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 Sa Majesté le Roi Mickey
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Sam 2 Mar 2013 - 22:04



Identité

N o m C o m p l e t : Roi (ou Maître) Mickey Mouse.
S u r n o m : Cœur de Rongeur.
 g e : Si futile pour une souris !
C a m p : La Lumière, évidemment.
M o n d e d' O r i g i n e : Rivière intemporelle.
R a c e : Rongeur anthropomorphique.

S t y l e d e C o m b a t : Maître de la Keyblade, ses mots d'ordre sont prestesse, agilité et dextérité ! En combat, il est difficilement atteignable et la rapidité de ses coups fait de lui un digne guerrier. Ajoutons à cela un peu de puissance magique (infaillible contre les sans-cœurs, les similis et les autres créatures des ténèbres), une force respectable et une défense modeste amplifiée par son armure de porteur et nous avons devant nous un combattant aguerri.

N o t e P r é l i m i n a i r e : Le test rp est grandement inspiré du livre Le Prophète de Gibran. Certaines phrases - au début et à la fin - ont été directement modifiées du texte original.


Douze jours

G r a d e V i s é : Au vu de ses capacités, Général. Au vu de mes capacités, peut-être Seigneur.

Mickey Mouse, l’élu et aimé entre tous, qui était à l’aube de son propre jour, demeura douze jours durant dans le village enceignant le château d’Ariez pour apporter un peu d’aide à la plèbe opprimée. Et la douzième journée, à la septième heure de la matinée, quelques instants à peine après le lever du soleil, il gravit la colline située hors de murs du patelin et regarda la forêt; et il se dit qu’il était maintenant temps de partir. Alors les portes de son cœur s’arrachèrent et sa joie vola loin dans ces bois. Et il ferma les yeux et pria dans les silences de son âme. Mais, alors qu’il redescendait de la colline, l’angoisse s’étendit sur lui et il pensa à son cœur, délivrant ses inquiétudes au vent :

« Comment puis-je partir en paix ? Non, je ne quitterai pas ce monde avant d’avoir tout tenté ! »

Mais comment ? Ce monde était sous la régence des ténèbres, sous la domination d’un groupuscule ne parlant qu’en termes de profit. Lui même avait peiné à passer inaperçu. Il devait se mettre à l’évidence : il ne pouvait, en aucun cas et en aucun moyen, parvenir à délivrer la population de ses chaînes. Surtout pas seul, surtout pas sans une armée digne de ce nom. Certes, les autres guerriers de la lumière étaient tous présents, mais aucun d’entre eux n’était véritablement prêt à affronter une telle tempête. Aucun d’entre eux, même les plus téméraires, n’était assez puissant ou expérimentépour reprendre le règne de ces terres désolées.

Alors, il demeura un moment en silence, regardant l’horizon. Il n’était pas triste, mais particulièrement déçu. Déçu de ne pas pouvoir, en dépit de toute la hardiesse et la volonté qui l’habitaient, faire quelque chose pour aider ce peuple. Évidemment, s’il avait atterri dans ce bourg, à la base, c’était pour assister les habitants. Mais son aide était si superficielle. Dès qu’il repartirait, dès qu’il mettrait le pied dans le vaisseau, tout redeviendrait triste et sans espoir. Il avait tant d’ambitions, pourtant, mais il ne pouvait toutes les réaliser. Même les plus vaillants d’entre nous doivent parfois se rendre compte de l’improbabilité d’un rêve.

Il resta donc là, au pied de la colline, avant de se diriger vers le hangar, là où il pourrait retourner tranquillement dans ses quartiers généraux. Au moment où il releva la tête pour observer une ultime fois ce village, ses oreilles rondes se dressèrent et il vit quelques individus – des hommes, des femmes et des enfants – s’agglutiner autour de lui. Peu à peu, une foule plus ou moins massive se regroupa autour du souverain qui, ahuri, se contenta de lancer un sourire réconfortant à tous, comme il savait si bien le faire. De sa grande charité, il profita de ses dernières secondes pour déclarer :

« N'abandonnez pas, nous y sommes presque ! »

Alors qu’il se retournait, une femme se détacha du flot humain et s’approcha du monarque. Elle déposa une main sur son épaule, ce qui eut l’effet de le faire sursauter. En trombe, il se retourna et fut surpris de voir qu’il s’agissait de Victorine, une veuve qui semblait avoir développé une grande affection pour lui. D’un rictus et d’un rire attendrissants, il s’exclama, voulant apaiser l’effroi qui se lisait dans le regard de la dame :

« Continuez d’être aussi radieuse, madame ! Vous illuminez tout le village ! »

Elle sourit, mais aussitôt, ses yeux se nuancèrent de tragédie et de chagrin. D’une voix si grave qu’elle fit frissonner Mickey, elle demanda :

« Au nom de tout le village, je tenais à vous remercier… Pendant ces douze jours, vous avez facilité tant de choses. Cependant, à titre personnel, j’ai quelque chose à vous demander. Vous savez, plusieurs d’entre nous sont en deuil présentement. Certains proches – des amis, des frères, des pères ! – disparaissent du jour au lendemain sans ne laisser aucune trace, laissant derrière eux mélancolie et nostalgie. Parlez-nous du Deuil. Je ne sais pas comment le gérer, Votre Majesté. Parlez-nous de la Mort et du Deuil. »

À l’écoute de cette question, le souverain ne rétorqua que par le silence, ce qui n’était pas à son habitude. On le reconnaissait plutôt pour sa franche spontanéité, pour ses réponses directes et amusantes; or, il était clairement perturbé. Cette interrogation l’avait heurté. D’un côté, il se sentait chagriné d’être impuissant face à toutes ces morts et toutes ces disparations fortuites et, de l’autre, une ondée de nostalgie le prit par surprise. Il en avait vu, des morts, des décès, des trépas longs et douloureux qu’on espère un jour oublier… trop. Beaucoup trop.

Cependant, au bout du compte, on ne les oublie jamais, les êtres chers. On fait mine de ne plus y penser mais des plaies qui ne cicatriseront jamais nous recouvrent le cœur. Cette question le ramena dans de vieux souvenirs : en tant que monarque, il avait voyagé à travers tous les mondes et avait pu voir l’horreur des ténèbres s’acharner sur des innocents, extirper leur bonheur et corrompre leur cœur. Mais même le temps ne permettait pas à Mickey de s’habituer à ce genre de choses.

S’égarant dans ses songes, il fut ramené à la réalité par la veuve qui, d’un long gémissement, voulut réitérer sa question. Il s’excusa donc solennellement pour sa dérive et répondit humblement :

« Le deuil est universel et personne n’y est préparé ! Tous les gens seront un jour ou l’autre confrontés à lui, c’est une triste évidence, madame… »

Le regard de la femme resta irrésolu, comme si le deuil lui semblait toujours nébuleux et qu’elle attendait une suite à cette réponse. Le monarque plongea alors dans ses plus profondes pensées afin de clarifier le tout. Quelques secondes à peine plus tard, ses yeux noirs s’éclaircirent et il s’exclama :

« La mort est comme un bateau ! dit-il en faisant référence à ses dernières années de jouvence alors qu’il travaillait comme matelot de pont aux côtés de Pat Hibulaire. C’est comme un bateau qui quitte le port avec des gens qu’on aime encore. On le regarde partir vers l’horizon et disparaître dans la brume, mais ce n’est pas parce qu’il disparaît qu’il n’existe plus. Le deuil, c’est de se faire à l’idée qu’il ne reviendra pas, mais qu’il est toujours là quelque part, à voguer sur l’océan. Il est normal d’être attristé par le départ d’un bateau, même que ce serait triste de ne pas l’être, mais sachez qu’il existe toujours et qu’il peut revenir au port à chaque fois que vous fermez les yeux. Le bateau vous accueillera un jour, mais pas tout de suite ! Le voyage peut encore attendre, madame ! »

La dame parut rassurée et esquissa un sourire émouvant. Elle s’éloigna ensuite en le remerciant et en le saluant pour une dernière fois. Cela fait, il se retourna pour la seconde fois afin de rejoindre la navette de la Shinra, mais il fut interpellé de nouveau par une main qui le retint au bras. Sans aucune brutalité, il se retourna. Il aperçut alors le boulanger du bourg, un homme aux sourcils broussailleux, qui s’élança sans hésiter :

« Votre Majesté… Vous croyez qu’on s’en sortira un jour ? Vous croyez que tous nos efforts nous permettront de nous affranchir des ténèbres ? Vous semblez être confiant, mais je ne le suis pas… Personne ne l’est ici. Nous appréhendons votre départ, le martyr que nous vivrons ensuite. Devons-nous garder espoir, Votre Majesté; est-ce peine perdue ? Mais je ne sais plus espérer… Dites-moi ce qu’est l’Espoir. »

De nouveau, cette question provoqua chez Mickey une introversion subite. Les paysans étaient-ils donc tous désespérés à ce point ? Désespérés au point de ne plus chercher à s’en sortir, de capituler avant même d’avoir tout tenté ? Les ténèbres avaient corrompu leur cœur, avaient transformé toute leur joie de vivre en un désir de survie primaire. Ils ne souriaient plus, ils ne s’amusaient plus, ils n’espéraient plus. Leur existence ne devenait qu’une suite de lassitudes et de dépressions. Ils n’espéraient plus… L’espoir fait vivre, pourtant.

Cette phrase eut l’effet d’un raz-de-marée sur le souverain qui, prenant un air sérieux, se remit en question. Ses propres espoirs étaient-ils futiles ? Ses multiples combats, toutes les guerres qu’il a menées; tout cela était-il superflu ? Pendant un moment, il douta, il douta jusqu’à se rendre compte qu’il n’était pas nécessaire de douter. Il devait être confiant. La destinée des mondes reposait entre les mains de tous, mais si lui-même se résignait, alors à quoi bon toutes les belligérances, les litiges, les espoirs ? Non, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! Mickey était persévérant, jamais n’abandonnait-il une tâche en cours de route. Ce n’était pas en ce jour de départ qu’il allait commencer.

Pour réconforter le paysan, il déposa donc sa main sur son épaule et le regarda longuement. De son corps émana une lumière presque imperceptible qui vint réconforter toutes les âmes qui s’étaient réunies autour de lui. Pendant quelques secondes, on vit les habitants croquer un sourire, on les vit retenir un rire, un soupir de soulagement. C’était ça, la puissance de la lumière : même dans les instants les plus sombres, une simple lueur peut tout changer.

Alors que la magie continuait de se répandre sur le visage des gens, le monarque en profita pour répondre le plus sobrement possible, en essayant de rester réaliste même si, dans un tel contexte, il devient assez complexe de ne pas tourner au fatalisme :

« L’espoir, mes amis, c’est de savoir que rien n’est jamais perdu. C’est de savoir qu’on peut se battre pour ce en quoi on croit ! tonna-t-il en serra le point et en faisant apparaître sa Keyblade dans le creux de sa main droite. Je crois en la Lumière et je me bats pour la paix chaque jour. Je ne vous laisserai pas tomber, ne soyez pas inquiets ! On ne vous laissera jamais tomber. Continuez d’espérer. L’espérance est la première étape à franchir avant la victoire. »

Il prit une pause, pointant du doigt son ombre qui se dessinait sur le sol.

« Et, mes amis, n’oubliez pas que chaque ombre n'est, au final, que le reflet de la lumière ! »

Était-il réaliste ou voyait-il la vie d’un trop bon côté, faisant abstraction à tous les obstacles qui pouvaient obstruer le chemin du bonheur ? Dur à dire, mais une chose était sûre : il était optimiste. Pouvait-on lui en vouloir de l’être ? Non, certain pas. Sa façon de voir les choses rassurait les gens, et c’est ce qui était important. En agissant ainsi, il illuminait l’espoir dans le cœur des plus désespérés, créait la persévérance dans l’âme des défaitistes et la joie dans la tête de tous ceux qui avaient oublié comment faire. C'est ce qu'il espérait de tout cœur, en tout cas.

Cette fois-ci, il ne se retourna pas immédiatement, car il savait qu’une troisième question allait être lancée éventuellement. Entretemps, il se demanda si tout se passait bien dans son château, mais ne s’inquiéta pas une seconde. Il ne doutait jamais des capacités de Cissneï et de la vaillance des lumineux, mais être éloigné de sa demeure pendant une si longue période de temps l’obligeait à se questionner. Il ne savait rien de la situation de son propre palais. Allait-il être surpris de voir, qu’à son retour, les choses avaient changé ? Et si les ténèbres avaient envahi le château ? Et si des démons avaient corrompu la pureté de son domaine ? Il n’en savait rien… Il n’osait même pas spéculer, mais ne pouvait s’empêcher d’avoir quelques pensées hésitantes pour le lieu où il avait passé une bonne partie de son existence.

Il fut brusquement extirpé de ses pensées quand un enfant se détacha du reste de la foule et vint tirailler la main de Mickey. Ce dernier n’eut même pas à s’accroupir pour être à la même hauteur que le jouvenceau, mesurant à peine soixante-dix centimètres.

« J’comprends pas. M’sieur, vous pourriez pas m’expliquer la Guerre ? »

La guerre… Cela faisait si longtemps qu’il se démenait à l’arrêter qu’il était assez complexe de l’expliquer à un enfant. En fait, depuis son test de maîtrise de la Keyblade et même avant, il combattait. Il combattait pour un monde meilleur, pour une paix universelle, pour un semblant d’harmonie entre les mondes. Jusqu’à présent, il n’y était pas parvenu, mais n’abandonnait pas. On dit même qu’il construisit même les premiers vaisseaux gummi pour continuer de se battre. Mickey paraissait peut-être aussi inoffensif qu’une souris, mais il était un cœur de lion, un cœur ardent qui ne cessait jamais de battre, mais surtout de se débattre.

Alors, pendant un moment, il se mit dans la peau de cet enfant, de cette âme innocente et insoucieuse qui se balançait devant lui. Quand il voulut parler, il fut interloqué par la naïveté qui trônait dans le regard céruléen du chérubin. Il voulut lui promettre que tout irait bien, mais se contenta de répondre à sa question du mieux qu’il le pouvait…

« Alors, jeune homme ! commença-t-il en s'efforçant de vulgariser la moindre de ses pensées. La guerre, c’est quand deux groupes ou plus s’affrontent pour une question… d’intérêt ! C’est quand les hommes sont incapables de régler leurs problèmes par la parole, c’est quand les négociations ne fonctionnent plus. La guerre doit venir seulement après avoir tout tenté, bonhomme, et dans notre cas, nous avons tout tenté… »

« Pourquoi on n’est pas capable de régler nos problèmes par la parole ? »

« Parce que les ténèbres n’écoutent jamais. »

Victorine interrompit la discussion d’un gémissement aigu. Elle retourna auprès du souverain et, comme éprise par une volonté intense d’en savoir plus, lui demanda :

« J’ai une dernière question, Votre Majesté… Sa voix était brisée par la peur, par l'incompréhension, par la tristesse. Quels sont les enjeux ? Pourquoi un tel combat, une telle guerre ? Pourquoi tant de sang, tant d’hommes perdus sur le champ de bataille, tant de haine, si peu d’amour ? Parlez-nous de ce dont pourquoi vous luttez… Parlez-nous de la Lumière et des Ténèbres. »

Il y eut un silence, un silence complet, absolu, sans faille. Pour la première fois depuis l’attroupement, on pouvait entendre une mouche voler. On n’entendait même plus les gens respirer, se déplacer ou même pleurer. Tous étaient là, à attendre patiemment la réponse du monarque qui, de son côté, jugea qu’il était plus prudent de réfléchir avant de commencer à parler. Il ne voulait pas avancer rien d’autre que la vérité.

Alors qu’une brise vint faire danser ses vêtements royaux – une chemise et des pantalons entièrement rouges, contournés d’un blanc cassé, sanglés par des bandes dorées et noires –, il plongea encore et encore dans les profondeurs de ses viscères. Il cherchait une façon d’amener le sujet pour ne pas inquiéter la foule, mais tout en évitant de détourner la vérité. La lumière et les ténèbres étaient des sujets difficiles à cerner, et encore plus à expliquer. Il devait donc être le plus clair possible, sans y aller par quatre chemins.

Lorsqu’il voulut finalement répondre, toutefois, un souvenir le frappa. Il se revit, vêtu de l’habit de l’Organisation XIII pour échapper aux regards sournois de l’ordre. C’était la première fois qu’il était confronté à tant de ténèbres, à tant de mal. Il avait presque infiltré le groupe de cette façon et, durant son long périple partout à travers les mondes, il avait pu constater à quel point le mal et les ténèbres étaient omniprésents, à quel point ils ravageaient toutes les terres, à quel point ils comblaient chaque recoin, chaque confins, chaque frontière. Ils étaient partout et les sans-cœurs sont toujours en nombre. On ne peut le nier. Ce serait absurde de démentir leur prédominance.

Il leva les yeux en direction du ciel, regardant les vestiges d’un soleil calfeutré par une brume épaisse et annonciatrice de mal. Sans même baisser le regard pour regarder Victorine ou le reste de la foule, il entama sa tirade :

« Les ténèbres sont insidieuses, sont sournoises, sont malfaisantes. Elles ne cherchent que la domination et le pouvoir, rien d’autre. Elles veulent s’étendre sur tous les mondes, dans toutes les maisons et dans tous les cœurs pour faire sombrer tout l’univers. Elles n’ont pas de conscience et elles attaquent sans réfléchir. »

Il leva sa Keyblade droit vers le firmament et, de l’autre main, il engendra une ondée lumineuse sans pareille qui fendit le ciel. Pendant quelques moments, on put apercevoir la beauté de la voûte céleste et la grandeur de cet astre enflammé sans brouillard, sans brume, sans fumée, sans ténèbres. Qu’une pureté céleste qui ne dura rien qu’un temps.

« Mais des ténèbres jaillissent la lumière. La lumière n’est pas plus puissante, mais elle est plus vaillante. Elle se bat avec conviction et selon des valeurs nobles ! Elle se bat pour de bonnes raisons, elle se bat corps et âmes ! Ce qui différencie les ténèbres de la lumière, c’est le cœur. La lumière a le cœur au ventre, les ténèbres n’ont rien. Ne dit-on pas “à cœur vaillant, rien d’impossible”… »

Le ciel redevint triste et morne en moins de deux.

« Nous gagnerons cette guerre. C’est une promesse ! »

Des sourires se dessinèrent dans la foule, mais des sourires qui laissèrent transparaître l’appréhension et la nervosité. Bien que Mickey fût doté d’un charisme qui pouvait revigorer même les cœurs les plus dévastés, ces villageois vivaient depuis trop longtemps dans l’obscurité pour être réconforté aussi rapidement. Il leur faudrait des preuves plus évidentes qui montreraient qu’une fuite vers la lumière peut être possible… Mais il faudrait du temps aussi, beaucoup de temps… On ne se débarrasse des ténèbres aussi aisément.

Et alors le monarque jugea qu’il était temps de partir : d’autres responsabilités l’attendaient derrière les portes de son château. Il était un monarque, certes, mais bien plus que cela. Il était aussi maître de la Keyblade, fervent défenseur de la Lumière, pacificateur, guerrier, ami, tueur de sans-cœurs... Il était tant, tellement que le temps lui manquait de temps en temps.

Ainsi, il traversa le portique du hangar, le cœur tourmenté. Il atteignit le vaisseau dans son usuelle démarche preste et y posa un pied. En faisant de nouveau face au peuple, il éleva la voix et dit :

« Peuple, le temps m’oblige à vous quitter… »

Victorine, le boulanger, l’enfant et tous les autres s’inclinèrent devant le souverain pour le remercier de son temps et des efforts. Un cri vint du peuple comme d'un seul cœur, et il s'éleva et fut porté jusqu’à l’apogée de tous les cieux comme un cor de triomphe, une cacophonie d’espoir. Alors que la navette disparaissait dans la brume, la foule se dispersa et retourna subtilement dans leur domicile, là où il y avait encore un peu de paix et d’amour.

Seule Victorine demeura là, sans bouger. Dans son visage, on pouvait lire une inquiétude grandissante qui n'avait été apaisée par le discours du roi. Lorsqu'elle fut totalement seule devant le hangar, elle baissa les yeux vers son ventre gonflé par la vie. Une larme perlant sur sa joue, elle murmura :

« J’espère que j’aurai le temps de voir l’héritage de ton père… J’espère que, avant la fin des temps, tu pourras me rappeler ce qu'est le Bonheur. »



Questions

1) 1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ? Bien sûr.
2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ? ... Une souris ?
3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ? Mickey est un être fidèle et loyal. Son esprit de camaraderie est fort et il tisse des liens d'amitié assez rapidement.
4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales. Sora, Dingo, Donald, etc.
5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes. « À coeur vaillant, rien d'impossible. »
6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points forts et points faibles ? J'ai un charisme fou.
7) Pourquoi incarner ce personnage ? Retour à la source ?



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Lun 4 Mar 2013 - 22:45
    Alors...

    Quand j'ai lu le début, jusqu'à ce que Victoria parle... je me suis dit "Je sens que je vais rien avoir à dire sur cette fiche si ça continue comme ça" parce que... c'est à ton habitude, bien écrit.

    Sauf que, heureusement ou malheureusement, ça n'a pas continué comme ça.

    J'ai été plutôt déçu par ta fiche.

    Pour... que tu imagines un peu. Imagine-toi, tu manges une barquette de framboises bien mûres. C'est très bon. Et... tu les manges à pleine dent, tu les dévores, même. Sauf que une framboise sur cinq est absolument abominablement dégueulasse.

    Bah voilà.

    Lire ta fiche est agréable, sauf qu'à trois reprises, un truc m'a vraiment énervé. Et il m'a fallu longtemps pour finir cette courte fiche.

    Ce qui m'a énervé bah... Mickey c'est un bonhomme qui a de la pep's, motivé, gentil.
    Est-ce que pour autant j'imagine les gens lui demander ce qu'est le deuil ?

    Bah non.

    J'ai juste trouvé ça extrêmement maladroit, on sent trop que c'est toi qui veux faire dire tout ça à Mickey. Alors tu vas me dire qu'on fait tous ça, qu'on s'arrange pour que nos persos fassent telle ou telle chose pour prouver un tel trait de caractère...
    C'est le côté très téléphoné de tout rp ^^. Mais... ici t'avais quarante milles options pour dire tout ça de ton perso, et t'as choisi une méthode tellement peu naturelle.

    'Fin je sais pas, Mickey c'est pas Aristote, qu'est-ce que les gens vont lui poser ce genre de questions ?

    Alors les réponses sont bien "Mickey", le tout est bien Mickey, et on reste dans le KH. Donc j'aime bien le tout mais voilà... C'est aussi bête que de passer devant un miroir pour décrire son physique...

    Enfin voilà, est-ce que j'ai besoin de préciser que tout ton test rp s'articule autour de ces questions ?

    Il y a un deuxième défaut. Bon, le caractère est aussi surexploité qu'un petit chinois... Et le physique... l'est plus ou moins correctement (assez pour que je ne le reproche pas, je vais dire)

    Mais l'histoire bah... Oui et non.

    Parce que tu causes plus ou moins de l'histoire des KH mais... zéro info sur Mickey ^^.

    Quelques questions sans réponses :

    Comment a-t-il rencontré Minnie ?
    Quand a-t-il reçu la keyblade ?
    Comment est-il devenu roi ?

    Il me semble que tu ne réponds pas. J'aurais aimé que tu parles de sa jeunesse, de son apprentissage, d'un tas de trucs qui auraient été vraiment sympas.

    ... Tout ça pour ajouter : Bon sang, tu aurais du faire une fiche normale.

    Attends je peux comprendre dans certains cas mais... Mickey ?! Un test rp, mais quel gachis !

    Y avait matière à faire un truc génial avec une fiche standard.

    T'as bien compris, me semble, que je n'ai pas adoré. Finalement, c'est comme une mission de Mila... Une mission où elle se plante complètement, où elle choisit des options faciles... Bah globalement, je n'adore pas, c'est sûr, mais même quand elle fait du moyen, toute la forme, le style restent très bons.
    Et toi c'est pareil que Mila.

    J'hésite entre Capitaine et Commandant.

    Et... je t'assure qu'à l'heure où je te parle, j'ai énormément réfléchi ! J'ai même demandé l'avis d'une de mes soeurs.

    Et bon, ce sera Capitaine.

    Fiche validée et toutes conneries du style.



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Mar 5 Mar 2013 - 23:56
    Bon finalement...

    Même après coup et encore aujourd'hui, cette histoire de grade m'emmerdait.

    Je sais qu'en principe je ne reviens pas sur ma décision... Ici j'ai beaucoup réfléchi... Et je me dis qu'avec un autre juge, t'aurais sûrement eu Commandant... Et qu'honnêtement, ta fiche valait probablement Commandant, malgré le fait qu'elle m'ait déplu sur plusieurs aspects.
    Donc voilà, sans me sentir forcé, je juge juste de revenir sur ma note et de te donner Commandant.

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