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 Ataki El-Ouardi
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Rose des Sables
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Dim 17 Aoû 2014 - 21:12

Ataki El-Ouardi



Identité

  • Prénom :Ataki El-Ouardi bent Faris Al-Qasim bin Bakir Al-Mansûr Al-Aljamman

  • Titre  :  Rose des sables

  • Âge :  24 ans

  • Camp :  Congrégation de l'Ombre

  • Monde d'Origine : Agrabah

  • Race  : Humaine

  • Grade désiré : #yolo




Le Désert


Nul n'ignore les dangers du désert, nul ne saurait s'y aventurer sans une préparation presque militaire au préalable. Pourtant, ceux qui vivent dans ce désert aride ont su développer une bonne résistance aux agressions de cette nature sauvage et qui se veut néanmoins discrète. Une faune tout aussi rare, mais la mort ne vient que très rarement d'elle. Non, la journée, le pire ennemi sera le soleil dont les rayons chaufferont tant le sable que vos pieds en brûleront. Le désert n'est pas qu'une seule chose, le désert, c'est la nuit glaciale aussi et si les étoiles luisent haut dans le ciel, le noir est presque total. Pour y vivre, il faut y être né, c'est un mode de vie, une culture. Voila pourquoi, hormis les très riches, le caractère de ceux qui ont vécu ici se veut dur. C'est la seule protections qu'ils savent construire. Si dans nombreux autres mondes, la chasse est quelque chose de très répandue, elle n'est rien face à celle du désert. Imaginez juste un instant que vous y êtes. Du sable devant, derrière, sur les côtés, dans vos yeux, vos vêtements, absolument partout. La transpiration arrive déjà, vous n'avez même pas bougé, mais vous sentez déjà l'harassement d'une tâche qui n'a pas commencé. Aucune bête à l'horizon, ni même d'arbre fruitier et encore moins de point d'eau pour se désaltérer. Si vous avez déjà pensé à abandonner, vous mourrez, ne cherchez plus, c'est déjà fini.

Toutes les femmes du monde d'Agrabah aiment à penser qu'elles sont comme le désert qui suit leur vie dès leur naissance. Si la vie semble hostile ici, un véritable lien se créé avec cette étendue dont personne ne connaît les limites. C'est l'exact métaphore de l'âme, il est aisé d'en apprendre beaucoup, mais jamais dans sa totalité. Plus facile encore de s'y perdre, de se sentir absorbée sans jamais retrouver la sortie. Le désert est un joyau qu'il faut apprendre à connaître, respecter et dont la prudence est continuellement de mise. Les écrits dans le sable disparaissent, les dunes bougent, les femmes aussi, inéluctablement et continuellement. Si un néophyte ne le remarquera pas, tout change perpétuellement, une civilisation qui n'aura pas été assez prudente se retrouvera ensevelie, des ruines réapparaissent. La vie du désert est ainsi faite, dure et en mouvement, belle et dangereuse, toujours hostile, mais domptable pour qui l'aime.

C'est ce mouvement et le manque de repère qui rend délicat la cartographie ainsi que la construction de l'Histoire passée. N'est pas rare qu'une civilisation toute entière ait vécu, prospéré et disparu dans un murmure que jamais personne n'a entendu ou soupçonné. C'est également ceci qui fait que les habitants de cette région sont souvent difficile à cerner, voire totalement étrange car la vie en autarcie créé des coutumes et façons de voir qui ne voyagent pas. La profusion est un concept qui n'existe simplement pas, tout comme le gâchis de ce qui est offert. C'est en comprenant tout cela qu'il devient alors possible d'essayer de comprendre une personne qui vit à Agrabah, une personne comme Ataki.


 

Comprendre


Ataki El-Ouardi bent Faris Al-Qasim bin Bakir Al-Mansûr Al-Aljamman, c'est son nom qui est finalement moins compliqué qu'il n'y paraît. Il s'agît d'une coutume qui veut que l'ont désigne son ascendance lors des présentation. Ataki El-Ouardi est son prénom suivit d'un nom qui se veut honorifique. Bent signifie qu'elle est la fille de Faris Al-Qasim, son père lui-même fils de Bakir Al-Mansûr. Enfin, Aljamman est le nom de là où elle vient, c'est sa ville. Lorsque l'on est d'Agrabah, on n'oublie jamais sa famille ou d'où l'on vient. C'est dans nos gênes, une partie de nous et le fait de le dire lorsque l'on se présente, c'est un moyen de propager le nom ou la mémoire d'un être proche. Bien entendu, s'il est coutume de se nommer ainsi lors d'une rencontre, on ne s'appelle que par son prénom et son nom honorifique par la suite. Ce sera donc Ataki El-Ouardi, ni plus, ni moins.

Étrangement, Ataki ne connaît ni sa mère, ni sa grand-mère. Elle ne ressent aucun manque à cela, ne les ayant absolument jamais vu. À vrai dire, elle n'y pense strictement jamais. Elles pourraient être mortes quand elle était enfant ou avoir été chassées qu'elle ne s'en soucierait pas. Toute jeune déjà, c'est entourée d'homme qu'Ataki a vécu, rarement elle fut amie avec une fille, c'était simplement comme ça. De sa famille, c'est son grand-père qu'elle aime le plus. Toujours là pour elle, toujours à lui accorder ce qu'elle désire sauf dans des cas absolument indécents. Bien sûr, elle aime son père presque autant, mais le fait qu'il soit toujours affairé à ses responsabilités fait de lui quelqu'un de très peu présent. C'est ainsi qu'elle a été habituée à vivre. Son père est roi de la cité, son père lui ayant laissé sa place, fait rarissime. Ce qui veut dire qu'Ataki est la princesse d'Aljamman.

Il ne faut pas se mentir, Ataki n'est pas la première venue. Elle n'est pas parfaite, tout le monde le sait, elle le sait et ne cherche pas à l'être. C'est d'avantage ses défauts qui font d'elle un être unique que ses qualités. À vrai dire, en terme de qualité, elle pense en avoir très peu, sans se dénigrer pour autant. Une des plus grandes qualités qu'elle a est également souvent perçue comme un défaut, c'est son entêtement à toutes épreuves. Que la raison soit bonne ou mauvaise, pour la faire dévier, il ne faudra pas seulement avoir les bons mots, il faudra surtout être plus bornée qu'elle ne l'est. C'est Ataki, rien que ceci peut permettre de comprendre presque tout ce qu'il y a à savoir. C'est aussi souvent à ce point que les gens s'arrêtent. Les conseils, ce n'est pas qu'elle ne veut pas les entendre, c'est qu'elle ne les entendra tout bonnement pas. Elle occulte sans le vouloir ce qui la dérange. À partir de là, on peut aisément comprendre qu'elle se construit toute seule, aussi bien physiquement que mentalement. Elle aura donc grand mal à apprendre pour les mêmes raisons. Ce n'est que dans son passé qu'elle puise son instruction. Ça a commencé très jeune, elle a oublié l'âge qu'elle avait à ce moment, mais elle saura tout de même que c'est l'origine de deux choses. Ce jour là, elle avait compris ce qu'était la mort et au même instant est née une idée qui la poursuivra aujourd'hui encore.

C'était très tôt le matin, le jour venait à peine de se lever qu'Ataki et le fils d'un ami de son père s'amusaient dehors. D'ordinaire, elle n'avait pas le droit de sortir sans surveillance, encore moins hors de l'enceinte de la ville. C'est Bakir, son grand-père qui lui avait dit que ça resterait un secret. Aussi insouciants qu'ils puissent l'être à cet âge, les deux amis voyaient en ce désert, un terrain de jeu sans limite. C'était sans-doute idiot de les laisser faire, c'était hostile et ils étaient si jeunes, mais c'est ainsi que l'on apprend à épouser le désert, à ne faire qu'un avec lui.

Cette récréation fût de très courte durée, elle se termina lorsque le sol se dérobait sous leurs pieds. Un effondrement terrible et surprenant. Oh, bien sûr qu'ils ont été effrayés par ce spectacle imprévu, mais ils ont surtout réussi à se rendre sur une partie du sol qui ne tombait pas. Derrière eux se trouvaient alors un trou béant dont ils ne pouvaient en sonder la profondeur. Ils riaient sans se rendre compte de la catastrophe à laquelle ils venaient d'échapper par miracle. Seulement, à peine cinq minutes plus tard, l'ami d'Ataki s'est effondré par terre. La petite fille s'approche alors, le secoue dans tous les sens, rien à faire, il ne réagit pas. Il venait de subir une crise cardiaque foudroyante, une mort soudaine que nul n'aurait pu prévenir. Ataki n'avait pas compris cela, mais comme il ne bougeait plus, elle se mit en tête de le porter sur son dos avec sa maigre force.

Il lui aura fallu une heure pour arriver jusqu'à Aljamman où son grand-père inquiet les a rejoint en les voyant. S'il pensait, avant qu'ils n'arrivent, à leur passer un savon, il a tout de suite vu que quelque chose n'allait pas. C'est vers le petit garçon qu'il est allé en premier, le prenant dans ses bras tentant de voir s'il respirait encore.


« Que s'est-il passé !?
-Je... je sais pas, il s'est endormi et... et puis il se réveille pas... »

Après quelques secondes, Bakir avait compris que c'était déjà fini. Il irait prévenir la famille et parler de tout ça avec Ataki le soir venu.

La lune resplendissait, le ciel était magnifiquement étoilé, personne n'était contemplatif. C'était dur pour tous ceux qui connaissaient cette famille. Bakir n'avait aucune idée de comment aborder le sujet avec sa petite-fille, les mots lui manquaient, mais il devait tout de même le faire.


« Ataki, tu as compris ce qu'il s'est passé ce matin ?
-On m'a dit qu'il était mort, mais je comprends pas... Il va se réveiller quand ?
-La mort, Ataki, c'est quand la personne s'endort pour ne plus jamais se réveiller.
-Jamais... Mais pourquoi ? Pourquoi la mort fait ça ? Pourquoi j'ai pas pu l'empêcher ?
-La mort choisi arbitrairement, elle ne fait pas de distinction entre le sexe, le physique, l'âge ou la bonté d'une personne. Elle vient sans prévenir et elle est trop forte pour que l'on y résiste.
-Elle est trop forte ? Plus forte que moi ?
-Oui ma chérie, plus forte que tout le monde. »




Princesse un jour


Les années se sont écoulées, elles se ressemblaient toutes, il n'y avait rien de nouveau. Aujourd'hui, Ataki avec vingt-ans, c'était sans aucun doute la jeune femme la plus facile à repérer au milieu d'une foule. Pas par sa beauté, mais simplement sa chevelure. Ici, toutes sont brunes à l'exception de la princesse. Elle a perdu la couleur de ses cheveux suite au décès de son ami quand elle était encore enfant. Tous ont pensé à un traumatisme, mais malgré tout, elle semblait aller plus que bien. Les seules stigmates de cette dure journée, c'était ceci et en ça, elle portait en elle un souvenir impérissable.

Il ne faisait pas encore jour, mais tous étaient réveillés. La population se trouvait sur une terrasse immense, propre et capable de contenir tout ce petit monde. Tous tournés vers la Mecque Lorsqu'une lueur commença à percer le ciel, ils se mirent alors tous sans exception à prier leur Dieu Allah. Tout d'abord, ils restèrent debout, silencieux, puis à l’unisson, prononcèrent « Allahu akbar », littéralement Dieu est plus grand.


« Au nom d'Allah, le tout miséricordieux, le très miséricordieux.
Louange à Allah, Seigneur de l'univers.
Le tout miséricordieux, le très miséricordieux.
Maître du jour de la rétribution.
C'est Toi que nous adorons, et c'est Toi dont nous implorons secours.
Guide-nous dans le droit chemin.
Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.
 »

Ils s'inclinèrent et après quelques secondes, levèrent la tête. Ensuite, ils restèrent encore une fois debout, droits sans un mot, calmes. Puis tous, toujours dans cette union, se prosternèrent visage contre le sol, puis, en restant à genoux, se redressèrent., se reprosternèrent puis se redressèrent à nouveau.

Le soleil se leva enfin réellement, la première prière de la journée était terminée. Il y  en avait cinq en tout et pour tout. Il pouvait arriver de ne pouvoir toutes les faire, mais la plus importante était celle-ci, celle entre les premières lueurs et l'apparition du soleil. Il y a également une journée qui est plus importante que les autres, le vendredi durant lequel les cinq prières deviennent donc encore plus précieuses. Dans cette immense foule, trois personnes ressortaient du lot de par leur richesse visible par leur accoutrement. Ataki, son père ainsi que son grand-père. Toutefois, ils restaient toujours humbles et respectueux, c'était une valeur que l'Islam essayait d'inculquer et c'était d'autant plus important d'en faire preuve lors du ramadan.

Ataki était habillée avec de nombreux bijoux, bagues, colliers, boucles d'oreilles et d'une grande robe faite de rouge et d'or. Un vêtement cousu main par le plus talentueux des couturiers d'Aljamman. Toute personne dans cette robe inspirerait beauté, richesse et grandeur. Il n'était là que pour être le miroir du statut social de la princesse. Seulement, cette dernière, bien qu'heureuse de sa situation, se fichait bien des mondanités, d'être une princesse. À vrai dire, son père, bien qu'aimant était frustré de ne pas avoir eu un fils pour sa succession. Si de prime abord, cela n'aurait été qu'une histoire d'hommes, il se trouve qu'Ataki avait de très grandes difficultés. S'il lui arrivait parfois d'agir tout à fait normalement, son quotidien était celui d'être une enfant. Oh, bien sûr, elle savait pertinemment être une adulte, mais bien souvent, ses capacités mentales lui empêchaient d'être cohérente, de rester sérieuse, de développer son intellect de façon normale. À cela s'ajoute donc des crises, des sautes d'humeur, un comportement souvent puéril et déplacé. Elle ne le disait pas, mais s'en rendait plus que compte et en souffrait beaucoup. Aussi bien qu'un enfant puisse tester les limites, Ataki avait encore cette innocence et ne comprends pas toujours les conséquences de ses actes. Sans être de nature fondamentalement mauvaise, elle est capricieuse et ne s'arrête jamais tant qu'elle n'a pas ce qu'elle désire. Mais toujours comme un jeune enfant, Ataki craignait aussi les réactions de son père, aussi, autant que faire se peut, elle lui obéissait.

Aujourd'hui, comme une fois par semaine, c'était une journée qu'ils se consacraient l'un à l'autre pour un entraînement. Depuis des générations, les membres de cette famille avaient deux particularités. L'une connue de tous, leur emprise sur le sable, pouvant le plier à leur volonté. Le second, sans le cacher, ils ne voyaient pas l'utilité de le montrer, car les voyages se font en troupe à dos de chameau. Cette particularité était d'avoir des ailes qui leur permettaient évidemment de voler. Rares étaient les fois où ils s'adonnaient à ce plaisir qu'ils ne pouvait partager avec nul autre. Des ailes immense faites de plumes majestueuse à la couleur du sable, plusieurs mètres d'envergure. Toutefois, et c'était chose très importante à leurs yeux, leur pouvoir ne devait pas être l'unique élément sur le quel se reposer en combat. De ce fait, ils manient l'épée et c'est pour cela qu'ils faisaient leur entraînement hebdomadaire. Il était primordial qu'Ataki sache se défendre en toute situation, aussi bien avec sa lame qu'avec son sable et dans la mesure du possible, allier les deux. Le reste des jours de la semaine, Ataki les passait surtout avec son grand-père qui lui apprenait du mieux qu'il le pouvait, à se conduire comme une princesse digne de ce nom.

Même si elle se sentait bien dans cette vie, cela ne l'empêchait pas de se sentir parfois prisonnière. Toujours les mêmes choses, son éducation, ses entraînements, les prières. Jamais elle ne rejetterait une seule de ces choses, elle avait la foi, était aimante envers sa famille, mais Aljamman lui semblait trop petite. C'est donc très régulièrement qu'elle se rendait dans la ville d'Agrabah sans même cacher qu'elle était princesse. Elle ne voulait pas se cacher dans la foule, avoir honte de ce qu'elle était et encore plus, elle refusait qu'être une princesse l'empêche de vivre comme elle le désire.

Si elle aimait Agrabah, c'est pour ce sentiment d'effervescence sans pareil et le fait d'être connue de personne. Cependant, elle n'y restait jamais longtemps car très vite, cet éternel ressentiment faisait surface. Elle ne comprenait pas pourquoi la ville phare de ce monde était celle-ci et pas Aljamman. Qu'avaient-ils de mieux ? Pourquoi Aljamman était inconnue de tous alors qu'à ses yeux, elle était bien plus magnifique que tout ce qu'elle a pu voir ailleurs. C'était une jalousie pure et simple, celle de ne pas avoir ce que les autres ont. Alors elle partait, comme ça, à chaque fois avant que de mauvaises idées lui passent un jour par la tête. Et comme elle déteste se le rappeler, même si elle court après cette objectif depuis son enfance, elle ne serait pas assez forte pour quoique ce soit ici, ce serait trop dangereux.




Reine le lendemain


Aljamman était en panique totale, les habitants se cloîtrèrent autant que possible dans les maisons tandis que tous ceux capable de se battre étaient sur le front. Une véritable horde ennemie avait dans l'intention de piller, tuer, violer tout ce qu'il se trouvait dans cette ville et ils étaient bien plus nombreux. Tous ceux qui le pouvaient priaient Allah, les autres se battaient. Le sang coulait, les cris perçaient, c'était une vision horrible. Ataki voulait elle aussi se battre, depuis peu, elle s'était énormément améliorée et son pouvoir aurait été d'une grande aide, mais son père refusa fermement, allant même jusqu'à l'enfermer de force dans leur demeure. Elle n'a donc rien vu de ce qu'il s'est passé ce jour là, mais tout à changé.

À peine une semaine après, elle était devenue la Reine d'Aljamman. Désireuse que plus jamais cela ne se produise, elle se voulait être ferme, sans faiblesse. À vrai dire, elle paressait presque trop autoritaire, mais c'était la peur qui parlait au fond de son cœur. Sa famille était perdue et la seule chose qu'elle avait était un conseiller qu'elle appelait simplement Conseiller. Chaque fois qu'un étranger osait venir dans la ville, il ne pouvait échapper à un interrogatoire d'Ataki et pire que ça, elle le surveillait jusqu'à ce qu'il parte.

Aujourd'hui, il y en a un qui était arrivé. Terriblement assoiffé, sans le sou et sans-doute proche de la mort. Ataki restait de marbre, elle pourrait l'aider, lui donner tout de suite ce que l'homme désirait, mais elle n'en fit rien. Elle se contentait de le toiser du regard, attendant qu'il brise ce silence devenu pénible pour tout le monde.


« De... l'eau...
-Est-ce comme cela que l'on t'a appris à t'adresser à une Reine, manant ?
-Je vous en... supplie... pitié...
-La pitié, je n'en ai plus, je te le répète une dernière fois, est-ce comme cela que l'on doit s'adresser à une Reine ? Lui réclamer sans politesse ce qui lui appartient en arrivant dans sa ville comme si tout lui était dû ?
-Je m'en excuse ma Reine... Mon voyage fût long et pénible, je ne demande qu'un peu d'eau et de vivres pour reprendre ma route et ne plus vous importuner.
-M'importuquoi ? Conseiller, que me dit-il là ? »

Le Conseiller s'approchait alors de sa Reine, lui soufflant la réponse à l'oreille. Au même instant, sans qu'elle ne comprenne pourquoi, l'autre homme afficha un visage à la fois apeuré et perplexe.

« Pourquoi me dévisage-tu ainsi ?
-Pour rien ma Reine, veuillez m'excuser.
-Eh bien non, je n'excuse personne, mais il ne t'arrivera rien. Je vais te donner ce que tu veux car je suis bonne, je vais te donner ce que tu veux car c'est ce qu'Allah voudrait et je vais te donner ce que tu veux pour une raison simple. Je veux que dise, partout où tu ira, qu'Aljamman tient toujours et tiendra toujours. Que ceux qui oseront s'attaquer de nouveau à nous seront punis. Je veux aussi que tu dises que tout ceux qui voudront se battre pour nous seront les bienvenus.
-Mais, ma Reine...
-Quoi ? Ma bonté ne te suffit-elle pas ? Je vais te dire, petit cloporte, si tu es encore envie, c'est pas parce que tu as bien voulu me traiter comme la Reine que je suis, cela ne montre que ta faiblesse. Tu es en vie parce que je l'ai décidé et pour cela, tu devrais me remercier !
-Il suffit ma Reine, donnez-lui ce qu'il demande et laissez-le partir, ce n'est pas ainsi que votre grand-père vous a éduqué.
-Conseiller, mon grand-père n'est plus et Aljamman a bien failli tomber, je ne laisserais pas se reproduire les événements du passé.
-Ouvrez les yeux, il n'y a plus rien à sauver. »

Le lendemain, il se produisit exactement la même chose, le même réfugier, les mêmes dialogues. Le surlendemain, encore une fois, le même spectacle et ainsi durant des années entières jusqu'aux vingt-quatre ans d'Ataki.

« Ouvrez les yeux, il n'y a plus rien à sauver.
-Pourquoi chaque jour, me dites vous cela ?
-Parce qu'il vous aura fallu toutes ces années pour que vous demandiez pourquoi.
-Alors, j'écoute !
-Quand est-ce la dernière fois que vous avez vu quelqu'un ?
-A l'instant ! Il y a vous et lui, là... Il est où !? »

Lorsqu'elle se retournait vers la position de l'homme réclamant de l'eau, il n'y avait plus personne.

« Il n'est pas là. Quel est mon nom ?
-Conseiller.
-Mon vrai nom.
-Je n'en sais rien !
-Je n'en ai pas.
-Connerie, ce n'est pas possible de n'avoir aucun nom, encore plus à votre position.
-Quelle position ?
-Celle de conseiller.
-Et pourquoi m'avez-vous choisi ?
-Je ne vous ai pas choisi, c'est... Enfin vous... Tu... ça a toujours été comme ça !
-Depuis quand ?
-Depuis que je suis Reine, mais où veux-tu en venir !?
-Comment s'est passé ton couronnement.
-Je ne me souviens pas !
-Que s'est-il passé le jour de l'attaque ?
-Ma famille est morte !
-Comment ?
-Je ne me souviens pas !
-Comment les ennemis ont été repoussés ?
-Je ne me souviens pas !
-Pourquoi ?
-Je ne sais pas !
-Veux-tu savoir ?
-Oui et cesse de me tutoyer, tu n'es qu'un conseiller.
-Nous nous sommes mis à nous tutoyer en même temps. Parce que tu l'as voulu.
-Foutaises ! Je n'ai jamais dit cela !
-Tu n'as pas besoin de le dire.
-Je ne te comprends pas, explique-toi !
-Rien de tout cela n'est réel, moi, la survie d'Aljamman, cet homme qui vient chaque jour. Tout ceci est une projection de ton esprit pour te protéger.
-Me protéger de ?
-Tu es la seule survivante de cette journée. Tous sont mort et ont détruit la ville, tu la vois toujours resplendissante, mais tu vis dans ses ruines.
-Non, c'est faux.
-Le toit de la pièce dans laquelle tu te trouvais s'est effondré. Par réflexe, tu as réussi à te protéger en bloquant les débris avec du sable. C'est ainsi que tu as survécu sans que personne ne te voit.
-C'est faux... Je ne te crois pas.
-Tu as passé une semaine à vivre parmi les cadavres quand les assaillants sont partis.
-Je m'en souviendrais si c'était le cas !
-Chaque jour, tu partais chasser sans t'en rendre compte et tu revenais voyant ces mêmes cadavres toujours sous tes yeux. Puis, à la fin de cette semaine, tu as enterré tous les corps. Puis, comme mécanisme de défense, tu as inconsciemment effacé cette histoire de ton esprit. Tu as imaginé que vous étiez restés debout, que tu es devenue Reine. Tu m'as créé pour avoir cette figure paternelle qui te manquait, tu as créé cet homme pour avoir quelqu'un à qui parler et pour croire que ton pouvoir servait à quelque chose. Tu as décidé de ne plus voir Aljamman comme étant une ruine, mais ce qu'elle était auparavant.
-C'est faaaaauuux ! C'est faux, faux, faux ! Pourquoi fais-tu ça ?!
-Quel est le dernier habitant que tu as vu depuis que tu es Reine, hormis moi-même ?
-Je... non.. Jamais je ne te croirais !
-Va dans la ville, cherche les gens, vas-y. »

Elle se mit à courir dans toute la ville, criant, hurlant à qui veut bien l'entendre de sortir. Elle fouillait toutes les maisons, mais ne trouvait personne.

« Soulève le sable. »

Sans attendre, c'est ce qu'elle fit, le sable s'envolait, se déplaçait et peu à peu, des membres humains apparaissaient, puis des visages presque momifiés. Ataki laissa s'échapper un énorme cri de terreur lorsqu'elle se rendit compte de quoi il s'agissait. Le sable retombait, elle se tenait là tête, pleurait, sanglotait, tombait à genoux. C'était comme si tout s'écroulait sur ses faibles épaules. Autour d'elle, la ville prenait sa véritable apparence. Il n'y avait aucune maison qui avait été épargnée, il ne restait strictement plus rien de la beauté de cet endroit.

Il aura fallu quatre jours à Ataki pour accuser le coup. Si aujourd'hui, elle savait qu'elle s'était menti à elle-même en refusant de voir la réalité, ses fantômes n'étaient pas partis. Le Conseiller restait lorsqu'elle en avait besoin, c'était une façon de se sentir épaulée et en sécurité. C'était décidé, elle devait partir et plus que jamais, elle voulait devenir puissante, la plus puissante pour que jamais les drames du passé ne se reproduisent.

Elle chercha ce qu'il restait de vêtements qui n'auraient pas été abîmés par l'attaque ou le temps. C'est finalement quelque chose d'un peu modeste, mais pas trop, mais surtout et finalement, très peu conformiste qu'elle a trouvé. C'est ce qui lui plaisait car elle ne voulait pas se fondre dans la masse. La tenue se veut très échancrée, ouverte ne couvrant que son ventre et ses bras, aussi blanche que ses cheveux. Sa poitrine opulente comme ses cuisses restaient parfaitement visibles. Pour ses jambes, c'était des bottes montantes marrons avec des lacets sur toute la hauteur, presque aussi souples que des bas et s'arrêtent au même niveau que ces derniers. Ataki portait également un corset, ce qui avait pour résultat d'exagérer encore plus la taille de ses seins, ce qui l'amusait beaucoup, comme une enfant qui découvrait ce que voulait dire la puberté. Restant tout de même un peu coquette, elle portait des bracelets et de grandes boucles d'oreilles. Pour finir, elle portait une cape à capuche s'attachant autour de son cou, elle aussi marron.  En réalité, tout ce qui tranchait, c'était ses  yeux d'un bleu plus pur encore que celui du ciel. Elle se sentait maintenant prête à partir et, quelque part, malgré les tragédies, elle se sentait enfin libre.




Marché conclu


Dans ce qu'il restait de cette autrefois somptueuse et grande ville, Ataki déambulait, hasardeuse. Si la déprime semblait s'approcher lentement, elle la chassait d'un revers de la main. Elle n'avait plus de proches sur qui compter ni même veiller. À quoi bon continuer ? Juste pour prendre une revanche sur la vie. Elle l'a toujours su que son espoir de devenir la plus forte d'entre toutes était puéril pour beaucoup, mais elle n'allait pas en rester là. Oui, elle aura du mal à se faire de nouveaux amis, non elle n'aura pas de nouvelle famille, mais si cela devait arriver, s'il n'y avait qu'une infime chance pour que ce soit le cas, elle sera assez forte pour les protéger. Elle fera ce qu'il faut pour y parvenir, le mal et le bien, Ataki s'en contrefiche, elle avancera qu'importe les embûches. C'était aussi simple que cela.

« Personne ne me dictera ma vie ! »

Elle hurlait seule et les mots résonnaient sur les quelques murs qui n'étaient pas encore détruits. La chose qui était certaine pour Ataki, c'est qu'il lui fallait quitter cette ville et même ce monde si elle voulait y parvenir. Comment allait-elle s'y prendre pour réussir là où tant d'autres échouent ? Elle n'en savait strictement rien, elle savait juste que les réponses se trouvaient ailleurs. Puis ce n'est pas dans la ville d'Agrabah, c'est ville ô combien détestée par Ataki qui allait le lui donner. Elle rassemblait les quelques trésors de la ville qu'elle pourrait transporter sans mal. Ce n'est pas parce qu'elle partait qu'elle devait le faire fauché !

C'est dans cette fouille assez douloureuse qu'elle est tombé sur un objet qu'elle n'avait jamais vu. Une petite sphère de laquelle émane un courant d'air. En l'attrapant, Ataki ressentit un frisson, c'était froid, mais doux à la fois. Pour le coup, son choix était fait, elle la garderait sans même savoir ce que c'était, elle aimait juste la sensation qu'elle venait d'avoir en l'attrapant. C'était bon, quelques babioles en or, d'autres choses qui pourraient avoir de la valeur, elle ne pouvait vraiment pas porter grand chose. Elle n'était pas très forte et elle devait aussi porter son épée, bien qu'elle soit dans sa « poche intérieure ».

Montant le dernier chameau, elle s'en allait prête à traverser cet immense désert. La jeune femme n'arrivait pas à penser. Elle était dans cet entre-deux. Ce moment où elle laissait son passé derrière elle alors que le futur n'était pas encore son présent. Sans qu'elle ne le remarque, le ciel s'assombrissait dangereusement et plus que ça, c'était absolument tout qui était plongé dans le noir excepté le sable. Ataki finit par le remarquer lorsqu'elle est revenue à elle, elle ressentait de nouveaux frissons, les mêmes que plus tôt.

Soudain, dans un terrible grondement assourdissant, le sable se mit à trembler, se soulever. Quelque chose se déplaçait en-dessous à une vitesse inquiétante. C'est droit vers la femme qu'il se dirigeait, il n'y avait pas le moindre doute. Paniquée, prise par l'effet de surprise, elle n'a simplement pas su bouger, ce qui n'était pas le cas de sa monture. Elle parvint à rester accrochée, mais c'était difficile. C'est à cet instant que la créature souterraine surgit hors du sol ! Le chameau tomba, emportant Ataki avec lui. Cette dernière se débattait pour décoincer sa jambe de sous la pauvre bête. Elle n'y arrivait pas non plus, la peur, le stress, tout ça la rendait terriblement maladroite.

C'était un serpent ou tout du moins quelque-chose qui y ressemble. Il était gigantesque, inquiétant, sombre et pourtant, dans ces ténèbres, on ne voyait que lui. Comme s'il émanait de lui, une lumière qui n'existe pas. Le vent se levait, il était violent et pourtant, le sable ne se soulevait pas. La réaction d'Ataki était de penser qu'encore une fois, son esprit lui jouait des tours. Comment cela serait-il possible autrement ? Ce n'est pas ce qui empêchait le serpent à tête de dragon de s'approcher au plus près de la jeune femme.


« Salutations, mon enfant. »

Il parlait ! Oui, il parlait ! Soit il avait l'attention de dialoguer, auquel cas, Ataki pouvait espérer en sortir saine et sauve, soit c'était réellement une hallucination, vous savez ce qu'elle a préféré croire. De ce fait, la pression s'était presque entièrement envolée, d'un coup d'un seul.

« Je pourrais te dire que j'suis pas une enfant, mais on m'a dit que si on n'avait pas l'intention de le dire, y avait pas de raison de le mentionner ! Mais en fait si, je vais te le dire, j'suis pas ton enfant gueule de croco ! »

Ce n'était absolument pas du courage dont elle faisait preuve, elle pensait juste que ce n'était pas réel et que donc, il n'y avait aucune conséquence. Le serpent ne rétorquait pas, il n'avait de temps à perdre avec des phrases sans queue ni tête.

« Je suis Yamata-no-Orochi.
-Ça me fait une belle jambe.
-Tu as trouvé quelque chose qui m'appartient et...
-Si tu veux que je te rende un truc, c'est non ! Tout ce que je prends est à moi, y a pas moyen !
-Il suffit ! Petite sotte, si tu as cette chose qui est mienne et que je suis venu, ce n'est certainement pas pour en refaire l'acquisition.
-Qu'est-ce tu fais chier alors ? T'as pas vu que je suis occupée ? Genre me reste trente bornes à traverser et tu penses que la causette avec une hallucination, le cul vissé par terre, ça m'intéresse ?
-Je suis bien réel, mortelle.
-Ouais, enfin, c'est à peu près exactement ce que dirait une illusion. ''Coucou, j'suis réel, tu veux être ma copine ?'' Non !
-Je te conseille de m'écouter bien attentivement. Ce n'est pas ton intelligence ta qualité, tu nous le prouve à l'instant, mais tu as du potentiel.
-Merci ! Hey... Mais attends, tu viens de m'insulter ! Tu sais qui je suis ? Hein !?
-Ataki El-Ouardi bent Faris Al-Qasim bin Bakir Al-Mansûr Al-Aljamman.
-Merde ! Sauf que non, pas merde ! Tu t'es piégé tout seul, ah ah ! Qui d'autre qu'une hallucination pourrait deviner mon nom sans se tromper ? Personne ! C'est qui la plus forte ? Ataki ! Un potentiel sans limite, même face à un putain de serpent absolument dégueulasse dans ton genre !
-Tu as récupéré une sphère, celle du vent et il semblerait qu'elle réponde à ce que tu es.
-Qu'elle réponde ? Mais je l'ai pas appelée.
-Quoiqu'il en soit, j'ai un pacte à te proposer.
-C'est là que ça commence à puer pour moi, c'est ça ? »

Ataki réussissait enfin à retirer sa jambe de sous la créature. Elle était inerte, comme si elle avait subit une crise cardiaque. C'était bien sa chance, elle allait devoir tout faire à pied. De son côté, Orochi avait décidé d'ignorer les pics lancées par Ataki autant que faire se peut.

« Donc vas-y, raconte-moi tout, j'ai bien compris que tu n'allais pas me lâcher tant qu'on en aura pas fini.
-C'est en réalité très simple. Je te demande de répandre le chaos pour moi. Plus ceux qui m'ont fait allégeance avancent dans ce but, plus je deviens puissant et plus je pourrais vous offrir de grands pouvoir jusqu'à finalement pouvoir me libérer.
-Je ne fais allégeance qu'à Allah et lui seul, c'est mon unique Dieu.
-Je ne te demande aucunement de renier ta foi, mais réfléchis, tu seras forte, rien ne pourra te stopper.
-Tu as l'air de savoir ce que je recherche, mais... Donne-moi une seule bonne raison, une seule que j'aurais de te croire sur paroles. Qu'est-ce qui me dit que lorsque tu auras ce que tu désires, j'aurais ce que je veux en retour ?
-Tu n'auras strictement aucune certitude, mais je t'assure qu'au fil du temps, ton pouvoir ne cessera de grandir.
-Donc je dois avoir foi en quelque chose dont je ne suis même pas sur que ça existe, sans savoir si je me fais entuber et c'est tout, aussi simple que ça ? Tu me prends vraiment pour une conne en fait ? Bref, qui ne tente rien à rien. On doit signer un truc, se trancher la main et faire une incantation, une connerie comme ça ?
-Tu dois juste me vaincre.
-Juste te vaincre... Donc tu dis qu'il y a d'autres personnes qui bossent pour toi ?
-Oui, ils se font appeler la Congrégation de l'Ombre, tu en feras partie.
-J'en ai rien à foutre de la gueule des autres, mais admettons. Tout le monde a dû te vaincre d'abord ?
-Oui, c'est un défi à relever.
-Et t'en as pas marre de te faire latter la tronche à chaque fois ? J'veux, dire, paye le caïd quoi, il se fait péter la gueule par tous ceux qui bossent pour lui. Ils arrivent à te respecter ? Si tu veux, on en parle, tu prends rendez-vous, tu t'allonges et je t'écoute. »

Le dragon ne répondait pas, au lieu de cela, il s'est élevé dans les airs, son regard devenait encore plus inquiétant. D'un coup, d'un seul il se mit à souffler, c'était comme si une tempête sortait de sa gueule affreuse. Par réflexe, Ataki leva les bras pour se créer un mur de sable. Elle resta dans cette position, les paumes en avant pour résister à ce flot ininterrompu. Le sable n'était rien contre ce vent malgré tout ce que pouvait y insuffler la princesse. L'épaisseur du mur rapetissait dangereusement, Ataki n'avait à cet instant aucune idée de la marche à suivre.

Très vite, le souffle s'est arrêté ce qui fit perdre l'équilibre de la femme, le dragon n'a pas attendu pour charger avec violence en sa direction. C'était foutu, elle ne pouvait pas éviter cela, la seule chose qu'elle réussit à faire, ses mettre ses mains devant son visage. Un peu de sable s'est soulevé, mais rien en mesure de la protéger. Elle fut projeter plusieurs dizaines de mettre en arrière pour finalement heurter le sol brûlant. Si elle n'avait fait que de se moquer de lui, maintenant, elle se rendait compte de son erreur, il était tout sauf faible et attiser sa colère avait été une très mauvaise idée.


« Tu as survécu à pire que ça Ataki, souviens-t'en. »

C'était son conseiller qui lui parlait, comme quoi cette partie n'était pas finie non plus. Allait-elle souvent revoir ces choses qu'elle a elle-même inventées ? Ce n'était pas la question à se poser tout de suite, Orochi n'allait pas lui laisser le temps de respirer, mais le conseiller avait raison, elle a vécu bien pire que ça et elle était encore en vie. De plus belle, le dragon-serpent chargea vers une Ataki qui avait à peine eu le temps de se relever. Lorsqu'il fût à moins de quinze mètres, elle hurla.

« Stooooooooooooooooooooooooop ! »

C'est ce qu'il fit et sans attendre, Ataki accumula du sable sous ses pieds pour la propulser en hauteur et lorsque sa position était au-dessus de la tête du monstre, elle fit apparaître son épée étincelante pour finalement atterrir sur son museau et la planter vigoureusement. Orochi se se secoua dans tous les sens hurlant et propulsant la femme un peu plus loin. Elle avait encore son épée dans les mains, elle savait qu'elle n'avait pas encore gagné, mais elle souriait.

« Tu ne peux rien contre moi, ici. J'ai bien compris que ce combat n'est pas réel et qu'il se passe dans ma tête. Tu es peut-être réel, mais dans mon esprit, rien ne peut me vaincre, pas même un faux Dieu de ta trempe. J'ai toujours été très seule, mais dans cet endroit, je suis une, je suis aussi mille et toi, tu seras toujours rien d'autre qu'un perdant. »

Plusieurs images d'elle apparurent ainsi que tous les habitants de sa ville, son père, son grand-père, tout ce qu'elle a pu connaître par le passé. Ils étaient tous présents, irréels, mais bien là à ses côtés.

« Je vais accepter ta proposition car s'il y a une chose que je me suis promise, c'est que je ne raterais  aucune opportunité. Par contre, soyons clair, jamais tu ne me forceras à faire quoique ce soit et surtout, tu n'auras jamais mon respect. Tu es fourbe, vil, rien en toi ne peut inspirer le respect si ce n'est ta force. Et à cela je dis non, même ça ne réussira jamais à me faire changer d'avis sur toi, il n'y a que les idiots sans espoir qui peuvent abdiquer devant toi et je préfère encore mourir plutôt que d'en arriver là. Maintenant, si tu tiens tant à ton combat et à le perdre, je suis toute à toi. »

Orochi ricanait d'une façon étrange, indescriptible et inquiétante.

« Tu es moins idiote que tu en à l'air...
-Peut-être que je le suis, mais je n'en ai que faire.
-Garde cet état d'esprit, ne renonce jamais  cette idée que rien ne peut t'abattre, tu seras bien récompensée. Ose me trahir, tu mourras dans d'atroces souffrances cent fois et encore cent nouvelles fois. »

Dans une tornade, il disparût aussi subitement qu'il était apparu. Le ciel était de nouveau bleu, elle avait réussi. Un goût amer restait vis-à-vis de cette rencontre. Ce n'est pas travailler avec Orochi qui la dérangeait, dans le fond. Elle refusait simplement être sous les ordres de quelqu'un. Travailler avec, oui, travailler pour, non.

« Eh merde, le chameau a vraiment clamsé, je vais devoir faire la route à pieds... »




Sur le départ


C'était donc le moment, celui de voir de nouveaux horizons. Plus rien ne retenait Ataki ici, le mieux était de partir. C'est d'abord dans la ville d'Agrabah qu'elle s'est rendue, chargée des quelques trésors de famille dans un sac rudimentaire. Si c'est vers la station Shinra qu'elle se dirigeait, un vieil homme racontant des histoires aux passants attisa sa curiosité. Il parlait du Kingdom Hearts et si la jeune femme ne savait pas ce qu'était cette chose, la façon qu'avait cette personne d'en parler donnait envie d'en savoir d'avantage.  Un royaume où tous les cœurs se rendent, un lieu prodiguant une force incroyable à quiconque saura y pénétrer. Seulement, rares sont les hommes qui ont pu voir cela de leur propres yeux, encore moins ont pu s'y approcher suffisamment près pour l'atteindre. C'en était là, Ataki ne pouvait s'empêcher d'intervenir, il fallait qu'elle en apprenne d'avantage.

« Donc, celui qui trouve le Kingdoume Artss et y pénètre obtient un immeeeeeeense pouvoir ?
-Oui, mon enfant, c'est bien ça.
-Mais c'est très dur de le trouver.
-Oui.
-Mais si on y arrive, on devient très fort.
-Euh, oui...
-Sauf que c'est très dur ! Exact ?
-C'est ce que j'ai dit.
-Donc, je pourrais être puissante en trouvant ce Kingdoum Tarte et...
-Et ?
-Non, j'ai oublié, j'sais plus ce que je voulais dire. Dis-moi comment on fait pour y aller !
-Où donc ?
-Bah au Clingdoum Chaste !
-Oh, ça, alors écoutez bien tous, je vais vous dire tout ce que je sais, tout ce que j'ai appris sur ce fameux Kingdom Hearts. »

Le vieil homme prenait une longue et profonde respiration. S'il avait une qualité, c'était celui de conteur, il savait créer une atmosphère et vivait ce qu'il disait. Il attrapait une poignée de sable et la jetait en l'air et lorsque tout le monde levait la tête par réflexe, il fit de grands gestes de smains en commençant à parler.

« La toute dernière fois ou le Kingdom Hearts s'est révélé devant les yeux des hommes, c'était il y a sept années. S'il n'était qu'artificiel, l'on dit tout de même que le pouvoir qu'il aurait octroyé s'avère phénoménal. C'était presque comme défier toutes les lois de la nature et de pouvoir se moquer des conséquences. Il faut toutefois s'en méfier ! Oh oui, méfiez-vous de votre cœur qui vous demande de trouver ce pouvoir car dès lors, vous changerez. Tout d'abord, vous voudrez expérimenter, connaître vos limites et par cela, vous deviendrez dangereux pour quiconque sera proche de vous, au sens propre, comme au figuré. Puis, petit à petit, vous saurez exploiter correctement cette source infinie qui coule en vous, les limites n'existeront plus, sauf dans votre esprit. Seul vous, pourrez les fixer, savoir quand vous irez trop loin, mais ça se brouillera. Finalement, vous vous demanderez à quoi bon avoir une telle force si c'est pour se fixer des frontières. Le Kingdom Hearts aura eu raison de vous. »

Ataki était comme hypnotisée, mais dès que le vieillard avait fini de parler, elle réalisait quelque chose d'évident.

« Hey, n'essayes pas de m'arnaquer ! J't'ai pas demandé ce qu'était le Kingdom truc, je t'ai dit de me dire que je voulais que toi... que je.. pour... Euh, non, je t'ai demandé de me dire comment on le trouve !
-Ça, je ne le peux, je ne désire pas qu'une âme soit damnée par ma faute.
-Connerie ! Me dis pas comment je dois vivre ma vie ! Tu vas venir avec moi si tu veux que personne n'entende, mais tu vas me dire ce que je veux !
-Je dois rester ici, raconter ce que j'ai vu lors de mes voyages est l'unique façon que j'ai d'avoir un peu d'argent pour me nourrir.
-Si ce n'est que ça, alors tu auras tout ce qu'il reste de mes richesses, je ne garderais alors que de quoi faire un voyage hors de ce monde. Tu as ma parole.
-Très bien, mais puis-je me tenir à ton bras lors de la marche ?
-Bien sûr. »

Ainsi ils marchèrent quelques minutes le temps de trouver un recoin tranquille où ils pourraient discuter seuls. Les pas du plus âgé étaient incertains, il était lent. Ça rappelait à Ataki à quel point la vieillesse pouvait l'effrayer. Ce n'est pas tant se rapprocher de la mort que de devenir faible et de moins en moins autonome qui lui faisait cet effet. En réalité, elle préférerait cent fois mourir avant de remarquer la moindre dégénérescence, c'est ce qu'elle pense, en tout cas. Tous, nous imaginons notre réaction face à la mort, mais nous ne savons jamais ce qu'il se passera réellement et surtout, nous ne savons pas quand ça arrivera. Finalement, ils se posèrent sur un petit banc à peine assez large pour deux personnes. Désormais à l'ombre, le vieil homme semblait se sentir mieux, son souffle se calmait.

« Je ne vais pas te mentir, ce que je sais, je ne suis même pas certain que ce soit véridique. Le Kingdom Hearts aurait été appelé plusieurs fois et toujours de manières différentes.
-Dis-moi ce que tu sais, pour le reste, je trouverai seule.
-À vrai dire, je ne me souviens que de la dernière fois, je n'y étais pas, mais beaucoup de rumeurs ont circulé. C'était un groupe d'hommes et de femmes qui, pour la plupart, n'avaient déjà plus de limite. Ils s'étaient dit que si tous les cœurs relâchés par les sans-coeur se rendaient dans se royaume, ils pouvaient les détourner pour en créer un nouveau, artificiel, mais qui ne serait pas hors d'atteinte. Ils pouvaient contrôler les sans-coeur, en créer de différentes manières et tous les tuer en peu de temps au même endroit. C'est ainsi qu'ils auraient réussi.
-Es-tu sûr de tout ça ?
-Pas le moins du monde, vois-tu, j'étais déjà aveugle et combien même je ne l'aurais pas été, je n'étais simplement pas présent.
-Merde, j'avais pas vu que t'étais aveugle, c'est pour ça que tu marchais bizarrement... Ça me ferait chier... mais... Alors pourquoi as-tu si peur que l'on puisse t'entendre dire tout ça ?
-Car alors tout serait réel. Quand je raconte mes histoires fantastiques, peu y croient, mais si je dis comment faire, bien que je n'en sois pas sûr, alors ils peuvent de mettre en tête de vouloir tenter. »

Ce qu'il disait, Ataki arrivait à le comprendre, peut-être simplement parce qu'à ce même moment, les idées fourmillaient dans sa petite tête à l'idée de pouvoir entrer dans le Kingdom Hearts. Elle avait encore tout de même du mal à l'imaginer. Jusqu'à quel point serait-elle puissante en le faisant ? Était-ce seulement possible ? Était-ce seulement vrai ?

« Une belle histoire... Seule, ça me paraît peu probable que j'y arrive, mais crois-moi vieillard, je ferais tout ce que je peux pour ça. Et dès lors que ce sera fait, si tout cela est bien vrai, je viendrai te voir et te dire que tu avais raison et si ce pouvoir est si grandiose, tu pourras de nouveau voir.
-Je crains bien que je ne serais déjà plus de ce monde, mon enfant.
-Dis pas ça vieille branche, soit positif un peu, t'es tout ronchon.
-Pourquoi ferais-tu cela pour moi, de toutes façons ?
-Pourquoi pas ? Et soyons un peu honnêtes, si j'y arrive, ça sera grâce à toi, c'est pas pour ce que ça va me coûter. Mais j'imagine que je vais déjà devoir travailler dur pour être assez forte et réussir avant ça. Devenir forte pour atteindre l'unique objet qui me rendra encore plus forte...
-Oh, ce n'est pas la seule relique capable de prouesses. »

Ataki sursautait subitement. D'autres choses pouvaient donc l'aider dans sa quête ? Si petit à petit, lors de leur conversation, elle semblait perdre foi en cette idée, la voilà qui redevenait aussi surexcitée qu'une enfant.

« Dis-moi ! Dis-moi tout !
-Tu es sûre ? Tu sais, j'ai essayé de te faire comprendre que ce genre d'espoir n'était pas bon.
-Eh bien ça n'a pas marché ! Puis je te paye beaucoup trop pour juste parler, va pas me priver de ça !
-Très bien, comme tu veux... Vois-tu jeune fille, j'ai plus de quatre-vingt-dix ans aujourd'hui et mes yeux ont beaucoup vu, mes oreilles beaucoup entendu. Il y avait autrefois un artisan extrêmement talentueux. Aucun mot ne saurait décrire fidèlement à quel point son travail était formidable. Le nom que l'on retient de lui, est le Forgeron.
-Oh ! Il faisait des armes et des armures !?
-Pas seulement, pas seulement. Il pouvait créer tout un tas de choses et on dit aussi qu'il pouvait s'inviter à la table des dieux lorsqu'il le désirait. Tous, mêmes les divins savaient reconnaître son talent sans égal.
-Il connaissait aussi Allah ?
-Les chances pour que ce soit le cas sont grandes. Une de ses créations les plus connues est un chapeau.
-Un chapeau ? Il avait froid aux oreilles ?
-Oh, ce n'était pas pour lui, en réalité, il pouvait lui arriver de créer pour le simple plaisir de le faire. C'est un chapeau qui subjugue la magie elle-même. Le plus puissant des mages deviendrait alors plus fort encore ! Il permet de littéralement transcender les limites de la magie, mais comme pour presque toutes les créations du Forgeron, rien n'est facile. C'est, je le pense, comme ce que je disais pour le Kingdom Hearts. Trop de pouvoir d'un seul coup et celui qui ne saura garder la tête froide ne saura jamais en tirer profit, il risquera plutôt de se mettre en danger.
-Mais j'suis forte en magie moi ! J'en ai pas peur de ce chapeau ridicule,j'le maîtrise quand je veux !
-Il ne suffit pas d'être douée dans le domaine magique, mais bien dans celui de mes propres émotions.
-Ah ouais !? Genre j'suis pas capable de contrôler mes émotions ! Faut arrêter avec ça hein, j'sais qui j'suis et j'sais comment je suis !
-Je te crois sur paroles... Je continue ?
-Bien sûr ! Ne t'arrête surtout pas !
-Une autre de ses créations est connue de beaucoup, presque de tout ceux qui sont allés à Atlantica. Si tu ne connais pas cette région, sache simplement que son océan est immense et que c'est en celui-ci que se trouve le trident de Triton, roi des mers et de tout ce qui s'y trouve.
-Je ne sais pas nager... Je n'ai même jamais vu la mer !
-Oh, mais c'est là que ce monde devient magique ! Quiconque y va se retrouve transformé en une chose mi-humaine, mi-animal aquatique. Il devient alors possible de respirer comme sur la terre ferme et s'y mouvoir devient plus aisé.
-Mi-animal... dégueulasse.... Puis c'est pas sous l'eau que mon sable sera utile...
-Peut-être. Toujours est-il que ce trident permet d'être le maître du monde aquatique, peut seront ceux capables de rivaliser avec Triton. Mais tu sais quoi ?
-Non...
-Je ne vais pas t'en dire plus, il existe tant de choses, tant d'armes, on parle d'une capable d'invoquer cents épées, on parle d'une capable de tout couper, il n'y a aucune limite et il en existe énormément. Et sais-tu comment j'ai appris tout cela ? En vivant ma propre vie. Je t'en ai déjà beaucoup trop dit, c'est trop facile. Oui, trop facile de démarrer en sachant trop de choses, ce qu'il faut, c'est l'apprendre soi-même au fil des saisons.
-Ah ouais !? D'un coup comme ça. Tu veux bien me déballer ta vie et hop, non, j'en dis trop bla bla bla, c'est pas bien, bla bla, facile, bla bla. Tu me fais chier. C'est toi qui veut raconter des contes aux gens et ensuite, tu dis qu'il ne faut pas ? Bon, j'vais pas m'acharner sur un vieux décrépit, t'as mon or comme promis, je me tire.
-Fais attention à toi, les mondes sont distribués entre différentes factions.
-Rien à branler, j'leur casse tous la gueule et fais gaffe, tu vas m'en dire trop et blablablabla. Mais quand même merci pour tout, j'suis pas qu'une ingrate ! »

C'est légèrement en colère qu'elle partait, elle avait juste cette tendance à tout exagérer, dramatiser quand ça ne lui plaisait pas. Toutefois, elle en savait des choses maintenant ! Elle pouvait déjà partir avec des idées plein la caboches, des rêves plein les poches ! Ataki était réellement surexcitée, c'était, il fallait le rappeler, la toute première fois qu'elle quittait Agrabah et son immense désert. Si elle avait pensé qu'elle aurait un pincement au cœur au moment de s'en aller, ce n'était finalement pas le cas. Déjà dans le vaisseau qui s'était élancé dans l'espace presque aussitôt, elle ne pouvait s'empêcher de penser à tout ça. Bien loin des histoires sur des génies qui, d'après elle, n'existent pas, ces artefact dont avait parlé l'aveugle lui semblaient déjà palpable. Elle y rêvait tant que déjà, avant qu'elle ne s'en rende compte, le trajet était terminé, elle allait faire ses premiers pas dans un nouveau monde. Plus fauchée que jamais, elle devra apprendre à s'y faire une place.


 

Questions diverses



1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?
Oui Monsieur, oui elle peut ! Le souci, ce n'est pas qu'elle n'aime pas ça, c'est qu'elle ne va simplement pas courir après. Si ça lui tombe sur la tronche, tant mieux, sinon, tant mieux aussi !

2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?
Le fennec.

3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?
C'est assez difficile à dire dans l'optique où elle n'a jamais eu de réel camarade. Elle est tellement focalisée sur ses objectifs, que se lier avec quelqu'un peut être rare. Mais si cela arrive,il y a tout de même de bonnes chances pour qu'elle reste bon camarade.

4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.
Là encore, c'est pas évident, elle ne va pas chercher à se faire des amis, mais elle peut, à force de contact, se lier d'amitié. Il y a tout de même une condition sine qua non ! Faut pas être un boulet pour elle ! Un boulet, ça ralentit, c'est chiant, c'est encombrant et... Ouais, c'est vraiment chiant un boulet ! Toi qui lis, tu ne te rends pas compte à quel point t'es un poids pour les autres, alors ouvre les yeux !

5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.
« La vie est un désert dont la femme est le chameau. » Ataki ne sait pas ce que ça veut dire, mais elle aime le désert, c'est une femme et les chameaux, c'est foutrement pratique. Donc c'est forcément cool, bah ouais.

6) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.
Je ne vais pas répondre, parce que bon... Tous ceux qui me lisent depuis cinq ans connaissent mes défauts et qualités, j'vais pas en faire l'étalage à chaque fois !

7) Pourquoi incarner ce personnage ?
Plusieurs raisons ! Déjà, bon, on sait que j'aime les persos qui s'estiment beaucoup voire trop (Ukiyo, pour ne citer que lui) ou alors qui savent qu'ils sont un peu à la ramasse, mais souvent par choix (Sears). Là, j'avais envie d'incarner un personnage qui dans le même genre, voudra être puissant, sans forcément l'être au départ (mais qui se la jouera de toutes façons, dépendamment de qui est en face), mais qui sera un peu « bête ». Du mal à réfléchir bien souvent et à faire le lien entre différentes choses. Elle ne sera pas débile, mais ça ne sera jamais elle qui trouvera l'idée la plus brillante du siècle, elle sera simple.

/!\ Pour la suite, c'est mieux de lire la fiche avant, je préviens. /!\

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Spoiler 2:
 


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Lun 18 Aoû 2014 - 23:59
Alors !

Je commente cette fiche plus ou moins au fur et à mesure. Là par exemple, j'ai lu Le désert et Comprendre...

Déjà, j'ai beaucoup aimé Le désert. J'ai trouvé que c'est une super idée que tu as eue. Je vais pas dire que tu décris un contexte, puisque... tu racontes pas vraiment la situation géopolitique... Bref non, disons que tu instaures une atmosphère, sans rien dire de ton perso, ce qui est cool. Rien que l'idée est très bien. Le contenu est à la hauteur, donc ce passage m'a laissé une très bonne impression.

Comprendre, disons que ça a très bien commencé. Quand j'ai vu le prénom hyper long, même avant de lire, je me suis dit "Il est obligé d'expliquer le prénom", ce que... tu as très bien fait. Honnêtement ça m'a fait plaisir.

Par contre, j'ai... ressenti une certaine déception quand tu dis qu'elle est d'une ville dont j'ai déjà oublié le nom.

C'est... dommage. Bon tu voulais visiblement qu'elle soit princesse mais... je sais pas, je remarque que la plupart des personnages qui viennent d'Agrabah sont d'une ville différente (et souvent même une époque différente) d'Agrabah. (Deux de tes anciens personnages viennent d'ailleurs de ce monde mais avec finalement peu de liens avec Agrabah)

Pourquoi est-ce que ça me dérange ? Ce n'est pas du tout illogique qu'il existe d'autres cités, que ce soit dans ce siècle ou dans un autre, non vraiment... Le désert est vaste. Même à Agrabah ils savent qu'il y a d'autres cités.

Non ce qui peut me déranger, c'est simplement de faire ce choix. On veut être dans un décor (un désert) mais on veut pouvoir faire ce qu'on veut dans notre histoire de façon à avoir suffisamment d'importance, d'une manière ou d'une autre... donc on s'en va créer quelque chose de neuf, une ville... et là on n'a plus de contraintes.

Sans dire que tu ne t'adaptes pas à l'univers de KH... Disons que d'une certaine façon, tu adaptes un monde à toi, au lieu de t'adapter à ce monde.
Alors j'en fais beaucoup alors que ce n'est qu'un détail qui n'aura pas d'importance. Non je voulais faire mon petit coup de gueule pas bien méchant. Rassure-toi donc, ça n'a pas d'importance.

Néanmoins... la fin de "Comprendre" m'a laissé excessivement sceptique.

Le dialogue, en fait... en particulier ce que dit Ataki... m'est sauté aux yeux. J'ai trouvé ça vraiment mal fait, mal dit. Les paroles prononcées étaient improbables. Je ne m'attarderai pas là-dessus mais j'ai vraiment tiqué.

Bon c'est à partir de là que mon commentaire a été supprimé. Tu me pardonneras donc pour mon ton peut-être plus agressif, moins précis.
Pour le coup, si jamais tu ne comprends pas certains de mes commentaires parce que je les explique mal, je pourrai te les expliquer en détail sur skype;

Bon le chapitre "Princesse un jour" m'a un peu frustré... pas pour ce qu'il s'y passe mais plutôt par cette ellipse que tu fais. On passe plus de dix ans de son histoire, voir quinze... En gros, on skip toute son adolescence et plein de moments qui auraient pu être super intéressants.
Alors tu pourrais me dire "Oui mais il s'est pas passé grand chose durant son adolescence... sinon je l'aurais mis". Oui mais non. Rien que dans le chapitre "Princesse un jour", il ne se passe rien. tout ce que tu fais est de raconter son train de vie quotidien, ce qu'elle est devenue. Et au fond, même les choses (intéressantes mais pas importantes) que tu dis sur elle, bah... je les trouve cool mais ce ne sont pas des étapes fondamentales de la vie d'Ataki.

Alors pourquoi raconter son train de vie quand elle est adulte... et pas son train de vie quand elle est ado ? Oui peut-être qu'il valait mieux, pour que ton histoire ne soit pas une succession de moments sans véritables évènements qui méritent d'être cités comme étant "fondateurs dans la vie de Ataki"...

Néanmoins, tous ces moments auraient pu être intéressants. Cette ellipse n'aurait pas du être faite, à mon sens.

Parlons du chapitre en lui-même. Il est intéressant, donc. J'ai aimé cette histoire de prière, cette comparaison entre Agrabah et Machin-truc-city... et même la façon dont Ataki se différencie du peuple.

Malgré tout, on entre dans un tel... passage descriptif que ton texte perd beaucoup de sa beauté. C'est bien parce que tu situes un contexte, que tu installes une certaine atmosphère mais... quand tu t'en vas raconter les prières par jour et pour le vendredi, tu as, à certains moments, perdu de ton style.

Bon "Reine le lendemain".

A nouveau... Reine le lendemain m'a plu en lui-même... Mais m'a déplu pour ce qui lui manquait.

Donc... Tout commence avec l'attaque de Alnickyminaj. Ataki devient Reine, son père et son grand-père sont morts... Elle a un conseiller et y a bien toujours un mendiant pour lui demander de la pitié, et cela chaque jour.

Ok c'est très bien.

Puis là on découvre dans un long dialogue que cette scène se répète sans cesse, qu'elle ne voit jamais que son conseiller et le mendiant parce que beh... tout ça, c'est une projection de son esprit !

Ca aussi, c'est très bien...

Non le véritable problème, l'erreur de taille que tu as faite, c'est ce qu'il y a entre les deux... soit ceci :

"Le lendemain, il se produisit exactement la même chose, le même réfugier, les mêmes dialogues. Le surlendemain, encore une fois, le même spectacle et ainsi durant des années entières jusqu'aux vingt-quatre ans d'Ataki."

Ce que tu as dit en trois lignes... aurait du être en trois pages. Je le dis sérieusement, considérant la longueur de ta fiche, c'est un évènement suffisamment important pour que ça fasse bien plus que trois lignes.

Quel est le véritable problème ? Quand Ataki découvre que tout ce qu'elle a vécu depuis trois ans n'est qu'une illusion... On le découvre en même temps qu'elle, certes. Mais elle est la seule surprise. Nous, les lecteurs, comment veux-tu qu'on soit surpris ? tu n'as même pas essayé de nous faire croire que la situation initiale (cette scène entre le conseiller, Ataki et le mendiant qui se répète) est normale.

C'est peut-être un choix que de ne pas insister sur ce moment, et pourtant c'est définitivement une erreur. Ton texte doit toujours correspondre à l'émotion que tu essaies de traduire.

Si ton personnage a peur... Non, s'il est complètement paniqué... Ton texte doit être assorti, doit être stressant, oppressant.

Or là, on a un très bon dialogue qui... ne me touche absolument pas, puisque je n'ai aucune raison d'être étonné.

Alors... "Marché conclu".

« Je pourrais te dire que j'suis pas une enfant, mais on m'a dit que si on n'avait pas l'intention de le dire, y avait pas de raison de le mentionner ! Mais en fait si, je vais te le dire, j'suis pas ton enfant gueule de croco ! »

Pour le coup ça m'a fait rire mais je pense que ça a aussi cassé toute la tension du moment ^^.

Oublie ce que je viens de dire, il n'y a pas la moindre tension, de toutes manières...

Je fais une série de critiques mais... autant j'adore l'idée qu'elle soit un peu sotte et convaincue qu'Orochi est une illusion.
Mais... tu en fais un peu trois tonnes ^^. C'est genre vanne sur vanne. Tu réponds à tout ce qu'il dit par une réplique cinglante. Je crois qu'il aurait fallu faire un cran en-dessous à ce niveau-là.
Le parti pris est intéressant, tu décides de tourner en dérision ce moment qui a été décrit par tous les membres de la congrégation

Bon, j'ai fini de lire... Le dialogue avec le vieux est plutôt bien. Non je ne le commenterai pas davantage, je n'ai rien à dire ^^

Alors, tu as évidemment un certain regard sur ton oeuvre. Et oui tu l'as fort bien dit, les ruptures de ton sont nombreuses et... le physique est délaissé.

Parlons-en du physique, justement... Je reconnais avoir remarqué ses lacunes plus qu'à mon tour et... ça ne m'aurait pas dérangé dans un autre cas. Non ici, outre mon habituel discours sur "Sérieux ton personnage est sexy. Comment ça se fait que t'en parles à peine ? Comment le physique peut être si insignifiant pour une gonzesse qui s'arrange autant pour être belle"... Je dirais que tu avais un ton qui aurait pu être cool pour davantage décrire le physique. C'est cette phrase qui me l'a fait penser :

"Ataki portait également un corset, ce qui avait pour résultat d'exagérer encore plus la taille de ses seins, ce qui l'amusait beaucoup"

Ce qui l'amusait beaucoup. J'ai trouvé ça bon et je me suis dit que t'avais au moins un angle d'approche ou en tout cas un point de vue sur la question ! Mais non, tu développes pas plus que ça. C'est là que j'ai trouvé ça dommage.

Alors... J'ai parlé de ta fiche avec Chen et il m'a dit deux choses avec lesquelles j'étais vraiment d'accord...

1) Tu introduis à un moment des ailes... t'en racontes un peu, pendant quoi ? Un paragraphe ? Mais par après, plus la moindre trace, plus la moindre allusion. Non vraiment, autant le pouvoir du sable est allégrement utilisé, autant l'histoire des ailes, on dirait que tu l'as complètement oublié. J'ai tellement trouvé ça négligé que je me suis demandé si t'avais pas décidé de donner des ailes à ton perso juste avant de poster la fiche... Ca nous a dérangé tous les deux.

2) Je vais carrément citer Chen : " sa façon de parler. Elle est princesse d’un royaume riche. Son père et son grand père l’éduque dans les traditions. Mais elle a un langage de chartreuse"

Je suis assez d'accord mais je vais toutefois nuancer ce que dit Chen pour que tu comprennes bien ce qu'on montre du doigt. Le fait qu'elle soit un peu bête, qu'il y ait beaucoup de mots qu'elle ignore, ce n'est pas le problème. Non c'est en effet qu'elle parle comme une paysanne. Tu peux être idiot mais savoir comment parler mais... ici ce n'est pas le cas malheureusement.

Alors... J'aime beaucoup ton personnage, je dois dire. Je crois que c'est ce que je retiendrai de ta fiche. Son caractère est original, finalement, parce que si des personnages... un peu ridicules, parfois crétins, c'est bien mais c'est pas original. Non c'est même plutôt classique. Ici tu as fait quelque chose d'original, un personnage qui n'est vraiment pas une lumière. C'est pas la dernière des connes mais... à certains moments, ouais, elle est complètement ravagée.

J'aime beaucoup aussi le fait qu'elle ait ces hallucinations.

Bon. J'ai beaucoup beaucoup hésité entre lieutenant et capitaine. Pour me décider, j'ai simplement comparé avec les quelques fiches que j'ai notées ces derniers mois et... ce sera capitaine.

Fiche validée et toutes conneries du style.

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