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Le Boucher de Grimm

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le Ven 5 Juin 2015 - 13:47

Une semaine, voici plus d’une semaine que les gardes rapportaient quotidiennement de nouveaux messages de la part des habitants de la Citée du Crépuscule. Encore des graffitis, mais porteur d’un nouveau message. J’attrapais la feuille de rapport pour lire la nouvelle poésie m’étant attribué, une nouvelle chaque matin, il avait le mérite d’être tenace.

“Death est une prout qui pue le caca !”
C’est avec un soupir d’exaspération que je roulais la feuille en boule pour la balancer dans un coin. C’était ça le nouveau plan de la rébellion, me faire sortir de mes gonds en me provoquant publiquement ? Putain, il avait réussi. Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas eu d’exécution publique, et il allait être servi. Je me levais de mon bureau, attrapais mes faux accrochés au mur et sortais pour rejoindre la cours de ma caserne. Marvin était déjà là, cinq prisonniers enchaînés et encagoulé. J’en avais assez de devoir me répéter, envoyé quelqu’un avec des prisonniers pour les abattre devant la population. À croire qu’ils ne comprendront jamais, que tant que Hayner sera à la tête de la résistance, j’aurais cette sale besogne à faire. Merde, depuis le temps, combien ont été abattus ? Comment est-ce possible que je trouve toujours de nouvelles têtes pour décorer mes prisons, c’est invraisemblable que les mêmes moutons ne quittent par le pays pour trouver refuge ailleurs.

J’ordonnais la marche d’un signe de la tête, direction la place des fêtes. Quelques gardes m’accompagnaient histoire de rassembler la foule une fois de plus. Il va bientôt falloir installer une alarme dans la ville et la faire sonner à chaque fois que je programme une exécution, ça évitera d’envoyer une partie de mes hommes frapper aux portes. Cette place, depuis le temps que je suis ici, je n’y ai vu que mort et larme. Et pourtant, je m’obstine à lui donner l’appellation de fête, une chose de plus à changer ici. D’un simple saut, je montais sur l’estrade anciennement utilisée pour les tournois de Struggle, un souvenir du passé qu’il faudrait rayer de leurs mémoires de babouin. Je regardais Marvin faire monter les prisonniers et les alignés bien au centre alors que les bruits des armes à feu résonnaient dans la ville, dans vingt minutes, le spectacle commencera.

Une fois arrivé et entouré par les gardes armées, je m’avançais pour faire face à l’assemblée. Comme d’habitude, les mêmes visages de haine et de rancune. S’ils avaient la possibilité, ils se jèteraient sur moi et me réduirais en pièce. Mais seules les kamikazes aux ordres d’Hayner ont assez de couilles pour le faire.

Pas la peine de vous faire les présentations, vous connaissez la musique… Et je suis même persuadé que vous êtes au courant de la raison de votre présence ici, outre le fait d’assister à la mort de vos compatriotes.
Je me retournais et m’approchais des prisonniers, retirant les cagoules une à une, présentant des mines déconfites et rouer de coups.

Vous connaissez le sort réservé à mes prisonniers, et chacun sait qu’il pourrait se retrouver à leurs places. C’est le but de ses exécutions, vous rappelez votre place et ce qu’il en coûte de ce dresser face à nous. Et récemment, certains d’entre vous auraient… Oublié, ce léger détail dans la vie à la Citée, c’est triste, nous devons sévir.
Je dégainai ma faux dans un bruit strident, cassant le silence de la place. Les respirations se faisaient plus lente, attendant la sentence, que tout soit fini pour enfin partir et tenter d’oublier les images de mort.

Pourtant… Aujourd’hui, je compte sur votre soutien et votre bon coeur…
Je dressais mon arme devant les cinq prisonniers alignés, le fil de la lame prêt de la gorge et m’avançais doucement. Un air intimidant inscrit sur mon visage, mais je ne blessais encore personne.

Vous voulez tous les voir vivre, c’est normal. Imaginer un instant que ça soit possible…
J’abaissais mon arme et me tournais vers le public.

Nous allons passer un accord, tous ensemble. Donner moi le nom, ou mieux encore, amenez-moi les responsables des graffitis… Et je promets que plus aucune exécution n’aura lieu sur cette place, plus de morts, plus de sang et plus de larmes.
Je restais immobile un instant, entendant les murmures s’élever dans l’assemblée et les regards se croiser.

Suis-je bête… Ce n’est pas à vous de faire le premier pas…
Je me retournais, faux à la main et passais derrière les prisonniers. Le ton dans le public avait baissé de nouveau, et d’un coup sec, je coupais les liens de chaque prisonnier. Il avançait d’un bond, conduit par la terreur et se retournait pour me regarder tout en se frottant les poignets.

Voici la preuve de ma bonne foi ! Vos cinq amis sont les premiers à être libérés, et si avant demain, j’aperçois les malfaiteurs devant ma porte… Je libérerais tout les prisonniers occupant les sous-sols de la Caserne Noire. J’en fais la promesse…
Les prisonniers ne se firent pas attendre, il se retournait et courait pour se réfugier dans la masse. Je les suivais du regard, certain retrouvèrent leur femme et les enlacèrent alors que d’autre profitait simplement de la liberté. Marvin s’approcha alors de moi pendant que la population se dispersait, toujours encadré par les gardes.

- Patron… T’es sur de ce que tu fais là ? T’es sérieux ?
- On ne peut plus sérieux.
- Libérez les prisonniers, ils ne donneront jamais l’un des leurs ! Ils ne comprennent que le tranchant de la lame et des poings, tu es devenu fou ?!
- On ne libérera que les civiles, les résistants resteront au fer.
- Jamais ils ne nous feront confiance !

Je me retournais et prenais la direction de la Caserne Noire, les mains dans les poches. Sans m’arrêter, je lançais une dernière remarque à Marvin.

On verra ce soir…
J’arpentais les rues de la Citée du Crépuscule, passant devant la majorité des graffitis. J’avais du mal à croire qu’une bande parvenait à bomber les murs sans qu’aucun garde ne le remarque. J’avais doublé les hommes dans les rues, mais ils revenaient toujours bredouille.  Après une heure de marche, je rejoignais enfin mon bureau et regardais la pile de papier trainant dessus. En montant en grade, je ne pensais jamais avoir autant de paperasse à faire. M’occuper des hommes, je savais faire, mais des piles de dossiers à lire… C’était d’un ennui mortel.

Je prenais le papier au sommet de la pile et parcouru le rapport, deux gardes avaient trouver la mort il y a de cela une semaine. Surement un coup des rebelles, ça faisant bien trop longtemps qu’ils nous avaient laissés sans nouvelle. J’allais passer à la suite quand un détail accapara mon attention, l’un des deux gardes avait était sectionné en deux, un coup net. Depuis l’épisode du sérum, ils n’avaient jamais eu de cas semblable, seulement des morts par balle ou encore éviscéré, mais coupé en deux ?! J’observais le rapport de nouveau, les corps ont été repérés dans la ruelle amenant à la gare. Putain, c’était quoi ce merdier. J’empoignais le téléphone et appelais les services de la gare, la Shin’Ra s’était installé depuis longtemps, et j’allais pouvoir encore jouir de notre alliance avec le président.

Death… Amenez des copies des vidéos de surveillance de votre hall, depuis la semaine dernière.
À peine parlé que je raccrochais aussitôt, l’accord était clair. Et je voyais mal les employés refuser ce genre de chose sur nos terres. Surtout s’ils avaient laissé un ennemi de la Coalition Noire rentré sur nos terres, il n’allait pas nous cacher ça.

La journée passa, et aucune nouvelle de la population. Marvin ne manquerait pas de signaler l’échec de mon plan, il était amusant, plus le temps passait et plus il reprenait de l’assurance face à moi. La pile de dossiers n’était plus qu’un souvenir, mais rien d’inhabituel outre le cadavre scié en deux. Les vidéo-surveillances étaient arrivée entre temps, peu de passage dans cette gare si on oublie les trajets des membres de la coalition… Je remettrais ça à plus tard. Je quittais finalement mon bureau le soir tombé, une partie des gardes à l’entraînement dans la cour et l’autre revenait des rondes. Une journée habituelle en somme. Sauf que cette fois, la garde ne ramena pas de civil à enfermer, juste un gamin qu’il portant à bout de bras. Je descendis les marches et m’approcha de la troupe, le chef de peloton s’approcha en portant le garçon et tendant des bombes de tag dans l’autre main.

Nous l’avons pris dans la rue des commerces, il écrivait un nouveau message à votre attention…
J’approchais mon visage de celui-ci, un sourire malsain sur le visage.

- Et bien mon garçon… Tu es un jeune rebelle, pourquoi avoir fait ça ?!
- Pour faire cesser l’oppression !

J’empoignais le gamin par le col et le traînais derrière moi, en direction de mon bureau, passant à proximité de mon Lieutenant.

Mais oui gamin, tu vas me faire croire ça… Marvin ! Libère-les civiles, que la ville croit en nos bonnes intentions. Et qu’ils croient qu’une d’entre eus ait balancé un gosse, ça va être marrant.
Marvin fit un signe de la tête et rejoint les sous-sols de la Caserne pendant que j’emmenais le gamin, la soirée promettait d’être pleine de surprises. Arrivé dans le bureau, j’installais le gamin sur ma chaise, il était terrifié, à t’elle point qu’il s’était pissé dessus, pitoyable. Je m’installais alors devant lui, dégainant mon arme et la posant sur le bureau, mon regard plongé dans le sien.

Alors… Reprenons depuis le début. D’où te viens ce lyrisme ?
Des larmes coulaient le long de ses joues, de la morve commençait à sortir de ses narines et sa respiration se faisait rapide.

Il ne faut pas avoir peur, il suffit de me dire la vérité… Les rebelles ne recrutent pas au jardin d’enfants, alors qui a eu l’idée brillante de te demander de faire passer un message ?
Je me redressais, attendant la réponse du gamin. Les larmes s’étaient changées en pleur, il n’arrivait plus à parler tellement il était effrayé. D’un revers de la main, je lui colla une baffe pour lui remettre les idées en place.

- Parle…
- Un homme, grand avec un bras de fer et une grosse épée !!! Il a donnée plein d’argent à moi et mes amis pour écrire des trucs sur les murs…
- Tu vois quand tu veux…

Je me relevais et attrapais la télécommande, lançant les vidéo-surveillances depuis la semaine dernière. J’attrapais le petit et l’installais devant l’écran, ma main sur son crâne l’obligeant à regarder.

Bien… Maintenant, si tu le vois apparaître à l’écran, tu me le montres. Et tu pourras ensuite rentrer chez toi et revoir tes amis.
Les larmes coulaient de nouveau, mais je le forçais à ne pas détourner le regard. Les minutes passèrent, défilant devant les yeux de l’enfant. Une heure passa, puis une deuxième et toujours rien. Je commençais à perdre patience quand un petit cri se faisant entendre, il posa ensuite son doigt sur l’écran, montrant un homme aux cheveux noir et mal coiffé trainant une large épée derrière lui. Je tapota doucement la tête du garçon avant de le laisser partir dans un coin du bureau, je m’assis à ma place et observa un peu plus l’image, aucune idée de qui était ce mec. Mais quelqu’un devait bien savoir, j’appelais Marvin à me rejoindre, il fait presque partie des meubles de ce groupe, il sera utile. Il arriva après dix minutes, je l’invita à mes côtés et lui présenta l’image du gars donné par le gosse.

- Tu le connais ?!
- Pour sûre… Il a été notre prisonnier, avec son fils d’ailleurs…
- Comment ça ?!
- Jecht, il a démoli une aile du Château de la Bête et emporté Belle durant sa fuite…
- Dégage…

D’abord surpris, il fallut quelque secondes à Marvin pour réagir et quitter la pièce. Je frottais doucement mes yeux avant de m’emporter et jeter tout le contenu de mon bureau par terre et de me redresser, les bras tendus. J’étais allé à Port Royale pour des informations sur les princesses de coeur pour Ariez, maintenant, j’ai un putain de mercenaire au cul. Merde, c’est quoi son plan ?! Me foutre la haine en salopant les murs dans l’espoir de me voir arriver chez lui, prêt à lui casser la gueule ?! Les pleurs du gamin me rappelèrent à l’ordre, je posais alors mon regard dessus avant de dessiner un sourire sur mon visage. Je dégaina ma faux et m’approcha de lui, le faisant crier de plus belle.

***
Aujourd’hui, le Centurio allait recevoir un paquet, une boîte. Une belle adresse ainsi que le nom de Jecht écrit dessus, et dans cette boîte, un petit mot et une surprise pour le gars ayant employé des enfants. Les mercenaires n’ont aucun scrupule et ne désirent que l’argent ? Il allait avoir une surprise dans son mode de vie. Un trophée à exhiber, la tête d’un enfant, et clouer sur celui-ci un message écrit avec le sang.

“Tu as fait l’erreur d’envoyer un gamin à ta place… Trainée”



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Noirâtre Acceptation

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le Ven 12 Juin 2015 - 19:08
Alors, je n'ai pas tout aimé. La première partie ne m'a pas vraiment emportée. En étant pénible pour Death, j'imagine qu'elle l'a été un peu pour moi. Le côté "automatique" de la chose joue peut-être aussi.

En revanche, j'ai vraiment beaucoup aimé le "dénouement". A partir du moment où le gamin arrive. J'ai apprécié ta mini-enquête, surtout le moment où ils observent les vidéos, je m'y voyais vraiment, comme dans un policier. J'ai vraiment trouvé ça original, rien que l'idée des caméras de surveillance.

Bon, par contre, ce que tu fais est complètement contre-productif, tu libères des hommes bien en chair, qui ont un peu vécu au moins en espérant obtenir un peu plus de popularité et tu coupes la tête d'un gamin "pour ainsi dire" innocent. Si tu crois vraiment que personne ne sera au courant, tu te trompes ^^.

Niveau style... c'était pas mal même si au début ça ne m'a pas transportée. Tu fais encore pas mal d'erreur de concordances, ou même simplement de temps quand tu fais une espèce d'imparfait (long) alors que tu veux certainement un passé simple (bref), plus qu'une faute de sens, je pense que tu te trompes dans la conjugaison. Mais en soi, il n'y avait pas trop de fautes.

Que dire de cette mission comme niveau ? Mmmm.

J'ai envie de dire pour le temps que ça a pris, l'enquête...

Mission facile : 10 points d'expérience + 120 munnies (dont 20 munnies bonus) + 2 PS en psychisme
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