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le Sam 1 Fév 2014 - 12:00
« A qui appartient un objet Monsieur DeWitt ? A celui qui mérite de l'avoir ? A celui qui l'a acheté ? A celui qui en a la propriété ? Et bien je vais vous le dire... un objet appartient à celui qui le tient dans la main et à personne d'autre ! »

Ariez pivota comme une girouette secoué par le vent pour se retrouver dos au vide, face à Booker et ses beaux yeux verts sans éclats qu'elle détailla quelques instants. Le regard est la fenêtre de l'âme à ce qu'on dit, dans ce cas, Monsieur DeWitt n'en a plus. Il a la pupille vide, sans plus ni rêve ni ambition. Ses cheveux bientôt grisonnant et le visage déjà marqué par trop d'horreur. La Princesse n'est pas dès plus empathe en réalité, si des gens doivent souffrir pour son bonheur... alors soit. Or le fait que DeWitt soit joyeux comme un corbeau ne lui apportait rien et elle préfèrerait le voir la fleur au fusil. Mais après tout, tant que le travail est fait...
L'invocatrice espérait néanmoins qu'en aimant un peu plus son travail, il serait encore plus efficace... et un peu plus désagréable. Néanmoins, on le sentait concentré et même... soucieux. Comme s'il savait qu'il y allait avoir un problème et qu'il l'attendait.

Oui c'est sûr, des problèmes il risque d'y avoir... c'est le territoire de la Lumière, tout de même. Le Pays des Merveilles intéresse la Princesse pour de nombreuses raisons, mais aucune ne dépasse le fait de déposséder un monde à la Lumière. En outre, il va bien falloir se décider à rentabiliser la disparition de Arachné et Soulblack.
L'invocatrice n'arrivait tout simplement pas à savoir laquelle des deux lui manquait le plus... certes, les pouvoirs de la veuve noire permettait de tuer toute rébellions dans l'œuf. Mais Soulblack, c'était le seul moyen pour Ariez de devenir l'égal d'une Princesse de Cœur, elle a toujours garder un œil dessus. Tout cela la rendait triste malgré elle...

« Les pirates se sont unis à nouveau et se préparent à attaquer la lumière... mais je veux m'assurer qu'ils fassent le poids. Vous serez charger de ma protection Monsieur DeWitt, c'est la terre de mon pire ennemi. »

Ariez amena ses mains jusqu'à sa couronne, sans cesser de regarder Booker. Elle était habillée d'une robe bleue indigo et d'une chemise blanche aux manches retroussées. Un ruban de la même couleur ornait son col sans être noué et sans un mot, elle alla à pas bondissant jusqu'à une fenêtre... elle se laissa tomber, se rattrapant avec les bras de chaque côté de la fenêtre avant que ses pieds ne décolle. Elle regardait avec entrain le ciel, y cherchant visiblement quelque chose. Un rugissement imposant se fit entendre au loin... et dans un élan de joie, la Princesse l'appela à lui et ce, le plus fort possible pour qu'il entende malgré la distance. Elle criait à s'en écorcher la voix !

« Bahamut ! Je suis là ! Par là !!! » Hurlait-elle, se servant de ses mains comme mégaphone, imaginant que ca change peut-être quelque chose.

Le dragon noir rugit puissamment, volant à vive allure autour de la tour... passant telle une ombre. Puis il vint amener sa tête devant la Princesse, cette dernière posa sur lui un regard trahissant la plus grande tendresse alors qu'elle déposait une douce caresse sur son immense joue. Ariez monta sur le dragon et attendit bras croisé l'arrivé de Booker. Bahamut prit ensuite son envol vers les nuages pour lentement les atteindre et finalement... les traverser.

Il faisait nuit au-dessus des nuages, mais des arcs-en-ciel surplombent pourtant le Pays Imaginaire que l'on peut voir dans son entièreté vu d'ici. On distinguait la Forêt Indomptée, le relief fantastique et même l'endroit où vive les Indiens. C'était absolument fantastique...

Le dragon entama de rejoindre la plaine de nuages, il ne faudrait pas se faire repérer par tout les gardes de la lumière ou par les Indiens.

« Nous y sommes Monsieur DeWitt, le Pays Imaginaire. »

Elle descendit suivi par Booker alors que Bahamut reprit son envol pour retourner jusqu'aux royaumes des chimères. C'était féerique et la Princesse se jeta sur le sol nuageux, en savourant l'incroyable douceur... il y avait tant de chose incroyable sur ce monde ! La Princesse avait certes une mission à accomplir, mais elle ne se priverait de visiter de ce qu'elle voyait comme son futur monde. Le plaisir de déposséder la Lumière... ce sera grandiose !

« On doit se rendre sur la plage en passant par la forêt, y prendre la barque et atteindre l'île du crâne. On risque de croiser du monde en chemin... ca va être une sacrée aventure ! »

Ils mirent en charme, Booker restant près de la Princesse. Elle se mit à le regarder d'un air... joueuse, tâchant de profiter de l'occasion pour mieux connaitre cet homme de main dont on lui a tant chanté les louages.

Lorsque la Forêt Indomptée apparut à quelques mètres, la Princesse courut pour s'y engouffrer. Elle adorait ça, d'être en plein territoire ennemie... la nuit était belle et claire ici. Les arbres s'enlaçaient les uns les autres dans la lumière tamisé de la lune, on apercevait même quelques lapins et écureuils gambader. L'élan de Ariez fut stoppé net par le passage d'un chevreuil effrayé par le sursaut de la jeune femme. Nerveux, l'invocatrice approcha timidement la main de l'animal et le caressa une fois celui-ci calmé. Elle lui adressa un sourire, s'imaginant qu'il le lui rendrait s'il le pouvait, en le regardant s'en allé en bondissant

« Je trouve ce monde merveilleux... pas vous ? Imaginez-vous un peu : Des matelas en nuages pour mieux dormir... Des fées pour éclairer les rues de la Citée du Crépuscule... »

Un bruit strident, aigu et horrible retentit dans la forêt, déchirant le silence. Ariez courut à vive allure en direction du bruit, soudain sur les nerfs et ralentit en voyant... le chevreuil empalé à un arbre par un gigantesque pieux de bois. Il y en avait, du sang... la Princesse avait envie de vomir. Elle s'approcha néanmoins l'animal, trouvant juste de devoir lui faire fermer les yeux. Ses yeux de biches sans vie posait un regard que la Princesse ne pouvait supporter, étant indirectement la cause de ce piège. Non pas qu'elle s'en voulait... mais c'était une jolie bête.

« Tout le monde pose des pièges ici... celui-là est trop élaboré pour des pirates, trop cruel pour Peter Pan et sa bande. Les Indiens sont sur les nerfs... voyez ce que la lumière a fait de ce monde. »

Ariez reprit la marche, savourant le plaisir infernal de la calomnie et celui plus tranquille de la ballade en forêt. Qu'il est bon d'abaisser l'ennemi, de jeter la disgrâce sur son nom ! Malgré tout... Booker n'est pas très bavard. Le cadre est vite redevenu paradisiaque une fois le cadavre du chevreuil laissé derrière et Ariez se remit à vouloir discuter.

« Monsieur DeWitt ? Avez-vous jamais combattu la lumière auparavant ? J'aimerais vraiment entendre une de vos histoires de guerre.... »
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le Dim 2 Fév 2014 - 1:21
Ce que j’aime chez Princesse, c’est qu’elle parle absolument tout le temps. Et quand je dis « absolument tout le temps », je veux dire… tout le temps. Elle parle de ses feelings, de ce qu’elle a mangé hier, de sa passion pour les chevreuils et de ses rêves les plus fous comme si ça vie en dépend. Je sens et je sais qu’elle a besoin d’être entendue, mais vous savez quoi? J’aime bien. On pourrait presque croire que je suis un important pour Princesse et, en plus de tout ça, je peux éviter de parler de ma vie.
Ouais… Avant cette mission, j’avais une très mauvais opinion vis-à-vis les caprices de Princesse, mais dès les premières minutes, tout ça a changé. Bon, elle reste l’ado’ un peu (beaucoup) disjonctée, avare, colérique, incomprise, pas particulièrement agréable et affectée par un complexe d’infériorité totalement démesuré, mais… Princesse est un humain, comme moi. Quelqu’un qui a ses bas, souvent ses bas, mais je suppose qu’elle a aussi quelques hauts ici et là.

C’est une leçon de vie, j’vous dis. J’ai passé les trois quarts de mon existence à être jugé de tous les côtés par tous les foutus passants de New York. Ils me regardaient comme si j’étais un monstre, un truc pas propre qui gambade entre les bars en vendant son âme au diable. Vous allez me dire que c’est ce que j’étais, et je suis d’accord, mais… Le jugement a été dur.
Ouais, parce que si y’a quelqu’un dans ce monde d’idiots qui sait que le jugement est dur, c’est bien moi. Et dans mon éducation religieuse – qui a duré 3 jours, mais bon –, on m’a dit qu’on devait pas faire aux autres ce que l’on voulait pas qu’on nous fasse.
Par exemple, là, alors qu’on venait de descendre de son très cher dragon et qu’on s’avançait dans les bois, j’avais évidemment… un besoin incroyable de juger, mais je me suis abstenu parce que j’avais pas tellement envie d’être jugé en retour. C’est une leçon de vie, j’vous dis… ‘faut pas juger.

Je divague, comme d’hab’…
On était donc… devant un chevreuil, ou devant ce qu’il restait de la bête. Franchement, voir ce cadavre plein de sang et un peu désarticulé ne m’a même pas fait froncer les sourcils. Quand j’étais jeune et con, surtout con, j’ai dû en tuer une bonne dizaine pour survivre dans la broussaille de la Terre des Dragons. Bon, c’était pas nécessairement des chevreuils, mais les bêtes et moi, on a une relation… de chaîne alimentaire.
Tout ça pour dire que… devant le piège qui venait d’être posé à un chevreuil sans défense, on devait faire attention pour ne pas finir de la même façon, Princesse et moi. Pour être honnête, je n’avais pas spécialement envie de rapporter le corps démembré et lacéré de Princesse, non seulement parce qu’on m’accuserait sur le champ de trahison, mais aussi parce qu’elle n’est qu’une ado’. Et elle a encore trop de vie devant elle.

On est pas resté très longtemps devant la dépouille et on a repris notre route. Au même moment, elle a dit un truc. Elle a bien vu que j’étais totalement passif dans la conversation et que je répondais qu’avec des hochements de tête et des sons pas trop clairs, alors elle a décidé de m’inclure dans la discussion (ça m’a un peu blasé, je l’avoue).
Elle m’a demandé ce que j’étais, ce que j’avais fait auparavant. J’étais très réticent à l’idée de répondre, mais bon… J’ai répondu quand même :


« Pour être franc avec vous, Princesse… Je n’ai jamais vraiment été impliqué dans cette guerre. J’ai toujours été mis un peu à part. Volontairement, sans doute. »

Quand j’ai terminé ma phrase, je me suis rendu compte que c’était la réponse la plus floue de l’histoire des réponses floues de l’humanité. En plus, ma réponse n’a pas du tout impressionné Princesse, qui est restée de glace face à cet aveu. Ce qu’elle voulait entendre, c’était des histoires de guerre, des épopées épiques, des aventures sur des contrées inconnues. Malheureusement pour elle, et heureusement pour mon intégrité, c’était pas arrivé très souvent.
Je me suis donc penché dans mes souvenirs et, évidemment, j’ai pensé à mon jeune temps dans l’armée. J’avais pas été un chevalier très glorieux, mais Princesse voulait de l’aventure, alors elle allait être servie sur un plateau d’argent. Je n’avais qu’à détourner légèrement la vérité de mon passé pour donner un peu de cachet à mon histoire banale et trop meurtrière…


« Quand j’avais votre âge, je me suis enrôlé comme un bel idiot. On était vingt jeunes loups en manque d’attention à être entraînés pour des raisons qu’on a longtemps ignorées. Tout ce qu’on nous a dit, c’est qu’on allait vivre le rêve, une aventure que tous les gars comme moi attendaient. Eh bien, Princesse, laissez-moi vous dire qu’on n’a pas été déçus. »

Je me suis arrêté pour respirer un peu et observer les environs… Et une horde de souvenirs m’a frappé. Je me suis vu, sur le versant de la montagne, la vision flouée par la colère et l’humiliation. Je me suis vu courir dans la neige, j’ai vu mes pieds s’enfoncer dans la neige. J’ai vu ma haine s’amplifier chaque seconde et j’ai revu… J’ai revu chaque coup de feu, chaque coup de sabre, chaque coup de poing. Le sang… la chair… les cadavres qui s’empilent alors que je ne sentais plus rien.
J’ai fermé les yeux… En espérant oublier le souvenir.

Quand je les ai rouverts, une seconde à peine plus tard, Princesse marchait toujours devant moi. Elle m’a semblé impatiente de savoir la fin de cette histoire. Franchement, j’avais plus trop envie de la raconter. Je pensais avoir fait le deuil de mon passé, mais quand j’ai commencé à raconter tout cela à Princesse, ça m’a frappé d’évidence. J’ai jamais oublié. J’oublierai jamais.
J’ai donc arrêté de parler d’un coup, avant de reprendre et de bégayer le reste de l’épopée en ayant envie de me pendre à chacun de mes mots. J’ai décidé de modifier plus grossièrement ce qui s’était passé pour ne pas tomber encore plus profondément dans mes vieux regrets…


« Notre première destination : la Terre des Dragons. On devait abattre une bande de Huns qui… qui devenaient trop agressifs sur un versant de la montagne pour… pour s’emparer de leur village et empêcher qu’ils – PRINCESSE! Devant vous!! »

Au même moment, je me suis lancé sur Princesse et je l’ai bousculée de façon à ce qu’elle change de trajectoire. Je sais pas trop comment j’ai fait ça, et encore moins comment j’ai fait pour voir le piège qui se trouvait devant elle... Mais bon, j’ai fait mine de savoir ce que je faisais et j’ai regardé le ciel avec fierté. Je venais de sauver une jambe royale; c’est pas tous les jours qu’on peut se vanter d’en avoir fait autant!
Devant elle, donc… un piège à ours, ou au moins un truc qui pouvait te déchirer tous les muscles de la jambe en se refermant. Pour éviter de piétiner dessus sur le chemin du retour, j’ai décidé de lancer une pierre sur la trappe, et ça a déclenché tout un mécanisme en une fraction de seconde. Le piège s’est refermé et, en même temps, un système de cordages a fait tomber une branche gigantesque.
Bref… Si Princesse avait déclenché tout ça, je suis à peu près sûr qu’elle ne s’en serait pas sortie totalement indemne. Ça m’a réconforté dans mon orgueil, comme quoi j’ai pas encore perdu tous mes réflexes d’homme des bois (comme si j’en avais déjà eu…).

Je me suis tourné vers la demoiselle en détresse. Je me suis assuré d’un coup d’œil qu’elle ne soit pas blessée. Cela fait, j’ai retiré une feuille d’arbre qui s’était accrochée dans ses cheveux. J’ai soupiré de soulagement pour détendre un peu l’ambiance.


« Si vous voulez bien, je vais mener la marche. C’est plus prudent ! que j’ai dit en recommençant à parler. J’en ai aussi profité pour changer de sujet, parce que j’en avais déjà assez de parler de moi. Dites-moi, ça vous arrive souvent de travailler sur le terrain? Vous avez déjà affronté ces connards de la Lumière, Princesse? »

En fait, j’ai redirigé la question et j’ai attendu patiemment ma réponse. J’étais certain qu’elle allait répondre positivement, entre autres parce que j’avais déjà pu constater l’ampleur de sa puissance avec le dragon qu’elle a appelé de nulle part. Ouais… C’est pas n’importe quel super-vilain qui peut faire ça!
Et alors que j’attendais, je me suis rendu compte que la forêt devenait de plus en plus fournie, et que l’air devenait de plus en plus humide. À vrai dire, on ne voyait même plus à cinq mètres devant soi, et la broussaille m’empêchait de voir correctement les pièges.
J’ai eu comme un arrière-goût de déjà-vu, comme si mon instinct savait pertinemment que les choses allaient se compliquer bientôt… J’en étais sûr, tout ça allait mal finir.
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le Dim 2 Fév 2014 - 15:22
Ariez posa son regard le plus sévère sur Monsieur DeWitt, ne voyant ses yeux rouges s'adoucirent qu'au moment de voir le piège incroyablement violent posé à même la forêt. Une main doucement posé sur son cœur devenu fou, tâchant de respirer doucement et lentement pour le calmer. Tout était passé trop vite pour elle et encore quelque peu sous le choc, l'invocatrice ne put qu'apprécier... l'impulsion dont fit preuve le Hun Blanc. La marche repris bien vite, laissant à l'invocatrice le luxe de reprendre ses esprits et lentement oubliés cette épaule engourdie. C'était un sauvetage... brutale. Un sourire malicieux apparut sur le visage de la Princesse que Monsieur DeWitt. Alors ainsi il manque de déboiter l'épaule de la Boss de la Coalition Noir pour la sauver... qu'est-ce que ça peut bien donner quand il attaque ? Elle était curieuse et le trouva... comment dire... étrangement attendrissant dans la manière qu'il avait de changer de sujet.
Sachant qu'il vient de lui sauver la vie, elle peut bien remettre à plus tard son enquête sur ce cher DeWitt. Ses histoires avaient l'air de le hanter et... si elle prétendrait assez facilement ne pas vouloir lui faire endurer ses propres souvenirs, Ariez cherchait surtout à ce qu'au moins l'un d'entre eux reste concentré.

Monsieur DeWitt a ceci d’intelligent que tout les sujets abordables, il choisit celui qui intéresse le Princesse... c'est à dire... la Princesse. Sa question la gênait, mais pas plus que la réponse qu'elle avait à donner. Elle laissa d'ailleurs les secondes défilés, espérant qu'un piège ou qu'un autochtone reporte ça à plus tard.
Ça aurait été étonnant qu'un monde de la Lumière satisfasse le caprice de la Princesse.

« En fait... vous avez l'habitude de vous battre sans savoir pourquoi, Monsieur DeWitt. Vous recevez un ordre que vous exécutez en échange d'une paye... moi, j'ai l'habitude de savoir pourquoi les gens comme vous se battent. »

C'était nébuleux... mais ça voulait dire que non, Ariez n'a jamais fait directement fait face à la lumière. Ariez n'a pas non plus l'habitude de mesurer ses actes et ses mots, néanmoins, elle se sentirait bête de vexer celui-la même qui doit la protéger. C'est en se rendant compte de la difficulté qu'elle avait à ne pas le froisser que... la Princesse se rendit une nouvelle fois compte de tout ce qui avait été sacrifié par son entourage et sa famille pour faire d'elle quelqu'un d'exceptionnelle. Tout ce qu'elle n'aurait jamais, c'est de pouvoir parler sans gêne, ni colère, ni haine, ni condescendance à un simple exécutant. Recevoir des ordres... pour en être incapable, l'invocatrice savait à quel point c'est une qualification professionnel tout à fait valable.

« Enfin c'est partout pareil... il a fallut les larmes, la sueurs et le sangs de nombres travailleurs exploités pour ériger Notre-Dame de Paris. Le gigantesque Palais d'Agrabah se serait-il enlevé en plein désert s'il n'y avait pas eu d'esclaves pour fournir le Sultane en briques ? Que serait l'Empire de chine si nul n'était mort sur ordres des général chinois ? L'histoire se bâti sur le dos d'homme tel que vous... »

Ariez parut gênée, c'était la première fois qu'elle expliquait sincèrement la manière dont elle voyait la majorité de ses exécutants... sans les faire exécuter juste après. Tout ce qu'elle voyait, c'était son dos, ne parvenant à savoir ce qu'il pensait réellement de tout cela. Le but premier était de gonfler son égo, de le faire se sentir important et utile pour qu'il effectue son travail la fleure au fusil. Malgré tout... le comparer à un esclave, un ouvrier exploité ou un soldat sacrifiable... non, décidément, Ariez manquait de subtilité et reprit, la voix cette fois plus sûre d'elle.

« Bref... chacun son job, je trouve que nous faisons tous deux très bien le notre, Monsieur DeWitt. »

L'invocatrice le suivait, bras croisés et l'air boudeur, se demandant s'il l'écoutait réellement où s'il faisait semblant. Elle cessa de regarder son dos si ennuyeux et à défaut de voir son visage, observa la profonde et soudain si sombre Forêt Indomptée. Le danger guette à chaque instant, presque palpable, donnant la sensation à Ariez d'être l’héroïne princière d'un compte de fée. C'était comme un rêve qui se réalisait... prise d'un sursaut d’orgueil à cette idée, elle alla précipitamment se poster devant Monsieur DeWitt. Les sourcils froncés, les yeux rouges luisants et les mains posés contre ses hanches, elle se pencha vers lui se voulant autoritaire...

« Monsieur DeWitt, vous pourriez au moins faire semblant de m'écouter ! »

Ariez ne comprit pas quand elle se fit happer et finalement amené de force jusque derrière un arbre, comprenant en entendant des sifflements stridents mourir dans un bruit d'écorce brisé. Monsieur DeWitt ne peut pas savoir... mais les Indiens du Pays Imaginaire reste généralement chez eux. Pour s'aventurer aussi loin de leurs terres, ils doivent décidément être sur les nerfs. Jusqu'ici, les deux membres de la Coalition Noir avançait dans une direction... mais dans la forêt maintenant rempli d'Indiens... le danger peut venir de toutes les directions de la croix des vents.

« Protégez-moi le temps que je m'en occupe ! » Cria Ariez à son garde du corps, espérant qu'il obéisse... car la Princesse partait de ce principe là et ne se préoccupait dès lors plus des Indiens, là étant le problème de DeWitt. Ariez ferma les yeux... murmurant des mots claires et noyés dans la soudaine agitation ambiante. « La hache ensanglantée sous les clameurs, ils dansent parmi nos morts... mais face à l'assaut de mon soldat, la réédition ou la mort sont leurs seuls choix. »

Une brume sombre et inquiétante envahit les lieux au bout d'une dizaine de secondes... et lorsqu'elle les rouvrit, la Princesse vit la tête d'un peau rouge roulé au sol. Le cavalier sans-tête arrivant tel un héros, accompagné par un bruit... qu'on jurerait venu des enfers, des murmures incompréhensibles dont on comprend pourtant la nature mauvaise.
Ariez chercha son membre des yeux et son invocation, consciente qu'actuellement, rien ne la protégeait réellement d'une flèche.

Dans le tumulte de la bataille, l'indien lâche et furtif se laissa voir par les yeux de la Princesse. Cette dernière l'observa, ne voyant que lui, son arc et sa flèche. Au moment où la flèche se mit en mouvement, Ariez érigea une barrière énergétique... mais la flèche fut tirée avec assez de force pour n'être que dévier, déchirant la fine peau de velours de l'invocatrice. Ça lui arracha un cri de douleur, tandis que le combat continuait autour d'elle. Les Indiens sont trop difficile à suivre pour elle... mais refusant de par sa position d'être un fardeau, Ariez positionna ses mains comme si elle cherchait à déchirer l'air... et lorsqu'elle y parvint, ce fut un Pot Magique qui apparut dans une lumière violette. Aussitôt elle pointa du doigt Monsieur DeWitt pour que le regard de l'invocation se dirige vers elle.

Le Cavalier débarque de nulle part, faisant barrage de son corps, prenant une flèche à la place de la Princesse. Il lui faudrait plus que ça pour repartir... mais Ariez remarqua qu'il était déjà criblé de flèche et il n'en avait plus pour très longtemps. Foutues peaux rouges !
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