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 Sauron
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Le Dynaste de Rubis
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Jeu 7 Aoû 2014 - 23:37

SAURON



Identité

  • Nom  :

  • Prénom : Sauron

  • Titre  : Le Dynaste de Rubis

  • Âge : 830 ans

  • Camp : le Consulat

  • Monde d'Origine : Agrabah

  • Race  : Sans-coeur anciennement humain

  • Grade désiré :




Physionomie


Il est connu pour avoir possédé un bon nombre de formes, bien des apparences, des voix et des attitudes distinctes. Mais tout cela n'a jamais été qu'une illusion. Il n'a jamais vraiment fait plus que se laisser apparaître autrement une fois ou deux face à quelqu'un ; l'imagination de ces personnes faisaient tout le reste. Il pouvait apparaître blond, grand et majestueux, nommé Annatar. Sauron se souvient, il avait pris ce nom à Agrabah ; il y avait un forgeron là bas, un artiste, fils d'une grande famille, il lui a simplement demandé de lui enseigner la forge, discipline à laquelle il se montra en définitive peu doué. Il garda cette personnalité agréable à porter. Cependant il tua le forgeron, ce fut court et étrange et un racontar pour un autre temps ; mais il faut préciser qu'il ne le força jamais à faire quoi que ce soit. Il lui parla, sous un masque. C'est très compliqué à expliquer, en mots simples, comme dit plus haut, l'illusion ne tient que quelques instants. Une grande lumière, un sentiment de plénitude qui envahit la victime, une forme angélique ? Voilà comment Sauron vole ses victimes, gagne ses combats. Pour ses raisons, il est nécessaire d'ouvrir tout un autre chapitre et ça, il n'en est pas encore question.

Lors de ses voyages, il prit ainsi plusieurs formes, Aulendil, grand et noble, Artano, le forgeron, ou encore Zigûr, le mage. Toutes ont étés réelles ; aucune n'ayant néanmoins jamais été sa vraie forme .

Sa vraie forme reste celle qu'il a endossé ces dernières années. Sous le nom de Sauron ; ce nom est peut-être tout ce qu'il lui reste et est à elle même une réputation légèrement entachée. Elle est celle d'un jeune homme à l'âme noire. Son cœur, on pourrait en parler, puisqu'il n'existe plus. Il exista un temps avant de devenir charbon dans sa poitrine, consumé par des forces qu'il n'a jamais pu maîtriser, celles qui sont destinées à rester dans le noir. Sauron, c'est un être qui respire, dont chaque souffle fait se mouvoir une poitrine délicate et une peau d'ivoire. Elle est marbrée de fines cicatrices qu'il cache et cachera toujours. Il ne les aime pas. Cette poitrine est fine, presque féminine ; les muscles sont délicatement sculptés, passant ses mains sur cette poitrine serait comme de faire glisser ses doigts sur de la soie ; la peau, en effet fine et chaude, couvre tout son corps comme il se doit et ce sans aucune difformité. A cette poitrine s'ajoute un torse, des épaules, fines elles aussi, de longs bras, des mains délicates aux ongles entretenus. Elles n'expriment aucune brutalité en soutenant les arguments oraux de leur possesseur, ah ça non ; des gestes fluides et doux, des mouvement calmes. Un haussement d'épaules, une légère torsion du cou. Quelques veines apparaissent alors que le jeune homme tourne lascivement la tête vers un interlocuteur ; sous la peau parfois diaphane ont peut apercevoir une certaine fragilité dans ce qu'il aurait tant voulu être du métal. De l'acier, c'est contre quoi il aurait vendu son âme.

Mais c'est de délicatesse dont il est doté. C'est ainsi ; un humain sera toujours peu content de son corps, dans une grande majeure des cas, il peut y avoir des exceptions, mais qui porte attention aux exceptions ? Sauron ne veut pas que l'on se rende compte de sa faiblesse corporelle ; il n'en a pas honte, c'est surtout de la colère qu'il ressent envers cette forme charnelle qui n'a pas voulu changer alors que son cœur même n'est plus. Son visage en est un parfait exemple ; un visage est, selon beaucoup de penseurs et de savants, un miroir de l'âme. Celui de Sauron a toujours porté une certaine noblesse dans ses traits. Des pommettes hautes, des sourcils bien dessinés, une bouche fine et expressive, souvent souriante et toujours cette même peau d'albâtre. Seuls ses yeux sont une porte ouverte vers le vide sidéral qui compose sa compassion et son humilité. Ces yeux, il est nécessaire de s'attarder dessus. Ils portent une lumière incroyable ; une lumière qui n'éclaire rien, certes, qui n'est que ténèbres, à l'image de la lune sans doute. Ils sont d'un orange vif, harmonieux et lumineux, bordés de cils clairs, il n'y a rien qui peut bloquer leur portée. En amande, ils sont d'une forme douce, bordés de fins cils clairs. Une personne sait lorsque Sauron la regarde. C'est en définitive un visage bien dessiné, très féminin, encadré de vagues de cheveux d'un roux flamboyant. C'est une véritable marée de flammes, soyeuse et douce qui retombe en lourdes vagues sur ses épaules et qui flotte dans son dos lorsqu'il marche. Il ne se les attache pas souvent, leur coiffure peut varier légèrement d'un jour à l'autre. Cependant, lors d'une occasion spéciale, il les tressera, les parera d'attaches en or. Il se passe très souvent une main dedans, pour les arranger, les dégager de son visage, les entortiller autour d'un doigt.... Des réflexes qui trahissent bien des choses, des sentiments, des réactions ; il les connaît, bien entendu, mais en tentant de les dissimuler, ne seraient-ils pas encore plus facile à lire ? Il laisse tout son corps à la merci plus ou moins silencieuse de ceux qui voudraient décoder son attitude et ses réactions.

Son corps est dans son entièreté très féminin, ses muscles n'altèrent pas sa silhouette, ne font rien saillir, ne font paraître ses vêtements trop serrés, il trouve cela d'un vulgaire.... Personne ne le verra jamais habillé d'une autre couleur que le noir, bordé de rouge quelquefois, d'or, plus rarement, dans des toges amples et soyeuses, de tissu tantôt fin, tantôt lourd, brodé, comme fait de soie liquide ou alors plus mat. Il ne considère pas cela comme une faute de goût ; il aime mélanger les formes et les origines de ses vêtements ; ses goûts sont les siens et peuvent ainsi paraître particuliers. Il s'habille à se guise et est un fin chercheur et connaisseur de tailleurs. Ses cols sont souvent longs et hauts ; il avait apprécié les vêtements plus dénudés du temps d'Agrabah, et de Melkor.... Mais les marques de ses défaites passées font de son cou et de ses épaules pourtant d'une forme si agréable à regarder... quelque chose qu'il cache, qu'il n'apprécie pas de montrer. Il en éprouve une légère honte et n'aime pas y penser. Et puis... les longs cols ne donnent-ils pas un air noble et distingué ? Un beau maintien. Sauron se tient le plus souvent droit. Il est plutôt grand ; mais néanmoins, moins grand que certains. Ses manches sont amples ; ou serrées, selon l'envie... Sous une autre couche de manchons amples. Il ne dénigre pas la fourrure l'hiver venu ; c'est même improbable qu'il ne sorte pas sans une capuche bordée de cette matière ou bien un col qui en est garni (en passant, il est bon de préciser qu'il abhorre les manteaux de fourrure ; tout est dans la nuance). Ses envies sont tantôt inspirées de la dernière mode du Palais des Rêves ou du Colisée de l'Olympe. Ce dernier monde est vraiment prolifique au niveau de la mode selon lui ; les longues toges ayant toujours eu sa faveur, même lors de son temps à Agrabah.

Il y a ces moments où il a besoin de porter une armure ; il y en a eu quelques uns au cours de sa vie, certains dont ils n'aimerait pas de souvenir d'ailleurs. Des batailles au nom poétique. Ah, le métal. Il aurait aimé en être fait, mais pour ce qui est de le porter ; c'est différent. Il trouve la sensation de cette matière dure, froide, désagréable. Les épées de bien des mondes sont vulgaires, de simples bouts de fer sans prétention. Elles ne valent rien face à une majestueuse cape. Si Sauron doit porter une armure, elle aura une cape ; s'il est forcé de porter un heaume, alors il faudra qu'il soit finement sculpté. Sauron est un artiste ; même si au premier abord il ne l'avait pas pensé.

C'est dans sa manière de mélanger le noir et le rouge qu'il est reconnu, passant comme une ombre dans les couloirs et les palais, danser avec une ingénue, un ingénu, des inconnus, sur une piste de danse. Il ensorcelle, il transperce le cœur ; il connaît leurs sentiments bien futiles ; il s'est amusé à croire qu'il connaissait tout, de tout le monde. Il a cru avoir un regard qui perçait les nuages et les méandres de la terre, qui perçait les cœurs et la chair. L’œil, le grand œil, c'est son symbole personnel. Son écusson, son emblème, son étendard. Un œil rouge sur fond sable, sur fond noir. Il le porte quelques fois ; très souvent en fait, sur sa poitrine, sur le dos de ses gants, il ne retire que rarement ses gants en public.

Sauron est aussi féru de bijouterie. Ayant appris cela de ce forgeron au nom aussi improbable qu'a la généalogie douteuse rencontré à Agrabah. Il aime l'or ; pour cela il est comme un dragon. Il apprécie les parures lourdes, les serre-têtes et les tiares d'or pur, les délicates boucles d'oreilles, les colliers et surtout les bagues. Il aime les bagues, il a d'ailleurs perdu un anneau quelque part, il ne sait pas trop où. Il accuse un voleur, un humain barbu... Mais Sauron se considère comme un homme de quelque goût ; il en a, c'est indéniable, un goût particulier, certes, mais certain.

Sauron est avant tout un tacticien ; il ne se mêle pas de ce qui se passe sur le champ de bataille. Son moyen de combat favori est à la place qui est la sienne ; confortablement assis derrière une table remplie de cartes et de pions, avec quelques ordres un peu vagues, quelques conditions, il se chargera de tout pour une victoire parfaite, pour cela il n'y a aucun problème ; il est très doué. Quant à un réel combat ; celui ou la phrase « se salir les mains » devient littérale, il cherchera un moyen de ne pas se salir les mains. La magie est quelque chose de très naturel pour lui ; il la connaît depuis des années, depuis sa naissance même. Sauron a été ce que l'on pourrait appeler un prodige ; il n'a jamais eu besoin d'apprendre énormément pour travailler ses dons. La magie élémentaire est pour lui l'évidence même, avec une certaine affinité pour le feu, mais aussi surtout pour les ténèbres. Il n'a tout de même pas négligé le combat au corps à corps ; il est un épéiste doué, rapide et plein de talent pour ce qui est de l'esquive et des coups dans le dos. Il trouve les points faibles et les attaque sans relâche, étant l'archétype même du mauvais joueur. Car il n'apprécie pas la défaite ; il est même très mauvais perdant. Sa hantise est certes le ridicule et la défaite, la démise et la perte de son apparente plénitude, mais il ne reculera devant rien pour vaincre et anéantir. C'est un adversaire tenace qui, lorsque vous tombez dans son viseur, ne vous lâchera pas jusqu'à ce que vous ou lui tombiez.  




Psychologie


Chaque personne est compliquée ; et difficilement descriptible en quelques mots. Un mot vient ; donnons « noir » pour le personnage décrit ici ; Sauron. Il est en effet noir ; son âme, son esprit, son être tout entier. C'est une brume noire qui s'échappe de son corps lors de sa mort. Il le sait ; il est déjà mort. Expérience très peu agréable, si vous lui demandez. C'est pour cela qu'il pourrait très bien représenter la noirceur ; mais de ce noir là, il en a peur. Peur de la mort, peur de l’inexistence. Il a vécu longtemps ; plus de 800 ans ; il ne veut pas que cela se termine. Il ne veut pas mourir, mais il conserve un grand regret ; il y a des personnes de son entourage pour qui il aurait pu mourir, pour qui il aurait pu noblement donner sa vie. Mais c'est ainsi, et lui il vit alors qu'eux sont morts. Il ne dira pas que cela lui déplaît ; au grand contraire, comme il déplore la mort de certains des compagnons qu'il a pu avoir au cours de sa longue vie, il ne sera jamais entièrement triste de son sort. Il aime sa vie ; pas au sens de tous ces souvenirs qu'il garde, il aime plutôt le fait d'être en vie, tout simplement.

C'est un être de peu de chose lorsqu'on le regarde de loin. Le Dynaste, les habitants d'Agrabah lui ont donné ce sobriquet, inconscients dans leur grande simplicité, de qui il était vraiment. Chaque personne est compliquée, chaque personne a son histoire et ses particularités ; celle qui lui fera préférer un choix plutôt qu'un autre. Il ne faut pas remettre ce choix à la malice ou au mal pur ; choisir de aire ou de ne pas faire quelque chose est parfois le fruit d'une grande et longue réflexion, il ne faut pas s'y tromper. Sauron est quelqu'un qui réfléchit beaucoup et songe énormément. Il songe au possible, il songe a ce qui aurait pu être, mais relativement moins qu'à ce qui pourrait être. Il aime planifier les choses ; pas au sens de planifier sa journée, bien sûr que non, pour cela, il aime même plutôt les légers imprévus, ce sont le piment d'une journée bien remplie après tout. Non, plus sérieusement, Sauron est un tacticien, c'est son art, sa force. Il voit distinctement les formes des assauts et des armées, il connaît la foule, ses habitudes, ses volontés, ses peurs. Il apprend à connaître ; il manipule. Il dessine des formes invisibles du bout des doigts sur une carte et tout devient simple. Les lignes deviennent des murailles, des cours d'eau, des dunes. Son univers est en grande partie couché sur papier ainsi que dans sa tête. Il est définitivement faux de dire que Sauron est un être dirigé entièrement vers la destruction. Il a été n instrument de destructions mais n'en est définitivement pas un pour la vie.

Il peut paraître extrêmement passif, c'est certain. L'attente fait partie de son travail, ou de son art si on peut le qualifier ainsi. Il siège dans un coin d'une salle de conseil, un coude sur la table, ses yeux a demi ouverts, écoutant d'un air ennuyé, ses yeux de chat allant d'un mur à un pot de fleur à une poutre ou un visage. Il pose quelques questions, quelquefois, et il écoute, toujours. Il est là. Sauron aime les gens ! Il aime le contact, les bals, les danses, il aime tous les humains. Ne pas avoir de cœur ne veut pas dire ne pas aimer, bien sûr que non. Bien qu'il ait un vide constant, là, quelque part dans sa poitrine ne veut pas dire que lui-même est un être vide. Ses mains sont chaudes au toucher, son sang circule dans ses veines. Un cœur physique est là, mais il fonctionne, ne faisant rien d'autre. C'est son cœur qui est vide, pas son âme. Il est un être qui a choisi de s'abandonner aux ténèbres par pure passion. Voyez, il a été capable d'aimer.

En cela, il est nécessaire de passer un peu plus de temps. Melkor n'a pas juste été qu'un trait de plume sur un cahier de mémoires. Il se tient comme un pilier dans les souvenirs du Dynaste comme une mère se tiendrait dans celle de son fils. Des suites de longues paroles, de longs discours et de discussions, de débats, de théories, Melkor conduisit Sauron par la main vers la puissance. Oui, il est nécessaire de s'attarder sur les points noirs de cette description qui tentait de s'attarder sur des points positifs ; Sauron est quelqu'un d'incroyablement attiré vers la puissance. L'adjectif que l'on pourrait employer ici est bien connu ; il est avide. Melkor a nourri son esprit de rêves de grandeur, de salles remplies d'or, ainsi que de puissance. Sauron aurait été un roi s'il avait pu arriver au bout de ses désirs. Il a aimé Melkor pour ses idées, il l'a aimé pour tout ce qu'il était en définitive. S'attarder sur ce sujet si tôt ne serait qu'une perte de temps, mais s'il se rappelle de son seigneur noir comme d'un pilier ayant changé sa vie de manière indéniable, la logique veut aussi que ce changement s'apparente à une marque au fer rouge dans un jeune esprit.

Car si Sauron a toujours été enclin a la recherche et a l'accumulation de savoir, que ce soit pour le loisir ou pour un quelconque travail (lier le loisir au travail a d'ailleurs toujours été quelque chose d'important pour lui) c'est véritablement Melkor qui lui a ouvert les yeux sur la puissance des ténèbres. Le Seigneur Noir a perverti son esprit et ses envies, les as tordues et mêlées aux siennes. Au bout d'un temps, non négligeable tout de même, le jeune homme considérait les ténèbres comme un chose nécessaire. Plus on s'approche de la lumière, plus notre ombre grandit, n'est-ce pas l'adage bien connu ? Et bien dans l'ombre des puissantes montagnes, rien ne permet au soleil de baigner de ses rayons ceux qui se trouvent à l'opposé. Durant un long moment, il ne s'est pas rendu compte de ses méfaits. Il était absorbé dans sa recherche, comme quelqu'un lisant un livre et qui ne verrait pas le soleil décliner. C'est quelqu'un de fasciné, qui ne fait pas les choses à moitié. Il est décidé et fera tout pour arriver à ses fins.  




Histoire


« Curumo ? Qu'est-ce que tu lis ? »

« Quelque chose de trop compliqué pour toi. »

C'était toujours le cas, et Mairon repartait toujours déçu. Il n'abandonnerait cependant pas et demanderait de nouveau dans quelques heures, demain au pire. Il adorait savoir ce que les autres faisaient, que ce soit Curumo avec ses énormes bouquins remplis de graphiques, d'instruments de métal, ou Pallando, pour le peu de fois où il venait, qui lui répondait avec force descriptions de créatures mythiques, celles qu'il avaient vues avec son frère dans des terres si éloignées que selon lui, l'esprit humain ne pouvait pas concevoir une telle distance.

Et Mairon était fasciné.

La cité où il vivait lui plaisit, il passait des heures dans les longs corridors, dans les rues, a demander aux marchands ce qu'ils vendaient, il aimait les aider a déballer leurs fruits, il voulait tout gouter, et savoir où chaque chose avait poussé. Il se demandait si certaines choses pouvaient pousser dans un désert aussi aride que celui d'Agrabah, où il était né. Certains marchands n'étaient pas aussi patients que d'autres et l'envoyaient se faire voir d'un geste de la main, les autres, eux, lui expliquaient ce qu'ils savaient. Chaque humain connaît énormément de choses sur son métier, mais lui, il voulait tout savoir. Ainsi, il se baladait, tous les jours. Il demandait aux architectes comment les voûtes tenaient ; comment les arabesques étaient dessinés sur les stucs des mosquées, il demandait aux peintres, aux sculpteurs, il demandait aux poissonniers et aux scribes. Il aimait entendre les différents accents, il voulait savoir d'où tout le monde venait et passait des heures à écouter quiconque voulait bien s'arrêter et raconter son histoire et ses connaissances. Il engrangeait tout cela avec ses grands yeux bruns fixés sur la personne qui parlait, les poings sur les joues, assis sur la terre battue, sur un tonneau, n'importe où.

Tôt où tard, il revenait voir Curumo. A la forge, où ce dernier travaillait le plus souvent à la confections d'armures et de machines fantastiques. Il lui posait des questions, lui racontait sa journée, car tous deux étaient des Maiars, des savants.

Un Maiar était un lettré, à Agrabah. Il y en avait toujours eu un aux côtés des sultans. Un Maiar connaissait énormément de chose ; Curumo, lui, apprenait toujours. Il y en avait qui restaient toute leur vie dans la Citadelle et continuaient leurs recherches. C'était un ordre millénaire et respecté, e même encore aujourd'hui, pourquoi donc parler au passé ? La raison serait peut-être parce qu'« aujourd'hui » est un terme aussi vague.

« Curumo ? Qu'est-ce que ça fait quand quelqu'un a écrit qu'aujourd'hui il fait beau, mais qu'en réalité, ce aujourd'hui dont il parle c'est la veille ? »

Le bruit régulier et sourd du marteau de l'apprenti aux longs cheveux auburn maladroitement arrangés sous un foulard pour les protéger et empêcher leur incendie s'arrêta. Ses yeux se fixèrent sur la pièce de métal qu'il mertelait, puis se tournèrent vers Mairon qui le regardait avec un air curieux.

« Dehors, Mairon, va demander à …... je sais pas, va demander à Nienna. »

« Mais s'il te plaît !  Personne arrive à expliquer comme toi ! »


« Alors prend un papier, écrit ce que tu pense, fais la différence entre le vrai et le faux. Qu'est-ce que Manwë dirait à ce sujet ? Réfléchis, tu le sais déjà, cherche, analyse. Et laisse-moi en paix. Merci, au revoir ! »

Les doctrines des vieux et des savants, c'était toujours la même rengaine. Mairon gonfla les joues et saute a bas de l'établi où il était perché. Toujours la même chose.

Manwë, c'était le Supérieur. Il était l'aîné; le décisionnaire. Une oligarchie s'était formée, des frères et sœurs, des maris et des femmes de ces derniers, donnaient des directives, rectifiaient une recherche jugée trop dangereuse. Les liens de la connaissance étaient à tous leurs attaches, et le sang n'avait pas d'emprise et n'était que peu d'importance dans leur cercle. Ainsi, les dirigeants n'étaient ni frères de sang ni nobles, ils s'étaient démarqués de par leur idées, par leur talent. C'était ainsi, à la Citadelle, brillant ensemble d'édifices perdus, accrochés à une verdoyante oasis au cœur même du désert d'Agrabah. Le palais au centre même de cette belle forteresse était le centre de la connaissance, le centre du monde de Mairon. Il était né ici, et avait grandi dans ces grandes pièces ombragées. Tout ici était gracieux, en balance même avec l'agitation des marchés de l'extérieur ; les caravanes s'arrêtaient toujours ici, et il y avait toujours du monde.

A l'intérieur de la citadelle, le temps n'avait pas d'emprise. Manwë et Varda, sa compagne de toujours, discutaient des étoiles, à chaque fois qu'elles apparaissaient, traçant des diagrammes compliqués sur de grandes pages de parchemin. Curumo faisait les cent pas dans chaque couloir, réfléchissant, se parlant à lui-même, contestant les dires de tel ou tel livre, s'entraînant à la rhétorique. Curumo avait une voix grave, qui fascinait le jeune Mairon. Il était clair, et sans détour dans sa diction, et chacun de ses mots était une accroche de plus. Mairon appréciait plus que tout ses débats enflammés dans le grand amphithéâtre où tout Maiar était convié de temps à autres. Sur tout sujet, ils s'affrontaient, chacun pouvait prendre la parole. Jeunes comme anciens, Manwë participait, Curumo participait. Et Mairon bien entendu. Il ne perdait jamais une occasion de regarder ceux qu'il considérait comme ses parents.

« Mes amis, la connaissance nous rassemble ainsi qu'elle l'a toujours fait. » s’exclama un jour Melkor, grand, et drapé de noir. « Pourquoi ne pas chercher vraiment, atteindre des objectifs qui ne sont pas qu'une vague réponse ? Pour les trouver, il ne faut pas hésiter à aller chercher partout, dans les rayonnages perdus, dans ce que nous craignons, sans raisons ! »

Des voix s'étaient élevés. Melkor, l'illustre illuminé, frère de Manwë, d'Aulë, d'Ulmo. Oligarque autant qu'eux, intrépide dans ses idées, grand orateur lui aussi. Il cherchait à étendre leurs rechercher, lui, il n'avait pas peur des ténèbres.

Car autant que cela se pouvait, l'Oligarchie guidait les Maiar sur une certaine mesure, qui était familièrement nommée comme une Musique. Une Musique que les gens suivaient, sans trop s'écarter. Restez dans la Lumière, du soleil, des étoiles. De Manwë, de Varda.

Mais Melkor, lui n'était pas comme ça. Avec gestes et paroles, il défendait sa cause et l'hémycicle bouillait de voix et de cris.

« Sors d'ici, corbeau de malheur ! » avait crié Aulë.

Aulë le forgeron, Mairon était à deux sièges de lui, entre eux deux, se tenait Curumo, son apprenti. Ce dernier était consterné, et restait assis, bras croisés, soupirant de temps à autres.

« Ils devraient... Ils devraient l'autoriser. Qu'est-ce qu'on perdrait ? Apprendre, n'est-ce pas là notre but ? »


« Et perdre ton âme, ce serait ton but !? Crétin. » répliqua Aulë. « Perdre ton cœur ! Finir comme un pauvre hère dans une rue, a moitié crevé ! »

« Mais pourquoi tout le monde craint les ténèbres, si personne ne les as étudiées ? »


C'était Mairon, il s'était penché afin de pouvoir voir Aulë.

Au milieu du débat, personne ne l'entendait. Mais le jeune garçon était heureux de lui-même ; il considérait que son idée était valable ! Il était un Maia, comme eux tous ! Et il ne resterait pas silencieux.

Il avait neuf ans, et il se leva, se tendit, droit.

« Pourquoi craindre les ténèbres ? L'étude apporterait le savoir ! »


Il n'était pas le seul enfant dans la salle, quelques apprentis étaient là, quelques jeunes garçons comme lui, également, des électrons libres. Un Maia se prenait d'affection pour une discipline en particulier, le plus souvent. Et entrait sous la protection d'un maître, comme Curumo et Aulë. Mairon, lui, voulait tout savoir.

Un frisson lui parcourut l'échine alors que l'assistance entendait ses paroles et y répondait. Qu'allaient-ils répondre ?

A sa surprise, ils réagirent comme il savait qu'ils allaient bien entendu réagir. Mal.

« Nous savons très bien ce que sont les ténèbres, sinon, ne crois-tu pas qu'on les étudierait !? »

La voix provenait d'une femme dans l’hémicycle. Pas de Varda ; cette dernière restait silencieuse, l'air sévère des mauvais jours. A côté d'elle, Manwë tempêtait dans le tumulte de voix.

« Tout n'est pas que maléfice ; les maladies se soignent bien souvent par une propre addition de ce qui les rend mortelles ! »


Et le débat dura, et dura. Et a la fin, le résultat était le même.

« Bornés, ces Oligarques. »

Mairon hocha la tête à son interlocuteur. Il fixait le mur d'en face, dans l'imposant et désert couloir dans lequel lui et Melkor se tenaient.

Melkor, pâle, aux yeux brûlant de quelque chose de fort et d'incroyablement décidé, se tenait là, bras croisés. Mairon ne lui avait jamais vraiment parlé, mais alors qu'il regagnait ses appartements, ce dernier lui avait ainsi adressé la parole, et il s'était arrêté, ne sachant pas exactement quoi répondre. Quoique la réponse à cette interrogation vint bien vite, la réthorique étant apprise très tôt, la surprise elle, ne disparut pas.

« Je les pensait plus ouverts, pour des chercheurs. »


« Leurs voix... Elles ont tendance a sonner comme des cordes dans un orchestre, oui, ce serait utile, mais non, ça, se sont les choeurs. Absolument pas, ça, se sont les percussions, qui tiennent le rythme, celui que tu entend et qui maintient la cadence. Et Manwë, c'est le chef d'orchestre, avec cette chère Varda, tu vois, sa jolie soliste. »

« Mais elle n'a rien dit... »

« Et oui. C'est compliqué et chacun a ses lacunes, mon frère.  J'ai les miennes, et j'aimerais ne plus en avoir, c'est pour cela que c'est mon devoir d'étudier les ténèbres. »

Mairon hocha la tête, ses boucles rousses se mouvant contre son jeune visage, contre le tissu gris de sa tunique.

« Qu'est-ce que tu peut bien étudier pour vouloir ouvrir la recherche aux ténèbres toi aussi, hm ? »


La question le laissa songeur quelques secondes, ce qu'il n'aimait pas. « J'étudie tout. Tout ce que je peut. » Ce détour, il en était fier, et il sourit pour ponctuer sa phrase. En effet, Mairon étudiait tout ce qu'il pouvait. « Chacun a une connaissance en un domaine, mais je suis sûr que quelqu'un peut savoir beaucoup plus, en embrassant plus de sujets. »

« Tu as tout à fait raison. Un Sultan serait fier de t'avoir comme conseiller je pense bien. »

« Et toi ? Qu'est-ce que tu étudies ? »


Melkor prit son temps pour répondre. Après un soupir, il fit quelques pas et commença à parler. Il étudiait énormément de choses ; stratégie et métallurgie, course des étoiles, les animaux comptaient eux aussi parmi ses connaissances. Il n'y avait pas une question à laquelle il ne trouvait pas de réponses, et Mairon lui en posa un bon nombre. Qu'est-ce que le Leidenfrost ? Et bien, la chaleur formait de la vapeur autour d'une goutte d'eau, si bien qu'elle glissait sur une surface chaude, pas tout à fait froide, pas assez chaude pour s'évaporer. Pourquoi le fer est-il malléable étant chaud ? Parce que sa matière se détend, enfin, personne ne pouvait exactement savoir, mais c'était ainsi.

Mairon et Melkor se voyaient souvent, ils allaient voir les marchés ensemble, en parlant de tout et de rien, leurs discussions étaient tout de même centrées sur la science et sur d'autres domaines qui les intéressaient tous les deux. Ils se découvraient bon nombre de points communs, énormément a vrai dire. Une manière de penser qui se mariait agréablement. Leurs débats duraient jusque tard et l'un comme l'autre n'avaient plus aucun respect pour les heures, de la nuit comme du jour. Les réunions dans l’hémicycle étaient vides de leur présence, leurs voix résonnaient dans les grandes bibliothèques aussi bien lorsque le soleil brillait que lorsque les étoiles et la lune luisaient. Melkor dessinait les jeux d'ombre et de lumière sur les dalles, sur les étagères et les murs, sur les balustrades. Et Mairon le regardait, penché par dessus son épaule, fasciné. L'anatomie les intéressaient et quelques fois, les ombres qui se dessinaient sur les mains de Mairon devenaient elles aussi un sujet de dessin. Melkor dessinait et nommait chaque nerf visible, chaque os, le tout en discutant de bien triviales choses avec son apprenti. Avec la personne qui lui était la plus proche.

Mairon grandit, jeune et dans la force de l'âge, il vit Melkor partir. Et il ne resta pas sans rien faire ; il le suivit.

Angband, telle qu'il l'a nommait, était une forteresse creusée dans la roche, au nord. Le temps n'était pas constamment ensoleillé et les tempêtes de sable étaient courantes en été. La neige venait couvrir leurs longs hivers. Des torches brûlaient au cours des longues nuits où ils faisaient leurs recherches.

Les ténèbres s'ouvraient à eux lors de ces nuits sans fin.

Tordues et étranges, telles étaient les ténèbres qu'ils étudiaient. Des arts noirs, des ingrédients inédits pour la chimie. Des corps, ouverts. Nombreux étaient les humains qui vivaient par là et nombreux étaient les sujets d'expérimentation. Mairon, ah, Mairon ne réalisait pas. Il tranchait dans la chair, ignorant les cris. Il détaillait chaque nerf, et chaque os encore plus précisément qu'avant. Les mains trempées de sang, les yeux grands ouverts.

Ils construisirent ; de grandes tours, de profonds donjons. Des escaliers doubles, triples, les esprits et les dieux, ils leur riaient au nez, leur monde était sciences et expérimentation. Et bien tôt, Melkor exprima un but.

« Ces idiots de la Citadelle. » dit-il, en buvant, un soir.

« Qu'est-ce qu'ils doivent bien faire ? Quelque chose d'ennuyeux, je présume.... »

Les deux sourirent.

Quelle surprise n'eurent ils pas alors que les armées occupèrent leur porte.

Les racontars de torture et d'études interdites eurent tôt fait d'alerter les domaines alentours, les royaumes et les sultanats. Si le départ des deux compères n'avait été accueilli qu'avec peu d'intérêt tant bien par les oligarques que par les Maiar en général, leurs méfaits, tels qu'ils les appelaient, étaient bien connus et avaient résonné avec force à Agrabah. Les soldats étaient venus en force tenir un siège, leur sommant de rendre prisonniers et armes. Les nuits étaient longues au nord, et celle-ci ne fut pas plaisante à vivre.

Sauron se vêtit d'une armure pour la première fois ce soir là, et Melkor donna la charge, lui, et ses sans-cœur.

Ils avaient découvert tellement de choses, ces créatures faisaient partie de ces découvertes. Violents et chercheurs de vie, ils apparaissaient en nombre une fois qu'un lieu était frappé de ténèbres. Ils faisaient une merveilleuse armée. Et c'était à Sauron de les diriger, alors que Melkor restait en arrière, avec confiance.

Ce fut une bataille où bien des morts furent à dénombrer, au terme duquel Sauron et son commandant furent ramenés à la Citadelle, défiants et haineux. Melkor fut porté au jugement de ses frères et sœurs, qui l'enfermèrent. Qu'il mûrisse de ses actions dans ses ténèbres adorées, dirent sa famille toute entière.

Et Sauron recommença ses recherches, le cœur lourd. Pour lui, il n'y eut pas de châtiment ; il était trop jeune, trop manipulable quand Melkor avait déversé sa noirceur en lui.

Mais quelle noirceur, s'était demandé le jeune homme, quels maléfices ? Ce n'était que de la recherche, de la maudite recherche avec laquelle il avait été élevé. Il fallait toujours en savoir plus, non ? Tout lui paraissait si insignifiant... Si futile, maintenant qu'il avait enfin trouvé un domaine où la recherche était comme ramasser une plante et lui donner un nom. Une recherche où tout était nouveau.

Quelques années de passèrent, sans qu'elle ne fussent de grand intérêt. Curumo était l'un des rares qui restait discuter avec Sauron. Mais ce dernier n'était pas dupe, les brèves hésitations dans son discours, chaque fois qu'il prononçait ce nom, ressemblant mais toutefois étranger à celui qu'il avait connu. Ce jeune homme tout entier lui était inconnu, et cela le mettait mal à l'aise.

Sauron continuait quelques recherches, mais il n'était pas intéressé. Il était énervé, et cet énervement se mua en haine pure et simple de ces débiles de la Citadelle. Il regrettait Angband, il regrettait ce temps passé là bas.

Des années passèrent, il était un jeune homme d'une vingtaine d'années, poursuivant ses recherches. Tout changeait autour de lui, les jeunes gens de sa génération partaient en tant que conseillers de grands sultans. Curumo partit lui aussi, il avait choisi de s'installer loin, bien trop loin de la Citadelle pour qu'un contact, autre que quelques lettres par mois, ne soit possible. Ses sujets l'appelaient Saroumane. Lui aussi avait changé au final.

Sa peine terminée, Melkor fut libéré. Et les gens crurent pendant un bon moment qu'il était redevenu « comme avant » ; gentil ? Lumineux ? Étais-ce cela qu'ils appelaient « comme avant » ? Pour Sauron, c'était la promesse d'une revanche, mais ce ne fut qu'un espoir déçu, des guerres fratricides. Elles figurent sous ce nom d'ailleurs, dans les quelques libres d'histoires d'Agrabah qui parlent de la Citadelle. Il reste encore au jour d'aujourd'hui, celui du temps présent, quelques Maiar, de par le monde.

Melkor fut appelé Morgoth, après ses guerres. Le Noir Ennemi, le Ténébreux. Plutôt convainquant comme étant un nom d'ennemi. Mais tout de même, il n'avait jamais été un ennemi pour Sauron.

Car ensemble, ils avaient sombré dans les ténèbres.

Si son cœur battait toujours dans sa poitrine, le jeune homme qui s'était autrefois fait appeler Mairon, celui qui avait de grands yeux sombres, battant des cils pou obtenir une histoire de plus de la part d'un marchand, était devenu une forme élancée, pâle. Ses longs cheveux encadraient un fin visage, pourvu de deux yeux clairs, cernés, un rictus couvrait ses lèvres le plus souvent.

La mort du Noir Ennemi fut relatée dans une bataille, a la suite de laquelle il plaida pour la pitié de ses frères. La légende dit qu'il aurait aspiré la Lumière du monde à l'aide d'une araignée géante, qu'il aurait manié un marteau géant formé de ténèbres. Tant de faits, de légendes. Sauron ne niera jamais rien de ce qui se dit ; mais il ne préférerait ne jamais en parler, car ce sont bel et bien ses derniers souvenirs de ce qu'il considère comme son enfance. Que les gens se fassent leur propre idée, après tout, ils étaient tous idiots. Cette fois, ses frères et sœurs ne lui laissèrent pas le plaisir d'une vie sans chaînes, ou du moins a quelque différence.

Sa vie en exil était morne et en tous points différente à celle qu'il avait pu avoir du temps de la Citadelle.

Il voyagea longtemps, avec l'interdiction de revenir. Pour ce qu'il restait de la citadelle, franchement, il n'avait pas vraiment envie d'y rester de toutes manières. Ou si peu...

La solitude lui pesait, et le désert d'Agrabah n'était pas le plus accueillant endroit dudit monde. Il se joignit à certaines caravanes, ne sachant quel vers quel endroit se diriger. Il n'aimait pas le soleil ; il était agressif, violent. Il lui brûlait la peau, il pouvait ressentir comme une haine venant de cet astre, comme si Manwë avait décidé que cette maudite étoile allait le suivre, comme si ce dernier eut quelque pouvoir sur lui. Les nuits étaient glaciales, il n'y avait qu'un léger réconfort venant des étoiles ; comme si cette belle et lointaine Varda le regardait de loin, de son regard bleu s'échappant un peu de douceur. Mais loin, si loin.

Et le cœur de Sauron était lourd, si lourd dans sa poitrine.

Morgoth s'effaçait, il n'était que le racontar d'une guerre lointaine. Melkor, Melkor, les traces de sa vie sur cette terre étaient maintenant révolues.

Bientôt, il s'installa dans une cité, il se fichait bien de son nom. Elle était belle, cette cité. De grandes tours, d'une richesse incomparable. Les gens se vêtaient de lourdes parures, de coûteux tissus. Il proposa ses services ; il en avait beaucoup en réserve, au seigneur local. Ar-Phârazon, s'appelait-il. Un homme de quelque noblesse, a l'air digne et fier. Dans sa cité baignée de Lumière, Sauron vécut quelques temps.

Il servait de comptable, de stratège. Ce fut son premier emploi du genre d'ailleurs, et c'était agréable. Des cartes, des noms couchés sur papier. Il y retrouvait quelques souvenirs de son temps à la Citadelle, et il mettait à profit ses connaissances d'Angband. Les troupes sans nom à envoyer ça et là. L'empire d'Ar-Phârazon était guerroyeur, aussi devait-il étendre ses frontières dans le désert.

Ces gens lui faisaient confiance, et lui, de son côté, avait repris ses recherches.

La science des nombres, les étoiles, tout cela, c'était du passé. Dans les caves de la cité, Sauron faisait ses recherche sur la puissance du cœur. Ce cœur si lourd entre ses poumons, qui comprimait sa poitrine. Qui l'empêchait de faire quoi que ce soit. Il connaissait le rapport entre les sans-cœur et les ténèbres bien sûr, serais-ce là d'où venait leur puissance ?  

Avec l'appui financier du roi, il était libre de continuer ses recherches. Jusqu'à un certain automne, qu'il gardera toujours en mémoire avec un frisson de frayeur dans son échine.

« Vous êtes un monstre. »

Tar-Miriel était une jeune femme intelligente ; mariée tôt, reine avant d'être femme. Elle avait aimé son mari avant que celui-ci ne tombe sous la coupe du conseiller ténébreux qui était arrivé de nulle part seulement quelques années plus tôt. Elle l'avait craint, avec ses yeux de chat et ses manières courtoises. Pour elle, il était un étranger, un porteur de malheur et de nuages sombres. Elle voulait que tout redevienne comme avant, que sa cité redevienne une terre de bonheur, en lieu et place de la cité.

Elle avait les yeux rivés sur les siens, il la fixait également, surpris.

Sur les marches qui menait à la grande fontaine, où trônait la statue d'un roi qui était inconnu au jeune Dynaste. Bah, il n'en avait jamais rien eu à faire, des généalogies de rois, à part pour leurs idées guerrières, c'était sûr.

Il n'avait jamais eu de réflexes typiquement guerriers, il réfléchissait bien trop pour cela. Il vit que la garde personnelle de sa Majesté la Reine, celle qui la suivait partout comme une ombre multiple, était partout autour de la place, et se rapprochait toujours plus.

Leur épées étaient tirées.

Et Sauron eut peur.

« Trop longtemps vous avez noirci le cœur de mon époux. »

Cette reine, dite aussi pure que l'argent, l'ivoire et les perles, lui enfonça un poignard effilé dans la poitrine alors que les gardes lui avaient maintenu les bras dans le dos.

Un coup, et puis deux, et trois, et tout n'était plus que froid et ténèbres. Comme dans un cauchemar.

Et ainsi il eut vraiment peur, peur du noir. Il sentit ses forces l'abandonner, sa bouche s'ouvrit dans un son inarticulé et il chut au sol. Sa longue tunique noire fut imbibée de son sang et il expira alors que les nuages s’amoncelaient dans le ciel. Il mourut ainsi les yeux ouverts, vides et béants, un air de surprise sur le visage.

Son âme, elle, vagabondait dans les ténèbres, ne sachant que faire. Elle allait d'un point à un autre, effrayée. Que faire ? Se demandait-elle. Ô combien pouvait-il haïr les interrogations comme celle-ci. Toute sensation corporelle avait disparu, il se sentait flotter dans le vide.

Pitié, je ne veut pas mourir. Pitié. Il me reste tant de chose à faire, disait-il, sans néanmoins le dire, sans néanmoins s'entendre. Il ne savait pas ce qu'il lui restait à faire, mais bien tôt il sentit le froid l'envahir, comme il ne l'avait jamais fait. Ce n'était pas ce froid des nuits sous les étoiles et la lumière de la douce Varda, ah ça non. C'était un froid glacial, celui des nuits d'Angband alors qu'il s'aventurait dehors, sous la neige éternelle des sommets. Que lui arrivait-il ?  

Ses sens lui revinrent, sa vision, son odorat, son toucher, tous furent mis à rude épreuve. Il se redressa, pantelant. Trempé d'eau putride. Un égout, oh, charmant. Il ne se serait jamais attendu d'une telle chose de la part de la Dame Tar-Miriel, si douce et raffinée. Sauron se redressa, quelque chose battait dans sa poitrine, mais cela ne pesait aucun poids. Il y avait quelque chose oui, a l'intérieur, qui recyclait son sang, le faisait battre, lui donnait la vie, mais il n'osait l'appeler « son cœur ». Il le savait, il ne pouvait y donner de raison, mais il le savait. C'était une certitude qu'aucun rendu de données, qu'aucune explication ne pourrait donner. Chacune de ses respirations était laborieuse, il se mit à avancer, et chercha la sortie du tunnel.

Il y avait de l'eau, ce jour là, beaucoup d'eau. Les cieux étaient chargés de pluie. C'était rare, la pluie, il n'en avait vu qu'a peu d'occasions et elle faisait généralement des dommages aux bâtiments de terre du monde entier. Lorsqu'il revit le ciel, il vit des ruines qu'il avait bien connues.

Rongées de végétation, le palais d'Ar-Phârazon se tenait là, sa ville. Que s'était-il passé ? Combien de temps avait passé ? Des questions, toujours des questions. Sa tête lui tournait, quelle horreur.

Il resta là quelques temps, à l'abri d'un mur décati. Perdu. Il avait faim, il avait froid, tout était donc plus ou moins normal ?      
Il était prisonnier de sa faiblesse, prisonnier de ce corps étrange, et pourtant identique à celui qui avait si mal fini dans les mains de la petite femme de son pantin de mari...  

Le soleil se coucha, et la lune se leva, et dans un ballet incessant, les deux astres se succédèrent, une fois, deux fois. Les heures se distordaient, les jours étaient longs, si longs. Il ne savait pas quoi faire. Il avait peur, qu'allait-il encore lui arriver ? La réponse, il la connaissait et elle sonnait comme un couperet alors que son corps tremblait et qu'il ne sentait plus la faim tirailler ses entrailles.

« Hé, ça va ? Tu m'entends ? »


A la fin de la nuit, la troisième, enfin, il pensait, il sentit une pression sur son épaule. Elle se transforma en poigne, rude. Et on le secoua. Ses yeux se rouvrirent, mais il ne virent que peu de chose. Il ne put pas répondre ; ses lèvres bougèrent, mais aucun son ne sortit, elles étaient sèches comme un vieux parchemin qui s'effritait à chaque mouvement.  

C'était un inconnu, un parfait inconnu, qui passait là, avec une caravane d'artisans. Son nom était Celebrimbor. Bien compliqué pour la simple personne qu'il était. Qu'est-ce qu'il racontait.... son père avait six frères, il avait énormément d'oncles et de tantes. Tous des caravaniers ? Qu'est-ce qu'il pouvait bien en savoir. Mais le gamin parlait trop.

« Et toi, comment tu t'appelles ? »


Après quelques jours à boire et à manger, de plus en plus, après avoir regagné quelques forces, Celebrimbor lui posa cette question. Ah, excellente question.

« Annatar. »


Il avait changé, pourquoi ne pas changer d'identité ?

« Qu'est-ce que vous faites ici ? »

« On recherche des métaux, on est un peu des chercheurs de trésor. » avoua le jeune homme avec un sourire. « Il y avait un beau palais ici, il y a longtemps. Quelques parchemins le mentionnent mais sans plus, rien que le trouver est assez dur. Mais ça vaut le coup ! »

Celebrimbor le forgeron. Il était jeune, un lueur folle luisait dans ses yeux et de nombreuses pièces de métal finement travaillées perçaient ses oreilles, ornaient son cou, ses doigts. Sa peau était hâlée, ses cheveux bruns, ses yeux d'un gris agréable.

Sauron se présenta à lui comme un savant, après tout, il avait quelques connaissances en forge. Il n'avait rien oublié de toutes ces méthodes, de tout ce savoir qu'il avait emmagasiné. Bien qu'un piètre artisan, ses connaissances théoriques étaient non négligeables. Celebrimbor lui montra combien le monde avait changé ; il l'emmena chez lui, dans le palais de sa famille. C'était éloigné de tout ; ils se rejoignaient dans l'exil. Sauron avait un bon nombre d'interrogations. La Citadelle ? Ar-Phârazon ? Celebrimbor lui répondit par d'autres questions ; qui étaient-ils répondait ainsi à où étaient-ils. Et la discussion s'arrêtait là. De l'eau avait coulé sous les ponts, et du sable avait enfoui les palais.

Celebrimbor se révéla aussi aimable qu'utile, son talent de forge allié a la puissance des ténèbres que Sauron maîtrisait encore peu habilement mais néanmoins puissamment se révéla porteuse de fruits bien mûrs en la présence d'anneaux. Il les offrit a des amis, a des connaissances.

Et il en garda un pour lui.

Son pouvoir passait par cet anneau. Il brillait à son doigt, il brillait a la chaleur des fournaises dans lesquelles les armes de son armée étaient forgées.

Celebrimbor ? Il avait reculé. Il s'était montré veule et n'avait pas apprécié l'idée d'une arme pour prendre le contrôle de ce petit monde qu'était Agrabah. Sauron fut compréhensif.

Et l'enchantement s'estompa. Annatar cessa d'être celui qu'il prétendait être et dévoila sa vraie nature. « Le Seigneur des Dons » comme il s'était présenté, le scientifique sans histoire, légèrement forgeron, un peu magicien d'un côté, se révéla l'être maléfique qu'il avait toujours été, ambitieux et sans scrupules. Ce ne fut pas une simple gifle du dos de la main qui accueillit le refus de coopération du jeune Celebrimbor, mais un tisonnier chauffé à blanc, et ce jusqu'à ce que ses cris s'éteignent, jusqu'à ce que la force abandonne son corps, et que le Dynaste le laisse pour mort et se détourne pour aller de l'avant avec son armée.

C'était avant la Coalition Noire, c'était avant les machines à sans cœur d'Ansem, c'était avant.

C'était quelque chose à retenir comme étant positif. Cette défaite qui vécut Sauron et son armée de la main des hommes d'Agrabah ne fut pas gravée dans l'histoire. Ses armes furent détruites, et tout ne fut plus que poussière. Souvenirs et froid.

Et il retourna à sa vie d'errance, des cicatrices rougeoyantes sur son cou et ses poignets. Des souvenirs désagréables.

Il erra pendant des années. Son corps ne changeait pas. Il traversait des villes et ne voulait parler à personne. Il écoutait, simplement. L'histoire se déroulait et des routes vers d'autres mondes furent ouvertes.

Vers les étoiles, les étoiles de Varda.

Ils avaient disparus, tous ceux là, les Maiar. Qu'étaient-ils devenus ? Toujours là, à conseiller ? Quelqu'un portait-il ce nom par pure tradition ?

Il ne savait pas, qu'est-ce qu'il en avait marre, d'entendre toujours les mêmes noms.

Bientôt, d'autres seigneurs vinrent s'imposer. Ils venaient des autres mondes. Ils s'appelaient les Coalition Noire, les Mercenaires.. Il entendit parler bien sûr de la Lumière, du Consulat, du Sanctum... Tant de noms. C'était relativement intéressant, en réalité.

Le Consulat l'intéressait. Des artistes ? Ils recherchaient la perfection, peut-être ? Cela méritait le coup d'oeil. Il n'avait que faire de se battre pour une cause, pour une religion, pour de l'argent... Il avait envie d'une bibliothèque où les reflets et les lumières formaient des arcs et des rais sur les murs, sur les balustrades...

Il monta dans le vaisseau de la Shin-Ra, ce jour là, et, regardant par le hublot, il sentit ce muscle cardiaque dans sa poitrine se serrer. Il savait bien que ce n'était pas le cas, mais durant toutes ces années, il n'avait pas eu l'envie même d'écouter ce que ses sentiments avaient à lui dire. Les sentir l'envahir alors que la terre qu'il avait toujours connue s'éloignait et rapetissait lors qu'il s'envolait était étrange. Il ne se posait pas de questions, il acceptait la surprise. Tout ce qu'il n'avait connu n'était qu'un tas de sable dans le vide ? Un rictus déforma ses fines lèvres. C'était cynique, lui qui pensait savoir tellement de choses...

Bientôt, au terme d'un trop court voyage, il mit pied à terre sur le sol du Jardin Radieux, intéressant nom, pour un petit monde bien agréable à regarder, aux constructions de pierres grises. Le bâtiment du consulat n'était pas bien dur à trouver. Il s'y dirigea, ne traînant ni valise ni effets avec lui. Habillé de noir, ses longs cheveux roux flottant, libres dans son dos, ses yeux luisant, ne perdant pas un détail de ce qu'il voyait, il vint toquer à leur porte.

Il en avait marre des guerres et des conflits, perdre était quelque chose qu'il abhorrait, mais il ne tenait pas à rester passif.

« Oui ? »


Un réceptionniste ? Un servant ? Quelle importance.

« Bonjour, je me nomme Sauron. Je viens proposer mes services en tant que stratège. »

Il s'inclina, cligna des yeux, baissa la tête, le tout respectueusement.


 

Questions diverses



1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?

Son amour sera éternellement lié à Melkor, d'une manière qui lui est intime et particulière. Actuellement, il n'y a personne dans son cœur (c'est une expression bien sûr...) ; il croit bien d'ailleurs ne pas pouvoir ressentir d'amour ni de pulsions charnelles. Mais qui sait ? Il ne s'attend pas a tomber amoureux de toutes manières. Cependant, la vie réserve des surprises.

2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées).

Que serait-il ? Si ses mouvements et certaines de ses attitudes font penser à un chat, Sauron est vif d'esprit et silencieux, mais possède une certaine prestance, il s'agirait plutôt d'un renard.

3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?

Sauron est quelque peu sceptique a l'idée de forger une amitié désormais. Il n'est pas ce que l'on pourrait appeler un camarade, tant l'idée de sourire et de faire des blagues qui ne sont pas de sinistre nature a quelqu'un lui paraît étrange. Lorsqu'il n'est pas un étranger il est quelqu'un sur qui on peut compter, mais lui, ne comptera pas de sitôt sur quelqu'un. Il y a eu dans sa vie bien trop de personnes qui ont compté sur lui ainsi que pour lui. Et cela s'est bien trop souvent mal terminé.

4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.

Au bout d'un certain temps, je pense qu'il est dur de forger une amitié avec lui, franchement. Il juge énormément les gens et a la nette tendance de se croire supérieur à eux.

5) Quelle est la devise de votre personnage ?

S'il y en a plusieurs, donnez les toutes. Il n'en a pas vraiment ; il n'y a jamais vraiment songé. L'image « D'une main de fer dans un gant de velours » me vient pour décrire ses méthodes, mais celle d' « Une main de fer dans un gant de fer » conviendrait aussi …

6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points forts et points faibles?

Un point faible : Je tiens pas trente secondes sur un jeu de stratégie et mon unique hobbie est de foncer dans le tas en hurlant « MECREAAAAANTS » dans les jeux en ligne qui nécessitent un temps soit peu de stratégie et de travail d'équipe. Je ne sais pas ne pas faire de fautes, et je ne sais pas rester sérieuse sur un texte sans partir soit sur la description énamourée d'une feuille soit sur un truc idiot. Ce dont j'aimerais me rapprocher ce serait quelque chose d'assez beau à lire, de sérieux, de très poétique. De quelque chose de très « Consul du vrai Consulat » en fait...

7) Pourquoi incarner ce personnage ?

Dernièrement j'ai lu quelques bouquins autres que le Seigneur des Anneaux où Sauron apparaît sous un autre angle, toujours en étant méchant, on en apprend un peu plus sur comment c'est un enfoiré... Ça m'a donné envie de le jouer ; pour jouer quelque chose de diamétralement opposé à ce à quoi je suis habituée, vous voyez, la bonne moralité. Cissneï est une ancienne assassin mais elle est carrément vertueuse. Leur morale me convient et me plaît ; mais celle de Sauron, pas du tout. En plus, il a pas de cœur. Et en plus le Consulat me manquait. Et en plus le rouge c'est cool.


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Sam 9 Aoû 2014 - 0:20
Hum...

Salut à toi !

En lisant ton physique, j'ai... très vite compris... que c'était tout simplement excellent. Dès la moitié du texte, je me disais à quel point tu avais bien fait ça. Je suis très réellement impressionné.
Je n'ai pas cherché la bête noire... à vrai dire jusqu'à la fin j'ai cru que je n'aurais aucun défaut à te reprocher pour le physique mais... en vérité si.

Tu fais une référence à l'oeil, au grand oeil... Ca ça va encore.

Mais quand tu fais une référence à un anneau qu'il a perdu... J'avoue que si la référence est à la fois discrète et amusante, ça n'en est pas pour autant très subtil. En fait la force de ton physique, en plus d'être sublimé par du caractère et de l'histoire... c'est que tu es terriblement subtile quant au fait que Sauron, dans l'imaginaire collectif, on sait... tous qui c'est.

Sauron c'est... Honnêtement je crois que pour moi, c'est peut-être le meilleur méchant de tous les temps. Quand je pense à Sauron, je vais être sincère, je ressens un mélange de peur et d'admiration. Je ne peux pas m'empêcher de me dire que si Sauron a perdu, au final, c'est qu'il a pas eu de chance mais... quand je l'imagine baiser tout le monde avec ses anneaux, il me fout des frissons.

Et ici, on te lit et on pense à ce Sauron. Et c'est là où tu es super subtile... Je te lis en pensant à un Sauron mais tu me parles d'un Sauron différent et pourtant... je trouve ça cohérent. J'ai aimé ces allusions subtiles, comme son apprentissage de la forge, le fait qu'il aurait aimé être fait de métal.

Tu arrives à totalement te démarquer du Seigneur des anneaux et pour ça je te félicite... Mais voilà quand tu dis "Il a perdu son anneau"... même si c'est drôle. (enfin je ne sais pas quelle importance ça a dans l'histoire, cela dit)... C'est une allusion un peu trop grossière ^^

Pour être sincère j'ai voulu donner Maréchal à ton physique. J'ai voulu mais... je me suis dit "C'est top... C'est vraiment top mais... je suis pas certain que ça mérite Maréchal". Franchement j'en ai l'impression mais si j'ai le moindre doute... je préfère dire Général.

Ce que j'aime... et dans ton physique et dans ton caractère... C'est que tu abordes la description avec un genre tout à fait nouveau. Tu ne fais pas un rp, il n'y a pas d'action... mais tu ne te contentes pas non plus de décrire. Tu racontes quelque chose en te servant de ce que tu dois dire.
La nuance, c'est mon impression... c'est que je ressens que ton physique et ton caractère viennent servir ce que tu es en train de raconter. Ce n'est pas le contraire, ce n'est pas une situation qui vient te permettre de décrire ton personnage.
Je ne sais pas mieux l'expliquer, c'est... nouveau.

J'ai fini ton caractère.

Il y a un quelque chose auquel je pense. C'est le début de ton physique et de ton caractère. Je pense que ton texte excellent nous le fait oublier mais sur l'instant, aussi bien dans l'un que dans l'autre, je n'ai pas été immédiatement porté.

Quand j'y réfléchis, je pense que c'est récurrent chez toi. Je ne dis pas que c'est un défaut mais... chose est sûre : Le début de tes textes est toujours un peu lent. Mais dès qu'on avance, le texte nous porte.

Je ne sais pas si tu aurais pu être plus précis pour le caractère. Vraiment je l'ignore. Mais tu as si bien expliqué les choses que... ça ne m'a pas choqué.

Général pour le caractère. Un général moins... bon que le général du physique mais tout de même.

Ah c'est vraiment pour le dire mais... j'ai repéré trois fautes de frappe dans le caractère.

Alors... je lis, tout va bien, sauf...

L'orthographe...
Pour te dire, je pense avoir vu... une faute dans le physique ? Contre trois dans le caractère et... beaucoup plus dans l'histoire. Tu confonds a/à, tu conjugues souvent mal la deuxième personne du singulier, style "tu peut". Y a pas mal de fautes de frappe. Tu te trompes de temps... Tes fautes sont trop nombreuses alors que t'as prouvé que tu pouvais être irréprochable. Je crois que tu n'as pas assez relu ton histoire.

Non tu m'avais fait quelque chose de tellement propre... que je suis un peu déçu en voyant ton orthographe là.

Alors parlons... de l'histoire.

Je risque d'être assez court, honnêtement.

Je diviserai ton histoire en deux parties. L'avant et l'après transformation en sans-coeur.

L'avant est tout simplement génial. J'ai beaucoup aimé, c'est très frais. Pour être sincère, je n'ai pas grand chose à dire... parce que d'une, j'ai lu cette partie hier, alors que je me suis attaqué à la deuxième partie seulement il y a quelques heures.

Et de deux, je me disais que j'allais commenter en lisant et... je n'avais rien à dire. Aucun commentaire à faire, si ce n'est que j'étais à fond dedans, j'ai beaucoup aimé tout ce que tu as fait.

L'après... Je ne sais pas. Est-ce parce que je n'ai pas lu l'histoire en une seule traite ? Peut-être. Je regrette d'avoir été trop fatigué hier pour continuer; Ce qui est sûr, c'est que ce n'était plus la même chose. Je ne t'ai pas trouvée aussi profonde, aussi juste.

Ce n'est évidemment pas mauvais. Non ça reste même bon.

A certains moments, tu manques de précision. En fait ça arrive même souvent... mais quand à certains moments, ça ne vient pas déranger, c'est même plutôt bien... dans d'autres cas, on sent que ça manque.

Par exemple, tu expliques que Sauron a perdu trois... ok. La première fois tu as expliqué qu'il s'en est sorti parce qu'on pensait qu'il avait été manipulé. La deuxième fois, il s'en est sorti mais mis en exil... Et la troisième fois ? on en sait rien. on sait juste qu'il est vivant.

Tout le passage avec... Celebrimbor... Je pensais que ça serait important mais finalement, c'est carrément un détail. Ca te sert juste à expliquer l'histoire des anneaux. A nouveau, tout ce passage manquait de précision.

Je donne Seigneur à l'histoire;

Ca te fait un grade de général !

Je garderai en tout cas un très bon souvenir de ta fiche que j'ai véritablement adoré.

Fiche validée et toutes conneries du style !

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