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 Au service secret du tenancier
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L'Aquilon
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Mer 21 Aoû 2013 - 15:21
Septimus descendit seul du vaisseau. Pour une fois, Henry ne l'accompagnerait pas, un géant n'étant pas suffisamment discret pour une mission d'espionnage. D'un pas tranquille, comme s'il ne faisait rien de mal, il prit le chemin qui menait à Nottingham, avec les quelques rares personnes qui avaient fait le voyage avec lui. La situation dans son monde d'adoption avait bien changé depuis son départ. D'après ce que Fred lui avait raconté, un bouffon aurait prit le contrôle de l'armée, et terroriserait le peuple. La situation n'était donc pas propice au tourisme.

Tandis que le groupe progressait lentement, le jeune homme arrangea sa cape pour qu'elle dissimule entièrement son corps, et mit en place sa capuche. Une fois chose faite, il ralentit progressivement sa vitesse pour se laisser distancer et pouvoir ainsi faire ce que bon lui semblait, sans être dérangé. Après tout, le tenancier avait fortement insisté pour qu'il soit invisible aux yeux de tous. La côte de popularité des mercenaires – comme il avait pu le constater en revenant ici avec Natsu – n'était pas au plus haut. Qu'il se fasse attaquer par les rebelles, ou par les gardes, et il ne donnait pas cher de sa peau.

Soupirant, le blond s'engagea dans la forêt, en direction de sa vieille demeure, près de laquelle reposait son parrain. Puisqu'il était ici, et qu'il n'était pas particulièrement pressé – les informations n'allaient pas s'envoler après tout – il pouvait bien se recueillir quelques minutes sur la tombe de l'homme qu'il pouvait considérer comme sa famille. Durant tout le trajet, nombres de souvenirs lui revinrent à l'esprit, à mesure que les senteurs parvenaient à son nez. Les batailles de boules de feuilles l’automne avec Henry. Les après-midis à couper du bois pour réchauffer le vieux corps de son maître l'hiver. Les bouquets confectionner avec son ami pour jouer les entremetteurs auprès des habitants au printemps. Les siestes passées sous les arbres l'été, écoutant le chant des oiseaux et méditant avec son parrain.

Pourtant, devant la tombe, ces souvenirs s'évanouirent. Il ne restait plus rien de tout cela. Il ne restait plus rien de sa vie passée. Le maître de la keyblade passa une main sur la pierre tombale, puis se détourna. Il avait assez traîné ici. Il avait suffisamment perdu de temps. La vie l'attendait. Sa mission aussi. Cette fois, sa marche fut plus rapide. A vrai dire, tant qu'il était dans la forêt, bien à l'abri du regard des habitants de ce monde, il courut – fuir serait peut-être plus correct.

Nottingham se dressait devant lui. Mais ce n'était plus la même ville. Partout où se posait son regard, le mercenaire ne voyait qu'une intense tristesse, une misère à fendre le plus dur des cœurs de pierre. Pourquoi ? Comment ces choses étaient-elles arrivées ? Il devait le découvrir, c'était la raison de sa visite. Mais plus important – ce qui ne faisait pas partie de sa mission – il voulait agir. Ce monde était le sien !

Après s'être assuré que sa capuche était bien en place – un humain parmi des animaux étaient trop voyant – le keybladeur avança dans cette ville. Henry et lui avaient sympathisé avec une jeune chouette lorsqu'ils vivaient ici. S'il pouvait retrouver sa trace, il pourrait savoir ce qu'il s'était exactement passé ici. Empruntant des chemins discrets et étroits, il s'éloigna de la voie principale, et arriva rapidement chez elle. Il toqua. Il recommença. Mais personne ne vint. Était-elle au travail ? Que devait-il faire ? Il ne pouvait pas rester ici, ça attirerait trop les soupçons sur lui.

Rebroussant chemin, Septimus envisagea d'autres solutions pour avoir quelques informations incognito. Le shérif peut-être ? Mais ce dernier était sous les ordres du roi, et non des mercenaires. Il n'avait aucune raison de lui divulguer des informations, ou de taire sa présence. Robin des bois dans ce cas. Cependant, il ne savait absolument pas où ce dernier se terrait... si ce n'est dans la forêt. Là encore, cette piste était une impasse.

Rentrer bredouille étant hors de question, il ne lui restait qu'à attendre quelque part son amie. Soupirant, le jeune homme pensa à la perte de temps que cela engendrait. Plusieurs heures. Peut-être même jours si elle était autre part, rendant visite à une amie. Toutefois, quel autre recours avait-il ? Il ne pouvait pas demander à chaque passant qu'il croisait, ou s'infiltrer au château jusqu'à la bibliothèque ou la salle des archives – n'ayant pas eu le privilège d'avoir une visite guidée, il ne savait pas laquelle des deux options était la bonne. L'attente serait longue.

Le blond vagabonda dans les rues, observant d'un œil concerné tous les changements – jamais positif – que subissait la brillante Nottingham. Son esprit était tellement focalisé sur cette tache, qu'il ne remarqua qu'au dernier moment, le groupe de gardes qui s'approchait. Il put les éviter grâce à ses réflexes. Toutefois, cette presque collision ne parut pas plaire à celui qui les menait car il le poussa par terre, avant de partir en ricanant – ou grognant, il avait toujours eu du mal à faire la différence avec les porcs. Irrité, il se releva, et commença à s'épousseter avant de se stopper net. Une femme, et deux enfants faisaient partie de la garde. Qu'est-ce que ça voulait dire ?

Perplexe, le maître de la keyblade prit une décision. Si le shérif ne pouvait pas le renseigner directement, il pouvait néanmoins trouver des informations dans son bureau. Après tout, il devait bien y avoir de la paperasse, des décrets et autres lettres personnelles là-bas ! Et même si c'était un endroit surveiller, lieu réservé aux gardes, et prisonniers s'il y en avait, il était certain que la surveillance était amoindrie, et qu'il ne trouverait pas autant de monde qu'au château – nombre serviteurs là-bas pouvaient donner l'alerte.

Longeant les murs, telle une ombre, le mercenaire se rapprocha de sa destination. Au fur et à mesure, il ralentissait le pas, et jetait de fréquents coups d’œil autours de lui – sans tourner la tête, pour ne pas attirer l'attention – repérant les quelques badauds à proximité, mais également les voies qu'il pourrait emprunter en cas de fuite. Une fois cette opération de mémorisation terminée, il contourna le lieu de son futur larcin, et s'approcha des fenêtre des cellules. De cette manière, il pouvait avoir un aperçus de l'intérieur, et de ceux qui s'y trouvaient.

Mais le keybladeur ne s'attendit pas à retrouver son amie dans une cellule. La jeune chouette était allongée sur un lit de paille, amaigrie et malade à ce qu'il pouvait en juger. Pourquoi diable se retrouvait-elle là ? Il recula légèrement, et s'appuya contre le mur avant de se laisser glisser par terre. Comment allait-il la sortir d'ici, discrètement ? Il ne pouvait pas la porter, il n'était pas assez fort. Et puis l'attention de tout le monde serait braquée sur eux dès l'instant où il sortirait du bureau. Si Fred était ici, il lui dirait probablement de la laisser. D'accomplir sa mission pour le bien des mercenaires. Qu'ils pourraient toujours revenir plus tard pour cette fois la libérer. Mais plus tard serait probablement trop tard.

Septimus se prit la tête entre les mains. Le voilà confronter à un choix cornélien, à un nœud gordien. Et il n'avait aucune épée assez affûtée pour le couper. Son devoir en tant que mercenaire était de poursuivre la mission, et de la réussir coûte que coûte. Son devoir en tant que maître de la keyblade, et d'ami, était de porter secours à ceux qui en avaient besoin. Sa mission pouvait aider son monde, et tous ces habitants – si les mercenaires décidaient d'agir. Une évasion pouvait aider son amie – mais sa mission serait fichu, et tous les autres subiraient la tyrannie du bouffon.

-Je suis vraiment désolé... Vraiment, murmura-t-il pour lui-même.

Sa décision était prise. Le jeune homme ferma les yeux, et utilisa son sort de détection. Mis à part la jeune chouette, il y avait quatre autres personnes. Autant dire qu'il pouvait les vaincre, et s'en tirer sans une égratignure, s'il le faisait discrètement sans que l'alerte ne soit donnée. Ce plan comportait cependant trop d'inconnues, trop de variables aléatoires pour qu'il l'exécute. Non, il devait créer une diversion. Qu'est-ce qui pouvait tous les attirer loin d'ici ? Une révolte ? Oui, mais le temps que lui procurerait cette distraction serait minime, et il ne voyait pas comment en déclencher une. Que faire d'autre ?

Son esprit pensa à Natsu... et à  ses « haut-faits ». Son mentor avait régulièrement détruit, saccagé, anéantit les lieux où se déroulaient ses missions. Et Nottingham n'était plus que l'ombre d'elle-même. Le blond pouvait-il volontairement déclenché un incendie ? Et si le feu faisait des victimes ? S'il se répandait, devenait incontrôlable et embrasait tout le pays ? Non, il devait se calmer. Vu que les gardes étaient nombreux, et que le bouffon régnait, le feu qu'il allait déclencher si près du château ne durerait pas très longtemps. Néanmoins, ce temps gagnait serait très certainement suffisant.

Empruntant les mêmes ruelles que précédemment, le mercenaire se retrouva de nouveau devant l'habitation de la jeune chouette. Cette dernière n'était pas toute proche du bureau du shérif, et avait le mérite d'être éloigné de la forêt. C'était l'endroit parfait ! Faisant apparaître Armoiries, il lança un brasier de niveau trois, le plus puissant qu'il pouvait lancer. Le feu prit immédiatement,et fut rapidement d'une grande intensité. Maintenant, il ne devait plus traîner !

-Au feu ! Gardes, au feu ! Au secours !

Après avoir donné l'alerte, le keybladeur partit dans la direction opposée à celle d'où il venait, et d'où les gardes viendraient à n'en pas douté. Ensuite, il repartit vers le bureau en décrivant un arc de cercle, de sorte qu'il arriva en face de l'entrée, et non sur le côté. Il jeta un regard tout le long de l'allée, mais il n'y avait personne. Pour l'instant. Des cris lui parvinrent au loin, signe que son incendie avait été remarqué. Avec un sourire, il s'approcha de la porte en bois, et lança une nouvelle fois son sort de détection. Il ne restait plus que deux personnes. Son amie, et probablement un garde pour éviter que quelqu'un la fasse évader.

Un grand sourire aux lèvres – malheureusement dissimulé sous sa capuche – Septimus poussa la porte violemment, ce qui eut pour effet, lorsqu'elle rencontre le mur bruyamment, de faire sursauter la sentinelle en faction. En une ruade, il fut sur sa malheureuse victime, à qui il fit une prise de judo, l'attrapant par la manche, et lui faisant perdre l'équilibre avec un balayage. Le garde poussa un cri aiguë avant de rencontrer le sol, et de s’assommer. Ne pas penser à baisser la tête, lors d'une telle prise, était regrettable.

Sans perdre plus de temps, le jeune homme prit les clés que sa victime portait, et ouvrit la porte de la cellule. Ensuite, il fonça vers le meuble qu'utilisait les gardes – peut-être même le shérif – et prit un maximum de papier en tout genre qu'il fourra dans la poche intérieur de sa cape. Enfin, il retourna auprès de son amie inconsciente, et la prit dans ses bras. Sous son poids, il chancela, mais parvint à garder l'équilibre. Le plus dur restait encore à venir. Un pas après l'autre, il avança vers la sortie des lieux, transpirant à grosses gouttes.

-Je suivrai Henry dans ses entraînements la prochaine fois, grogna-t-il sous l'effort.

Le blond et son fardeau empruntèrent les ruelles qui allaient vers le château, s'éloignant le plus possible du lieu de l'incendie. Puis, peu avant de pouvoir être visible depuis le bâtiment, ils bifurquèrent vers le sud, en direction de la station shin-ra. Après plusieurs minutes de marche, lorsqu'il fut sûr qu'ils n'étaient pas suivis, il bifurqua de nouveau, et entra dans la forêt. L'endroit le plus sûr pour eux était son ancienne demeure. La jeune chouette pourrait se reposer, et lui pourrait étudier les documents qu'il avait dérobé, en espérant que l'un deux puisse le renseigner.

Arrivé à destination, le maître de la keyblade posa la malade sur son ancien lit, et lui-même s'installa à la table sur laquelle il étala son précieux butin. Une importante lecture l'attendait. Malheureusement, elle ne fut pas très riche en informations importantes. Les quelques documents qu'il avait en sa possession lui apprirent que les taxes avaient augmentées, que les opposants au pouvoir seraient exécutés ou encore qu'une unité d'élite avait été formé par le nouveau shérif. Il trouva également un brouillon, plein de fautes, et extrêmement dur à déchiffrer. Le bouffon s'adressait à une personne, une femme apparemment, qui semblait diriger la rébellion. Et le sort qui l'attendait, à ce qu'il avait pu comprendre, lui soulevait le cœur. Sans la connaître, il espérait de tout cœur que rien de tel ne lui arriverait – le viol, et autres sévices. Enfin, la dernière feuille concernait l'ensemble de la population qui était invité à venir à une date et heure précise pour une fête. Laquelle ? Ce n'était pas précisé.

Soufflant, le mercenaire laissa sa tête partir en arrière, et regarda le plafond. Ce bouffon était clairement un danger, et les mercenaires devaient intervenir. Toutefois, il ne savait que penser de cette révolte. Devaient-ils la soutenir, ou au contraire, s'opposer à elle pour éviter une guerre civile et générale ? Et ensuite, que fallait-il faire ? Donner plus de pouvoir au roi ? Pour qu'une telle chose n'arrive plus ? Installer une base secondaire des mercenaires, patrouillant plus souvent dans ce monde pour conserver paix et sécurité ?

Un bruit, un râle plutôt, le tira de ses pensées. La jeune chouette se réveillait enfin. Difficilement, pas encore remis de cette marche forcée – il n'était pas un militaire ! - le keybladeur se leva, et s'approcha du lit. Il s'assied sur le bord, et prit la main de la malade, lui souriant doucement. Cette dernière ouvrit les yeux, petit à petit, comme si elle redoutait de continuer à vivre un cauchemar.

-Salut marmotte. Ne t'en fais pas, tu es en sécurité ici.

-Qui... ? Tu es... Septimus ? C'est bien toi ? Dit-elle faiblement.

-Oui c'est moi. J'étais en mission dans les parages, et je t'ai aperçus en prison. Donc je t'ai libérer. Pourquoi étais-tu là-bas ? Que mal une si gentille fille a-t-elle pu faire ?

-La situation a bien changé tu sais... Notre roi... Il est mort. Ce maudit shérif avec ses règles a prit le pouvoirs. On m'a arrêté car je gardais chez moi, le poignard de mon grand-père. A cause de la guerre...

-Quelle guerre ? La coupa-t-il pressé.

-La royauté contre le peuple, enfin les rebelles. A cause de ça, aucune arme ou armure ne peut être conservée. Je devais être exécuté en fin de semaine...

-C'est horrible... Et on a laissé faire ça... dit-il sombrement.

-Ce n'est pas ta faute... Personne n'aurait pu prévoir ces événements. Ce bouffon... c'est une vrai plaie. Il a même empoisonné de la nourriture que les rebelles ont volé. Je le sais car avant d'être arrêté, j'avais trouvé une place comme servante au château, souffla-t-elle.

-Ce n'est pas une raison ! Je suis un mercenaire, et ce monde, en plus d'être le mien, et sous la protection de mon groupe ! On va réagir, on va chasser ce bouffon ! Déclama-t-il. En attendant, tu vas venir avec moi à Port Royal. Tu y seras en sécurité, et tu pourras te rétablir.

Malgré ses paroles, Septimus ne put rien faire contre la fièvre de la jeune chouette qui s'éteignit quelques heures après. De colère, il fracassa la table, et déchira chaque document qu'il avait. Il frappa les murs de ses poings, jusqu'à ce que ces derniers soient maculés de sang. Puis, épuisé, totalement vidé, les larmes coulèrent enfin. Le bouffon devrait payer, il ne pouvait en être autrement. Et son amie, près de son parrain, serait enterrer. Sa dernière demeure serait un endroit paisible, non atteint par la gangrène de ce monde. Il ne restait plus rien de son monde. Il ne lui restait plus qu'à le quitter, en empruntant le même chemin qu'à l'allée.
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Lun 11 Nov 2013 - 15:23
C'est pas mal, comme mission. Je n'ai pas grand-chose à dire... c'est le défaut et la qualité de ta mission.

Pas grand-chose à dire... parce que tu respectes les consignes de la mission (et les mienne, accessoirement). T'as pas pu t'empêcher de foutre le feu... mais entre pyromane, on se comprend.

Tu n'abuses pas, mets en évidence les contraintes physiques de ton perso...

Ton rp est classique, puisque c'est une mission classique, mais c'est bien orchestré, la longueur y est et tu abordes quand même pas mal de sujet dedans.

Tu vois... c'est comme un blockbuster. On devine plus ou moins ce qui va se passer, on est jamais tellement surpris mais ça se laisse lire sans trop de mal. T'auras pas de bonus, mais je salue la précision avec laquelle tu décris les actions. Je ne sais pas quelle était la difficulté... mais je vais noter ça périlleux.

35 points d’expérience + 300 munnies + 3 PS (1 force, 1 vitesse, 1 dextérité)
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