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Capitaine Crochet
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Mar 20 Oct 2015 - 19:12


Identité

  • Nom  : Jones

  • Prénom : Killian

  • Titre  :  Capitaine Crochet

  • Âge :  35

  • Camp :  Shin-ra

  • Monde d'Origine : Histoire de Grimm

  • Race  : Humain

  • Grade désiré : Légende des légendes bien sûr





Test RP


« Il était une fois un jeune garçon qui rêvait de devenir le plus grand pirate que le Monde de Grimm ait jamais connu. Chaque soir, sa mère lui lisait les histoires des terribles et légendaires barbe-bleue et barbe-noire, et chaque soir, le petit garçon s'endormait avec la tête remplis de batailles épiques, de fabuleuses navigations et de trésors qui surpassaient ceux de tous les royaumes. Chaque matin, après avoir pris son repas, il courrait sur le port et regardait partir et rentrer les bateaux de tout bord, et de tout royaume, s'imaginant qu'il embarquait clandestinement dessus et qu'il en prenait le contrôle, devenant ainsi le plus jeune et le plus redouté de tous les pirates ayant jamais existé.

Cependant cet enfant n'eut pas une jeunesse facile. Son père était un marin qui travaillait pour le roi local, et qui aimait fortement la boisson. Lorsqu'il découvrit que son fils unique nourrissait le rêve de devenir un déchet de pirate qu'il combattait ardemment depuis de longues années, et que sa propre femme encourageait ce rêve, il se mit en tête qu'il devait rectifier leur comportement. Et pour ça, il ne connaissait qu'un moyen efficace. Ainsi, chaque soir depuis cette découverte, au lieu d'une histoire, le jeune garçon se voyait éduquer à coup de ceinturon, de cravache, de bâton, de martinet et lorsqu'il était à bout, il écoutait sa mère subir le même sort. Ce traitement dura de nombreuses années sans que personne n'intervienne, car personne n'avait à le faire. Le père du petit garçon était dans son bon droit. »


L'homme frotta sa fine moustache de la main gauche tandis que sa main droite venait chercher son verre. Les deux anneaux d'argent - qu'il portait à l'index et à l'annulaire - tintèrent contre la poignée métallique tandis qu'il s'en saisissait et vidait d'une traite sa commande.

« Les années passèrent, et le jeune garçon se transforma en un jeune homme sans altérer sa personnalité. Il rêvait toujours de devenir pirate, d'être libre et indépendant, de voguer où bon lui semblait. Toutefois, la vie lui réserva une autre surprise, et il rencontra une jeune femme du nom de Louka dont il tomba follement amoureux. Il décida de la courtiser et abandonna son rêve de devenir pirate pour être avec elle lorsqu'il lui apparu clair qu'elle ne quitterait pas son père - un ancien militaire qui venait tout juste de se reconvertir en propriétaire agricole.

Tant bien que mal, l'homme apprit le dur métier de paysan, travaillant jour et nuit, au soleil comme sous la pluie, en été comme en hiver. Il ne gagna jamais les faveurs du père qui le haïssait d'avoir ravi le cœur de sa fille adorée, mais il vécu dans la joie, et il arriva même à oublier les regrets d'avoir laisser derrière lui ses rêves d'enfant. Bientôt, un mariage eut lieu, et le couple emménagea ensemble dans un petit village, loin du regard paternel.

Les saisons défilèrent, la femme et l'homme commencèrent à parler de fonder une famille ensemble. Et au bout de plusieurs essais, l'événement tant espéré arriva, et la mariée fut enceinte. Cette future paternité réjouit le paysan, mais elle amena avec elles de nombreux mauvais souvenirs... et réveilla de nombreux rêves endormis. Il essaya de convaincre son aimée de s'enfuir avec lui, de redémarrer une vie ailleurs, une vie sur les mers. Mais comme des années auparavant, elle refusa. Résigné, il se promis d'au moins partager son amour pour la mer et la piraterie avec son enfant. Et sa femme pourrait lui apprendre à se battre au sabre, comme elle le lui avait appris. »


« Et après ? »

« Après mon cher, c'est une autre histoire. » Dit-il l'homme en se grattant sa barbe de trois jours. «  J'ai le gosier un peu sec vois-tu, que dirais-tu de me resservir ? »

En attendant que son interlocuteur lui ramène une nouvelle chope de rhum, il réajusta son long manteau de cuir noir qui traînait sur le sol immonde de la taverne dans laquelle il logeait et observa les gueux des alentours. Il n'avait pas trouver grand monde ce soir pour écouter sa petite histoire, et leur soutirer des fonds. A vrai dire, mis à part ce guignol, tous les autres étaient des ivrognes notoires. Il n'aurait pas pu utiliser ses talents d'orateur sur eux de toute manière. Soupirant, il regarda revenir son pigeon, se saisit de la coupe, et but une gorgée.

« C'est mieux. Laisse moi donc te raconter la suite des aventures de cet homme... »

La porte de la taverne s'ouvrit violemment et des gardes royaux entrèrent, scrutant chaque personne présente. Déroulant un parchemin, le chef du groupe énonça d'une voix forte les principaux chef d'accusation qui pesait contre lui, et la récompense qui allait avec sa capture. Fort heureusement, les gardes comme les habitués de cet établissement étaient stupides comme leurs pieds. Profitant du discours et de l'attention qui visaient les autorités, l'homme se leva discrètement de table, et tout en longeant le mur, il se dirigea vers le fond du bâtiment, passa par les cuisines, et sortit par la porte de derrière, raflant au passage une cuisse de poulet. La nuit n'avait pas été si mal, mais il ne pouvait plus rester dans ce village, ni même dans les alentours. Il lui fallait quitter Grimm au plus tôt.

Souriant d'avoir eu la bonne idée de s'habiller d'une chemise et d'un pantalon en toile noir – qu'il avait volé des semaines plus tôt à un tailleur - il avança rapidement en profitant de chaque ombre, de chaque recoin, et de chaque allées étroites où les gardes hésitaient à s'aventurer à cause des coupes-gorges. Ainsi le bandit rejoignit en un rien de temps le logement qu'il occupait dans la grange d'une vieille ferme à l'abandon. Il se laissa tomber sur le foin, resserra son manteau et s'endormit aussitôt, rêvant encore et toujours de la même chose. De cette même journée fatidique dont il se servait pour gagner sa vie.

C'était une magnifique journée de printemps, le soleil réchauffait doucement son visage sans toutefois l'éveiller tant son sommeil était lourd. Il y avait des jours qu'il n'avait pas si bien dormi, des jours qu'il ne s'était pas autant reposé. Malheureusement, sa femme vint rapidement se blottir contre lui, et l'embrasser doucement dans le cou, sur le nez, sur la joue afin de le réveiller. Méthode qui marcha à merveille, et qu'il ne pouvait qu'apprécier tant elle était douce et agréable.

« Debout Love ! Il faut te préparer, mon père va t'attendre. »

Grognant, le paysan se sépara de sa bien-aimée, rejeta les couvertures de leur lit, et se leva, sa robe de nuit retombant sur ses genoux tandis que ses longs cheveux noirs de jais venaient couvrir ses épaules. Tout en baillant, il se dirigea vers la chaise que lui présentait Louka, une paire de ciseaux à la main, un sourire triste collé sur ses jolies lèvres pulpeuses.

« Je sais que tu détestes avoir les cheveux courts, mais il faut que tu fasses bonne impression pour les commerçants » Dit-elle en commençant sa dure besogne. « Et puis ça fait ressortir tes adorables yeux bleus gris ! »

« Au lieu de les cacher derrière mes franges, je sais » Soupira-t-il. « Mais est-ce vraiment obligé ? Nous ne les voyons qu'une fois par an, et ce n'est même pas moi qui fait les négociations, ton père ne m'emmène que pour l'aider à charger le chariot... »

« Qui sait,  un jour il te laissera peut-être faire tes preuves. Et à ce moment-là, il faudra que tu sois présentable »

« A quoi bon avoir une belle coupe si je n'ai rien à me mettre ? » Répliqua-t-il.

L'homme passa sa main gauche dans ses cheveux, faisant tomber les derniers vestiges de sa brillante toison – dont quelques cheveux furent coincé dans son anneau d'argent - puis il prit son couteau et alla devant son miroir pour se raser. Louka adorait sa barbe de trois jours, mais son père en bon chien de l'armée détestait ça et le lui faisait remarqué à chaque fois qu'ils se voyaient. S'ils devaient passer la journée ensemble, il ne voulait pas lui donner davantage de raison de râler. Le voyage serait suffisamment long et pénible comme cela.

Lorsqu'il se retourna après avoir finit sa besogne, il découvrit sa chemise en coton blanche et son pantalon en toile gris qui l'attendaient sur la chaise qu'il avait quitté quelques instants auparavant. Sa femme était déjà en train de lui préparer un solide petit déjeuner au vu de la longue journée qui était prévu. Il s'habilla le sourire aux lèvres, sachant la chance qu'il avait de l'avoir rencontré, et parfaitement conscient du bonheur qu'il possédait actuellement. Et d'ici quelques mois, ce bonheur allait compter une autre petite personne.

Après avoir mangé, l'homme sorti et salua le père de son épouse qui l'attendait en ronchonnant sur son manque de ponctualité. Les deux laboureurs partirent silencieusement en direction des champs, et commencèrent à charger les sacs de grains, les bottes de foins, l'engrais ainsi que tous les produits qu'ils avaient fait poussé ou crée dans l'année. Bien qu'il fasse ce travail depuis quelques années maintenant, ses muscles étaient toujours en feu avant même qu'il ait fini de décharger le chariot. A la fin de la journée, il ne pouvait presque plus bouger son corps et il mettait toujours du temps avant d'être complètement opérationnel. A vrai dire, la semaine qui suivait ces échanges, c'était toujours Louka qui s'occupait de tout, y compris des travaux aux champs. Finalement, le duo eut fini de charger tout ce qu'ils possédaient, et le père fit claquer le fouet sur les deux bœufs qu'il possédait.

Les deux fermiers arrivèrent à la capitale portuaire, où avait lieu le grand marché annuel et où son beau-père devait vendre leur marchandise. Ils avancèrent doucement au milieu de la foule dense jusqu'au port où l'homme ne put s'empêcher d'admirer les magnifiques bateaux, grands et petits, voiliers, trois mats, frégates. Il inspira l'air de l'océan, ferma les yeux et se laissa emporter un instant par ses rêveries d'enfant. Puis il revint brutalement à la réalité lorsqu'il fut tirer hors du chariot par une brute épaisse qui le propulsa contre une bitte d'amarrage.

Il reconnu immédiatement un jeune apprenti qui travaillait sous les ordres de son père, juste avant sa mort. Ses bras faisaient la taille d'un tonneau de bière, et en comparaison, les siens étaient de vrais cure-dents. Sa taille non plus n'était pas commune. Grand comme deux hommes, lui qui ne faisait qu'un bon mètre soixante-dix ne pouvait pas faire grand chose si ce n'est reculer et lever les yeux pour pouvoir le voir tout entier et ne louper aucun de ses faits et gestes. Il n'était pas lâche, mais il savait quand un affrontement direct était perdu d'avance. Toutefois, son beau-père n'avait en vu que la force brute, et il avait promis à sa femme d'améliorer leur relation, donc il ferait le nécessaire dans ce sens.

« Alors mon vieux, toujours en train de rêvasser à ce que je vois. Il est temps de grandir. Papa n'est plus là pour te recadre mais moi oui. La vie de pirate n'est pas faite pour toi ! »

« Essaie pour voir. Si tu cognes comme tu fourailles, tu dois faire bien des malheureuses. »

Le taureau chargea, et il ne put rien faire pour se défendre. Son corps fut martelé minutieusement, le tyran n'oublie aucun endroit, rajoutant probablement quelques cicatrices à celles qu'avaient laissé le fantôme de son père. Lorsqu'il eut fini d'étancher sa colère et sa soif de violence, son beau-père releva péniblement un tas sanguinolent qui ressemblait auparavant à l'homme. Ils reprirent la route sans un mot, mais il pouvait ressentir le mépris de son compagnon de voyage. Il n'avait pas réussi à abattre son adversaire, il n'était pas digne de sa fille. Toutefois il n'éprouvait aucune honte face à son échec. Il avait fait ce qu'il pouvait, il avait tenu tête à un affreux gorille qui s'habillait en homme alors même qu'il n'avait aucune chance au départ – pas sans ruser du moins.

Les négociations se firent sans problème, mais il n'aida pas à décharger le chariot cette fois-ci. Il se reposa durant tout le temps où ils restèrent en ville, et tout le temps que dura le voyage de retour. La nuit était tombée lorsqu'ils s'approchèrent du village et pourtant, un vacarme et une luminosité inhabituelle se faisaient entendre et voir à des lieux à la ronde. Intrigués, les deux fermiers s'arrêtèrent un instant et tendirent l'oreille. Les bruits n'étaient pas tous de la même intensité, certains plus fort que d'autres, et leurs régularités n'étaient pas la même non plus. Soudain, le père abattit son fouet de toutes ses forces, lançant le chariot à pleine allure, le regard totalement paniqué. Ils virent un vaisseau s'élever dans les airs et partir vers ces mondes nouvellement découverts et ils se rendirent compte qu'ils n'y avaient plus un bruit.

Ils s'arrêtèrent à la l'entrée du village, et descendirent du chariot. Prenant leur lanterne, ils éclairèrent le chemin devant eux, et ce qu'ils virent les figea de terreur. Du sang et des corps partout. Terriblement inquiet au sujet de sa femme, l'homme commença à courir un peu partout, cherchant dans les victimes celle qu'il aimait par dessus tout, celle pour qui il avait renoncé à tout. Et il finit par la retrouvé, non pas grâce à ses vêtements maculés de sang, ou par son visage complètement défiguré par les coups d'arme mais par sa magnifique chevelure rousse unique dans tout le village. Son cerveau s'arrêta de fonctionner, tout comme son corps. Il se laissa tomber au sol, dans son sang, et la prit dans ses bras, la serrant aussi fort que possible sans croire à ce qu'il avait sous les yeux. Ca ne pouvait pas être vrai. Pas sa femme. Pas son enfant.

« Nous devons les venger ! Lève toi bougre d'imbécile ! Maintenant ! » Hurla-t-il.

« Tais toi. » Murmura-t-il.

Mais son beau-père ne se tut pas. Il continua à l'exhorter à se lever, à se battre, à venger sa femme. Il voulait du sang avant même d'avoir fait la tombe de sa propre fille. L'homme déposa délicatement ce qu'il restait de la dépouille de sa femme, saisit une grosse pierre devenue écarlate, se releva et poussa à terre celui qui avait été son beau-père. Et il le frappa, encore et encore, le sang maculant son visage et ternissant les rares endroits où son sang et celui de sa femme n'avaient pas déjà fait disparaître le blanc de ses vêtements.

« Tais toi. Tais toi. Tais toi. Tais toi ! Tais toi ! Tais toi ! Tais toi ! Tais toi ! » Répéta-t-il inlassablement de plus en plus fort jusqu'à en perdre la voix.

Une fois sa colère épuisée, une fois sa soif de meurtre étanchée l'homme revint auprès du corps de son épouse, et il la prit dans ses bras. Il traversa tout le village, marchant dans le sang, sur les corps, entendant parfois des os craqués, glissant mais ne tombant jamais. Il finit par arriver devant sa maison où il déposa le corps de sa femme, et il se mit à creuser, à main nue. La terre, les pierres firent que ses mains furent écarlates rapidement mais il poursuivit sa tâche. Il mit des heures à atteindre une profondeur convenable, toutefois il s'en fichait. Il enleva l'alliance de sa femme – un anneau d'argent aussi - qu'il passa à son index, déposa le corps dans sa tombe, puis recouvrit le tout de la terre qu'il venait d'enlever. Une fois sa tâche accomplie, il alla chez lui, prit un peu d'alcool, et brûla sa maison ainsi que tout ce qu'elle contenait. Il n'y remettrait plus jamais les pieds. Avant de partir, il s'arrêta une dernière fois devant le monceau de terre fraîchement retourné.

« Au final... Je suis libre d'être un pirate... Love. »


L'homme fut réveillé par le bruit de la pluie qui martelait sur le toit de la vieille grange. D'un revers de main, il essuya les larmes qui avaient perlé sur son visage, et se redressa. Redressant son col, baissant la tête, et mettant les mains dans ses poches, il brava la pluie en direction du village. Il devait partir au plus vite, et pour ça, il n'y avait qu'un seul et unique moyen. Il se faufila discrètement vers la place du marché, et les commerces et chercha du regard où se trouvait la boutique alimentaire. La pluie l'arrangeait grandement, il n'y avait pas grand monde, et personne ne faisait attention à lui.

Le bandit entra dans la boutique et percuta un garda. Revenant vite de sa surprise, il décocha un coup du droit, envoyant le pauvre bougre dans les tomates. Avant que ce dernier n'ait pu se relever, il lui avait voler son épée, et il l'avait transpercé sans l'once d'un remord. Maintenant armé, il menaça le commerçant et lui déroba sa bourse jusqu'au dernier munnie. Le sourire aux lèvres, il fit une courte révérence, rangea l'arme à sa ceinture, qu'il cacha sous son manteau, et fila aussi vite qu'il était venu, se dirigeant vers la compagnie Shin-ra. Il regarda le tableau d'affichage et couru vers le transport dont le départ était imminent. Malheureusement, juste avant de monter, un des vigiles l'arrêta, attrapant le col de son manteau. Sans se laisser démonter, l'homme se retourna et le frappa violemment à la mâchoire, la lui brisant par la même occasion. L'instant d'après, un collègue de son adversaire le frappa à l'arrière de la tête avec sa matraque, l'assommant sur le coup.

Lorsqu'il se réveilla, outre la migraine cuisante qui lui faisait miroiter trente-six étoiles devant les yeux, il remarqua les barreaux devant son lit. Se redressant prudemment, il chercha son épée, son poignard, son coutelas et son fil de fer. Mais il ne lui restait absolument rien. Pas même sa bourse. Pestant contre sa lenteur et sa faiblesse, il frappa à plusieurs reprises le mur jusqu'à sentir le sang coulé le long de ses jointures. La douleur apaisa sa frustration.

Le prisonnier passa cinq jours enfermé sans compagnie ou discussion. Ses repas étaient apportés par des machines, seule distraction de ces mornes journées. Le reste du temps, il le passait allongé sur sa couchette, attendant patiemment que quelqu'un vienne, ou que quelque chose finisse par se produire. Finalement un des vigiles de la Shin-ra arriva avec ses affaires, accompagné d'un autre homme que tous connaissaient.

« Quel honneur ! Rufus Shin-ra en personne vient voir le bandit que je suis. Laissez moi me présenter. Killian Jones, futur légende du monde pirate, pour vous servir. »Dit-il dans une révérence.

« Un pirate, voyez vous ça. Et comment comptez vous le devenir au fond d'une cellule, rechercher pour fraude, agression, vol et meurtre ? »

« Et bien parce que vous allez me libérer bien entendu. Sinon pourquoi seriez vous descendu jusqu'ici ? Un pirate qui vous est... redevable serait une chose fort appréciable je suppose pour un homme comme vous. »

« Pour le moment vous n'êtes rien. Vous n'êtes qu'un petit escroc de bas étage. Mon prisonnier. »

« Mais je ne compte pas l'être bien longtemps. J'ai pour projet de devenir un pirate renommé principalement pour pouvoir tuer quelqu'un. La mort elle-même. Death. Et comment faire pour ça ? Il faut devenir une légende, LA légende. Un pirate qui a surpassé la mort elle-même. Permettez moi de refaire les présentations. Je m'appelle Killian Jones, mais vous pouvez m'appeler Capitaine Crochet. »

« Et... où se trouve votre... crochet ? »

« Donnez moi mon épée et appelez un médecin et vous l'aurez. »

« Hum. Ah ah ah. Très bien.  Vous êtes plutôt amusant Monsieur Jones. Si vous acceptez de travaillez pour moi, je vous laisserai faire comme bon vous semble. »

« Fort bien dans ce cas. Mais j'aurai une condition. Un pirate digne de ce nom a besoin d'un navire. Et le Jolly Roger a coulé. J'aurai besoin des fonds pour le reconstruire. »

« Accordé. Garde, libérez le Capitaine Crochet. Il est mon invité. »

Avec un sourire, Killian récupéra son épée, la sorti du fourreau, posa sa main gauche sur la couchette et se la trancha d'un geste vif. Puis il poussa un hurlement déchirant avant de replier en position fœtal tout en tenant son moignon, secoué par des sanglots. Puis un sourire vint déchirer ses larmes.




Questions diverses



1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ? Bien entendu même si les relations sérieuses seront un peu compliquées dans l'immédiat
2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ? Un aigle royal.
3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ? C'est un pirate, il sait donc parfaitement agir en groupe que ce soit pour diriger un navire ou pour en piller un autre. Mais il est également capitaine, donc il vaut mieux éviter de se trouver sur son chemin.
4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales. Sa femme uniquement. Il n'a pas eu d'amis en dehors d'elle. Il ne donne pas sa confiance à n'importe qui.
5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.
6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points forts et points faibles? Les descriptions, et probablement les émotions (et donc les discours qui peuvent en découler. Ce sont mes principaux points faibles.
7) Pourquoi incarner ce personnage ? Parce que c'est un pirate! Et que je trouvais intéressant de reprendre le rôle d'un personnage mort ^^


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Lun 26 Oct 2015 - 0:53
Alors !

Tout d'abord avant la fiche, le concept m'a plu. L'idée de faire Capitaine Crochet, oui, mais pas le vrai... basé sur un personnage hyper nuancé que beaucoup connaissent, et quelque part permettre au Capitaine Crochet de Disney qui, bien qu'il soit marrant, souffre un peu d'un trait un peu grossi... d'être bien cool.

Ca m'a plu pour deux raisons. Je garde la première pour plus tard. La deuxième, c'est que tu as bien su exploiter Histoires de Grimm pour ça. Alors, Jones n'est pas le capitaine crochet alternatif, dans un univers parallèle, mais il a été bercé par les légendes de capitaine, qui font littéralement fureur (et c'est là où c'est assez cool puisque toi et moi savons que ces légendes n'en sont pas, puisqu'à Port royal ou là-bas, ces personnages légendaires existent sans doute!). Du coup ça rend... très cohérent cette histoire.

Mais passé le concept, j'ai été au départ un peu... pas déçu mais plutôt... pas fort intrigué. Ca se laisse lire mais je reprochais un manque d'originalité. Comme je l'ai dit encore récemment, le but n'est pas de rendre un rp original mais de le rendre intéressant. A partir du moment où tu comprends ça, notamment par rapport à la première partie de ton texte, ça se laisse lire sans problème.

Disons que dans un premier temps, le mec qui raconte son histoire dans un bar... ou même simplement une histoire racontée dans un bar, je l'ai vu... pas mal de fois ^^. Ce qui est intéressant ici, bien que ce soit pas non plus une idée super inédite, c'est que Killian est là "pour raconter son histoire et grappiller de la générosité. "

Ensuite l'histoire en elle-même. Bon ne le prends pas mal mais un gamin qui rêve d'être pirate, ok ça, ça me plait et c'est cool... mais alors qui... se fait battre par son père, qui épouse une meuf qui le calme à mort alors qu'on sait tous pertinemment qu'elle va crever...

Mais je t'arrête tout de suite. Je ne dis pas que je n'aime pas la mort de la femme. Non je ne le dis pas, j'y reviendrai plus tard; Je dis que le grand malheur d'une fiche comme ça, c'est que pas un moment on ne s'attend à autre chose qu'à sa mort.

Comme je te le dis, ça ne rend pas l'histoire chiante. Juste pas franchement surprenante.

Donc tout ce qui était... histoire racontée dans le bar, la fuite et tout ça. J'ai trouvé ça sympa mais j'ai pas été transporté. Par contre son rêve, malgré le fait qu'il pue le "C'était le rêve du test rp Smile", bah je l'ai tout simplement adoré; Alors oui, c'est évidemment le moment où on me soufflait "Séquence émotion!" mais n'empêche que ça a marché.

Mais pourquoi est-ce que ça a vraiment marché ? Et là je mets en emphase... tout ce qui a suivi le moment où le père se rend compte que le village brûle. Ca a marché d'abord parce que on est en plein dans la dynamique Kanak. Tu te sers d'un événement qui n'est pas trop vieux, ce qui est sensas', et malgré le fait que tout cela ait été un peu préparé depuis quelques temps... tu m'en fais un de ces boums... Pareil pour capitaine crochet, tu te sers de l'histoire du forum pour faire quelque chose de vraiment cool.

J'ai ressenti des frissons, la totale, ça m'a beaucoup plu. On en arrive à une petite vie de brigand hyper trop simplifiée mais bon... Une fois capturé par la shinra, ce n'en est que plus retentissant. Je reproche évidemment le fait que cette histoire de Capitaine Crochet, bien que géniale, ait été un peu tirée d'un chapeau en mode "Je voulais que vous me kidnappiez parce que j'avais préparé cette histoire depuis des mois !".

Mais sinon j'ai évidemment adoré l'idée ^^. J'ai vraiment hâte de voir la suite !

En passant, deux fois que la shinra libère un prisonnier et s'en fait un allié =) J'espère que tu auras plus de chance que le premier !

Hum... mais pour être un peu plus sérieux. Barbe bleue, je sais pas où t'as vu que c'était un pirate ^^. Je vais pas te raconter son histoire mais alors, oui, il est tiré d'un conte mais il est aussi pirate que Alain d'Afflelou.

Sinon... Est-ce que l'histoire est bien abordée, oui évidemment. Le physique... ça passe hein; C'est pas franchement grandiose mais disons que j'ai eu une jolie idée des mimiques. Finalement le caractère par contre, je dois surtout deviner.

Donc très bonne fiche, c'est certain. Mon appréciation générale est très positive et j'ai peu de choses à vraiment reprocher.

Commandant.

Fiche validée et toutes conneries du style.

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