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Le Drapeau Blanc

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le Ven 26 Avr 2013 - 23:39
Suite de : Froide Noblesse

    « Comment… Comment elle va ? »

    Immobile et pourtant… elle bougeait tant. Exténuée mais incapable de dormir… Elle avait chaud, succombait peu à peu sous cette chaleur mais elle tremblait. Elle semblait presque prise de convulsion tant les frissons qui la parcouraient étaient violents.
    Allongée sur un matelas tout contre le sol, sa tête sur un oreiller, et cet oreiller qu’elle serrait, tirait dans tous les sens, mordait souvent pour ne pas crier…

    Depuis la veille, elle était là… et elle les entendait hurler de douleur, les autres… ces dizaines de malades autour d’elle, près d’elle, trop près… Ils criaient et semblaient souffrir autant qu’elle. Beaucoup de ceux qui criaient avaient succombé… étaient morts sans qu’on puisse les aider. La veille, ils étaient bien plus nombreux mais ce jour-là, ceux qui ne souffraient pas étaient soit là pour aider les souffrants, soit occupés à creuser des tombes.

    Elle pleurait, elle transpirait, elle rugissait parfois de douleur mais… elle ne criait pas. Elle pensait que peut-être ça l’aiderait à ne pas mourir.
    Ravness était dans un lit, et peu à peu mourait, empoisonnée.


    « Vous… devez comprendre que pour l’instant, aucun n’a survécu. »

    « … Combien de morts ? »

    « Avec le fils du tailleur qui est mort à l’instant… Septante-huit. »

    Elle entendit le soupir du Shérif… Plus tôt, c’était la voix de Marianne qu’elle avait entendue.

    « Pour la commandante, c’est… possible qu’elle s’en sorte. Elle est solide et on ne sait pas quelle quantité elle a ingérée. Mais pour l’instant, sa fièvre monte encore.»

    « D’accord… Merci. »

    Septante… C’est énorme… et peu rassurant pour la commandante. Quand elle fermait les yeux pour essayer de dormir, qu’enfin elle ne ressente plus la douleur, elle pouvait voir des choses plus atroces les unes que les autres. Il y avait sa tombe qu’on creusait, au milieu d’autres tombes remplies de cadavres des hybrides morts. Et elle voyait aussi ces enfants, ces femmes et ces hommes pâles, froids, morts, rongés par le poison de Kefka… Tous ces cadavres qui semblaient dire que c’était à cause d’elle et de ses plans qu’aujourd’hui ils étaient morts.

    Elle transpirait… luttait contre cette couverture qu’on lui imposait mais… le médecin la remettait à chaque fois. Elle se demanda s’il se rendait compte. S’il voulait être à sa place pour voir s’il aimerait cette couverture trop épaisse.

    Il s’approcha d’elle… et mit une main sur son front. Chose qu’elle aurait refusée en temps normal mais qui ne lui importait plus du tout. Elle croisa ses yeux… il avait l’air effrayé, c’est ce qu’elle lisait dans son regard. La pensait-il déjà morte ?
    Elle réussit à lever sa main et à attraper la manche du docteur. Elle murmura, sans parvenir à élever la voix davantage… Il s’approcha pour que son oreille soit à quelques centimètres des lèvres de la commandante.


    « Pas ici… je ne veux pas d’ici… C’est une forêt… »

    Ses paroles étaient saccadées, tremblantes… elle semblait tétanisée.

    « Je veux pas que… être enterrée dans une forêt… ‘comprenez ? »

    Elle fit une pause. Il la regarda, les sourcils froncés et elle fit un non de la tête, sans le quitter des yeux, tremblant plus que jamais. Elle lui fit un geste pour lui demander de s’approcher encore.

    « V… vous pouvez m’enterrer dans ma ville… mon monde natal, non ? »

    Cette fois-ci elle acquiesça… les murmures qu’elle prononça par après s’étouffèrent dans sa gorge… Il posa une main sur son épaule, la serra affectueusement et se leva.

    « Dormez un peu. »

    « Ou… au moins dans un cimetière ? »

    Il ne l’entendit pas mais… elle fut déjà un peu rassurée.
    Elle se raidit, sentant une douleur la prendre au ventre… Elle faillit crier mais parvint à mordre son coussin juste à temps… et elle attendit que ça passe.
    Elle pouvait entendre le shérif parler aux autres, dehors… et Dieu sait pourquoi, ça lui faisait peur de les entendre parler sans qu’ils ne sachent qu’elle les entendait.


    « C’est une catastrophe… »

    « On n’a pas le choix, Shérif. On doit brûler toute la nourriture. »

    « Oui… N’épargnez que ce qui vient des fermes… Kefka nous a bel et bien piégés. »

    « Quand je pense que ça tombe sur elle. Puisse Kefka ne jamais savoir qu’il l’a empoisonnée, il en serait trop heureux. »

    « On doit annuler la mission… »

    « Qu… Quoi ?! Mais c’est hors de question, on n’aura pas de meilleures chances ! »

    « C’est dans deux jours, Petit Jean. »

    Il ne savait pas qu’il était écouté mais le shérif parla tout de même plus bas les quelques secondes qui suivirent. Sans doute disait-il que Ravness avait de grandes chances de mourir… Oui c’était sûrement ça.

    « Si même elle s’en sort, elle ne sera pas en état et… sans elle ? Elle est la clé de voute de l’opération, tout est basé sur ses capacités. Sans elle, nous ne pourrons pas le tuer, on va se prendre une raclée mémorable ! »

    Ils commencèrent à se disputer dehors… Ils faisaient encore plus de bruit, tant que le docteur sortit pour leur dire d’aller parler de ça ailleurs.

    Et comme chaque personne consciente sous cette tente, Ravness se posa la question. Allait-elle mourir ?
    Elle regarda sa main sous sa couette, éclairée par la petite torche du médecin non loin… ses veines ressortaient méchamment et étaient rouges. Visiblement oui, elle semblait mal partie. Elle frissonna encore… chaque geste la fatiguait plus que le précédent, elle pouvait sentir tout son corps brûler de cette fièvre.
    Avec son psychisme et son endurance, elle pouvait résister à presque tout mais ça, elle n’en avait jamais fait l’expérience… elle était dans l’incertitude la plus totale.

    Mais quand le docteur passa à côté d’elle pour rejoindre un autre souffrant, elle eut assez de force pour toucher sa jambe pour qu’il lui prête attention. Une nouvelle fois elle lui fit signe d’approcher… et avec une voix toujours aussi faible et tremblante, elle parla.


    « Vous… pouvez aller dire au shérif que… c’est bon pour la miss… ion »

    Il fronça les sourcils, parût plus inquiet et doucement tenta de la calmer.

    « Vous êtes sûre ? »

    Elle marqua une pause et prit une dizaine de secondes avant de parler…

    « Oui, certaine… »

    Elle acquiesça, tenta de sourire un peu et poursuivit.

    « J… je vais m’en sortir… ça va all…er. En fait, me sens déjà mieux. »

    Elle hocha la tête, même si ce n’était pas vrai… Il se releva tout en lui parlant, comme la dernière fois.

    « D’accord je vais leur dire. Dormez un peu, commandant. »

    Et il partit… Elle le regarda disparaître par le pan de la tente et… fut un peu rassurée, encore une fois. Qu’elle vive ou non, ils ne devaient pas abandonner leur objectif principal. Elle ferait tout pour que la guerre soit remportée.
    Alors elle murmura pour elle-même.


    « Je vais dormir un peu… »

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le Jeu 9 Mai 2013 - 12:10
Avant de commencer, je vais dire un truc. En ce moment, je l'ai dit, j'ai un peu ralentit ma cadence au niveau de la notation. Retard que j'essaye de récupérer et je voulais donc dire que tu me motives à le faire. C'est ce que j'aime dans tes textes, c'est que lorsque je commence à lire, je le fais en une fois sans décrocher et sans accrocher à un moment. Combien de fois je suis resté sur une phrase que je ne comprenais pas et qu'après dix minutes je ne comprenais toujours pas. Donc du coup, après avoir lu ton rp, je suis bien motivé à lire le reste.

J'en viens à un autre point que j'aime dans les rps, c'est voir les persos sur le point de mourir ou quand ils en sont persuadés. C'est toujours cool de voir à quoi pense tel ou tel perso au moment de succomber. On peut aisément penser qu'un consul aimerait que son dernier soupir serve à la cause de l'art, par exemple. Certains vont penser à leur famille aussi et j'ai aimé voir la première préoccupation de Primus à cet instant. Le lieu où elle serait enterrée. Sur le coup, je n'y aurait pas pensé, mais j'ai trouvé ça génial, le fait qu'elle veuille une vraie tombe, qu'elle ne soit pas enterrée au milieu de nulle part dans un forêt. Puis quand j'y pense, Ravness s'évertue à être d'une droiture exemplaire en tout temps et tout ce qui va avec, donc à ce stade, on comprend sa réaction.

Puis à la fin, elle repense à la mission, j'ai bien aimé aussi. En réalité, j'ai aimé tout le rp, il est vraiment bon. La souffrance de Primus est bien retranscrite, on sent carrément le calvaire qu'elle vit et c'est ce que j'aime voir. Je pense avoir dit l'essentiel. J'avoue hésiter sur la notation, mais je vais mettre mission avancée parce qu'elle se bat contre le poison durant tout le rp, elle est carrément à plat et cette idée qu'un perso est incapable de bouger pendant tout un rp, c'est rare.

37 points d'expérience + 370 munnies + 2 PS en Psychisme + 1 PS en Défense.
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