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Mer 12 Juin 2013 - 16:38

    Que la sagesse doit être terrible, quand elle ne profite en rien à l'homme sage. Ariez pensait au légendaire Yen Sid, l'homme qui a réponse à toute question, peu importe laquelle lui est posée. Mais... est-ce que l'ancien ermite fait quoique ce soit qui n'entre pas dans une dynamique ayant pour but d'aider ? Que fait-il véritablement pour lui ? Vivre reclus dans un château... très peu pour la princesse de l'envie ! Non, franchement. Mieux vaut passer sa vie à haïr et être haïe plutôt que d'être esclave de son pouvoir. Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités ?

    « C'est cela, oui... » Lâcha-t-elle on ne peut plus ironique au vide.

    Oui... elle avait le temps de penser à ça, le temps ne veut pas dire grand-chose ici mais dieu qu'il passe lentement... jusqu'à se dire qu'il ne passe pas du tout. Ce village à moitié en ruine et vide, qu'on peut facilement penser hanté n'ira pas me contredire. Cela fait depuis la dimension du néant qu'il ne s'est absolument rien passer...
      
    « Un visiteur... je vous ferais bien l'honneur d'un accueil chaleureux, mais que cela serait... fatiguant. »

    Un sans-coeur... Ariez pouvait le sentir et étrangement, elle était incapable de le soumettre à sa volonté, comme la horde un peu plus tôt. La horde... elle avait paniquer, les imaginant plus nombreux qu'en réalité. Un sans-coeur ne connait pas la fatigue normalement... et s'il a assez de volonté pour ne pas s'être agenouillé devant la Princesse, alors sa paresse n'est qu'un leurre pour endormir sa méfiance.

    « Accueil ? C'est donc que tu as pris possession de ces ruines, faux paresseux ? »

    Le sans-coeur accueillit effectivement la Princesse, mais ce ne fut pas chaleureux... ce fut effroyablement fascinant. Un entrelacs d'ossements portant une robe déchirée de mage, à peine recouvert de chair. Une entité innommable. Son aspect décharné et cette fausse paresse... un maître du piège et de la traitrise, la méfiance est de mise. Ses yeux jaunes luisent comme ceux de n'importe quel sans-coeur... son regard transpire la faim.

    « Que cela serait fatiguant... pour l''intérêt que je te porte. J'ai faim de lumière et tu n'en as que très peu. »

    « Petit orgueilleux. » Quand bien même mesurait-il deux mètres, il restait de toute façon taillé comme une allumette. « Tu apprendras à tes dépends au combien je suis puissante. »

    « Songez-y un instant. Veillez à éviter tout orgueil face à moi, ou vous risquez fort d’avoir trop en commun avec le monstre que je suis devenu. »

    Ariez a remarqué il y a déjà quelques secondes un épais grimoire à la reluire usée, relié par une petite chaine à sa ceinture de cuir. Le sans-coeur a su... garder une forme plus ou moins humaine. Son état cadavérique y est surement pour quelque chose mais il a tout sauf la carrure d'un guerrier. Un grimoire pareil, aussi imposant qu'un dictionnaire, doit contenir des informations... utiles. Car si c'est inutile de le posséder, une créature dénuée d'émotion ne l'aurait certainement pas garder.
    La princesse... fait grand cas de son orgueil apparent. C'est peut-être une tromperie mais... Orgueil va de pair avec puissance et intelligence. Le Modéré Noir... Armand... le premier à son époque était considéré comme l'être le plus puissant qui soit. Armand possède quand à lui, une force démente et un intellect qui lui a permis de posséder Agrabah sans que personne ne s'en rende compte.


    « Qu'est-ce donc que cela ? Voilà qui est surprenant. Un esclave qui se rebelle. » La princesse ferme les yeux, évidement... pour elle, un sans-coeur n'est rien d'autre que son esclave. « Vile et hideuse est la créature qui ose défier ses maîtres, ainsi doit-elle expier ses fautes en enfer, dans le cloître des flammes dont elle ne sortira... qu'au moment où nous l'appellerons. »

    Une créature vaguement humaine surgit du sol, auréolée de flammes qui bien vite se dissipe. Un titan au visage si laid que les dieux ont soudés un casque de bélier par-dessus. Une chimère colossale, portant sur son dos une paire de bras plus énorme encore. Une vague de chaleur s'échappe de son corps titanesque... puis une vague de froid atteint Ariez qui rouvre les yeux dans la seconde. Sa chimère, même de dos, est à moitié couvert de glace qui fond... lentement... Bélias se bat contre le froid, avance malgré, pas à pas... il ne fait qu'un pas et se prend déjà deux sorts de glaces très puissants. Bélias recule d'un pas et lutte, déchire le silence de ses cris de douleurs... pour faire un pas. Le sans-coeur verse dans la magie, comme le voulait les déductions de la princesse... mais à ce point là... c'est problématique.
    La Princesse aime à se vanter d'avoir une certaine force mentale, mais rien qui puisse la protéger de cela.

    Son bras se lève vers le ciel, puis s'abaisse violemment... Bélias n'est guère plus qu'un mur brûlant qui ne tardera pas à s'écrouler. Une brume localisée apparait... glaciale comme l'enfer. De cette neige en suspend surgit Fenrir, le loup de glace qui n'attend pas un seul instant et s'élance contre le sans-coeur...

    Bien cachée derrière Bélias, la Princesse ne voit pas tout... mais elle a vu un énorme brasier s'écraser violemment au sol. L'impact était tel que... l'invocatrice n'avait plus qu'une seule invocation.
    Un geyser d'eau surgit du sol et, semblable à un gigantesque serpent de mer, dévore Bélias en un instant.


    « Tu es le genre à avoir réponse à tout, n'est-ce pas ? »

    On ne peut pas non plus dire que vous soyez très éloquente. »

    C'est sans doute... le plus gros problème qu'un mage puisse poser à un invocateur : il est le plus souvent en mesure d'exploiter les faiblesses élémentaires qu'ont la plupart des chimères. Même Bahamut, qui en est pourtant dépourvu, serait terriblement gêné si jamais l'ennemi venait à lancer des sorts de vents assez puissant pour entraver son vol.
    Ce n'est qu'un mage, de toute façon... il n'a rien de résistant, c'est une crevette, tout au plus. Des petites créatures rapides et faibles feront l'affaire... il peut maitriser les éléments qu'il veut, mais il y en a un qui lui est interdit... la lumière.

    Ariez claque des doigts avec énergie et voici dix ombres... vives et violentes, toutes proportions gardées, qui chargent le mage... ce dernier ne faillit pas, reste immobile comme il l'a fait durant tout le combat. Mollement il lève les bras... puis c'est le vent qui se lève. Les yeux de la princesse se plisse, fixe le grimoire... les ombres volent vers elles, dévier par sa barrière énergétique. Un sort d'air... ridicule en comparaison de ses autres sorts... il dose son mana à l'instar d'un guerrier qui économiserais son énergie.

    Une grosse invocation pour occuper son intention... activer son lien-D avec Kuzfo et le surprendre avec une attaque au corps à corps. C'est jouable, Ariez n'a que très peu de force et il est à moitié décomposer... ce qui par la même, l'empêche de frapper. Toucher ce... cadavre ambulant ? Hors de question. Le frapper à son sceptre ? Pauvre sceptre, elle le jetterai après...
    Si elle en était rendue à ça... alors là, oui, ce serait une défaite.


    « Pourquoi rester ici ? Viens avec moi et sers-moi, il ne t'en coutera que ton grimoire. »

    « C'est une offre intéressante... hélas, il ne reste de mon ancienne vie guère plus que mon orgueil. Ça et mes pouvoirs magiques, je préserve le peu qu'il me reste. »

    Ariez se fend d'un sourire satisfait... le mage se plia en deux, chutant au sol dans la direction de la Princesse... un sans-coeur à l'apparence de Caméléon jaune kaki, couvert de marques tribales s'est dévoilé pour frapper le mage. Qu'il porte bien son nom... le furtif.
    Dans sa chute, le mage a eu la présence d'esprit de rabattre son bras vers l'arrière, pointant le sans-coeur du doigt qui l'instant d'après... a été terrassé par un sort de foudre extrêmement puissant. Le mage orgueilleux a posé genou à terre.


    « On dirait que je t'ai enfin fait mal... »

    Et certes, c'est un coup qui a directement mis à mal cet orgueil auquel il est temps attacher.

    « Ton cri me consolera. »

    Ariez arque un sourcil et avant même de pouvoir lui répondre... elle sent une forte chaleur naître sous ses pieds. Un geyser de feu ! La princesse s'écarte que le sceau sous ses pieds ne s'active, quand bien même... son bras droit et un bout de son épaule sont... carbonisés. Arrachant, selon les prédictions du mage, un cri des plus aigus, reflétant avec exactitude son actuel supplice. Vainement elle tenta de calmer la douleur en se tenant le bras... mais rien à faire, elle ne parvenait qu'à l'accentuer.

    « On dirait que je t'ai enfin fait mal... »

    « Moi au moins, j'ai un cœur ! »

    L'ennemi de son altesse Ibel se figea un instant face à cette remarque cinglante et très... passionnée... car pleine de fureur. La douleur, la peur... et tout ce qui affaiblit normalement les combattants de tout type possède un effet bénéfique sur les invocateurs. C'était là l'une des plus sérieuses blessures qu'Ariez ai pu subir... et elle a intimé un sans-coeur de venir à sa rescousse, avec une autorité qu'elle n'aurait jamais eu en pleine possession de ses moyens. Un géant de ténèbres au torse marqué d'un vide en forme de cœur fit son apparition... un darkside.
    Malgré son état, le mage se défend toujours aussi bien et lance des sorts en rafales à une cadence... impressionnante. Une fois vaincu... il y en avait un autre.

    Le mage comprit qu'il ne pourrait pas briser le mur d'invocation et se décida à tenter un contournement... alors même qu'il court, la foudre perce le ciel et abat le second Darkside.

    Ariez serre les dents... et c'est tout ce qu'elle peut faire une fois un troisième géant ténébreux invoqué. Se rendre ? Un sans-coeur intelligent est capable de ce genre de chose... intelligent... celui-là l'est assez pour comprendre qu'il n'est nullement question de faire marche arrière.

    Le mage ramène son bras décharné vers son torse... et le jette avec l’énergie du désespoir vers le géant. De l’énergie glaciale part de ses doigts crochus pour venir s'écraser sur le crâne du Darkside... qui ne le sent même pas et pour cause, Ariez ne le sentirait pas non plus. Ah... si, elle aurait peut-être froid, qui sait.

    D'un revers de la main, le Darkside envoie valser ce mage devenu pitoyable. Il est à terre et existe encore... mais à peine, il vacille. Sa survie ne tient plus qu'à sa volonté... et à la pitié de la Princesse.
    Lentement, Ariez avance vers lui... et de haut, elle le toise. Ça la dégoute, on dirait un mort-vivant... mais c'est ce que sont les sans-cœurs, après tout.


    « Donnes-moi ce grimoire, je le veux. »

    « Tues-moi et prends-le, tu le possèderas de toute manière. »

    Ariez affichait un petit sourire narquois, malgré cette douleur atroce qui refusait de la laisser en paix... qui la lançait de plus en plus fort. Il n'a pas d'émotion, ne sait pas ce qu'est la peur et ne comprend même pas la douleur. Sa magie est épuisé... tout ce qu'il lui reste... c'est ce grimoire et son orgueil. En le lui donnant... il va disparaitre en ayant... on peut dire les choses comme ça... souffert. Pour s'en assurer, Ariez usa de sa symbiose pour contrôler ce résidu sans âme qui chemine encore... et plongea ses yeux cruels dans ceux du sans-coeur.

    « Je veux que tu me le donnes. »

    Le mage attrapa le grimoire et le tendit vers Ariez... le bras tremblant, elle le sentait résister... mais il manquait de volonté.

    « Vous avez pris... jusqu'à ma liberté et sciemment... C'est que votre vie est enviable, ou votre moralité pitoyable, si vous ne connaissez pas le remords. »

    Et il disparu... Bon débarras.

    « Le temps de me soigner et j'aurais de quoi bouquiner... »
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