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Le Marteau noir
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Sam 15 Juin 2013 - 0:42
Quand j'me suis levé s'matin là je m'attendais pas à ça. Après mon retour de mission j'ai été voir l'avancement de ma forge et j'ai constaté que les ouvriers avaient fini les travaux. Le lendemain en m' levant j'me suis rendu sur l'chemin d'ronde pour prévenir les autres. En y allant j'm attendais pas à ce que mon enclume serait baptisée avec la fabrication d'un cadeau divin. J'étais pas préparé à ça, un bijoux, une broche pour la déesse de l'amour. Et elle a déjà reçu quelqu'chose du dieu forgeron, bah merde, j'ai pas intérêt à m'planter. Ça va pas être simple. Heureusement j'ai totalement le champ libre qu'on me dit, n'importe quels matériaux, n'importe quel prix.... ça me motive, j'vais leur montrer de quoi j'suis capable.


De retour dans mon atelier j'ai pris un crayon, un bloc de feuilles et j'ai passé la journée à griffonner des plans, des modèles et des croquis. Des trucs a cœurs, trop commun. Des trucs avec des oiseaux, déjà vu. Des trucs mignons, trop niai, c'est pas une enfant, j'm'écarte trop. Puis j'me suis rappelé d'un truc. Aphrodite est la déesse de l'amour, elle s'est mariée avec Héphaïstos, j'illustrerais leur union. L'idée était là, une femme avec une fleure et un homme avec un marteau enlacé.


L'étape suivante c'était les matériaux , parc' que oui pour une union il en faudrait au moins deux. J'ai commandé tout un assortiment de métaux et de pierreries divers et varié. J'ai comparé qualités , couleurs et brillances. J'ai travaillé du mithril, de l'obsidienne, de l'acier valyrien, des écailles de dragon et des larmes de sirènes, autant de matériaux que j'ai refondu ou jeté. Aucun ne s'alliait correctement avec un autre. J'voulais un bijoux grandiose mais chaque élément grandiose ne brillait qu'par lui-même. Quel gaspillage de temps et d'argent. Et l'ajout de pierres précieuses ne faisait qu'empirer le résultat, trop grossiers, trop colorés, non pas de pierres.

Désespéré et énervé, j'ai balancé mon dernier échec au feu et j'me suis levé pour allez faire un tour. Faillait que j'décompresse, que j'm'aère l'esprit. J'avais usé plusieurs de mes outils les plus basiques et je m'étais engourdit le bras à marteler des matériaux trop résistant. J'ai donc décidé d'aller en ville pour racheter des outils, reposer mes bras et me dégourdir les jambes. J'ai quand même cadenassé la porte, même les échecs et les refontes de ce travail valaient une fortune.


J'suis descendu dans les rues, me baladant d'boutique en boutique pour réunir ce dont j'avais besoin. Scies, limes, burins,... mon dernier burin s'est fendu en deux sur une écaille de dragon, c'est aussi solide que rare cette saloperie. En y pensant j'regrettais d'jà la simplicité d'un bon acier, là dessus mes outils tenaient plus longtemps. C'est avec une lourde caisse d'outils sous l'bras que j'suis rentré dans le magasin où j'achetais mon charbon, ça aussi il m'en manquait. Une forge mal alimentée ne fond aucun métal, ça fait qu'encrasser la cheminée. Pour c'qui est du charbon, j'crois avoir vidé le stock du magasin. J'en avais pris tellement que j'voyais presque plus ou j'pausais l'pied. En sortant j'ai senti un petit choc contre ma jambe. J'ai pausé les sacs pour regarder c'que c'était. Là j'vis une petite gamine allongé par terre à moitié sonnée.







« -Désolé petite, j't'avais pas vu. Ça va ?
-Oui, j'ai bobo mais je me cogne souvent alors ça va. Elle se releva maladroitement.

-C'est pour ça que mon papa il m'a fabriqué une poupée en bois très très solide pour pas qu'elle se casse. Qu'elle rajouta de sa petite voie fluette en me montrant son jouet. C'était une princesse en bois brun avec des petits nœuds sculptés. Elle était étonnamment détaillée vu le matériau. Ça m'a intrigué.
-Elle est très jolie ta poupée, il en fait beaucoup des comme ça ?
-Non parce que celle là elle est pour moi alors il en a fait que une rien que pour moi. Mais si tu veux monsieur très grand, mon papa il fait plein de belle choses dans son atelier.
-Tu saurais me montré où est son atelier ?
-Oui, suis moi monsieur géant. »


Je ramassais mon charbon avant d'suivre la gamine qui gambadait d'jà loin devant. Elle courait pas trop vite, un de mes pas en valais cinq des siens. Je l'ai suivi à travers une bonne partie de la ville avant d'la voir s’arrêter devant une petite boutique coincée entre deux bâtiments plus grands. « Voulà, c'est ici qu'il travaille mon papa » qu'elle me dit avant de repartir sans se retourner. J'ai à peine eu le temps de lui lancer un merci qu'elle avait déjà disparu comme par magie sans que j'ai pu voir par où. Y a des gens bizarre dans l'coin.


Alors j'étais là devant la vitrine et en fait j'savais même pas pourquoi j'avais voulu le voir c'magasin. J'y ai bien jeté un œil dans cette vitrine mais y avais que du bois là dedans, pas de quoi m'faire entrer. Et pourtant, quand j'ai vu la qualité et les détailles des objets exposés ça m'a fait quelque chose. J'étais impressionné de c'que l'artisan avait réussi à tirer d'un matériau si simple que l'bois. C'est là que j'ai eu l'idée d'génie qu'a tout débloqué dans ma tête. J'crois que j'ai jamais couru aussi vite pour retourner à mon travail. J'reviendrais p't-être une autre fois.


Revenu à ma forge j'ai repris la caisse qu'on m'avait envoyer au début du travail et que j'avais poussé dans un coin en m'disant qu'les matériaux qu'elle contenait étaient pas assez grandioses. À force de chercher dans les trucs qui impressionnent, j'en avais oublié ces matériaux plus simples mais qui s'allient si bien les uns aux autres. En fouillant dans la caisse j'en tirais les lingots d'or et d'argent. Ces deux métaux se mariaient parfaitement et se mettaient réciproquement en valeur. Après les avoir mis à fondre dans la forge, j'ai nettoyé mon établis pour recommencer tout depuis le début.

J'ai repris les moules que j'avais fait à partir les croquis et j'y coulais les métaux en fusion. Pour la femme à fleur, l'argent, d'une brillance pure et éclatante. Pour l'homme au marteau, l'or, pour sa couleur rappelant les flammes de la forge. C'était réussi et j'sentais que j'tenais le bon truc, mais quelqu'chose me dérangeait. Les personnages étaient très beaux l'un à côté de l'autre mais j'faisais pas les bonshommes pour sur l'gâteau, l'mariage était fini depuis longtemps. Pour en faire une broche, y faudrait les faire tenir ensemble. Mais comment ?
J'recommençais à m'taper la tête au manteau d'la cheminée quand j'remarquais une étrange mixture informe dans les braises. J'me suis souvenu du sort de mon dernier échec. Il avait bien eu l'temps de fondre et commençait à bouillonner. Là une nouvelle idée m'a traversée la tête, j'en avais jamais eu autant en une journée j'crois.


L'électrum est un alliage composé d'or et d'argent, il est à la fois plus clair que l'or et plus coloré que l'argent. C'est ça que j'allais utiliser pour lier les mariés. Je remis un lingot de chaque métal à fondre en mélangeant pour obtenir l'alliage parfait. Après cette étape j'ai laissé refroidir la mixture jusqu'à avoir une pâte malléable que j'pourrais travailler à la main. C'est l’avantage de prendre le métal chauffé à main nu, c'est plus facile qu'à la pince. J'ai alors appliqué l'électrum sur les deux figurines, enveloppent leurs jambes des volutes plutôt abstraites rappelant la fumée des forges d’Héphaïstos et l'écume d'où et sortie Aphrodite. Ainsi les amoureux étaient enfin réunis et mon travail terminé après l'ajout de l'épingle en électrum.

Pour finir mon rapport j'ajouterais simplement que j'ai soigneusement emballé l'cadeau en y ajoutant mon nom, y a pas de mal à se faire de la pub. Et l'matin suivant j'ai remis le paquet au gars responsable de la livraison. Maintenant vas falloir que j'nettoie l'atelier et que j'fasse le tri des matériaux restant moi.
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Le Tragédien
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Mer 19 Juin 2013 - 20:36
Mission accomplie.
 
C’est une mission sympathique.
 
Bon, déjà, ton code a complètement déconné, c’est évident… mais je ne peux le reprocher qu’à la nouvelle fenêtre d’édition (sans vouloir paraître redondant).
 
J’ai quelques petites maladresses à reprocher… Notamment le fait que la petite fille arrive en deus ex machina, et trop rapidement cause de sa poupée en bois.
 
Finalement, la suite est presque maladroite mais ça passe… J’ai eu peur que tu nous lâches « Le bois, c’est quand même joli ! Je vais faire une broche en bois » mais finalement, tout cet épisode du bois engendre une morale correcte : Revenir à du plus simple, en l’occurence : or et argent.
 
En définitive, c’est bien. J’ai vraiment apprécié toutes les explications, tous les processus… Cette histoire d’alliage d’or et d’argent, c’était vraiment sympa et on te sent pleinement dans ton rôle.
 
Une autre petite maladresse : « J'ai travaillé du mithril, de l'obsidienne, de l'acier valyrien, des écailles de dragon et des larmes de sirènes, autant de matériaux que j'ai refondu ou jeté. »
 
Mithril, ok, c’est tellement ancré dans la culture fantastique, on va rien dire…
Obsidienne, bah je savais pas ce que c’était mais ok, pas de soucis.
Ecailles de dragon et larmes de sirène, bah ma foi, c’est cohérent.
 
Acier valyrien…
 
?
 
Autant Adamantium, mithril, dragon, c’est hyper récurrent. Autant acier valyrien ?
 
Ce qui est flagrant, c’est évidemment le « valyrien » en adjectif qui veut clairement dire « Qui vient d’une région appelée Valyrie, ou un truc dans ce goût-là.
 
Que ça vienne d’Asterix et Obélix ou de Star Trek (j’en sais rien, sincèrement) faut aussi rester cohérent, tu vois ?
 
Oui je chipote à mort.
 
Allez, donc…
 

Mission facile : 11 xp, 110 munnies et 2 PS en dextérité.
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