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LA Comédienne
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Lun 11 Aoû 2014 - 14:05
Bien… c’était enfin l’heure d’allez à la rencontre des Indiens et pour ne rien vous cachez, la Comédienne avait un trac monstre. Tout d’abords, elle décida de s’entretenir avec le Capitaine Haute-Roche. Chauvin comme un drapeau, il avait refusé de porter uniquement du rouge au profit d’une tenue à l’effigie de l’emblème tricolore de la France. Malgré tout, l’insigne flamboyant du Consulat ornait fièrement son veston et son tricorne. Ca faisait partit de l’accord… les Français tenaient eux aussi à être connu des Indiens. C’est évidement et malgré tout le Consulat qui sera sur le devant de la scène.
Quand à Natalia, pour l’occasion… elle s’était déguisée en Genesis Rhasphodos, n’ayant comme différence majeure que sa morphologie et sa coiffure, rousse bien sûre, mais plus longue et aussi bouclée. Puis, question de style, elle portait le chapeau typique des mages rouges. Puisque plus candide, on distinguait sur ses joues quelques fines et discrètes tâches de rousseurs…

La Comédienne était adossée au mât de bois rouge, celui qui orne le milieu du campement et dépasse en hauteur toutes les autres constructions. En une semaine, malgré que quelques tentes soient encore là, colons, marins et Consuls profitaient maintenant de petites cases rouges et de salles communes, elles aussi rouges. Les yeux émeraudes perdues dans le vide, Natalia était satisfaite de l’allure du campement… et si l’on observait le Nouveau Monde depuis le ciel… la forêt serait un gisement de jade sombre et le camp du groupuscule des arts, un gisement de rubis clairs.
Tout se passait à merveille pour l’instant… mais Natalia restait inquiète de ne jamais savoir ce que faisait son singe ni de l’activité du camp de Radcliff. Normalement, ces derniers ne sont pas censés pouvoir voir l’avant-poste Consul… surtout en étant aussi occupé par les attaques d’Indiens, or, qui sait… et en plus de ça, cette appréhension de rencontrer ces autochtones qu’elle idéalisait la pétrifiait. Le jour se couchait petit à petit.


« … Oh… je sais que tu es la chef, personne remet ça en question moi le premier… mais putain j’ai quarante ans et toi même pas vingt, tu pourrais m’écouter ?! »

Natalia sortit de ses songes boueux et se mit à regarder le Capitaine Haute-Roche qui buvait une liqueur commandé à Chen comme du petit lait, la regardant d’un œil vexé.

« Capitaine Haute-Roche vous êtes saoul, n’est-ce pas ? »

« Oui et pas qu’un peu. Rassure-toi… j’étais dans un état bien pire que ça quand j’ai sortit le navire de la tempête ! »

« Bon… vous avez une dérogation spéciale, je vous autorise à boire même en mission… mais je trouve ça dommage. Vous accomplissez des exploits saouls… et… je n’ose pas imaginer ce dont vous seriez capable sobre. Vous pensez peut-être que l’alcool vous aide, moi je pense qu’il vous restreint. »


« Bah… c’est gentil de ta part, je sais que tu veux m’aider et crois-bien que ca me touche Natalia. J’ai fait des erreurs, comme chacun, j’ai mes spectres du passé qui viennent me hanter… et la seule chose dont je sois sûr… c’est qu’ils ne savent pas nager ! »

Natalia sourit poliment à la plaisanterie du Capitaine… mais ca n’avait rien de convaincant, si l’alcoolisme latent des marins français apparaissait comique… celui de Haute-Roche était tragique. Certes, aussi saoul qu’il puisse être, à aucun moment on ne le voit tituber ou perdre le nord. Ses yeux vitreux sont pourtant vifs et bien que ses gestes semblent parfois… hasardeux… il a démontré des dizaines de fois qu’à l’instant t, sa dextérité était au moins égal à celle d’un Natalia.
Tenir l’alcool à ce point… n’a rien de comique et Haute-Roche perça de son œil d’aigle éméché l’hypocrisie du sourire de la rouquine. La gêne se lisait sur son visage et Natalia se voulant imperturbable, changea rapidement de sujet ; qu’avait donc à dire le Capitaine Haute-Roche ?


« Mais si vous tenez tellement à boire, contentez-vous de ce qui n’est pas pour les Indiens. Au niveau de la garde, comment on est ? »

« Vous avez dit trois gardes… donc il y aura moi sans armes, Papy Boom l’canonnier avec son pistolet bien caché et le p’tit Roderick avec sa dague, elle aussi bien cachée. »

« … Roderick… le jeune mousse brun aux yeux rubis… ? » Dit-elle avec la voix douce d’une enfant.

« Et ben, quel bourreau des cœurs celui-là… » Lança le capitaine, se moquant ouvertement de la jeune femme.

« De… mais non… pas du tout... »

C’était peu convaincant, pour une fois… et comme elle le fit tout à l’heure, Haute-Roche changea rapidement de sujet après quelques ricanements.

« Bon… je trouve ton plan pour faire comprendre que le collier est à la femme du chef et l’arc pour le chef très bon. Seulement… tu parais un peu jeune pour être la femme du chef, surtout quand le chef c’est moi. La biologiste devrait plutôt le porter, ca sera plus crédible. »

« Cette rabat-joie… ? Si c’est la différence d’âge qui pose problème…pourquoi ne pas donner l’arc à Roderick, il a plus ou moins mon âge non ? »

« Petite maligne ! Allez, ca marche… et pour bien leur faire comprendre, vous… bah tiens, quand on parle du loup. RODERICK ! Ramènes-toi par là ! »

Un jeune marin de même pas vingt ans, le corps déjà forgé et marqué par la dure vie de marin et le labeur impitoyable que ca demande. Il a connu le vent violent qui jamais ne s’arrête… la pluie qui mouille cordes et vêtements jusqu’à en doubler le poids. Sans oublier les orages, les naufrages et les pertes… son regard était fixe et il aurait eu l’air d’un idiot s’il n’y avait pas cette lumière rouge au fond de ses pupilles. Ses cheveux charbons conservaient néanmoins quelques lueurs brunes sous la lumière vacillante du Nouveau monde, chaudes comme la fourrure d’un ours. Il portait la barbe de trois jours comme un homme mais celle-ci n’avait visiblement pas été rasée assez souvent pour piquer véritablement. Habillé d’un simple pantacourt noir et d’un t-shirt rouge un peu trop large.
A sa grande surprise… elle aperçut Bobo visiblement malmenée par le dit Roderick, tenu la tête en bas par la queue. Un air quelque peu grincheux au visage, le jeune matelot tendit le singe à la Comédienne.


« J’ai trouvé ton singe dans les réserves de nourriture… mais t’en faits pas, il va s’en remettre hein ! Je ne voulais pas lui faire du mal mais ton pote poilu est du genre nerveux. Tu peux le reprendre ! »

Natalia reprit son singe inconscient qu’elle posa sur son épaule, murmurant un merci et un désolé timide… Bobo enchainait ce genre de… il n’y a pas de mot pour décrire un égoïsme pareil. Sa capacité de nuisance est incroyable.

« Bref ! Natalia portera le collier pour la femme du chef… et toi Roderick l’arc du chef. Pour bien faire passer le message aux Indiens… vous allez vous embrassez devant eux ! »

Les deux concernés arboraient maintenant la couleur flamboyante du Consulat jusque sur leur visage et… aucun des deux ne semblait très emballé par l’idée. Ce fut un non catégorique de l’un et l’autre ! Un refus que le Capitaine n’accepta pas, serrant les deux enfants fermement dans ses bras… un peu brutalement mais sans être violent.

« Hey… faites pas les enfants ! Le Consulat c’est l’art et l’art… l’art c’est l’amour, l’amour c’est la vie et la vie c’est géniale… je me calque juste sur ta première directive pour cette mission Natalia. On doit donner une image rassurante aux Indiens… et bon, je reste persuadé que l’amour n’a aucune frontière ! Deux p’tits jeunes magnifiques comme vous l’êtes qui s’embrassent… qui oserait s’en prendre à ça ?! »

« Des Indiens à vifs qui se sentent menacer, peut-être… ? »

« Capitaine Haute-Roche, c’est un plan foireux ! »

« Ouais enfin… si vous avez un meilleur moyen de leur faire comprendre, je vous écoute ! Hein ? Haha, pas de meilleur plan ! D’ailleurs, va falloir que vous jouiez les chefs devant les Indiens… genre vous mettre en avant, tout ça. Bon… quoiqu’il en soit, Roderick n’est pas du tout crédible comme chef là tout de suite. On va te choper une tenue de chef fort et viril… ouais, t’auras la dégaine d’un roi. Avant qu’on fasse ça, il est où Papy Boom ? »

« Le vioque ? Il se repose avant qu’on y aille. »

« Haute-Roche… depuis quand c’est toi qui décide ?! »

« Bah… depuis que j’ai des idées du tonnerre de Zeus ! »

Haute-Roche partit en tirant Roderick par la main et l’embarqua avec une telle vélocité que ni lui, ni Natalia ne put réagir. Objectivement c’était un bon plan mais… c’était un peu bizarre comme situation… et la Comédienne ne préféra pas y pensez pour le moment. Donc… pour les trois gardes, c’était fait et leur armement paraissait convenable à celle qui dirigeait l’expédition. A part peut-être le pistolet, ca faisait trop Radcliff à son goût… mais on s’en arrangera sur place.

Natalia arpenta le campement, cherchant tant qu’il reste de la lumière le reste de la troupe. Et comme par hasard… ce fut le regard noir et réprobateur de la biologiste qui croisa en premier sa route. Damnation ! Objectivement, c’était une belle femme… un décolletée plongeant, de longues jambes sulfureuses et une tenue d’aventurière rouge digne de Lara Croft. En un regard, la Comédienne eut comprit pourquoi le Porte-Parole avait accepté sa demande de participer à l’expédition… le Maitre des Citées Dorées a une femme… selon certaines rumeurs invérifiables mais plausibles quelques amantes… et a toujours été un sacré coureur de jupons.
Evidement qu’il n’a pas résisté à son charme et a cédé face à ce canon ! Pour Natalia, ca sera pétasse… rien à voir avec de la jalousie. Enfin peut-être… mais c’est un symptôme, pas la cause. Non… la cause c’était le caractère diamétralement opposé de ces deux-là.


« Natalia, j’aimerais vous parlez. »

« Ah… ah oui ? » Lança-t-elle surprise et déjà pressé d’en finir. « Ca tombe mal, j’ai tellement de chose à faire avant qu’on parte ! »

« Vous ne prenez pas cette expédition au sérieux… tout ceci n’a l’air d’être qu’une jolie aventure à vos yeux ! Nous sommes au Nouveau Monde, pas au Pays des Merveilles. »

« Bon, écoutes… t’es gentille, t’es mignonne… tu as demandé à Genesis de participer et il a dit oui… »

« Porte-Parole. »

Et elle se permettait de la corriger… c’est définitivement une pétasse et on se fiche que ce ne soit pas mignon ! Natalia là tout de suite était tout sauf mignonne !

« Oui, enfin… la différence entre toi et moi, c’est que moi le Porte-Parole je le tutoie et l’appelle par son nom ou des surnoms. »

« Vous ne respectez rien et n’êtes qu’une gamine qui croit tout savoir sur tout et qui se la joue ! Tout ceci est très sérieux et je ne pense pas que vous en compreniez tous les enjeux. »

« Roh… tu ne veux pas allez embêter Haute-Roche plutôt ? Lui il sera content de te voir ! »

« Je sais bien que vous ne m’aimez pas… »

« … Oh ?! Mince alors, quelle génie tu es de m’avoir démaquée ! Et en effet, je ne t’aime pas… cette expédition comporte son lot de risque, tout le monde en est conscient. Et deux choses d’une. Premièrement… je ne supporte pas cette sale manie de rappeler à tout bout de champ à quel point ici tout est dangereux. Tu te penses peut-être utile à nous prendre tous pour des inconscients ignares avec ton petit air méprisant mais tu es juste anxiogène et contre productive. »

« Ah oui ? On ne me dit pas ça… »

« Ah bah, t’es une flèche toi… on est deux femmes ici… et la plupart des colons et marins ici m’aiment bien. Or ils sont pour la plupart trop âgés pour moi… tu saisis, Miss ? Par contre, ce sont les mêmes qui t’écoutent d’un air fasciné qui dans ton dos, viennent me voir pour m’expliquez à quel point tu stress tout le monde. Le sommet de la chaine de commandement du Consulat sur ce monde, c’est moi. Et Genesis tout porte-parole qui soit est mon égal en tant qu’élu d’une muse. Compris ? »

« Bien sûr, Rouquine. »

Toutes deux partirent dans des directions opposés, chacune de mauvaise humeur et passablement énervée. La Comédienne continua sur sa lancée… et sursauta à la vue de deux hommes blonds dans la vingtaine, débarquant de nulle part en bondissant comme monté sur ressort, d’immenses sourires joviaux sur le visage ! Plein de joie et d’énergie, svelte, non sans charme… il s’agissait des jumeaux Alizés. Musiciens et danseurs à la fois, capable de chanter au besoin mais aussi de faire des acteurs modestes mais honnêtes.
Comme si ca les amusait, on voyait l’un et l’autre avec la même coupe de cheveux… un dégradé que leurs cheveux blonds aux racines brunes très clairs rendait sublime. Un peu comme une coupe iroquoise qui ne s’assumerait pas, n’osant pas avoir une crête folle et les côtés rasés à blanc. Leurs joggings larges étaient rouges avec l’emblème du Consualt présent sur le genou droit pour l’un et gauche pour l’autre. Tandis qu’à côté, c’était un veston à courtes manches aux imprimés représentants chacune des neufs muses couleur or que portaient leurs épaules… Natalia se prit au jeu, commença à danser avec eux… quelque peu honteuse et gêné d’apprécier à ce point qu’ils gardent leurs vestes ouvertes, sans rien en-dessous, dévoilant un torse athlétique.
Bondissant comme des capricornes… légers comme les colombes qui étaient tatoués en simple V sur leurs cous… et respirant d’une joie de vivre que seuls les danseurs ont. Rivy ne contredirait pas ces dires et ne les renierait surement pas !


« Léo et Marco ! Je vois que vous êtes prêt ! Enfin… vous savez dansez… mais j’espère que vous savez aussi jouer ! »

« Héhé…bien sûr patronne ! »

« Mais on voulait pas gâcher la surprise de notre morceau ! »


« Bien ! Où est Machi Hyuga ? »

« Elle... heu… médite non ? »

« Oui, je crois… ou bien elle dort assise, j’en sais rien. »


« Je sais que vous deux, vous jouez un peu de tout… et elle c’est une guitariste non ? »

« Oh… pas que, je joue aussi du piano ! C’est un peu difficile à emmener au milieu de la forêt, par contre. »

Natalia se tourna et vit une belle chinoise aux longs cheveux raides. Ses yeux étaient entièrement blancs… et la Comédienne avait les siens écarquillés, cela la surprit énormément. Son regard lui donnait un air mystique. Elle portait un short en jean rouge et un haut de la même couleur, bien que ce dernier soit égayé d’une estampe chinoise noire représentant des chevaux lancés au galop, sous l’œil bienveillant d’une femme dont la robe se perdait en nuage, une flute à la bouche.

« Désolée, je suis curieuse mais… t’as pas de pupilles… ? »

« Oh non, rien à voir… je suis issue d’un clan noble de la Terre des Dragons : les Hyuga. Mes yeux sont appelés Byakugan… ou œil blanc dans votre langue. »

« Ah oui j’en ai entendu parler vite fait ! T’as une vue superpuissante alors ?! Ca peut servir ! »

Machi passa une main dans ses cheveux, le regard au sol et emplie de peine… Natalia comprit dans la seconde qu’elle avait fait une bourde, ce qui calma de suite son entrain.

« Normalement oui… c’est une histoire compliquée… j’ai une bonne vue, meilleure que la plupart des humains mais on m’a privé de mes… »

« Stop ! » Lâcha la Comédienne quand la voix de la guitariste fut trop emplie de tristesse et qu’elle sentait que ce n’était pas un sujet qui lui était agréable. « Je n’exige aucune explication à personne sur son passé, sa vie et tout ça ! Ce qui compte c’est le présent… prête à émerveiller les Indiens ? »

« Bien sûre ! »

« Très bien… terminez de vous préparer on part bientôt. Ah… quand à vous les jumeaux, je vous adore, vous avez une fan mais… si vous croyez que je vous vois pas glander depuis votre arrivé ! Allez, on se magne ! »

Les jumeaux ne le prirent pas mal mais allèrent immédiatement commencer leurs préparatifs… alors que c’est l’heure de les terminer… les artistes sont tellement dispersés ! L’œil vert de Natalia décela ensuite chez la Hyuga… un empressement étrangement semblable à ceux des jumeaux. Elle non plus ne s’était pas préparée ? Mais bon dieu ! Le temps presse et il n’y en a pas un pour rattraper l’autre !
Natalia passa une main sur son visage las… avant de soupirer d’indulgence avec un sourire.

La Comédienne se remit en route alors que dans le ciel la lune côtoyait le soleil et se dirigea jusqu’à la chambre du médecin. Une très mauvaise nouvelle l’y attendait… et vit le Docteur Morgan si simplement baptisé Doc’. Un vieux médecin à la voix douce, toujours calme et le regard plein d’empathie… mais toute cette douceur ne parvenait que mal à cacher sa froideur de médecin. Celle-là même que l’on obtient à force de lire des dizaines de livres, seul… à force de sauver des vies mais de se rappeler seulement ceux qu’on n’a pas sauvé. C’était un médecin de guerre, apparemment… et Natalia imaginait toute l’horreur de sa tâche. Soigner des soldats blessés pour qu’il retourne se faire charcuter… il y a de quoi oublier le sens du noble métier de médecin.
Pour le moment, ce qui l’inquiétait surtout et plus encore que le réveil de Bobo encore embrumé par le sommeil… c’était le cartographe allongé sur un lit vétuste. Il s’agitait, remuait de douleur le visage déformé par… quelque chose qui ne pouvait être qu’atroce. Natalia avait mal pour lui et était effrayée… elle ne pouvait s’empêcher de se mettre à sa place. Une inquiétude lui vint à l’esprit… il n’y aurait quand même pas une épidémie sur le camp ?!


« Mon dieu ! Doc’, qu’est-ce qui lui arrive ?! » Questionna Natalia, complètement paniquée.

« Tourista. »

« Ouf… j’ai cru que c’était une maladie exotique du nouveau monde… et il a si mal que ça… ? »

« Au vu des latrines… ce pauvre homme souffre terriblement. »

« Il… il nous faut un cartographe pourtant ! Bobo ?! On a besoin d’un héros ! On a besoin de toi ! »

« Hein ?! Bobo cartographier rien du tout ! »

« Ah bon ? Tu sais que la biologiste vient aussi et qu’elle… serait absolument fascinée par un singe qui parle… elle et ses deux jumeaux. »

Sans dire un mot, le petit singe était déjà en train de préparer son baluchon avec sérieux, récupérant les outils du cartographe et ses feuilles vierges… plus quelques provisions. Doc’ était toujours avec son air fatigué et blasé, mais bienveillant, regardant amusé le petit singe… avant de se tourner vers la Comédienne.

« On dirait que ca va mieux entre vous deux ? »

« Bof… c’est un peu compliquée à expliquer… mais on est forcé de rester ensemble. Notre dispute a finit par nous fatiguer alors on rend ça moins compliquée… enfin, j’ai arrêté de le gronder. Lui par contre n’arrête pas d’être une nuisance sans fin… » Et elle jeta rapidement un coup d’œil à son singe, rassurée que son paquetage le préoccupe plus que la conversation d’à côté. Bien que cela montre le peu d’intérêt qu’il porte maintenant à sa maitresse.

« Je vois. » Dit calmement le Doc’ en caressant son bouc grisonnant comme ses cheveux crépus coupés courts, offrant un contraste saisissant avec sa peau d’ébène que l’âge avait creusé d’innombrables sillons. « Aussi creux que ce soit, j’espère que vous allez vous réconciliez. Tu as l’air d’y tenir. Je peux formuler un petit caprice avant qu’on parte ? »

« Je vous écoute. »

« Je sais que nous devons tous arrivé aux Couleurs du Consulat en étant flamboyant… je vais porter moi aussi l’emblème du groupe, évidement. Néanmoins je ne suis pas très à l’aise quand il s’agit de me faire beau, alors je préfèrerais rester dans ma tenue, aussi terne et morose soit-elle. »

« Oh… et bien ce n’est pas ce qui était prévu… mais sachant que vous allez peut-être me sauver la vie un jour, je cède à votre caprice ! Par contre… »

« Oui ? »

« Rassurez-vous, Doc’… vous êtes incroyablement sexy ! »

« Haha… C’est gentil… » Dit-il avec un sourire fatigué. « Juste le temps de ranger mes affaires et je vous rejoins. Un Docteur aussi sexy que moi peut bien se permettre une minute ou deux de retard… » Dit-il sur le ton de plaisanterie, semblant plus se moquer de lui-même que de la Comédienne.

« Pas de problème… t’es prêt Bobo ? »

« Bobo prêt ! »

« Très bien, on se retrouve au mât. A tout de suite Doc’ ! »

Natalia se rendit donc jusqu’au point de rendez-vous et tous était là… Roderick fut le premier qu’elle aperçu, se tenant non loin de la biologiste… c’était bien innocent mais elle n’apprécia pas tellement de les voir rigoler ensemble. Une pointe de tristesse, somme toute légère, l’envahit à la vue du Capitaine Haute-Roche, une bouteille frappé du sceau de Chen à la main. Que voilà une habitude bien peu agréable à voir… et furtivement, elle surprit le jeune matelot qui posait un regard semblable au sien sur son Capitaine. Elle aperçut aussi pour la première fois Papy Boom… qui était l’incarnation du vieux loup de mer avec sa tenue typique, sa carrure de bagarreur, sa pipe et son embonpoint.
Puis son regard retourna sur Roderick, qui avait continué sa séance de rire avec la biologiste… et discrètement, la Comédienne murmura à son singe.


« Tu ne voudrais pas allez voir la biologiste… ? »

Genesis avait précisé que la biologiste saurait identifier les animaux dangereux mais… si on tombe sur un serpent fluo… faut-il vraiment être biologiste pour l’identifier comme un animal dangereux ? Natalia s’imaginait déjà croisé un loup… et entendre la biologiste prévenir que, attention, les loups ca mort ! Bref, qu’elle soit là la laissait définitivement dubitative et elle restait carrément sceptique quand à son utilité.
Les trois musiciens étaient là… ils peinaient à cacher leurs entrains mais restaient discrets. Rien qu’à les voir, Natalia ne doutait pas de leurs sérieux tout le long de cette mission. Le Doc’ arriva et juste après, la Comédienne prit la parole.


« Bien… tout le monde se rappelle la première consigne, la plus haute importante de toute ? »

Oui, évidement, c’était assez simple… mais la biologiste l’ouvrit, au grand dam de la Comédienne.

« Je trouve ça stupide… »

« … Passons. Que les trois gardes se mettent en ligne devant moi ! »

Haute-Roche était là et Papy Boom aussi qui avait quand à lui… bien caché son arme, en effet. Elle inspecta ensuite Roderick.

« Roderick… ton arme est bien cachée ! Par contre… Haute-Roche ne devait pas te déguiser en chef ? »

« Si… » Répondit-il sur un ton maussade, foudroyant du regard le capitaine qui rendit un regard dédaigneux à son matelot. Le mousse, toujours avec un air grincheux, attrapa le tricorne de Haute-Roche et se le mit sur sa tête. Puis il observa Natalia, fier de lui ! « Là on dirait vraiment un chef ! »

Natalia applaudit un sourire béat aux lèvres et les yeux rivés sur Roderick… avant de se reprendre face au visage plein d’orgueil du matelot. Alors, alors… le point le plus compliqué de cette mission, c’était évidement la logistique… puisqu’il s’agit d’être très chargé, en pleine forêt face aux Indiens et aux bêtes sauvages. La Comédienne avait son petit plan en tête, mis au point plus tôt dans la journée.

« Alors tout d’abords, les chevaux… nous sommes dix et il y a dix étalons. Nous n’allons pas les chevaucher et vu le respect qu’ont les Indiens pour les animaux : ni selle, ni cravache, ni œillère, ni rien du tout. On devra les tenir à la sauvage ! Et à pied. Nous chargerons les chevaux pour ne pas tout porter… mais encore pour cette question de respect, nous porterons autant que les chevaux. Ah et ne vous inquiétez pas… on va faire le tour du camp un peu le temps de nous habituer. Sachez que les chevaux du Consulat sont loin d’être commun, ils ne vous bousculeront pas trop. Évidement… quoique vous trouviez dans cette forêt, vous n’y touchez pas. Bon, que tout le monde répartisse les cadeaux qu’on doit offrir les Indiens. »

Les musiciens s’occuperaient de transporter les instruments de musique… les fruits, les épices et le blé seraient à la charge de Haute-Roche, de la biologiste et du Doc’, ce dernier ayant aussi quelques réserves médicales. Papy Boom se chargeait de l’alcool et d’un coup d’œil, Natalia en vit le stock qui… avait diminué de manière flagrante. Raison pour laquelle Haute-Roche se vit refuser la charge de veiller sur la cargaison de Chen. Quand à Bobo, il s’occupait du tabac… puisque trop faible pour porter l’alcool et trop vorace pour se voir confier des denrées alimentaires. Natalia et Roderick avait un peu de tout, diminuant le fardeau de la biologiste, du Doc’ et de Papy Boom.
Alors oui, il semblait logique de soulager le poids des anciens de l’équipe… mais Roderick avait tellement été galant envers la biologiste qu’elle ne portait quasiment plus rien et que lui était chargé comme une mule. Franchement, elle aurait préféré l’inverse !

Tout était prêt pour le grand départ… les cheveux extrêmement bien dressé faisaient ce qu’on leur disait mais pas grâce à leur maitre. Sans oublier leur docilité qui facilitait grandement les choses. Quelques minutes suffirent au moins expérimentés pour parvenir à se déplacer en harmonie avec leurs montures, bien que lentement et sans les monter.
Seul Haute-Roche était un véritable cavalier, s’amusant à galoper à la vitesse du vent… faisant bondir son cheval de tous les côtés sans le moindre problème. Plus discrète, Machi Hyuga se promenait avec aisance aux alentours sous les applaudissements des jumeaux un peu plus en difficulté rien qu’en devant guider les chevaux.

Chacun faisait ses derniers préparatifs… et sur ses propres pieds, Natalia peinait à nouer le magnifique collier autour de son cou… se disant que le cadeau ferait plus d’effet si le bijou semblait lui appartenir à la base. A sa grande surprise, des mains usées vinrent frôler les siennes, caressant doucement sa nuque pour nouer difficilement le collier… elle se retourna et vit Roderick affublé de son tricorne et de l’arc sculptée accroché à son torse, l’allure d’un corsaire.


« Il te va bien… c’est dommage que tu doives l’offrir. »

Natalia avait… pensé à voler le collier et le garder pour elle, le faisant disparaitre d’un air de flute magique. Néanmoins, elle s’en était abstenue vu l’importance de tout ça et… n’avait pas envie de trop penser à garder le collier. Se connaissant, elle ne doutait pas qu’à force d’y penser elle le ferait.

« Je te dirais bien que l’arc te va bien… mais ce serait mentir ! On dirait un Robin des Bois plouc ! »

« Tu oses me traiter d’Anglais ?! »

« Mais non, je sais très bien que tu es Français, je rigolais ! »

« Je suis pas Français… »

« Ah bon… ? »

« Je suis Breton ! »

« Ah mais oui ! Évidement ! »

Natalia rit à la plaisanterie et se faisant sérieuse, attira l’attention de tout le monde et lorsqu’ils arrivèrent tous, s’exprima.

« Moi et Roderick mèneront la marche et communiqueront avec les Indiens. Tous ça a pour but de faire comprendre aux Indiens que le collier est pour la femme du chef et l’arc pour le chef. D’ailleurs… » Natalia échangea très rapidement son chapeau avec le tricorne bleu frappé de l’emblème rouge… car maintenant, Roderick avait une plume sur la tête. Nul doute que les Indiens y verraient une marque d’importance. « Ensuite… les trois musiciens et ceux chargés des provisions nous suivront derrière. Papy Boom reste à l’arrière au cas où quelqu’un voudrait nous surprendre… ou quelque chose. »

« Et c’est moi qui inquiète tout le monde ? »

« … Bref. » Même lorsque Natalia se voulait prudente, en ayant écouté sans lui dire les conseils de la biologiste, celle-ci persistait à la contredire ! La jeune comédienne n’en pouvait plus. « Vu que Haute-Roche est cavalier, il fera un peu le tour pour être au bon endroit, au bon moment et frappé juste. Je pense avoir pensé à tout, des questions ? »

« Et si jamais… »

« Non ? Parfait, nous partons ! »

L’expédition s’engouffra alors dans la forêt par le sud… prête pour enfin rencontrer les Indiens.

De la manière dont ca se passait, l’expédition était divisé entre trois groupes. Natalia, Roderick et les trois musiciens seraient en charge d’aborder et de communiquer seuls avec les Indiens. C’est eux qui menaient la marche… Roderick surmonté de son chapeau rouge à plume avec à ses côtés la jeune Natalia surmonté d’un tricorne paraissant sobre à côtés du chapeau de mage rouge. Enfin derrière, les musiciens suivaient comme s’il s’agissait d’une fanfare privée au repos.
Roderick malgré son jeune âge avait aussi la lourde tâche d’assurer la sécurité proche de l’équipe diplomatique.

A l’instar, malgré son vieil âge, Papy Boom était à l’arrière avec l’équipe scientifique… le Docteur, la Biologiste et le singe parlant qui la fascinait. Évidement, Bobo n’avait rien d’un cartographe mais c’est ainsi. Quand au Capitaine Haute-Roche, c’était l’électron libre qui rodait aux alentours et accessoirement, le chef de l’équipe chargé de la sécurité.
Natalia appela Haute-Roche alors qu’elle s’avança un peu vers l’avant… tant que la forêt paraissait sans danger. Sans aucune précaution, elle lui arracha la bouteille des mains et le foudroya du regard. Elle lui murmura ses mots avec tout le soutien de Roderick.


« Je tolère que vous soyez un pochtron… mais on ne donne pas du bon vin à un alcoolique. Les bouteilles frappés du sceau de Chen vous ne les touchez pas ! Elles sont de toute façon réservées. Par contre, vu votre allure et les fonds limités du Consulat… vous vous restreindrez à la piquette, Capitaine. » Dit-elle avec autorité.

« Ah, t’es vachement sympa d’un coup…et tous savent que le Consulat est bourré de fric. Ton patron est juste un radin… »

« Je n’ai pas de patron… au Consulat nous sommes tous… »

« Égaux ? Oui, tous égaux face au Tragédien. Écoutes, je te sens sincère sur ce coup malgré ta réputation… mais je pense que tu as quelques illusions sur ton groupe. »

Natalia était au courant de chose qu’il ne savait même pas… peut-être était-ce dû à la forêt, toute cette tension dans l’air… mais la jeune fille n’appréciait pas du tout de se faire remettre à sa place par un alcoolique, aussi doué soit et héroïque soit-il.

« Elle a de toute façon raison ! » Maugréa Roderick.

Haute-Roche partit grincheux… et quelques minutes plus tard… la forêt accaparait tous les esprits. La Forêt, le lieu le plus sacré de notre mère la terre… et l’un des plus dangereux. Des braves et des lâches y meurent par les mêmes dents.

L’on y avance seulement le pas lent et prudent… cherchant du regard le fauve, le reptile, l’insecte ou la plante qui essaiera de vous tuez. Les arbres et les ombres dansent pour y former un effrayant ballet spectral. Les buissons se mettent en mouvement comme s’ils se murmuraient des choses à propos de votre sort… les branches craquent comme si l’expédition les avait brusquement tiré de leur sommeil nocturne. La Forêt est tout à fait silencieuse, comme morte et vous avec, avant d’apparaitre soudain hanté par milles dangers... bien vivant… et bien mordant. A travers le feuillage dense et les nuages obscurs qui se dissipent… « On voit la lune ! » et en effet, le charmant Roderick avait bien raison. Nul ne comprit le pourquoi de son entrain mais comme pour le punir, on entendit le chant des loups pleins de mélancolie, une souffrance perceptible dans le timbre chancelant et écorché : la faim. Qui pouvait nier entendre ces oiseaux de malheurs s’envoler bruyamment comme des alarmes ?
L’eau parcourait la forêt en fleuves, rivières et torrents comme un système sanguin. Parcouru de poisson… rien que tout à l’heure, Haute-Roche se fit mordre à la cuisse par un piranha alors qu’il jouait les éclaireurs. Il était hors de question de mettre les pieds dans l’eau.

L’équipage continue dans cette forêt à la végétation qui est malmené, bousculé… une verdure qui bouge sans cesse, jamais inactive. Qu’importe la présence d’animaux, le vent suffit pour lui donner la vie… on finit par craindre autant les arbres que les bêtes… voir même juste craindre ce vent. On finit par craindre le bruit lui-même, de peur que les chevaux s’agitent et que les prédateurs rappliquent. Personne ne parle hormis Roderick qui semble n’avoir peur de rien. De temps en temps, puisqu’ils menaient la marche ensemble depuis le début, Natalia lui répondait malgré sa peur, tâchant de rassurer le reste de la troupe.
Quelque part… son assurance, justifié ou pas, la rassurait déjà elle. C’était une belle aventure, se dit-elle pour se réconforter… et comme pour la punir, des torrents de pluie apparurent d’un coup comme si cela faisait des heures qu’il pleuvait.

On oublia seulement dans cette petite expédition… que dans cette forêt, le vrai danger ne fait absolument aucun bruit. Qui plus est, la pluie échauffe les esprits… Natalia ne supportait pas de voir que son singe et la biologiste s’entendre si bien. Ca riait, ca faisait des blagues et des vannes dans tous les sens… laissant se demander à la Comédienne si elle n’a pas changé. Ce qu’elle a appris et ce qu’elle apprend à toujours s’acharner sur Genesis, à vouloir le dépasser… c’était le chemin, elle le savait.
Dans son sizain… Thalie a déclaré que Natalia devait rendre le sourire au Consulat… tandis que là, c’est le triste et cruel masque de la Tragédie qui représente son groupe. La mort de Genesis a été annoncée et… c’est à ce moment là qu’il faudra dessiner un sourire. Natalia se demandait, si ca n’était pas à elle de reprendre le flambeau plus tard… ou peut-être est-ce juste une névrose dû à ce rythme infernal.

Roderick et Haute-Roche trahirent leurs murmures en montant le son. Il faisait référence à une ancienne expédition… et la Comédienne se demandait combien avait compris que l’alcoolisme y était aussi abordé. Natalia n’aurait jamais du être aussi tolérante… avec quelqu’un comme le Doc sage et les musiciens conciliants, ca ne pose pas problème. Malgré toute sa grandeur, Haute-Roche semble avoir le pire caractère possible. Une dispute c’est toujours problématique, on doit rester unis sinon l’environnement nous tuera.
Plus personne ne pensait aux Indiens… mais la crainte des peaux-rouges se faisait quand même sentir. L’ambiance allait lentement de mal en pire et l’on devait au plus vite écourter leur règlement de compte… mais bon, d’un autre côté, faire du bruit est encore l’attitude la moins suspecte.

« Arrêtez vous deux, vous allez attirer les animaux ! »

« Si ca attire les fauves, ca attirera aussi les Indiens. »

« Non, à ce point… ? Vous allez risquer la sécurité de cette expédition ? »

« Nat’ ne peut décidément pas faire ! La biologiste connait vachement les animaux elle sait de quoi elle parle ! »

« Stop ! » Tout le monde s’arrêta brusquement, nerveux pendant quelques secondes avant de se rendre compte qu’il n’y avait aucun problème. Natalia confia son cheval à la garde de Roderick et Haute-Roche avant de s’avancer vers les deux contestataires, les foudroyant du regard. « Vous êtes sérieux ? A quel moment avez-vous pu penser qu’on ne croiserait aucun danger ? Notre but c’est les Indiens… et on ne sait pas quel sera leur réaction. Cette expédition est dangereuse par définition, ca a toujours été très clair. Bobo, toi qui me déteste, j’ai prévenu ou je n’ai pas prévenu tout le monde ? »

« Nat’ a prévenu tout le monde… même la biologiste ! »

« Oui la mission est risquée… ce n’est pas pour autant qu’on doit y ajouter plus de risque. »

« On doit prendre tous les risques et faire un maximum de bruit pour que les Indiens nous trouvent au plus vite. Faisons un vote à main levé… »

Les votes à mains levées sont très intéressants… ils obligent tout à chacun à dévoiler carte sur table son opinion. Qu’on soit pour ou contre, qu’on mente ou qu’on soit sincère, il faut l’assumer. Ca permet très rapidement des mises aux points… et pour cette question précise, Natalia se voyait déjà saisir qui avait le caractère aventureux et qui ne l’avait pas. Elle leva la main.

« Qui est pour traverser cette forêt en fanfare ? »

Papy Boom, Roderick Haute-Roche et Bobo –à contrecœur voyant la biologiste le bouder- levèrent la main ainsi que les trois musiciens. Sept personnes au total avec Natalia. Ils baissèrent leurs mains et ce fut aux autres de lever la main. La biologiste, le Doc et Papy Boom furent obligés de s’y restreindre.
La marche reprit, toujours sous la pluie et sous la lune qu’on ne voyait plus. D’ailleurs, on n’y voyait plus grand-chose depuis un moment, la cécité accentuer par la fatigue. Machi se hissa finalement jusqu’à son cheval et aux cotes de Haute-Roche, jouait un air de guitare mélancolique qui semble-t-il, lui plaisait beaucoup… c’était peut-être ça qu’il lui fallait, même si les deux restaient un peu loin au gout de la Comédienne qui les surveillait constamment.
Léo et Marco se mirent à jouer un air de trompette effrénée, quelque chose de grandiose… mais ce n’était pas épique ! Chacun sentit son cœur se soulevé au son de leurs instruments, donnant la sensation à tout le monde que rien ne pouvait les atteindre. Comme pour conforter cette impression, la pluie cessa. La marche continua au son des instruments et… les mœurs se sont adoucies. Il y avait… quelque chose de surnaturel dans le son des trompettes, plus personne n’avait peur tant qu’il jouait. Peut-être était-ce simplement le fait que le silence soit brisé ? Non, Natalia croyait au pouvoir de l’art… et ce souffle si puissant, si fort… ce son la imposait le respect aux animaux. On vit la faune locale se dévoiler… pour seulement s’échapper en panique. Une meute de loup entière avait fait suivre les buissons ! Un ours avait résisté en chemin… mais tout en soufflant dans leur cor, les jumeaux réussirent à faire fuir l’ours rien qu’avec le son de leur trompette ! Face à ça, tout le monde applaudit et ca reprit de plus belle ! Le concert était sans fin, Marco et Léo avait décidément une endurance énorme.

La musique stoppe, tout le monde s’arrête sans plus rien dire… on entend murmures sournois et ricanements vicieux dans les buissons ainsi que dans les arbres. Impossible à repérer… comme si les esprits de la forêt eux-mêmes venaient les accueillir. Une brume étrange apparut trop soudainement, d’une étrange manière, comme si c’était surnaturel… juste un mélange de chaleur pesante et d’humidité froide dit Papy boom. Natalia ne le crut pas… c’est une forêt tropicale… et il y a de la brume ? On les entendait se mouvoir dans des bruits de rafales de vents discontinu… tout autour d’eux, comme s’il était au centre d’une tornade. La jeune rouquine plissa les yeux… et murmura à Roderick, apercevant l’expédition se mettre un peu trop en mouvement à son gout.

« Dis leurs de rester calme… et soit autoritaire… n’oublie pas, tu es le chef ! »

Roderick hésita alors pour lui faire comprendre l’urgence, la Comédienne le frappa sans vouloir lui faire mal… mais avec énergie et conviction, le regard sévère ! Comme si un éclair s’était abattu sur lui pour le changer à jamais, le jeune Roderick s’arrêta net et plaça son bras à l’horizontale comme une barrière infranchissable. La tête haute sans reproche, le torse bombé sans peur et le regard sans aucune peine, il s’exclama !

« On se calme ! Et n’oubliez pas que les Indiens sont des putains de guerriers, soyez fiers et forts. Si vous avez peur, gardez-la pour vous ca vous sauvera la vie. »

Et comme par magie, chevaux comme hommes s’immobilisèrent dans une expression statique de fierté. Natalia ne s’y attendait pas… elle-même était galvaniser par son discours et par cet aplomb. Haute-Roche approcha de Natalia et Roderick, un peu en retrait mais le poing serré… le visage d’un rustre imbu de fierté qui ne regardait même pas les deux jeunots. A vrai dire, il était plus que bienvenue et on ne peut plus rassurant. Sans son tricorne, il n’avait qu’un veston rouge et une chemise blanche.
Les musiciens s’approchèrent discrètement… et Natalia les mains jointes sur le devant, se tourna avec une grande lenteur vers eux et leur fit simplement non de la tête.

Le ballet des chasseurs de l’homme blanc n’en finissait pas… et poussé par la tension palpable, une initiative se fit. Léo et Marco se regardèrent alors que s’ensuivit un hochement de tête complice… puis on entendit le souffle intimidant de leurs cors rugirent à l’unisson ! Que sont les Indiens finalement ? Sont-ils des sauvages ? Des bêtes ? Un autre genre de créature à deux pattes ? Non… ce ne sont que des hommes, faits d’os, de chairs et de sangs ! Nous n’avons pas plus à les craindre que d’autres ! Ca dissipa la brume net et on les vit enfin… trois Indiens étaient là. Toute l’expédition les observa avec l’attention d’un aigle et la minutie d’un huissier de justice.

Trois… mais peut-être d’autres rodaient dans les parages… Léo et Marco en eurent le souffle littéralement coupé. Dans l’obscurité, il sembla à Natalia que les plumes de celui au milieu changeaient de couleurs… mais elle n’en vit pas plus. Machi a peut-être mieux vu ça, à vérifier… c’était visiblement un homme d’expérience à la peau si déjà brune et si brunit par le soleil qu’elle avait viré quelques peux aux rouges à certains endroits. Son visage portait des marques et lui qui arborait la coiffe se présentait avec sa forte stature dissimulé d’un étrange manteau. On aurait dit de la fourrure mais la Comédienne ne crut pas ça possible… à moins qu’un animal mort soit exploité jusqu’au bout. A vrai dire, avec la mousson, la forêt et l’air en étant rafraichi. Ses yeux ancestrales regardèrent Natalia mais rapidement passa sur Roderick qui parvint à lui rendre un œil puissant de courage. Malgré tout, l’Indien qui était chef ou chaman resta stoïque, le visage impassible et plein de colère. De manière incompréhensible… Roderick arborait un sourire en coin fier, Natalia un sourire serein et Haute-Roche un sourire détendu, un peu arrogant. Ce fut le jeune matelot qui hurla cet ordre !


« Première consigne donné par Miss Consulat ! »

Il s’en rappelait et avait même pensé à dire le mot Consulat très bien articuler ! Natalia l’aurait fait avec le temps… mais il jouait son rôle de chef à la perfection, il y croyait tellement que tout le monde le croyait ! Quelle était la première consigne et la plus importante de toute ? Celle que tous ont suivit sous l’impulsion de Roderick ? Sourire aux Indiens dès qu’on les verrait ! Roderick fit un pas menaçant vers l’avant accompagné d’une trompette calé à la milliseconde sur son pas. L’indien à la coiffe ne se laissa pas impressionner le moins du monde mais les deux autres rappliquèrent… c’était des hommes taillé comme des arbres et au langage très fleurit… on ne comprit rien à leurs dires mais ca avait l’air d’insultes et de menaces. Les deux arboraient fièrement un corps pratiquement nu mais armé et couverts de tatouages terrifiants. Alors que les nuages noirs se dissipèrent pour laisser place à la pleine lune, des Indiens surgissaient avec chacun le calme inquiétant d’un fauve … et il en tomba même des arbres.
Ce qui semblait être le chef, au moins à ce moment-là, s’avança encore d’un pas et défia Roderick, beaucoup plus petit que lui. Proférant un mot grave et puissant de sa bouche.


« Powaka ! »

« Consulat ! »

Le chef Indien s’approcha du jeune et immobile Roderick, semble-t-il pour le sonder… avant de se redresser et de s’esclaffer, rapidement suivit par tous les autres. Le marin assèna un coup de boule à l’Indien de toutes ses forces… comment vous décrire l’impact, dans un bruit la tête de Roderick a rebondi pour revenir à sa place initiale. Les Indiens hurlaient à la mort et tout le monde se préparait plus ou moins à se battre ou fuir… mais l’un d’entre eux hurla plus fort que les autres, celui à la coiffe. Tout le monde se tût et ce fut la surprise pour tous, même ceux de l’expédition, quand Roderick tendait l’arc à l’Indien pour le lui offrir.
Celui-ci arracha l’arc des mains au vrai-faux chef qui ne cachait pas être vexée… il l’examina sous toutes les coutures, l’air concentré. Son visage se changea très rapidement pour finir dubitatif alors qu’il se caressait profondément le menton. Finalement il fit un air plutôt décu à Roderick… mais prit quand même l’arc.

A vrai dire, à propos de l’arc… Natalia ne doutait pas connaissant son groupe que la beauté ait primé sur l’efficacité lors de sa conception. L’Indien avait l’air de le considérer comme une babiole, tout au plus. Roderick regarda soudain la comédienne en la montrant comme s’il la présentait. Il s’exprimait comme s’il était en train de vendre le secret de la jeunesse immortelle ou de l’immortalité !


« Consulat ! Je sais vraiment plus quoi dire, faut que tu prennes le relais et vite s’il te plait ! Consulat !»

Natalia tourna sur elle-même… la seconde de face, l’autre de pile et une nouvelle fois de face, les pieds nus avec la même coiffure mais uniquement vêtu d’une robe rouge de tango ! Dans sa tornade, elle avait éparpillée ses anciens vêtements un peu partout autour d’elle et on vit en arrière-plan Haute-Roche récupérer son tricorne. Les Indiens étaient stupéfaits… mais paniqués et ca sentait mauvais, heureusement le chef afficha le plat de sa main et cela calma tout le monde.
D’un claquement de doigt et d’un regard désolé lancé derrière elle, la Comédienne fit venir les musiciens avec leurs instruments. Pour la satisfaction de chacun, bien que ne faisant rien d’autre qu’être fixe, intimidant et sans réaction –hormis semble-t-il pour le chef à qui s’est autorisé-, on pouvait sans se tromper prendre leur stoïcisme pour de l’intérêt… aussi minime soit-il.


« Jouez Consulat ! »

Machi joua une triste ballade sur un air de trompette déclinant… chaque note de la guitare résonnait sur un rythme lent et cette façon qu’elle pinçait ses cordes avec intensité ! Les Indiens écoutaient, ca se voyait… certains fronçaient peut-être toujours les sourcils, notamment le chef… mais l’ambiance avait réussi à devenir plus sereine. Les Indiens ont connu avec l’arrivée des étrangers des temps très dur… Natalia voulait absolument quelque chose de triste pour commencer. Quelque chose qui les rappellerait à leur douleur… quelque chose qui, même l’espace d’un instant, pourrait l’apaiser. Les jumeaux ne jouaient plus, c’était son solo… que la forêt applaudit elle-même. Des loups sont arrivés, calmement… mais certains dans le groupe ont paniqués… mais la paume du chef freina les loups qui simplement s’assirent. Machi s’était arrêté de jouer par peur des loups, pétrifié sur place… et les Indiens commençaient à devenir agressif.

« Tu dois jouer, Consulat ! Les loups n’ont pas l’air agressif… même si c’est difficile à croire, Consulat ! »

« Oui enfin tout de même, faisons attention… les loups ca mort ! »

« Consulat !!! »

Et lentement… à coups de longues et terribles notes… les trompettes réveillèrent la guitare qui entama d’accélérer le rythme. Elle jouait la même mélodie à quelques notes près pour ne pas lasser, mais toutes les sept secondes, le rythme accélérait. Au bout de quatorze accélérations, Indiens comme loups tapait du pied à chaque coupure !!! Après de longues minutes, sur un duo de trompette langoureux, le concert s’arrêta. Natalia fit un geste plein de grâce vers le chef… les trois musiciens s’en approchèrent donc et humblement, tendit les instruments. Ils furent rapidement récupérés par les deux gardes du corps. Aucune réaction cependant, ils étaient redevenus tout à fait stoïque. Roderick prit l’initiative d’amener les offrandes, l’ordonnant à tout le monde en mettant le mot consulat ici et là. Ils se prêtaient tous au jeu. Enfin, les dix chevaux ainsi que toutes les cargaisons étaient devant lui.
Celui offrit un regard terrible… de manière impitoyable et incompréhensible il chassa les chevaux ! Cependant, des Indiens entamaient déjà de récupérer les cadeaux et partir on ne sait où.

Ne restait plus que le collier de rubis à offrir… et Natalia n’y arrivait pas… elle avait autant peur que les Indiens se trompent sur le destinataire que d’embrasser Roderick. C’était vraiment un plan foireux, merci Capitaine…


« Hey Miss Consulat ! »

Natalia se retourna vivement…

« Hey… Mister Consulat ? »

Roderick attrapa la Comédienne par les hanches et l’amena avec force jusqu’à elle… il s’en était saisit et resserant son étreinte, l’embrassa sans hésitation. De longues secondes durant, elle avait fermé les yeux presque instinctivement pour que son sens du gout soit en éveil… Haute-Roche applaudissait derrière en s’écriant ! « C’est ça le Consulat ! C’est ça le Consulat ! » L’indien répondit à tout ceci en fronçant les sourcils… non pas de colère, c’était plutôt comme si ça le perturbait… comme s’il ne comprenait absolument pas pourquoi tout ce cirque. Les autres Indiens partageaient avec lui un visage étonné… un peu méprisant, aussi.
Natalia ne l’aurait absolument jamais toléré en temps normal… il était ridicule. Mais là, avec ce plan de tonnerre de Zeus, il aurait pu se déshabiller.


Le chef indien pointa brusquement le collier du doigt… au moins, il le voulait. Qui peu dire s’il atterrira autour d’un cou féminin ? On ne peut pas faire mieux que ça. Roderick mis un peu de temps à comprendre que c’était à lui de dire ou mais il fit enfin un signe affirmatif de la tête au bout de quelques secondes. Ce n’était pas si grave… son air absent passait aisément pour de la réflexion.

L’Indien sourit à Roderick et aussi brutalement que poliment attrapa Natalia par le bras.

Elle s’écria et fit de son mieux pour se débattre, sans succès ! Sa poigne terrifiante lui écrasait les os, c’était une bête, surtout masqué dans la nuit ! Enfin le pourquoi de la cruauté des mercenaires lui sautait aux yeux, ils n’ont vu que ça ! Roderick intervenu et poussa le chef de ses mains, le forçant à reculer. Haute-Roche glissa sur le sol et intercepta un tomahwak. Cherchant le tireur, il remarqua que tous s’étaient retranchés, camouflés dans l’ombre et la nature, comme des prédateurs.

Il pointa un doigt vindicatif sur Roderick et maugréa avec véhémence dans sa langue !


« J’te sens pas Consulat du tout toi ! Tête de con ! »

Roderick attrapa avec vigueur le collier avant de l’agiter comme pour l’exhiber et fit oui de la tête. Roderick attrapa avec vigueur Natalia par les cheveux avant de l’agiter comme pour l’exhiber et fit non de la tête. Alors qu’il réfléchissait, un Indien surgit en courant telle une gazelle jusqu’au chef présumé et chuchota à son oreille. Celui-ci était plongé dans ces murmures que seul lui distinguait. Le chef Indien s’exprima ensuite avec autorité, plus à l’attention de son groupe que de celui qui rendait visite. Son premier mot fut accompagné d’un puissant éclair qui le rendit terrifiant…

« Consulat… » Le mot traina quelque peu en longueur après avoir été méticuleusement articulé… on sentait clairement qu’il avait autre chose à dire derrière. Ce fut un charabia incompréhensible, mais sa voix suffisait à imposer l’écoute. Rien qu’à l’entendre, cela semblait atrocement sérieux et profond. L’orage hurlait au loin mais sa voix si puissante le reléguait au simple bruit de fond, entre deux cris… on ne sut si la foudre tombait en pile poil même temps ou si ce n’était pas la foudre mais jute lui. Fièrement il se frappa le torse et simplement, s’en alla. Les Indiens s’en allaient aussi, se faisant sonore avant de disparaitre. Ne restait plus qu’à rentrer… mais tout le monde était un peu... chacun semblait avoir obtenu quelque chose de cette rencontre. Tous y réfléchissaient en tout cas.


Le lendemain matin, alors que la nuit tardait à s’en aller, Natalia fut… surprise de voir à l’entrée du camp qui reliait ce dernier à la forêt un sac de jute et un autre fait d’un tissu que la Comédienne ne reconnu pas. Le sac de jute rouge frappé de l’emblème du Consulat était rempli à ras-bord de tabac… et ce fut celui qui a été perdu dans la tourmente. Pour la Consule c’était on ne peut plus clair ! Les Indiens leurs avaient rendus le tabac… mais ce sac, juste à côtés, restaient inconnus de tous. S’en approchant doucement, la jeune rousse en huma le parfum très fort… âcre et fruité, dans un mélange de sucré et d’amer. On y sentait un gout de citron et d’orange… c’était des étranges tumeurs végétales, vertes à la base mais couvertes de fins grains de poussières blancs étincelants comme du diamant ou de la neige. Quoiqu’on aurait surtout dit du sucre. Des fils orangés venaient recouvrirs de jaunes le vert qui colorait, à la base, la plante. Sous le soleil naissant du nouveau monde, ces plantes avaient quelque chose de sublime… et la Comédienne décida de baptiser ce présent des Indiens.

« L’or vert ! »

Ca n’était en aucun cas un signe d’amitié… mais les Indiens avaient eut cette sympathique attention même si ca faisait un peu... hey, c’est nul ton truc, nous on à ça ! A vrai dire, Natalia interpréta surtout cette offrande comme un signe de relations de voisinages cordiales.
La Comédienne attrapa le gros sac dans ses petits bras et se décida à voir l’équipe scientifique… le cartographe ne servirait à rien mais peut-être le docteur ou la biologiste en saurait plus. Arrivé dans leur grande tente rouge, Natalia laissa lourdement tombé le sac et attendit l’analyse des deux éclairés.

Après quelques secondes d’inspections, tous deux furent d’accord en obtenant le même constat et le partagèrent avec le Chef de l’Expédition Consule.

« Ca se fume… »

« C’est du tabac vert, donc ? »

« Oui… on peut appeler ça comme ça mais attention, c’est quand même un spiritueux. » Rétorqua le médecin dans un sourire un peu moqueur.

Natalia avait les yeux qui pétillaient… puisqu’incessamment sous peu, l’ambassade du Moulin Rouge, en plus de milles et un alcool fait de mains de maître brasseur… vendra aussi un tout nouveau spiritueux : L’or Vert. Ca sera tout à fait inédit pour la Citée des Rêves… et évidement, pour le remercier de veiller sur son établissement de sa propre initiative, Chen sera le tout premier à gouter ce tabac vert.
On le vendra très cher… et c’est très normal puisqu’on insistera sur le fait que ca vient du Nouveau Monde et seulement de celui-ci.

Natalia regarda très rapidement les cartes que Bobo avait gribouillé… ca n’était pas clair du tout et étrangement, ses cartes avaient toutes une forme de banane. Elle le reconnaissait bien là… mais bon, ça ou pas du tout de cartographe… c’est déjà pas mal. Quelque part, la Comédienne aimait bien que la forêt ne soit pas cartographié… ca c’était l’aventure ! Sans nul doute, il faudrait aussi s’y aventurer de jour. Pour l’heure, la Comédienne devait être rentrée à la Citée des Rêves pour l’heure d’ouverture du Moulin Rouge.


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Le Tragédien
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Jeu 14 Aoû 2014 - 23:02
Mission accomplie !

Bon...

C'est une excellente mission. Tu peux être fière de toi ! Elle n'est pas exempte de défauts... ils sont même plutôt nombreux mais que ce soit clair, je crois que personne au Consulat n'aurait pu mieux faire ça que toi. Sans te comparer aux autres, c'est juste un fait ! Tu as parfaitement accompli la mission. Tout ce qui ne devait pas être raté ou mal fait, tu l'as brillamment écrit.

Je sais que si j'avais du faire cette mission, j'aurais fait beaucoup plus simple. Donc je suis bien content que ce soit toi qui l'aies fait.

Les défauts sont assez difficiles à citer...

Mais le premier, c'est par exemple que la mission prend beaucoup de temps à démarrer. Dans une certaine mesure, c'est très bien, puisque tu fais une intro terrible, présentant les protagonistes. Mais tu es tellement complète qu'honnêtement... y avait un moment où j'avais quand même envie que ça commence.
Ca traîne un peu donc.

Le deuxième défaut est un méga détail mais... il m'a énervé. Tu te trompes très souvent de couleur avec tes personnages. Or y a quand même pas mal de protagonistes. Jette un coup d'oeil, Natalia parle très souvent avec la couleur d'un autre, ce qui est un peu énervant.

Ensuite et c'est là que je peux difficilement te donner des exemples, c'est que certaines phrases ne sont pas claires. On les comprend pas tout de suite. Très souvent c'est parce que t'as mal formulé ta phrase... Y a beaucoup de phrases nominales, d'erreurs de ponctuation (surtout sur les virgules) et... surtout :

Très souvent, on ne sait pas de qui tu parles. Par exemple :

"Roderick intervenu (intervint) et poussa le chef de ses mains, le forçant à reculer. Haute-Roche glissa sur le sol et intercepta un tomahwak. Cherchant le tireur, il remarqua que tous s’étaient retranchés, camouflés dans l’ombre et la nature, comme des prédateurs.

Il pointa un doigt vindicatif sur Roderick et maugréa avec véhémence dans sa langue !"

"Il"... Excuse-moi mais y a quarante indiens, Six consuls et trois marins alors... C'est qui "Il" ? Jusque-là le sujet c'était Haute-Roche mais je doute qu'il aille parler dans une autre langue que la sienne.

C'est typiquement le problème. T'as un moment où on comprend et là brusquement, tu incrustes un "il", sans dire de qui tu parles... et tu nous perds.

Voilà pour les défauts.

Passons à une note plus globale de ton rp.

J'ai beaucoup aimé tous les personnages. J'ai cru en le doc, j'ai adoré la discussion entre Natalia et la biologiste... Il faut dire que... qu'on se dispute pour Genesis Cool

Les musiciens étaient cools, les indiens étaient super cools... J'ai aimé le fait que le cartographe ne participe pas. (même si c'était peut-être le plus important pour la suite des missions =)

Roderick m'a beaucoup plu. J'ai vraiment adoré toute la romance entre Natalia et lui. Le baiser est très bien décrit, c'est vraiment beau. Et il fait un chef du tonnerre !

Tu as respecté à merveille les consignes, (ce qui est rare pour toi !) ^^

Le seul personnage qui m'a saoulé, c'est l'alcoolique. Quand il parlait j'avais envie de bailler. Je trouvais le principe du perso tellement bateau que ça ne m'intéressait pas.

Parlons du reste ! J'ai beaucoup aimé la façon dont tu as brisé la barrière linguistique. Le coup du "Consulat", l'idée du baiser et des chapeaux. La traversée de la forêt est super bien réussie.

Mais vraiment, le coeur du rp, la rencontre avec les indiens... C'est tellement tendu ^^, j'avais l'impression d'être avec Natalia, l'air de demander "On va mourir... On va mourir, c'est ça ?"

C'était tout simplement réussi.

Puis la conclusion est top. J'avais peur que tu me fasses un coup du "C'est bon on est potes !" Non tu l'as parfaitement dit : "Ca n’était en aucun cas un signe d’amitié… mais les Indiens avaient eut cette sympathique attention même si ca faisait un peu... hey, c’est nul ton truc, nous on à ça ! A vrai dire, Natalia interpréta surtout cette offrande comme un signe de relations de voisinages cordiales. "

Bref, super rp, bravo à toi !

Mission avancée. 36 xp, 360 munnies et 4 PS dont 1 bonus. 3 en défense et 1 en psychisme.

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