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 Le miel et les abeilles
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Lun 18 Nov 2013 - 23:36
- Journal de voyage de Flesia, Entrée #2

Flésia Mana a écrit:
Eh bien ... ca a été un accueil des plus incroyable ! De la baston dès le premier jour, maintenant je comprend pourquoi Maman veux que je devienne plus forte et qu'elle a voulu m'entraîner comme ça, j'aurais jamais cru qu'il y aurait des types comme ce Konan ! Il m'a fichu une de ces raclée, c'était ... enrichissant. Mais il ne faut pas que je m'arrête à mon niveau, un jour de devrait être au moins aussi forte si je veux espérer réussir. Mais bon, faut quand même que je le dise une chose, je suis bien contente d'être encore en vie ... ça c'est graçe à tout ceux qui vivent ici, ils ont tous l'air géniaux ! j'aurais peut être l'occasion d'en reparler, qui sais ? Là par exemple, il va falloir qu'on répare les dégâts, ca va me permettre de connaître les gens d'ici un peu mieux et, peut être, de me faire des amis !


Ces mots couchés sur le papier ce matin ne laissaient en rien présager l'ambiance résolument travailleuse du reste de la journée, où les petites mains s'affolent dans tout les sens afin de se preter aux menues réparations nécessaires d'un bout à l'autre du rempart endommagé, le choc se faisant ressentir bien plus loin que la nouvelle ouverture faite par le colosse quelques jours plus tôt tant la puissance dégagée fut imposante. Tout le monde semblait savoir ce qu'il devait faire, là où le mortier était requis il arrivait dans l'instant, les gravat étaient nettoyés promptement afin de ne pas géner la circulation, les cuisiniers s'attellaient à déménager la cuivrerie avant de la frotter et polir comme pour la rendre neuve. Vraiment, c'est une vraie danse d'ouvriers et de servants, réglée comme du papier à musique aux yeux d'une jeune fille perdue dans un lieu qui n'est pas encore tout à fait le sien, cherchant ses marques dans des couloirs tous plus similaires les uns que les autres, tentant de participer à la tâche qui lui a été confiée au mieux de ses connaissances, mais sans savoir quel place elle y occupe exactement. Pour elle cependant, tout cela est une rûche dont elle n'a jamais fait partie et les abeilles qui bourdonnent autour d'elle n'ont pas pour mission de l'inclure dans leur routine parfaitement ordonnée qu'elle perturbe par sa simple présence.

Toutes, pas tout à fait, car les chargés de travaux sont au nombre de deux et cet individu ayant pour mission de mener l'ensemble de l'opération n'est pas inconnu de la butineuse désorientée : cette bonne âme a fait elle aussi partie de la resistance de fortune qui s'était montée cette nuit fatidique, son nom avait même résoné parmi d'autres dans la bouche du grand gaillard barbu en ce temps, celui de Fabrizio.

Un membre du Sanctum depuis un certain temps probablement, tel était l'avis que donnerait la fille Mana si on lui demandait, sans plus de précision, car le temps de faire connaissance manqua, entre cet évènement et maintenant le temps passa bien trop vite dans un lit à panser les profondes blessures glanés lors de l'affrontement. Quel genre d'individu était il vraiment en revanche, elle ne saurait le dire pour le moment, même physiquement elle n'en avait vu que l'esquisse jusqu'à ce que l'ordre de mission lui soit donnée il y a quelques heures, laissant apparaître une vive jeunesse semblable à sa propre énergie, mais en même temps avec une forme de maturité qu'il lui manquait dans ce genre de situation, un regard plus réfléchi dans son entrain. C'est dans cette esquisse dessiné par une mémoire fraîche mais perturbée que la jeune fille voyait un espoir d'avoir une tâche qui correspondrait à ses encore bien maigre capacités dans l'immense rûche des hommes bâtisseurs. Volant entre les alvéoles que sont les palissades de bois montés afin de limiter les effluves de poussière, elle s'en alla chercher cette personne qui tiendrait lieu de reine de l'essaim, source de va et viens perpétuel, dirigeant la danse qui ne semblait ne faire qu'un avec ses ouvriers. Et enfin, après moult esquives et parades que ne renierait pas le plus doué des escrimeurs, elle trouva enfin l'homme à qui elle avait besoin de poser ses questions, en espérant que celui ci pourrait répondre à ses besoins de se rendre utile.


"Excusez moi", dit elle tout simplement, "Je ne connais pas trop ce château, ni les travaux du bâtiment, je ne sais pas vraiment par où commencer ni même comment.". Puis à celà elle ajouta une question "Auriez vous un travail à me confier ? Je voudrait vraiment me rendre utile, mais ..."

Son hésitation face à une activité inconnue tranche avec l'entrain habituel de Flésia, mais pour elle, l'importance de ne pas faire d'erreurs dans la précipitation la fait au contraire plonger dans une inaction sécuritaire, éviter de marcher dans le miel de peur de devoir travailler double à le remettre en place après, peut on se le représenter. Dans tout les cas, ses espoirs de marquer la première participation à la vie locale reposent maintenant sur l'homme présent au devant d'elle, tout en se disant intérieurement que cette même question ne soit pas, en elle même, un premier aveu d'échec. Dure est la vie de la nouvelle qui ne peut encore voler de ses propres ailes.
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Mar 19 Nov 2013 - 23:31

    Il avait vu l'état de la muraille, ça donnait pas envie. Déjà, voir la cuisine où il manquait la porte, une fenêtre, une partie du mur, ça donnait pas envie de manger, alors voir la foret aux alentours, au delà du pont, alors qu'on devait pas la voir, ça faisait assez... Bizarre. Depuis le temps qu'il était là, Fabri c'était un peu habitué à la vue, il s'attendait à quoi voir quand il regardait un certain endroit. Mais quand il voyait un trou béant à un endroit où il devait y avoir une muraille centenaire, ça faisait tout drôle. Surtout que le principe même d'une muraille est de protéger, alors une porte en plus, ouverte à tous vents... C'était pas trop le top quoi.

    Ça l'était encore moins quand il savait qu'il allait devoir y remédier. Non mais ; avant cette fameuse attaque, il se disait que le château ne serait jamais attaqué, dans le genre, qui voudrait faire du mal au château d'un roi qu'en avait jamais fait à personne ? Autant, avec le temps, il s'était mis à comprendre les nombreux griefs que les habitants de Paris s'étaient collés en tête, contre l’Église, contre les bohémiens, contre la milice, contre les sans-cœur qui avaient commencé à arriver, et encore après contre le Consulat ! C'était compréhensible, mais ici... Ces gens étaient venus.. Mais, pour rien. Si c'était la princesse Aurore, qu'ils cherchaient ; ils étaient à la bourre de quelques mois, les cons. Mais non, c'était pas pour ça, c'était pour la gratuité de l'acte sûrement. Tout ça était encore obscur, et vaseux. La Coalition Noire voulait les princesses pour un des nombreux délires bizarres d'Ariez. Mais ces deux là... comment ils appellation, déjà... Konan, ouais, et Black Tears... Des noms a coucher dehors c'était sûr, mais des noms qu'il n'avait jamais entendus.

    C'était génial, de penser à ça, au chaud dans son lit a dix heures du mat' largement passées.

    La muraille et son état, il avait vraiment vu ça en coup de vent les jours passés, après ça il avait démonté la bestiole dans les bois et il avait... Dormi. Il se souvenait être sorti une ou deux fois après mais pendant deux jours, nan, il avait passé la majeure partie de son temps à dormir. D'ailleurs s'il devait choisir entre dormir et manger ces derniers temps il disait que c'était dur, comme choix, mais il préférait dormir. C'était trop risqué, de manger en dormant... Mais bordel pourquoi il pensait à ça. Il avait une mission sur le feu ! Et il était pas tout seul en plus, c'était avec qui.... La petite rousse qui avait débarqué le soir où...

    Il fut bien contraint de se lever, enfin, le terme exact serait qu'il roula hors de son lit et s'écrasa par terre avant de décider de rassembler des vêtements et de s'habiller. Trop content de pas avoir d'armure ou d'épée à embarquer, ce fut vite fait. Il aurait quand même pu faire l'effort de se lever tôt, ou quelque chose... Même, ramener des gâteaux, pour se faire pardonner. Mais en plus d'avoir au moins deux heures de retard (plus les dix minutes passées a trouver un raccourci... Quoi ? Il y met de la bonne volonté ! ) il arrivait les mains dans les poches. Parce qu'il faisait froid. Atrocement froid. C'était vraiment pas une époque pour bosser dehors, et ça soulignait le merdier qu'avait été l'organisation ces derniers temps. Enfin, comprenez, l'organisation était toujours bien réglée au Sanctum, mais les boulettes s'accumulaient, comme... Un exemple... Deux boulets qui détruisent un pan de la muraille, la cuisine et font cramer la foret ? Ce genre de choses. Fallait bien y faire quelque chose, et si jamais il fallait attendre d'autres assauts bein... C'était pas vraiment conseillé d'attendre le dégel pour reconstruire.

    La surprise fut qu'en plus de remarquer Flesia à peine arrivé dans la cour (Des cheveux roux comme ça ? Et aussi longs, en plus, y'en avait peu dans le coin), sans compter qu'elle en était encore à demander au contremaître ce qu'elle avait à faire. Il était pas en retard. Y'avait un Éternel qui l'avait écouté. Il savait pas lequel, mais il le remerciait en allant voir ladite Flesia. Il attendit quand même qu'elle eut fini sa conversation avec le type, fallait pas être impoli non plus. Il avait aucune foutre idée de comment se comporter avec elle... Ils devaient... Avoir à peu près le même âge ? Elle devait faire a peu près dix centimètres de moins que lui.. Enfin à peu près, plus ? Lui et l'appréciation des distances c'était quand même quelque chose. Mais en gros ouais ils devaient avoir à peu près le même âge, voilà qui devrait faciliter le contact.

    « … Euh... il t'as dit ce qu'on devait faire ? C'est bien toi Flesia, c'est ça ? »

    Bonjour, veux-tu me pardonner pour mon retard mais est-ce que tu sais ce que l'on nous as demandé de faire ? C'était pas compliqué. Pas tellement que ça.. A croire que si. Il avait pas envie de paraître vulgaire, ou méchant, ou quoi que ce soit d'idiot alors qu'il était pas en face de quelqu'un qui avait de raisons de lui en vouloir. Il espérait ne pas avoir été trop abrupt. Pour la connerie, ça, c'était abandonné.
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Mer 20 Nov 2013 - 18:07
Voilà donc une réponse qui ne manqua pas de surprendre la nouvelle recrue ! Ainsi donc, l'homme chargé de travailler avec elle à l'érection du nouveau mur ne semble pas plus à même de déterminer l'exactitude de la tâche qui leur a été confié, amenant un doute sur le réel besoin de s'atteler à une tâche entouré d'un flou certain. Mais deux jeunes abeilles désoeuvrés n'ont pas pour autant vocation de rester immobile à voir défiler leur comparses ouvrières. Cela amena une question empreinte de doute, mais néanmoins ouvreuse de piste quand au moyen d'offrir leur aide.

"Oui, c'est bien moi mais ... je ne sais pas trop non plus ... peut être que l'on peut demander aux ouvriers ?". Elle tourna son regard vers eux, tout en tenant ses mains ensemble près du corps dans un signe d'incertitude. "Si cela se trouve, eux sauront nous donner leurs besoins ?"

Elle retourna son regard en direction du verdoyant jardin divisé par la pointe d'un nez si fin que ... mais avant même que pleinement ce visage ne se fixe voilà déjà qu'elle détourna sa vue par simple réflèxe humain, préférant éviter un contact aussi direct aussi vite avec une personne à qui elle doit avant tout le respect de l'ancienneté. Elle devait avant tout faire ses preuves ici et s'en tenir là et ce travail qu'elle ne sait comment accomplir est un premier défi qu'elle voudrait montrer être capable de surmonter afin de prouver le mérite dont elle est attribuée par son rang.

De plus, son idée la travaillait déjà, car elle doutait de son approche un peu trop passive de la situation, manquant de confiance dans son choix de se mettre ouvertement au service de civils plutôt que de prendre les choses en mains d'elle même alors même qu'elle se sait incompétente dans le domaine de l'organisation, un domaine dans lequel elle aura visiblement beaucoup à apprendre à en juger par le peu d'activité dont elle a pu être témoin depuis son arrivée. Avec un peu de chance, sa première expérience lui serait fourni avec l'appui du jeune garçon avec qui elle a été affectée.

Elle s'y tena cependant, et c'est avec quelques pas légers, cmme des coups d'ailes, qu'elle suivit le courant d'air provoqué par l'ouverture en cours de colmatage, à la recherche d'un contremaître qui aurait une activité dans les cordes de parfaits novices en bâtiment dans sa besace, tandis que Fabrizio lui emboîtait le pas, pensant probablement de son côté à sa manière au postulat de leur activité commune et à un moyen de s'y atteller ... du moins l'espérait-elle.

Mais voilà que se présenta l'individu dont elle était à la recherche, le superviseur des ouvriers. Si l'ensemble des maçons avait été décrit comme une ruche en activité, la taupe serait plus représentatif de l'imposante carrure pleine de poussière et de tâches de platre constellant une tunique robuste dont la couleur d'origine avait depuis longtemps disparu. Les épais sourcils qu'il leva à l'arrivée des soldats du Sanctum firent tomber assez de matière pour enfumer davantage le chantier et son étonnement se dissimula avec peine derrière des lorgnons blanchis façe à la venu des deux frèles gardiens des lieux. Assez probablement, eux deux devaient ne passer que comme une présence nominale du Sanctum pour les surveiller, eu égard à leur jeune age visible et à un certain manque de virilité dans leur apparence. Autant dire qu'ils n'allaient probablement pas être pris au sérieux dans la demande qui s'ensuivit :


"Excusez nous, monsieur ...". La voix douce de Flesia peina à se faire entendre dans le bruit des travaux. "Est ce que, par hasard ... vous auriez besoin de deux paires de bras supplémentaires"

Il n'y avait que peu de conviction dans ce qui ne passerait que pour un bourdonnement pour des oreilles moins attentives que celle du contremaître. Lui cependant, comprit la jeune fille et ne pu que s'empécher de sourire à cette demande pour le moins étonnante, venant de personnes dont les bras et les jambes n'avaient pas plus d'épaisseur à ses yeux que les clous qu'il enfoncerait d'un simple coup de marteau. "Navré d'vous décevoir les mioches, mais j'crois bien qu'on est complet" tonna-t-il, sa voix résonnant comme dans une grotte. "On vous appellera p'têtre si on a besoin de chasser les souris d'leurs trous !". S'ensuivit alors un rire gras qui en disait long sur son avis sur la question. Les deux jeunôts choisi se révélaient totalement inadéquat et cela semblait une évidence en jetant un oeil à chacun des autres ouvriers, tous mieux bâtis les uns les autres.

Mais cet éclat fut de courte durée car un bruit encore plus sourd que les autre s'abbatit, le sol vibrant en réponse. La source ne fit pas le moindre doute pour tout le monde, alors que les visages se tournèrent en direction de la forêt toute proche. Etait-ce un arbre qui venait de chuter ? Cela ne laissa pas Flesia de marbre cependant, qui ressenti dans sa chair la douleur de la nuit passée en ce même lieu, retrouvant un semblant de vie dans les frissons qu'elle se remémora au moment de sa perte de connaissance.


"... Oh les gars ... j'ai pourtant dit à personne d'aller abattre ces arbres, non ? J'croyais qu'on avait ce qu'il fallait en poutre !"

... Une chute d'arbre ? Serait ce la source de ce grondement abrut ? En tout cas, l'imprévisibilité et la proximité de l'évènement ne laissa personne indifférent ... tournant son regard vers le plus expérimenté des soldats sur les lieux, en la personne de Fabrizio, la jeune Mana se demanda si il fallait agir ...
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Lun 25 Nov 2013 - 22:49

    Son orgueil avait passé l'époque où il se laissait appeler mioche sans rien faire. Depuis longtemps, bien trop longtemps en réalité mais ce n'était pas le sujet à converser en ce jour. Toujours était-il que ce type lui tapait déjà sur le système. C'aurait été bien trop simple de retourner se coucher avec un rapport de deux lignes marqué « ils ont pas voulu d'aide, ils se démerdent ». Et en plus il n'était pas sûr que ça allait passer crème... Franchement dommage parce que c'était une bonne idée. Ça venait pas d'Hannibal Barca, c'était sûr, mais ça valait son pesant de sel ! … Ouais, non en fait, c'était une idée pourrie. Malgré toutes ses tentatives pour la valoriser, Fabrizio en était venu à cette conclusion. Une de ses idées étaient pourries. C'était dire si elle l'était si même lui l'avouait à lui-même quand même. (il allait de soi que personne n'en serait jamais au courant). Tandis que le type rigolait, le soldat pensa bien entendu à lui répondre, mais avant même qu'il ne put trouver quoi dire, un bruit sinistre se fit entendre, rebondissait contre la muraille en reconstruction, contre les murs. C'était ce genre de bruit qui s'entendait de partout, franchement pas rassurant.

    Ah oui ça c'était un arbre. Maintenant qu'il avait la science totalement infuse sur la chute d'arbre, il pouvait franchement assurer à tout le monde sans même l'avoir vu que c'était un arbre, et de belle taille. C'était pas dur à devenir le pourquoi de sa chute, plus sérieusement. L'énorme masse à moitié crâmée s'était écroulée à cause de son propre poids.

    « Ah ouais sinon y'a pas besoin de nous pour s'occuper de ça. J'ai envie de dire que c'est de l'honnête foutage de gueule, n'excusez même pas le terme. » annonça-t-il au contremaître dont la figure annonçait d'emblée qu'il cherchait le ou les responsables du massacre et du bois gâché qui s'ensuivait.

    Il regardait l'homme dans les yeux, placide. « On a une mission a remplir, vous avez qu'a laisser les arbres de côté, on s'en charge. Ce serait qu'occuper trop de vos hommes pour quelque chose qu'ils ont sûrement pas provoqué, regardez un peu l'état du bois, il a été rongé par le feu. La moitié du tronc a fini en cendres et le reste a juste lâché, ça aurait été maintenant ou dans trois semaines, il était mort de toutes façons. »

    C'était pas la première fois qu'il avait vu un incendie de près, en plus. Plus ça allait, plus il se disait qu'il avait vraiment de la chance dans son malheur. Paris, puis l'incendie du patelin d'à côté il y avait un an et quelques, et puis maintenant cette foret. A chaque fois, il s'en fallait d'un cheveu mais il en sortait en vie.

    « Je veut un foutu compte-rendu en bonne et due forme, occupez-vous des arbres, t'en sais long sur leur état ? Je veut pas en voir un avec une feuille de roussie, prenez autant de temps que vous voulez ! »


    Il tourna les talons, vexé. C'était sûr, au moins y'avait un semblant de respect tacite entre les deux partis. … Enfin, il restait Fabri, Flesia et plein d'arbres. Merde.

    « Au moins... on a quelque chose à faire, c'est pas peu dire. »

    Son cœur ralentissait, mais il le sentait toujours clairement battre a tout rompre dans sa poitrine. Si ça c'était pas un début d'inimitié sévère avec les arbres, il ne savait pas ce que c'était. Il desserra les poings pour finalement croiser les bras. Comment est-ce qu'ils allaient faire ? L'autre idée d'abandonner était peut-être meilleure.. en fait.
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Mar 26 Nov 2013 - 13:13
Quelque chose à faire ... voilà au moins, peut on dire, une bonne nouvelle peut on dire. Cependant, l'approche de Fabrizio, au langage crûment posé en face de l'imposant individu, est bien loin de ce qu'elle même imaginais, elle qui envisageait son séjour au Château comme un apprentissage de la vie dans un lieu de recueillement, de noblesse et de pureté, ce parlé direct la décontenança. Voilà donc une erreur d'appreciation qu'elle ne refera plus, en tout cas, ne pas juger les abeilles à leur rûche.

Mais laissant cette réflexion derrière soi, elle envoya un sourire au jeune homme, hôchant la tête en direction de la plaie ouverte à même le tapis végétal, signalant sa volonté d'aller se rendre compte tout de suite afin de pouvoir remplir leur assignement. Intérieurement, le fait de sortir était un plaisir pour Flesia, consignée dans sa chambre à attendre d'être complétement rétablie depuis cet évènement, coincée entre quatre murs alors même que c'est au milieu des arbres qu'elle se sent le mieux, elle pour qui la vénération de la nature est un quotidien lui apportant force et sérénité à la fois. Son impatience à retrouver le manteau vert pour y butiner une joie intérieure de bon aloi se fit tel qu'elle n'attendit pas la réponse du soldat devant l'accompagner, alors qu'elle s'envola d'un pas léger par l'ouverture en travaux, fuyant la poussière de la pierre pour la sainte terre.

En partie à cause de son isolement ces derniers jours, la jeune Mana n'avait pas eu connaissance de l'étendue globale des dégâts causés par "Black Tears". Si elle ne s'attendait pas à voir mieux qu'une zone carbonisée et chaotique, résultat d'un incendie normal, la fonte de son visage quand passé les derniers points de verdure elle atteignit la première le lieu du combat suffit à décrire l'étendue réelle de la dévastation. Ce n'était pas un simple tapis de cendres et du bois mort, carbonisé sur place, que l'on pouvait contempler, mais une véritabe scène de torture de la nature, une ode à la mort qui n'a rien à voir avec un simple incendie et qui, pour diverses raisons, laissent une impression bien différente à Flesia.

Car ce qu'il s'est passé ici n'a rien à voir avec un simple incendie. Les flammes ont pour habitude de dévorer lentement mais sûrement la végétation, laissant la population qui y habite assez de temps pour fuir... mais ici ? Les pleurs des survivants inondaient de leur tristesse les cendres du massacres. Personne n'y échappa : insectes, oiseaux, rongeurs ... chacun y avait perdu dans la soudaineté de l'enfer de flammes, ne lassant pas la moindre chance aux résidents de la nature. Ici, des hirondelles cherchant les restes de leur nid et de leurs oisillons, là des fourmis criant famine avec une cigale, ailleurs des musaraignes en deuil ... une véritable procession silencieuse pour le commun des mortels mais une hymne à la mort aux oreilles de la fille qui ne peut elle même s'empécher de se sentir bien seule danscette cicatrice de destruction. Alors même que Fabrizio arrivait, le pas peu motivé devant la tâche à accomplir, elle leva la main près de sa gorge, nouée par l'émotion négative dégagé par ce lieu, comme si l'aura de malheur qui s'en dégageait était aussi étouffant physiquement que moralement.

A la perte animale s'ajoute aussi un phénomène plus diffus, une absence ... comme si la nature elle même s'était retiré, laissant un vide là où l'on aurait dû ressentir une douleur, une terre aride au lieu d'une fleur fanée ... est ce la vivacité des flammes et la dureté de la violence, couplé au profond malheur, qui aurait eu un tel impact ? Difficile à dire pour Flesia ... mais dans tout les cas, la sensation d'absence, de terreur et de regrets est bel et bien là où la vie simple des bois devrait communiquer de nombreux autres sentiments.

Les choses n'allaient d'ailleurs pas en s'améliorant. L'arbre chuté est encore en partie levé, s'appuyant lourdement sur les branches affaiblies de leur voisins roussis, prêt à les entraîner dans sa chute noirâtre de suie et de charbon, étendant davantage la clairière du désespoir s'étendant devant le duo. Si ils voulaient ramener un quelconque pollen de leur labeur, le nettoyage promet d'être un travail de titan dans une ambiance oppressante
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Jeu 5 Déc 2013 - 22:18

    Ouais bon d'accord Fabri n'avait jamais été le plus poli, ni le plus pieux des hommes ça c'était prouvé. Mais il n'empêchait que la vue de cette tonne de bois calciné bouffait bien son moral, il s'imaginait mal comment tout ça avait pu juste.. se faire dévorer, il n'y avait pas d'autre mots. Il ne restait plus grand chose, d'habitude dans un foret il y a tellement de feuilles mortes sur le sol qu'on le voit pas, là c'était la même chose, mais avec la cendre. Et elle avait beau être là depuis quelques temps déjà, rien n'avait repoussé, c'était encore trop tôt.

    C'était pas un spectacle génial que de voir Flesia dans ce charnier naturel. De base déjà, elle n'était pas bien grande, mais habillée de blanc et vert, elle semblait être comme une fleur abandonnée là, tremblant au moindre souffle de vent. C'était une bonne question que se demander ce qu'elle pouvait faire là ; c'était pas de chance pour elle, n'importe qui pouvait penser que le Sanctum était un endroit sûr, et ce pour n'importe qui. Mais voilà, c'était plus le cas. C'était comme si la guerre était quelque chose de consciencieux dans son horreur et qu'elle cherchait chaque parcelle de paix dans les mondes et la réduisait au néant. Elle avait l'air oppressée, atterrée, comme pleurant toutes ces morts que Fabri ne pouvait même pas voir. Lui qui s'était proposé de dégager tout ce merdier...

    « Tu sais, si t'as pas envie de t'en charger, je peut comprendre, on peut très bien aller chercher quelque chose d'autre à faire, je suis sûr que ça peut se trouver. »

    Ça serait dur mais c'était possible. Le jeune homme tentait de rester objectif, ce qui s'était passé ici appartenait au domaine du passé, comme un tas d'autres choses. Mais plus il se disait ça, plus l'impression d'avoir quelque chose a repousser au fond de ses souvenirs se présentait dans son esprit. En fait, c'était pas vraiment quelque chose qui revenait à la surface mais plutôt quelque chose qui était resté là, un genre de malaise pas vraiment agréable. Il se rapprocha de Flesia, le contact physique restait cependant au bas de sa liste de priorités, au vu de l'air désespéré qu'elle avait en ce moment même.

    « Ce qui est bien avec la nature, c'est que ça repousse, les arbres reviendront. Pas tout de suite d'accord mais au bout d'un certain temps ça sera comme si rien ne s'était passé. »

    Il lui sourit, puis s'attarda sur les quelques troncs calcinés tombés les uns sur les autres, la cendre, encore de la cendre, y'avait pas grand chose d'autre. Il avait pas mal d'idées sur comment faire, en fin de compte.  Fallait pas se laisser abattre, c'était le meilleur moyen de tomber par terre et de finir comme ces pauvres arbres (vous avez compris ? Abattre.... abattre un arbre, tout ça... Hein?) à moisir par terre. Il avait pas envie de finir bouffé par des micro-organismes sans aucune civilité.

    « Va falloir dégager les arbres morts, j'irais voir s'il y a une hache ou quelque chose comme ça dans un coin, après pour les bouger... y'a un chameau dans l'écurie, tu crois que ça peut tirer des arbres morts un chameau ? »

    500 munnies à Agrabah. Il était temps que Frank serve à quelque chose.
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Jeu 5 Déc 2013 - 23:53
Douce mélodie chantée à l'optimisme dans la voix de Fabrizio, bien moins affecté par le charnier de victimes innocentes se trouvant devant eux. Etait ce du courage ... ou de l'égoïsme humain ? La jeune pousse priait intérieurement pour que ce soit le premier choix, car dans le cas contraire, sa solitude dans sa contemplation du triste spectacle serait total. Mais elle ne pouvait pas simplement faillir à son devoir, pas dès sa première tâche, aussi pathétique soit elle que de nettoyer un cimetierre naturel.

Aussi répondit elle à la négative à la proposition du vétéran, refusant de le laisser seul dans cette ingrate tâche d'un simple signe de tête qui suffit à la faire sortir de son isolement mental. Ne pas faillir, ne pas abandonner ... les Mana ont toujours eu réputation de défendre la nature jusqu'au bout, à elle de le montrer pour cette génération et de se préparer pour l'enseigner pour les suivantes.

Mais une chose cependant continuait de la troubler ... ce malaise spécifique que la tristesse seule n'explique pas, ce vide ... est ce que la Nature elle même ne serait pas profondément blessé ici ? Après tout, un feu aussi surnaturel peut laisser des séquelles bien pire encore qu'un simple feu de forêt. Au lieu de cendres légères retournant au sol, c'est un tapis de charbon explosé, produit d'un bois calciné si vite qu'il n'a pu laisser s'échapper la vie en lui. Bouillant avec sa sève, les minéraux ne sont plus que vapeurs et seul rest le mobide squelette d'un tronc sans âme, incapable de nourrire sa descendance. N'est ce pas, en l'état, une coquille bloquant toute croissance qui a été formée ? Et même si l'on oublie les cendres de mort, l'humus n'a-til pas été vidé d'un seul coup de son eau et de ses microscopiques habitants, rendant la terre craquantes sous les pas des deux membres du Sanctum comme une autre couche décédé, une brulûre au troisième degré ... on, Flesia en était maintenant certaine .. si l'on venait à laisser le désespoir s'emparer de ce lieu moribond, alors la plaie ne refermerait jamais ... pire encore, pourrait elle contaminer le reste des bois si les Ténèbres arrivaient à implanter leur emprise en ce lieu pour de bon.

Mais son attention fut détourné par Fabrizio, proposant de s'atteller à la tâche avec l'aide d'un camélidé . Un animal que Flesia aimerait bien rencontrer, car lui pourra probablement lever les doutes perçus tantôt dans l'âme du jeune homme, probablement injustifiés du reste, mais néanmoins présent. De ce qu'elle sait ces animaux ne sont pourtant pas des habitués des espaces verts, mais il reste probable que son aide soit des plus utile avec les lourdes charges. Sa réponse allait être positive, quand un oiseau décida de se poser sur l'épaule de Flesia, l'interrompant par quelques gazouillements.

Il est plus que probable que l'incompréhension soit total pour son ami, mais voilà qu'une demande vient d'être glissé dans l'oreille de la fille, un faible son porteur de milliers de voix que peu comprennent, mais résonant jusqu'au plus profond du coeur de la gardienne de la nature.


"... Pourrait il aussi amener une bèche et une grosse pierre ? Je ... nous avons quelque chose à faire."

Le sifflement lâché par l'aérien animal était un remerciement dont seul l'esprit de la Nature à le secret, ce genre de geste que le commun des mortel ne comprend pas, perdu dans sa vie humaine loin de ses origines. Un signe qu'elle a appris à reconnaitre afin de pouvoir jouer son rôle. Alors que Fabrizio allait cherché son comparse ongulé, elle aurait une autre tâche à accomplir.

"Il faut que je prépare quelques petites choses ici ... rendre un service a ceux qui vous aident tant."

Elle regarda fixement l'homme alors qu'elle prononça ces paroles, un début mieux dans son apparence, ses couleurs revenant depuis le livide auquel elle avait tourné au début. Oui, elle pouvait le faire, l'abeille allait ensemencer.
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Lun 9 Déc 2013 - 0:37

    Il retint son souffle, surpris. Un oiseau, avec lequel le petite Mana semblait bien occupée...

    « Bein.. » Fabrizio tenta bien de terminer sa phrase avec éloquence, mais il n'y parvint pas et s'était résolu alors à la terminer avec des gestes imprécis, indiquant vaguement ici, puis le pont, le château... Et puis non, merde. « Vais chercher euh... la bestiole, ok ? »

    Et il avait filé. C'était pas glorieux et selon lui, cela s'apparentait même à une fuite. Il pensait à ça en reprenant le chemin du château, pour filer aux écuries et récupérer Frank qui y passait paisiblement l'hiver. Cette bestiole n'avait pas l'air de mal vivre le fait d'être séparé de ses semblables, Fabri n'y avait pas pensé pour le coup. Il trouvait ça idiot de se trouver des points communs avec une bestiole de ce genre mais c'était indéniablement un point qu'ils avaient en commun, le fait de survivre plutôt agréablement dans un coin qui n'était pas tout à fait le leur. Bien qu'il y avait clairement plus de différences entre ici et Agrabah qu'entre ici et Paris.

    Ah, il aurait aimé être un oiseau... Pas pour parler a des petites rousses habillées en vert, mais pour pouvoir voler. Pour être loin de tout. Pour être aussi égoïste que possible, osa-t-il penser avec un sourire. Quel Éternel viendrait le lui reprocher ? Qu'est-ce qu'ils pouvaient lui prendre de plus ?

    Il sauta sur le rebord du pont, n'ayant plus rien entre lui et le vide. Le muret était large, assez pour lui permettre de reprendre son chemin sans trop s'inquiéter. Ces pensées l’obnubilaient, Flesia avait l'air dans un autre monde et lui, c'était juste quelqu'un qu'était là. Et qu'avait rien à y faire, comme cette fois où il avait débarqué dans la discussion stratégique que son père gérait, à la milice de Paris. Il était question de traquer des criminels et il était évidemment tout sauf le bienvenu. Il avait vite été foutu dehors à coup de pompe dans le cul, et c'était le même sentiment qui le rattrapait maintenant, ou plutôt, ce sentiment qu'il aurait du avoir alors.  Le fait d'avoir insisté pour aller là où il n'avait pas sa place. Ça le foutait mal, de dire que quelque chose de naturel n'était pas sa place, parce que cette foret, c'était naturel après tout.  

    Il n'était plus à sa place nulle part, alors ? Cette pensée vint à lui sans vraiment crier gare. Elle lui était commune, tout de même, vu qu'il ne fut pas surpris. Il aurait du mourir, trop de fois, et il lui manquait quelque chose, la gifle d'une mère, pour l'empêcher de penser à se jeter dans le vide. Il tendit les bras et se sentit à la merci du moindre courant d'air.

    Il n'avait jamais été quelqu'un de suicidaire, on disait à l'envi qu'il aurait trop la trouille. Et il admettait en souriant que oui, il tenait bien trop à sa vie. Il essayait de se convaincre qu'il avait encore des choses à faire. Mais quoi ? Ça ne se bousculait pas dans sa tête, et ses pensées étaient toujours les mêmes ces derniers temps. Il avait passé des jours et des jours encore à attendre de sortir après l'attaque de ces deux timbrés, et il avait eu le temps de penser a tout ce qui avait bien pu lui passer par la tête. C'était avec un vide désagréablement et vaguement meublé qu'il se retrouvait.

    « Bon allez, je sais que t'aime bien ce coin... ou tu l'aimes pas, mais t'as pas encore essayé de te tirer, t'as du boulot, faut sortir. J'ai pas d'écharpe pour toi et je sais pas si tu peut attraper la mort en hiver, ce serait bête, tu me manquerais. » dit-il au chameau alors qu'il fut finalement arrivé au fin fond de l'étable où il paraissait tranquillement.

    Ni l'un ni l'autre n'étaient morts, c'était ça de bien.

    Le retour fut bien plus tranquille, avec la pensée évasive que, si Flesia parlait aux oiseaux, lui, il parlait aux chameaux.

    Oh c'était pas glorieux. Qu'est-ce qu'il avait foutu pour mériter ça, il se le demandait.

    Au moins, en retournant dans le reste de foret carbonisée, il avait un vrai sourire. Il repéra bien vite Flesia, la discrétion n'allant pas de pair avec sa chevelure rousse. Merde, et dire que Frank aimait bien bouffer les cheveux... (la bestiole essayait de s'attaquer a ses cheveux depuis qu'il l'avait sorti de son box, bordel... c'est cher un dresseur de chameaux?)

    « Flesia, j'te présente Frank, il est pas très commode au début mais il est pas mauvais. T'as trouvé quoi faire ? Désolé j'ai franchement pris mon temps en plus. »
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Mar 10 Déc 2013 - 16:20
Tandis que son ami s'en alla checher son compagnon du désert, le travail n'attendrait pas la gardienne de la nature, soucieuse de restaurer l'équilibre naturel du lieu profané par les flammes infernales de la haine. Pour cela, elle aurait fort à faire, requérant de préparer le sol, mais aussi de s'assurer que de jeunes pousses pourraient prendre pied sur une terre fraîche de tout dégâts. Guidée par son nouveau compagnon à travert le vert royaume de Dryade, esprit des plantes, elle alla de plantes en plantes, à la recherche de jeunes et prometteuses pousses, ici quelques fleurs, là un branche encore un peu verte, ailleurs un carré de mousse ... une petite collecte d'éléments encore vivace même en cette période de l'année qui seront les colons de la nouvelle terre qui leur sera offerte une fois Fabrizio revenu avec l'ensemble des affaires requise pour cette restauration.

D'ailleurs, le volatile, beaucoup mieux plaçé depuis sa position aérienne, a aperçu l'homme et son compagnon sur le retour et signala cet état de fait alors que la récolte touchait à sa fin, Flesia ayant assez de plantes pour repeupler la zone de mort une fois le ménage effectué, un travail de reconstruction que certains animaux de la forêt commencait à suivre de loin, peut on en juger au bruit des insectes rampants dans les feuillages d'hiver, recouvrant le sol comme une couverture afin de garder la chaleur pendant la froide saison. De même, ce n'est plus un simple oiseau mais une petite volière maintenant qui suit, s'approchant lentement mais sûrement, d'un coup d'aile après l'autre, sautant de branche en branche afin d'observer l'étrange manège du singe du rocher qui pousse.

Autant dire que lorsque les deux humains se retrouvèrent, la foule locale qui se demandait ce qui se passait en ces terres sombres représentait un spectacle des plus édifiant ! mais nombre de ces regards parurent un temps effrayés devant l'étrange créature se tenant devant eux, vaisseau d'un désert bien lointain dont la présence pour un temps éloigna les curieux, bien que très vite cela eu l'effet inverse, attisant encore plus le questionnement des animaux.

Un autre regard plus déçu fut celui de Flesia, se rendant compte que son collegue n'avait, malgré sa demande, pas pensé à prendre pierre, bêche et pelle ... Serait ce donc que le jeune garçon soit un peu tête en l'air ? Ou, a en juger par son sourire, distrait par d'autres pensées ? Quoi qu'il en soit, cela allait fortement les ralentir de tout faire à la main, au lieu d'user d'outils efficace ... mais d'un autre côté, se disait elle, n'est ce pas pour le mieux, de se rapprocher de la Nature par du travail directement sur la terre et non par l'usage d'un médium extérieur ? Après tout, la reconstruction est tout autant physique que mystique, peut être que cela renforcerait l'effet moral de leur entreprise ? C'est ... probable, décida-t-elle, oubliant son hésitation au profit d'un réconfort à voir sa tâche devenir plus saine par le biais d'un oubli bien involontaire.

Par contre, Frank, le chameau compagnon de Fabrizio, était bel et bien présent ... et le fit très vite remarquer alors même qu'il s'approcha vivement du visage de la jeune fille, au début convaincue qu'il s'agissait d'une forme de déonstration d'affection, eu la surprise de sa vie en souffrant d'un tirage de cheveux surprise !
"OOOooowww !!!!" s'écria-t-elle, la tête balancé en arrière tandis que son épaisse cheveulure allait devenir un casse croûte des plus indigeste ! Heureusement, visiblement au fait des manies imprévisibles de son compagnon, Fabrizio retint vite le goinfre mal avisé ... mais outre la douleur ressenti et la réprimande scandée par le maître, il est bien possible que la faute soit expliquable ... une grande faim se ressent chez Frank, probablement dû à une alimentation inadapté dans cet environnement définitivement trop humide. Il suffirait de le diriger vers un repas digne de ce nom pour son espèce ... un buisson sec, aussi loin que se souvienne Flesia, peu habitué à traiter avec des créatures des sables et des roches. Fort heureusement, elle se souvient d'avoir vu une plante commençant à dépérir avec le froid, aussi la raccourcir l'aiderait à économiser des forces pour passer la morte saison. Un mal pour un bien, constance de la nature quand les êtres pensants ne s'impliquent pas dans cet équilibre avec leurs querelles ... Non, ce n'est pas le moment de repartir sur ces sentiments négatifs, plus maintenant ... c'est le travail qui compte maintenant.

Tandis que le camélidé allait se sustenter un temps, la demoiselle Mana put enfin se concentrer sur la tâche se présentant devant elle et son compagnon ... car beaucoup allait les attendre : troncs carbonisés, tapis de cendre, terre infertile, carcasses à moitié consumés ... même si les nombreux animaux présents, incluant le bien bâti bossu, allaient contribuer à redonner vie à la forêt, tout ce beau monde allant devenir les abeilles de la nouvelle rûche de bois en devenir. En prenant soin de ne pas abîmer ses prochains occupants, déposés à proximité, ils débutèrent le déblaiement, creusant à la main, au bec ou à la patte, libérant l'espace afin de remettre à neuf le terrain.


Dernière édition par Flesia Mana le Mar 10 Déc 2013 - 16:23, édité 1 fois
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Jeu 23 Jan 2014 - 18:59

    Mais quel con, a part une hache et un chameau, il avait vraiment rien ramené. Il avait bien remarqué la déception de Flesia, même si le chameau avait quelque peu rattrapé le coup, l'avait fait sourire (enfin, un peu) il avait surtout fait découvrir qu'il était affamé ; un truc légèrement défectible en plus dans la panière. Ouais bein, un de plus un de moins. En même temps, c'était l'hiver.

    « Je vais essayer de couper les deux-trois arbres complètement crevés là bas » dit-il avec un geste vague en direction des restes carbonisés qui se dressaient jusque haut dans le ciel. « Et y'aura qu'a laisser les souches, la végétation repoussera dessus, non ? »

    Il avait entendu quelque part que c'était vrai, et que même des champignons poussaient a leur tour sur des souches d'arbres. Enfin il en avait jamais vraiment jugé par lui même, il détestait les champignons et la première chose qu'il avait foutu au feu, c'était un champignon. Ne pas raconter ça à Flesia, elle risquerait de mal le prendre. Elle avait l'air d'être la personne pour qui toute vie était sacrée, il fallait la respecter comme on pourrait se respecter soi-même. C'était dur de penser que les coquelicots ou les chauves-souris avaient leur vie propre, aussi étrange fut-elle, mais voilà c'était ainsi, on allait pas refaire les lois de la nature.

    Maintenant, Fabri la comprenait un peu plus. Pas qu'il ne s'était jamais dit que l'araignée qu'il avait écrasé il y avait une semaine avec un bouquin n'avait pas une vie, une famille et des enfants, (pour lui, c'était juste un tir a vingt mètres de distance ! …. Bon d'accord, cinq. Mais elle était vraiment petite) mais être en face de tout un pan de foret crevé avec la sensation d'avoir vraiment des restes et des macchabées tout autour de lui. Pour le coup, c'était moins enchanteur (ça l'avait jamais été mais là, ça avait franchement dépassé la barre du négatif déprimant).

    Il fallait qu'il s'empêche vraiment de penser, ce qui était impossible. Ses pensées filaient droit vers les sphères qu'il n'aimait pas trop revoir. Alors qu'il donnait le premier coup de hache sur le tronc, il s'échinait a penser à autre chose. A ces connards de flocons de neige qui commençaient a tomber par exemple. C'était vrai que le ciel paraissait vraiment blanc, alors maintenant qu'il neigeait c'était clair que le meilleur de l'hiver était arrivé. (c'était à dire le pire pour les gens qu'avaient pas de toit et/ou devaient bosser dehors) Non vraiment, en fait c'était pas le bon moment pour de la neige.

    « Flesia ? »

    En espérant qu'il n'écorchait pas son nom. Ça lui rappelait une fleur, enfin, peut-être pas exactement une fleur mais quelque chose dans ce genre là. Nature, vivant et signifiant quelque chose. Il se retourna, et la regarda, penchée vers le sol, a déblayer la terre.

    Il planta la hache dans le tronc, et fila. S'admonestant mentalement sans chercher ni à se justifier, ni à se défendre et encore moins à atténuer sa connerie, il traversa le pont en quelques secondes. Ça devait être son record, et une traversée au moins dix fois plus rapide que la précédente. Boulet, égoïste, pensait-il, en entrant dans la cour du palais. Connards- pensa-t-il également en regardant les autres ouvriers (ne jamais oublier ce qui était vrai). Fabri se dirigea sans attendre vers les premiers outils qu'il voyait, prenant tout de même soin de regarder s'ils pouvaient servir à Flesia, a la fin de sa recherche, il avait trouvé une pelle et un râteau. C'était une bien mince trouvaille, mais il avait essayé de trouver les outils qui semblaient les plus adaptés a la menue jeune fille qui travaillait en ce moment même a s'en bousiller les mains dans la terre et la cendre. Le travail avec les outils allait les lui bousiller quand même, mais autant que ça soit le moins possible. Avec ses précieux trésors (qu'il n'aurait pas pu vendre plus de quelques munnies, c'était une expression) il retourna dans la foret, pour les donner a Flesia.




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Jeu 23 Jan 2014 - 23:14
... Mais quel mouche à donc piqué Fabrizio, reparti en trombe, comme si sa vie semblait en dépendre ? Elle ne saurait comprendre d'elle même, ne sachant pas comment interpréter les sentiments de cette personne qu'elle ne connaît pas encore suffisament. Etait ce une preuve de couardise façe à un ennemi qui lui était encore invisible ? Seul l'absence de réactions similaires parmi les membres du règne animal autorisait à penser que cela n'était pas le cas. Un appel urgent ? Mais non, elle l'aurait probablement entendu elle même. Une allergie à la cendre ? On peut en douter, il aurait éternué prbablement. Un besoin pressant et naturel ? Elle ne lui en aurait pas voulu de marquer son territoire, chose assez commune dans ce coin de nature ...

Non, décidément, difficile de s'imaginer la raison d'un départ aussi précipité et du reste, Frank ne semblait pas moins étonné, du moins c'est l'impression qu'elle avait à en juger par son visage. Ne sachant trop quoi penser, elle en vient à se demander si elle ne devait pas simplement faire abstraction de ce départ précipité et continuer sa tâche courante, malgré l'inquiétude sur l'urgence déployé par son compagnon. C'est finalement ce qu'elle fit, retournant à son laborieux travail de réhabilitation sylvestre à la force de ses petites mains. Une tâche bien ingrate pour un humain mais dans le coeur de la jeune fille, tout aussi important que la réparation du mur d'enceinte. Si bien sûr, pour elle, cela relevait du sacré, elle n'en oublie pas non plus un aspect plus terre-à-terre de cette restauration. Il s'agit d'un terrain de chasse, une réserve naturelle de proies et de prédateurs ... mais aussi emplis de sentiments. Or, une telle source de malheur est encline à exacerber ces relations, les rendre plus violentes et au final, mener à la naissance de sans coeurs alors que la nature perd ses droits. Cela deviendrait vite un danger pour la population locale, voire même pour les ouvriers.

Perdue dans ses pensées, elle n'entendit pas le pas pressé de Fabrizio, de retour tout aussi vite que ce qu'il était parti. Ce n'est qu'en entendant le brâme de son animal de compagnie qu'elle comprit que son maitre était là, outils en mains. Voilà donc la cause de son départ si précipité, la simple réparation de son oubli précédent ! Se levant afin de pouvoir accueillir de nouveau son comparse, c'est avec un sourire amusé qu'elle alla le remercier de son geste, lui passant la main dans les cheveux en signe amical afin d'appuyer ses mots.


"Eh ! Tu n'avais pas à courir comme cela, tu me l'aurais dit je t'aurais aidé à les chercher, ces outils."

S'ensuivit un petit rire amusé, emplit de naïveté somme toute juvénile ... suivi d'un pincement de la lèvre inférieure alors qu'elle vint à réaliser que ses mains étaient noires après avoir travaillé le sol ... et par la même occasion, la cheveulure de Fabrizio changea elle aussi de teinte, peinte de suie végétale ! Même si elle ne risquait pas de rester indemne après le déblaiement, il est fort probable que son propriétaire se serait bien passé de cette couche supplémentaire, mais ce n'était rien de grave heureusement ... tout au plus une marque d'affection remarquablement visible, cinq rayures formés de ses petits doigts sur un duvet chataîn ! "Euh ... oops !" lâcha-t-elle lors de cette réalisation sur le tard, espérant qu'il ne lui en tiendrait pas rigueur.
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