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Sam 23 Mar 2013 - 20:02
    « Non, n’approche pas ce baril d’huile de-- »

    Et c’est ainsi que l’âme du très respectable Pablo, second des cuisines castrales, s’envola vers d’autres cieux. Sans exception, tous les courtisans, les guerriers et les autres habitants du domaine se réunirent dans les jardins pour se remémorer les bons souvenirs, les savoureux mets et les voluptueux veloutés du cuistot. Les funérailles s’éternisèrent et, pour l’honorer une ultime fois, on dégusta un chili con carne, sa spécialité. Personne ne l’oublierait, Pablo. Tout le monde l’aimait, lui et ses repas, lui ses épices, lui et son accent étranger, lui et sa joie de vivre. Adieu, Pablo.

    Le lendemain, néanmoins, on installa des avis de recherche partout à travers les mondes. On tapissa chaque arbre, chaque muret et chaque vitrine de cette fameuse affiche qui disait que le château Disney était à la recherche d’un sous-chef compétent, charitable et sachant préparer un chili con carne aussi exquis que celui de Pablo. Pendant plusieurs jours, plusieurs aspirants arrivèrent au palais, le regard plein d’ambitions : des anciens chefs-cuisiniers, des apprentis en quête d’aventure, des aventuriers… Malheureusement, aucun d’eux ne sut répondre aux hautes exigences de la noblesse. Aucun d’entre eux ne sut honorer la grandeur de l’inoubliable Pablo. Mais les espoirs du château étaient-ils trop élevés ?

    Et vint le jour où l’un des assistants du monarque vint l’avertir qu’on avait reçu une nouvelle candidature, une candidature qui laissa tout le monde perplexe. À sa plus grande stupéfaction, Mickey apprit qu’il s’agissait d’un rongeur anthropomorphique, à la fois comme lui, mais si différent. En effet, selon les informateurs, il était à peine plus grand qu’une poivrière. Comment une créature si minuscule pouvait-elle répondre aux besoins et aux requêtes de la plèbe huppée du château ? Franchement, ne soyons pas ridicules… C’était clairement impossible.

    Pourtant, le souverain décida de lui laisser une chance, à ce rat. Rémy, qu’il s’appelait. Quelque chose en lui, lui soupirait que cet être particulier était l’homme qu’on recherchait. Quand Mickey prit cette décision, le chef-cuistot fut hésitant un moment, mais accepta. Après tout, rien n’était à perdre, mais tout à gagner.

    Ainsi, comme pour tous les autres aspirants, il invita Rémy dans les cuisines du château pour un entretien poussé, et plus si affinités. En attendant son arrivée, Mickey invita Minnie et le chef-cuisiner à s’installer au bout d’une table. Lorsque Rémy arriva enfin, les trois juges lui lancèrent des regards chaleureux. L’aspirant-cuisiner prit alors place au bout de la table, comme demandé, pour l’interroger un peu. Avant de lui proposer des épreuves culinaires, on voulait savoir s’il correspondait aux valeurs et aux convictions de la Lumière. En effet, un bon cuisinier était aussi quelqu’un de généreux, valeureux et de foncièrement vaillant !

    « Bienvenue au château, Rémy ! s’exclama le souverain en se levant d’un bond. Je suis Maître Mickey, monarque. À ma gauche, je vous présente ma tendre reine, Minnie; à ma droite, le chef-cuisiner, l’incroyable Rico ! Ils m’aideront à juger de vos capacités. »

    Minnie, toujours aussi sublime, portait une robe-gâteau d’une ampleur incroyable. Dans un tel accoutrement, elle ressemblait à la plus délicieuse des pâtisseries. Rico, quant à lui était un individu chauve, grand comme deux hommes et bedonnant comme trente, qui portait la moustache avec grande élégance. Au milieu, Mickey était vêtu de son habillement habituel, mais portait cette fois-ci une toque lactescente pour montrer à quel point il était un épicuriste culinaire parfois pointilleux.

    Soit, en se rasseyant, le monarque renchérit :

    « Nous recherchons en fait un cuisinier qui est non seulement expérimenté, mais qui doit aussi revêtir les valeurs lumineuses. Primo, pour mieux apprendre à te connaître, nous aimerions que tu décrives un peu le rongeur que tu es ! En quelques phrases, parle-nous de ton comportement, de ton attitude en groupe, de tes qualités et de tes défauts ! »

    La première phase de l’entrevue était donc enclenchée. Intérieurement, Mickey espérait que ce Rémy fût le bon : il en avait assez de passer des entrevues et de devoir faire face à un échec total en constatant que les aspirants ne correspondaient pas aux exigences. Cette fois-ci, c’était la bonne !
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Jeu 28 Mar 2013 - 22:26
Rémy faillit vomir lorsqu’il aperçut le patapouf graisseux qui accompagnait la reine et son royal époux. Il retint son haut-le-cœur à grand peine, évitant ainsi de couvrir de honte et de glaires son poil lustré.

Il s’était éveillé de bon matin au son du bâillement des casseroles et avait pris soin de lisser ses moustaches avec précision de nombreuses heures durant, allant jusqu’à les friser à l’aide d’une maigre carotte. D’un trait de salive le rat avait poli sa courte fourrure animale pour enfin et à grand peine atteindre une perfection de gris bleuté. Par humilité, il avait renoncé à la toque. Car s’il avait toujours été un chef parmi les rongeurs, son but était à présent de se mettre au service des humains ou autres humanoïdes à grandes oreilles. Rémy n’était pas de ces arrogants qui croient savoir sans jamais étudier, commis ou second, à la plonge ou aux saucières, le jeune cuisinier se sentait près à n’importe quelle tâche humiliante pour peu qu’elle lui permette de gravir peu à peu l’escalier culinaire.

Son image reflétée par une grosse goutté échappée d’une canalisation trouée le convint après de longs moments de doute stériles, qu’il était fin prêt pour se présenter devant une assemblée aussi prestigieuse que celle qui l’avait convoquée. Sa désillusion fut d’autant plus brusque que son attente avait été avide.

Du chef des cuisines du palais, Rémy ne connaissait que le dos et sa façon de tenir les réserves. Il l’avait observé, copié, avait appris de ses manières sans jamais se risquer à mirer la face de l’individu brillant, de crainte d’être vu et de passer au hachoir. Sa méthode était simple, il se plaçait à une dizaine de mètres du chef toqué et entreprenait de mimer le moindre de ses mouvements. Peu à peu, la main du jeune rat s’était faite plus leste, plus assurée. Ce jeu de miroir et ses nombreuses lectures et expérimentations avaient fait de lui un rat habile, sûr de goût et d’œil, un rat d’exception parmi ses compères égoutiers. Égouts dont l’économat de Rico avait une forte ressemblance, l’odeur était en tout les cas peu ou prou semblable. L’hygiène semblait être un problème dans les cuisines du palais mais le jeune et candide raton ne voulait pas croire que cela puisse être la faute d’un homme aussi grand, fort et idéalisé.

Rémy se faufila donc contre un large banc de petites cuillères qui papotaient gaiement, sauta sur le sol de marbre en utilisant une fine feuille de chou comme parachute, atteint un pied de bois, grimpa prestement et se plaça enfin face au couple royal.

Puis sa mâchoire se décrocha.

Le chef cuisinier du château était un géant, doté d’une pilosité buccale étrange, il respirait le gras et le trop-plein d’épices, il n’avait rien des beaux héros gastronomes aux sourires brillants des livres de Rémy. Rien des gravures montrant de hauts individus aux nez droits et aux yeux brillants, le fouet en inox clinquant à la main. Alors que les yeux du rongeur sortaient de leurs orbites, ceux ci tombèrent sur la plus sublime, la plus exquise des créatures que les mondes aient jamais portés. Rémy raccrocha sa mâchoire et ses yeux se remplirent d’étoiles. La reine Minnie resplendissait, c’était une pâtisserie, une religieuse, un chou à la crème sur pattes. Le raton laissa échapper un soupçon de bave qu’il essuya bien vite, car admirer de trop près la femme du roi n’est jamais une bonne idée, même dans un royaume pacifique et lumineux.

Rémy donc, porta ses trois doigts aux commissures de sa bouche, ravala sa salive et remis quelques poils en place puis écouta attentivement le roi qui venait vraisemblablement de lui souhaiter le bonjour de sa caractéristique voix aiguë et gaie. Le souverain était en majesté, royal même dans un humble décor.

« Nous recherchons en fait un cuisinier qui est non seulement expérimenté, mais qui doit aussi revêtir les valeurs lumineuses. Primo, pour mieux apprendre à te connaître, nous aimerions que tu décrives un peu le rongeur que tu es ! En quelques phrases, parle-nous de ton comportement, de ton attitude en groupe, de tes qualités et de tes défauts !»

Des questions cent pour cent lumière qui laissèrent Rémy perplexe, persuadé qu’on le testerait sur ses habilités culinaires. Rongeur il était, et la vie des rongeurs étant courtes, il était rare que ceux de son espèce prennent le temps de porter réflexions sur leurs existences en elles-mêmes et sur le sens de celles ci. Les rats ne se jugeaient pas entre eux, chacun était libre de faire ce qu’il voulait et ainsi les considérations concernant les caractères, défauts et particularités des uns et des autres étaient rarement abordées. Les rats formaient au final une communauté sans normes ni tabous.

"S’il vous faut un cuisto j’suis celui qu’il vous faut ! Depuis mes quelques mois je suis un solitaire mais le travail en équipe ne me rebute pas. Si je vous conviens mettez moi avec qui vous voulez votre majesté, même un chat fera l’affaire tant qu’il a une muselière... Mais sans vouloir vous importuner, votre Rico me fait peur, ce type sent l’avarié sans vexer qui qu’ce soit. Je suis un rat mais mon odorat ne m’a jamais trompé."

Il dévisagea le poilu cuisinier de tout sa petitesse et tendit un index accusateur vers le gros bonhomme.

"Rico pouvez vous assurer au roi que tout vos produits sont de première fraîcheur ?! Que votre économat est impeccable ? Rien que la semaine dernière j’y ait trouvé deux cagettes de courgettes tachées de gris pelucheux foi de rat c’est la vérité !!!? Qu’en dite vous Roi Mickey ?"
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