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 Tous les maux et les extrêmes
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La Sorcière
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Dim 2 Fév 2014 - 3:48
Quelle ne fut pas sa déception lorsqu'elle rendit son rapport... Perplexe quant à sa précédente découverte, apprenant que Menrva cachait en elle une forme tout à fait inattendue, elle vit tout de même le Primarque fort heureux de ce rapport. Aussi s'attendit-elle à être de suite affectée à une mission concernant ce vaisseau. Elle ignorait jusque-là tout de l'animal et envisageait désormais de le comprendre plus en profondeur.

Angeal eut la politesse de lui promettre d'empêcher quiconque de pénétrer dans le vaisseau avant elle. Oh elle se fichait bien d'être la première ou la dernière à y entrer ou à tenter de le comprendre mais aurait assez mal accepté l'idée de découvrir le vaisseau après qu'une dizaine de gardes malhabiles l'aient fort bien dépouillé de toute son authenticité.

Donc, cette déception fut toute entière causée par la nouvelle mission qu'Angeal lui avait confiée, et qui n'avait pas le moindre rapport avec Menrva, la chouette du grand et premier primarque.
Peut-être était-elle trop hâtive, en tout cas Lulu était des plus curieuse concernant une affaire aussi importante et sacrée... et une simple enquête, sembla-t-il tout d'abord, faisait grise mine comparée à la splendeur du monstre argenté, trônant sur la cour de la citadelle, gardée par... une dizaine de gardes malhabiles ?

Elle cacha sa frustration face au Primarque, aidée au moins un peu par le respect qu'elle avait pour lui, et par une pensée pour l'une des vertus d'un disciple du Sanctum : discipline.

Cependant, quelques uns de ses mots réussirent à surprendre son coeur insensible et désabusé... "Vous avez accès aux archives top secrètes du Sanctum". Elle ne l'espérait pas jusque là, n'avait même jamais songé pouvoir y jeter un regard de toute sa vie... Et si on peut se demander si ça compte vraiment pour elle, il suffit de se dire que cette phrase du Primarque changea tout... son implication, sa foi et sa motivation en furent tous les trois bouleversés. Elle n'eut pas la semblance d'une femme étonnée, se garda bien de commenter cette sentence performative et se retira en inclinant très légèrement la tête, ne songeant déjà plus à Menrva.

Lulu marcha dans la citadelle, ayant quitté quelques minutes le chateau pour s'aérer l'esprit et profiter quelques minutes du froid matinal glaçant sans attendre les quelques parties de son corps non recouvertes.
Le vent se fit plus fort, soulevant ses tresses, agitant sa mèche et pinçant son visage, ses lèvres et sa gorge. Elle serra sa peluche contre sa poitrine, en grande partie pour couvrir son décolleté, le garder de ce brusque changement de température. Son regard se posa aisément sur Menrva qui... n'attirait pas tant les regards qu'elle l'eut cru. Lulu n'avait guère le besoin de la regarder davantage mais elle avait, à tort, spéculé sur la curiosité des badauds bruyants de la citadelle qui n'attendait pas la fin de l'hiver pour jacasser. Elle ignorait encore si elle appréciait le paysage social du domaine enchanté, maintenant que le Sanctum y était dominant. La noblesse lui plaisait, solennelle et silencieuse, regrettant avec humilité la disparition de leur princesse... Le Clergé lui inspirait évidemment le plus grand respect, elle qui n'était au fond qu'adepte, ignorante de toutes les beautés et subtilités des Eternels.
Avant ce dimanche matin, elle était mitigée quant au reste du Sanctum... et à vrai dire, même après la très bonne nouvelle, ce laisser-passer du Primarque pour les secrets du Sanctum, elle restait perplexe quant à cette force qui gouvernait la religion, ainsi que son monde natal. Elle croyait en les Eternels, oui... mais la vigilance était nécessaire.

Quelques têtes d'affiche étaient plus connues que d'autres, et pour s'en rendre compte, il lui avait suffi de questionner une prêtresse sur les destructions récentes des murs et pierres du Domaine Enchanté. Deux hommes de la Congrégation de l'ombre, Konan et Black Tears, avaient attaqué et causé le plus grand carnage... plus ou moins repoussés par quelques-uns des guerriers du Sanctum. Il y avait Henri, cet homme qu'elle ne connaissait que des petites minutes où il lui avait parlée... ainsi que des dires de ses élèves, aussi surprenant est-ce.
Henri était... vraisemblablement extrêmement populaire auprès des enfants. Ils le trouvent drôle, fort, gentil... tandis qu'elle l'identifie comme ridicule, lourdeau mais bien brave. Outre son aspect d’hurluberlu, il avait l'air relativement intelligent et Henri avait très clairement l'humilité nécessaire.

Un autre homme du nom de Fabrizio Valeri avait défendu la citadelle. Il fut assez blessé durant l'assaut, mais hormis ces faits d'arme, elle n'était pas persuadée qu'il était un bon élément... Lulu ne lui avait bien sûr jamais parlé... il ignorait sans doute jusqu'à son existence, mais il était trop excentrique à son goût. En essayant d'être objective, elle pouvait dire qu'il avait une armure et un air idiot.

Il y avait un autre mage qu'elle n'avait pas encore aperçu mais qui était trop jeune, selon elle, pour se dire "magicien".

Et enfin Angeal, le Primarque. Lulu l'appréciait mais... attendait avec impatience le jour où un véritable Primarque prendrait sa place. La sorcière devait certes reconnaître une certaine affection à son égard. Elle avait rendu trois services à peine au Sanctum, et par plusieurs reprises il lui avait en quelque sorte tout offert en si peu de temps. Si au commencement, elle détestait l'idée d'entrer dans les ordres, le primarque avait eu le bon goût de faire passer la pilule. Il avait accepté toutes ses requêtes, réussissait à ne pas l'énerver et lui offrait en ce jour l'accès à la bibliothèque la plus occultée du Sanctum...
Avec sincérité, elle assurait qu'elle n'avait rien contre lui. Cependant, elle voyait en lui un guerrier. Il était certes un sage parmi ses confrères, mais dans l'état actuel, elle constatait que la tête du Sanctum n'était que militaires. Ils suivaient les vertus du Sanctum, les inspiraient même au peuple, constatait-elle... mais ce n'est point de soldats qu'un peuple a besoin.

Une autre actrice était là, depuis quelques jours à peine. Et cette actrice était la raison pour laquelle le peuple n'accordait pas tant de regards à Menrva, car tous semblaient trop intéressés par elle.
Une jeune femme, jolie, claire et joviale... Venue d'un autre temps, disait-on... elle marchait dans la ville escortée par quelques gardes qui tenaient en respect le peuple. Ce dernier était souvent enchanté par une si belle apparition, tandis que Lulu... gardait toutes ses réserves.

Elle se nommait Vanille et avait visiblement reçu l'ordre de planter quelques graines et d'accélerer leur croissance. Lulu l'observa faire et discuter avec quelques personnes dont ses gardes. La sorcière devinait tout ce qu'elle représentait pour le peuple. C'était finalement ce qu'elle-même attendait un peu, mais elle ne put réprimer sa méfiance. Elle n'était pas la Sainte Noel, on ignorait un peu trop de choses à son sujet. C'était trop parfait à son goût.
Lorsqu'elle était à l'institut de sorcellerie et de féerie, un de ses professeurs, sorcier, avait l'incroyable capacité de transformer sa peau en pierre, en métal et même en diamant. Il était un spécialiste de la métamorphose et... elle ne doutait pas qu'il avait même la capacité de se transformer en cristal.
Et puisque Lulu ignorait tout de cette jeune dame, elle prendrait le temps de se faire un véritable avis.

Elle rentra, finalement, dans la citadelle, se dirigeant vers les bibliothèques du Sanctum, qu'elle avait visitées avant même de rejoindre le groupe. Lulu y avait passé des heures quand elle n'était pas encore une fidèle et... des jours, après s'être convertie, lorsqu'elle venait en quelques occasions au domaine enchanté.
La sorcière se rendit compte que toutes les minutes passées ici n'avaient jamais dévoilé cette partie top secrète de la bibliothèque, aussi prit-elle un certain temps avant de la trouver. Elle s'approcha d'une lourde grille dans la bibliothèque, une grille menant à un couloir sombre et étroit, une grille gardée par un vieil homme et un plus jeune armé.
Sans sourire ou politesse, elle se présenta à eux simplement.


" Je suis Lulu. Le Primarque m'a... "

" Ouvre, c'est bon. "

Le jeune homme obéit et ouvrit la grille, la laissant passer. Elle marcha simplement, sans leur accorder plus d'attention, dans ce couloir, escortée par un sinistre silence et une lumière qui disparaissait progressivement derrière elle. Sans y voir, elle arriva tout de même à une lourde porte médiévale gardée par deux templiers qui l'ouvrirent difficilement, dévoilant à ses yeux une salle sans beauté mais impressionnante de son prestige. Les archives les plus secrètes du Sanctum étaient devant ses yeux, enfermées dans des armoires industrielles, grises et absolument ignobles pourvues d'une multitude de casiers sur lesquels étaient collées des étiquettes avec des intitulés souvent nébuleux.

Ces étagères, il y en avait des centaines. Elle se doutait bien sûr que toutes n'étaient pas forcément remplies, mais cela renseignait sur le nombre d'archives délicates. L'institutrice avança calmement et se surprit à hésiter. Un travail conséquent l'attendait là, mais ce n'était nullement la source de ses doutes... au contraire, elle aimait s'abandonner des heures durant à un travail, oublier toute réalité extérieure et apprendre...
Dès demain, sa semaine reprendrait, aussi ne pouvait-elle se permettre de rester jusque trop tard dans la nuit ici.

Son doute était finalement tout du à cette possibilité qui lui était offerte. Il est impossible de désapprendre, ça elle le savait. Une fois qu'elle aurait lu un secret, elle aurait à vivre avec... Sa plus grande peur était de désenchanter l'une des seules choses qui sur la terre avait réussi à l'inspirer... sa foi.
Un risque à prendre pour combler cette irrésistible curiosité qui la taraudait. L'information, l'attention et la compréhension étaient ses maîtres mots... qu'elles ne pouvaient soumettre à une confiance aveugle.

Comme témoin de son questionnement, un homme la regardait, au fond de ce couloir entre deux rangées de casiers. Un très vieil homme à l'air fatigué, au regard incroyablement sévère, semblait la jauger. Elle découvrit plus tard qu'il s'agissait d'un des gardiens des archives... cependant Lulu n'apprit rien d'autre avant longtemps. Chacun des membres de l'Ordre du Sanctum ignorait tout d'eux. Elle baissa très légèrement la tête et détourna le regard, en parfaite simultanéité avec le vieillard qui, comme elle, reprit sa marche dans la pièce. Il y avait bien sûr un nombre important de gardes... tous des plus silencieux. Elle en vint à se demander sous quels critères ils avaient été acceptés dans une pièce aussi importante que celle-ci, et si... par hasard... ils n'auraient pas été choisis parce qu'éventuellement ils seraient illetrés.
Car c'est ce qu'elle aurait fait, si elle avait du sélectionner quelques hommes pour protéger les lieux au contenu si important, exigeant le plus grand des secrets.

Un des gardes vint à Lulu et sans un mot lui tendit une fine farde qu'elle saisit avant de s'asseoir à l'une des tables sobres, peu raffinées comparées aux magnifiques meubles de la bibliothèque officielle. La sorcière ouvrit délicatement le document qui contenait bien sûr le rapport de mission d'Henri concernant l'enquête.

Une personne avait été tuée dans une ruelle... ses organes, ses membres étaient éparpillés sur des dizaines de mètres. Sur le lieu du crime, il y avait tout de même une broche en forme de renard, pourvue d'une pierre précieuse.

En réapprenant tout cela, elle vit une petite pochette contenant la broche... Elle la sortit délicatement et l'inspecta. C'était une bien belle broche, et elle qui aimait affubler ses cheveux de ce genre d'accessoires, aurait bien été tentée de la mettre... si seulement elle n'avait pas appartenu à une femme si sauvagement assassinée. C'en était sinistre. (Elle se rappela plus tard que la veille, elle était vêtue d'une des tenues de Galenth Dysley)

Sur le lieu du crime, il n'y avait pas la moindre goutte de sang... ce qui avait sans doute mis Henri sur la piste de la secte. Le templier, qui avait autant la charge de policier que de garde, si elle avait bien compris, avait pris soin de mentionner que le porte-feuilles de la victime n'avait pas été dépouillé de son argent, excluant un mobile pécunier. Et bien que l'enquête fut bien menée, qu'elle n'aurait probablement pas fait mieux, elle trouva la mention quelque peu inutile.

Pas de sang et des organes et membres éparpillés, il était tout à fait certain que l'acte était prémédité, organisé par plusieurs personnes, pensait-elle, et finalement un rituel macabre.

Evidemment, il s'agissait peut-être d'un psychopathe trop puissant et sans mobile, excluant la préméditation, l'organisation et même le caractère religieux de l'acte ... Elle se souvenait fort bien des crimes ayant pétrifié le Jardin de Radieux d'effroi, il y a plus d'une année, alors qu'elle y vivait. Un homme avait exécuté de la manière la plus sauvage une dizaine de personnes en une soirée, ayant commis au préalable d'autres crimes. Et lors de ses derniers meutres, il avait avoué au Consulat son identité. Il s'agissait d'un consul, justement, qui durant des années avait caché ses véritables intentions.

Elle n'aurait d'ailleurs pas été tant étonnée de découvrir que le criminel de cette affaire-ci était encore Ukiyo.

Henri avait fort bien enquêté sur la broche, qui était finalement son seul indice. Grâce à celle-ci, il était remonté à une "très belle femme aux cheveux d'ébène" qui avait offert récemment cette broche à son amie défunte qui pouvait fort bien être son amante. Elle lui avait semblé suspecte.

Elle glissa la broche dans la pochette en plastique et referma le rapport, le laissant sur la table qui serait son plan de travail, déposant aussi sur cette dernière sa peluche... et se levant lentement, elle se dirigea plus ou moins aléatoirement vers une rangée de casier. Elle n'était pas tant là pour enquêter, mais davantage pour collecter les informations qui pouvaient servir. Lulu décidait donc de se baser sur le rapport d'Henri, assez détaillé pour ne pas qu'elle ait à se déplacer jusqu'à la scène du crime.

Les archives top secrètes n'étaient pas réunies par thème. Chaque document avait son casier, et l'intitulé sur le casier citait le nom qu'on avait donné au document, aussi n'avait-elle pas vraiment un rayon "secte", ce qui la forçait à méticuleusement inspecter un grand nombre de documents. Au moindre nom légèrement nébuleux, elle aurait à lire les documents, au moins jusqu'à ce qu'elle soit persuadée de l'impertinence du dossier.
Mais au risque de paraître redondant, cela ne la dérangeait pas le moins du monde, au contraire.

Lulu estimait justement que sa mission exigeait d'elle qu'elle se familiarise tant que possible à l'endroit. Puisqu'elle ne savait pas si Angeal l'avait déclarée définitivement permise dans l'aile secrète des archives... ou alors seulement l'espace de l'enquête.

Elle prit trois documents dans différents casiers, laissant ces derniers ouverts pour facilement les ranger plus tard et se dirigea vers la table. Elle déposa un regard sur sa peluche avant de s'asseoir... une amusant peluche de panda habillée en samuraï, deux grands bras ouverts et un immense sourire dessiné en un trait, comme s'il attendait depuis toujours son calin. Lulu l'avait commandée au Jardin radieux après son voyage en terre des dragons, juste au moment où elle avait opté pour sa coiffure actuelle.

La limière du jour avait donc trois documents. Le premier intitulé "jour de sang", le deuxième sobrement nommé "Le sacrifice du Saint Vartas dans le début du 23ème matin d'Etro" et enfin "Procès du vagabond Ric Tin", qu'elle avait pris pour son titre des moins précis.

" Je ne suis pas des vôtres que par ma volonté, et il n'y a aucun hasard à ma venue ! Aucune bâtisse ne devrait être bâtie sur du sable, et je doute que vos murs de paille et de rituels profanes serviront les Eternels autant que la parole directe de l'un d'eux, qui hier est venu me quérir. C'est en prophète, ose-je dire, que je déclare ce jour du 2 Janvier "le jour de sang" et où ces quelques devoirs civiques devront être accomplis !"

Un excentrique, se dit-elle, avait du se croire suffisamment malin pour aligner quelques mots ensemble et tenter d'illusionner les moins attentifs... L'auteur du "jour de sang" n'était guère un homme qu'elle aurait apprécié connaître.

" Toute jeune fille de onze ans devra accomplir le rituel sacré de Shemazai, ordonné par ses plus fidèles, au bout duquel elles auront la chance de perdre leur premier sang, si Shemazai les juge assez mûres. Dans le cas contraire, elles devront être stimulées selon la décision des fidèles. La première menstruation est le plus grand moment dans la vie d'une femme et le refuser est un affront, voir un parjure aux yeux des Eternels.

Toute jeune femme de quinze ans devra impérativement faire l'objet d'un examen médical. Sa pureté ne sera démontrée que si un homme a auparavant pénétré en son intimité ! Dans le cas contraire, si c'est encore une pucelle, il sera exigé d'elle qu'elle accepte d'être déniaisée par la manière qui semblera la plus adéquate aux...! "


Lulu rangea le document sans achever sa lecture, convaincue que ce jour de sang n'était qu'une incitation à la débauche... et absolument sans lien avec un crime comme celui qui venait d'être commis. Elle comprenait que cette proposition n'ait pas été retenue par le Sanctum, et davantage qu'elle ait été classée comme étant confidentielle. Elle n'imaginait pas les catastrophes possibles dues à la parole d'un fou illuminé...
Elle faillit - et je dis bien "faillit" - sursauter lorsqu'elle vit un des vieux hommes juste à ses côtés. Il la regardait avec la plus grande méfiance, mais elle ne lui laissa guère le temps de l'intimider.


" Quoi ? " dit-elle froidement, voir avec un ton légèrement agressif, tandis qu'elle soutenait son regard.

" Les casiers, vous les avez laissés ouverts. "

" Oui. Un problème ? "

" Je vais les fermer. "

" Laissez-les ainsi. Je n'ai pas le moindre temps à perdre et aucune intention de retrouver les casiers  pour ranger ces dossiers si vous les fermez au préalable. "

" Vous les volerez, dans ce cas ? "

Elle baissa les yeux, avant de continuer, perplexe...

" Les documents ? Oui... si vous refermez ces casiers, je serai forcée de les voler et de les vendre au plus offrant et...

" Je vais prévenir les gardes, dans ce cas. "

Elle détourna la tête et ouvrit le deuxième dossier, trop impatiente pour perdre son temps à expliquer à ce vieux fou qu'elle ne comptait pas vraiment voler les documents. Le document n'était pas authentique mais une reproduction manuscrite... et l'original avait, semblait-il, plus de mille ans. Elle commença à lire, et trop déconcentrée, tenta de lire à voix basse pour se forcer à cogiter le sens des phrases;

" Par la grâce de l'Eternité, année 905, 23ème matin du mois d'Etro dans notre petite communauté de trente habitants, notre prêtre enthousiaste de la parole de la Divine Mère de tout, désigna d'un bras animé par la transcendante magie le bon meunier Vartas comme sacrifice nécessaire pour des siècles favorables.
[Vartas] sera brûlé, dit-il, et ses cendres nourriront la terre, la feront revivre.
Suite à sa volontaire offrande, Vartas devint Saint Vartas et Etro n'oublia jamais sa dévotion, et Etro nous promit des jours salutaires. "


A la fois intéressée et surprise, elle relut quelques fois ce petit texte et saisit une nouvelle fois la nécessité de cacher un tel document qui ne pouvait que ternir la réputation pour l'instant relativement sauve du Sanctum. Néanmoins c'en était intriguant. Un esprit simple aurait très vite conclu, et elle pouvait le comprendre, que le prêtre ou que l'auteur de ce texte en voulaient tout simplement au bon Vartas et avaient prétexté la nécessité de le faire brûler. Et il est fort peu probable, quelle que soit la vérité, que Vartas ou sa famille aient accepté de si bon coeur qu'on le brûle.


Néanmoins, il était évident que cette petite communauté, probablement par l'intermédiaire du prêtre, avait bel et bien eut un contact avec un Eternel... pour ainsi citer le nom d'Etro. Aussi, il était certain qu'il y avait quelque part un fond de vérité... Etait-il possible que l'Eternel ait exigé des sacrifices ?


" Madame ? "

" Mademoiselle. "

Lulu  avait répondu sans réfléchir, sans même prendre conscience qu'une personne lui parlait. Elle releva finalement le menton et regarda le garde, derrière lequel se présentait peureusement le vieil archiviste.

" Ce monsieur vient de me dire que vous comptiez voler ces documents. "

" Ah... et bien il a du mal interpréter la plaisanterie. "

" Oh elle était sincère !"

" Vous n'aurez qu'à me fouiller quand je partirai. "

Elle avait insisté sur le mot "fouiller", tandis qu'elle glissait un bras sous sa poitrine et qu'elle se penchait de façon à peine perceptible vers le garde, rehaussant discrètement son corsage, mettant son décolleté en valeur. Lulu ne souriait pas le moins du monde, gardait un regard et des traits fort froids, et n'aurait jamais avoué tenter de corrompre ou de charmer un templier mais ce dernier parût tout de même convaincu.

" Pouvez-vous demander à ce monsieur de me laisser tranquille ? "

" C'est une dépravée ! Regardez-la ! Je l'ai vue avec l'ouvrage de Grell, elle aime la débauche, regardez son décolleté ! "

" Oui... je suis là-bas si besoin... "

La sorcière hocha la tête et sans accorder la moindre attention au vieil archiviste, elle reprit sa lecture, s'attaquant au troisième document datant d'il y a une vingtaine d'années, provenant de la cité des rêves et ne portant aucune mention ou la moindre remarque sur un Eternel.

" Accusé Ric Tin, soupçonné d'avoir volé à une grande famille des livres plus précieux que tous ses autres biens, copiés en trop peu d'exemplaires pour avoir été trouvés fortuitement... Procès présidé par le Juge Claude Frollo. Avocat de la défense : aucun. Avocat du parti civil : Gringoire qui représente la famille des Célins, se réclamant détentrice légitime des larcins.

Ric Tin déclare "J'ai rien volé à cette famille ! Quand j'suis passé, j'ai bien pris une rasade de cette eau claire qu'ils ont dans leur puits, mais c'est bien parce que la domestique m'l'a permis, sinon j'l'aurais pas fait. J'suis parti de leur propriété quand un garde m'a surpris là, mais après ça je me suis dirigé vers la forêt avec rien d'autre leur appartenant que l'eau que j'ai pissée deux minutes après. (...) Les livres, je les ai trouvés dans une bibliothèque à la lisière de la forêt, une très grande bibliothèque, vous pouvez aller voir ! Elle se trouve à un kilomètre de la porte Est de Paris, si vous suivez le sentier des marchands. J'ai vu les livres et c'est tout, on m'a dit que j'pouvais bien les prendre si je voulais les lire ailleurs. (sic)"

Gringoire a démontré plus tard que Ric Tin ne savait pas lire. Son mensonge a semblé évident au Juge Claude Frollo. Ce dernier a envoyé un garde chercher cette bibliothèque, dans le doute, mais bien entendu, il n'y avait rien.

Sentence : Ric Tin a été déclaré coupable, condamné à six ans de réclusion et suite à cela, l'interdiction de séjourner plus longtemps dans la cité des rêves."


Sans y réfléchir davantage, elle rangea le document, trouvant cela davantage sot qu'intéressant. Alors Lulu se leva et partit ranger les trois dossiers, satisfaite que son geôlier n'ait finalement fermé aucun des casiers. Elle n'avait finalement rien découvert vis-à-vis de l'enquête mais devait reconnaître certains faits intéressants.

La jeune femme revint avec une pile d'écrits sous le bras et à peine surprise, vit le vieillard près de sa table, tenant férocement un objet entre ses mains.


" Assez. Ça devient du harcèlement, laissez-moi en paix. "

" On ne peut rien apporter qui ne soit indispensable ! "

Lulu fronça les sourcils, posa un regard rapide et inquisiteur sur le bureau et découvrit l'absence de sa peluche. Un oeil plus attentif confirma sa crainte, cet imbécile lui avait bel et bien volé son panda.

" Lâchez-le, je ne le répéterai pas. "

" Vous ne respectez pas les règles ! Je vais prévenir les gardes ! "

" Non... j'en ai assez, c'est moi qui vais les prévenir. "

Elle tourna les talons, faisant voleter ses cheveux dans le carillon particulier des grigris suspendus à ses tresses et marcha quelques pas, digne et décidée !

" Non ! "

Un coup d'oeil sévère par dessus son épaule nue, sans le voir vraiment, Lulu lui adressait le plus noir des regards.

" Ne les prévenez pas, je n'ai rien fait ! "

Elle se retourna plus lentement, soupirant d'impatience en passant une main sur son visage, massant son front. Il ressemblait à un enfant... des plus insupportables.

" Reposez ma peluche. "

" Non, c'est contraire au règlem... Ahh !!"

Le panda samuraï s'anima brusquement et asséna quelques brusques giffles au vieillard, avant que Lulu exige d'une voix encore plus sévère :

" Lâchez-la ! "

Et il s'exécuta avant de fuir en courant, criant "Sorcière, éhontée !" . Le panda retomba sur ses deux jambes avant de se hisser sur la chaise de Lulu et de grimper sur la table pour regagner sa position, guidée par les ordres psychiques de la sorcière.

Elle ne déposa plus ses dossiers sur la table, elle les posa avec violence, énervée, provoquant le plus grand vacarme dans la salle, avant de s'asseoir, regardant quelques secondes sa peluche. Sans attendre, elle commença la lecture du premier document, datant d'il y a à peine dix ans, ayant été écrit sur la terre ferme d'Atlantica, s'intitulant "pêcheurs pécheurs".

" Quelques pêcheurs sont venus à moi, dans mon église, ces derniers temps. Je leur ai demandé s'ils se connaissaient et ils m'ont répondu que non, ou alors seulement de vue. Ils m'ont posé des questions sur le Seigneur et sur le Christ. Si par habitude et par serment je suis tout disposé à guider les perplexes ou les égarés, les questions de ces pêcheurs ne correspondaient à aucun des versets de la Bible... et je me demandai d'où ils tenaient leurs interrogations, comment avaient-ils à ce point mal extrapolé les dires de Saint-Augustin ou des Apôtres eux-mêmes ? Où s'étaient-ils fourvoyés ? Ils m'ont questionné sur plusieurs dieux, sur un en particulier. Il m'a semblé qu'ils avaient réussi à confondre les mythes latins au texte sacré. Je n'ai su que leur conseiller de prier pour s'ôter de la tête leurs superstitions. Mais les pêcheurs ont la dent dure pour leurs croyances absurdes sur des divinités ou monstres aquatiques. Je prierai pour eux, monseigneur l'Evêque... "

Ce document avait été signé par un curé d'Atlantica... il y a dix ans, quand le Sanctum n'était guère existant, quand Atlantica n'avait pas été découvert, fermé aux autres mondes. Bien sûr, rien dans le document ne prouvait que les pêcheurs parlaient des Eternels, certes... néanmoins, c'est ce que devait penser le Clergé du Sanctum pour l'avoir ainsi ranger dans les archives secrètes. Elle pouvait en conclure que les Eternels avaient contacté d'une manière ou d'une autre les habitants de la terre ferme d'Atlantica... même si bien entendu, elle ignorait la position, jadis, des sirènes et de Triton.

Le document qui suivit était aussi long que profondément inutile à son enquête. Il s'intitulait "Compte-rendu de l'année", et naïvement, elle avait espéré voir des informations tout à fait occultées jusque-là concernant cette année... au lieu de ça, elle ne vit que des montagnes de papiers remplies de chiffres et de hausse ou baisse des munnies dans le domaine enchanté.  

Elle se massa quelques petites secondes les tempes avant de plonger dans le troisième dossier de la pile, le sixième de la journée, écrit par une prêtresse du Sanctum.

" Nous n'avons pas à accepter... nous ne devrions pas tolérer ceux qui "lui" vouent un culte. On l'interdit, me dit Starkiller, et on surveille tous ceux qui adorent le nuage noir... mais quand ils sacrifieront les nôtres, quand ils enlèveront nos enfants, quand ce démon aura perverti tous nos fidèles grâce à la force conférée par ces sombres fanatiques et leurs sacrifices abjectes, il sera trop tard ! Le nuage noir est expert en mensonge, en manipulation... il occultera à vos yeux naïfs ses sacrilèges.
Etro le sait... tous les sacrifices le servent lui. Il n'y a pas d'Eternels plus abjectes, pas plus que de suivants plus répugnants que les siens.
Je propose que les Templiers les pourchassent, qu'ils les traquent. Lions leurs mains, coupons leur langue, arrachons leurs dents pour que jamais ils ne puissent à nouveau formuler leurs prières. Le nuage sera dissipé grâce à notre foi et à notre dévotion; allons jusqu'au bout et obéissons à Etro. "


Bien sûr Lulu n'adhérait pas à sa pensée, estimant, malgré sa foi en Etro, que dans toute société civilisée, la liberté de culte était de rigueur... bien entendu en interdisant des choses aussi atroces que les sacrifices. Néanmoins ce sont bien les dires de la prêtresse sur les sacrifices qui intéressèrent fort Lulu.
Elle repensa à la broche et à Henri. Ce dernier avait eu un autre regard, sans doute meilleur que le sien sur cette broche. Pour elle, le renard était davantage un magnifique animal, intelligent et rusé, capable de parler quand nécessaire... tandis qu'Henri, sans doute en bon et discipliné guerrier, représentait davantage l'animal comme un monstre de traîtrise et de mensonges.
Et le mensonge était bien un mot récurrent dans les discours qu'elle entendait sur le nuage noir.

La sorcière décida de poursuivre sans y réfléchir davantage, consciente qu'elle ne pourrait que spéculer et qu'elle... n'était pas là pour ça. Elle ouvrit le dossier comportant à peine quelques lignes, nommées " Meurtre de Galenth Dysley ".

" J'étais assez proche du Seigneur Dysley toutes ces années. Je l'ai vu accomplir des actes exceptionnels, je l'ai écouté prononcer ses plus beaux discours ! Il mettait un point d'honneur à recueillir les âmes perdues, et il donnait un sens à leur vie, les guidait sur le chemin des Eternels. Jamais le Sanctum n'eut autant de membres que lorsqu'il s'occupait en personne des nouveaux venus. On peut dire de lui qu'il était sévère, il accordait tout son temps à son devoir !


Mais parmi tous ces exploits des plus fabuleux, il y eut un véritable échec, le seul et celui qui fut déterminant au point de causer sa propre mort. Il n'aurait pas pu éviter ou prédire cette attaque mortelle qu'il reçut du tueur d'étoiles... mais serait encore vivant si seulement il n'avait pas recueilli cette âme torturée. "


Lulu fronça les sourcils en lisant ces quelques lignes. Elle avait ouï dire que même Angeal avait été trouvé et recruté par la bienveillance incroyable de Galenth Dysley, et elle connaissait beaucoup de ses exploits... Et si elle savait tout autant que Malek, Starkiller, avait quelques temps dirigé de manière tyrannique le Sanctum, elle avait toujours ignoré que ce dernier était la pupille de Dysley. Mais elle n'avait pas fini de lire le document...

" D'autres pensent que Malek a agi par folie, trop concentré sur sa haine dévorante. J'ignore si cette colère était présente ou non lorsqu'il agit, lorsqu'il assassina notre guide... mais je sais que plus que tout autre, Malek était proche de Galenth Dysley. Notre guide voyait en ce jeune guerrier un espoir infini, crois-je... il lui a appris tant de choses qu'à présent encore nous ignorons. Est-ce que Starkiller montra un instant le signe d'une haine pour son maître ? Non je ne le pense pas... ou en tout cas ne l'ai-je pas vu. Et je n'ai jamais pensé que c'était l'ambition qui avait animé le jeune combattant. Je pense qu'il savait certaines choses sur Galenth Dysley, et qu'il avait sa propre vision du Sanctum. "

Aussitôt qu'elle eut fini de lire, elle décida de ne pas réfléchir davantage à ces choses-là... elle ne pouvait que nourrir une opinion qui serait toujours inexacte, alors... elle s'abstenait.

Le cinquième document d'archive se nommait "Supposé d'Oerba", qu'elle avait pris pour des raisons plus personnelles, relatives à cet entretien qu'elle avait eu avec Angeal, où ce dernier l'avait prévenue de ce qu'il attendait d'elle, à long terme, concernant justement Oerba.
Elle ouvrit le document et fut... confrontée à un très long texte aux caractères qui lui étaient bien sûr totalement inconnus. Elle referma assez vite l'ouvrage, consciente qu'en ce jour elle n'avait pas le temps de déchiffrer du Oerba ancien.

La jeune femme relut alors l'étiquette collée à la sixième farde, citant "Trahison de Grell - Vol de la statue ", consciente de se confronter pour une fois à une réalité dont elle n'ignorait pas tout. Il y a des années, elle avait vu la statue de Noel et avait été émue par celle-ci, aussi elle ne manqua pas d'apprendre qu'elle avait été volée par un dénommé Grell... cet homme fou qu'on lui avait fort peu décrit. Aussi bien le peuple que le Sanctum, aucun n'aimait parler de lui, alors qu'il faisait partie des membres importants de l'Ordre. Cela ne pouvait qu'aiguiser sa curiosité sur ce qui pouvait être confidentiel à propos de cette affaire qu'elle ne saurait pas.

" En Février, un homme important est venu à la porte du Roi Stéphane, demandant une audience à ce dernier. Il s'agissait du Seigneur Rhapsodos, porte-parole du Consulat, et il désirait rencontrer notre bon roi. Le Primarque Angeal Hewley est venu à lui, ainsi que Grell Sutcliff qui avait auparavant ordonné beaucoup de nos hommes à ses besoins. Il semble que notre chef spirituel connaissait Sir Rhapsodos depuis longtemps déjà, aussi le Roi se concentra sur des affaires plus importantes et laissa son fidèle ami s'occuper de l'hôte. Sir Angeal raconta plus tard que Grell Sutcliff avait été des plus sournois envers le consul, lui montrant la dépouille d'un ami de ce dernier, qu'il avait lui-même abattu. Il y eut un conflit, et Angeal découvrant la véritable nature divine de Grell, répudia ce dernier, l'exclut du Sanctum. Grell Sutcliff commit un massacre avant de partir, déroba la statue de la Sainte Noel, et emporta ses fidèles. "

Si aux premiers abords, les révélations n'étaient pas évidentes, elle fut surprise en relisant de découvrir certains termes... "véritable nature divine de Grell" ainsi que "emporta ses fidèles"... elle se leva prestement et se dirigea vers les casiers qu'elle avait déjà fouillés. Assez rapidement, elle s'en étonna, elle trouva "le jour de sang", ce document abjecte qui n'avait pas de rapport évident avec son enquête... mais au lieu de se diriger vers son bureau, elle chercha le vieil homme qui s'amusait à la persécuter. Elle ne fut pas surprise de rapidement le trouver, épiant on ne sait quoi avec ses yeux inquisiteurs.


" Monsieur ? "

" Mademoiselle ! "

Il se retourna et la regarda curieusement.

" Oui bonjour ? "

" Nous nous sommes vus il y a dix minutes à peine. "

" Je ne pense pas. "

Elle soupira d'agacement.

" Vous m'avez fuie en m'insultant de sorcière et de traînée. Cela doit vous dire quelque chose."

Il parût pensif... et alors que jusque-là il soutenait son regard, ses yeux baissèrent et se posèrent sur son décolleté qu'il fixa de longues secondes, si bien qu'elle en posa une main sur sa poitrine pour la masquer un peu et lui signaler que cela la gênait.

" Ah oui ! Vous ! "

Lulu détourna les yeux, visiblement énervée et lui montra le document "Jour de sang" qu'elle tenait.

" Vous disiez que ceci était l'écrit de Grell ? "

" Je trouve votre intérêt pour la luxure tout à fait malsain ! "

" C'est pas de moi qu'il..."

Elle fit une pause, soupira une nouvelle fois et considéra qu'il avait répondu à sa question par "oui".

" C'est Grell Sutcliff qui l'a écrit ? "

" Du tout ! Mais c'est en son nom qu'il a été écrit ! "

" Shemazaï s'est donc incarné en Grell Sutcliff ? "

" C'est top-secret. "

" Je... suis... là actuellement avec vous dans les archives top secrètes. "

" Dans ce cas, lisez les archives, vous aurez votre réponse ! "

Il tourna les talons, exactement comme elle le fit plus tôt lorsqu'elle voulut prévenir les gardes... et bien que cela n'arrive pas souvent, Lulu se sentit légèrement stupide.

" Bien, d'accord, que voulez-vous ? "

" Le Primarque a embauché une femme de petite vertu qui en plus est paresseuse ? "

" Vous risquez de me voir souvent et j'ai bien peur de devoir vous endurer plus qu'à mon tour... Apprenez à supporter  mon habit et j'essaierai de ne pas vous déranger, pourvu qu'on puisse coopérer. "

" Apprenez à porter un pull ! Là nous pourrons coopérer ! "

Le regard le plus noir de Lulu l'emporta sur sa patience, elle ne sut que répondre et décida de ne pas insister sur sa tenue, pour rediriger la discussion sur Grell.

"  Shemazaï a-t-il créé une secte ? "

" Evidemment... depuis aussi longtemps que l'Eternel existe. "

" Combien de personnes Grell a-t-il embarqué avec lui, lors de son départ ? "

" La prochaine fois que vous viendrez, n'osez pas m'adresser la parole sans avoir amené des pistaches de la marque "Petit Filou" que l'on trouve uniquement à Agrabah ! "

" Petit filou ? J'en ai vu de cette marque au petit marché près de la boutique du forgeron, ici-même... "

" Oui mais elles ne sont pas pareilles ! J'en veux qui viennent d'Agrabah ! "

" Vous ne me ferez pas aller jusque-là, croyez-le. "

" Dans ce cas, vous me verrez avec un aussi grand décolleté que le vôtre dès demain ! Il tombera jusqu'au nombril ! "

" Assez... Je n'exhibe pas mon nombril. "

" Oh  si je me concentrais, je suis sûr que je pourrais le voir ! "

Lulu trouva la remarque franchement déplacée et ce fut à son tour de tourner les talons. Il était habillé tel un moine dans des loques qu'il ne devait pas laver souvent, rien ne lui donnait le droit de juger son accoutrement.
Ainsi ils se quittèrent pour la quatrième fois de la journée. Elle rangea le dossier qu'elle avait récupéré un peu plus tôt et en saisit quatre nouveaux qu'elle étudia plus tard.

La sorcière eut encore moins de chance qu'auparavant. Un document top secret concernait encore une fois Atlantica et racontait plus ou moins la même chose que le précédent, de la bouche d'un barman, cette fois-ci. Le deuxième et le troisième étaient d'un contenu tout à fait inutile à toutes recherches sérieuses... c'étaient deux textes, ma foi, fort bien écrits, qui relataient les exploits d'un Eternel. L'auteur était à chaque fois le même et elle ne sut retenir son nom tant il était compliqué. Plus que la pertinence de ce document, elle se questionna sur la raison pour laquelle l'on pouvait bien considérer de tels écrits comme étant confidentiels. Ils n'étaient ni dangereux, ni même un peu délicats.

Le quatrième écrit semblait être une incantation. Elle n'osa jeter qu'un rapide coup d'oeil, car les quelques feuilles étaient adjointes par un post-it disant "Défense de lire à voix haute!".

Un cinquième document vint s'ajouter de lui-même à sa pile de travail... ou presque. Le vieil homme l'avait déposé devant elle avant de la regarder de ses yeux illuminés.


" Voilà votre réponse ! Essayez de ne pas la faire tomber entre vos seins, vous ne la retrouveriez jamais ! "

" Vous devenez vexant... "

Lulu inclina la tête en guise de gratitude, alors que ses traits et son regard soutenaient toute la froideur de sa réaction.
Elle l'ouvrit de suite. L'écrit avait été rédigé par un templier, semblait-il, il y a deux ans.

" Ce travesti de Grell a été vu la dernière fois par mes hommes. L'un de mes gars avait infiltré ses fidèles, et il est passé inaperçu. Ce dingue est beaucoup trop obsédé par sa propre personne pour se souvenir du visage de son fils... 'fin, si tenté de croire que ce gars puisse avoir un fils. Le gars qui a infiltré sa troupe, Grogas, est revenu en nous décrivant pas mal de trucs. Après ça on a du lâcher le morceau, et on a perdu sa troupe au Jardin Radieux. Il devait y faire un truc... après on sait rien de plus sur ce qu'ils ont fait.
A ce moment, Grogas dit qu'il y avait une centaine de gars avec Grell, et qu'ils étaient tous extrêmement stupides ou bien... complètement soumis à ce type. Mais une centaine, c'est vraiment énorme ! Et s'il reste dans des villes comme le Jardin radieux, il va faire que se trouver un petit public. Paraît qu'un mec sur dix au Jardin radieux partage la religion du Sanctum.
Ce qui est sûr, c'est que lui et sa troupe sont de vrais criminels en puissance. Grogas dit que ouais, que Grell est bien l'Eternel de la débauche. Moi je suis sceptique... moi je crois que c'est juste un dingue... Faut voir ses dents. Comment un Eternel pourrait avoir des dents comme ça ? C'est juste dégoûtant. Puis les carnages qu'il commet. On m'avait dit qu'il aimait le rouge... c'est très loin de la vérité. Quoi qu'il fasse, y a du sang partout... rien de propre.
Si on les retrouve, je proposerai direct au patron une attaque éclaire, sans prisonniers. On l'exécute sur place, on fait disparaître son corps et personne ne saura jamais qu'il est mort. "


Cela concordait... Une secte puissante et très discrète organisée par un Eternel en personne, avec une nette fascination pour le sang. Ils pouvaient être les coupables, bien qu'elle doutât que Grell Sutcliff ait participé en personne à cet assassinat. Ses crimes étaient toujours bruyants et éclaboussaient les alentours de rivière de sang, selon le templier. Cela ne pouvait pas être de son fait, puisque la jeune femme avait été découpée et démembrée sans qu'une goutte de sang ne soit retrouvée sur le lieu du crime. Il y avait de la magie à l'oeuvre, c'était certain... Elle n'imaginait que trop bien une invocation drainant le sang.

Donc tout correspondait. Plusieurs membres de cette secte avaient sauvagement massacré la victime et éparpiller ses membres et ses organes... comme pour exécuter un rituel, comme une sorte d'incantation qui aurait fait apparaître un démon ou qui sait Grell Sutcliff lui-même, qui aurait pu absorber le sang versé.

Lulu restait fort étonnée par cette histoire. Qu'entre tous les fidèles du Sanctum, un Eternel aussi mauvais ait pu s’immiscer et se faire accepter au point de seconder le Primarque... oui c'était étonnant, mais cela ne la choquait pas. Elle avait déjà la foi mais ne connaissait, ni d'Eve ni d'Adam, Grell ou même Angeal, à part de nom.
Ce qui toutefois la choquait, c'était bien entendu le rapt de la statue de la Sainte Vermillion. Quel dessein un objet aussi pur et méritant pouvait bien servir ? Dans quel but ce monstre de luxure l'avait-il enlevée ? Et finalement, où était-elle aujourd'hui ?

Elle fut médusée par ces questions plusieurs dizaines de minutes, restant ainsi, immobile, une main sous son menton et ses yeux rouges perdus dans l'obscurité de la salle... à méditer, réfléchir, appréhender tout ce que Grell représentait pour le Sanctum. Chacun imaginait ses partisans, lui et sa religion propre comme étant une secte... pourtant Etro le comptait parmi les Eternels, et elle n'avait jamais manqué de décrire Shemazaï à ses élèves comme étant l'un d'eux, bien que son culte soit dangereux et indigne d'Etro.

Le Sanctum reconnaissait son existence, le considérait bel et bien comme un Eternel, et pourtant son culte en était aussi interdit que celui du Nuage noir. Les dieux mauvais n'attiraient à ses yeux que les faibles, les crédules et les ignares, aussi n'avait-elle jamais prié l'un d'eux, cependant... elle avait toujours naïvement pensé qu'un passant dans la rue pouvait bel et bien adorer le Nuage noir ou Shemazaï sans que cela ne pose un problème.

Bien sûr elle repensa assez vite aux mots de la prêtresse concernant le nuage noir, affirmant que seul le nuage noir se nourrissait de sacrifice. Oui, elle pouvait se tromper, mais Lulu imaginait mal quel sacrifice pouvait bien flatter l'Eternel de la débauche. Après tout, ne prônait-il pas la luxure, le libertinage et l'impudence ? Sans doute, bien sûr, avait-il dans ses passions des pratiques malsaines comme le sadomasochisme, mais rien d'aussi proche de la mort. Shemazai exigeait-il du sang ? La jeune femme ne pouvait y répondre.

Il était déjà quinze heures de l'après-midi lorsqu'elle se décida à rechercher des informations supplémentaires. Elle ne s'adressa plus au vieil homme, considérant qu'il l'avait déjà beaucoup aidée et encore plus insupportée. Lulu essaya dès lors de concentrer ses recherches sur Shemazai, bien que la tâche était des plus compliquées, si l'on considérait qu'il n'y avait aucune logique de rangement et que des intitulés peu précis sur les documents.

Elle lut une bonne dizaine de dossiers, certains plus longs que d'autres. Peu d'entre eux étaient pertinents mais elle eut devant les yeux de nombreux rapports de mission de quelques uns des templiers et de paladins ayant exécuté innocemment les ordres de Grell. Dans ces noms elle retrouva Fabrizio Valeri et Henri. Sans doute avait-on classé leur rapport comme étant confidentiels, car ils pouvaient potentiellement avoir servi sans le savoir les desseins de l'Eternel de la débauche.

Quoi qu'il en soit, elle n'apprit que peu de choses sur Shemazai. Lorsqu'il fut dix-huit heures, elle quitta la bibliothèque, tout de même exténuée. Elle rentra chez elle, ayant beaucoup trop froid pour se promener ou errer dans la citadelle. La maison de son père se trouvait à l'extérieur de la citadelle, mais très proche de cette dernière, dans un coin assez tranquille et relativement riche.

L'institutrice se rendit tout de même compte qu'il était beaucoup trop tôt pour déjà s'endormir, aussi se força-t-elle à corriger la dictée de ses élèves qu'elle avait donnée vendredi. Et ayant à peine salué son père, elle s'arma d'un bic rouge et se rendit jusqu'au bureau dans sa chambre.
La dictée était tout de même assez exigeante mais ses élèves s'en étaient bien sortis; Pour la plupart, ils avaient onze ans et après cette année entreront dans le cycle supérieur... Elle n'avait jamais éprouvé le cycle supérieur, puisque de ses douze à vingt ans, elle avait étudié dans l'Institut de Féerie et de Sorcellerie qui se trouvait à une centaine de kilomètres de là, dans le domaine enchanté. Cependant, elle connaissait le niveau en français des enfants de douze à quatorze ans aussi bien dans le jardin radieux qu'au domaine enchanté, et c'était une pure catastrophe. Les professeurs leur enseignaient à peine la grammaire... aussi avait-elle décidé d'être particulièrement minutieuse avec ses élèves, pour qu'ils échappent à ce marécage d'idiotie que sont les premières années du lycée.

Lulu eut le temps de corriger huit copies avant que son père ne toque à sa porte. Elle le laissa entrer et retourna sa chaise vers lui, qui s'assit sur son lit, la regardant timidement.


" Comment s'est passée ta journée ? "

" Bien. "

" Et que fais-tu ? "

" Je note les dictées. Ils m'ont épargnée, aujourd'hui. "

" Et ça va ? Ils sont faciles ? "

" C'est supportable. En Mathématiques, en Français et en Géographie, ils ont un niveau tout à fait passable... toutefois en Histoire, en sciences et en Religion, c'est épouvantable. L'institutrice qui donne cours aux cinquièmes est une idiote, je vais devoir corriger ses erreurs jusqu'à ce que le directeur daigne la renvoyer. "

Il sourit mais se rectifia.

" Je voulais plutôt savoir s'ils n'étaient pas trop turbulents, mais j'imagine que ça ne te pose pas de problèmes. "

Elle hocha la tête avant de retourner à ses copies, continuant tout de même à lui parler, pour éviter qu'il ne se sente froidement rejeté.

" Je leur donne deux heures de cours de magie par semaine. Ils pensaient adorer ça mais ont vite déchanté... et c'est exactement le contraire pour les parents. Ils étaient furieux que je tente de leur apprendre des sorts, mais ont trouvé l'idée bonne quand ils ont compris que je ne donnais majoritairement que de la théorie. "

" Un cours de magie ? C'est une chouette idée... Ca... c'est étonnant que le directeur ait accepté mais...

" Je n'ai pas attendu son autorisation, je l'ai juste prévenu. "

" Ah... "

Il soupira mais cela ressemblait davantage à un rire étouffé.

" Tu avais envie de leur donner ce cours ? "

" Pas tant mais... énormément d'élèves pensent rejoindre l'institut de magie. Plus de la moitié y pense, pour te dire, bien que je n'ai pas pris en compte l'avis des parents. Je voulais tout d'abord qu'ils soient sûrs d'aimer assez la magie pour entreprendre ces études, leur faire comprendre que ce sont des études difficiles et très théoriques. De plus, s'ils sont convaincus de vouloir continuer, ils auront au moins un peu d'avance. Leur première année sera moins difficile. "

" C'est bien, je t'y encourage. Je vais te laisser finir. Medhi m'a dit que le diner sera prêt dans trente minutes. "

Elle acquiesça simplement et se concentra sur les copies.

...  

Le lendemain, à seize heures, elle retourna enfin dans les archives. Pour ne pas perturber le vieil homme, elle avait emporté la même peluche que la veille... elle avait l'intuition que cela lui éviterait une dispute inutile.


Durant sa journée, les évidences qui découlaient du lendemain lui semblaient fragiles. Certes la secte suivant Grell Sutcliff semblait correspondre au profil qu'elle se faisait  des criminels... mais elle en oubliait l'élément principal de l'enquête d'Henri, la broche en renard.

Ainsi, avant même d'ouvrir le moindre dossier, elle s'assit devant son bureau et réfléchit simplement.

La broche en renard, cette idée de ruse, de mensonges... pour une croyante et dans un monde aussi influencé par les croyances en les Eternels, cela ne pouvait être anodin, pas totalement en tout cas. Il y avait probablement dans cette broche la volonté de représenter le Nuage noir, d'affirmer un certain lien avec ce dernier. Bien sûr, elle ne devait pas oublier que le bijou était un cadeau de l'amante qui semblait suspecte à Henri... ainsi il était certain que cette amante avait une certaine affinité avec le nuage noir, et pour la victime, on ne pouvait que spéculer, mais c'était fort possible aussi, pour peu qu'elle ait accepté le présent.

Et leur appartenance à une secte du nuage noir concordait avec l'écrit de la prêtresse du Sanctum, affirmant que les sacrifices servaient uniquement l'Eternel du mensonge et du mal.

Lulu se sentait comme influencée... comme si ses découvertes de la veille l'obligeaient à braquer son regard sur Shemazaï alors que toutes ces années, des fidèles du Nuage ont existé sans qu'elle ne le sache. Il était tellement possible qu'ils aient organisé eux-mêmes ce sacrifice.
Bien sûr il y avait le facteur du sang, déterminant dans l'enquête, qui rappelait la fascination de Shemazaï pour le rouge.
Mais si c'était bien un sacrifice au nom du Nuage noir, comme les écrits de la prêtresse semblaient le dire, elle devait admettre... deux possibilités et pas davantage.

Soit la victime était consentante à ce sacrifice, ce qui était fort étrange mais tout à fait possible. Soit son amante l'avait offerte à la secte du Nuage... et elle aurait menti. Cette broche n'était plus qu'un cadeau mais une sorte d'obole, un ingrédient nécessaire au sacrifice que devait porter obligatoirement la défunte pour que l'offrande soit effective.

Sans preuve mais de plus en plus, Lulu commençait à être persuadée que cette broche était plus qu'un symbole, que c'était cette broche qui avait permis d'une manière ou d'une autre le sacrifice.

Cependant, en admettant que la victime ou son amante appartenaient à la secte du Nuage noir, il est possible que les agresseurs firent partie des suivants de Shemazaï. Mais pourquoi une confrontation entre ces deux Eternels et leurs fidèles ?

Étrangement, dans ce cas-ci où Shemazaï était lié, Lulu était plus certaine de la fidélité au Nuage noir de la part de la victime, que de celle de son amante. Si le crime avait été commis par les suivants de Grell, elle imaginait fort bien l'amante, cette femme encore vivante, complice de ceux-ci et assez manipulatrice pour avoir offert une simple partenaire à l'Eternel de la débauche.

Et finalement, il y avait cette simple hypothèse selon laquelle la victime choisie par les agresseurs avait été fortuite. La broche n'était peut-être qu'un simple cadeau sans lien avec les Eternels. Si La sorcière pouvait admettre que ni la victime ni son amante n'étaient nullement adoratrices de dieux mauvais, elle trouvait l'hypothèse fragile, dans la mesure où elle ne concevait pas qu'un crime aussi parfait, ressemblant à ce point à un rituel, puisse ne pas avoir été prémédité.

La cible avait du être choisie parmi tant d'autres... La jeune femme ne retenait donc que trois possibilités, et d'une façon surprenante, elle décida de se contenter de cela. Elle remarquait que dans les trois possibilités, c'est-à-dire le sacrifice volontaire, le sacrifice soutenu par l'amante au nom du nuage noir, et le sacrifice toujours soutenu par l'amante au nom de Shemazaï... l'amie de la victime était deux fois complice et à chaque fois fidèle  d'un culte interdit...

Dans les trois possibilités, sa préférence allait vers la deuxième. Elle osait croire la prêtresse déclarant que tous les sacrifices servent le nuage noir, et elle doutait de plus en plus de l'implication des suivants de Shemazaï dans cette affaire.

Ce n'était pas par paresse mais par conviction qu'elle décida de ne pas poursuivre les recherches ce jour-là. Selon elle, l'amante devait être arrêtée et interrogée.
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L'Ainé des Surhommes
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Mar 4 Fév 2014 - 18:59
C'est un très long rp mais avant de commenter, replantons le contexte.

Je t'ai donné cette mission et les données qui vont avec. Donc ca part mal pour toi puisque... le contenu ne peut pas me surprendre, contrairement à d'autres membres (qui doivent d'ailleurs lire ce rp...). Donc pas de surprise de ce côtés... mais parlons de ses données en elle-même, super bien retranscrite. C'est nébuleux et comme le veut la religion, rien n'est vraiment clair.
La manière dont tu as pris mes données et les a retranscrites, ajoutant une fioriture de détail de ton cru... j'adore.

J'imaginais les prêtres plus sérieux, mais il est vrai que Lulu ferait perdre contenance à un simili ! En tout cas tu ajoutes une dos d'humour appréciable, ca détend entre deux séances de lectures et de réflexion... dans un style différent, j'aime toujours les passages avec son père. Ca fait très.... "Domaine Enchantée" comme famille, je trouve.
Revenons au prêtre... chiant, envahissant et sermonneur, j'aime.

Les conclusions ne viennent pas trop facilement et je trouve ce rp d'une manière générale très bien, on sent une sorte de soin particulier.

Ce n'était pas ce que j'attendais de toi au départ... j'en attendais moins, j'ai eu plus.

Mission Normal, quoiqu'on en dise... ce n'est pas n'importe qui capable d'éclaircir une enquête en étant harceler par un prêtre. Lulu étudie pendant un certain temps et pour ne pas être capable de se concentrer aussi longtemps... normal est la difficulté que je perçois.

Normal : 20 points d'expérience + 245 munnies (45 bonus) + 3 PS en Psychisme.


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Fiche de compétence
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