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 Etro est conne, c'est Swain qui l'a dit !
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Le Pardon Enchaîné
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Mar 4 Mar 2014 - 4:13
Swain, c'était un foutu bâtard.

C'était cru mais c'était sincère. Non vraiment, Fabri avait du le croiser... deux fois, et encore, de loin. Mais il y avait quelque chose dans les manières de ce type, tout particulièrement son air constamment hautain et la façon avec laquelle il espérait tuer du regard chaque membre du Sanctum, qui le rendait détestable. Il n'était peut-être pas un bâtard au sens « fils illégitime », ça, c'était pas vraiment péjoratif. Nan, c'était une saloperie qui traînait là et.... Qui traînait là. En fichant le bordel, et c'était tout. C'était un notable, mais... Quant à savoir le genre de magouilles qu'il faisait, c'était une autre histoire.

Parce que, les nobles.... Que faisaient-ils à part se rouler dans leur fric en faisait des courbettes au roi ? « Excusez-moi ? N'auriez vous pas vu notre Monarque ce matin ? » Toujours. La même chose.

En haut de la grande tour carrée, il est dans sa bibliothèque secrète privée. Dans l'arrière-cour où il y a les lavandières le mercredi après-midi. Ou peut-être dans le dernier cachot, dans la partie de ceux qui n'ont pas l'air d'avoir étés utilisés depuis cent-trente ans. Le roi était loin, le plus loin ou le plus haut possible ; tant que ça pouvait les faire courir, franchement, tout mensonge était bon. Ce n'était pas très honnête, ça ne l'était pas du tout même mais franchement qu'est-ce qu'ils posaient la question à un foutu soldat qui n'en savait rien ? Fabrizio était plutôt gradé pour un soldat, mais des fois on venait quand même lui demander des renseignements débiles ; où était le roi par exemple. …. Il n'avait jamais croisé le roi dans un couloir. Enfin, une fois. Peut-être. Il était pas vraiment sûr.

Parce que le château était grand ; un dédale de dizaines de couloirs. Certains étaient dallés de vert, de noir, de blanc, au plus haut il y avait du parquet, des dalles dans le sous-sol, il y avait de grandes, très grandes salles de bal, de réception dans une partie. En plus, maintenant, il y avait la cathédrale. Les cuisines étaient énormes, les créneaux étaient énormes aussi, les tours étaient énormes. Et franchement il fallait être aveugle pour ne pas s'en rendre compte.

Le jeune homme sourit à cette évidence, comment avait-il oublié de lever les yeux si longtemps ? Où alors c'était la première fois qu'il arrivait à grimper si haut par lui-même. Le besoin d'une mission importante, il n'y avait pas de doutes à ce sujet, puisque c'était bel et bien le cas. Swain planquait quelque chose au Sanctum ; ce type avait une influence de malade. Il avait gardé des grouillots et des soldats a côté de lui la nuit de l'attaque. Bah, il avait eu la trouille, et c'était un planqué comme tant d'autres. S'il avait été à sa place ; Fabri aurait fait pareil. Mais il avait été foncer en première ligne (il aurait pu faire semblant de dormir!). Il pensait à tout ça parce qu'il était assis sur un toit ; et en y repensant, il songea également au bruit que ferait sa tête si il tombait et heurtait le sol avec. Ce serait pas très joli à entendre, par chance, étant aux premières loges, il serait trop crevé pour l'entendre de lui-même. C'était déjà quelque chose avec quoi il essayait de se rassurer... Enfin de se donner du courage. Ou... Peut-importe, en tous cas il le pensait. C'était pas jouasse comme pensée, mais il allait devoir faire avec. Les couloirs étaient trop surveillés dans cette partie du château pour qu'il y passe, même à cette heure. Il n'était d'ailleurs pas si tard en fin de compte ; juste l'heure du milieu d'un bon dîner de notables.

Rah, Swain, c'était pas un notable, c'était un tacticien.

Ça allait pas être évident... Encore moins maintenant qu'il s'était rappelé ça.

Les tours du château étaient toutes différentes ; celles qui bordaient les murailles étaient plus épaisses, les fenêtres étaient plus réduites. La différence ne se saisissait pas au premier regard, car elle était discrète. C'était la différence entre Notre Dame de Paris et ses consœurs des villes de cambrousse à quelques centaines de kilomètres. Même si elles se ressemblaient, elles étaient différentes. La nef pouvait être plus petite, les vitraux plus simples, moins larges, les portants plus épais. Des détails. Mais des détails qui n'avait pas échappé a Fabri, qui avait passé un nombre indomptable d'heures a traîner dans le château. Il n'avait pas été partout, il n'avait pas croisé tout le monde, mais il avait une bonne idée de l'endroit où il devait aller, et bonne nouvelle, si d'un côté la porte était en chêne massif comme toutes les portes de la même tour, la fenêtre n'était pas une foutue meurtrière. Et c'était par là qu'il allait enter.

Il avait eu une idée de génie ce soir. Quoi qu'elle ne fut somme toute pas si compliquée, il se réjouissait d'avoir réussi. Il était sorti par une pièce qui servait de débarras ; par sa fenêtre plus précisément. Cette pièce était déjà au deuxième étage d'un des bâtiments de relativement faible hauteur, il était parvenu à se hisser sur son toit. Relative, parce que ce bâtiment n'était bas qu'en comparaison des tours. C'était putain de haut. Ni armure ni armes ne seraient nécessaires ce soir là, a l'exception du poignard dans sa botte droite, il avait une idée de pourquoi l'utiliser.

Les toits de pas mal des bâtiments étaient en tuiles noires, lorsqu'il n'y avait pas de soutènement en pierre. Ce genre de merde, c'était assez fragile. Et ça allait faire des années qu'il n'avait pas fait ça, passer par les toits... Il se demanda si c'était une bonne idée. Pff, c'était pas une bonne idée. C'était juste la seule possibilité qu'il avait.

Angeal, ah, Angeal, le nombre de fautes que je vais faire dans mon rapport de mission, pensait-il. Je vais l'écrire avec un stylo rouge.

Et il commença à avancer, sur le toit. Regardant à gauche, à droite. Il avait vérifié au préalable en sortant par la fenêtre s'il y avait un garde ; de toutes manières, il était ici encore en terrain connu. Certaines parties du château étaient plus familières aux membres du Sanctum, et d'autres au nobles. La populace changeait selon la tour, le gentilé changeait selon les appartements. Il y avait moins de risque tant qu'il restait à gauche en regardant le castel de face. Si, si il avait raison. Tout ça était mûrement réfléchi.

L'année était à peine entamée et le soleil se couchait tôt, ainsi il faisait déjà complètement nuit. Les quelques fenêtres donnaient une lueur blafarde sur les toits, et la majeure partie de l'illumination venait de la lune, qui était plutôt encline a se cacher derrière les nuages. Il n'y avait quasiment aucune différence entre cette Lune là et celle de Paris, non, franchement. Peut-être au niveau de l'inclinaison, a différents points de l'année, mais il n'avait même pas remarqué jusqu'à maintenant et se posait seulement la question à l'instant, en train d'avancer sur ce toit, tantôt à quatre pattes, tantôt en équilibre. Le secret, c'était de faire comme si on marchait normalement, mais a deux étages au dessus du sol sur un toit, non, ce n'était pas trop possible. Il faisait au mieux. Rien n'avait encore gelé mais le froid venait mordre ses joues, le givre s'installerait bien vite. L'hiver ici était plein de surprises ; certains jours, le printemps revenait, et le lendemain il neigeait. Et quelle neige, ce n'était pas surprenant de devoir sortir les pelles pour déneiger la cour.

La neige et tout un tas de pensées volages embrumaient son esprit, mais elles furent bien vite chassées par l'arrivée de la fin du toit. Oh. Par où aller, maintenant ? Il était très proche d'un mur, en face de lui, a quelques mètres peut-être, mais entre lui et ce mur, il y avait le vide. Il regarda bien sûr, l'adage millénaire « ne regarde pas en bas » lui était peu connu. Il l'avait entendu bien sûr, mais ne l'avait jamais écouté. Mais la dernière fois, il avait quinze ans et ne savait pas ce que c'était que de se casser quelque chose. Il en avait eu dix-neuf, le mois dernier. Des années de vie, bien sûr, les 19 os pétés c'était avant noël. Peut-être pas autant mais allez donc vous prendre un arbre sur la tronche et revenez, si vous vivez encore.

Il regardait ce passé là en souriant, sur le coup il n'avait pas souri, il avait eu bien trop peur. La douleur était restée, quelques fois elle revenait, elle était encore bien présente à certains moments, et dans ces moments là, la peur revenait.

En cet instant même, il sentit son cœur s'emballer. Normal d'un côté parce qu'il venait de prendre son élan et se s'élancer afin de se jeter au dessus du vide pour attraper le rebord d'une fenêtre sur le mur d'en face. La pièce était sombre, parfait. C'était pas son arrêt ; il devrait continuer à monter sur cette bâtisse, encore plus haute que la précédente. C'était le quartier des domestiques ça, sûrement. Il était encore relativement loin. Se hissant a la force de ses bras, il parvint à grimper tout entier sur la première fenêtre ; s'aidant par la suite des prises qu'il put trouver ; chambranle supérieur de la fenêtres, pierres en saillie, il grimpa comme s'il se fut agi d'une échelle. Il resta néanmoins quelques fois à il dut sauter et se raccrocher à la vie... Enfin, un peu plus haut, en n'ayant rien que ses mains pour le garder en vie. Plus il avançait, plus il était haut. C'était bon à retenir mais pas franchement génial pour l'automotivation.

Et il arriva au sommet. Swain, sa piaule était encore loin mais étant assez haut, Fabri n'aurait plus grand chose à grimper. Personne ne devait le voir, aussi, entrer par une fenêtre ouverte et ressortir un peu plus haut, non, il se l'interdisait, c'était trop risqué. On pourrait le voir, qu'est-ce qu'il aurait à faire dans cette partie du château à cette heure précise ? Trop de grouillots dans les couloirs. Bien trop pour espérer finir tout ça inaperçu.

Aussi, il continua ; le rebord du toit était solide, c'était de la pierre, un petit canal servait en cas de pluie, il redirigeait l'eau dans les gouttières. Il avança plus rapidement sur son rebord. C'était plus sûr. Les fenêtres étaient larges, et il y avait du monde.

Le terrain était un peu plus pratique mais essayer de se déplacer sans être vu, a cette hauteur. Il avait plus peur de tomber que de se faire repérer, quoique, ça se valait. Qu'est-ce que l'attendait s'il se faisait choper ? Ce n'était pas quelque chose à faire, selon le Primarque.

La montée était un peu plus simple, jusqu'à la première des deux tours qu'il devait grimper pour arriver au sommet. Il se devait d'arriver au sommet de la première, et de redescendre le long de la seconde. Sauter d'une tour à l'autre... Euh oui, non, très peu pour lui. Il n'avait pas envie de mourir ce soir.

Son cœur battait à un rythme soutenu, il avait l'impression qu'on étirait ses bras, même s'il les laissait pendre le long de son corps dans un vain espoir d'essayer de calmer la douleur. Son souffle était court, ses côtes lui faisaient un mal de chien. Bordel, il était limite vieux avant l'heure. Ses mains, mieux valait ne même pas en regarder l'état.

Avant de tenter la dernière ascension, il vérifia que ses cheveux étaient bien attachés. Il voulait pas mourir a cause de ses cheveux. Ce serait trop con.

Il tenta de calmer sa respiration, en estimant la distance qu'il lui restait à grimper. Il fallait qu'il tourne, qu'il grimpe sur une autre façade de la tour ; ici, tout le monde pourrait le voir, un bon nombre de fenêtres avaient une vue qui donnerait droit sur lui. Ainsi, après les premières prises, il se glissa, comme s'il ne fut qu'une ombre sur l'arrête du mur. Ne voulant s'écarter pour rien au monde du mur en cherchant quasi-désespérément une prise sur l'autre face, il colla littéralement son visage sur la pierre rêche. C'était pas glorieux. Son visage, déjà entaillé lors de la visite importune des deux autres énergumènes, portait le plus récent souvenir de sa rencontre avec une... Chose ? Dans la foret ; la lame émoussée de cette créature lui avait entaillé le front, sur le côté gauche. Si jamais il se faisait remarquer, il était trop reconnaissable pour être mépris pour quelqu'un d'autre. Raison de plus pour être doublement précautionneux.

Enfin passé sur l'autre versant de la tour, il put enfin entamer la montée, sans essayer de s'arrêter ni de ralentir. En tous cas, quand cela lui arriva, ce n'était pas vraiment volontaire et il éprouvait de plus en plus de mal à reprendre le rythme. Une poussée d'adrénaline n'était jamais loin, dès qu'il sentait ses bras faiblir et ses mains lâcher prise. Les poutres qui dépassaient étaient bien trop rares dans ce bâtiment de pierre ; même ces dernières étaient bien agencées. Les prises étaient petites, de la poussière tombait dans ses yeux alors qu'il dégageait une de ses mains trop rapidement ou par inadvertance. En plus, il devait éviter chaque fenêtre qu'il croisait.

Le soupir de soulagement qu'il poussa alors qu'il sentit le rebord de la tour sous sa main après de longues minutes d'effort ne fut dissimulé qu'a grand peine. Il alla s'étaler le plus en sécurité possible, loin du bord. Le sommet de cette tour était relativement réduit, pour un sommet de tour qui avait paru si énorme au premier abord.

Au bout d'un certain temps, le jeune homme se rassit, il ne fallait pas qu'il perde son temps. Et sur cette tour, il était à la merci de tous. Si Swain avait posté des archers, il était mort.

Il se releva, tremblant légèrement. Les deux tours étaient proches. A un certain niveau, elles se rassemblaient en un plus grand complexe. Bordel, qui avait eu l'idée de construire un truc comme ça, c'était digne d'un comte de fées ! Mais c'était quand même pratique. 

Fabrizio se glissa sur le côté de la tour, comme il l'avait fait avant ; Swain, sa piaule, elle était quand même mal placée. Enfin, il avait une belle vue et si jamais la Coalition Noire ramenait les mangonneaux, il serait le premier à le savoir.

Mais là, pas de machines de guerres, rien qu'un léger vent et un ciel tantôt marbré de nuages éclairés par la lune, percé de quelques étoiles éparses.

Une fois arrivé sur le rebord du toit, au pied de la plus grande tour, Fabri ne laissa plus le temps filer et se glissa le long du mur, jusqu'à la fenêtre. Lumières éteintes, monsieur le stratège dînait en bonne compagnie, en espérant qu'il en eut encore pour longtemps. Il tenta de pousser légèrement la fenêtre, mais elle ne bougea pas. En équilibre précaire sur le rebord de la fenêtre -heureusement que ce type ne mettait pas de pots de fleurs, la déco était pourrie mais c'était pour le bien des espions.

Bordel, un espion. Fabrizio était devenu un espion pour le compte du Sanctum...

Il prit le poignard qu'il avait emporté avec lui, la lame était fine. L'acier damassé était vieux, couvert de marques, aiguisé encore et encore. Depuis la terre inconnue d'où il provenait jusqu'ici. C'était le couteau qu'il avait pris avant de sortir ce soir là, pendant le couvre-feu. Il était allé rejoindre son père et n'avait rien pu faire pour l'aider. Il ne lui restait que trop peu de choses, ses souvenirs étaient planqués derrière un verre épais qui ne cessait de s'opacifier au fil des jours.

Il glissa la lame entre les deux planches de la fenêtre, de bas en haut. Personne ne lui avait appris, son père, lui défonçait les portes « au nom du Ministre Frollo ! » et puis plus tard « au nom du Consulat ! » ; il aurait adoré voir ça. Bordel, tout ça datait tellement.

Le loquet remonta et il parvint à entrer.

Un journal de notes, un journal de notes... Où trouver ça ?

La pièce était richement décorée ; les murs étaient couverts de tentures, de cartes, des étagères de bois sombre prenaient deux murs pour elles seules. Ses pas furent étouffés par un épais tapis. Il ne voyait pas grand chose ; lançant un sort brasier dans le creux de sa main, il repéra le bureau. L'homme n'avait rien besoin de cacher ici, la lourde porte de chêne empêchait quiconque d'entrer.

Elle était bien bonne, tiens.

Fabrizio regarda les tas de feuilles pendant quelques secondes et avisa tous les carnets qu'il put voir.

Bordel, il y en avait trois. Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir faire... Il n'avait rien sur quoi noter.

Il jura, dans sa tête bien évidament. Mais si les gardes avaient pu entendre, si tenté qu'il y en avait, ç'aurait été un flot continuel d'injures. Celles là n'avaient pas changé depuis des années. Si de monde en monde, les gens parlaient sans accent notable, les injures, elles, étaient uniques. Il y avait bien quelques accents, il en avait même un léger qui s'était estompé avec les années. Il y avait aussi les expressions, les manières, les proverbes. Les...

Il digressait, il digressait un peu trop !

Retroussant ses manches, il avisa une plume posée sur un encrier. Rien de bien sorcier, mais bordel, il n'aurait jamais imaginé que quelqu'un puisse se servir d'un encrier avec autant de putains de décorations dessus. C'était... de l'or ? Du cuivre ? Dans l'obscurité, il ne voyait pas très bien.

Il prit le premier carnet, et lut vaguement ce qu'il y avait d'écrit a la lueur d'un sort de brasier hésitant. Il tremblait toujours.

Des lignes et des lignes de choses fort peu intéressantes s'étalaient devant lui.

« 16 décembre, dîner avec le Baron Haus »
« 20 décembre, prévision d'entrevue avec le Compte et Madame Freudenberg »

Super, quelle vie mondaine.

Il feuilleta le carnet rapidement. Que dalle. Des listes, des noms de soldats. Des grades, ça par contre c'était plus intéressant.

Il regarda un peu alentours, voir s'il n'y avait pas un tas de feuilles. Il en vit un, et pris deux copies en veillant bien à tout laisser en place. Le bureau était en chêne lui aussi , en veillant bien a ne pas écrire sur une feuille, il devrait normalement ne pas laisser de traces.

Un œil sur le carnet, l'autre sur sa feuille, il écrivit, le plus vite possible la liste de noms. Anca Stiller, Fredrick Johansen, William Levy, Marine Park. Il les copiait tous, cela, en plus du mot au dessus de la liste. C'était un symbole, il y avait un chiffre également. La Milice de Paris utilisait un code aussi, aisément transcrit par signes limuneux ou par sons, ou par battements de cils, il y avait aussi des signes avec les mains, des mots à double-sens. Les codes, ce n'étaient pas rare. Il recopia tout. Les symboles dans les marges des pages qui l'intéressait. Tout, il reprit des feuilles et passa à l'autre carnet. Regardant fixement le carnet, essayant de tout lire, de tout réécrire en même temps ; il écrivait mal de base, il n'avait jamais cherché à vraiment prendre son temps, alors là, il se relirait plus tard. Dès qu'il finissait une page, il attendait quelques secondes ; hors de questions de laisser de l'encre quelque part. Et puis il la pliait et la mettait dans la poche de son pantalon.

Le deuxième carnet contenait une mixture de stratégies militaires, d'un peu de politique, de théologie... Il écrivit un résumé de ce qu'il pensait comprendre, dans ses mots. « pensée vaguement qu'Etro est une conne » « le Sanctum ont eu bon fond au début mais Galenth était une reclure, Starkiller, Noel, Angeal Hewley. » Il copia également tout ce qu'il voyait sur Angeal, évidemment. Parfois, l'écriture était plus hâtive. Ces passages, il ne les comprenait pas tous. Mais les mêmes symboles se reconnaissaient ça et là ; bordel, il utiliserait un code fixe ?

A mi-chemin du second carnet, Fabrizio entendit des pas dans le couloir. Son cœur, il eut l'impression qu'il était remonté dans sa gorge sans prévenir. Qu'est-ce qu'il allait faire ?

Il reposa le porte-plume comme il était avant qu'il n'arrive, referma les carnets et les reposa sur le bureau, l'un à moitié sous les feuilles comme lorsqu'il l'avait aperçu. Il tournait les talons en écrasant une feuille de papier entre ses mains, la fourrant dans sa poche, une dernière, qu'il n'avait pas eu le temps de plier, il en attrapa le coin avec sa bouche. Des bruits de discussions, il n'était quand même pas si tard pour qu'ils reviennent quand même !? Combien de temps avait-il passé là dedans, combien de feuilles avait-il copié ? Dehors, une fine pluie avait commencé à tomber. D'une main, il reprit son poignard, la lame incurvée lui permit de refermer le loquet après avoir refermé les rideaux sur lui. Bordel de merde, jurait-il.

Et il se jeta dans le vide.

Du moins, ce fut sa pensée, son poignard encore dans la main, il se rattrapa sur le rebord de la fenêtre, et le lâcha aussitôt pour redescendre. Il ne devait pas rester ici.

La pluie était gelée, et il tremblait plus que jamais. Il essaya de raffermir sa prise sur son couteau, qui manqua de lui tomber de la main, et il dérapa. Vraiment, cette fois.

Et il tomba. Et la chute fut rude.

Mais il était encore en vie, plaquant ses deux mains sur sa bouche pour empêcher tout son, tout cri de se faire entendre. Il n'avait pas senti le sol ; il n'était pas tombé de très haut, mais avait terminé sur le dos. Le corps en feu, la pluie lui battant le visage.

Après quelques instants, il se redressa lentement ; rien de cassé, franchement... Il rattrapa la feuille volante qui lui avait échappé et reprit son poignard, tombé dans la gouttière.

Le chemin du retour fut plus rapide ; il était très tard. Il ignorait combien de temps il était resté dans la chambre de ce sale type mais bordel. Quelle erreur. Ses poches étaient bourrées de renseignements. Il savait qu'il y en avait d'autres. Plus il redescendait, plus son esprit s'éclairait. La pluie était drue alors qu'il rejoignit le plancher des vaches. Tout lui était connu ici, le puits, l'écurie. C'était le coin du château qu'il préférait, et il ne se questionna même pas sur le chemin qu'il avait pris et qui l'avait mené ici ; ce n'était pas le chemin le plus court pour retourner dans le bureau du Primarque, mais tant pis. Ici, il était en territoire connu, et il avait accompli sa mission du mieux qu'il avait pu.
 
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L'Ainé des Surhommes
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Jeu 13 Mar 2014 - 17:15
C'est une excellente mission... et je savais bien qu'il y avait quelque chose a tiré de Fabrizio !

Les détails, tu en parles bien, ta mission en est rempli et le tout est très dense. Mais aussi très fluide.

En vérité je n'ai pas grand-chose à dire, tu t'es surpassé, rien ne cloche, rien ne détonne... et tu as faits exactement ce que je t'attendais en te donnant cette mission.

Fabrizio commence à... s'adapter, toujours blasé voir cynique mais allant au charbon quand même.

Je te donne un bonus.

Difficile : 35 points d'expérience ; 350 munnies ; 4 PS (=un bonus.)

2 en dextérité, 2 en défense.

_______________________________

Fiche de compétence
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