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le Lun 25 Fév 2013 - 5:03
Recopier trait pour trait, mot pour mot, la plume gratte le papier comme le rat gratte le plancher, retranscrivant tout ce qui était important pour invoquer une succube mineure... Les signes comme les mots d'invocations, retranscrire cette histoire sans trépasser ni se fatiguer. L'épreuve était dure, il fallait supporter les railleries de ces imbéciles dans le vaisseau et se concentrer encore plus... J'ai tout mon temps.

Le château de la lumière, mon objectif, pour l'instant... J'ai besoin de toute cette fontaine de connaissance... Cette bibliothèque... Mais je n'y suis pas encore admis, la patience est mère de tout. Tout ce qu'il me suffit de faire est de trouver quelqu'un dans le château à qui je pourrais porter assistance. Le vaisseau se posa tranquillement dans un hangar... Je descendis, seul. Et avançait tout aussi seul. Je marchais calmement, tranquillement, je prenais le temps de m'appuyer sur mon bâton pour grimper ces marches. Je découvrais chaque pierre, chaque mur... Émerveillé par la pureté de cet endroit, je m'avançais. Quel fut mon plaisir de découvrir ces jardins, à moitié dans l'ombre, dû au crépuscule...

Je fais le tour, je prends le temps de me pencher sur les fleurs que je ne peux sentir, de constater la maîtrise du jardinier en matière de taillage, c'était beau. Je regardais autour de moi, je me disais que les personnalités importantes de ce monde doivent être entrain de manger, je me suis convaincu de rester et de continuer à profiter de cet endroit. Je me posais par terre et admirait le ciel et la verdure dans cette enceinte blanche... Mon existence est une tache d'encre à cet endroit. J'incarne une mort délibérée qui m'a permit d'échapper aux rouages du temps, ce lieu suinte la vie... Mais quelle vie? Une vie artificielle qui a besoin d'être entretenue, sinon elle meurt. Mais je m'y plaisais.

L'ombre grignotait un peu plus de lumière... Le soleil ne s'est pas encore couché. Il faut attendre, attendre que quelqu'un passe... Mais moi, j'ai tout mon temps. Toute ma vie.
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le Dim 3 Mar 2013 - 23:19
    La très grande et très remplie salle à manger était victime d’un vacarme assourdissant… C’était tôt dans la soirée et pour beaucoup le jour était loin d’être terminé, mais bon nombre de gardes étaient déjà assez agités. Enfin, il n’y avait pas que des gardes loin de là… La population de ce monde ne se résumait pas à des guerriers, des gardes, et la famille royale. Une grande partie n’était que civils, amis du roi ou expatriés, qui vivaient à temps plein dans le château, tandis que la ville de Disney était… toujours condamnée.

    En temps normal, ça aurait agacé la commandante, présente aussi… Mais elle n’était pas en temps normal, pour elle plus rien ne tournait de la même façon. Depuis presque un mois, elle vivait ailleurs, dans la Forêt de Sherwood… Elle vivait dans une forêt, dans une vulgaire tente, dormait mal, mangeait mal, et les batailles et la maladie et le froid l’affaiblissaient.

    Elle était revenue pour trois jours, trois jours seulement… Pour mieux repartir, pour se remettre mais aussi pour ne pas abandonner totalement la lumière. Elle ne pouvait s’accorder plus de temps, elle angoissait déjà suffisamment pour les brigands de Sherwood.

    Mais ce soir, elle était là… C’était son deuxième jour de repos, le deuxième où elle n’avait pas ressenti le froid depuis des semaines. C’était ça le pire… Quand tout est glacial, le moral tombe… C’est une torture psychologique pour ceux qui n’avaient pas de château où se réchauffer.
    Et (bien qu’elle n’aurait jamais cru penser ça un jour), ce boucan la rassurait.

    Imperturbable, elle grignotait une miche de pain tout en lisant quelques rapports, ceux qui l’intéressaient. A la même table, il y avait une petite dizaine de gardes qui parlaient plutôt calmement. Il y avait entre autres Fiona, Amber, Jonas, Tristan, Kahei… qui avaient l’habitude de rester ensemble et avec qui elle déjeunait régulièrement.


    Elle lisait un rapport qui la concernait personnellement. La mort récente de son père serait mystérieuse, selon Nikoleis. Et ce dernier enquêtait, de sa propre initiative visiblement…


    « Comment vous vous sentez, Commandant Primus ? »

    Ravness leva le menton, regardant Fiona, visiblement compatissante à cette nouvelle. Comme à son habitude, le visage de la commandante était impassible.

    « … J’étais surtout proche de ma mère. Entre mon père et moi, c’était surtout… de la hiérarchie et du pistonnage. Merci de vous en soucier, lieutenant. »

    C’était assez vrai. Et de fait, elle n’était pas vraiment triste, juste un peu embêtée. Fiona lui accorda un sourire réconfortant et lui adressa une petite tape à l’épaule. Ravness se força à répondre d’un léger sourire.

    « Et vous allez vous en occuper ? »

    « De ? »

    « De cette enquête ? »

    A cette question, la commandante chercha autour d’elle un visage. A une table au loin, elle aperçut Nikoleis, cet homme… entre le génie et l’idiot… faisait tout pour qu’elle ne le supporte pas, et le reste pour qu’elle l’estime. Sa proximité avec le simili déplaisait énormément à Ravness, mais le fait qu’il enquête sur cette affaire de famille, elle lui en était reconnaissante.

    « On a besoin de moi ailleurs… et je serais une piètre inspectrice. Je laisse au Sergent le bon soin de cette mission. »

    « Vous n’avez pas besoin d’aide, là-bas ? »

    Visiblement, elle avait accepté l’ouverture de la foire aux questions. Elle cacha son malaise mais répondit encore une fois assez froidement.

    « Je ne dirais pas que je n’aie pas besoin d’aide, tout ne va pas pour le mieux. Mais je ne peux priver le château de ses gardes pour une autre guerre, alors je resterai seule. »

    Les gardes retournèrent à leur repas, tandis qu’elle soupira discrètement, regardant les autres tables avec un œil qu’on aurait juste pu qualifier de « méfiant ». Ses yeux tombèrent, comme toujours, sur le simili…

    « Il faut le surveiller. »

    Les gardes la regardèrent de nouveau. Elle eut même l’impression que quelques tables voisines attendaient la suite.

    « C’est ce qu’on fait, Commandante. »

    « Je suis… quasiment certaine qu’il cache quelque chose. »

    « Sauf votre respect, c’est ce que vous dîtes depuis longtemps. »

    « Et on… ne peut quand même pas lui mener la vie dure. Il a encore reçu une promotion… Il est maréchal. »

    « Tss… Quelle folie prend la générale ? Lui accorder un grade aussi important alors qu’il est aussi peu fiable... »

    Elle se voulait assez peu discrète pour que les gardes à proximité puissent l’entendre. Tant qu’elle n’était dans le château, elle ne pouvait surveiller Roxas, elle comptait donc sur eux.

    « Vous-même qui êtes… très attachée à la hiérarchie, vous devriez au moins le respecter. »

    Elle tourna brusquement son regard vers l’Officier Kahei qui venait de prononcer ces mots. Elle savait qu’il ne pensait pas la vexer, mais elle ne pouvait s’empêcher de comprendre un sens tel que « Tu n’as du pouvoir que sur les gardes et tu es encore très loin du grade de Roxas ». Elle posa un index sur la table, comme pour annoncer qu’elle allait parler, et puis frappa cette même table de sa main… avant de parler, articulant exagérément.

    « Il n’y a aucune hiérarchie à respecter avec l’ennemi ! »

    L’officier baissa la tête, le silence se fit.

    Elle se leva plus ou moins calmement.


    « Bonne soirée. »

    Et elle se dirigea vers les jardins. Elle… était terriblement agacée. La lumière fonctionnait bien mais exerçait une politique insoutenable. Que ce soit avec les ennemis ou les personnes les moins fiables de ce monde, rien n’était tenté. Tout ce que ce camp fait, c’est attendre une attaque, une trahison… Et tant que ça n’arrive pas, on n’ouvre pas les yeux. Etre dans le bon camp signifiait donc à leur sens de ne faire que des choses bonnes et droites ?

    « Bon sang ! »

    Comment… pouvaient-ils espérer gagner cette guerre avec cette morale idiote ?! Pour elle c’était clair, il fallait attaquer, et non attendre de l’être pour légitimer le fait de tuer. La keyblade, la lumière, tout cela ne suffisait plus. Ce sont des armes contre les ténèbres, inutiles contre le mal.
    Le fait qu’elle mène une guerre ailleurs, qu’encore des mois elle allait être coupée de ce monde dans des temps si troubles… C’était très mauvais, disons même que ça la terrorisait. Tous les échecs de la lumière sont dus à la miséricorde et aux bons principes de ses supérieurs… Et si elle n’était pas là pour la suite, elle craignait pour le château.

    Il faisait de plus en plus sombre, elle faisait à peine attention aux personnes présentes dans les jardins… Elle qui n’aimait pas regarder les gens dans les yeux, se contentait de marcher, pressée, baissant les yeux, énervée. Elle passa près d’un homme qu’elle ne regarda pas vraiment. Son regard se posa par accident sur la main de cet homme…
    Elle était blanche… et vraiment vraiment squelettique.
    Ca la surprit assez pour qu’elle lève les yeux, pour qu’elle le regarde...

    Un cri aigu perturba le château entier et le silence de la nuit ! Un cri… d’effroi, sans aucun doute.

    Elle avait trébuché, était sur les fesses, une jambe sous l’autre, une main sur sa bouche, les yeux exorbités par… le visage de cet… homme ? Non c’était un squelette vivant, un démon !

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le Lun 4 Mar 2013 - 21:00
La tranquillité des choses se brisa tel un vase s'éclatant sur le sol. Cri d'effroi, douce terreur, mon âme s'emplit d'une certaine surprise et j'en sursautais, faisant claquer ma mâchoire. Je me tournais en m'appuyant sur mon bâton et constatait une femme, jeune, encore demoiselle, je supposerais, me lançant un regard... Ces regards là, subtil mélange de peur et de curiosité incertaine... Pour une première impression, elle n'est pas des meilleures, je m'approchais délicatement en me penchant, posant la pointe de mon bâton sur son côté droit, le maintenant avec toute la force que je pouvais.

<< Mes apologies mon enfant, je ne voulais pas vous... Terroriser comme ça. Appuyez-vous sur mon bâton, comme vous avez pu le constater, je ne suis plus qu'un homme dont la chair et les muscles ne sont plus. Je n'ai plus la force physique d'une personne en pleine santé, comme vous. >>

Elle prit un instant pour se relever, je ne fis pas trop attention, m'inclinant respectueusement, pour pouvoir me présenter.

<< Permettez moi de m'introduire, je suis Gregus Mazi, maudit pour certains, liche d'infortune pour d'autres... Je suis juste un vieil homme à la recherche de connaissance. Et j'ai été guidé par un ami jusqu'ici, je suis une chenille sur un arbre dont les multiples branches m'indiquent multiples feuilles. J'ai décidé de venir sur celle de la Lumière en premier... Et comme je sais qu'on n'a rien si on ne fait rien, je viens proposer mes services de maître de la mort, art impie qu'est la nécromancie... Mais je m'en sers à des buts altruiste, en contradiction avec mon intérêt égoïste dans la connaissance. >>

Je me raidis en empoignant mon bâton, me passant un doigt squelettique dans mon orbite droit, le bruit de l'os finement gratté... C'est l'un de mes sons favoris, le silence pesant et la nuit installant son voile d'ombre. Je fis apparaître une flamme pour éclairer, dans la paume de ma main gauche, je regardais la jeune fille.

<< Vous lisez des livres, mademoiselle? >>
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le Sam 30 Mar 2013 - 2:43
    De la curiosité ?! Diable, non, aucune ! Tout sauf ça, dirais-je ! A terre, médusée… Elle n’avait pas bougé d’un pouce, toujours dans cette pose d’effroi qui aurait pu durer encore des heures, et en elle il y avait de la peur, de la surprise mais point de curiosité.
    Elle bougea enfin quand il s’approcha. Elle tentait de reculer sur ses fesses, tandis que telle la mort il avançait sa main spectrale comme la fin d’une vie. Son regard vide et si cruel, ses vêtements de Satan !
    Elle tremblait, aurait voulu fermer les yeux mais n’y arrivait pas. Aurait voulu qu’il en finisse vite mais… la mort est lente.
    Le bateau de la faucheuse se posa juste à côté de la cuisse de Ravness, l’effleurant légèrement et arrachant à la garde un violent sursaut


    << Mes apologies mon enfant, je ne voulais pas vous... Terroriser comme ça. Appuyez-vous sur mon bâton, comme vous avez pu le constater, je ne suis plus qu'un homme dont la chair et les muscles ne sont plus. Je n'ai plus la force physique d'une personne en pleine santé, comme vous. >>

    Elle le fixa dans les yeux… Ou plutôt dans ce qui autrefois avait du servir d’yeux à ce démon. Il la jaugeait calmement et elle… était perdue.
    Tout ce qu’elle savait, c’est que ce squelette insistait avec un regard faussement compatissant pour qu’elle se relève ! Mais elle ne voyait que le vice, que la cruauté… Que voulait-il d’elle ?...

    D’une main tremblante, absolument pas rassurée, elle saisit le baton et se releva… très doucement, ne le quittant pas des yeux, s’approchant le moins possible de ses doigts crochus…
    Et il s’inclina. Elle aurait aussi sursauté pour ça si elle n’avait pas été occupée à chercher de l’aide du regard… N’importe qui, même ce simili… Mais il n’y avait personne dans le jardin. Il la perturbait mais n’arrivait vraisemblablement pas du tout à la mettre en confiance, quoi de plus normal !

    … Et il se remit à parler. Non mais pourquoi parlait-il ? Elle ne comprenait rien, elle avait trop peur ! Elle profitait des moindres pauses dans le discours pour faire un pas en arrière, jetant régulièrement des regards autour d’elle.
    Elle ne l’écoutait pas mais ses oreilles avaient capté quelques mots terrifiants tels que : Liche, maudit, maître de la mort, égoïsme. Se voulait-il vraiment rassurant ?

    Et là ! Il fit une chose que jamais elle n’oublia, qui hanta ses soirées de solitude dans le noir angoissant de sa chambre… Une chose… affreuse.
    Il… enfonça un doigt dans son orbite et… gratta l’intérieur de son crane.
    Jusque-là, elle était pâle ? Non ce n’était rien, ça ! Parce que quand elle entendit le bruit affreux de l’os contre une paroi crânienne, elle blêmit… Et elle eut l’air d’aussi bonne mine que la mort elle-même.
    Un goût affreux dans sa bouche, sa poitrine se souleva brusquement, elle crut vomir quand la peur rattrapa le dégoût et l’arrêta.

    Il était encore là… la regardait innocemment, droit, une flamme dans sa main, attendant qu’elle lui réponde, le stoïcisme de son état empêchait à Ravness de voir une quelconque réaction… Elle essaya de se souvenir de cette question qu’il avait posée, comme si ça avait de l’importance.


    « D… des livres ? Non, je… ou très peu… je… »

    Elle le regarda… Posa son regard sur cette main qui avait plus tôt gratter le crane. Et elle se répugnait déjà de devoir faire ça avec des gants mais…
    Elle s’empara de la main du squelette et se mit à genoux devant lui, baissant les yeux, implorante.


    « Je vous en supplie ! Je sais que j’ai fait des choses pas bien mais vous devez me laisser un peu plus de temps ! Laissez-moi le temps de me rattraper ! C’est trop tôt, vous ne pouvez pas ! »

    Elle tremblait de tous ses membres, pleurait presque, s’attendait à tout moment à sentir la faux trancher sa nuque.

    « J’implore votre pardon ! »

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le Lun 8 Avr 2013 - 1:49
<< Qu'est ce que... >>

Des balbutiements, et maintenant c'est une jeune fille au bord des larmes qui me prend la main... Surprenant, c'est tout ce que j'avais à dire.

<< Vous me mettez mal à l'aise, arrêtez, je vous en prie! Fichtresang... >>

Visiblement, les histoires romancées restent ancrée dans les esprits aussi rationnels peuvent-ils êtres... Je réfléchissais et finalement, la jeune vierge guerrière, je me disais qu'une bonne histoire philosophique pourrait lui remettre les idées en place.

<< Il suffit! Vous craignez la mort en représailles de vos actions passées, vous craignez qu'un courroux divin s'abatte sur vous parce que vous n'aviez pas fait de "bonnes choses"! Nous vivons dans un monde régit par le chaos et par la guerre, pensez-vous vraiment que la mort viendrait de son plein gré, seule, venir trancher votre âme en deux pour expier vos péchés? Celle qu'on définit comme la faucheuse, la douloureuse et implacable, n'a aucune possibilité de venir seule! Elle n'a d'emprise sur vous que si vous lui donnez une ouverture. L'ouverture la plus fréquente est le combat et la guerre, vient ensuite la maladie et la vieillesse... Vous croyez vraiment que je suis la faucheuse, ? Je ne suis pas un outil du destin pour réclamer votre âme à la tombe! J'ai connu la mort moi même et croyez moi, on ne voit pas de silhouette noire s'avancer avec sa faux pour vous annoncer que "C'est l'Heure"... Rien d'aussi fantaisiste. On meurt paisiblement et on se sent partir! Voila ce qui arrive quand nous mourrons dans la tranquillité la plus totale. Il ne faut pas craindre la mort à chaque instant de sa vie, à un point tel où elle en devient une angoisse... Le jour où la mort viendra, mademoiselle, il faudra faire face avec autant de bravoure que votre armure me laisse penser que vous en avez sur le champs de bataille, l'affronter et lui dire "Je suis prête!". Je n'ai jamais été guerrier, je n'ai fait qu'écouter des récits de guerre dans certains lieux. >>

Je passais ma main sur mon bâton en regardant la jeune fille, je n'avais pas tellement de chose à penser, sans la crainte et les ténèbres sur son visage, je dirais qu'elle a un joli minois. Ehm, je m'égare! Sans doute une chevalière avec un peu trop de superstition. La peur est composante majeur de la vie, sans peur, nous ne sommes pas humain. Mais cette peur lui ronge les entrailles. Je décidais alors de faire apparaître mon chocobo, et de lui grattouiller l'arrière du crâne... Elles aiment ça, ces bêtes dont la vie n'a qu'un sens : parcourir le monde... !

<< Les apparences sont trompeuses, mademoiselle. Les armures impénétrables peuvent cacher des grands cœurs, les âmes maléfiques peuvent cacher des passés torturés... >>

Je tendais la paume de la main, la flamme ravivée par ce dialogue et la jeunesse que m'inspire cette personne, me faisant redevenir un peu jeune, moi aussi, dégrisé dans ma mort.

<< Je le répètes alors... Je suis Gregus Mazi, et comment-vous appelez-vous, mademoiselle? >>
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le Jeu 18 Avr 2013 - 22:28
    Son regard toujours rivé sur le sol… Elle ne tremblait plus… L’émotion s’était dissipée, tandis qu’il parlait. Mais elle était toujours à genoux et ne regardait rien d’autre que l’herbe verte. Elle fronçait les sourcils, écoutant maintenant et enfin les paroles du squelette.
    Mais est-ce que la crainte avait disparu ? Pas du tout, non. Pour une raison précise, elle ne disparaîtrait sans doute jamais.


    Son discours était sage, elle acquiesça d’ailleurs lorsqu’il finit. La mort ne vient jamais seule, c’était… simple mais juste. Déjà elle se sentait un peu bête d’avoir pensé faire face à la faucheuse. Il parlait avec les mots d’un érudit, et pour elle qui ne le regardait plus, elle ne pouvait que le trouver très franchement sympathique. Il était humble et arrivait à apporter à la commandante un certain réconfort, alors qu’elle était jour et nuit obsédée par la rédemption de ses pêchés au nom de Dieu.


    << Les apparences sont trompeuses, mademoiselle. Les armures impénétrables peuvent cacher des grands cœurs, les âmes maléfiques peuvent cacher des passés torturés... >>

    Presque touchée par ces mots, elle ne put ignorer cette façon qu’il avait de parler, comme s’il connaissait ses secrets.
    Mais j’ai bien dit « presque » touchée. Elle gardait les pieds sur terre, n’accordait strictement jamais sa confiance ou son amitié au bout de cinq minutes de discussion. Pour l’instant, elle se méfiait toujours, bien sûr.


    << Je le répète alors... Je suis Gregus Mazi, et comment-vous appelez-vous, mademoiselle? >>

    Un silence de quelques secondes. Le visage de la garde ne changeait pas, mais elle leva le menton pour regarder le squelette. Il avait beau être sinistre, l’avoir entendu parler le rendait moins effrayant au regard… Il lui tendait la main amicalement, pour l’aider à se relever une nouvelle fois. Elle parût hésiter, levant timidement sa main…

    « … »

    Finalement elle posa sa main gantée dans la paume squelettique du squelette.
    La crainte n’avait pas disparu pour une seule raison.


    « Vous pouvez m’appeler Commandant Primus. »

    Elle se releva, tirant légèrement de sa main droite celle du squelette… Elle avait fait apparaître en un éclair son épée dans sa main gauche, posant le tranchant de la lame sur le bras osseux de cette nouvelle rencontre, pressant déjà l’acier tout contre l’os de l’individu. Son visage devenait strict, mais n’apparaissait aucune cruauté.

    « Désolé, Gregus Mazi, pour ce brusque changement d’attitude... Mais si vous n’êtes pas la mort, vous êtes un démon, ou avez eu recours à des pratiques démoniaques. »

    Elle le tenait en joue et ne comptait pas relâcher prise. Difficile, voire impossible de savoir si ce geste l’inquiétait.

    « Ne pas se fier aux apparences… Je voudrais bien, mais votre existence est impie, souillée par le mal. Vous êtes mon ennemi. »

    Et elle se montrait intransigeante, bien sûr… Mais dans sa tête, c’était incertain. Ca n’avait rien à voir avec un criminel, elle n’avait jamais connu un tel cas. Ses principes exigeaient d’elle de mettre ce mort-vivant en prison, mais… diable, il ne semblait pas démoniaque, loin de là.

    « Alors supposons que j’aie, quelque part très enfoui en moi, un doute quant à votre vice. Vous qui parlez si bien, tentez donc de justifier votre état ! »

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le Mar 23 Avr 2013 - 5:04
    Si la chevalière venait de montrer une certaine amitié en s'emparant de ma main, l'acier de sa lame surclassait cette valeur par la méfiance, si j'avais eu des sourcils ils seraient froncés, mais seul la mort sait que je les ai perdus au profit de quelques microbes ou bactéries, sans nul doute. La question étais, comment persuader la guerrière que je ne suis pas un ennemi démoniaque? Le mensonge, je n'y songes pas, car je ne suis pas assez vil, je vais dire la vérité et expliquer. Et je la regardais de mes orbites vides, dans ses yeux pleins de vie.

    << Écoutez alors mon histoire, Chevalière

    Je suis Gregus Mazi. Et comme vous avez pu le constater je n'ai plus aucune enveloppe charnelle, si ce n'est que ce squelette qui fut le mien, et qui se tient devant vous. Je suis ce que les sages, les prêtres et les hommes appellent "Une Liche", les liches sont très peu répandues, ce sont des personnes ayant décidées de troquer leur vie contre la mort lors d'un rituel, je fais partie de celles-ci, le rituel varie d'une personne à l'autre, ladite chose peut être un pacte avec un démon, scientifique ou magique, ce qui fut mon cas.

    J'ai usé d'un subtil stratagème visant à lier mon âme avec un phylactère, une sorte de... Boite à âme, si vous préférez, quand je mourrais, mon âme au lieu de s'envoler vers le royaume des morts, a trouvé refuge dans le phylactère, phylactère qui est lié magiquement avec mon corps, il abrite mon âme et possède un peu le rôle de cerveau, plus je suis éloigné de celui ci, moins mon corps me répond, j'ai jugé qu'à 2 mètres j'agissais plus lentement, 6 je devenais une véritable limace et 10 je perds le contrôle du corps qui s'effondre. Mon phylactère me permet de parler et ne dépend point de mon enveloppe de non-mort. Je me suis donné la mort avec un poison puissant, mais je suis mort tranquillement.

    Comme vous pouvez le constater, je suis mage dans la mort, je l'étais de mon vivant, jeune, j'ai appris que le temps était compté... Je regardais les mondes autour de moi périr de part les nescient, ensuite des sans-cœurs, j'ai appris le rituel pour transcender la mort dans un grimoire, et je l'ai exécuté, comme cela, j'aurais mis le temps de mon côté pour étudier tout ce qui pourrais exister, et le meilleur moyen de combattre les sans-cœurs, et tout les maux des mondes. Dans la mort je ne suis pas juge de la vie, mais je peux mieux m'en rapprocher et l'étudier.

    En quête de savoir je suis venu ici. Et je sais que l'esprit humain refuse de donner gratuitement, alors j'ai préparé mon esprit au combat, à la recherche, je ne suis guère guerrier, mais je connais des stratégies, je sais tuer en usant de ma magie.

    Croyez moi, je ne cherchais point à vous effrayer, j'ignorais encore que l'on pouvait trembler en apercevant un squelette,
    sur ces mots je rigolais doucement, d'un rire spectral se voulant réconfortant, je pensais que des arts comme celui que je maîtrise, celui de la nécromancie, étaient beaucoup plus répandus, certes la nécromancie est un acte qui semble, pour beaucoup, abominable, mais ma nécromancie se base sur l'âme revancharde, l'infortuné qui hurle rien d'autre que la vengeance, les tués par le Mal, celui qui vit dans les brumes. >>

    Un silence s'imposa, je ne sentais pas la lame contre mon os, je ne savais même pas si celle ci était toujours présente, je cherchais à une phrase à prononcer pour finir mon explication, ma dissertation...

    << Je ne suis l’œuvre du du mal, ni les fruits du démon, et je n'en suis pas un, et je n'en serais jamais un. Mon apparence peut sembler démoniaque. Mais nous apprenons à nos dépends que les démons se cachent sous toutes les formes.

    Après tout... La chef de cette ordre de malheur... La coalition noire, est bien une jeune fille... N'est-ce pas?
    >>


Dernière édition par Gregus Mazi le Jeu 25 Avr 2013 - 0:36, édité 2 fois
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le Jeu 25 Avr 2013 - 0:25
    Elle n’aurait su dire si ce qu’il disait avait un sens. On aurait pu lui dire qu’avec le bon sort, on pouvait rendre la vue à un aveugle qu’elle l’aurait cru… Sa connaissance en la matière était pour ainsi dire totalement nulle. Il parlait de boîte à âme, de phy…ctère ? Un moment il avait bien dit que son cerveau n’était plus en lui mais dans la boîte… Il s’embarrassa même à parler de distance, tandis qu’elle ne comprit pas tout à fait la fine logique de tout ce laïus.

    Mais lorsqu’il énonça le but de ces quelques sorts, elle fut particulièrement attentive et comprit que visiblement, son intention était de repousser la mort pour avoir le temps de… d’amasser plus de connaissances, et de pouvoir combattre les êtres des ténèbres, disait-il.
    C’est plus ou moins ce qu’elle retint.
    Non vraiment elle n’était pas stupide mais disons qu’elle ne savait pas grand-chose, et que pour elle contrairement à lui, la connaissance n’était pas du tout une priorité. Elle savait que c’était quelque chose d’important, mais pensait laisser cette particularité à d’autres.

    Il avait fini de parler… Malgré ses mots et sa sincérité apparente, la commandante trouvait son discours un rien manipulateur. Cette soif de connaissance, si elle avait réussi à le mener jusqu’à cette réincarnation morbide, devait être vraiment excessive, voir dangereuse. Que serait-il capable de faire pour en apprendre davantage ? Comme je l’ai dit, Ravness n’était pas très savante, mais elle s’était informée tout de même sur les problèmes qui avaient précédé l’année noire. Xehanort était lui aussi un homme qui avait repoussé la mort pour les mêmes raisons que celle du squelette.
    Ce dernier attendait désormais la réaction de la commandante, plongée dans ses pensées, les sourcils froncés témoignant de toute sa concentration.


    « Oui… Mais elle n’est pas un démon… C’est juste la stupidité et la folie qui la motivent. »

    Elle baissa les yeux, pensant à la princesse de la coalition noire. Jamais elle ne l’avait rencontrée ou même vue. Elle n’était pas curieuse mais elle espérait de tout cœur que ce jour viendrait où enfin elle pourrait l’arrêter et la tuer. De sa faute, à cause de simples caprices, des mondes entiers souffraient terriblement… L’univers ne pouvait souffrir pour le confort d’une personne.

    « Peut-être bien que vous n’êtes pas un démon… A vrai dire… si vous rêvez de paix et que vous êtes capables de mourir une seconde fois pour elle, ainsi que de tuer de votre magie impie… alors vous pourriez être le Diable, je vous ferais confiance, Gregus Mazi. »

    Elle baissa son épée et la fit disparaître sans rien dire, les yeux baissés. Elle ne savait pas si elle agissait bien, évidemment, étant incapable de prédire les actes futurs de ce mage. Mais s’il voulait mettre ses connaissances au service de la paix, oui elle aurait besoin de lui. Elle ne le regarda pas quand elle reprit la parole, gardant ses yeux noisette rivés sur l’herbe.

    « Si vous faîtes partie de la lumière, vous comprendrez malheureusement que beaucoup de ses membres n’ont… que des beaux principes mais pas assez de convictions pour agir, de peur de ternir leur image ou de perdre leur vie si précieuse. »

    Pour cela, Gregus lui plaisait. Il avait accepté de prendre l’apparence d’un démon, de n’être aux yeux de la commune opinion qu’un monstre, pour accomplir un rêve. Quant à savoir si ce rêve était altruiste ou égoïste, elle pouvait difficilement le deviner.
    Elle… était loin d’être parfaite, mais avait fini par penser que sa vie valait la peine d’être sacrifiée pour la Paix.
    A présent, puisqu’elle se forçait à le considérer plus ou moins comme un homme normal, elle n’avait plus grand-chose à dire, n’avait pas besoin de débattre… Elle n’hésiterait pas à écourter la conversation qui aurait pu durer plus longtemps encore.


    « Soit… Je ne m’opposerai pas à votre admission dans la lumière, Gregus Mazi. »

    Elle se retourna tout en continuant à parler… sa voix était neutre.

    « Retenez tout de même que parmi les milliers de choses que je ne supporte pas… il y a la nécromancie. Que je ne croise jamais une de vos abominations, c’est dans votre intérêt. »

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