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le Jeu 29 Mai 2014 - 16:41
Le piaillement joyeux des oiseaux. Le bruissement du vent dans les feuilles des arbres. Le bruit doux et incessant de l'eau qui s’écoulait entre les pierres.
Blanche attendit un peu avant d’ouvrir les yeux, émergeant d’un profond sommeil. Où était elle déjà ? Elle ne s’en rappelait plus, mais elle se sentait étrangement reposée pour une fois. Les paupières toujours closes, elle remonta dans sa mémoire pour tenter de se remémorer les derniers événements.

Il y a trois jour, lorsqu’elle était rentrée de sa promenade nocturne, Allan l’avait attrapée au moment où elle tentait de monter discrètement les marches qui menaient à sa chambre. Il avait d’abord paru très en colère et l’avait vivement sermonné sur son escapade de la nuit. Blanche avait retenu un sourire difficilement contrôlable en l’écoutant. Il lui avait rappelé Netael, son tuteur lorsqu’elle vivait à Medora, toujours furieux pour masquer l’inquiétude et l’affection qu’il lui témoignait.
Finalement, après avoir constaté qu’elle n’était pas blessée et ne s’était pas faite prendre, le forgeron avait arrêté de la réprimander et s’était même permis un léger sourire mi-amusé mi-agacé. Il avait alors admis que la garder enfermée n’était peut être pas la meilleure des solutions et que, n’étant pas son père, il ne pouvait continuer à lui interdire des choses. Et après un long moment de négociation, la fillette avait obtenu le droit de sortir de temps à autre hors de la maison, aux conditions de toujours porter une cape à capuchon rabattu et d’être extrêmement prudente.
Une décision qui avait ravis la petite albinos car elle commençait vraiment à avoir des fourmis dans les jambes à tourner tous les jours dans la même maison.

Bien décidée à profiter de sa nouvelle liberté, mais consciente aussi de sa promesse faite à Allan et des dangers de la ville, Blanche s’était donnée à cœur joie de se promener une nuit sur deux, et le plus discrètement possible, dans les rues alentours. En plus d’assouvir sa curiosité toujours insatiable, ces promenades avaient l’avantage de lui permettre de réfléchir en passant de longs moments sur les toits des habitations à scruter la voûte céleste et l’horizon.
Mais ce matin là, c’était pour une tout autre raison qu’elle était sortie. La veille au soir, en fouillant l’intérieur des poches de sa veste, elle s’était rendue compte que sa réserve de plantes médicinales était presque vide. Elle avait donc pris la décision d’aller en cueillir de nouvelle le lendemain, malgré les propositions insistantes d’Allan et de Griselda pour y aller à sa place. Elle avait besoin de réviser ses enseignements sur les végétaux consacrés à la guérison, et elle avait envie de découvrir à quoi ressemblait la forêt de Sherwood. Allan avait fini par céder mais l’avait mise en garde concernant les bois : de nombreux brigands y rôdait, et bien qu’ils soient des rebelles opposés à Kefka, le forgeron se méfiait d’eux.

La petite albinos se décida enfin à ouvrir les yeux et un sourire naquit sur son visage d’enfant lorsqu’elle découvrit les branches des grands arbres au dessus d’elle. Elle se souvenait où elle était à présent. Elle avait marché une bonne demi-heure dans la forêt de Sherwood qui s’éveillait sous les premières lueurs du jour, les yeux brillants d’émerveillement devant ce décor de nature indomptable et pleine de mystère et de beauté. La cueillette des plantes lui était alors complètement sortie de la tête et elle avait progressé entre les arbres et  les buissons en se laissant porter par ses pas, scrutant le moindre endroit de la végétation majestueuse. L’endroit dégageait une aura particulière qui semblait l’imprégner et l’apaiser de l’intérieur. Elle s’était sentie immédiatement totalement détendue, et lorsqu’un couple de lièvres détalla sous ses yeux d’une démarche maladroite elle avait éclaté d’un rire franc et joyeux.
Finalement, abattu par la fatigue de ces dernières semaines et rassurée par la nature qui l’entourait, elle s’était roulée en boule entre les racines d’un chêne centenaire sur un tapis de mousse et s’était assoupie presque aussitôt.

Blanche s’étira. Pour la première fois depuis la fin de Medora, elle avait dormi d’un sommeil reposant et sans rêve et elle se sentait ressourcée. Elle se redressa sur ses pieds et respira l’air chargé d’odeurs douces et d’humidité. Le sourire aux lèvres, elle se décida enfin à accomplir la tâche pour laquelle elle était venue. Elle se sentait bien dans cette forêt, comme chez elle.
S’efforçant de se concentrer malgré les nombreuses distractions alentours, elle s’approcha de la rivière qui s’écoulait non loin et scruta les bords. Elle repéra après quelques minutes de recherche un groupe de cardamine des prés, plantes très utiles pour servir de calmant dans le cas de convulsions ou d’hystéries nerveuses. Elle s’en approcha et en cueillit plusieurs poignée, ravie de sa trouvaille.
Puis, se redressant, elle reprit ses recherches.
Elle était en train de couper quelques feuilles d’un magnifique saule blanc qu’elle avait trouvé pour les éventuels cas d'inflammation, lorsqu’un hululement retentit dans la cime des arbres. La fillette se stoppa aussitôt dans son geste, scrutant les alentours. Durant son enfance, elle avait eu des enseignements sur la faune des forêts. Et s’il y a bien une chose dont elle se souvenait, c’est qu’aucun animal hululant ne sortait le jour. Mais même au delà de cela, son instinct l’avait tout à coup avertie.
Lentement, elle lâcha la branche qu’elle tenait et observa les hauteurs des arbres. Quelque chose n’allait pas. Les sous-bois, si bruyants depuis qu’elle était arrivée, ne laissait plus entendre aucun cri d’oiseau avant plusieurs lieux. Pourquoi s’étaient ils tuent ?
Le cœur de la petite albinos se mit à battre plus vite et sa respiration s’accéléra. En réflexe, elle attrapa son capuchon et le rabattit sur son visage. Sans cesser de scruter les alentours, elle commença alors lentement à rebrousser chemin. Les avertissements d’Allan retentissaient à ses oreilles. La forêt est pleine de brigands avait il dit.
Pas à pas, la fillette recula, les sens aux aguets. Le hululement retentit alors de nouveau, beaucoup plus proche. Comme si s’était le signal qu’elle attendait, Blanche fit volte-face et s'apprêta à détaler aussi vite qu’elle le pouvait. Mais aussitôt, trois personnes se laissèrent tomber des arbres et l’encerclèrent autour d’un tronc massif, lui coupant toute retraite. D’un même mouvement, deux des agresseurs tendirent leurs arcs et mirent en joue leur victime. La fillette recula jusqu’à buter contre l’écorce, la peur au ventre. Le troisième assaillant, un colosse mi-homme mi-ours dégaina une épée massive et l’agita sous le nez de la petite mage.

“ Halte la ! Qui es tu voyageur pour oser t’aventurer sur le territoire des rebelles ? Parle ! “ tonna t’il.

Blanche sentie sa peur augmenter et la figer sur place. Elle tenta de balbutier quelque chose mais le souffle lui manquait tant sa gorge était serrée. Les deux archers écarquillèrent alors des yeux ronds en la voyant, semblant la découvrir pour la première fois. Il abaissèrent alors leurs armes et l’un deux, un homme-lièvre, lança au colosse d’un ton blasé :

“ Laisse tomber. Tu as vu sa taille ? C’est juste un gosse. Il a du s’enfoncer dans les bois en jouant. ”

Son comparse de droite secoua la tête de droite à gauche, médisant à voix basse sur les parents qui laissaient leur progéniture sans surveillance. Les deux bandits rangèrent leurs flèches dans leurs carquois et Blanche se détendit un peu. Mais l’homme-ours ne semblait pas satisfait de son coté, car il s’approcha au contraire de la fillette en continuant de la menacer de sa lame, le visage agressif.

“ Attendez ! Il y a quelque chose de pas normal ! ”

D’un mouvement sec et violent, il bondit et saisit la petite albinos par le bras, lui arrachant un cri de peur et de surprise. De la pointe de son épée il attrapa alors l’intérieur de son capuchon et le jeta en arrière, libérant la chevelure de neige de sa victime et mettant à jour son appartenance à la race humaine.

“ J’en étais sûr ! tempêta le colosse. Elle n’est pas de ce monde ! Qui nous dit que ce n’est pas une espionne de Kefka ?!

La méfiance se marqua clairement sur le visage des deux autres brigands, malgré le jeune âge évident de la captive. Blanche de son coté montrait un visage figé par la terreur. Qu’allaient ils lui faire ? Comment pouvait elle se sortir de ce mauvais pas ? Son cœur battait la chamade et ses pensées étaient empruntent de panique. Réduite au mutisme par sa crainte elle observait, les pupilles rétrécies, attendant la sentence.

“ Amenons la au camp ! Le shérif décidera de son sort ! “ annonça implacablement son ravisseur.

Le souffle se débloqua alors dans la gorge de Blanche et l’énergie revint dans ses muscles. Elle se mis à se débattre comme une démente pour tenter de se libérer de la poigne puissante de l’homme-ours et hurla de panique :

“ Non ! Lâchez moi ! Lâchez moi ! ”

La frayeur s’emparait peu à peu de son esprit. Et aux tréfonds de celui ci, au delà de sa conscience, une autre personne commença à s’éveiller. Un ricanement glacial résonna dans son subconscient et une voix imperceptible de tous susurra avec avidité : “ Oui c’est ça… Juste un peu plus de peur… Je sens déjà la fraîcheur de la liberté sur mon visage... ”

Inconscient du phénomène mental, l'un des archer leva un sourcil étonné en voyant la fillette prise d'un tel état de panique. Il détourna soudain la tête lorsqu'un nouveau hululement fendit les airs. Aussitôt, il mit ses mains en porte voix et émis le même son deux fois d'affilé.

“ Nous n'aurons peut être pas besoin d'aller jusqu'au camp, un autre groupe arrive par l'est. ”

Les deux tireurs se placèrent côte à côte en position d'attente, rejoints bientôt par leur compagnon qui peinait à retenir de ses bras la petite furie en pleine crise d'agitation.
Après quelques secondes d'attente, le son du galops de plusieurs chevaux atteignit leurs oreilles. Blanche cessa de s'agiter quelques instants pour voir cinq cavaliers montés sur de beaux et puissants destriers sortir de l'ombre des bois pour s'avancer dans leur direction.
La peur lui serrait toujours les entrailles, mais l'arrivée des brigands sur leurs nobles montures lui avait de nouveau coupé le souffle.
Le Drapeau Blanc

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le Mar 3 Juin 2014 - 21:23
" Allons-y. "

La jeune garde acquiesça, ordonnant d'un coup de bassin à sa jument de reprendre le trot. Elle laissa les quelques brigands mener la course avant de passer directement aux galops, restant à leurs talons. Le cri aigu les avait inquiétés quelques secondes mais le hululement arrivait au moins à les convaincre qu'il n'y avait pas de grands dangers de leur côté. Ils avancèrent quelques secondes dans la forêt, annoncés par le son des sabots sur la terre, rejoignant un groupe de bandits, reconnaissables à leur longue cape grise que chacun d'eux, y compris elle, portait.

Elle distingua évidemment la source du hurlement, retenu par Harry qui tenait dans son autre main sa large épée... une jeune fille, une enfant en fait. Comme elle, la captive semblait être une étrangère... à la différence qu'elle était fort jeune pour se promener dans un monde en guerre et qu'elle était absolument paniquée. Aux côtés d'une fillette appeurée, Harry semblait être un ours des plus cruels, tenant fermement sa lame... et pourtant la garde ne pouvait qu'approuver cette précaution.

Les cavaliers s'arrêtèrent l'un après l'autre. Certains mirent pieds à terre... ce qu'elle ne fit pas, restant haut perchée sur Beth, la tête plongée dans l'obscurité de sa capuche, d'où s'évadaient tout de même de longues mèches de ses cheveux argentés. Elle ne dit rien, se contentant de regarder les alentours, jetant parfois un regard froid sur les trois brigands et leur prisonnière qui tremblait encore.

A vrai dire, elle semblait si effrayée que la voix qui parla pour rompre ce silence devait être pour elle une délivrance.


" Ola les gars, qu'est-ce qui vous prend ? ", objecta Petit Jean à la vue d'une épée dressée si proche d'une jeune fille. Malgré le sérieux de sa question, son ton était tout à fait sympathique, tandis que l'énorme ours ôta la capuche de sa tête, dévoilant sa bouille souriante et sa coiffe médiévale. Lui aussi était à cheval, son arc autour de son buste... Dame Ravness le regarda parler, sans réagir. " Rengaine ton épée, mon brave ! C'est peu convenable de tétaniser une jeune dame ! "

Ravness, en silence, inspecta la lame du bandit, tandis que ce dernier rangea son épée dans son fourreau, maintenant toutefois son emprise, puisque personne ne l'en empêchait. Avec un ton rieur, l'ours s'enquit de suite des choses qu'avait la jeune captive qui pourrait bien l'intéresser.

" Que vient faire une jeune et riche étrangère dans notre belle forêt ? Êtes-vous des nôtres pour contribuer à l'effort de guerre ? "

La garde inspecta les vêtements de la gamine... Petit Jean devait croire qu'elle était riche, sans doute peu habitué à l'habit de l'enfant. Certes, même Ravness voyait peu d'enfants portant des manteaux en cuir beaucoup trop grands pour eux... cependant le reste ne la dépaysa pas davantage.

" Elle vient d'ailleurs. Je doute qu'elle ait de l'argent... " , finit par dire la jeune femme, tout en regardant l'enfant froidement.

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