Derniers sujets
Héros en devenir

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Caporal
XP:
86/100  (86/100)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 20 Sep 2013 - 17:40
    Léo était cassé, encore une fois... mais ça aurait pu être pire. Il n'était pas mort et ça le contentait. L'errant avait sauté sur un toit depuis son train pour échapper à la Shinra... mais une fois sur le toit, il a continué de rouler sur plusieurs mètres, arrivant finalement dans le vide... un escalier sur le mur lui a brisé quelques os et épargné quelques dizaines de mètres de chutes au bas-mot.
    Alors il en était là... brisé et affalé sur un escalier. Une fenêtre donnait directement sur Léo, un homme l'observa de l'intérieur de son appartement... puis ferma les volets.

    L'errant ne s'en énervait pas... il le regrettait mais en toute sincérité, était assez blasé. Bien qu'errant de monde en monde depuis peu, Léo avait fini par s'habituer à son rôle de vagabond. Parfois les gens font preuve de générosité, parfois non. Des fois on se ne fait pas contrôler par la Shinra... dès fois-ci. Le Héros en devenir devait rester focalisé sur ses objectifs pour avancer vers son but. Et ça, il avait besoin de prendre de la distance.
    Léo est plus doué pour ramasser que pour donner des coups, mais cette vie où il n'y a pas de constante lui forge lentement mais surement un mental d'acier.

    Dans la douleur, l'errant se traina jusqu'à une marche où il s’assit. Juste le temps de reprendre son souffle et de s'habituer à la douleur.

    La lumière lui manquait... mais il n'évoluait que trop lentement là-bas. Fiona, il y pensait bien que ne sachant pas quoi en penser. Peu à peu ses souvenirs sur la garde devenait flou. Il se rappelait des faits mais pas des petits détails qui le fascinait. Puis il y avait Cissneï... et Primus le chef de guerre dont on entend tant parler. Roxas aussi, il avait aidé Léo et il le lui devait toujours.
    Le roux... ne pouvait juste pas redevenir un simple membre. La lumière a été un excellent départ, une base très saine sur laquelle commencer son voyage.

    Léo sera un combattant de la lumière... absolument exceptionnelle. Ce n'est pas pour tout de suite, mais Rome ne s'est pas faite en un jour.

    Le Héros en devenir était resté complètement passif une bonne vingtaine de minute au moins. Ça ne l'a bien évidement pas soigner... mais il n'était plus aussi épuisé et beaucoup moins fébrile. Lentement, avec une extrême prudence, il descendait les escaliers par à coup, petit à petit.

    Pas la peine de se brusquer... au bout d'une demie-heure, il eut descendu les cinq mètres d'escaliers qu'il restait. Léo prit alors une pause avant de devoir faire descendre l'échelle jusqu'au sol.
    Par une chance de tout les dieux... Léo avait encore son briquet et son paquet de cigarette. Alors il en porta une à sa bouche et l'alluma, alors heureux malgré ses blessures.
    Il faut savoir dire tant pis autant que tant mieux, c'est le secret pour tenir la route.

    L'errant était dans la Dark City... certains passagers du train étaient des gens importants et Léo ne voulait pas croire que le couple avec lequel il a discuté dans le train pourrait vivre ici. Non... eux ils allaient à l'illusiocitadelle. Alors ici... ça devait être les quartiers pauvres. Léo ne savait pas comment le prendre... lui qui a été obliger d'atterrir ici. Comme s'il n'était pas encore assez bien pour réussir à entrer dans la citadelle.

    Allez... Léo se lançait un défi à relever, lui qui n'avait rien à faire pour l'instant : réussir à pénétrer dans la citadelle ! Il ne partirait pas de ce monde avant. Le roux est têtu... et lui-même savait qu'il resterait des semaines ou des mois ici s'il le faut.

    La ruelle d'en bas était sombre... la lumière des rues d'à côtés ne l'atteignait pas. Une rue coupe-gorge... la Cité du Crépuscule possède elle aussi son lot d'endroit malsain comme celui-ci. Par expérience, il préférait rester prudent. Sa cigarette finit, il l'a jeta dans la rue et s'approcha de l'échelle pour la descendre... mais Léo hésita voyant que sans le vouloir, il avait jeté son mégot sur quelqu'un.

    Il ne le voyait pas très bien, tant il faisait sombre... mais un couteau semblait se dessiner dans l'ombre. On l'entendit marmonner de rage... puis beugler d'incompréhensibles insultes en courant vers Léo.
    Ce dernier ne descendrait pas l'échelle pour l'instant... en hauteur, hors de portée de cet homme, il était très bien.

    L'homme pesta dans sa barbe... et commença à tirer une poubelle jusqu'à Léo. Ce dernier n'osait pas bouger... à quoi ça servirait, dans son état il ne pouvait rien faire. L'inconnu monta alors sur la poubelle et au grand soulagement du roux était encore trop court pour monter...

    Un long soupir de soulagement lui échappa, interrompu par l'homme ayant réussi à passer ses bras au travers des barrières de sécurité. Il plantait au hasard avec son couteau, alors que Léo tombé au sol après avoir sursauté se trainait le plus loin possible...
    Léo pouvait attendre qu'il se lasse... ça serait la meilleure chose à faire. En même temps, il apprécierait de partir le plus loin possible... peut-être passer par une fenêtre.

    Quel choix à la con... attendre ou rentrer chez les gens la gueule cassé en pleine nuit. Surtout avec le réaction du type de tout à l'heure... ils ne vont pas le prendre bien. L'homme au couteau était un déchet, un fou dangereux. Léo en était à se demander si ce n'était pas un mort-vivant ou un possédé.

    Il est resté au moins dix minutes à essayer de planter Léo sans y arriver... puis il est partit. Au début s'est effrayant mais après quelques minutes, c'est comme un lion dans sa cage. Menaçant, mais pas effrayant puisqu'il ne peut rien faire.

    Léo préférait encore attendre un peu... pour être sûre que ce malade soit loin. Puis même... l'errant voyait cet homme comme un aperçu du quartier, il ne voulait pas descendre. Léo a eu la chance d'avoir croiser une médecin qui lui a sauvé la vie... il ne faut pas se montrer ingrat avec les miracles. L'errant va rester là où il est, sur son escalier d'extérieur le temps d’aller mieux. Dusse-t-il y passer des jours !

    Au bout de cinq minutes, sa patience était déjà à bout, comme s'il était là depuis cinq heures. Léo en avait marre, il avait atrocement mal et se retrouvait allongé sur ce fol métallique pas du tout confortable. Il se tortillait de douleur et dormir... il n'y croyait plus. Puis merde... la nuit n'est ni chaude, ni sauvage. Elle est froide et flippante...

    Une jeune femme arrive et se met à observer Léo... il ne la voit pas très bien, mais elle finit par lui dire des choses... vagues.


    " Tu sais que t'es un beau roux ? Non je t'assure sans rire ! Dès que je t'ai vu... j'ai oublier mon homme ! "

    Léo la fixa en silence. Il réfléchissait... d'un côté son égo lui disait que c'est tout à fait possible qu'une fille oublie son homme en le voyant. Puis, quand il y réfléchit... il est blessé, affalé dehors comme un vulgaire clodo et ne doit surement pas avoir bonne mine.

    Ça puait le piège...


    " Casses-toi. "

    " Non mais tu te prends pour qui ?! "

    Léo jeta son briquet sur la fille qui partit l'air énerver vers un homme plus loin dans la ruelle... le malade de tout à l'heure. Il s'accroche le salopard !

    " Et là je suis un beau roux peut-être ?!"

    La fille revint...

    " Le type là-bas m'a dit de te dire qu'il va pas te lâcher jusqu'à ce que tu lui donnes ton argent, ta veste, tes papiers, tes cigarettes, tes chaussures, ta carte de retrait, ton chéquier et un sandwich. "

    " Laissez-moi... j'ai passé une sale journée. "

    Le malade démarque en courant et s'agite, hurlant des obscénités incompréhensibles. Il y avait même de la bave au coin de ses lèvres. C'était un fou furieux qui pouvait rien faire... il s’énervait tout seul et visiblement, il lui manquait une case ou deux. L'homme marchait en rond, faisait les cents pas en se grattant la barbe.

    " Je t'aime pas, t'es pas sociable. "

    " De qui on se moque ? Rends-moi mon briquet et je descend. "

    " Si tu veux ton briquet, viens le chercher ! "

    Léo en avait marre... il devait à son tour appâter le cinglé. Alors pour ce faire... il prit le risque d'approcher de la barrière et de se mettre à portée. L'homme s'est de suite jetée sur Léo qui recula par pur réflexe ! Puis il mit les menottes à l'homme, maintenant enchainé à la barrière les pieds dans le vide sans rien pouvoir faire. L'errant bien que diminué put tout de même écraser la main du fou avec son pied pour le faire lâcher son couteau et le récupérer.

    " Tu vas pas le laisser comme ça quand même... ? "

    " De toute façon j'ai pas la clef. Désolé d'avoir piéger ton proxénète. "

    " Je suis pas une... "

    " Ah bon ? "

    " Non... "

    " Ah heu... désolé, mais c'est qui lui ? "

    " Je sais pas, il m'a juste donné trois munies pour l'aider à te faire descendre... j'pensais que tu le connaissais ! "

    " Bah non ! Moi je suis errant, j'ai sauté d'un train en marche pour fuir la Shinra y a pas une heure. "

    " Sérieusement ? C'est toi le fameux type tombé du train ? "

    " Ouais, c'est moi. C'est la première fois qu'un type saute du train dans votre ville ? "

    " Le douzième... cette semaine. D'habitude ils ne tombent pas du train qui va jusqu'à l'Illusiocitadelle. Remarque, ça explique ton état. Je te laisse, bienvenue à Illusiopolis ! "

    " Tu vas pas me laisser comme ça quand même... ? "

    Et elle partit sans demander son reste. Bon... si Léo passait par l'échelle, le fou furieux essaierait surement de lui donner quelques sales coups de pied. Tenter une fenêtre... ça serait encore pire. Sauter directement... vu son état c'est un coup à se casser les jambes.

    Et peu à peu... Léo sur son escalier perché peu à peu pète les plombs !

Le Propriétaire

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Commandant
XP:
153/0  (153/0)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Dim 22 Sep 2013 - 17:32
Si le sublimissime et sensuel Rufus Shinra considère Illusiopolis comme un monde de rêve où les opportunités sont infinies, Renart, lui, pense plutôt que cette ville est un… déchet. Un déchet qui bouge, un déchet qui change, mais qui ne change pas vraiment, car un déchet reste un déchet. En fait, quand il déambule dans les rues – son élégante fourrure brillant à travers tant de noirceur ! –, il a cette fâcheuse impression de marcher dans un dépotoir : les immeubles sont laids, les hommes sont hideux et même les femmes laissent à désirer. Pour tout dire, Renart aimerait mieux être bouilli dans une marmite par une bande de cannibales (avec un peu de sel, quelques légumes du jardin et de la coriandre) que de venir aussi. Pourtant…

Pourtant le destin est un connard, et ce connard a décidé qu’il devait revenir ici pour affaires. Il aurait bien pu refuser cette mission – venant directement du beau brun au corps d’athlète et au sourire d’enfer qui lui sert de patron –, mais il faut dire que… Ouais, on ne peut mentir, Renart a besoin d’argent, a tellement besoin d’argent qu’il considère potentiellement vendre son corps à des fins économiques. Mais comme Renart est un homme prude (!!), il a opté pour la première option, beaucoup plus sûre : après tout, ce n’est pas une vulgaire mission qui le tuera, n’est-ce pas ?

Ainsi est-il donc à Illusiopolis, le rictus dégoûté. Marchant sur la pointe de pieds pour éviter de souiller ses chaussures fraîchement cirées, il s’avance dans la foule. Plus il s’engouffre dans la masse, plus il ressent le besoin de mourir, plus il a envie de dégainer son arme et de fusiller tout le monde sans exception. Mais il ne le fait pas, car Renart est, au fond, un homme bon… Ouais.

Sa mission aujourd’hui consiste en fait à effectuer un doux rapport des lieux pour ensuite le remettre à maître Shinra en personne. Ce n’est pas très compliqué, mais le manque de motivation est strong with this one. Bien qu’une somme respectable l’attende au dénouement de cette tâche, il ne voit, pour le moment, que la foule qui s’agglutine, qu’une bande d’ivrognes attardés qui crient chacun un peu plus fort, qu’une horde de zombies en chaleur qui ne demandent qu’à être abattus sauvagement et bestialement à coups de matraque. Oh, Dieu de Dieu… Il aurait dû vendre son corps.

Cherchant une guillotine pour mettre fin à ses jours, Renart se détache un peu du groupe et emprunte des ruelles un peu plus sombres, des ruelles exactement propices au viol. Comme s’il savait où il allait, il continue de s’avancer dans ce dédale et finit par déboucher… sur rien, en fait. Sur un cul-de-sac, un dead-end où sont assis une bonne dizaine de junkies qui s’injectent des trucs peu catholiques et qui ingèrent des liquides fluorescents. Contrairement à Renart, ils ont l’air de vivre un moment d’extase pure, d’enivrement.

Alors il se dit qu’il pourrait se joindre à eux. Alors il se dit qu’il pourrait boire un de ces trucs pour oublier sa triste réalité. Alors il se dit qu’il pourrait aussi emprunter une seringue en espérant attraper une maladie mortelle qui mettrait fin à ses jours en quelques secondes. Mais alors il se dit que ce n’est pas une bonne idée, et se retourne. […] Quelle mauvaise idée de se retourner !

Ouais, parce que devant lui, un type un peu trop grand et un peu trop large semble ne pas avoir tellement envie de s’amuser. En fait, son regard est à peu près celui d’un meurtrier en série tuant ses victimes à coups de barre cloutée. Et à en voir les cicatrices qui parsèment son corps – dont une balafre qui traverse la moitié de son visage – on peut supposer qu’il a vécu une vie assez… exaltante. Ouais, exaltante, c’est le mot. (C’est aussi le mot qui ne décrit pas le pétrin dans lequel Renart s’est enseveli.)


« Allez, donne-moi ton argent. »

Euh… non ? Tu penses réellement qu’un homme tel que Renart accepterait de te donner son argent ? Tu penses vraiment ? Bon Dieu, que t’es rigolo, armoire à glace. Il vendrait sa mère avant de donner son argent… Tu t’es frotté à la mauvaise personne, joyeux filou.

Bref, que faire dans une telle situation ? On court, ouais, on court ! Sans dextérité aucune, Renart s’enfonce de nouveau dans le labyrinthe, empruntant au hasard des issues qui, de fait, l’égarent un peu plus. Lançant un regard derrière lui, il remarque que le sociopathe est toujours à sa poursuite, et qu’il ne semble pas vouloir coopérer, ni discuter. Alors, il s’avance dans une énième ruelle et aperçoit, au loin, un escalier perché, idéal pour la fuite. Vous savez, ce genre d’escalier perché où se trouvent des gens du nom de Léo Singa ? Ouais, tout à fait.

Au début, il ne remarque pas que c’est lui, mais plus il s’avance, plus son visage lui rappelle de joyeux souvenirs au château Disney. Pendant l’espace d’un instant, Renart, orgueilleux à souhait, a envie de continuer, mais… il s’essouffle à vue d’œil, et il ne tiendra pas longtemps contre ce tank bipède. Il décide donc de s’arrêter brusquement sous l’escalier perché. Emmagasinant ses dernières énergies dans ses jambes de sprinter olympique, il plie les genoux et bondit haut dans les airs, juste assez pour atteindre la rambarde de l’escalier.

Là, à cet instant précis où il est sur le point d’être rattrapé par le serial-killer en crise existentielle, il est trop faible pour passer par-dessus le garde-fou. Il a beau mettre tous ses efforts, il a beau forcé de tout son cœur et son corps (aussi musclé qu’un demi-dieu grec, d’ailleurs), mais il n’y arrive pas. Dans un élan d’espoir, il lève le regard, juste assez pour entrer en contact avec celui du rouquin et lance, impuissant :


« Dis… Tu m’aides un peu, bonhomme ? On oublie le passé et on fait équipe ? »

Alors que ses pieds pendouillent dans le vide, que le fou furieux se trouve à quelques pas de lui et que sa vie est entre les mains d’une vieille connaissance (enfin, je dis « connaissance », mais je devrais plutôt dire « ennemi d’infortune »), Renart se dit qu’il aurait définitivement dû vendre son corps. Mais qui sait… peut-être la Chance lui sourira ?!

(Non, probablement pas, soyons réalistes.)
messages
membres