiguilles se trouvent. Seulement, il faudrait que j’abandonne, l’histoire de quelque secondes, ma position. Et dieu, qu’est-ce que je suis bien à cet instant ! Les pattes derrière la nuque, en équilibre incertain sur les pieds arrières de ma chaise en bois et mes jambes tendues en appui contre le présentoir de ma salle d’accueil. D’ailleurs, il ne faut pas oublier la pièce maîtresse à ce tableau, je mâchonne frénétiquement un bâton de réglisse entre mes crocs. L’un des rares restes de ma réserve pour la bière que je prépare pour le prochain évènement qu’organisent les habitants de la Cours des Miracles.

Pourquoi une bière à la réglisse ? Aucune idée, j’ai reçu un petit papier la semaine dernière pour cette commande spéciale et je m’active à respecter les délais. La raison pour laquelle je profite de l’instant pour piquer un petit roupillon. Au moment où j’ai mis l’alambic en marche, il était trop tard pour se coucher et trop tôt pour faire un tour au marché de la place. Et qui plus est, j’attends de recevoir le dernier ingrédient pour ma dernière torréfaction et ainsi envoyer les premiers essaie à mes clients bohémiens. Et profiter d’une bonne nuit de sommeil ! Les jeunes n’ont pas idée à quel point les personnes de ma trempe tiennent à leurs heures de sommeil, probablement à cause de la vieillesse ! Ça ne me rajeunit pas de veiller toute la nuit.

Malheureusement, certaines règles gouvernent chaque monde connu et inconnu. Et l’une d’entre elles stipule très clairement que : à l’instant où vous vous reposer, quelqu’un viendra frapper à votre porte. Non sans un grognement, trop discret pour que la personne de l’autre côté puisse l’entendre, je reposais mes jambes au sol et me dirigeais vers les portes de ma brasserie en me frottant les yeux afin d’avoir l’air le plus présentable à cette heure de la journée, quelle qu’elle soit. Et c’est sans surprise que j’ouvris mes portes à un homme qui se tenait sur mon palier, portant un paquet bien emballé dans ses mains, et que ce dernier ne put s’empêcher de retenir un rire à ma vue.

J’ai eu droit à beaucoup de réflexion à mon approche en trois ans, mais celle-ci avait le mérite d’être original !

Soufflant d’abord par le museau, non pour avoir l’air énervé par les dernières paroles du garçon à ma porte mais plutôt pour accompagner son rire, celui-ci finit par se transformer petit rire quand ce dernier s’enfonçait de lui-même dans les méandres de ses paroles. Et avant que je ne dise quoi que ce soit pour réconforter l’âme du livreur, celui-ci me proposa de troquer son salaire par une visite de mon établissement. C’est le sourire sincère aux lèvres que je posai ma patte sur son épaule avant de répondre à son invitation, toujours amusé par ce qu’il venait de dire.

Tout travail mérite salaire, surtout que le tien permettra que je finisse ma dernière commande ! Et rentre donc, ça me fait toujours plaisir d’accueillir quelqu’un dans ma brasserie… Surtout quand il veut goûter une petite bière. Et appel moi Chen.
Je faisais un pas en arrière afin de le laisser rentrer dans la brasserie avant de fermer les portes après sont passage. Il était probablement trop tôt pour que j’ouvre la boutique aux dégustations, et rien n’était prêt pour satisfaire les potentiels clients. J’invitai le livreur à me suivre dans l’atelier, à droite de l’entrée du bâtiment, pour lui faire déguster la bière que j’allais justement envoyer en fin du journée à la Citée des Rêves. Quand nous arrivions dans la pièce, je remarquai que la jauge de l’alambic que j’utilisais était vide, indiquant ainsi que la distillation de l’alcool était finie et que j’allai pouvoir passer à la suite.

Tu peux me passer le colis… Monsieur ?
Je tendais mon bras, attendant deux secondes pour qu’il me pose le paquet dans la main pour que, ensuite, je m’empresse d’ouvrir tout en faisant attention au contenu. Gardant une oreille ouverte à ce que disait le livreur, je déballai les racines de mandragore et les installait dans le four pour la torréfaction du dernier ingrédient. Je me relevais ensuite, les pattes sur les hanches pour prévenir la personne derrière moi du temps que cela prendra.

Et bien, mon ami… Il faudra attendre une petite heure avant de boire ce que je prépare ! Je vous annonce que vous allez être le premier gouteur officiel de la première bière à la réglisse. Mais avant ça, parler moi de vous.



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