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 Oubliée des hommes
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La Sorcière
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Mer 22 Avr 2015 - 1:03
Plus les semaines passaient, plus une conclusion semblait inévitable. Elle allait devoir se débrouiller seule, ou plus ou moins... Disons qu'en tout cas, l'aide du Sanctum n'était plus attendue. Quant à cela, elle n'avait pas véritablement de ressentiments... Elle comprenait que sa situation était véritablement compliquée pour Angeal. Exiger sa libération auprès du Roi était impossible, aussi longtemps que Swain manipulait son altesse royale. Non il y avait trop à perdre, elle-même qui était au centre de ces dissensions, elle l'admettait. Ce n'était... peut-être pas plus mal. Après tout, était-elle seulement à sa place ? Le Sanctum n'avait pas plus besoin d'une institutrice que d'une sorcière. Non le groupe méritait un Primarque, des prêtres et des guerriers dociles. Lulu n'était... ni prête à se sacrifier, ni prête à se battre pour la déesse.
Sa place était sans doute ailleurs. Quant à savoir où, elle n'y réfléchissait pas.

Sa priorité était de sortir d'ici, voilà tout. Le reste attendrait. Avec l'aide d'Aster, dont elle remerciait au plus profond d'elle la présence, elle avait... commencé à préparer certaines choses. Elle avait quelques vieux amis à travers les mondes sur lesquels elle comptait. Revenir vivre au jardin radieux était une option tentante. Son évasion la rendait ennemie du domaine enchanté, non du Sanctum. Pour cette raison, le Consulat n'accepterait pas de la livre. Ayant vécu depuis l'avènement de ce groupe dans la forteresse oubliée, elle connaissait un peu leurs méthodes... Le Consulat était infiniment moins politique que le Sanctum.

Lulu soupira d'exaspération... Décidément, non, elle ne devait plus y penser. Sortir était sa priorité. Elle ne devait pas se laisser distraire.
La prisonnière pencha légèrement la tête sur son livre, assise devant une petite table en bois, sur une chaise inconfortable mais solide. De derrière la porte, elle entendit un bruit de pas qui la fit sursauter. Du coin de l'oeil, elle fixa les barreaux de cette dernière et aperçut une silhouette qui... regarda quelques secondes sa cellule avant de se retirer dans le couloir.

Quatre gardes... Quelle ironie. Un seulement était un templier, ce qui soulignait le ridicule de la chose. Les hommes de Swain n'étaient pas là pour l'empêcher de s'enfuir de sa prison mais pour dissuader tout quidam de l'en extirper.
Elle reprit sa lecture. Rien n'était inédit, non... Cela faisait quatre jours qu'elle étudiait une trentaine de page, un chapitre entier de cet ouvrage. C'était... sa façon à elle de faire. Elle lisait lentement et réfléchissait à chacun des mots employés. Et lorsqu'elle arrivait à la dernière ligne de la dernière page, elle réitérait sa lecture.


" La psychokinésie n'est à la portée d'aucun de manière innée. La conscience de l'homme fonctionne ainsi, et aussi longtemps qu'elle ignore son potentiel psychique, en métacognition. Inconsciemment, nous pensons une nouvelle fois ce que nous pensons, pensons ce que nos sens révèlent. C'est une condition nécessaire mais insuffisante au contrôle sur la matière... D'aucuns m'énoncent souvent des cas, dans des royaumes toujours voisins de nos voisins, l'existence d'enfants capables notamment de briser une branche en deux par la simple force de leur esprit. Ayant étudié le domaine durant plus de deux vies d'homme, nombreuses sont mes expériences attestant l'impossibilité d'un tel phénomène, à moins que l'enfant ait étudié assez pour y parvenir, ce qui est... vous concéderez, peu fréquent. La seule exception que j'ai recensée est l'histoire du jeune Gildas, atteint de troubles de spectre autistiques. Je l'ai rencontré quand il avait cinq ans, et c'est moi qui l'ai diagnostiqué ainsi, selon le schème du docteur Wing, et comme étant qui plus est souffrant de la sous-classe de l'autisme qu'est la dysharmonie psychotique. Son cas me permettra d'illustrer ma théorie.
L'homme a le contrôle sur son esprit. Son intentionnalité est comme je le disais plus tôt réfléchie. C'est ce qui différencie l'humain de l'animal, cette conscience de soi nécessaire à la psychokinésie. Nonobstant ce dernier fait, elle n'est possible que si l'intentionnalité est dirigée non pas envers son propre esprit mais sur l'objet. De la même façon que l'homme pense à un objet, il doit projeter son esprit sur l'objet. Se concentrer pour agir sur ce dernier. Ce qui est un exercice que je n'ai appris à maîtriser qu'après des années d'expérience. J'en suis le principal investigateur et cet ouvrage relaiera la manière que j'ai élaborée et qui sera enseignée plus tard dans l'Institut. "


Lulu sourit légèrement en finissant de lire ce très long paragraphe. L'auteur de cet ouvrage nommé sobrement "Psychokinésie en parapsychologie" avait été écrit par un sorcier, Jing, natif de la terre des dragons, ayant atteint le domaine enchanté bien avant que le voyage entre les mondes ne soit même expérimenté. Certains, dont lui-même d'ailleurs, lui prêtaient l'âge ancestral de trois cents ans. Elle l'avait connue, avait été une de ses élèves à l'Institut de Sorcellerie et de Féerie, et comble de malchance, avait vécu assez longtemps, c'est le cas de le dire, pour apprendre sa mort. Elle était encore son élève quand il s'est éteint. L'Institut pourtant versé dans les phénomènes mystiques, n'avait su déterminer les causes de sa mort. Il était en parfaite santé mais son corps a cessé de s'animer.

Le Professeur Jing était aussi terrassant que son livre. Il parlait d'une voix terriblement lente, perdait un temps incroyable à parler de ses expériences et encore davantage à aborder des sciences comme la psilogie et la psychiatrie. Dans l'Institut, il était l'un des rares à ne se considérer comme étant ni sorcier, ni fée. Il voyait les capacités psychiques comme étant une véritable science, emprunté d'aucune magie... et en considérant sa puissance, il était possible qu'il ait eu raison. Cet homme était capable de maîtriser presque entièrement la matière. Le feu glissait sur lui, il pouvait avoir une centaine de discussion télépathique en même temps, pouvait soulever l'établissement entier par télékinésie. Il lui avait appris notamment le contrôle des marionnettes, dérivé particulier de son art, et alors qu'elle se démontrait assez douée pour cette branche, lui démontra sa capacité à la transformer en marionnette humaine. Après sa mort, certaines personnes qui l'avaient connu racontaient qu'il maîtrisait à la perfection le voyage astral.

Jing n'était pas spécialement démonstratif, au contraire. Il se passa un an avant que sa promotion ne voit le moindre phénomène psychique de sa part, ce qui n'arriva que par hasard.

Lulu se surprit à rire légèrement en repensant à ces vieux souvenirs. Elle avait fréquenté la crème de ce monde, les plus puissants sorciers et fées que cette terre ait faits. C'est en comparaison avec ces êtres surhumains qu'elle se savait somme toute assez faible. Mais être sous la tutelle de professeurs tels que ceux-là était incroyablement sécurisant. Certes ils les protégeaient de l'extérieur mais avant tout, ils les protégeaient d'eux-mêmes. Et à présent, Lulu n'avait aucun garde-fou et se retrouvait sous géôle. Et non, elle n'avait pas l'impression d'avoir tout appris de ses professeurs, au contraire. Si Jing n'était pas mort, peut-être aurait-elle pu apprendre jadis ce pour quoi elle relisait le livre à présent.


" La dysharmonie psychotique de Gildas avait dénoncé en quelques mois un psyché particulièrement fort. Certains le disaient capable du plus grand exploit lorsqu'il se concentrait suffisamment fort. Ceux-là se sont trompés car Gildas était continuellement dans une concentration absolue. C'était évidemment incroyablement intéressant, il progressait de jour en jour. Un symptôme révélateur de son anomalie et à vrai dire, la clé de ma compréhension de ce phénomène, fut son indistinction entre lui et le monde extérieur. Il ne parvenait pas à appréhender la différence entre son corps et tous les autres. Alors n'avait-il donc pas de conscience ? Etait-il incapable de se réfléchir soi-même ? Et bien si, mais sa perception de soi était infinie. Il ne distinguait pas de ses sense data. Il est devenu sujet et objet. En cela, il était naturellement capable de projeter sa conscience, selon sa pure volonté et non, contrairement à ce que d'autres diront, par colère ou concentration, dans n'importe quel objet et le manipuler. C'est cela, la psychokinésie. Pour une personne lambda, c'est un processus long. Mais le plus dur est de littéralement projeter sa conscience sur une cible inanimée. "

Cela lui semblait si lointain. Maîtriser la psychokinésie et par conséquent, le marionnettisme fut sa première réussite à l'Institut. Ce fut loin d'être facile mais ce fut bien la première, et celle qui provoqua les autres. A présent, contrôler ses peluches lui semblait si naturel, presque... instinctif. La plupart du temps, leurs mouvements semblaient à ce point spontanés qu'elle en oubliait que c'était elle qui les commandait. Et... pour des raisons sentimentales, elle préférait les voir comme des amis et des soutiens plutôt que comme les cibles de son pouvoir psychique.
Projeter sa conscience était un processus qu'elle n'avait plus consciemment répété depuis longtemps.

Devant elle, juste à côté du livre, il y avait une petite figurine qui d’un regard neutre, aurait pu faire penser à une idole d’une tribu primaire. Pour autant, c’était elle qui l’avait fait, à l’aide de branches qu’Esther lui avait apportées. La figurine faisait un peu moins de dix centimètres et était plutôt grossière dans son confection. Sur ce qui devait représenter son visage, deux petits points blancs dessinaient ses yeux, tandis que ses tempes étaient creusées de deux petits trous, en guise d’oreille…

Elle soupira, laissant tomber ses épaules et porta sa main jusqu'à sa nuque pour la masser doucement... Par hasard son regard se balada dans la salle et croisa celui d'un garde de Swain, la surveillant avec insistance, regardant ce qu'elle faisait... Oui c'était... le livre qu'il fixait, non elle. Cela ne manqua pas de la faire sursauter.

Leur comportement s'était montré tout à fait anormal sur certains points... Elle avait demandé à Esther de prendre ce livre qui se trouvait chez son père et de lui amener, ce qu'elle avait accepté avec joie de faire. Dans un premier temps, Lulu ne lisait que durant la nuit, produisant de toutes petites flammes au bout de ses doigts pour lire discrètement les pages de ce chapitre qu'elle devait étudier. A ce moment, elle craignait plus que tout qu'un garde la surprenne en train de lire un livre venu de nulle part. Et cela arriva. Sotte qu'elle était, Lulu s'était endormie sur son livre. Le lendemain matin elle le retrouva à terre, totalement visible.

Bien sûr elle ne fut pas certaine que les gardes y avaient prêté la moindre attention. Elle crut avoir eu de la chance. Mais cela se reproduisit. Alors qu'elle lisait durant la nuit, une nouvelle fois, un garde regarda à travers les barreaux et croisa ses yeux avant qu'elle n'ait eu le temps de cacher le livre. Son secret avait été découvert.

Et pourtant, rien ne se passa. Aucun garde ne vint confisquer son livre ou même vérifier son contenu. C'était totalement improbable...
Lulu crut qu'ils avaient reçu des ordres du roi les priant de lui laisser un peu d'air, mais il arriva bien vite que l'un d'eux l'insulte pour la réveiller, au lendemain même.

Non, personne ne la protégeait. Ils n'avaient visiblement aucun intérêt à lui ôter ce livre. Pour cette raison, depuis le deuxième incident, elle ne se cachait plus et lisait son bouquin à même son bureau où elle ne faisait d'habitude qu'écrire. A présent, elle était prête, ou en tout cas en avait l’impression. Elle feuilleta quelques pages du livre de Jing, et en arriva à une partie précise qu’elle avait soulignée au crayon.


« Pour cet exercice, il faut se libérer de sa conscience. Vous concentrer sur l’objet et devenir cet objet est votre objectif. Peu d’entre vous y arriveront car il s’agit d’une technique d’envoûtement mêlant la psychokinésie, le contrôle mental et les liens psychiques intersubjectifs, trois disciplines bien distinctes souvent maîtrisées superficiellement par les sorciers les plus expérimentés. Contrôler le cerveau d’une personne est un acte terriblement violent, aussi bien pour le télépathe que pour la cible. Contrôler son corps exige un contrôle du psyché à peine imaginable. Je préfère à ces méthodes celle-ci, moins risquée, tout aussi intéressante et somme toute infiniment plus subtile. Quand votre cerveau se liera au réceptacle, vous n’aurez plus le moindre contrôle sur votre propre corps, à moins d’être un véritable génie du psychisme. »

Lulu acquiesça… et referma le livre. Elle pouvait commencer. Elle se releva donc et s’assit aussitôt sur son lit, tirant de sous celui-ci une petite trousse confectionnée par Aster. Quand cette dernière l’avait faite plus ou moins à son insu, cela lui fut égal. Lulu détestait ne pas être maquillée, mais au point où elle en était, à peine coiffée, mal habillée et légèrement en prison, pouvoir se maquiller chaque matin lui semblait réellement risible. Par le fait, elle ne l’avait pas utilisée jusque-là. Les gardes ignoraient l’existence de cette trousse.

Mais pour l’occasion…

La sorcière se fit discrète, se maquillant vite… et mal… toujours un œil posé sur la porte, alerte quant à l’arrivée d’un garde. Elle restait jolie mais avait clairement exagéré sur le maquillage. Trop de fond de teint, lui donnant un air de poupée, un rouge à lèvres rouge, de l’eye liner et du fard à paupière en abondance. C’était presque vulgaire. Cette transformation ne lui faisait pas plaisir mais… servait à confirmer un doute.

Lorsque l’ouvrage fut fait, elle cacha la trousse sous le lit. Aster n’avait… décidément pas les mêmes goûts qu’elle et pourtant, s’était révélée incroyablement utile sans s’en rendre compte, probablement. Enfin, elle se leva et fit les cent pas dans les cachots avant de saisir la figurine qu’elle avait confectionnée, serrant celle-ci dans son poing. L’angoisse la gagna bientôt… Ce qu’elle s’apprêtait à faire était dangereux à court terme et à long terme, un véritable coup de poker.

Elle se résignait à s’enfuir, oui, mais ni aujourd’hui, ni demain. Angeal ne lui donnait aucune nouvelle sur l’avancement de sa libération ou même sur les décisions qu’il comptait prendre, néanmoins il lui avait donné une mission et elle comptait l’accomplir.


« Pourrais-je parler à votre chef ? » , dit-elle à l’intention de la porte. Elle attendit quelques secondes avant qu’un des gardes ne vienne jusqu’à elle. C’était le même qui l’avait menacée quelques semaines plus tôt, ce qui était loin d’être un hasard.

« Quoi ?... Tu veux parler à Swain ? »

« Swain ? Non merci, il ne m’intéresse pas. Je parle de votre chef. »

« Mais quoi le chef ?! » , s’énerva-t-il assez vite, fronçant les sourcils et crachant sa question avec mépris. « Notre chef c’est Swain, tu le sais bien. »

« D’accord, d’accord, je vais le répéter un peu plus lentement… Votre chef direct, celui qui gère la garde de Swain... Votre supérieur hiérarchique. Pourrais-je lui parler ? »

« Tu penses que tu parles à qui, poufiasse ? Je suis de la garde rapprochée de Swain, pas d’un obscur officier. C’est lui qui me donne ses ordres. »

« Oui enfin, c’est juste un titre. »

« Qu… »

« Non permets-moi juste de te dire… » , dit-elle d’une voix lente, jaugeant le garde qui, malgré son âge avancé, semblait encore très fougueux, surtout… la concernant.   « que c’est tout de même drôle que tu sois un de ses gardes du corps, soi-disant, et que malgré ça, tu te retrouves ici avec moi… à accomplir une tâche qui a franchement peu de rapports à ton affectation initiale. »

« Putain tu crois que tes conneries vont marcher ? Tente un truc de sorcière si tu veux me monter contre Swain ; Ta manipulation à deux balles je m’en fous. »

« Ah… je demandais juste. »

Lulu se rapprocha de la porte, n’étant désormais plus qu’à deux mètres de celle-ci. Le garde pouvait à présent pleinement la voir.

« Tu ne penses pas qu’il devrait y avoir un chef ? Je veux dire, pas à la place de Swain mais pour diriger sa garde rapprochée. »

« Attends… Je vais te répéter ce que je viens de te dire un peu plus lentement pour que tu comprennes, vieille conne. Essayer de me liguer contre mes potes et mon chef, c’est absolument impossible. T’as pas idée à quel point tu vas dans le mur, là. »

« Tu as déjà eu l’occasion de le protéger ? »

« … C’est mon job. »

Un sourire apparût sur le visage de la jeune femme qui inclina légèrement la tête, faussement désolée.

« Pardon oui. C’est tout une nation qui le déteste. Tu dois arrêter des terroristes quotidiennement. »

Être ainsi avec lui était à un point tel éloigné de son caractère qu’elle-même se prenait au jeu, exagérant la moindre de ses piques.

« Nous au moins on les arrête. »

Il parût fier de sa réponse et la regarda fixement de longues secondes, attendant sa répartie sans doute moins cinglante.

« Mais pour combien de temps… Swain est vieux, il a au moins… »

« Je vois pas le rapport. »

« Cent-vingt ans ? Ou… il… il est déjà mort c’est ça ? »

« Tu me provoques encore ? »

« Je te pose une question. Ne prends pas tout personnellement. Alors… quand il dort, c’est la tête en bas ou dans un cercueil ? »

Un bruit sourd résonna dans la pièce. Il avait frappé dans la porte d’un coup de pied mais contrairement à la dernière fois, cela n’avait pas réussi à l’effrayer, au contraire, elle laissa volontairement un sourire en coin traverser son visage.

« Si tu penses que j’ai peur de tes démonstrations… »

« Tu devrais. »

« Oh ? Que pourrais-tu me faire ? Je doute que tu aies le droit de pénétrer dans ma cellule. »

« Tu serais étonnée, sorcière. »

« Réponds à ma question et je cesse de t’importuner... Quand Swain mourra, ce qui arrivera dans les prochaines semaines, de manière naturelle ou… »

Un nouveau bruit se fit entendre, mais différent. Le garde ouvrit la porte, laissa la clé sur celle-ci et s’approcha, serrant les poings. Elle recula aussitôt, effrayée à raison. Il était trop prêt, elle n’avait le temps de lancer aucun sortilège. La douleur lui coupa le souffle, elle ploya aussitôt, gémissant de douleur quelques secondes, se tenant le ventre qu’il venait de frapper d’un violent coup de pied. Il la tira par les cheveux aussitôt, la forçant à se relever et à se mettre sur la pointe de ses pieds pour tenter de ne serait-ce qu’atténuer la douleur. La bouche ouverte, élancée par cette brute, elle n’eut comme seule réflexe que de le griffer. Ses longs ongles arrachèrent la peau de sa joue et lui arracha un cri de douleur. Lorsqu’il la relâcha, elle tomba sur ses genoux et gémit à nouveau. Elle n’eut la force de se relever alors qu’une troisième fois il la frappa, d’un violent coup de pied dans le ventre, la projetant contre le mur de sa cellule.

« Arrête ! »

Il se rapprocha, attisant la terreur de la sorcière qui, s’aidant du mur, tenta de se relever. Une fois debout, elle tenta de repousser le garde, agrippant l’armure de ce dernier de ses deux mains. Mais d’un bras il se dégagea et saisit la jeune femme à la gorge.
Il cria de douleur et tomba à genoux, frappé par le templier du pommeau de son épée. Ce dernier menaça le garde de celle-ci et… attendant qu’il se relève, incita finalement ce dernier à s’éloigner de Lulu.


« Dégage de sa cellule, vaurien ! »

Un autre garde de Swain sembla vouloir répondre à cette provocation mais le troisième l’en dissuada.

« Le Primarque en sera averti, ainsi que le Roi ! Rien ne justifie ton acte ! »

Lulu regarda le templier, encore sous le choc, essuyant sa bouche de sa salive et du sang qu’elle avait craché… Elle… était plus ou moins certaine qu’il lui avait fracturé quelques cotes. Les gardes sortirent finalement, la laissant avec le Templier et fermant la porte derrière eux sans aggraver leur situation. Le templier, un jeune homme de vingt ans maximum, la fit s’asseoir sur son lit, serrant son bras gentiment. La sorcière ne… disait rien, songeuse et un peu… déconnectée par la douleur.

« Non mais… pourquoi avez-vous fait ça ?! Vous voulez qu’ils vous tuent dans votre sommeil ? »

« Désolée, sincèrement… être enfermée me rend dingue, je pense… » , mentit-elle sans vergogne.

« Oui je comprends mais… enfin, vous avez vu dans quelle situation vous me mettez ?! »

« Oui. »

Elle n’aimait pas se faire réprimander mais d’une certaine manière, elle le méritait sans doute et ne comptait pas paraître désobligeante envers l’homme qui venait peut-être de la sauver.

« Quand le Primarque va apprendre que sous mon service, il vous a rossée, je vais me faire… »

« Je m’arrangerai avec lui. »

« Et l’armée régulière du roi va me haïr autant que… »

« S’il vous plait… soignez-moi. »

« Oui je… »

« Je dois vous demander quelque chose. »

« Oui ? »

« Je vais m’endormir. »

« Que… Quoi maintenant ?! Pendant que je vous s… »

« Oui, je vais m’endormir et vous me soignerez. Je suis… trop faible pour tenir une minute de plus. »

« … D’accord. »

Aussi inconfortable était la position du templier, le fait de s’être prise quelques coups valut la peine. Un mal nécessaire, Lulu était parvenue à glisser sous la ceinture la figurine en bois. Et à présent, elle devait… se rappeler les conseils du livre, se focaliser sur un objet… qu’elle ne voyait même plus.
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L'Ainé des Surhommes
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Mer 22 Avr 2015 - 18:14
J'ai eu beau chercher... j'ai pas compris le coup du livre... que tu puisses lire (même si nul n'ignore le danger d'une sorcière qui lit) c'est possible mais tu insistes sur le fait qu'on ne le remarque pas et... j'ai pas compris, c'est pas un drame mais... c'est chiant, j'ai l'impression de passer à côté de quelque chose.

Encore dans les choses à dire... les passages du livre de Jing sont assommants mais fascinants, surtout quand on s’intéresse un peu au psychisme. Néanmoins, le dernier paragraphe aurait dû selon moi n'apparaitre qu'à la fin, ça gâche un peu la surprise on fait sans mal le lien avec le fétiche. Fétiche qui, pourtant, m'avait bien interpellé quand je l'ai vu... c'est con mais ca donne tout de suite à Lulu un... très sorcière ^^

Pourtant je te le promet, j'ai attendu d'avoir finit pour lire la compétence mais... on le voit un peu venir, tu aurais pu faire un peu plus de mystère selon moi et si ça ne nuit pas à ta mission... ça aurait été une valeur ajoutée appréciable.

A part ça, que dire ? J'ai quand même aimé ce rp, il est très bon comme da,s tes habitudes... et je ne sais pas, autant Lulu a un caractère et est jouée d'une manière sympa... autant, depuis que Lulu est en prison, j'ai l'impression de la redécouvrir voir de la découvrir. C'est dans la continuité de tes rps, il y a chez Lulu un côté de plus en plus... téméraire ? Comme si elle se lâchait, prenant de plus en plus de risque et ayant des opinions de plus en plus tranché, elle est loin d'être fixe et c'est agréable.

Sinon, je dois avouer avoir trouvé Lulu quand elle parle au garde... c'était pas elle du tout, elle jouait un rôle on est d'accords... mais j'ai flashée, je l'ai trouvé hyper garce et sexy comme ça !!!

Ce qui est très appréciable aussi, ce sont les détails... le mec du sanctum qui veille au grain, les hommes de Swain... on a de la compassion pour Lulu dans ce rp et on apprend à ne pas aimer les hommes du Sanctum. Les dialogues, de tous les côtés, sont juste.

Alors vu que j'ai lu le deuxième rp, ici, je te donne surtout de la dextérité...

Périlleux : 35 points d’expérience + 300 munnies + 3 PS (2 en dextérité et 1 en défense)

_______________________________

Fiche de compétence
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