Derniers sujets
» Pensées rationnelles
par Rufus Shinra Aujourd'hui à 13:19

» Aux abonnés absents
par Rufus Shinra Aujourd'hui à 12:02

» Un soir, une fête, une femme, un homme
par Arthur Rainbow Hier à 22:11

» Les Orphelins
par Septimus Hier à 19:06

» Changer de tête
par Pamela Isley Hier à 18:15

» La nature a horreur du vide
par Lenore Hier à 12:00

» Les sans-coeurs aussi ont le droit de se marrer
par Lenore Hier à 9:37

» Le glorieux et puissant être mystérieux !
par Surkesh Lun 18 Sep 2017 - 23:31

» De retour au bercail...
par Surkesh Lun 18 Sep 2017 - 22:20

» Lessive à Port Royal
par Surkesh Lun 18 Sep 2017 - 17:55

» Tatanes et coups de lattes!
par Surkesh Lun 18 Sep 2017 - 16:53

» Bric à Brac
par Chen Stormstout Lun 18 Sep 2017 - 16:06

» Envie de me connaitre ? Il y a un peu de lecture - Fiche d'identité A. Underwood
par Abigail Underwood Lun 18 Sep 2017 - 14:31

» Achetez mon vaisseau, il est beau mon vaisseau !
par Chen Stormstout Lun 18 Sep 2017 - 14:25

» L'enthousiasme éternel
par Death Lun 18 Sep 2017 - 12:26


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant
 Fenêtre sur cour
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
La Sorcière
Masculin
Nombre de messages : 79
Age : 24
Date d'inscription : 12/09/2013

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Générale
XP:
394/650  (394/650)
Mer 12 Fév 2014 - 7:19
Elle fronça les sourcils… Pour qui la prenait-il ? La menacer de perdre toute sa confiance si jamais elle endommageait Menrva… était une insulte pour deux raisons évidentes. Elle n’était tout de même pas aussi maladroite que cela. Lulu était au contraire plutôt vigilante et soigneuse… mais elle avait aussi une certaine fierté et trouvait peu habile qu’il lui parle comme à un simple laquais. La sorcière ne devait rien à son Primarque, pas même de l’accepter parmi les fidèles du Sanctum. Et si elle acceptait de lui prouver sa valeur, Lulu n’oubliait pas qu’Angeal devait aussi lui garantir qu’elle pouvait avoir confiance en lui.

Lorsque quelques secondes plus tard, il osa dire que ses poupées lui seraient confisquées, le temps qu’elle passerait dans Menrva ayant, je le rappelle, changé sa forme en celle d’un vaisseau… elle eut bien du mal à cacher qu’elle était furieuse.
En vérité, se passer de ses peluches ne la gênait pas. Elle n’en avait pas tant besoin mais… Poupées ? Il avait appelé ses peluches des poupées ? La prenait-il pour une fille de sept ans ? Voulait-il qu’elle lui rappelle que ce furent ces « poupées » qui lui permirent d’accomplir deux missions, dont celle qui avait dévoilé une autre forme de Menrva ?

Elle disposa sans répondre, sans le saluer, et partit de la citadelle. Lulu ne se dirigea toutefois pas directement vers le vaisseau qui l’attendait pour aujourd’hui, mais rejoignit la maison de son père pour y déposer la peluche qu’elle tenait encore.

Ce fut une demi-heure plus tard qu’elle arriva enfin devant Menrva, sans peluche pour une fois. Il y a quelques jours, Lulu avait plus ou moins enclenché une fonction quelque peu inédite chez la chouette – robot, rappelons-le – alors qu’elle espérait l’amadouer, que la chouette livre des informations disons… valables sur le Seigneur Dysley, le dernier Primarque à avoir reçu le don d’Etro. Cette fonction originale étant que Menrva avait soudain pris la forme d’un très grand vaisseau, posé désormais dans la cour de la citadelle du domaine enchanté. La sorcière n’oubliait pas, malgré sa colère, qu’Angeal lui avait promis que personne ne rentrerait dans le vaisseau avant elle. Et pour ne pas faire retarder l’investigation, sans doute exigeait-on d’elle qu’elle se dépêche d’entrer dans l’appareil.

Il y avait de nombreux gardes qui la reconnurent mais s’approchèrent tout de même. Ils la saluèrent d’un même  « bonjour professeur ».


« Bonjour. Puis-je entrer ? »

« Oui. Néanmoins avant toute chose, nous avons reçu l’ordre du Primarque de… »

« Je n’ai pas de poupée sur moi. »

« Et de vous fouiller. »

Lulu leva un sourcil en même temps qu’elle leva les bras perpendiculairement à son corps.

« Soyez adroit et bref. »

Les règles s’appliquent à tout le monde, c’est ainsi qu’Angeal avait justifié les choses… bien qu’elle se demanda ce qu’elle pouvait bien cacher sous sa robe, aux yeux du Primarque et des paladins. Le soldat s’exécuta, tâtant prudemment ses bras, ses jambes, ses hanches et son ventre, avant d’acquiescer et de lui ouvrir le passage vers Menrva.
Tandis que ses pas la rapprochèrent du vaisseau, ce dernier dans un automatisme presque inquiétant dévoila son entrée. Se dessina sur la coque du véhicule un rectangle aux bords noirs qui se détacha de l’acier blanc du vaisseau et se posa sur le sol, dévoilant un escalier qu’elle gravit, montant dans le vaisseau qui se referma derrière elle. Les bruits qu’elle entendait dans la ville il y a encore une toute petite seconde, disparurent aussitôt. Il n’y eut plus que sa respiration et le silence. Dans le vaisseau, il faisait assez chaud, sans que cela en soit étouffant, contrastant avec la température glaciale du domaine enchanté en ces moments. A vrai dire, c’était comme une impression d’avoir changé d’univers après avoir parcouru un petit mètre, et elle n’aurait pas été tant étonnée, si elle était partie aussitôt, de découvrir derrière la porte du vaisseau un monde nouveau.  
A ses côtés, deux parcours entourant le mur qui lui faisait face. Elle ne s’avança pas de suite, regardant les murs. Le vaisseau, même à l’entrée, était très bien éclairé, voir trop. De façon surprenante, il suffit à Lulu d’être presque ébloui par la lumière et ses reflets sur les murs blancs, pour qu’elle ait l’impression que l’intensité des lampes s’amenuise. Les murs étaient arrondis et le plafond vouté, ce qu’elle n’avait jamais vu dans un vaisseau, bien qu’elle ait peu de connaissance à ce sujet-là. C’était tout de même très beau. Les murs étaient en métal blanc, peint de rares rayures dorées parcourant le vaisseau.
Et alors qu’elle s’attendait à être debout sur un de ces sols atroces d’aluminium propres aux vaisseaux spatiaux, Lulu découvrit sous ses pieds un sol en mosaïque. Agréablement surprise, la jeune femme avança sur le marbre du plancher, contourna le mur et arriva devant un hall. Quatre voies s’offraient à elle. Deux escaliers en métal blanc montaient à l’étage, de part et d’autre du vaisseau. Un petit escalier semblait descendre vers une énorme porte, qu’elle devinait renfermer le moteur ou ce qui y ressemblait au moins un peu. Tandis que contournant cet escalier, elle aperçut un chemin continuant vers le bec du vaisseau, là où se trouvait le cockpit.

Elle monta à l’étage tout d’abord, constatant que les deux escaliers étaient liés à l’étage par de nombreuses pièces. Il y avait quelques chambres, minuscules, contenant un lit superposé et une armoire tout à fait risible. Elle compta une dizaine de ces chambres. Plus loin elle découvrit une autre pièce dans laquelle siégeait un autre lit… disons seulement que cela n’avait rien à voir en comparaison. La pièce était aussi immense que la cabine personnelle d’un capitaine pirate (tout du moins comme elle l’imaginait). Le lit était recouvert de draps riches et semblait plus confortable qu’un millier de nuages superposés… La pièce contrastait avec le reste du vaisseau, puisque sa tapisserie était bordeaux, brodée des mêmes symboles dont elle ignorait la signification.

Elle n’était pas assez sotte pour ignorer qu’il s’agissait de la chambre du seigneur Dysley. Cela n’avait tout simplement plus rien à voir avec cet appartement vide qu’elle avait visité quelques jours plus tôt. Il y avait une telle richesse, tant de beauté dans cette pièce. Dans le coin du pièce, il y avait un magnifique psyché dont le cadre était taillé dans le plus beau des bois, avec des motifs si précisément sculptés. Sur quelques murs elle ne pouvait ignorer la présence de ces imposantes toiles, peintures aux couleurs vives. En décrivant l’une d’elles, Lulu ne reconnut pas de suite le motif… il lui fallut quelques secondes avant de distinguer la peinture, sursautant presque. Sur un cadre posé en format paysage, il y avait un énorme visage carré. Ses yeux étaient aussi blancs que la lune, ses traits semblaient sadique, son sourire affreux déformait son visage. Mais à côté de cette grimace, elle reconnut quatre visages qui avaient l’air… accrochés, retenus prisonniers par le casque du premier visage monstrueux. Les quatre visages regardaient fixement Lulu, silencieux, pieux mais incroyablement tristes.
La sorcière trouva la peinture fort sinistre, d’un mauvais goût qu’elle ignorait de l’ancien Primarque.

Elle continua à inspecter la porte, découvrant une grande armoire qu’elle devinait garder les habits cérémonieux de Dysley. Ayant déjà eu un aperçu de sa garde-robe, elle décida de marcher vers le bureau. Sur ce dernier, devant une lourde chaise, elle trouva un énorme bouquin. En caractère doré étaient écrits sur le cuir de la couverture des caractères qu’elle ne put lire, ressemblant énormément à ce qu’elle avait lu en Oerba ancien. La première ressemblait toutefois assez bien à un B. L’ouvrage semblait des plus anciens… sans problèmes elle lui aurait donné plusieurs siècles, bien qu’elle n’ait aucune expertise à ce sujet. Lorsqu’elle ouvrit l’ouvrage, elle fut déçue de découvrir que les premières pages, disons même… les mille premières pages, étaient écrites en Oerba ancien. En somme, pensa-t-elle était-ce encore une mine d’informations incroyables qui se fermaient à ses yeux parce qu’elle ne savait pas déchiffrer cette langue. Elle faillit parler toute seule pour se jurer d’étudier l’Oerba ancien, mais se rappela qu’elle n’avait aucune peluche à ses côtés… Quoi qu’il en soit, c’était très curieux. Si cela était le livre écrit par Galenth Dysley, comment pouvait-il avoir été écrit dans une langue morte ? Bien sûr elle osait espérer qu’il était possible d’une manière ou d’une autre d’apprendre à lire et écrire cette langue.

Toutefois perplexe, elle continua à tourner les pages. Brusquement, tandis qu’elle fit tourner plusieurs centaines de page d’un seul page, elle fut arrêtée par sa lecture. Galenth Dysley, à partir d’un certain moment, avait commencé à écrire en Français.


« C’est pour toi, mais avant pour le Sanctum que tu agiras, mon enfant. C’est ce que je lui ai dit, à cet homme à qui je donnai l’illusion de m’intéresser. C’est encore un pathétique… un instrument rouillé mais une marche solide que je foulerai pour atteindre le Kingdom Hearts. Il apprendra en temps voulu que le Sanctum, c’est moi. Ils verront enfin que… »

Elle ferma violemment le livre, se surprenant aussitôt d’une réaction si vive. Ses yeux étaient quelques secondes plus tôt absorbés par cette lecture affreuse, mais c’est son cœur, son cerveau et même son corps qui avaient exigé qu’elle se sache pas.
Cela ne pouvait pas être Galenth Dysley. Il ne put être l’auteur de ces lignes abjectes, puisqu’il avait le premier amené la parole d’Etro, avait permis aux hommes de prier les Eternels dans un Temple… avaient édifié un monument durable, terre d’asile pour les fidèles d’Etro.

Lulu décida de quitter aussitôt la pièce, descendit vivement les escaliers et sans penser à rien, se dirigea vers le cockpit. La pièce était tout à fait impressionnante, divisée en deux parties. L’une surélevée, assez petite, où se tenait sans doute le pilote pouvant directement donner ses ordres à ses hommes… et une plus grande en bas avec de nombreuses machines disposées. Ce qu’elle remarqua surtout, c’était l’extérieur… Comme des vitres teintées, si en-dehors du vaisseau, le bec du vaisseau semblait être d’acier, en dedans, elle pouvait tout voir, comme une sorte de panorama époustouflant. Espionner gardes, habitants et autres dans cette cour aurait été si facile. Que ce soit le dessous ou le dessus du vaisseau, il lui suffisait de baisser le regard pour s’en rendre compte. Une pensée lui vint spontanément : cela devait être réversible, il devait sûrement y avoir un moyen pour qu’on ne voit l’extérieur du vaisseau que par les vitres qui auraient suffi à n’importe qui.

Ce fut une nouvelle fois tout à fait stupéfiant. N’avait-elle pas fini de formuler cette pensée que les murs du cockpit redevinrent tout à fait standards, ne lui permirent plus de regarder l’extérieur où qu’elle regarde.
Elle ne savait guère l’expliquer mais cette machine, ou plutôt Menrva, car il ne s’agissait certainement pas d’une simple machine… avait une capacité inouïe à répondre aux volontés les plus secrètes des personnes en son être. Lulu ne voulut pas jouer avec cela, certaine qu’il y avait des limites.

L’institutrice se souvint alors de ce qu’Angeal lui avait dit, peu après qu’elle apprenne l’existence-même de Menrva : Cette chouette renferme d’incroyables secrets.
Bien sûr, il y avait le livre… Ce dernier, elle devait l’accepter, se montrerait sans doute décisif pour le Sanctum. Mais ce vaisseau, cette époustouflante machine… elle se souvint aussi de sa propre pensée lorsqu’elle l’avait vue pour la première fois. Lulu devait se changer mais avait peur de se déshabiller devant la chouette, prudente quant à l’idée que cette dernière soit un robot suffisamment performant pour la filmer.

Comme en réponse à cela… Un grand écran s’alluma devant Lulu, montrant une armoire vue en contre-bas, dont l’un des battants était grand ouvert. En-dessous de ce battant, l’on pouvait y distinguer deux pieds nus.


« Oui… ce moment-là », dit-elle à l’intention de la chouette. Désormais, elle constatait que la chouette filmait tout ce qu’elle voyait.  Ainsi… si, comme on lui a dit, elle restait toujours avec son maître de son vivant, il est presque certain qu’elle a éventuellement filmé quelques… moments, quelques secrets du grand Galenth Dysley.

« Tu peux éteindre. »

La scène de déshabillage s’arrêta tandis que Lulu croisait les bras et baissait les yeux, pensive… Le Primarque doutait-il à présent du Seigneur Dysley ? Angeal désirait découvrir des secrets, mais lesquels ? Des mensonges, des vérités ou peut-être des éléments qu’il ne devrait tout simplement pas connaître ? Son but regardait-il Dysley, concernait-il son intégrité et sa bonté ou ambitionnait-il simplement de découvrir les projets du prophète d’Etro, de ces projets qu’aucun éternel ne lui confiait ?

Était-ce servir Etro que de nourrir ce doute, de le partager ?

Concernant Menrva, il était désormais très claire qu’elle était bien une machine, cela dit pourvue d’une intelligence et d’une capacité tout à fait incroyables. Lulu ne croyait plus en l’allégeance de la chouette pour son ancien maître. Sans doute avait-il réussi à la lier à lui, mais il semblait probable que Lulu ait brisé involontairement ce lien, ceci expliquant pourquoi à présent Menrva se pliait aux exigences du Sanctum tandis qu’une semaine auparavant elle fuyait quiconque l’approchait. Si la chouette avait… encore… une fidélité pour Galenth Dysley, comment aurait-elle pu accepter les probables soupçons d’Angeal qui avaient gagné le cœur de Lulu…

Menrva n’avait peut-être pas de sentiments. Elle ne pouvait pas le jurer, mais Lulu avait ce pressentiment.

Le Primarque lui avait demandé d’inspecter le vaisseau, et c’est ce qu’elle avait fait. Il lui sembla tout à fait suffisant de s’arrêter là. Elle sortit du vaisseau,  adressant un faible :


« Au revoir, Menrva. »

Car après tout… elle parlait bien à ses « poupées ».
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
L'Ainé des Surhommes
Masculin
Nombre de messages : 271
Age : 26
Date d'inscription : 04/09/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Commandant
XP:
239/350  (239/350)
Jeu 13 Mar 2014 - 22:22
Alors... c'est plus ou moins la mission dans les archives, mais en moins long.

De l'enquête, de l'investigation et de la réflexion, le tout entrecoupé par quelques moments plus léger.

Ce n'est pas un défaut puisque ça fonctionne à chaque fois et j'aime vraiment tes missions avec Lulu, même si je ne suis pas très original là.

J'aime bien la Lulu chiante qui se vexe d'un rien... Grrr...

Très facile : 5 xp 50 munies 1 ps en... psychisme.

_______________________________

Fiche de compétence
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Evasion (par la fenêtre ouverte)
» VOTE DE CENSURE POUR JEA !HAUTE COUR DE JUSTICE POUR RENE PREVAL !
» SOS pour le fleurissement de mes fenêtres !
» invitation du roi au peuple et chevalier de la cour.
» cour des rois déchus